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Zimbabwe : le dialogue entre Robert Mugabe et l'opposition au point mort.
19/08/2008 |
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La proposition d’un gouvernement d’union nationale reste lettre morte, au moment même où le taux d’inflation au Zimbabwe, atteint le chiffre record de 11.270.000%, selon l'institut national de la statistique. (CSO)
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Par
Rachel Kesseng |
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Robert Mugabe et son principal opposant Morgan Tsvangirai: le bras de fer pour l'exécutif.
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Le sommet de Johannesburg du 17 août dernier a accouché d’une souris. En ce qui concerne notamment, l’accord sur un gouvernement d'union nationale au zimbabwe. Les chefs d'Etat et de gouvernement d'Afrique australe réunis, ont conclu la rencontre sans parvenir à arracher au parti ZANU-PF du président Robert Mugabe et à l'opposition zimbabwéenne un compromis sur la l’épineuse question du contrôle de l’exécutif.
Les discussions ont échouées et ce, malgré la forte pression exercée sur les protagonistes, par Thabo Mbeki (dont le rôle de médiateur est contesté dans la gestion de cette crise), pour qu'un accord soit trouvé. Joao Miranda, le chef de la diplomatie angolaise, a d’ailleurs expliqué au sujet du nœud de la discorde : "Les parties sont toujours très éloignées sur un point, celui des pouvoirs exécutifs qui doivent revenir au président et au premier ministre".
Robert Mugabe n'entend pas céder le contrôle de l'exécutif, tandis que Morgan Tsvangirai, chef de l’opposition, refuse tout accord qui ne refléterait pas selon lui, la "volonté du peuple", autrement dit qui ne lui accorderait pas la gestion du gouvernement.
Joao Miranda, a toutefois assuré que: "L'écart entre les parties se réduit", et pour preuve, le chef de l’opposition avait déjà accepté quelques jours plutôt, de concéder la présidence et le commandement des armées à Mugabe, en échange d'un poste de premier ministre.
Selon nos confrères du "Monde", les protagonistes se sont engagés à poursuivre leurs tractations, engagées il y a une semaine afin de sortir de la paralysie née de la défaite historique de Robert Mugabe aux élections générales du 29 mars, puis de sa réélection contestée.
"Nous sommes entièrement et fermement engagés dans le processus de dialogue, a ainsi déclaré le secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC). Nous ne pouvons pas nous permettre un échec." Nul ne sait cependant quand s'achèveront les négociations.
Pour le moment, aucune date butoir n'est fixée. Le président sud-africain et médiateur de l'Afrique australe dans la crise zimbabwéenne, Thabo Mbeki a expliqué que : "Seule l'urgence d'un accord a été soulignée". "Pendant que les négociations se poursuivent, il sera peut-être nécessaire de convoquer le Parlement, afin de donner corps à la volonté du peuple exprimée lors des élections législatives du 29 mars", a suggéré M. Mbeki.
Une telle convocation entraînerait la formation immédiate d'un gouvernement qui, dans le cas où un accord n'aurait pas encore été conclu, réserverait les postes de premier ministre, vice-premier ministre et certains portefeuilles au MDC de M. Tsvangirai.
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Dialogue de sourd sous fond d’inflation flambante… |
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Crise au Zimbabwe: inflation à 400.000% et billets de 500 millions
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Le Zimbabwe ploie sous le poids d’une inflation sans cesse croissante. Déjà de très loin la plus élevée au monde, elle a atteint 11.270.000% sur un an en juin, contre 2.200.000% le mois précédent, selon une annonce de l'institut national de la statistique (CSO),cité ce mardi 19 août par le quotidien le "monde".
Une véritable dynamite de la croissance, qui pourrait, en effet sonner l’effondrement économique du pays, confronté à des pénuries de carburants, de produits alimentaires, alors que les négociations piétinent entre le président et le chef de l’opposition partis sur un accord de partage du pouvoir, paralysant les institutions.
Le CSO précise dans un communiqué adressé aux banques, que l'inflation a été de 839,3% sur un mois en juin - soit une multiplication des prix par plus de neuf - contre 433,4% en mai. Des chiffres qui pour certains économistes, ne reflètent pas le taux réel d’inflation dans ce pays. Certains pensent que le principal problème du Zimbabwe est l'arrêt de la production industrielle et un recours excessif à la planche à billets.
Des adversaires du président Robert Mugabe l'accusent d'ailleurs d'avoir imprimé un grand nombre de billets de banque afin de financer sa campagne électorale, alimentant ainsi l'inflation.
certains économistes avancent donc, comme solution au problème de l’inflation : "des flux massifs de devises vers le pays, une politique cohérente et des réformes structurelles dans le secteur de l'énergie"
Selon certaines statistiques, rapportées par nos confrères du "Monde", au Zimbabwe, 80% de la population serait au chômage et de nombreux habitants ont désormais recours au troc pour survivre, mais la pénurie concerne déjà le maïs, le sucre et d'autres denrées de base.
La Banque centrale a effacé le 30 juillet dix zéros au dollar zimbabwéen, sans pour autant freiner la dépréciation de la monnaie. Avant cette décision, un dollar américain s'échangeait contre 140 milliards de dollars zimbabwéens, soit 14 dollars zimbabwéens au nouveau cours. Aujourd'hui, il faut 100 dollars zimbabwéens pour un billet vert, soit 1.000 milliards à l'ancien cours.
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