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En septembre et début octobre, les menaces de mort contre Obama ont connu une forte hausse
12/11/2008 |
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En cause, la réthorique utilisée par le parti républicain, en particulier Sarah Palin pendant la campagne, et à l'hostilité générée lors de certains meetings
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Par
Redaction Grioo.com |
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Sarah Palin et John McCain le 4 novembre 2008
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daylife |
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Selon des documents rassemblés par l'hebdomadaire américain "Newsweek" pendant la campagne présidentielle américaine, mais publiés une fois les élections terminées, les services secrets ont constaté une forte augmentation du nombre de menaces de mort adressées au sénateur de l’Illinois Barack Obama courant septembre et début octobre.
Une augmentation qui a coïncidé avec une réthorique de plus en plus agressive dans le camp républicain, Sarah Palin, la colistière de John McCain, déclarant notamment d’Obama qu’il "avait fait copain copain avec les terroristes". Elle faisait allusion au fait que Barack Obama avait connu à Chicago un ex-activiste d’extrême gauche, Bill Ayers qui avait posé des bombes contre des immeubles officiels dans les années 70. Non seulement Obama n’était qu’un enfant quand Ayers menait ses activités, mais qui plus est, lui et Obama n'étaient pas amis. Sarah Palin avait également déclaré : "il [obama] ne voit pas l'Amérique comme nous la voyons". Ces propos ont suscité l'hostilité de la frange la plus conservatrice de ses supporters. Ainsi, lors de certains meetings, des personnes présentes dans la foule auraient crié "tuez le" (ce que les services secrets n'ont pas confirmé), "trahison", "amenez nous sa tête" ou "terroriste".
L’ambiance dans les meetings républicains était devenue particulièrement hostile et on se rappelle ainsi que John McCain avait été obligé de reprendre le micro à une femme qui qualifiait Obama "d’arabe" (un mot péjoratif dans la bouche de cette dernière) : "je ne peux pas faire confiance à Obama. J'ai lu des choses à son sujet. il n'est pas...euh c'est un arabe" disait-elle. Le candidat républicain avait expliqué qu’Obama était un bon citoyen américain qui aimait son pays. |
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David Axelrod, Barack Obama et Valerie Jarrett
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Michelle Obama, extrêmement troublée, avait demandé à Valerie Jarrett, une confidente et amie de la famille, qui était aussi conseillère au sein de la campagne d'Obama, "pourquoi les républicains essayent-ils de faire en sorte que les gens nous détestent ?". L'atmosphère hostile avait même poussé John Lewis, vétéran de la lutte pour les droits civiques et membre de la chambre des représentants à dire que McCain jouait avec le feu en essayant d'utiliser les méthodes du gouverneur ségrégationniste George Wallace.
Une critique qui fit d'autant plus mal à John McCain qu'il avait consacré un chapitre dans un de ses livres, "Why courage matters", à John Lewis qu'il admirait. Il avait même emmené ses enfants le voir à une occasion. Selon les conseillers de John McCain, Sarah Palin avait remis l’association Barack Obama / Bill Ayers sur le tapis sans consulter le candidat républicain, et sans obtenir de feu vert de sa part ou de ses conseillers. La réthorique agressive de Sarah Palin fut finalement mise de côté.
John McCain donna des consignes claires à ses conseillers :
-ne pas ramener le sujet Jeremiah Wright (le pasteur d'obama aux déclarations incendiaires) sur la table.
-Pas d'attaques à l'égard de Michelle Obama
Certains sondages montraient que des électeurs à bas revenus d'Etats industriels n'avaient pas oublié l'affaire Jeremiah Wright, et certains conseillers de McCain auraient voulu la remettre au devant de la scène. Mais McCain ne voulait pas passer pour un raciste. Les conseillers de McCain ont alors espéré qu'un groupe de républicains soutenant financièrement le parti se chargerait de faire la sale besogne en diffusant des publicités négatives au sujet de Wright, mais les financiers conservateurs n'étaient pas très chauds n'ont plus de passer pour racistes. |

Par la suite, une publicité suggérant qu'Obama n'était pas assez dur contre la criminalité reçut le véto de Steve Schmidt (conseiller de John McCain). Ce dernier s'opposa aussi à la diffusion d'une publicité négative montrant Barack Obama dansant avec l'animatrice de talk show Ellen Degeneres lors d'une des émissions à laquelle elle l'avait invité (Schmidt craignait les critiques qui surviendraient de l'utilisation de l'image d'un "homme noir dansant avec une lesbienne". Il considérait cette publicité négative, visant à montrer Obama comme une célébrité comme étant trop provocatrice). |
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