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Zimbabwe : le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai a été brièvement interpellé
05/06/2008 |
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Le leader du Mouvement pour le Changement démocratique (MDC) a été interpellé par la police mercredi 4 juin 2008, et emmené dans un commissariat de Loupané, dans le sud-ouest du pays. Il a finalement été relâché vers 20 heures, le même jour.
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Par
Audrey Brière |
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Morgan Tsvangirai, accueilli lors de sa campagne pour la présidence, à Bulawayo le 2 juin 2008.
©
reuters |
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Mardi 3 juin, le leader du parti d'opposition zimbabwéen Morgan Tsvangirai avait accusé le président Robert Mugabe de vouloir transformer le pays en « zone de guerre pour voler les élections du 27 juin ». Cela lui a finalement coûté une interpellation par le police le lendemain, suivie de quelques heures d'interrogatoire dans un commissariat de Loupané, dans le sud-ouest du pays.
Vers la mi-journée, des agents de police ont procédé à son arrestation à un barrage routier. Ils l'ont accusé d'avoir pris la parole lors d'un meeting organisé de façon illégale dans une localité voisine. La vice-présidente du MDC ainsi que le directeur général du parti ont également été interpellés. L'avocat de Morgan Tsvangirai a déclaré que son client n'avait fait que discuter avec des sympathisants dans la rue, aucun meeting n'ayant été organisé.
Il a été relâché vers 20 heures, sans qu'aucun chef d'inculpation ne soit retenu contre lui. Au cours d'une première allocution à sa sortie du commissariat, le candidat de l'opposition a déclaré que cette arrestation était un coup monté et prouvait le harcèlement dont il était victime de la part du pouvoir en place.
Arrivé en tête au premier tour de l'élection avec 47,9% des suffrages, Tsvangirai affrontera Robert Mugabe au second tour de la présidentielle le 27 juin. Mais en attendant, le climat politique ne cesse de se dégrader. Les violences politiques se sont multipliées, les Nations Unies imputant la majeure partie des attaques aux partisans du pouvoir, qui semblent avoir organisé une campagne de représailles et d'intimidation. Dernièrement, le MDC a encore fait état de violences dans l'un de ses bureaux dans le sud du Zimbabwe. Des hommes armés auraient attaqué les locaux du parti, laissant trois morts et deux blessés. Au total, une soixantaine de partisans de l'opposition auraient été tués depuis fin mars.
Le chef de l'opposition a déjà passé six semaines à l'étranger, officiellement pour convaincre les gouvernements voisins de faire pression sur Mugabe pour qu'il se retire de la compétition. En son absence, les autorités avaient laissé entendre qu'elles pourraient inculper Tsvangirai pour « trahison » parce qu'il avait revendiqué la victoire avant l'annonce officielle des résultats par la commission électorale du Zimbabwe. |
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