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Didier Acouetey, président du cabinet Africsearch
17/09/2008
 

Grioo.com est allé à la rencontre de Didier Acouetey, président du cabinet Africsearch créé en 1996, et qui s’est imposé au fil des années comme un acteur majeur sur le marché du recrutement à destination de l’Afrique. Il revient sur son parcours, l’évolution du cabinet, et donne sa vision du continent africain.
 
Par Herve Mbouguen
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Didier Acouetey  
Didier Acouetey
 

Bonjour Didier Acouetey, pouvez-vous vous présenter à nos internautes ?

Je suis Didier Acouetey, président du cabinet Africsearch fondé en 1996. A l’origine je suis diplômé d’une école de commerce parisienne et des arts et métiers. Avant de créer le cabinet en 1996, j’avais travaillé dans le marketing et la stratégie d’entreprise.

Qu’est ce qui vous a poussé vers des études commerciales et marketing au départ ?

J’étais passionné par les relations sociales, les métiers de contact, par ce besoin de convaincre mes interlocuteurs et je me voyais plus facilement dans des études business que les sciences que je trouvais plutôt froides comme discipline, voire rébarbatives, à tort sans doute (rires).

Pourquoi vous êtes-vous orienté vers les ressources humaines et qu’est ce qui vous a fait penser que vous pourriez y réussir ?

Lorsque j’occupais les fonctions commerciales ou marketing, je faisais déjà des ressources humaines en recrutant et en gérant mes collaborateurs. Mon orientation vers les ressources humaines, mais spécifiquement à destination du continent africain remonte aux années de militantisme associatif et à mes convictions personnelles


La première année du cabinet a été très difficile
Didier Acouetey






J’étais président d’une association d’étudiants et de jeunes diplômés africains à Paris appelée « Renaissance africaine » et nous nous étions rendu compte au fil de nos réflexions et débats avec les différents partenaires au développement et les dirigeants du continent que les ressources humaines constituaient une des clés de voûte du développement de l’Afrique. Pour cela, il fallait identifier les africains diplômés, bien formés, susceptibles d’accompagner ce développement.

Ce foisonnement a donné naissance au cabinet Africsearch qui ne voulait pas du tout être une initiative associative, mais une initiative business. Et le marché semblait indiquer qu’il y avait une activité que l’on pouvait développer autour des ressources humaines en Afrique, et pour le faire sérieusement, il fallait le faire sous forme d’entreprise.

Au bout de quelques années, les entreprises ont pu s'apercevoir que notre offre était crédible et qu'il existait des ressources humaines africaines de qualité
Didier Acouetey


A t-il été facile pour Africsearch de convaincre les clients et était-il plus facile de convaincre vos interlocuteurs africains que vos interlocuteurs français ?

La première année a été très difficile. Nous avons démarré en juillet 96, et jusqu’en septembre 97 environ, nous n’avions eu que quatre clients. Donc forcément, l’entreprise était cliniquement morte mais c’était les débuts et il fallait s’y attendre un petit peu. Par contre nous avions reçu un grand soutien assez actif des médias qui trouvaient le concept extrêmement séduisant, et pensaient que c’était indispensable pour le continent d’arriver à renverser ce fameux « Brain Drain » et accompagner le retour des cerveaux à travers une initiative comme la nôtre.

Affiche du forum Africtalents édition 2008  
Affiche du forum Africtalents édition 2008
 

Au niveau des interlocuteurs, autant les entreprises françaises (nous avons démarré à Paris), étaient intéressées par l’initiative, autant elles la trouvaient peu crédible car il n’y avait pas, selon elles, des compétences africaines sur le marché.

Deuxièmement, les entreprises et les interlocuteurs français ou européens trouvaient plutôt étrange de voir un cabinet de recrutement dirigé par des africains. L’Afrique pour sa part a été assez réceptive. L’initiative avait été jugée originale, et il y avait une certaine fierté de voir que dans des industries où il n’y avait pas ou très peu d’africains, certains aient pris cette initiative.

Qu’est ce qui dans votre travail a fini par convaincre vos interlocuteurs ainsi que les entreprises non africaines ?

Au bout d’un an ou deux, ces entreprises ont pu s’apercevoir du sérieux de notre démarche, et constater que nous étions dans les standards parisiens ou internationaux en terme de compétences internes, en terme de localisation géographique, d’approche commerciale, de supports commerciaux...Ces entreprises ont été rassurées. Et nous avons également pu démontrer qu’il existait des ressources humaines africaines de qualité au travers des bases de données que nous avions constituées.
C’était aussi l’époque où les entreprises françaises se lançaient dans des programmes d’africanisation de leur encadrement, et elles trouvaient difficilement des réponses satisfaisantes via les cabinets existants. Au bout de quelques années, elles se sont rendu compte que nous proposions une offre crédible et que nous pouvions répondre à leurs besoins. C’est ce qui a permis au marché de décoller.


L’initiative Africtalents a-t-elle contribué à ce succès ?

Le premier salon Africtalents a eu lieu en 1999 et a été un gros succès. Au fil du temps, nous nous sommes également aperçus que les entreprises exprimaient le besoin d’identifier des cadres qui étaient déjà sur le terrain en Afrique, car elles estimaient que ces cadres connaissaient déjà les environnements locaux.
Nous avons donc décliné Africtalents sur le continent africain avec l’édition de Dakar qui existe depuis six ans, et celle de Bamako depuis trois ans.

Depuis ses débuts, le cabinet a reçu trois propositions de rachat
Didier Acouetey


Aujourd’hui vous avez plusieurs bureaux en Afrique et vous projetez d’en ouvrir d’autres ?

Cette internationalisation était nécessaire, et prévue dans le projet, et constituait une réponse aux besoins des entreprises à la recherche de cadres déjà présents en Afrique.

Deuxièmement, ces entreprises n’étaient pas prêtes à payer des honoraires pratiqués par les cabinets internationaux ; ce qui peut aisément s’expliquer par la réalité de leurs marchés locaux. Il était donc nécessaire de proposer une offre en adéquation avec les marchés en question.

Troisièmement, il y avait la nécessité d’assurer une plus grande proximité avec nos clients et prospects. En Afrique, les clients ont besoin de cette proximité, de vous rencontrer à tout moment, et de savoir que vous êtes au cœur de leurs problématiques. Il était donc important d’ouvrir ces relais. Cela nous permet au final d’avoir une offre globale, de répondre aux besoins des clients qui veulent recruter localement aussi bien à Dakar, Washington que Paris.


Pouvez-vous nous parler brièvement de l’évolution des services du cabinet ? Restez vous focalisés sur les Ressources Humaines ou proposez vous aussi du conseil en organisation par exemple ?

Nous avons trois métiers. Le premier métier c’est le recrutement ou la chasse de têtes qui représente 60% de l’activité, y compris Africtalents. Le second métier, qui constitue 30 à 35 % de l’activité, c’est le conseil en organisation et en ressources humaines, c'est-à-dire tout ce qui a trait à l’évaluation des compétences dans les entreprises, l’audit social, la mise en place de plans de formation, la revue des organisations, etc. Un troisième volet beaucoup plus réduit que nous appelons « business development », représente 5% à 10% de l’activité. Il consiste à conseiller nos clients sur leur stratégie de développement. Si une entreprise sud-africaine désire s’implanter par exemple en Afrique de l’Ouest, nous pouvons la conseiller en termes d’approches et de recherche de cibles.

Le marché des RH se consolide, Africsearch a-t-il été approché ?

Concrètement, depuis la création du cabinet, nous avons eu trois propositions de rachat auxquelles nous avons pour l’instant répondu par la négative. Nous estimons que notre offre n’est pas encore assez consolidée sur le marché africain. Nous voulons encore développer et consolider notre présence en Afrique dans un premier temps, et être certain que notre mission ne sera pas dévoyée. Notre philosophie, c’est faire la promotion de l’expertise africaine et c’est cela qui a guidé les créateurs de ce cabinet.


Nous voulons dans un premier temps que cette philosophie soit profondément ancrée dans l’activité du cabinet, et que nous ayons suffisamment de représentations, couvrir aussi bien le Maghreb que l’Afrique centrale, ou l’Afrique australe, avant de pouvoir ouvrir le capital à un fonds d’investissement ou un partenaire stratégique.

Quelle est la typologie des gens qui ont essayé de vous racheter ?

C’était des cabinets internationaux présents partout, sauf en Afrique. Pour la plupart des grandes entreprises, l’Afrique se limite à l’Afrique du Sud et au Maghreb, le reste étant considéré comme marginal, un "bloc noir". Or aujourd’hui nous sommes présents dans ce qu’ils appellent le bloc noir, et en Afrique du Sud. Nous sommes donc le seul cabinet international à avoir des implantations dans cette partie de l’Afrique ou peu de cabinets internationaux sont présents car ils estiment que ce sont de petits marchés, pas forcément rentables pour des cabinets de leur taille.

Si dans cinq, dix, quinze ans, vous arrêtiez de travailler pour Africsearch, que vous verriez vous faire ? On vous entend par exemple souvent aborder divers sujets dans les médias, notamment des questions de politique africaine...

Je suis passionné par le développement, schématiquement, partir d’un point A à un point B avec des hommes. Le jour où je pourrai ne plus me consacrer entièrement à Africsearch, j’envisagerai de faire du social, du développement économique et politique. Voir une zone rurale ou une ville changer de visage dans un pays en Afrique, c’est ma passion. Monter une école dans une ville ou un village, une bibliothèque moderne, un centre de santé, faire émerger des projets, c’est vers ce type d’activité que je me tournerais.


Vous voyagez beaucoup sur le continent africain. Comment décririez-vous la situation de l’Afrique même s’il y a des disparités entre pays ?

Globalement, les situations sont très variables comme vous l’indiquez. Mais il y a de l’espoir car un changement générationnel est entrain de s’opérer. De plus en plus, les africains que nous rencontrons sur le continent sont des hommes et des femmes qui ont une bonne formation, appréhendent le monde de manière plus réaliste, et ont envie de voir bouger les choses.

La grosse lacune en Afrique est toujours la faiblesse de vision des dirigeants politiques
Didier Acouetey


L’Afrique n’a jamais autant suscité de convoitises (envolée des matières premières, retour sur investissements parmi les plus élevés, marchés restant à conquérir, potentiels de croissance...)

Les nouvelles technologies, Internet et le téléphone ont joué un rôle crucial ces dernières années en Afrique en terme d’accès au monde. Quand vous combinez ces éléments, plus les ressources humaines qui n’ont jamais été aussi diverses et aussi nombreuses, il y a de quoi créer une dynamique pour aller vers le développement.

La grosse lacune est toujours la faiblesse de vision des dirigeants. On ne perçoit pas assez bien la dynamique politique, la volonté des dirigeants de transformer leur environnement. Cela pèse toujours sur le cours des événements et ne permet pas le décollage qu’on a pu voir sur d’autres continents. Mais il y a de quoi espérer si les dirigeants prennent à bras le corps ces problématiques et développent une vision stratégique.


Que diriez-vous à un(e) jeune afro-antillais(e) qui veut réussir dans sa carrière et qui débute ?

Je lui dirais de faire de bonnes études tout d’abord. La formation est le préalable. Il ne faut pas hésiter à chercher les meilleures formations.

Deuxièmement, il faut rester proche de l’Afrique. Même si on fait ses stages à Hong-Kong, à Paris ou à New York, c’est bien d’en faire un en Afrique, pour voir les réalités économiques du continent.

Troisièmement, il faut lire, pour savoir ce qui se passe dans le monde et en Afrique pour être en phase avec l’environnement d’aujourd’hui car l’Afrique évolue rapidement. Pour ceux qui n’y retournent pas souvent, ce n’est pas perceptible car dans le magma général qu’on nous propose, on ne sent pas d’évolutions, mais les choses bougent et changent.


Le site du cabinet Africsearch : www.africsearch.com

       
Mots-clés
africsearch   africtalents   didier acouetey   recrutement   
 
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