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| Barack Obama peut-il encore perdre ? Entretien avec François Durpaire
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Si Obama avait perdu onze élections de suite, plus personne n’accorderait du crédit à sa candidature. C’est précisément ce qui vient d’arriver à Hillary Clinton, et la presse semble ne pas se résoudre à ce que sa défaite soit inéluctable. La question ne serait-elle pas alors : Barack Obama peut-il encore perdre ? L’historien François Durpaire, biographe du candidat démocrate, apporte des éléments de réponse pour grioo. |
| Par Paul Yange |
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Vous êtes l’auteur de L’Amérique de Barack Obama, aux éditions Démopolis. Qu’est ce qui vous a poussé à vous intéresser à Barack Obama avant qu’il ne devienne le chouchou des médias français ?
L’intérêt de Barack Obama au delà de ses chances dans la campagne c’est qu’il interroge l’évolution des identités aux Etats-Unis. Il est métis africain, et pas afro-américain, même si au sens strict du terme il est bien africain et américain. Il est le représentant de cette migration africaine aux Etats-Unis qui très massive depuis une trentaine d’années. Il faut rappeler que sur sept Noirs américains aujourd’hui, un est soit caribéen, soit africain.
Il est représentatif de cela et surtout a un message qui tranche avec le discours des leaders afro-américains de la génération précédente, comme Al Sharpton ou Jesse Jackson car il se veut fédérateur de l’ensemble de l’Amérique, qu’elle soit noire, blanche, hispanique etc. La référence, c’est son grand discours de la convention démocrate de 2004 où il dit il n’y a pas "une Amérique noire, une Amérique blanche, il n’y a que les Etats-Unis d’Amérique".
Au départ, Barack Obama a peiné à convaincre à l’intérieur de la communauté noire. Beaucoup de leaders afro-américains se sont dits qu’on ne pouvait pas lui faire confiance pour défendre la communauté. Au sujet de l’Affirmative action, il a dit par exemple que ses enfants ne mériteraient pas forcément de bénéficier de ces dispositifs. Sur beaucoup de sujets, il a une position qui tranche avec les positions officielles des leaders de la communauté.
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L'ascension fulgurante d'Obama ne relève pas du miracle |
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| François Durpaire |
Est-ce les leaders afro-américains ne se retrouvent pas dans une situation un peu inconfortable ? Ceux qui ont apporté leur soutien à Hillary Clinton ne sont-ils pas un peu en difficulté ?
Les Afro-américains eux-mêmes ont fait leur choix sans écouter leurs leaders. Ils ont voté Obama en Georgie (90%), dans le district de Columbia (90%), en Caroline du Sud (80%). C’est un vote très massif. Des gens comme Jesse Jackson qui était candidat en 1988 et qui avait fortement critiqué Obama en demandant s’il était vraiment représentatif des afro-américains sont revenus sur leurs positions et soutiennent désormais Obama.
Dans un Etat comme la Georgie, le maire d’Atlanta qui est afro-américain, a soutenu Clinton. Le leader des droits civiques et initiateur de la marche de Selma John Lewis a soutenu Hillary Clinton, mais 80% des Afro-américains en Georgie ont voté Obama parce qu’il a une stratégie très fine. Le tournant a été la Caroline du Sud. Il avait gagné un Etat Blanc - l’Iowa - avec la voix des Blancs et la question était de savoir comment il allait réussir à avoir le vote noir sans s’aliéner la voix des Blancs. Il a réussi à aditionner la voix des Noirs et des Blancs en adaptant son discours à chaque communauté.
Comment a-t-il procédé ? Il y a tout d’abord le rôle de Michelle Obama qui est afro-américaine. C’est une femme extrêmement brillante qui a fait de nombreux discours dans le Sud. On parle beaucoup du rôle de Bill Clinton dans la campagne. Tandis qu’à cette période, Bill Clinton a eu un rôle négatif dans la campagne de Hillary Clinton, en tentant de "racialiser" le candidat Obama, Michelle Obama a eu un rôle qu’il convient de ne pas minorer. |
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Barack Obama, John Lewis, Hillary et Bill Clinton à Selma en mars 2007
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Obama a aussi eu l’intelligence de ne pas trop en faire. A la question de savoir si il était "assez noir" il a tourné cela à la dérision en disant "compared to who" (comparé à qui), à Flavor Flav ?, (un rappeur afro-américain). Cela a fait rire, et c’est une réponse qui a été appréciée dans la communauté afro-américaine.
Un autre moment important a été le 7 mars 2007. Alors qu’il venait de se déclarer candidat aux élections présidentielles, il a participé à l’anniversaire de la marche de Selma, qui a abouti à la loi du "Voting Rights Act" qui a aboli les lois des Etats du Sud qui limitaient le droit de vote pour les Afro-américains. Hillary Clinton est venue et a fait un discours classique. Barack Obama a enchaîné et on l’attendait un peu au tournant, pour savoir comment il allait s’adresser aux afro-américains.
Il a commencé en disant "Ne me dites pas que je ne suis pas chez moi à Selma, Alabama", et a donc répondu en quelque sorte frontalement aux accusations du type "c’est un métis, il est né et a grandi à Hawaii, a fait ses études à Harvard, qu’est ce qu’il connaît des afro-américains...Son père est kenyan. Il ne porte pas l’histoire de l’esclavage etc."
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Il convient de ne pas minorer le rôle de Michelle Obama |
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| François Durpaire |
A ce moment là, il n'a pas dit :"Je fais partie de l’histoire des droits civiques", mais a inversé la proposition : c’est l’histoire des droits civiques qui faisait partie de son histoire, dans le sens où sans John Lewis, sans Malcolm X, sans Martin Luther King, il ne serait pas là , aux portes de la Maison-blanche. Cette manière très subtile de rendre hommage aux leaders de la communauté a été très appréciée. Il aurait pu utiliser les arguments d’autorité en rappelant qu’il avait été avocat contre les discriminations, que sa femme était une "vraie" afro-américaine etc. Mais à ceux qui lui reprochaient de ne pas être porteur de l’histoire de l’esclavage, il a préféré expliquer ce qu’avait été la colonisation en montrant en quoi elle était aussi une histoire de domination, dont sa famille paternelle avait souffert. |
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Hillary Clinton et Barack Obama à Capitol Hill en septembre 2006
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B Lacombe |
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Il y a à peine trois ou quatre ans, Barack Obama n’était pas connu du grand public, même aux Etats-Unis. Qu’est ce qui explique qu’en un laps de temps aussi court il ait pu se présenter aux présidentielles avec des chances de succès ?
Il y a une anecdote qui résume ce que vous venez de dire...Il y a quatre ans, il fait une visite à la Maison-Blanche avec une délégation de l’Etat de l’Illinois, et le président George Bush tombe sur le badge qu’Obama devait porter quelques heures plus tard sur son costume. Il a alors un mouvement de recul. La femme qui organisait la visite dut lui préciser que ce n’était pas "Oussama", mais bien "Obama". George Bush ne connaissait pas du tout le nom d’Obama et a pensé qu’Oussama venait visiter la Maison-blanche (rires)...
Le facteur chance a joué, même si la chance se provoque. Par exemple, s’il a eu la chance que John Kerry l’invite à faire ce fameux discours à la convention démocrate de 2004, c’est bien parce qu’il avait réussi à se faire remarquer par lui du fait de son charisme. Et en 17 minutes de discours, celui qui n’était qu’un sénateur local a réussi à se faire connaître de l’Amérique.
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Si Obama a été invité à faire ce fameux discours de la convention démocrate 2004, c'est parcequ'il avait réussi à se faire remarquer par son charisme |
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| François Durpaire |
Obama connaît très bien la société américaine, comme si le fait de n’avoir pas vécu aux Etats-Unis jusqu’à l’âge de 10 ans lui avait donné une acuité supplémentaire dans la connaissance des leviers qu’il fallait actionner pour réussir dans ce pays. Quand il entre en politique en 1995, il publie son autobiographie. Il a déjà tout compris de ce qu’on appelle aujourd'hui le "story telling". Celui qui raconte la meilleure histoire saura mieux convaincre l’électeur. Et l’histoire qu’il raconte est de celle que les Américains plébiscitent. Celle de la rédemption d’un adolescent tourmenté entre son identité noire et blanche, sombrant dans le doute et la drogue, et parvenant par les efforts et par l’introspection à s’en sortir.
Il a réussi à faire de tous ces handicaps, ce qui aurait pu servir à un futur adversaire dans une campagne électorale, des arguments de vente pour des Américains eux-mêmes travaillés par cette quête de l’unité. Il utilise des slogans qui marqueront des Américains lassés par la bipolarité politique : "Il n’y a pas d’Etats rouges (conservateurs) ou d’Etats Bleus (progressistes), il n’y a qu’une seule nation, qu’un seul peuple". L’unité est bien le contenu qu’il donne à son idée de changement. |

Et puis il y a aussi des raisons politiques rationnelles, qui font que l’ascension fulgurante d’Obama ne tient pas du miracle : une bonne histoire (on vient de le voir), un gros talent oratoire, une idée-force (l’unité), mais également une capacité à lever des fonds, via le net (ce qui pourrait faire la différence avec Clinton). Enfin, Obama a su se constituer un réseau. En 2004, quand il est élu au sénat, il est élu si facilement et rapidement qu’il a eu le temps d’aller sur le terrain pour prêter main forte aux candidats démocrates.
Il s'est ainsi créé un réseau d’obligés qui lui doivent leur victoire et qui le soutiennent aujourd’hui. Obama n’est donc pas sorti de nulle part. En outre, les accusations sur son charisme, qui s’apparenterait à un culte de la personnalité, n’ont jamais été faites à Bill Clinton, qui était également très éloquent. Entre deux programmes démocrates assez proches, la différence n’est elle pas entre celui ou celle qui saura le plus inspirer les Américains, et donc aura le plus de chance de convaincre face au candidat républicain.
Au début de la campagne, il transcendait les couleurs, puis à un moment il a été de nouveau présenté comme le candidat des Noirs. C’était une stratégie délibérée de ses adversaires ?
Habituellement les leaders afro-américains démocrates comme Jesse Jackson et Al Sharpton sont des gens qui défendent les droits civiques et ont de la peine à parler à l’extérieur de leur communauté. Dans le camp adverse, chez les républicains, des gens comme Condie Rice ou Colin Powell sont des gens qui parlent aux Américains, mais ne parlent plus à leur communauté. Et lui a cette capacité de parler à la fois à sa communauté et à l’ensemble de l’Amérique.
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Il est juste de dire qu'Obama débarrasse certains Blancs de leur culpabilité |
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| François Durpaire |
Le camp Clinton a voulu casser cette dynamique et a tenté juste avant les primaires en Caroline du Sud de le "racialiser", de le communautariser. Ils l’ont fait passer pour "le candidat noir". Ils ont joué sur le rapport avec Martin Luther King en disant que sans Lyndon Johnson Martin Luther King n’aurait abouti à rien, puis Bill Clinton a comparé Barack Obama à Jesse Jackson en disant qu’en gagnant en Caroline du Sud, il faisait aussi bien que Jesse Jackson en 1988, ce qui était quand même très dur car ça le ramenait à une identité noire, en disant qu’il était uniquement le candidat noir à qui on lâchait les Etats du Sud, mais qui ne gagnerait ni dans le Midwest, ni dans le Nord. La suite a donné tort aux Clinton.
Obama a su sortir de ce piège en continuant à s’adresser à l’ensemble des Américains. La Georgie, la Louisiane, la Caroline du Sud ont été importants, le Mississipi le sera. Alors est-il le symbole d’une Amérique en voie de post-racialisation ?
On peut voir des éléments qui vont dans ce sens. Il est pour une Amérique où, selon son expression, "un Blanc peut être élu par des Noirs, et un Noir par des Blancs". Dans son discours en Caroline du Sud, on a entendu le public scander "Race does not matter" (la race ne compte plus). Cependant, d’autres éléments indiquent que si le vote a cessé d’être raciste, il n’en demeure pas moins "racial". |
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Barack Obama et Jesse Jackson
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time.com |
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S’il avait été noir plutôt que métis est ce que ça aurait fait une différence ?
Justement, toute la question est là : est-il vu comme un métis ou comme Noir ? Si les Noirs votent pour lui dans le Sud c’est bien parce qu’ils entrevoient la possibilité d’avoir pour la première fois de l’histoire un Noir président. Et si les Blancs votent pour lui, c’est parce qu’ils le voient comme un candidat "noir" qui tranche avec les discours traditionnels des leaders afro-américains des générations précédentes. Il est juste de dire qu’Obama débarrasse certains Blancs de leur culpabilité. Il ne faut pas oublier qu’on est dans un pays protestant où on vit avec cette histoire très pesante de la ségrégation raciale, de l’esclavage, et c’est important aux Etats-Unis. L’élection de Obama serait pour de nombreux Blancs une manière de tourner la page.
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Si Obama gagne un des trois Etats promis à Hillary Clinton, il pourra l'emporter avant l'été |
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| François Durpaire |
Un éditorialiste répondait à la phrase "Obama is the Great Black Hope" (Obama porte l’espoir des Noirs) en disant "He is a Great White Hope" (il porte l’espoir des Blancs.) Barack Obama président, c’est une façon pour les Blancs américains de dire aux Noirs américains : "Vous voyez on l’a fait, en dépit de ce que vous imaginiez". Car quand on demande depuis des années aux américains si l’Amérique est prête pour un président noir, 70 % des Blancs disent oui, mais seulement 47% des Noirs y croient. Les Noirs ne pensaient pas que c’était possible. Et en quelque sorte, il a fallu attendre la victoire dans l’Iowa, pour que les Noirs se mettent à y croire.
Comment voyez-vous la suite de la campagne. Le rapport de force semble s’être inversé en faveur de Barack Obama. Peut-il vraiment remporter les primaires ?
"Semble s’être inversé" n’est pas le terme. Le rapport de force s’est véritablement inversé au soir des trois victoires dans le Potomac (Virginie, District de Columbia et Maryland). La presse américaine l’a reconnu : Nous avons le "Front Runner", celui qui fait la course en tête. |

Si Obama avait perdu onze élections de suite, plus personne n’accorderait du crédit à sa candidature. C’est précisément ce qui vient d’arriver à Hillary Clinton, et la presse semble ne pas se résoudre à ce que sa défaite soit inéluctable.
Barack Obama a rempli la part de son contrat. Le "super Tuesday" a été un match nul, le mois de février a été en sa faveur. Il est en tête en nombre de délégués. Par ailleurs les super délégués ne vont pas continuer à soutenir Hillary Clinton si le vote populaire est en faveur de Barack Obama. L’avance en délégués pourrait donc être supérieure à ce qu’elle apparaît aujourd’hui.
Est-ce que Hillary Clinton va être capable de remplir la part de son contrat, c'est-à-dire gagner l’Ohio, le Texas, la Pennsylvanie. Si elle arrive à l’emporter avec un écart suffisant, la lutte risque de durer jusqu’à cet été, et cela risque d’être très dangereux pour le parti démocrate. Si les super délégués jouent un rôle, ce sera une menace pour le système démocratique : pourquoi avoir dépensé des millions de dollars et fait se déplacer les Américains pour que cela se décide sur tapis vert entre les cadres du parti.
Ce serait une défaite pour la démocratie, et cela pourrait sonner le glas des espoirs démocrates face à McCain qui est un candidat très sérieux. Cela menacerait le parti démocrate dans ses fondements, voire le pays car les Super délégués pourraient-ils prendre cette responsabilité d’écarter un candidat qui a fait campagne sur l’unité entre Noirs et Blancs ? |

L’autre possibilité c’est que Obama crée la surprise dans l’un des trois Etats promis à Hillary Clinton. S’il gagne soit l’Ohio, le Texas ou plus tard la Pennsylvanie, il peut plier l’affaire avant l’été. Il y a aussi un enjeu financier, car Hillary Clinton ne pourra pas continuer longtemps à demander de l’argent en étant derrière Obama. Si elle perdait un de ces Etats et se maintenait dans la course, ce serait très mal perçu dans le parti démocrate. Obama arrive à générer un million de dollars par jour, car il a son réseau de petits contributeurs. Ces derniers pourraient atteindre le score historique de un million avant la prochaine confrontation, le 4 mars. Les attaques d’Hillary Clinton, portant sur des détails (la question des tracts), soulignent l’absence de stratégie électorale. Il lui faut d’urgence trouver un moyen d’inverser la tendance.
Chercheur associé au Centre de Recherche d'histoire Nord-Américaine (Paris 1), président de l'Institut des Diasporas Noires Francophones (www.diasporasnoires.com), François durpaire est l'auteur de L'Amérique de Barack Obama, avec Olivier Richomme, aux éditions démopolis.
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Barack Obama peut-il encore perdre ? Entretien avec François Durpaire |
Nombre de messages:
19
Pages:
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vivement le 4 mars |
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azerty (
26/02/2008 11:38 ) |
les attaques des clinton se font de plus en plus violentes. le 4 mars sera vraiment décisif car elle peut reprendre l'avantage car malgé 11 défaites consécutives obama n'a que 100 délégués de plus qu'elle. je l'a voit mal abandonné si elle gagne meme de peu |
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a dé (
26/02/2008 14:22 ) |
obama va gagner enfin je l'espère, en tout cas si un noir devient président us, ça sera un signe fort y compris en France |
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Il faudra encore attendre |
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Mehdi (
26/02/2008 15:11 ) |
Je ne vois pas en quoi le fait d'une victoire d'Obama aux USA aurait une incidence en France. Les Blacks sont aux USA depuis 400 ans et sont des afro américains. Il existe une vraie classe moyenne noire là-bas et une elite intellectuelle, ce qui n'est pas le cas en France. De plus, la communauté noire en France est nouvellement arrivée, je ne parle pas des antillais et donc n'est pas considérée française pas les autochtones. Il faudra attendre des décennies avant de voir en France un président noir. |
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un séisme planétaire |
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azerty (
26/02/2008 16:35 ) |
l'élection d'obama serait forcément en tremblement de terre mondial dont la france ne serait pas épargnée. il suffit d'aller sur les sites des hebdos ou des journaux pour se rendre compte de l'intéret des français pour cette présidentielle us. pour le français moyen(avec la vision des guignols) les usa est un pays raciste,peuplés d'incultes et de fanatiques religieux ou les Noirs qui ont réussi sont soit rappers soit sportifs....c'est pourquoi beaucoup ne comprennent toujours pas comment un Noir peut en arrivé là!
là serait le changement dans le regard que porte les gens sur le Noir et les usa. comment ensuite diaboliser les us qui auraient élu un Noir?! surtout aprés bush? |
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27/02/2008 03:12 ) |
c'est un métisse qui se transforme en noir ...
Sa mère est blanche de blanche et vous l'aimez quand même ?! seriez-vous moins facho ici ? |
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destiny (
27/02/2008 08:06 ) |
moi je n'ai jamais compris pourquoi on appelle les metis Noirs, est ce parce qu'ils ont plus les caractéristiques des Noirs ?ou par ce qu'ils réagissent comme des Noirs ? ou alors est ce juste pour les discriminer ?
POUR MOI UN METIS EST BEL ET BIEN UN MELANGE DE DEUX RACES POINT BAR.
Dans le cas d'Obama il se considère comme un Noir ça dépendra maintenant de chaque metis , d'autres se consideront plutôt comme blanc. |
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vieux débat stérile |
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x (
27/02/2008 10:49 ) |
obama est métisse c un fait mais il est Noir et le revendique(contrairement à beaucoup) il fréquente une église Noire et sa femme est Noire..bref il n'a pas de problème d'identité de certains métisses.. |
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l'humanité est une |
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Mélanie (
27/02/2008 11:31 ) |
il faut arrêter ces histoires de noirs, blancs.... C'est de la stupidité !!! Il faut résolument que les noirs comprennent que le phénomène d'infériorisation des noirs n'était qu'une arme permettant aux blancs d'exploiter au maximum le peuple noir!!! A nous maintenant de faire nos preuves, de cultiver en nous les valeurs supérieurs que sont le travail, l'effort, la discipline, la justice et j'en passe. Il suffit de voir ce qui se passe dans le monde aujourd'hui, pour que les blancs quant à eux comprennent (surtout les français) que s'ils persistent sur le chemin qu'ils sont entrain de prendre (dénigremment absolu de toutes les valeurs de base qui ont construit leur société, )ils descendront en enfer !!! ce n'est pas sorcier.... BRAVO BARACK OBAMA, de nous montrer qu'être noir, être là.... , là n'est plus le problème aujourd'hui, il est ailleurs, dans la compétence, l'effort, dans l'être quoi... Et bonne chance. Toutes les personnes qui veulent une humanité qui avance te soutienne. |
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OBAMA est noir |
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jess (
27/02/2008 19:18 ) |
tout à fait d'accord avec x,obama se considere noir e jet ne vois pas pourquoi cela derrange certaines personnes ou métis en france qui se considerent plus proche du blanc que du noir,n'entrons pas dans cette division due à un taux de mélanine plus ou moins importan;t
obama est noir un point c'est tout!! |
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métis noir c'est la même |
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stephanielumor@yahoo.fr (
28/02/2008 12:08 ) |
Pourquoi vous vous prenez la tête moi je suis métissé ivoirienne gahnéen et blanc mais je me considére afriquaine car à 36ans et depuis que je suis née dans ce pays ont me voit noir et je n'ai jamais voulu passer pour une blanche.OBAMA et africain et je suis fiére de voir que mon frére brigue la maison blanche.Sachez que pour un blanc ont n'est noir claire cesser cet division. |
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Race aux Etats Unis!! Y'a pas de metisse |
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(
29/02/2008 18:42 ) |
En tant qu'Americains, je vois qu'il y a une idee que les FRANCAIS n'arrivent pas comprendre. Aux Etats Unis il n y a pas de concepte de METISSE! ca n'existe pas, un METISSE est toujours et a toujours ete considerer noire, cette loi faite par Thomas Jefferson. Donc si ca enerve les METISSES Europeans ne vener pas aux States, car chez nous, vous etes TOUS des 'negres'...et une autre chose qui m'enerve surtout ce auteur, c'est vous (europeens noires) qui etes plutot obseder par cette idee de denscendants d'esclaves. Les Afro-Americains ne votront jamais pour Condoleeza malgres qu'elle est descendante d'esclaves. Ils demandent simplement quelqu'un qui supportent leurs interets..c'est tout. C'etait la la base des doutes sur Obama rien d'autre. |
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mst (
29/02/2008 22:57 ) |
citation ;obama va gagner enfin je l'espère, en tout cas si un noir devient président us, ça sera un signe fort y compris en France "
L'éventuel/probable victoire de BO n'influencera en rien le rgrd que porte le frncais dit de souche sur le noir de France.
D'autant plus qu'il ne sera plus vu (par ces Francais)comme un noir mais comme METIS. Les noirs crieront fierement "ouaisss!!! un noir a la tete de la puissance mondial" et le blanc devant sa tv ou par les medias, dira oui mais c'est un "metis" moitie blanc et moitie noir mais pas 100/100 noir. Bref un des leurs aussi. C'est cela le drame, le sort du metis. Tjrs condamne a jouer le role du fair valoir des noirs et des blancs qui se l'arachent comme un bout de gras quand il est bénéfique et le renient quand il fait un faux pas.
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francophones tjs compléxés |
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x (
29/02/2008 23:37 ) |
ce qui est sure c'est qu'on aurait une first lady Noire et bien Noire et franchement ça fait plaisir de voir un Noir percé sans avoir une caucasienne/blanche à son bras!! en France....vous memes connaissez la réponse
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pas de métis au USA |
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Dimitri( Chicago) (
01/03/2008 19:34 ) |
Comme quelqu'un l'a mentionné plus tôt métis ça n'existe pas aux USA c'est pas comme en France. Ici c'est le ''one drop'' politic. Une goutte noir et on en parle plus.Ça me fait rire de toujours voir les journaux francais parler de métis ici il est black point barre. |
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à mst |
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jess (
01/03/2008 23:03 ) |
tu as raison sur certains points,tant que ce metis a du mérite ;mais ce n'est pas le cas quand ils ont une image négative ,on appelle cela du racisme et la france n'est pas un exemple en à faire de lutte contre ce fleau |
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Rose (
03/03/2008 21:12 ) |
Laissez de coté les questions secondaires: noir foncé ou noir clair.
Je pense qu'au dernier moment ils vont bien trouver le moyen de faire passer Clinton devant Obama |
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POUR LA MEMOIRE |
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MEMORY (
04/03/2008 23:33 ) |
http://www.codenoir.info |
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Rose (
05/03/2008 08:16 ) |
Denières nouvelles Obama- Clinton, semblent être pratiquement à égalité.
Il faut saluer le courage d' Obama, et ces qualitées de leader. |
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Rose (
05/03/2008 08:29 ) |
C' est les superdélégués là, qui risque de faire perdre Obama.
Pourquoi, Clinton n'a t'elle pas voulue se retirer de la course? je comprends pas.
Apparemment, elle à dit qu'elle restait jusqu'au bout quoiqu'il advienne. |
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