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Le PDG de Skyrock, Pierre Bellanger
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Le verdict se fonde plus ou moins sur des accusations de polygamie. Pierre Bellanger, était en effet soupçonné d’avoir "manipulé et corrompu" une jeune fille de 17 ans avec laquelle il avait entretenue une relation. Dans ses réquisitions, le procureur, François Sottet, avait estimé que le patron de la chaîne de rap avait "dévoyé" la jeune fille qui, " en huit mois, a appris ce que d’autres mettent trente ans à découvrir". Dénonçant aussi "une recherche de la minorité, et encore plus de la virginité", en clair, selon l’accusation, M. Bellanger joué pour un groupe de femmes le rôle de gourou.
La décision de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Paris est donc tombée hier lundi, sur cette affaire. Pierre Bellanger a été condamné à 4 ans de prison dont trois avec sursis. Une condamnation qui frappe plus fort que celle qu’avait requis le procureur, il y a plus d’un mois, soit une peine de prison d’un an avec sursis. Un verdict jugé "ahurissant" par les avocats du patron de radio qui ont fait savoir qu’ils feront appel de ce jugement.
Les faits eux qui remontent à la fin 1999. L’homme de radio est accusé d’avoir "favorisé la corruption d’une mineure en l’initiant à diverses formes de sexualité, notamment de groupe, homosexuelle ou sado-masochiste, y compris avec la participation de sa sœur aînée." Emmanuelle, la jeune fille, alors âgée de 19 ans, pratique une sorte de "polygamie choisie" avec Pierre Bellanger et deux autres femmes dans un appartement de Paris. Elle présente à son amant sa sœur de 17 ans, Laetitia, et lui "offre sa virginité". " Fascinée" et "subjuguée" par le quadragénaire, Laetitia finit par céder. Lors de l’audience du 7 octobre, la jeune femme avait affirmé "s’être laissé faire ", parce que "paralysée".
Apportant des détails sur cette affaire la jeune femme avait expliqué au juge d’instruction, le mode de vie très particulier de cette communauté baptisée [ b Halcyon]. Selon cette dernière des rituels telles que des veillées spirituelles, des jeûnes, et une obligation de se confier dans un journal intime très codifié scénarisant « l’Ame, l’Ego, la Bête » et contrôlé régulièrement par le « maître », faisait partis du quotidien, au risque de sanctions sévères. C’est seulement trois années plus tard, qu’elle portera plainte après avoir pris conscience d’avoir été « manipulée et humiliée » selon elle. Pierre Bellanger n’a cessé de réfuter toutes ces accusations, clamant que Laetitia était consentante.
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