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Même décédé, Omar Bongo continue de hanter la classe politique française
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daylife |
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mise à jour 30/12, 20h32 : La Gabon a qualifié de "grotesques" les révélations contenues dans le télégramme de Wikileaks tandis que le parti socialiste et l'ump nient avoir touché de l'argent du défunt président gabonais
Article Originel
Il y a un peu plus d’un an, en septembre 2009, l’affaire des détournements à la BEAC (30 millions d’euros sur 4 ans) était révélée par l’hebdomadaire Jeune Afrique.
Selon des télégrammes diplomatiques américains obtenus via "Wikileaks" et publiés par le quotidien espagnol El Pais, ces 30 millions d’euros auraient en fait été détournés par Omar Bongo (décédé en juin 2009) et auraient servi, entre autres, au financement de partis politiques français et à l’enrichissement personnel de dirigeants gabonais.
Une partie des financements aux partis politiques français serait allée soutenir Nicolas Sarkozy lui-même. L’argent était réparti entre la gauche et la droite (notamment Jacques Chirac). C’est un Haut fonctionnaire de la BEAC qui aurait révélé ces informations à Janet Garvey, l’ex-ambassadrice des Etats-Unis au Cameroun, selon le journal espagnol.
"L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d'euros, ndlr) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon", a dit le Haut fonctionnaire. Le clan au pouvoir au Gabon, "dont le défunt président Omar Bongo et son fils Ali, ministre de la Défense et candidat à la présidence (devenu depuis président du Gabon ndlr), a bénéficié du détournement de fonds", dit encore le télégramme américain. L'ambassadrice américaine précisait tout de même ne pas être en mesure de confirmer la véracité des affirmations selon lesquelles des hommes politiques français avaient bénéficié de ces détournements.
Le quotidien français "Le Monde" fait partie avec El Pais, The Guardian, Der Spiegel et le New York Times des cinq journaux ayant eu un accès privilégié aux 250 000 télégrammes de Wikileaks. Il aurait donc du être, à priori, le premier à évoquer le contenu du télégramme évoquant les détournemnts à la BEAC étant donné qu'ils auraient profité à des partis politiques hexagonaux.
Soupçonné de censure, "Le Monde" s’est défendu via un article publié sur Lemonde.fr en disant que le journal avait décidé de ne pas retenir ce télégramme, "en raison non pas de son manque de crédibilité mais de son absence de source authentifiée. Janet Garvey, l’ambassadrice américaine, elle-même, prenait ces informations avec des pincettes, en précisant dans son télégramme destiné à Washington : "Cette ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fond". |