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La chronique de Celestin Monga (10) : Brésil Côte d'Ivoire
23/06/2010
 

Célestin Monga revient sur la défaite des éléphants face au Brésil
 
Par Célestin Monga
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Les brésiliens se réjouissent après un de leurs buts face à la Côte d'Ivoire  
Les brésiliens se réjouissent après un de leurs buts face à la Côte d'Ivoire
 

Le match Brésil-Côte d’Ivoire de ce 20 juin a été une partie d’échecs qui a failli mal tourner. Il a commencé comme une confrontation entre deux peurs : celle de l’inconnue, affichée par les joueurs de la Seleçao, qui ont passé la première demi-heure de jeu à tenter d’évaluer le potentiel d’agressivité et la force de frappe de Didier Drogba et de ses coéquipiers. Et la peur d’affronter une équipe de légende, perceptible dans la manière dont les Eléphants ont abordé le duel. Mes amis ivoiriens les plus superstitieux ont immédiatement sursauté lorsque leur équipe est arrivée sur le stade en arborant des maillots verts inhabituels dans un pays où la couleur orange est à la fois fétiche et viatique.

Les choses ne s’annonçaient donc pas bien. Même la titularisation de Didier Drogba, dont le regard tranchant et décidé semblait transpercer les objectifs des caméras, ne suffisait pas à les mettre en confiance. Et pourtant, pendant la première demi-heure de jeu, le choix stratégique de ces Brésiliens tant redoutés trahissait un respect qui ressemblait même à de la peur : oui, les Brésiliens avaient peu des Ivoiriens et ne voulaient surtout pas se faire cueillir à froid. Ils évoluaient en 4-4-2, laissant la responsabilité de l’attaque à Robihno et à Luis Fabiano.

Kaka, le meneur de jeu venu du Real de Madrid et supposé être un grand génie dans la lignée de Zico, Falcao ou Socrates, ne retrouvait pas ses marques. Peut-être lui avait-on servi de l’attiéké-poisson au déjeuner ? Il passait plus de temps à se rouler par terre qu’à imaginer des combinaisons mystiques ou à se lancer dans le type d’accélérations fulgurantes qui ont fait sa réputation.

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L'équipe ivoirienne qui a débuté face au Brésil  
L'équipe ivoirienne qui a débuté face au Brésil
 

Michel Bastos, qui évolue souvent comme milieu de terrain offensif avec son club l’Olympique de Lyon, avait été transformé en défenseur latéral gauche. L’entraîneur Dunga, connu pour sa frilosité offensive, son mépris de l’esthétique, son horreur du beau jeu et son goût immodéré des tacles arides, avait d’ailleurs titularisé trois milieux de terrain défensifs, trois de ses propres clones : Elano, Gilberto Silva, et Felipe Melo. En défense, le très rugueux libéro Lucio, qui a limé ses crampons en Allemagne et en Italie, se livrait constamment à ses exercices favoris : intimider les attaquants adverses des coudes, tirer leur maillot, pratiquer des obstructions, se rouler sur la pelouse lorsqu’il était battu de vitesse, et simuler la douleur comme un comédien débutant.

Autant dire que les Ivoiriens auraient pu profiter de l’attentisme et des hésitations des brésiliens pour prendre leur destin en mains, et sauver peut-être ce qui restait de dignité aux équipes africaines. Hélas !, ne s’étant pas aperçu que les Brésiliens n’étaient que des tigres de papier, ils n’ont pas cru à leur potentiel. Organisés dans un système de 4-3-3, les Eléphants avaient eux-mêmes peur de leur ombre, jouant véritablement dans un 5-4-1.

Dominant le milieu de terrain, ils avaient malheureusement peur de s’attaquer à ce qu’ils croyaient être la forteresse brésilienne. Salomon Kalou et Aruna Dindane, titularisés pour aider Drogba à marquer des buts ralentissaient le rythme dès qu’ils se rapprochaient de la surface de réparation. L’absence d’un vrai meneur de jeu (Tioté n’en était pas un) freinait considérablement leurs ardeurs.

Luis Fabiano  
Luis Fabiano
 

Au bout d’un moment, les Brésiliens ont compris : ces éléphants-là étaient des balourds, ne croyant pas à leur potentiel. Alors, ce qui devait arriver arriva : Luis Fabiano, qui n’avait pas marqué de but en compétition officielle pour son pays depuis plus d’un an, s’est souvenu qu’il portait en lui l’héritage de Ronaldo, Romario, Rivaldo, et de quelques autres. Il s’est donc mis en colère et est entré comme une tornade au sein de la défense ivoirienne, exploitant à merveille un une-deux électrique. Deux crochets de l’extérieur du pied plus tard, il avait ridiculisé Zokora et Kolo Touré (ce dernier se jetant naïvement à ses pieds sous prétexte d’un tacle, comme pour lui demander l’absolution) et fracassé la lucarne du gardien ivoirien. Un à zéro, et la correction ne faisait que commencer.

Cette correction fut surtout psychologique. Ayant compris que les Ivoiriens avaient plus peur qu’eux, les Brésiliens ont commencé à frimer sur la pelouse, se promenant en deuxième mi-temps comme s’ils étaient dans un match d’exhibition, expérimentant de nouvelles manières de jongler ou de brosser le ballon. L’arbitre français de la rencontre, Monsieur Lannoy, semblait se délecter cyniquement du spectacle, oubliant même qu’il avait un sifflet.

Ainsi, lorsque, sur le deuxième but, le même Luis Fabiano prend deux fois le ballon de la main et fait quand même preuve d’une monstrueuse technique pour écraser ses adversaires, l’arbitre en question se transforme en groupie : après avoir validé ce but scandaleux, il court vers Fabiano comme pour le féliciter des ses prouesses de tricheur surdoué, et lui dit en souriant :

 
 

«Tu as pris ce ballon de la main, n’est-ce pas ?» Et le Brésilien de répondre d’un clin d’œil : «Bien sûr que non… » Lannoy s’est tellement pris au jeu qu’il a lui-même réalisé la nécessité de se repentir : il n’a rien trouvé d’autre à faire pour se racheter qu’à sanctionner d’un carton rouge fantaisiste le pauvre Kaka.

L’aventure ivoirienne en Coupe du monde s’est brutalement terminée à cet instant-là. Les Eléphants ont perdu leur sang-froid et commis non seulement des maladresses techniques, mais également des fautes qui auraient pu envoyer une bonne partie de leurs joueurs au vestiaire. Heureusement, Drogba s’est souvenu de l’importance de l’enjeu, et de la nécessité d’écrire son nom, même en note de bas de page, dans le grand livre d’histoire du football. Son sympathique but de la tête était une bien maigre consolation, pour une équipe qui avait joué en-deçà de son potentiel physique et tactique. L’unité nationale ivoirienne et l’organisation d’élections libres et transparentes, attendues par ses compatriotes, ne se fera pas d’un coup de baguette magique à l’issue d’un match de football.

Le Premier ministre Guillaume Soro, qui avait cru pouvoir capitaliser politiquement sur une éventuelle victoire de la Côte d’Ivoire contre en se rendant en avion présidentiel en Afrique du Sud, a dû retourner tout penaud à Abidjan. Son mentor le Président Laurent Gbagbo, jamais pris en défaut lorsqu’il s’agit de dribbler ses partenaires et adversaires politiques, l’y attendait de pied ferme :


son porte-parole à immédiatement l’ouverture d’une enquête pour corruption (10 milliards de francs CFA de commissions indûment touchées) dans laquelle le ministre de l’Intérieur et le chef du gouvernement sont mis en cause. Le chef de l’Etat ivoirien, dont l’humour n’a d’égal que le sens du contre-pied, anticipait peut-être sur la gestion des tensions sociales et politiques qui agitent le pays depuis plusieurs années. Le rythme de la vie politique et le calendrier électoral en Côte d’Ivoire dépendent-ils des amortis de la poitrine, des talonnades et des frappes de l’intérieur et de l’extérieur du pied de ce diable de Luis Fabiano ?

       
Mots-clés
diaspora africaine   
 
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