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Entrevue avec Monica Ricourt, Attachée politique
21/07/2008
 

Née à Montréal-Nord (un arrondissement de la ville de Montréal), Monica Ricourt, détenant un B.A en sciences politiques, occupe actuellement la fonction d’attachée politique pour la députée de Bourassa-Sauvé ministre québécoise du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beauchamp. Il importe de noter que madame Ricourt est l’une de ces jeunes femmes haïtiennes qui se démarque de façon remarquable dans ce domaine
 
Par Patricia Turnier
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Pour elle, la politique représente un excellent moyen de faire avancer et changer les choses à plusieurs niveaux. Elle est très préoccupée par la réalité des jeunes et ceux issus des communautés culturelles puisqu’il s’agit également de son vécu. Madame Ricourt est membre de plusieurs conseils. En sus, elle a participé à la mise sur pied de plusieurs projets favorisant la promotion d’une image positive des jeunes notamment ceux provenant des communautés culturelles. La communauté noire a reconnu ses efforts en 2007. Dans cette perspective, elle est devenue lauréate du Mois de l’histoire des Noirs au courant de la même année au Québec. Tout au long de son parcours personnel et professionnel, madame Ricourt a été très inspirée par plusieurs personnes et souhaite, à son tour, pouvoir encourager et accompagner la relève dans le but de bâtir un avenir meilleur.

Jeune et dynamique, madame Ricourt, femme de conviction dotée d’une conscience sociale très développée, se distingue ainsi par son engagement dans les diverses activités socio-communautaires et socio-politiques. Elle ne réussit pas seulement au niveau individuel mais elle s’implique socialement afin d’assurer une réussite collective. Nous avons rencontré à Montréal Monica Ricourt qui nous a accordé une entrevue exclusive.

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Monica Ricourt  
Monica Ricourt
 

Si vous deviez vous présenter aux lecteurs que leur diriez-vous?

Je suis née à Montréal et je suis d’origine haïtienne. Je me perçois comme une jeune femme, déterminée, motivée et optimiste. J’aime vraiment la vie et j’ai beaucoup d’espérance. Ainsi, je suis une personne guidée par l’espoir.

Comment vous vous caractérisez en tant que femme politique ?

Je ne me vois pas comme une femme politique. Je ne sais pas si avec le temps je vais le devenir mais pour le moment je préfère me percevoir comme une politologue. J’aime beaucoup la politique et j’adore l’analyse politique. J’apprécie être présente pour les gens. J’aime le fait de savoir que nos idées, notre approche peuvent changer le cours des événements et la société pour le meilleur. Cela me passionne et m’inspire beaucoup. J’espère toujours demeurer une politologue même si un jour je deviens politicienne. Quand on porte le chapeau de politologue, on a un esprit critique qui passe avant le militantisme. Ceci représente pour moi des principes très importants.


Pouvez-vous nous décrire en quelques mots vos rôles et fonctions en tant qu’attachée politique de la ministre de l’environnement du Québec?

Je travaille présentement à son bureau de comté. Je suis responsable de ce qu’on appelle dans le jargon politique les cas comtés. Je rencontre les citoyens puisque le rôle du député de l’Assemblée nationale du Québec consiste à représenter la population. Nous nous préoccupons des questionnements des concitoyens, des projets ou événements qu’ils souhaitent proposer. D’autres veulent nous faire part de leurs problèmes ce qui arrive souvent. Les difficultés présentées sont de divers ordres : au niveau de l’immigration, de l’éducation, etc. Ainsi, lorsque les citoyens désirent voir la députée pour exposer leurs problèmes, je les rencontre.

Je trouve cela vraiment intéressant car cela me permet de prendre connaissance des difficultés, de faire des constats sur leurs préoccupations, les obstacles vécus par les concitoyens en lien avec les programmes gouvernementaux, de prendre le pouls de la population, etc. Ceci nous permet toujours d’avoir l’heure juste. Il s’agit d’un travail de terrain où l’on réfléchit sur les différentes pistes de solutions possibles. J’apprécie le fait d’avoir un contact direct de façon quotidienne avec mes concitoyennes et concitoyens. Cela nous donne le sentiment que nous travaillons avec eux et pour eux. C’est tout à fait ce que je recherche. Il s’agissait de ma motivation première lorsque j’ai décidé d’entreprendre des études en sciences politiques. J’étais attirée par ces aspects quand j’ai choisi de travailler dans ce domaine.

Le contact avec les gens est très important pour vous.

Oui, en effet. C’est ce qui fait avancer les choses si on veut créer une différence. Nous ne pouvons pas être dans notre monde et s’imaginer comment l’améliorer sans le contact avec la population. Pour concevoir des projets, on doit discuter avec les citoyens afin de connaître leur réalité.


Vous êtes impliquée en politique depuis déjà quelques années. Avez-vous rencontré des obstacles lorsque vous avez souhaité vous lancer dans ce domaine? Si oui, comment les avez-vous surmontés?

Je dirais que je suis d’origine haïtienne, née à Montréal. Je fais partie de la deuxième génération de la diaspora installée au Québec. Comme la plupart des gens de ma génération, nous rencontrons des obstacles. Nos parents nous ont fortement encouragés à obtenir un diplôme universitaire. Ils nous ont inculqué que l’éducation représente la clé de la réussite et le succès peut être plus facilement à notre portée. Après ce fut difficile pour moi et comme d’autres diplômés à obtenir un emploi dans notre domaine. D’autant plus que je proviens d’un champ contingenté.

Je perçois les obstacles que j’ai eus comme la réalité de ma génération. Il faut avoir confiance en soi, être positif et surtout ne pas avoir peur de foncer. C’est ce que j’ai fait en 2003. Je me suis présentée en tant que commissaire scolaire aux élections pour la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys dans le but d’obtenir une expérience pratique en politique. J’étais la plus jeune et la seule personne de minorité visible pour cette commission. Je souhaitais également donner une bonne représentation de la population. Ce fut une belle expérience même si j’ai perdu avec un écart de 37 voix. Des gens de toutes origines ont voté pour moi. J'ai senti que le Québec est prêt pour la différence et nous avons notre place. Je n’avais aucune expérience de travail scolaire, mon adversaire était un directeur d’une école privée. Mon jeune âge n’avait pas causé d’obstacles. J’avais à l’époque 25 ans. On m’appuyait notamment en raison du fait que les gens me percevaient comme une personne déterminée qui savait où elle s’en allait.

Pour avancer dans la vie, je tente également le plus possible de me départir des gens négatifs et défaitistes car cela crée une mauvaise énergie qui n’est pas constructive. Lorsque l’on a des objectifs très précis à atteindre, il s’agit de la dernière chose dont on a besoin.


Avez-vous fait du bénévolat pour commencer à vous créer une place?

Oui, j’en ai fait. Il importe d’ajouter que je ne me suis pas réveillée du jour au lendemain en me disant que je souhaitais faire de la politique. Dans ma situation, cela a été spécial. J’y ai pensé sincèrement depuis l’âge de 7 ans. Depuis mon enfance, j’entendais des discussions politiques et cela a fait partie de mon éducation. Mon père aimait beaucoup la politique et m’a transmis sa passion. Ma réflexion est ainsi devenue de plus en plus large. Ce fut donc tout un processus qui m’a amenée à me diriger vers cette sphère.

Je me suis donc imprégnée de la politique depuis mon enfance à un point tel qu’à l’âge de 7 ans je souhaitais devenir présidente de la République d’Haïti (rires) où je désirais donner la priorité à l’éducation en construisant des écoles. C’était justement durant la période de Duvalier dans un contexte de crise socio-politique. A cette époque, je me trouvais en Haïti pendant quatre ans : de mes 3 à 7 ans. Plus tard, lorsque je retournais en Haïti je m’impliquais bénévolement en amenant des jouets aux enfants vivant dans un orphelinat.

Vous aviez donc une conscience sociale déjà très développée à un jeune âge.

J’avais perçu durant mon enfance qu’il y avait des problèmes et des injustices dans la société. Je viens de Pétionville (une ville d’Haïti) où les inégalités sociales sont très flagrantes comme ailleurs au pays. Je voyais bien qu’il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas et très jeune cela a attiré mon attention. J’ai donc voulu donner des cadeaux aux enfants orphelins car pour moi ce n’était pas normal qu’ils n’aient pas de jouets surtout à Noël. J’ai commencé à faire cela à partir de l’âge de 11 ans. Je me suis impliquée également plus tard auprès des femmes battues ou en difficulté à partir de mes 15 ans. A l’époque, je vivais à Ottawa. J’étais préoccupée notamment par les problématiques vécues par les femmes et je me demandais ce qu’on pouvait faire pour les aider. On organisait ainsi des spectacles de danse, etc. Tout cela dans le but de mettre de la joie dans leur vie. Un peu plus tard durant mon adolescence, j’ai voulu m’impliquer encore plus car on entendait souvent des critiques décriant l’apathie des jeunes.


A partir de l’âge de 17 ans, je passais mes vacances estivales en Haïti et je me suis investie dans un orphelinat où les enfants ne manquaient pas de biens matériels ni d’encadrement. Par contre, ils avaient largement besoin d’amour et étaient à la recherche de l’image maternelle. J’ai effectué un travail d’éducation et de sensibilisation auprès des gens impliqués (notamment le personnel) dans la vie de ces enfants concernant leurs besoins affectifs, etc. Je planifiais des sorties (à la crémerie...) lorsque c’était leur anniversaire par exemple.

Quelle est votre perception concernant la place de la femme en politique ?

Je crois que de plus en plus on voit la place de la femme sur la scène politique. Le Québec représente un excellent exemple où le Premier ministre Jean Charest a concrétisé la parité entre les genres en nommant autant d’hommes que de femmes au Conseil des ministres. Je crois que la politique se doit d’être un domaine représentatif de la population. Je pense qu’on peut avoir encore plus de femmes dans la sphère politique toutefois on sent une ouverture.

Quelle personnalité politique vous inspire et pourquoi?

Présentement?

Cela peut être quelqu’un de vivant ou mort.

Il y a deux personnes qui m’ont inspirée. Je pense à l’ancien Premier ministre du Canada Jean Chrétien. A l’époque, au fait comme toujours je suivais la politique. Je trouvais certaines personnes très méchantes (par exemple, des caricaturistes, des humoristes) particulièrement lorsqu’elles se moquaient de son handicap facial. Je trouve remarquable ce qu’il a accompli au niveau politique malgré ses obstacles. Au niveau personnel aussi, son parcours m’impressionne. Il vient d’un milieu ouvrier où son père travaillait dans une usine. Il est issu également d’une famille de 17 enfants. Monsieur Chrétien s’est dit j’irai aussi loin que possible dans la vie en fonçant tout simplement. Il a su faire preuve de courage. Il est arrivé au summum de son domaine avec trois mandats d’affilée .


L’autre personne est madame Beauchamp. Ce ne sont pas des blagues. Je ne dis pas cela parce que c’est ma supérieure. Lorsque j’ai vu madame Beauchamp pour la première fois, elle m’a impressionnée par sa sincérité et son intégrité. J’étais attirée par le fait qu’elle connaissait la réalité de ses citoyens. Elle est vraiment à l’écoute des gens, ouverte d’esprit et cela m’a vraiment frappée. Ces qualités sont des incontournables en politique.

Nous savons que vous êtes impliquée depuis quelques années auprès des jeunes. Pouvez-vous nous parler des projets que vous avez créés et des résultats atteints?

Je me suis impliquée ici dans une organisation qui se nomme AJI (Association des jeunes d’immigrants) qui vise à aider les jeunes à s’intégrer à la société. Tel que je l’ai mentionné précédemment, il existe des jeunes diplômés qui n’arrivent pas à trouver de l’emploi dans leur domaine. On a donc mis en contact les jeunes de l’AJI avec des modèles tout en favorisant le développement de leurs talents artistiques ou autres. Nous avons également travaillé avec leurs parents. Avec le temps, je ne pouvais plus continuer à m’impliquer mais j’ai adoré l’expérience. Quelques années après l’implantation de l’AJI, j’ai entendu parler des bienfaits de cette association auprès des jeunes : certains étudient actuellement à l’université, etc. Par conséquent, cela nous permet de mesurer l’impact positif que cette organisation a occasionné.


J’étais également impliquée au niveau d’une table de concertation s’adressant aux jeunes haïtiens. Il s’agissait d’une initiative du CJE (Carrefour jeunesse-emploi Bourassa-Sauvé (dans la circonscription Bourassa-Sauvé)) qui était très intéressante. On a mis sur pied des ateliers sur l’employabilité, on a planifié des rencontres où les jeunes ont eu la chance de voir les membres du groupe hip-hop Muzion . Les jeunes les voyaient comme un modèle, ils ont adoré avoir l’opportunité de discuter avec eux. Ces derniers les motivaient et partageaient leurs expériences. On a invité aussi des gens œuvrant au niveau municipal, provincial et fédéral qui ont expliqué aux jeunes comment s’y prendre pour effectuer une demande d’emploi au niveau de la fonction publique, etc.

Ils leur ont fait part de tout le processus à suivre. On a aussi créé un projet intitulé Zoom pluriel. Il s’agissait d’une vidéo où cinq jeunes issus de divers domaines (dans lesquels ils ont réussi) expliquent leurs parcours. Ils ont partagé leurs obstacles et des moyens pris pour les surmonter menant à la réussite dans leurs sphères d’activités respectives. Les modèles présentés étaient Ali Nestor ex-membre de gangs de rue et Guerline Rigaud. Ali Nestor provenait d’un gang de rue et aujourd’hui il a une école d’arts martiaux. Guerline Rigaud est une jeune qui a eu une grossesse précoce. Elle a fait preuve de résilience en surmontant cette période difficile sans le soutien de ses parents. Elle possède maintenant un centre communautaire, la Maison Sam X.


Dernièrement, vous avez remporté le prix coup de cœur 2008 dans le cadre du gala de l’excellence organisé par la JCCH (Jeune chambre de commerce haïtienne). Comment vivez-vous cela?

Au niveau personnel, cela m’a vraiment touchée parce que cela faisait un an exactement que les funérailles de mon père ont eu lieu (silence). Il est décédé subitement. Lors de la dernière conversation que j’ai eue avec lui, il me disait qu’il aimait les actions que je menais, il m’a fait savoir qu’il était fier de moi. Il appréciait le travail que j’ai effectué auprès de la communauté. Il était certain qu’un jour, je ressentirais la gratitude que les gens éprouvent pour moi. Ainsi, le prix a correspondu réellement à un événement personnel vécu. Cela m’a évidemment touchée. De plus, lorsqu’on est dans le domaine de la politique et qu’on gagne un prix comme celui-là c’est vraiment intéressant et je l’apprécie beaucoup. Je vois cela comme un signal.

C’est une reconnaissance aussi.

Oui, en effet. C’est encourageant. Je suis une personne de terrain, j’aime le contact avec le public. L’attribution du prix coup de cœur 2008 me confirme que je me trouve sur la bonne voie.

Quels conseils avez-vous à donner aux jeunes souhaitant réussir en politique?

Il s’agit d’un domaine un peu contingenté mais il y a de la place. Il faut se préparer pour avoir les compétences requises qui permettront de saisir les excellentes occasions lorsqu’elles se présentent. L’ouverture existe et on doit en profiter. Il ne faut pas hésiter à aller de l’avant si on pense à une carrière politique. Je crois qu’on a évolué en tant que société que ce soit au niveau du genre, de l’âge, etc. On fait sa place de cette façon.

Merci madame Ricourt pour le partage de votre riche expérience!


[1] En 2000, Jean Chrétien est devenu le premier Premier ministre canadien à obtenir trois mandats majoritaires consécutifs depuis W.L. Mackenzie King (chef du libéral, Premier ministre de 1921 à 1930 et de 1935 à 1948 qui fortifia l’autonomie du Canada vis-à-vis de Londres).

[2] Muzion est l’un des groupes hip hop phares du Québec (dont les membres sont d’origine haïtienne). En 2004, Muzion a collaboré avec Wyclef Jean pour le remix français de 24 heures à vivre (Welcome to Haiti 101 /Sak Pasé). Pour plus d’informations sur le groupe, voir : http://www.vikrecordings.com/muzion/.


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