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Au centre le président ivoirien Laurent Gbagbo, entouré du président du conseil d’administration de la Bourse Café Cacao (BCC),Lucien Tape Doh (d) et du président du conseil d’administration de l’autorité de régulation de la filière Placide Zoungrana (g)
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"La traite arrive. On ne pouvait pas l’aborder avec une filière sans tête, avec une filière décapitée...L’équipe que j’ai mise en place est là pour que la traite se fasse normalement" c’est en ces termes que Laurent Gbagbo, au cours d’une audience accordée aux populations du département de Toulepleu (ouest de la Côte d'Ivoire ndlr), a justifié la création du comité de gestion provisoire de la filière café-cacao qu’il a mis en place il y a tout juste une semaine.
En visite samedi dernier dans son village à Mama, le chef de l’Etat ivoirien, a procédé à une réelle mise aux points face aux siens : «Ils (les nouveaux gestionnaires) sont là pour mettre de l’ordre dans la filière café-cacao et surtout pour permettre à ce que cette traite-là se fasse normalement», a-t-il insisté. Toujours selon Laurent Gbagbo, «la filière est cédée aux paysans», mais il est du devoir du chef de l’Etat d’intervenir et de mettre de l’ordre en quelque secteur que ce soit lorsqu’il est en crise, évoquant un parallèle avec l’organisation du pèlerinage musulman en Arabie Saoudite. Ce que Laurent Gbagbo a expliqué par le fait que, quand l’ordre est revenu dans l’organisation du pélérinage en Côte d’Ivoire, ses relations diplomatiques avec l’Arabie Saoudite se sont améliorées et lui ont valu d’accueillir un ambassadeur saoudien à Abidjan.
Ce dernier a par ailleurs jugé que le financement de l’autoroute Singrobo-Yamoussoukro en partie par la Banque islamique de développement (Bid) et la Banque koweitienne de développement, résulte de la bonne image que la Côte d’Ivoire présente dans la participation de ses pèlerins à La Mecque depuis 2007 :
"Pour la filière café-cacao, j’étais obligé de prendre mes responsabilités pour que la traite à venir, dans laquelle nous avons déjà un pied, ne se fasse pas dans la pagaille. En plus, tant que le cacao ne sort pas, nous ne récupérons pas l’impôt que nous prélevons à sa sortie au port. Il faut donc mettre des instruments pour que le cacao sorte, pour que nous prélevions notre impôt et que notre budget soit équilibré", Pour le Président ivoirien, cette mission est à la portée des nouveaux gestionnaires provisoires de la filière. Qui s’y connaissent en gestion de la filière café-cacao, selon lui. |