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De la justice sociale à l'Université Catholique d'Afrique Centrale : le mérite n'a pas d'ethnie
29/07/2012
 

Retour sur la polémique qui a défrayé la chronique au Cameroun à la suite de la parution d'une note faisant état de la "sur-représentation" des étudiants bamilékés à l'Université Catholique
 
Par Hervé Lado
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« Alors, le conseil supérieur a demandé expressément au doyen de la faculté des Sciences sociales et de gestion, d’éviter que le déséquilibre régional ne perdure, et qu’on corrige progressivement cette situation devenue scandaleuse, parce que l’université catholique n’appartient pas à un pays, encore moins à une région du Cameroun qui en compte 10. Le conseil supérieur estime que c’est une exigence de charité sinon de justice. » Extrait de la mise au point du 26 juillet 2012 du Grand Chancelier de l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC).

Alors, mettons de côté un instant le mandat fort discutable du Conseil Supérieur de l’UCAC et les nombreux non-dits de la lettre originelle du Grand Chancelier. Intéressons-nous à la problématique de l’équilibre ethnico-régional, qui somme toute, traduit un malaise réel qu’il convient de traiter, mais avec les médicaments appropriés, qui préservent l’intégrité physique et morale du malade et celle de la communauté nationale. Si à ce stade nous sommes tous d’accord que le mérite et l’intelligence n’ont pas d’ethnie, alors un éventuel déséquilibre observé en Faculté de Sciences Sociales et de Gestion, pour autant qu’une répartition ethnique puisse être indiscutablement établie, devrait nous mener sur deux pistes : i) la fiabilité des processus de recrutement au regard du mérite ii) la prédisposition anthropologique ou sociologique d’un groupe ethnique particulier à être admis à cette Faculté.

Intéressons-nous à la problématique de l’équilibre ethnico-régional, qui somme toute, traduit un malaise réel qu’il convient de traiter, mais avec les médicaments appropriés, qui préservent l’intégrité physique et morale du malade et celle de la communauté nationale
Hervé Lado


Le Grand Chancelier n’avait pas tort de s’interroger mais il a problématisé le sujet de manière hasardeuse et à tête chercheuse ; écopant ainsi de la double peine de cette approche tendancieuse et de son statut. Convenons que de telles pistes doivent être étudiées de manière objective et sérieuse avant toute recommandation officielle et stratégique du Conseil Supérieur i.e. la mener à l’échelle de toute l’Université, l’étendre à d’autres universités du pays, voire même à la fréquentation camerounaise des universités d’excellence, pour pouvoir distinguer dans les tendances qui se dégageraient celles qui sont éventuellement spécifiques à la Faculté de Sciences Sociales et de Gestion, à l’UCAC et au Cameroun. Encore faut-il que les conditions de succès d’une telle démarche soient réunies. La démarche d’ouverture sociale engagée en France et dans les grandes écoles depuis une dizaine d’année dessine ici quelques pistes qui peuvent nourrir les initiatives de l’UCAC et des écoles d’excellence au Cameroun.

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Déséquilibres dans la représentativité : les deux hypothèses
Mgr Tonye Bakot, grand chancelier de l'Ucac  
Mgr Tonye Bakot, grand chancelier de l'Ucac
 

Evacuons tout de suite la seconde hypothèse sur la prédisposition socio-anthropologique de tel groupe ethnique particulier à être admis à telle ou telle formation en invoquant la grande hétérogénéité des conclusions d’études anthropologiques plus ou moins sérieuses menées sur le sujet au Cameroun. Certaines études sur le mode d’organisation sociale ont tracé des pistes de recherche qui, si elles pouvaient être menées dans un contexte démocratique et de sérénité politique et sociale, auraient permis de lever officiellement et de manière consensuelle un pan de voile sur des caractéristiques et réalités, en soi neutres, de notre complexité nationale.

De telles études auraient permis par exemple de suggérer des recommandations visant par exemple à réformer les épreuves de sélection ou le mode de diffusion des informations sur les opportunités à l’UCAC ou le mode de financement des études, afin de neutraliser d’éventuels biais sociaux. Toutefois, il y a des raisons tangibles de craindre que sans une avancée démocratique significative au Cameroun qui confèrerait à l’action publique une défense neutre et équitable du bien commun national, la manipulation de données ethniques ne soit mobilisée pour des règlements de comptes ethnico-politiques. En travaillant à une telle maturité démocratique de nos mentalités et de nos institutions, concentrons nos efforts sur la première hypothèse : la fiabilité des processus de recrutement au regard du mérite.

La fiabilité des processus de recrutement et d’admission recouvre entre autres le dispositif de promotion des procédures d’admission, la collecte des candidatures, l’accompagnement des candidats, l’ouverture des centres d’examens, la conception et l’administration des épreuves de sélection, la correction des copies, le reporting et la publication des résultats, l’attribution des bourses et prêts, le suivi des étudiants, la délivrance des diplômes. Dans une université, chaque étape de ce processus doit être largement diffusée, afin de garantir l’égalité des chances à tous.

Sur ce sujet, si des doutes réalistes existent sur la fiabilité des processus de recrutement et d'admission à la Faculté et à l’UCAC, un audit sérieux et indépendant devrait objectivement éclairer l’opinion
Hervé Lado



Il en est ainsi du recrutement des étudiants, il en est de même du recrutement des enseignants. Sur ce sujet, si des doutes réalistes existent sur la fiabilité des processus à la Faculté et à l’UCAC, un audit sérieux et indépendant devrait objectivement éclairer l’opinion. S’il est établi, comme je le pense, que le mérite et l’excellence demeurent dans le crédo et les pratiques à la Faculté, alors il convient d’orienter les regards vers d’autres outils désormais universels de promotion de la justice sociale.

Dans sa théorie de la justice sociale en 1971, John Rawls a fourni un excellent critère qui est le maximin : maximiser la part minimale, c’est-à-dire celle des plus défavorisés. Ce critère interpelle l’UCAC pour qu’elle attire davantage de candidats venant de conditions socio-économiques ou de zones où elle recrute le moins, c’est-à-dire dans les autres pays d’Afrique centrale, et dans une certaine mesure, en ce qui concerne le Cameroun, à l’Est et dans les régions septentrionales, sans distinction d’origine ethnique. Rééquilibrer reviendrait ainsi à établir l’égalité des chances pour tous. Amartya Sen et Martha Nussbaum ont complété cette théorie en invitant à renforcer les « capabilités » des plus défavorisés afin que chacun développe librement son aptitude et ses capacités à choisir « les formes de vie qu’il a raison de valoriser ».

En France par exemple, la question se pose en termes d’absence de diversité dans les formations d’excellence. A l’observation, alors qu’à l’entrée en 6e, 45% des élèves sont des enfants d’ouvriers ou d’employés, cette catégorie sociale constitue seulement 13% à l’entrée des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE), qui fournissent près de la moitié (46%) des effectifs des grandes écoles, qui elles fournissent l’essentiel de la classe dirigeante. Dans le même temps, les enfants de cadres, des professions libérales et d’enseignants qui ne représentent que 19% à l’entrée en 6e, représentent 54% en CPGE.

En France la question de la diversité demeure sensible(...) on ne parle pas de représentativité ethnique ni de statistiques ethniques, mais d’égalité des chances. Et c’est comme cela qu’il convient de poser le problème chez nous au Cameroun
Hervé Lado



Face à un tel déséquilibre objectivement et unanimement établi dans un contexte démocratique, l’ouverture sociale des grandes écoles s’est posée comme une nécessité républicaine, et a véritablement démarré à la fin des années 90 avec le lancement des Conventions Education Prioritaire (CEP) à Sciences Po par Richard Descoings, de regrettée mémoire. Les CEP ont ainsi marqué un tournant décisif dans ce qu’on peut considérer comme une révolution sociale dans les grandes écoles en France.

D’autres initiatives comme le concept ‘Une grande école pourquoi pas moi ?’ lancé par l’ESSEC Business School en 2002, puis l’Ecole Polytechnique, l’Ecole Normale Supérieure, l’ENSAE, Télécom ParisTech et d’autres ont suivi. D’après la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), 94% de ses 220 écoles-membres sont aujourd’hui mobilisés pour l’égalité des chances. La diversité dans les recrutements se pose désormais comme un argument marketing incontournable pour une institution académique qui se veut citoyenne et républicaine, et qui veut s’aligner sur les standards internationaux en matière de responsabilité sociétale. Encore faut-il bien calibrer les actions.

Il se trouve qu’en France, la question de la diversité demeure sensible alors que le pays traverse une crise d’identité nationale face aux transformations ethnico-sociales de ces dernières décennies qui ont bouleversé l’image que la France traditionnelle a historiquement eue des photos de famille. Alors, on ne parle pas de représentativité ethnique ni de statistiques ethniques, mais d’égalité des chances. Et c’est comme cela qu’il convient de poser le problème chez nous au Cameroun, où plus qu’en France, le défi de la construction d’une seule nation à partir pratiquement de 250 micro-nations reste entier, avec son potentiel explosif quand on sait en plus que la société camerounaise n’a pas encore politiquement apuré et apaisé sa tumultueuse histoire ethnico-coloniale de ces sept dernières décennies. Alors, comment promouvoir l’égalité des chances ?

Quelle approche de l’égalité des chances ?
Richard Descoings  
Richard Descoings
 

Lorsque Sciences Po lance son programme en 2001, des études objectives identifient quatre handicaps majeurs pour des groupes sociaux sous-représentés :

* L’absence d’une information spécialisée donnée par un proche : envoyer des brochures présentant l’école ne suffit pas, et en cela, l’UCAC n’échappe pas au phénomène observé dans toutes les écoles d’excellence dans le monde. Il y a naturellement une succession intergénérationnelle ou intrafamiliale des candidats car la cooptation fonctionne très bien au sein des réseaux familiaux ou amicaux. On peut bien imaginer qu’à l’intérieur des réseaux tribaux et ethniques qui pullulent au Cameroun, la même tendance opère sans qu’il s’agisse d’une démarche institutionnelle mais davantage d’un coaching personnalisé
* Le manque de moyens financiers : il apparaît difficile d’envisager des études longues et chères quand la famille mène plutôt un régime de vie de subsistance. Pour l’UCAC, lorsque le contexte national le permettra, il conviendra d’objectiver l’éventuel privilège qu’aurait tel groupe ethnique par rapport à tel autre par des études objectives que nous avons évoquées plus haut
* Le biais social lié à la nature même des épreuves de sélection : je doute que ce handicap soit significatif en ce qui concerne l’UCAC. Tant qu’il n’y a pas d’études objectives sur un éventuel biais ethnico-social, tout ajustement ethnique sera injustifiable voire profondément injuste
* L’autocensure contenue dans l’expression "L’UCAC, ce n’est pas pour moi", et qui découle souvent des deux premiers handicaps ci-dessus


Il n’est pas exclu que d’autres handicaps spécifiques au contexte socioculturel du Cameroun puissent apparaître dans des études plus ciblées. On peut notamment ajouter en complément du point 1 le nombre limité de centres de concours.

En France, l’engagement des grandes écoles a nécessité des partenariats avec les lycées et collèges ciblés. La plupart des écoles ont par ailleurs développé des partenariats de mécénat avec entreprises, fondations et diverses institutions. Ces mécènes soutiennent les fonds de bourses, et peuvent prendre part aux jurys d’admission. Divers partenariats sont également développés avec des collectivités territoriales et des ministères pour faciliter le financement et la mise en cohérence des différentes initiatives avec les politiques publiques (Etat et Régions) en matière d’égalité des chances. L’engagement des grandes écoles couvre l’ensemble du cycle de vie d’un candidat potentiel.

 
 

• En amont de l’admission, avant le Bac pour augmenter le vivier et la diversité des candidats : d’après la Conférence des grandes écoles, 51% des grandes écoles agissent intensivement dans les lycées grâce au tutorat mené par leurs étudiants tandis que 83% mènent des actions plus ponctuelles comme l’accueil de lycées au sein de l’école ou des témoignages d’étudiants au sein des lycées ; 30% de ces écoles mènent des actions dès les collèges (6e en 3e) sous forme de tutorat ou de soutien scolaire tandis que 60% y mènent des actions ponctuelles. Les grandes écoles ont progressivement adhéré au dispositif public dénommé ‘Cordées de la Réussite’ depuis son lancement en 2008, qui vise à guider vers des parcours d’excellence les élèves qui en ont la motivation et les capacités.

• Lors du recrutement : il s’agit d’abord d’intensifier la communication sur les différentes procédures d’admission, d’adapter les épreuves orales, de réformer voire supprimer certaines épreuves comme la culture générale afin qu’elles n’aboutissent pas à reproduire des clones sociaux. Certaines écoles renforcent le dispositif de diversité en instituant : i) l’apprentissage, étant donné que le taux de placement des formations par alternance est de 70% à 90% ii) la validation des acquis de l’expérience iii) les double-diplômes avec des universités publiques.

• Pendant les études : Une fois admis, les étudiants issus du dispositif d’ouverture sociale bénéficient d’un régime spécial de bourses : le dispositif public est souvent complété d’une aide au financement des études, ainsi que d’un coaching assuré par les enseignants et les autres étudiants.

Justice sociale à l’UCAC ? Oui forcément. Mais cela ne revient en aucun cas à limiter intentionnellement le mérite d’une composante de la nation lorsque ce mérite provient d’un effort accompli en toute justice. Créer intentionnellement des limitations artificielles au mérite sur la base de critères qui tiennent de l’origine ethnique serait proprement scandaleux
Hervé Lado



Les grandes écoles françaises ont ainsi accompagné de façon personnalisée près de 10 000 élèves de lycées et collèges en 2011 et touché près de 100 000 à travers diverses actions de sensibilisation. Sciences Po par exemple a pu, en dix ans de conventions CEP, recruter 860 étudiants méritants qui n’auraient pas pu y accéder autrement, dont 127 en 2011 soit à peu près 1% de ses effectifs actuels.

Les grandes écoles observent que les dispositifs de promotion de l’égalité des chances ont eu un impact largement positif en i) imprimant une nouvelle dynamique de travail dans les établissements scolaires par la réhabilitation de l’effort ii) proposant aux jeunes des modèles de réussite par l’école par la démonstration que les étudiants issus de ces procédures réussissent au moins autant que leurs homologues qui entrent de manière plus classique iii) décloisonnant le système éducatif par la coopération entre l’enseignement supérieur et l’enseignement secondaire.

En réalité, l’UCAC n’a pas attendu ce mouvement en France pour s’engager dans l’ouverture sociale, puisqu’elle s’est créée sur le crédo de la justice sociale et sur le sacro-saint critère de mérite. L’entrée en première année se fait sur concours ouvert aux étudiants de toutes origines et ses processus de recrutement sont désormais largement diffusés. Des annales sont mises depuis quelques années à la disposition des candidats pour aider à la préparation du concours, et des centres de concours ont été créés dans toutes les régions du Cameroun, dans les autres pays d’Afrique centrale et au-delà.

 
 

Il existe depuis la création un programme de bourses d’excellence et sur critères sociaux dont de nombreux étudiants de toutes origines ont pu bénéficier ; il s’est également développé ces dernières années un système de prêts aux étudiants qui rencontrent des difficultés financières. Comme le notait le vice-Doyen, la Faculté de Sciences Sociales et de Gestion a par ailleurs lancé un programme complémentaire, Projet Jeunes Talents Ruraux (PROJETAR), pour attirer les jeunes méritants issus de ces zones rurales mais de condition sociale modeste.

Comme on le voit, l’UCAC n’est pas en reste...Peut-être convient-il de systématiser et généraliser ces initiatives à l’ensemble des établissements de l’université, et de poursuivre une réflexion méthodique sur la manière de renforcer les capacités des candidats par un accompagnement personnalisé avec l’appui des étudiants (à Sciences Po, cela constitue un projet collectif valorisé en module pédagogique), quelle que soit son origine.


En conclusion,

Justice sociale à l’UCAC ? Oui forcément. Mais cela ne revient en aucun cas à limiter intentionnellement le mérite d’une composante de la nation lorsque ce mérite provient d’un effort accompli en toute justice. Créer intentionnellement des limitations artificielles au mérite sur la base de critères qui tiennent de l’origine ethnique serait proprement scandaleux. La justice sociale à l’école c’est d’abord le mérite car a priori tout le monde peut s’améliorer et devenir méritant, alors que le critère d’appartenance ethnique est fondamentalement injuste dans la mesure où on nait et on est d’une ethnie ou on ne l’est pas.

Se faire discriminer sur la base d’un critère sur lequel l’individu n’a aucune prise c’est l’exclure sans possibilité de recours, et en cela c’est injuste. Si les processus de recrutement à l’UCAC sont réputés fiables au regard du mérite, un rééquilibrage mécanique des ethnies aurait du sens dans le seul cas où il était scientifiquement démontré et admis de manière consensuelle que telle ethnie a sur le plan socio-anthropologique des prédispositions particulières à réussir le concours d’entrée à l’UCAC. Voilà donc un boulevard de recherches sur lequel des hypothèses contradictoires circulent jusqu’ici sans que le contexte sociopolitique actuel ne permette de les valider en toute sérénité. En attendant, tenons-nous en donc au mérite.

Le mérite c’est le critère qui, pratiqué par toute institution académique sérieuse, cultive cet attrait magistral auquel les meilleurs candidats succombent irrésistiblement en entretenant dans leurs rêves secrets l’ambition d’y accéder un jour, certains que les conditions d’admission sont de même niveau pour tous et donc qu’ils tiennent leurs destins entre leurs mains.

 
© www.crawfurd.dk  

C’est ce qui a fait dire à une ancienne étudiante de l’UCAC : "Je me suis présentée au concours de l'UCAC parce que je me suis laissée découragée par ces histoires de quotas de région dans les concours publics. Faire payer 5 000 à 10 000 F de frais d'admission pour faire passer le tout au petit tamis du hasard et de l'ADN, c'est de l'abus".

Dans un pays comme le nôtre qui doit rechercher et promouvoir l’excellence, le mérite devrait devenir un critère indiscutable pour tous. Toute approche d’ajustement ethnico-régional qui relèguerait le mérite au rang d’un simple critère parmi d’autres est une condamnation de notre système universitaire à jouer un rôle d’arme dans une guerre de positionnement politico-ethnique qui n’a pas droit de cité sur un campus universitaire normal. Renforçons donc l’égalité des chances pour tous les Camerounais et tous les candidats de l’ensemble des pays ; et qu’ensuite seuls le mérite et l’excellence départagent, ils n’ont pas d’ethnie.

Hervé LADO
Président de la Division Afrique de l’Association des Sciences Po







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Mots-clés
afrique   cameroun   discrimination   diversité   droits civiques   hervé lado   tonye bakot   tribalisme   ucac   université catholique d'afrique centrale   
 
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