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Ibrahima Kobar, directeur de la gestion obligataire chez Natixis Asset Management
19/05/2009
 

Grioo.com est allé à la rencontre d'Ibrahima Kobar , actuaire et ancien trader, qui dirige la gestion obligataire chez Natixis Asset Management
 
Par Paul Yange
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Ibrahima Kobar  
Ibrahima Kobar
 

Êtes vous originaire du continent africain et y avez-vous vécu ?

Je suis originaire du Sénégal j'ai vécu dans mon pays d'origine seulement cinq ans.

Quel cursus scolaire avez-vous suivi ?

Je suis revenu au Sénégal à l'âge de treize ans pour entrer au collège en quatrième. En terminale j'ai obtenu un baccalauréat scientifique "C" et ensuite je suis parti pour Toulouse où j'ai poursuivi mes études supérieures. J'ai fait des études de mathématiques à la Fac, puis je suis rentré sur titre dans une école d'actuariat à Paris.

Qu'est ce qui vous a poussé à suivre une formation d'actuaire ?

A l'origine je ne connaissais pas l'actuariat avant de venir faire mes études en France. Je pensais plutôt faire des études commerciales, mais c'est par le biais des statistiques que j'ai découvert l'actuariat qui débouchait sur des métiers de l'assurance, mais également sur des métiers de la finance.

Les portefeuilles et les actifs du département représentent 200 milliards d'euros répartis sur une trentaine de gérants
Ibrahima Kobar


Comment êtes vous entré dans le secteur de la finance ?

Pendant mes études j'ai fait un certain nombre de stages, d'abord dans l'industrie. Puis pour faire un diplôme de statistiques j'ai été amené à travailler aux études économiques d'une banque, mais je devais plutôt analyser des données. Je ne me voyais pas passer ma carrière dans les bureaux d'études. En ayant fini parallèlement l'actuariat j'ai eu l'opportunité de rentrer à la Midland Bank qui a été rachetée par HSBC en 1992.

J'y suis rentré en tant que trader sur les marchés dérivés, futures et options. Sur ce qu'on appelait le Matif, c'était à la fin des années 80. Une opportunité m'a fait évoluer vers une fonction de gérant de portefeuilles dans la même banque en 1991. J'y suis resté jusqu'en juillet 94; Ce qui s'appelait à l'époque la CDC (filiale gestion) m'a recruté pour devenir gérant de portefeuilles dans le pôle assurance. Ce qui était un job assez intéressant puisque je pouvais utiliser mes connaissances théoriques en assurance tout en continuant à travailler sur les marchés financiers.

Depuis 1994 je suis dans la même entreprise qui a changé plusieurs fois de nom, je suis passé de gérant de portefeuilles au poste que j'occupe actuellement, à savoir directeur de la gestion Obligataire.

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Le Sénégal  
Le Sénégal
 

Quelles sont vos responsabilités au poste que vous occupez aujourd’hui ?

Je suis en charge de l'ensemble de la gestion de taux d'intérêt (obligations, crédits), avec des équipes constituées d'environ 80 personnes, des équipes de gérant de portefeuilles, d'analystes, d'ingénieurs quantitatifs, de fonction support (informaticiens etc)

En ce qui concerne les gérants, ils ont sous leur responsabilité un nombre important de portefeuilles et d'actifs du département (200 milliards d'euros répartis sur une trentaine de gérants). Ils sont chargés de placer les montants qui nous sont confiés par des investisseurs institutionnels, des corporate (banques, asset managers, différents types d'investisseurs). Nous les plaçons sur les marchés de taux et nous avons mis en place un certain nombre de processus de gestion qui doivent être respectés par les gérants. Ils peuvent aussi via ces processus exprimer tout leur talent et leurs connaissances. Tout cela est très structuré; Un gérant responsable de son portefeuille s'appuie sur un certain nombre d'acteurs pour prendre ses décisions :

sur des stratégistes ou des ingénieurs financiers au sein du département, ou alors des ressources extérieures comme des économistes, des analystes financiers, les autres gestions telles que la gestion actions etc. C'est un processus très précis qui conduit à la prise de décision, c'est à dire des placements sur différents supports. Ces supports peuvent être des obligations émises par différents Etats, le secteur privé (banques, industries, obligations sécurisées etc)

Dans la gestion d'actifs, un certain nombre d'erreurs ont été commises. Cependant, il faut faire la distinction entre la gestion pour compte propre et la gestion pour compte de tiers
Ibrahima Kobar


Nous devons rendre compte aux clients de la performance des portefeuilles, soit en comparant avec des benchmarks (certains indices de référence), soit en jugeant la performance absolue du portefeuille. Tout cela se déroule dans le cadre d'un contrôle des risques assez rigoureux qui vérifie que tout se fait selon des règles prédéterminées.

 
© pahtreaq.files.wordpress.com/  

En tant que patron opérant sur les marchés financiers, comment voyez-vous la situation actuelle où les banquiers sont pointés du doigt et désignés comme responsables de la crise actuelle ? Comment expliquez-vous le décalage entre la perception que l'opinion a de vos métiers alors que vous travaillez selon des processus qui à priori sont assez rigoureux ?

La question est intéressante. Aujourd'hui les banquiers sont pointés du doigt et ils ont une part de responsabilité. Il faut cependant distinguer deux choses dans le métier. Je suis dans la gestion d'actifs pour compte de tiers. A la différence de ce que je faisais au début de ma carrière où j'opérais comme trader pour compte propre, c'est à dire que je gérais l'argent de la banque.

Aujourd'hui, l'argent déposé par le petit épargnant à la caisse d'épargne, à la poste, dans son contrat d'assurances vie, va être géré dans un cadre déterminé. Si on prend l'exemple de Jérôme Kerviel, lui en tant que trader était là pour prendre des risques, qui sont sensés être contrôlés, pour gagner de l'argent pour le compte de la banque. Les circuits de contrôle dans ce cas là n'ont pas fonctionné.

Au départ de la crise en juillet 2007, quand les subprimes ont explosé, ce qu'on peut reprocher aux banquiers c'est d'avoir utilisé toute leur technologie d'ingénierie financière pour faire des montages structurés extrêmement complexes qui permettaient en prêtant de l'argent à des personnes non solvables de titriser les crédits, c'est à dire de les transformer en actifs financiers, de les vendre à d'autres investisseurs auxquels étaient promis des rendements très intéressants sur la base d'une notation positive, d'un label, donné par des agences de rating.

Les banques qui structuraient les produits labelisés par les agences de rating n'avaient pas fait l'hypothèse qu'en cas de de crise, le marché de l'immobilier arrêterait de monter
Ibrahima Kobar








Les banques qui structurent les produits, labelisés par les agences de rating qui disent "c'est sans risques", ou "il y a très peu de risques", tout cela a marché pendant des années, mais ces acteurs n'avaient pas fait l'hypothèse qu'en cas de crise, le marché de l'immobilier arrêterait de monter. C'est de l'absence de sagesse car comme on dit "les arbres ne montent pas au ciel". Voilà un exemple d'abus où les banques qui ont structuré ces produits se sont largement enrichies en les vendant. Elles ont aussi commis des erreurs car elles se sont certes enrichies, mais ont pris dans leurs bilans un certain nombre de positions. Quand la crise a éclaté et qu'il a fallu jouer à la "vérité des prix", les actifs se sont dépréciés.

Dans la gestion d'actifs, il y a eu un certain nombre d'erreurs qui ont été commises, mais pour moi ce n'est pas du tout comparable. On est censé, lorsqu'on gère l'argent qui nous est confié, respecter un processus prédéfini.

Bien évidemment on ne va pas gagner à tous les coups. La seule façon de gagner à tous les coups c'est de ne pas prendre de risque. Le rendement aujourd'hui sur le livret A est à moins de 2% mais là il n'y a aucun risque puisque le taux est garanti. Quand on veut avoir des rendements plus importants, il faut aller sur les marchés actions, les Hedge Fund etc. Là il y a eu des problèmes de fraudes connus avec le cas Madoff. Le sujet peut faire l'objet d'un long débat, mais je tenais à faire la distinction entre la gestion pour compte propre et la gestion pour compte de tiers.

 
 

En tant que spécialiste, pouvez-vous nous expliquer comment la crise des subprimes a pu prendre autant d'ampleur ?

Quand on prend le cas de la grippe A, si on laisse les gens voyager, on voit tout de suite une carte du monde se matérialiser et on comprend comment elle peut s'étendre. C'est l'effet mondialisation. Les banques sont présentes partout dans le monde, et les produits sont découpés et vendus à d'autres banques qui les revendent et les diffusent. Il faut savoir que l'effet subprimes est derrière nous.

Les pertes au début de la crise en 2007 étaient liées aux subprimes, mais aujourd'hui ce que nous vivons dépasse largement ce cadre là. Les subprimes ont été le déclencheur d'une bulle d'exagération qui a fait vendre du vent, qui a fait prendre du levier, (investir avec effet de levier signifie qu'avec 100 je peux investir 1000 ou même plus). Tant que ça marche, ça multiplie les rendements. Mais quand il y a baisse, les pertes sont multipliées. Il a fallu rembourser tout ça d'où les problèmes.


Dans le milieu professionnel anglo-saxon, y a t-il plus de diversité que dans les banques françaises ou pensez-vous que les choses sont plus nuancées ?

Je serais plus nuancé. La meilleure preuve c'est que si je prends mon cas, et celui de ma société, dans mes équipes il y a une forte diversité. Il y a six à huit personnes issues du Maghreb et quatre d'Afrique Noire sur 80 personnes au total.

La plupart ont réussi à intégrer la société via les stages. Lorsque le stage se déroule bien et qu'on identifie du potentiel on recrute la personne. Il m'est arrivé lorsqu'on était en période de croissance de recruter énormément de jeunes stagiaires. En ce qui concerne le changement de statut,la société fait les démarches nécessaires quand un responsable estime qu'un candidat même étranger, qui doit passer du statut d'étudiant à celui de travailleur, a du potentiel.

Je ne pense pas qu'il existe un plafond de verre pour les personnes issues des minorités
Ibrahima Kobar


Maintenant, il n'y a pas non plus de surreprésentation dans les postes de responsabilité, mais cela est lié à la proportion représentée par les minorités. Je connais de grands établissements bancaires, concurrents, que je ne citerai pas, où il est plus difficile qu'ailleurs de travailler dans les métiers de la banque d'investissement ou sur les marchés financiers. Il y sera beaucoup plus facile pour quelqu'un originaire de banlieue ou pour un jeune africain de trouver un poste dans une agence, car il faut des agences dans certains endroits, pour qu'il y ait une "proximité ethnique ou culturelle".

Pour continuer la comparaison entre la France et les pays anglo saxons, je me rends régulièrement à Londres et New York, et il faut reconnaître qu'il y existe une plus grande mixité qu'en France.

 
 

Au vu de la carrière qui est la vôtre, on peut penser que vous n'avez jamais été victime de racisme. Est ce le cas ?

Je ne pense pas avoir été victime de racisme dans ma carrière. Il y a peut-être plusieurs éléments d'explication. J'ai vécu cinq ans au Sénégal, mais j'ai passé mes treize premières années en Mauritanie. Mon père était expatrié. J'ai commencé dans une école française et lorsque je suis revenu au Sénégal à 13 ans, on m'appelait le petit toubab puisque je n'avais pas l'accent sénégalais. Lorsque je suis arrivé à Toulouse je n'ai pas été dépaysé, ayant côtoyé un environnement français dans mon enfance. Aujourd'hui à 45 ans, mon plus vieil ami est un breton expatrié au moyen-orient que je connais depuis l'âge de trois ans.

J'ai toujours été contre la victimisation, la posture de victime. Je pense qu'il faut se positionner par sa volonté, son travail, son intelligence, nous dire que nous ne sommes pas différents des autres. Bien sûr j'ai quelques anecdotes sur le racisme. Lorsque j'étais étudiant, il m'est arrivé de chercher un appartement. Au téléphone on m'a dit "pas de problème". Quand je suis arrivé et que le propriétaire m'a vu, il m'a dit que l'appartement avait déjà été loué par sa femme, ce qui était un gros mensonge.

Cela dit, ce genre de comportements existent ailleurs. Moi qui vient du Sénégal, je connais le racisme soft des sénégalais vis à vis des autres Africains ou des "Toubabs". Je n'accorde pas plus d'importance qu'il ne faut à ce genre de comportements. Je ne ferme pas les yeux sur les actes racistes, mais il faut les dénoncer d'où qu'ils viennent.


Pensez-vous qu'il existe un "plafond de verre" pour les minorités ?

On a vu récemment la nomination de Tidjane Thiam comme PDG de l'assureur britannique Prudential. Je ne le connais pas personnellement, mais c'est quelqu'un de très méritant avec un très beau parcours. Comme on dit en anglais "The Sky's the limit".

En France, il y a une sorte de ségrégation qui se fait sur le diplôme. Si on n'est pas issu de l'ENA ou de certains corps, on n'a pas accès à certains types de postes réservés aux X, aux X-Mines etc Là il y a un plafond de verre en fonction du diplôme, mais je ne crois pas au plafond de verre pour les personnes issues des minorités.

Comment expliquez vous que sans avoir fait de grandes écoles du type Polytechnique et autres, vous ayez pu passer à travers le filtre dans ces métiers ?

Il faudrait demander à mes chefs (rire). Plus sérieusement C'est vrai qu'en France on est très élitiste. Les grandes écoles sont souvent des accélérateurs de carrière, constituent ce qu'on appelle une voie royale, mais ce n'est pas la seule. Parmi ces élites issues de grands corps ou de grandes écoles, certains ont l'intelligence de reconnaître le talent où il se trouve, de le valoriser et de s'appuyer sur ces personnes talentueuses. L'actuariat a facilité mon entrée sur le monde du travail car c'est un diplôme reconnu, et aujourd'hui encore les actuaires sont très recherchés. Je n'ai quasiment pas eu à chercher de travail.

 
 

Ensuite, c'est le travail personnel qui compte. J'ai la passion de mon métier, et des hommes et des femmes, de les gérer, de les faire avancer etc Je crois que c'est que qui m'a permis de me positionner là où je suis aujourd'hui.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes voulant faire carrière dans le monde de la finance ?

Le monde de la finance est vaste, et la crise actuelle doit faire revisiter la perception de la finance. Si on parle des métiers de type traders, ou des métiers en banque d'investissement, je déconseillerai aujourd'hui de se jeter là dessus. La meilleure preuve c'est que l'université Paris Dauphine vient de fermer un de ses Dess les plus réputés qui menait à ces métiers. D'autres formations comme celle de Nicole El Karoui pour les matheux, vont connaître un ralentissement car les banques vont geler les embauches. Je me faisais la réflexion avec des amis qu'auparavant nos mères étaient fières que nous soyons banquiers, alors que maintenant quand on parle de nous, elles se font discrètes compte tenu de tout ce qui dit dans les médias.

A titre personnel, même sur mon activité, je suis en grande réflexion sur ce que sera le devenir de la finance. On aura toujours besoin d'Asset managers, de gérants d'actifs, de faire de la banque commerciale etc mais actuellement le timing n'est pas idéal pour vous répondre car je ne voudrais pas mal orienter mes jeunes frères. Les métiers de la finance seront moins bien payés. Pour les plus jeunes, l'époque où on pouvait gagner beaucoup d'argent très vite est révolue. Dans un an la situation sera peut être plus claire.


Si vous aviez des conseils à donner sur le monde professionnel en général, que diriez vous ?

Il y a une chose qui est importante quand on sort de l'école : il ne faut pas croire que l'on a fini d'apprendre. Le diplôme n'est que le premier pas. Dans l'entreprise, on apprend, mais différemment. Il ne s'agit plus d'apprendre par coeur et de réciter, comme pour un examen. Tous les jours on est au contact avec des gens expérimentés et il faut passer du théorique au concret. Pour cela il faut faire preuve de beaucoup d'humilité, quelque que soit le diplôme que l'on a, d'écoute, de patience, car on ne construit pas sa carrière en un jour.

Il faut s'investir par le travail. Clairement, on n'est pas là juste pour prendre ses RTT. Il faut s'investir pour sortir du lot. Si on a envie de progresser, il y a un investissement personnel qui est assez important. Enfin, l'intégrité personnelle et professionnelle ne doit pas être négociable. C'est elle qui permet de garder le cap.

Merci Monsieur Kobar

C'est moi qui vous remercie.

       
Mots-clés
crise financière   diaspora africaine   diversité   ibrahima kobar   marchés financiers   mauritanie   natixis   natixis asset management   senegal   
 
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