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Antillais et africains le malentendu, ou l’avenir entre les mains des plus jeunes : pour une rencontre des cultures et des peuples
30/04/2009
 

A l'occasion des etats généraux de l'Outre mer, Pape Cissoko a désiré aborder un problème réel, mais peu évoqué : les rapports entre Africains et Antillais. Ce travail n'a pas la prétention d'être exhaustif, ni parfait. Nous invitons donc les internautes à contribuer et à réagir calmement, ou à suggérer à l'auteur des pistes de réflexion
 
Par Pape Cissoko
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Les rapports entre certains antillais et africains sont corrompus et on ne comprend pas bien pourquoi. Certains africains racontent que quand ils vont dans des structures et rencontrent des fonctionnaires antillais, ils ont plus peur, parce que certains à cause de l’esclavage rejettent la responsabilité sur les africains et nourrissent un désir de vengeance et une haine.

Un employé de l’hôpital s’occupant d’un patient africain qui se plaignait du système entend de la part celui là que s’il n’est pas content de « de rentrer chez lui, et qu’il n’était pas certains qu’il aura de tels soins. Surpris l’africain continue en lui disant, je suis français d’origine africaine...et silence». A la veille des états généraux, il y a des questions périphériques mais pas marginales comme cette relation difficile entre antillais et africains qui traitent de l’identité, de l’histoire et la propagande enseignée dans les manuels scolaires en Occident.

Il est vrai que certains antillais ne reconnaissent pas leur partie africaine comme s’ils voulaient s’en émanciper, mais on ne rompt pas facilement avec son histoire, ou du moins on souffre en cachette de cette mise en épochè, il faut affronter son passé, l’intégrer pour la dépasser et espérer vivre sereinement. Cet acte n’étant pas accompli, l’individu se retranche dans la haine, dans le rejet de l’autre et dans son propre mal être et nourrit un complexe fallacieux de supériorité qui n’a pas de sens.

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Dans la transmission des connaissances, les anciennes générations ne doivent pas oublier de parler de ce passé à leurs enfants, pour qu’ils soient au courant qu’ils aient une version des faits et puissent en discuter tranquillement ; Le documentaire "BUMIDOM, l’Avenir est ailleurs" montre à quel point la transmission dans l’éducation est un moyen de renforcer les enfants et toute occultation engendre la haine, la méprise et la violence. Socrate ne disait–il pas il y a plus de 25 siècles que seuls les ignorants sont méchants.
Bref, des sujets intéressants et des mots dangereux qui témoignent d’une ignorance identitaire grave méritent attention : la couleur de la peau « échappé », division dans la famille recomposée, tout mon vie chef ! neg pa ka gouvèné neg, la matrifocalité, poteaux mitan ( l’éminente position de la mère dans le foyer antillais ( CF ROMANA Viviane/psychologue antillaise) la personnalité de l’Homme antillais et les clichés qui lui collent à la peau , yo fè’w mal é sé tonbé si ti moun aw, ( spiritualité).

CYRULNIK Boris disait ceci : « Le sentiment de soi devient une sorte de prémice d’identité, comme une image de soi plantée dans l’enfant par le regard e l’autre ; « je suis celui que l’autre regarde avec un dégoût horrifié, parce qu’il sait que je suis né d’un viol ou de (l’esclavage )…Dans son regard je suis pestiféré » L’adulte invente son passé ou le tisse avec les maillages qui lui plaisent, de toute façon la résilience l’aidera à s’en sortir pour voir le monde positivement avec des yeux sortis des ténèbres.

Mon propos et ceux que vous lirez n’ont qu’un seul objet : poser les problèmes, essayer de comprendre pour un vivre ensemble sans discrimination. Il est des destins qui sont communs, mais qui ‘s’égarent à cause de l’ignorance, des manuels scolaires falsifiés et des parents qui cultivent les préjugés envers les autres, antillais et africains doivent se rencontrer pour mieux se connaître et s’apprécier pour un monde meilleur. J’ai essayé d’interroger des antillais pour nous parler de ce sujet, certains intellectuels parce que le sujet est trop sensible n’ont pas répondu, bref le débat est là, à nous de l’alimenter pour mieux nous comprendre et vivre sereinement ensemble.

Ps ; Le terme antillais rassemble ici Martinique, Guyane, Guadeloupe, Réunion ( que les puristes nous pardonnent)

Liroy Ferdinand : jeune fonctionnaire antillais
Damas, Senghor et Cesaire  
Damas, Senghor et Cesaire
 

Que représente l’Afrique pour vous ?
En ce qui me concerne personnellement, l’Afrique fait partie intrinsèque de mon identité retrouvée.

Que savez-vous de l’Afrique, qu’avez-vous appris sur l’Afrique durant votre scolarité en France ? Précisons sur l’esclavage

L’Afrique est la plus ancienne et la première civilisation que le monde ai connu et mentionné dans la Bible comme étant un peuple intelligent et sage, signalant que les habitants ont pour ancêtre un des fils de Noé nommé Cham (qui veut dire Noir).

En effet, la première dynasties africaines fut l’Egypte au pays de Cham selon la bible et tout au long de son histoire notre continent a toujours connu de grand royaume tel la Nubie, l’Ethiopie, le Mozambique, le Zimbabwe, etc...Cette connaissance je l’ai acquise par moi même, motivé de connaître mes origines, mes racines car l’école et les documentaires très orientés nous imposent une Afrique moribonde habitée par des sauvages, mettant en scène « petits nègres » habillés de pagne et un os dans le nez. Et ce dans le seul but de nous faire acquiescer l’esclavage et de justifier l’idée de les « civiliser ».

Il y a selon beaucoup d’africains un malentendu entre les antillais et eux, pourquoi selon vous ? Vous disiez vous-même, alors que vous êtes avec des antillais, et que quand vous parlez des africains comme frères, vos amis antillais changent de ton et de mine et se désolidarisent pourquoi à votre avis et quels sont leurs arguments ?

L’origine d’un malentendu peut être dû à un ou plusieurs facteurs liés les uns, les autres ; tel par exemple un manque d’ouverture d’esprit faisant obstacle à des échanges constructifs. En effet, il m’est arrivé au cours de discussions sérieuses de voir certains Antillais et Guyanais exprimer une aversion au fait que nous sommes des africains au même titre que nos frères qui sont du continent.

Cette perte ou ce refus d’identité est plus manifeste chez certains et certaines qui ont pour nouvelle appellation « métis » une façon très fine et très habile du blanc de hiérarchiser les Nègres. Alors que Le blanc autrefois les qualifiait de « Bâtard » puis de « Mulâtre ». Mais chez nous les nègres, ils n’étaient jamais rejetés, les garçons étaient « Joli petit nègre » et les filles « Belle négresse ».
A mon avis, ce rejet de soit est inhérent à la désinformation, pensé et voulu par le blanc, car il se pose comme le modèle.

La vieille génération ( nos ancêtres les gaulois) antillaise croit que les africains ont vendu leurs parents aux esclavagistes, êtes vous d’accord avec cette idée ?

Non, en aucun cas je ne le croirai, jusqu’à ce qu’on me fournisse les documents de transactions des Négriers attestant que des rois et des chefs de pays africain aient vendu les leurs.


Aujourd’hui en métropole des africains craignent de rencontrer certains fonctionnaires antillais (hôpitaux, mairie, préfectures, ambassades ou consulats) ils sont mal traités ou leurs dossiers sont passés au peigne plus fin et l’échec est au bout de leur requête ? Est-ce une volonté d’exercer leur pouvoir et de se venger (sur des innocents)?

Je ne peux m’avancer sur ce sujet car je n’ai jamais entendu parler de ce cas de figure ! Si cela arrive ou devait arriver ce serrait de l’ostracisme pur et simple.


Que faire pour changer le regard de certains antillais quand on sait que la jeune génération au contraire cherchent à créer de solides liens basés sur la connaissance et le respect ?

Aussi bien l’ancienne que la nouvelle génération souffre de carence historique de l’Afrique précoloniale mais moins remarqué chez les jeunes grâce aux échanges culturels, donc pour y remédier il faut un renouvellement des connaissances fondées sur la vérité. Il faudra réécrire l’Histoire et changer les manuels scolaires.

Comment êtes vous arrivés à comprendre la vraie réalité sur l’esclavage, avez-vous connaissance de personnes, de figures qui ont fait des démarches pour comprendre et se rapprocher de leurs origines : Racontez-nous.

La connaissance que j’avais sur l’esclavage était superficielle imposée par l’idéologie Eurocentriste, c’est à dire par Le blanc : Petit nègre vivant comme des animaux dans la brousse dont la mission civilisatrice du blanc est de l’apprivoiser, le civiliser et le faire sortir de la barbarie. Vu sous cet angle c’est très louable et on se sent redevable et asservi de manière perpétuelle

 
 

Des rencontres et des contacts instructifs avec mes frères épidermiques m’ont permis de rectifier le tir ou le but visé par le blanc. Je n’avais jamais entendu parler de Cheikh-Anta Diop, ni de son œuvre pharaonique pour que nous les nègres, nous retrouvons la mémoire de nos ancêtres, de leurs réalisations et leurs contributions à l’humanité. Hommage à lui, hommage aussi aux historiens et chercheurs tel J.P Omotunde, Molefi Kete Asante, théophile OBENGA, Césaire , DAMAS, et bien d’autres continuent le travail colossal entreprit par C-A Diop.

Aux Etats Unis, les afro-Américains ont une conscience beaucoup plus éveillée et aiguisée à telle enseigne que de nombreuses personnalités entreprennent des démarches pour trouver de quels Etats d’Afrique ils sont originaires et vont même jusqu’à investir leur capital humain, intellectuel et financier pour le développement de notre Terre Chérie. A titre d’exemple on peut citer Isaiah Washington, Oprah Winfrey, Jay-z, Robert L. Johnson.

En conclusion, nous avons à notre disposition des sites dédiées pour nous enrichir de notre histoire, nous affermir dans notre identité africaine et nous épanouir dans notre personnalité individuelle. Grioo.com, Africamaat.com et associationarchive.com maison de la négritude et des droits de l’homme de Champgney .etc
je ne suis plus un guyanais mais un afro-guyanais.
Pape je te remercie d’avoir osé poser ce problème comme tu dis pour qu’on en parle, qu’on enlève les haines, fruit de l’ignorance, de nos esprits et de nos cœurs pour un meilleur vivre ensemble avec tous les hommes sur terre
.



Katy jeune antillaise de 32 ans ( fonctionnaire)

Le préjugé que je porte sur l'africain est celui véhiculé au travers de mes racines qui ont oublié la partie descendance africaine qui coule dans nos veines. Ma mère a été bercée par l'idée qu'elle était antillaise, donc de couleur de peau marron et que le noir africain c'est "beurk" : une personne en qui il n'est pas possible d'avoir confiance, qui trompe, ment, profite de toi pour mieux te jeter ensuite.

J'ai grandi avec cette pensée car comme toute pensée que l'on nous apprend on la croit "vraie" avant qu'un jour on finisse par se rendre compte qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Pour faire face à cette prise de conscience, il a fallu au préalable faire des démarches d'analyse, de découverte, de compréhension, porter un certain regard sur cette Afrique mystérieuse qui a un lien avec mes racines et sur cet africain qui pourrait être un cousin éloigné.

J'ai fait toutes ces démarches et la découverte par mes propres yeux d'un bout d'Afrique, il y a 4 ans, durant un séjour au Bénin, m'a réconcilié avec ce passé que je cachais et portais comme une honte indéfinissable. Je suis arrivée là moi l'étrangère venant chercher des réponses à ses milliers de questions mais aucun son ne pouvait sortir de ma bouche.

 
 

J'ai regardé, ressenti ce petit bout d'Afrique qui s'offrait devant moi. J'ai constaté les bons et mauvais côtés du modernisme. J'ai vu la vie de l'africain entre tradition ancestrale et vie moderne. J'ai discuté avec beaucoup... et surtout je me suis assise là tremblante en pensant que j'étais la première descendante de ma famille, depuis des années - voire plus - à fouler le sol de mes ancêtres, même d'un seul.
L'africain est venu à moi. Il a discuté. Il m'a montré sa vie. Il m'a fait participer à des fêtes. Il m'a fait vivre au rythme des histoires des anciens. Il m'a ouvert son coeur. Il a fait tant de choses pour moi en une seule semaine que j'avais l'impression d'y être depuis toujours. Il m'a accueilli en ami moi l'enfant perdu. En repartant du Bénin, j'ai retrouvé "un parent". Je sais maintenant que je ne suis plus seule. J'ai un coeur qui bat en Afrique.

Partir à Gorée en 2007 "Colloque internationale et scientifique sur l'Esclavage novembre 2007", a permis de contribuer à mon apprentissage sur ce passé qui fait froid dans le dos "400 ans d'esclavage". Avoir eu la chance que l'histoire nous soit racontée, me soit racontée par le Conservateur de Gorée ‘(feu Joseph NDIAYE)a donné encore plus de symbolisme à l'évènement. Gorée m'a apporté la magie ancestrale que j'attendais. Je suis en paix avec mon histoire. Je continue mes démarches de savoir sur le passé afin de construire le mieux vivre ensemble d'aujourd'hui et de demain.
Maintenant, je ne me sens plus gênée ou dérangée quand on me parle d'esclavage, je reçois l'africain à la maison. Je m'en suis fait un copain.
Et ma réussite dans tout cela est somme toute modeste mais j'en suis fière : ma mère reconnaît qu'elle peut avoir du sang africain qui coule dans ses veines. Elle a appris à connaître cet africain à la peau noire. Ma fille ne sera pas élevée dans ce demi mensonge, dans cette vérité transformée que l'on finit par croire vraie.

Gladys journaliste

Je suis tout à fait d’accord avec l’idée d’une incompréhension persistante entre Antillais et Africains.
A mon sens, la situation doit tout à l’histoire. Le fond de la question repose évidemment sur ce phantasme qui voudrait que les Africains aient vendu leurs frères aux négriers. Certains milieux Antillais en ont voulu aux Africains. Mon père, étudiant à Paris dans les années 70, m’a souvent raconté les grandes “bagarres” entre Antillais et Africains sur le campus de la fac de Jussieu, où ces derniers les traitaient “ de fils d’esclaves”, comme insulte suprême! Tout cela est resté dans l’imaginaire collectif.

Mais selon moi, au-delà de l’épisode de la traite, la période de l’esclavage, puis de la colonisation, a fait des ravages. Les Dom sont ainsi passés du statut de colonie à celui de département, après des siècles d’exploitation où, sur les habitations, le blanc était plus qu’une couleur: les Antillais ont intégré (probablement plus?) que les Africains à quel point s’en rapprocher rimait avec accéder à un certain degré de civilisation, s’éloigner du sauvage qui sommeillerait en chaque Noir. Et donc de chaque Africain. Le processus d’assimilation, propre à la machine colonisatrice française a fait son terrible chemin dans les consciences.

Je reste persuadée que le “rejet” de l’Africain par les Antillais est avant tout le fruit d’un certain sentiment de supériorité, l’impression d’être “plus civilisé”...
Un dernier mot, une lueur d’espoir: Africains et Antillais ont aujourd'hui des enfants qui, lorsqu’ils sont nés ici, ont avant tout le sentiment de partager un destin commun, de rencontrer des problèmes similaires. Ces rivalités s’estompent et c’est tant mieux.

Voilà, ma contribution au sujet .Gladys

Murielle 27 ans
 
© completissima.it  

J'ai pu constater à mon grand regret qu'il y avait un certain rejet des Africains de la part des Antillais. Cela concerne davantage les anciennes générations. Cela est sans doute dû à une certaine méfiance. Ce qui revient souvent ce sont de mauvaises expériences d'Antillaises qui se sont mises en couple avec des Africains. Plusieurs fois il m'a été rapporté cette anecdote de la femme antillaise qui part en Afrique accompagné de son ami et ne revient jamais.

Selon moi, il y a surtout une mauvaise connaissance de la culture africaine et beaucoup de préjugés, voire même une peur de l'africain. La nouvelle génération est beaucoup plus ouverte, n'hésite pas à se mélanger. Mais cela devient plus difficile quand une jeune fille antillaise présente son petit ami africain à sa famille. Ce rejet de l'africain revient au galop. Il est temps que cela cesse pour les générations futures. Il ne faut pas faire de quelques cas une généralité.

Africains et Antillais, nous faisons tous partie de la communauté noire. Certes nous n'avons pas la même culture. Justement je pense qu'il serait plus enrichissant d'aller vers l'autre afin de mieux connaître ses moeurs et coutumes qui nous sont inconnues. Moi-même étant d'origine antillaise, c'est un plaisir pour moi à chaque fois de découvrir les différentes coutumes africaines;

Bernadette V

En quelques sorte, se sont des peuples qui on les mêmes histoires. Mais manque de connaissance. Les antillais ne veulent pas connaître leur histoire certains se camouflent derrière ce on dit « les africains nous ont vendus aux Blancs au moment de l’esclavage ». Pour certains ils ne sont pas africains mais antillais. Et, pourtant seuls les africains peuvent les renseigner sur l’esclavage et leurs histoires. On ne peut comprendre certaines choses, certains liens sans passer par la médiation de l’autre, de l’africain. Que nous le voulions ou pas, que nous l’acceptions ou pas, notre histoire est commune même si les circonstances font que les chemins vont dévier.

Je ne partage pas cette idée que l’africain n’est pas une partie de moi, de mon identité. Je viens de quelque part, le monde à fait ce qu’il a fait je suis une africaine d’origine Réunionnaise, c’est à moi de travailler, de m’informer pour comprendre et envisager une relation saine avec les africains. La monde a besoin de réécrire une autre histoire, non en oubliant la passé mains en tenant compte pour espérer ne pas reproduire les mêmes schémas et vivre mieux ensemble pour le bien de l’humanité et de nos esprits chargés d’insanités haineuses. Même quand je suis de retour là où je suis née on me fait comprendre que je ne suis pas chez moi. Ici, en France on me le fait ressentir et, même on me le dit haut et fort. Je n’ai que la Nationalité.

Je suis passé de l’association antillaise à une association qui a intégré les africains pour essayer de faire comprendre à certains antillais que nous sommes frères que nous partageons les mêmes histoires, nous sommes de la même couleur et, qu’au yeux des autres nous sommes des africains. Et que nos ancêtres viennent d’Afrique.
Pour l’instant je me bats pour essayer de faire comprendre à certains antillais que nous devons nous soutenir et accepter nos différences et nos ressemblances. Mais aujourd’hui, beaucoup d’anciens membres ont quitté le collectif AFRIQDOM ;(en proclamant : nous sommes antillais.) disent t’ils dommage !….Mais cela ne m’arrêtera pas.

 
© Dr.P. Herzberger-Fofana  

Marie. P, une antillaise de 60 ans fonctionnaire, en janvier 2009, prend le bus avec une vieille amie antillaise, très classe ayant fréquenté le monde de la culture, quelle ne fut sa surprise quand elle entend son amie disputer deux africaines avec leurs poussettes dans le bus. Et d’ajouter c’est vous qui plombez la CAF ( caisse d’allocation familiale). L’amie lui demande de se taire, de se calmer et de s’excuser, la réponse fut niet et elle enfonce le clou en disant "je ne les aime pas". L’amie lui dit ; j’avoue que je ne te comprends pas, tu as osé dire tout ça dans un bus où il y avait des gens qui auront tout intérêt à utiliser tes arguments contre toi en disant "ils" (tous ceux qui ont la peau noire, quelque soit leur nationalité") sont racistes entre eux.

Moralité, elle a compris que son amie avait gardé cette haine en elle, elle a côtoyé durant ses activités culturelles, rencontré, travaillé avec des africains et malgré cela, elle n’a pas pu évacuer cette accusation de trahison de la part des africains (esclavage), les livres d’histoire ont menti, ont enseigné des contre-vérité sur l’esclavage. Elle se dit qu’il est grand temps de faire le travail de deuil, d’oser parler aux jeunes générations la réalité des choses pour arrêter ce racisme latent, et d’entrer en contact avec les africains. Comment expliquer tant de haine ?




P.B.CISSOKO Je remercie tous ceux qui ont osé s’exprimer sur ce sujet pour faire avancer la connaissance et la rencontre entre antillais et africains, nous attendons beaucoup de vos contributions.

Pour comprendre notre monde, lire :

CESAIRE, DAMAS, Senghor,
Ki–ZERBO histoire générale de l'Afrique
ADEN COLLOQUE DE GOREE novembre 2007
MAISON NEGRITUIDE ET DES DROIT DE L’HOME DE CHAMPAGNEY
ILE DE GOREE , BENIN ,Ouiddah
RUE CASE NEGRE
Michelle REINETTE ‘ Le noir n’est pas un homme, c’est un homme noir” Tropiques FM
Joseph Ndiaye L’esclavage raconté à nos enfants, ed M Laffont
Alain FOIX : L’histoire de l’esclavage racontée à Marianne, folio
Serge Diantou expo sur l’esclavage
Voir BUMIDOM le film, Little sénégal etc

Il fut un jour à Gorée, l'esclavage 125 pages, 13 €.
l fut un jour à Gorée, l'esclavage raconté à nos




       
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  Antillais : ce "cousin privilégié de l’Africain"
 
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afrique   antilles   caraïbes   esclavage   gorée   outre mer   
 
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