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Barack Obama, applaudi par le vice-président Joe Biden et la speaker du congrès Nancy Pelosi
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Barack Obama s'est adressé mercredi 27 janvier au congrès américain lors du traditionnel discours sur l'état de l'Union, prononcé chaque année par tous les présidents des Etats-Unis qui présentent leur politique au congrès et à leurs concitoyens.
Dans un contexte économique encore difficile, Barack Obama a mis l'accent sur la préoccupation numéro 1 des Américains, à savoir la création d'emplois. Il a également promis de ne pas abandonner la réforme du système de santé malgré la défaite électorale des démocrates dans le Massachusetts (ils ont perdu le siège de sénateur de Ted Kennedy NDLR).
"L'emploi doit être notre priorité numéro 1 en 2010" a notamment déclaré le président américain. Arrivé aux affaires en ayant hérité de la crise financière, des guerres en Afghanistan et en Irak, Barack Obama a déclaré avoir commis des erreurs lors de cette première année passée en tant que président des Etats-Unis, et a ajouté que l'année avait été difficile. Mais il a promis de continuer à travailler pour faire évoluer la façon dont fonctionne Washington, et faire passer des réformes ambitieuses dans le domaine de la finance, de la santé, de l'énergie et du changement climatique. Et cela bien que ces ambitieux projets de réforment inquiètent de nombreux élus démocrates qui ne veulent pas perdre leurs sièges lors des élections de mi-mandat de novembre 2010. "Nous n'abandonnerons pas, je n'abandonnerai pas" a encore dit Barack Obama.
Le président américain a dit vouloir des règles plus sévères à Wall-Street, mais a ajouté que ça ne l'intéressait nullement de "punir les banques", ce qui a quelque peu rassuré les marchés, inquiets des fortes critiques du président américain à l'encontre du système bancaire. Barack Obama a également prôné la discipline budgétaire et a fait savoir qu'il était prêt à utiliser son droit de véto pour cela (le déficit des Etats-Unis avoisine les 1400 milliards de dollars NDLR).
Le président américain n'a que peu abordé la politique étrangère, mais a fait savoir que conformément à ses promesses de campagne, les troupes américaines se retireraient d'Irak d'ici le mois d'août 2010. |