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Lucien Ayité Dzinyéfa : le crooner qui n'a pu être une star
12/02/2009
 

Retour sur la carrière d'un musicien togolais qui aurait mérité d'être mieux connu...
 
Par Ekoué Satchivi
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"Da Titi", "Srondédé", "Ganya glo" et autre "Agbana" et "A bas la science" sont des mélodies qui font partie intégrante de sa captivante discographie. Des chansons bien souvent programmées sur les chaînes radio togolaises , voire ailleurs au Bénin et Ghana voisins et tant appréciées des auditeurs. Elles accompagnent notamment les ménagères pendant l’exécution des travaux domestiques et les maîtresses couturières au moment des coupes. Cependant Lucien Ayité Dzinyéfa , l’auteur ne les a jamais signées comme le regrette amèrement un mélomane connaisseur , Roger Yao Dogan, ancien journaliste présentateur à la Télévision togolaise. Qui est alors le crooner qui n’a pu être une star ?

Des artistes chanteurs, on en voit aujourd’hui, à tous les coins de rues ! Bon nombre excellent dans la musique commerciale, avec des voix arrangées en studio. Alors qu’elles sont nombreuses, les exigences pour prétendre revendiquer le qualificatif : Disposer d’un solide background musical, prendre des cours de solfège, savoir composer et jouer un instrument musical. Pour un véritable artiste chanteur , Lucien Ayité Dzinyéfa en est un exemple vivant.

Pas grand-chose à faire cas sur une enfance qui s’est déroulée à Tsévié, non loin de Lomé. Dès sa tendre jeunesse , Lucien Ayité Dzinyéfa a démontré un goût prononcé pour la musique. Les rudiments , il en a glanés auprès d’un aîné qui dirigeait non pas un véritable orchestre , mais plutôt un ensemble vocal constitué à partir d’accessoires de fortune. A l’époque , son père n’appréciait pas l’intérêt qu’il vouait pour la musique. Astucieux , le jeune Lucien n’hésitait pas à franchir nuitamment le mur de la concession familiale pour assister en ville aux soirées récréatives. Et revenir bien avant le lever du jour.

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Lucien Ayité Dzinyéfa  
Lucien Ayité Dzinyéfa
 

Une fois le certificat d’études primaires obtenu en 1950 et un court passage au Collège Saint Joseph à Lomé , le jeune Lucien Ayité se retrouve à la Roman Catholic Middle School de Keta dans l’ex-Gold Coast ( Ghana ). Parallèlement à ses activités scolaires, il devient le responsable de la fanfare de son établissement jusqu’à son départ en 1956. Qui mieux que l’étudiant togolais pour pasticher à l’époque Emmanuel Tettey Mensah, célèbre compositeur- trompettiste ghanéen et « roi » incontesté du High Life ( La Belle vie) , jazz métissé né dans les années quarante ?

De nos jours et malgré le poids des ans , Lucien Ayité Dzinyéfa fredonne aussi bien l’intemporel morceau All for you, spécialement dédié au musicien afro-américain Louis Amstrong de passage à Accra vers la fin des années cinquante. Bénéficiaire d’une bourse d’études, il fréquente la Government Secondary Technical School de Takoradi , sanctionnées quatre ans plus tard par le diplôme du West African School Certificate. De retour

Journaliste le jour et artiste musicien à la nuit tombée

Pour tromper l’ennui, Lucien Ayité Dzinyéfa intègre alors une formation musicale très populaire à l ‘époque : Bob Essien and his All Stars Dance Band , laquelle peu de temps après donne naissance à deux groupes satellites : l’Afro Cubano et Los Muchachos. Polyglotte aussi bien à l’aise en français, en Ewé et en anglais, mais également bon trompettiste et tam-tameur , il y tenait le micro aux côtés de Félix Aurélien Boccovi au saxophone ténor et de Léon Amégah à la guitare. Dans la foulée de ses activités musicales, Lucien Ayité Dzinyéfa réussit en 1963 à un concours de recrutement à Radio Lomé. Journaliste bilingue en journée, il consacre la soirée à la musique en interprétant les airs de la Rumba congolaise , les chansons d’artistes afro-américains notamment Nat King Cole, Ray Charles…

De retour à Lomé après un stage de perfectionnement à la BBC à Londres , et à suite de la disparition des orchestres précités, Lucien Ayité Dzinyéfa intègre l’orchestre Mélo-Togo avec lequel il met sur le marché en 1972 : Agbana ( Achat à crédit ), son premier bébé discographique. Il y dénonce le comportement de ceux qui aiment vivre au-dessus de leurs moyens. Suivi par la suite de Fa ako nam ( Consoles- moi ) , Fleur vermeille, A bas la science…

A l’ouverture de l’hôtel Tropicana, Lucien Ayité Dznyéfa a quitté les rangs de Mélo-Togo pour former les As du Bénin avec les regrettés Ferdinand Occlo et Baudoin Amegee sans oublier Roger Dama Damawuzan. Ensemble ils mettront sur le marché un album intitulé Tropicana Souvenirs incluant entres autres trois de ses chansons : Da Titi qui met à nu , une belle dulcinée qui malgré sa forme de gazelle et sa démarche altière , éprouve toutes les peines du monde à faire manger son époux , Megadi ku nam o ( Ne cherche pas ma mort ) et Hôtel Tropicana.

Lequel album est suivi d’un autre à deux titres : Srodede ( Mariage ) chanté en duo avec sa compatriote Célia Johnson et Ga nya glo ( Problèmes pécuniaires ), sorti sous le label de Komlanvi Akumbia alias Agbadze vovo. Il s’agit d’un morceau qui rappelle à l’ordre , ces jeunes fonctionnaires, spécialistes en l’art de détournement des fonds publics.

Un artiste discret aux œuvres reconnues

Doté d’un excellent registre vocal , les morceaux du crooner Lucien Ayité Dzinyéfa sont fredonnés autant par les ménagères aux heures des travaux domestiques et par les maîtresses couturières au moment des coupes ! Bon nombre de ses compositions passent régulièrement sur les chaînes radio du Togo et du Ghana, sans que ceux qui en savourent les délices, n’aient aucune idée sur l’artiste. De l’avis d’un mélomane connaisseur , Roger Yao Dogan, ancien journaliste à la Télévision togolaise , l’artiste Lucien Ayité Dzinyéfa a crée des œuvres reconnues qu’il n’a jamais signées. Le crooner n’a malheureusement pu devenir une star !

Que chante-t-il ? Les sources d’inspiration de Lucien Ayité Dzinyéfa lui viennent du vécu quotidien : Je chante dit-il « l’amour, la vague à l’âme, tout en donnant la priorité à l’humour ». Pour ceux qui lui reprochent de passer pour un artiste chanteur trop mélancolique , il leur répond qu’il se fait plutôt adepte de la dérision bien démontrée à travers la chanson « A bas la science ». Il s’agit d’un titre évocateur , conçu dans un style plein d’humour .Juste pour dénoncer les méfaits du progrès et inciter à une symbiose entre la modernité et le traditionnel.

Vers la fin des années soixante-dix et après une série de formations professionnelles à l’Ecole supérieure de journalisme de Yaoundé ( ESIJY ) au Cameroun et un passage à l’Audecam à Paris , Lucien Ayité Dzinyéfa va se désengager progressivement de l’univers musical populaire. Il est allé jusqu’à donner l’autorisation à l’artiste Tassivi Tobias de produire quelques unes de ses compositions. Admis à la retraite administrative en 1990, il confia le reste de son répertoire à ses nièces , les sœurs Julie et Antoinette Sika Akoussah.


Et pourtant , le crooner possède tous les mérites pour exploser sur le plan artistique, d’avoir sa place au soleil. Mais derrière le personnage, se cache un grand discret. Depuis lors , Lucien Ayité Dzinyéfa ne régale plus les touristes de l’hôtel Tropicana à Avépozo , malheureusement emporté par les « dents de la mer ». L’orchestre les As du Bénin a aussi disparu. Depuis lors, le crooner aux talents multiples s’est trouvé une nouvelle vocation. Aujourd’hui évangéliste à l’Eglise adventiste , il chante le Gospel et se prépare à sortir un CD. Un constat ! Lucien Ayité Dzinyéfa est l’un des plus grands noms de la chanson togolaise. Il mérite le respect de tous.

       
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afrique   lucien ayite dzinyefa   togo   
 
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