Retrouvez Grioo.com sur votre mobile: http://m.grioo.com
Grioo.com   Grioo Pour Elle       Village   TV   Musique Forums   Agenda   Blogs  
   Samedi 16 Décembre 2017 RECHERCHER : Sur Grioo.com  Sur Google 
 Accueil  Rubriques  Archives  Forum     Qui sommes-nous ?     

  News
News pays
Afrique
Caraïbes
Monde
Société
Sports
Santé
Insolite
Bloc Notes
  Economie
Management
  Culture
Histoire
Médias & Société
Musique
  Hommes illustres
Success stories
Interviews
Parcours
Initiatives
  Célébrités
Quizzs
Galeries Photos
Bons Plans
Musique
  Opinions
Conseils B2B
Forum


Pour recevoir notre lettre d'information, veuillez saisir votre email








AccueilRubriquesSantéArticle
Mauvaise gouvernance et contrefaçon des médicaments
22/01/2009
 

Le comité exécutif de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a entamé sa 124ème session lundi 19 janvier et qui va se terminer le 27 du même mois. Parmi les principaux points inscrits à l’ordre du jour figure l'explosion des échanges mondiaux de médicaments contrefaits. Un trafic qui nuit à l’objectif de la facilitation de l’accès des populations, particulièrement ceux des pays en voie de développement, à des médicaments en quantité et en qualité suffisantes. Dans une analyse éclairante, Julian Harris et Philip Stevens, tous deux analystes à l’International Policy Network à Londres, nous expliquent les causes réelles de ce fléau.
 
Par Julian Harris et Philip Stevens
Imprimer
Envoyer à un ami
Réagir
 Publicité 
 
 
 

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) se réunit tout au long de la semaine du 19-27 janvier à Genève afin de décider de nouvelles mesures contre l'explosion des échanges mondiaux de médicaments contrefaits - jusqu'à un tiers de tous les médicaments en Afrique et un quart dans l’ensemble des pays en voie de développement (PED). Alors que l'OMS se bat pour un traité international et pour une définition du terme "contrefaçon", elle ne traite pas les causes réelles de la contrefaçon, notamment les dysfonctionnements et les échecs des gouvernements qui empêchent les fabricants de produits authentiques de protéger leurs marques.

L'OCDE estime que 75% des contrefaçons mondiales de médicaments proviennent de l'Inde, dont la moitié environ transite par Dubaï pour masquer leur origine. Les gouvernements des PED promettent souvent la "répression", adoptent de nouvelles lois, proposent des sanctions plus strictes et ainsi de suite – pourtant les contrefaçons restent encore très répandues.

En revanche, les pays développés présentent des niveaux de contrefaçons inférieurs à 1%. Certains suggèrent que cela est dû à l’existence de régulateurs forts tels que la US Food and Drug Administration (FDA) même si des millions de livraisons de médicaments passent par les douanes des États-Unis chaque année à destination de 9000 grossistes. La FDA ne contrôle et ne peut pas contrôler tout cela, alors pourquoi davantage de contrefaçons ne s’infiltreraient pas sur un tel marché lucratif?

 Publicité 
 
 
 

Une partie de la réponse réside dans les fondements qui sous-tendent les économies des pays riches tels que la forte protection des marques, qui permet aux consommateurs d'être rassurés sur l'origine des produits. Certains prétendent que les marques sont importantes uniquement pour les médicaments chers et brevetés. Mais c’est l'inverse qui est vrai. La plupart des médicaments consommés aussi bien dans les pays riches que pauvres sont des "génériques", c’est-à-dire des médicaments dont les brevets ont expiré, ce qui devrait créer un marché dynamique de génériques de marque, où la concurrence porte non seulement sur le prix, mais aussi sur la qualité. Mais un manque de protection des marques dans les PED signifie que les patients ne peuvent être que rarement certains que les génériques qu'ils achètent sont des médicaments authentiques: les médicaments non-brevetés sont parmi les médicaments les plus fréquemment contrefaits.

Le droit de la responsabilité civile dans les pays riches quant à lui, veille à ce que les consommateurs lésés puissent obtenir réparation auprès des tribunaux, décourageant ainsi la contrefaçon et ceux qui la colportent. Cela ne peut se produire qu’avec des systèmes juridiques efficaces, indépendants et non corrompus. Malheureusement, les tribunaux et la police de la plupart des PED sont loin de cet idéal, et ils permettent aux criminels de s’en sortir en payant des pots-de-vin, rendant ainsi les nouvelles lois futiles.
Très souvent, des lois supplémentaires créent des strates supplémentaires de bureaucratie lesquelles génèrent de nouvelles opportunités pour la corruption. Les médicaments, en passant par la douane, par exemple, sont confrontés à une multitude de règlementations et de tarifs douaniers, ce qui conduit inévitablement à des paiements « informels » afin d’accélérer le processus.

 
© emsc.nysed.gov  

Si le marché est de petite taille, comme dans de nombreux pays africains, de nombreux fournisseurs de médicaments authentiques trouveront les obstacles trop coûteux et n’hésiteront pas à abandonner leur offre pour ces pays. Les faussaires, non respectueux des réglementations, acquerront encore un plus grand avantage. La liberté des médias est également cruciale pour l'amélioration des normes et la défense des citoyens contre les contrefaçons.

En Chine, la contamination par la mélamine a tué quatre nourrissons (et en a rendu malades des milliers), mais l’Etat a censuré l'information. Les trois plaintes déposées contre le producteur ont été rejetées par les tribunaux. Il en va de même pour les médicaments. En outre, beaucoup d’Etats imposent des taxes élevées et des tarifs douaniers ainsi que des réglementations complexes sur les produits médicaux importés, majorant ainsi en moyenne le prix final de 68,6% dans les PED, selon une étude de l'OMS en 2003. Les taxes ou les tarifs douaniers à eux seuls représentent souvent environ 20% du prix du médicament : de 14% de taxe sur les ventes en Afrique du Sud à 30% au Brésil et plus de 50% sur les importations en Inde (et au moins 19% pour les médicaments locaux). Cela rend les médicaments authentiques plus chers, ce qui crée encore plus d’opportunités pour les faussaires pour les évincer.


Bien que le renforcement de l'état de droit soit essentiel pour la lutte contre la contrefaçon de médicaments, ainsi que pour le développement économique en général, de telles réformes sont longues et difficiles. À court terme, la technologie peut aider les fabricants de produits authentiques à protéger leurs marques. Au Ghana, un nouveau service appelé MPedigree permet aux consommateurs d'envoyer les numéros de série (intégrés sous l’étiquette sur les paquets de médicaments qu’ils ont achetés) via leur portable : ils reçoivent alors un message leur indiquant si le produit est authentique ou pas. Beaucoup de programmes similaires sont en cours de développement.

L'OMS et sa force internationale de lutte contre la contrefaçon des produits médicaux (IMPACT) font du bon travail en publiant les risques et en poussant les Etats à réagir, mais le secteur privé doit être à l'avant-garde des solutions : après tout, il a une bien meilleure intelligence de la production, du stockage et de la distribution des médicaments. Les Etats peuvent aider en s’ingérant moins, en taxant moins et en se concentrant sur ce qui pourrait vraiment aider, notamment le renforcement de l’état de droit.


Julian Harris et Philip Stevens sont analystes à l’International Policy Network à Londres.

Publié en collaboration avec www.UnMondeLibre.org


       
Mots-clés
médicaments   oms   santé   
 
 Donnez votre opinion ou lisez les 3 réaction(s) déjà écrites
 Version imprimable de l'article
 Envoyer l'article par mail à une connaissance


Partager sur: Partager sur Facebook Facebook   Partager sur Google Google   Partager sur Yahoo Yahoo   Partager sur Digg Digg   Partager sur Delicious Delicious  
 
 
Les dernières photos publiées sur Grioo Village
 
Les derniers articles Grioo Pour Elle

 Grioo Pour Elle, le site des femmes noires et métissées
 
Les derniers billets sur nos blogs
  
  meetic
  Je cherche une bel homme noir
  saison 2014 - 2015 cours de danse africaine a Rouen
  ____La rébellion congolaise du M 23 autrefois connue sous le nom de Congrès national pour la défense du peuple (CNDP),souhaite se reconvertir en formation politique
  ____Plus de 91 chefs d'Etat et de gouvernement seront présents en Afrique du Sud. Parmi les absents de marque, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou (Le fait qu'Israël ait soutenu longuement le régime pro-apartheid )(1918-2013)
  Jean-Pierre Thystère-Tchicaya naît le 7 janvier 1936 à Pointe-Noire, de parents vili.
  ___Inauguration des voiries urbaines de la ville de Nkayi--Betou mé yamb’ ngue na Congo ! (munukutuba)
  ____La ville de Nkayi sera entièrement électrifiée Jeudi 3 Mai 2012 - 12:41 VILLAGE NATALE in PSYCHISME NEEGRIIER
  ___Qui est à plaindre la victime ou l'assasin?? mardi-gras descendres Au pays des larmes___ici est mort le seigneur loué soit le seigneur. Croire que Dieu est le Maître et le Seigneur de toute chose - Loué soit Dieu, Maître de l'univers! ... La haine!
 
 
 
 
Top
 
 
 
 
 Gala 2016 : le club efficience annonce la création d'un fonds de la diaspora
 Les cosmétiques Soleza désormais disponibles au Cameroun
 Can 2017 : le tirage au sort a eu lieu
 Terroriste où es-tu ? : Partout et nulle part !
 Nigeria : Stephen Keshi s'en est allé
 Mohammed Ali, ''the greatest'' s'en est allé
 Décès de Papa Wemba : les hommages se multiplient
 Orange rachète l'opérateur libérien Cellcom
 Congo : Denis Sassou Nguesso réélu au premier tour
 Niger: le président Mahamadou Issoufou réélu avec 92,49% % des voix
 
Afrique      Afrique Du Sud      Barack Obama      Benin      Bons Plans      Burkina-faso      Cameroun      Caraïbes      Célébrités      Congo      Cote D'ivoire      Diaspora Africaine      Diversité      France      Gabon      Ghana      Haïti      Livre      Mali      Nelson Mandela      Nigeria      Racisme      Rdc      Senegal      Togo     
 
 



   
 
Le site des femmes noires et métissées | Grioo Village | English version