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Mugabe affirme qu'il ne fuira pas son pays en cas de défaite, le cas Bemba aggravé
12/06/2008 |
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Même s'il est battu lors du second tour des présidentielles au Zimbabwe
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PANAPRESS |
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Mugabe écarte toute idée de fuite |

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a déclaré mercredi qu'il n'a pas l'intention de fuir le pays si jamais il perdait le second tour de l'élection présidentielle qui l'opposera le 27 juin au candidat du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Morgan Tsvangirai.
Il entend ainsi couper court aux rumeurs persistantes sur de prétendues démarches qu'il effectuerait pour trouver refuge à l'étranger, craignant d'être poursuivi pour violation des droits humains au cas où l'opposition arriverait au pouvoir.
"Pourquoi devrais-je fuir le pays ? Pourquoi souhaiterais-je mourir dans un autre pays ?», s'est-il interrogé au cours d'une rencontre avec des militants de son parti, la ZANU-PF.
Malgré sa défaite lors du premier tour, le président Mugabe, 84 ans, s'est déclaré confiant dans la victoire finale.
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Belgique: La CPI aggrave le cas de Jean-Pierre Bemba |

La Cour pénale internationale (CPI) a fait parvenir à la justice belge une lettre accompagnée d'un acte d'accusation, aggravant le cas de Jean-Pierre Bemba, le leader du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), arrêté le 24 mai à Bruxelles, a-t-on appris jeudi de source officielle.
Selon un porte-parole du tribunal de Bruxelles, le nouvel acte d'accusation est plus lourd que celui qui avait été émis le 23 mai par la CPI et qui avait conduit à l'arrestation de l'ancien vice-président congolais. Le nouvel acte d'accusation visant Jean-Pierre Bemba fait état de trois crimes contre l'humanité dont des cas de viols, tortures et meurtres.
En outre, le leader de l'opposition congolaise est accusé de cinq crimes de guerre dont des cas de viols, tortures, atteintes à dignité de la personne, notamment des traitements humiliants et dégradants, pillage d'une ville et meurtres.
Le pourvoi en cassation introduit la semaine dernière par les avocats de Bemba sera probablement rejeté par la cour de Cassation de Belgique, a indiqué le porte-parole, qui a estimé entre 10 et 20 ans de prison la peine que risque d'encourir l'ancien chef rebelle congolais au terme de son procès devant la CPI à La Haye (Pays-Bas). Il reste à connaître le pays où Jean-Pierre Bemba ira purger sa peine.
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L'ONU n'acceptera certainement pas qu'il soit renvoyé en RD Congo pour y purger sa peine à cause des troubles que pourrait provoquer sa présence dans ce pays où il compte de nombreux partisans et notamment à Kinshasa où il jouit d'une grande popularité, a encore ajouté le porte-parole.
La Belgique refusera également de l'interner sur son territoire en raison des relations très sensibles entre Kinshasa et Bruxelles.
Il est probable que le détenu devra purger sa peine aux Pays-Bas, qui abritent le siège de la CPI.
A cet égard, on rappelle le cas de Charles Taylor, l'ancien président de Liberia, arrêté pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité et détenu aux Pays-Bas à la CPI pour son procès.
La Grande-Bretagne a offert à l'ONU que Charles Taylor purge sa peine dans une prison britannique. Mis en état d'arrestation à la demande du Tribunal spécial de l'ONU sur la Sierra Leone siégeant à Freetown, le détenu Charles Taylor n'aura pas à purger sa peine au Liberia où sa présence pourrait provoquer des graves troubles. |
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