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Comment l'élite noire de Chicago a aidé Barack Obama dans son ascension
  Chicago est une des places fortes de l'Amérique noire. Le fait que Barack Obama se soit appuyé sur une partie de l'élite afro-américaine de la ville pour réussir n'est pas lié au hasard...
Par Paul Yange
 
 
Barack Obama et Marty Nesbitt
 

Si Al Capone et Michael Jordan ont longtemps été chacun dans leur style et chacun à leur époque un symbole de Chicago, Barack Obama vient de son côté de donner un nouveau lustre à cette ville puisque le nouveau président élu des Etats-Unis y a effectué l’essentiel de sa carrière politique avant d’être élu au sénat des Etats-Unis en 2004.

Chicago, ville la plus importante de l'Etat de l’Illinois, est la troisième ville des Etats-Unis et son quartier d’affaires accueille les sièges sociaux de nombreuses grandes entreprises américaines comme Boeing ou McDonald’s. Le PNB de la métropole a été estimé à 390 milliards de dollars en 2005, ce qui ferait de Chicago la 18ème puissance économique du monde si la ville était un pays. Chicago abrite également la plus grande bourse du monde spécialisée dans les matières premières. La population afro-américaine y estimée à 36,7%, soit 1,1 million d'habitants (Chicago intra muros).

La situation globale des africains-américains dans la ville n'est pas au mieux. Ainsi, selon une statistique citée par Business Week, 3% seulement des afro-américains de sexe masculin qui y entament l'école primaire publique obtiennent un diplôme universitaire. Chicago reste néanmoins l’une des places fortes de l'élite afro-américaine aux Etats-Unis, notamment dans la vie des affaires. Le siège de Harpo Inc, la société d’Oprah Winfrey, s’y trouve, de même que celui de la Johnson Publishing Company, dirigée par Linda Johnson Rice, fille de John Johnson fondateur du célèbre magazine Ebony, le magazine le plus influent consacré à la communauté noire aux Etats-Unis (2 millions d'exemplaires chaque mois).

Sur les premiers 500 000 dollars que j’ai collectés pendant la primaire, près de la moitié provenait d’hommes d’affaires et de membres noirs des professions libérales
Barack Obama, L'Audace d'espérer, au sujet de sa candidature au sénat des Etats-Unis


Ariel Capital Fund, un des plus importants fonds de pension créé et dirigé par un afro-américain, John W Rogers, a son siège à Chicago. Rogers a connu Barack Obama via Craig Robinson, le frère de Michelle, avec qui il a joué au basket à l'université de Princeton. Rogers a également grandi à proximité de Valerie Jarrett (amie du couple Obama qui recruta Michelle à la mairie de Chicago) à Hyde Park et ils ont fréquenté la même école primaire, (où étaient d'ailleurs scolarisées les filles de Barack Obama avant qu'il ne remporte la présidentielle NDLR).

 
John W Rogers et Mellody Hobson
 

Seaway Bank and Trust Company (ex Seaway national Bank), la plus importe banque afro-américaine du midwest est basée à Chicago et figure régulièrement dans le peloton de tête des banques afro-américaines du magazine Black Enterprise. D’autres afro-américains y possèdent des sociétés de conseil ou financières comme Loop Capital, une banque d’investissement cofondée par James Reynolds Jr (ancien de Smith Barney et Merril Lynch).

Dans la publicité, Thomas Burrell dirige Burell Communications qui a parmi ses clients de grands comptes comme Pepsi, Verizon, Toyota et McDonald, et qui a révolutionné la façon dont les africains-américains étaient dépeints dans le monde de la publicité. En 99, Burell a cédé 49% du capital au groupe français Publicis choisi comme partenaire stratégique. Donald Thompson, président de McDonald USA est également originaire de Chicago. Quentin E Primo III, fondateur de Capri Capital en 1992 est l'un des plus grands spécialistes du financement d'opérations immobilières dans les zones urbaines aux Etats-Unis. Dans le conseil, on peut ajouter Anthony K Anderson, Associé de Ernst & Young pour le midwest des Etats-Unis ou Charles Tribbett III, associé responsable du cabinet de recrutement Russell Reynolds Associates.

Au niveau politique et associatif, Chicago n’est pas en reste. La Rainbow P.U.S.H coalition, l’organisation créée par Jesse Jackson, a son siège à Chicago, de même que la célèbre N.O.I (Nation de l’Islam), l’organisation religieuse dirigée par Louis Farrakhan et dont Malcolm X fut le plus célèbre représentant. Jesse Jackson Jr, fils du leader des droits civiques y vit également. Carol Mosely Braun, la première femme noire américaine élue sénatrice des Etats-Unis, a représenté l’Etat de l’Illinois au sénat de 1993 à 1999. En se lançant dans la course aux présidentielles en 2004 (elle a abandonné avant les primaires) sans chercher une nouvelle réélection comme sénatrice, elle a indirectement permis à Barack Obama de briguer l’un des deux sièges de sénateur des Etats-Unis réservé à l’Etat de l’Illinois en 2004.

Ces chefs d'entreprises et responsables politiques afro-américains se retrouvent aussi au sein d'organisations comme la Chicago Urban League, dirigée par Cheryle R. Jackson, ou l'Alliance des chefs d'entreprise et des entrepreneurs.

 
Valerie Jarrett, amie et conseillère de Barack Obama à la Maison-Blanche
 

Au niveau politique, on peut encore mentionner l’élection d’Harold Washington, premier noir élu maire de la ville en 1983, qui avait su bâtir une alliance entre les minorités (noires, hispaniques etc) et les blancs progressistes pour se faire élire. L’impact de sa victoire fut énorme, et Barack Obama la mentionne d’ailleurs dans "les rêves de mon père", son autobiographie : "avant Harold, on avait l'impression qu'on serait toujours des citoyens de seconde zone" dit ainsi un coiffeur noir cité par Obama. Washington bénéficia en son temps de l’aide des plus grands hommes d’affaires noirs de la ville parmi lesquels John H Johnson (fondateur d’Ebony) et Edward G Gardner, fondateur de SoftSheen (une société devenue depuis une filiale de l’Oréal).

Plus symboliquement on peut aussi mentionner le fait que le premier habitant de la zone sur laquelle s'est créée Chicago, Jean Baptiste Pointe du Sable, d’ascendance haïtienne, est considéré comme le fondateur de la ville. Aux alentours de la première guerre mondiale, et lors de la seconde vague des grandes migrations de la population afro-américaine, plusieurs centaines de milliers de noirs américains quittant les Etats du Sud pour s’installer dans le Nord et le Midwest s’installèrent à Chicago, principalement dans le "South Side" qui sera progressivement considéré comme la capitale de l’Amérique Noire.

C'est à Chicago qu’Obama, alors animateur social inconnu, adhéra à l’Eglise de la Trinité du Christ, présidée par le désormais célèbre pasteur Jeremiah Wright, une églisé fréquentée par une bonne partie de la frange aisée des afro-américains de Chicago. C’est à Hyde Park, un quartier de la ville qui accueille l’université de Chicago, et aussi des habitants aisés comme d’autres moins aisés, fréquenté autant par des Noirs que des Blancs, que les liens de Barack Obama avec l’élite africaine-américaine de la ville se sont forgés. En 2002, deux ans seulement après sa défaite en 2000 contre Bobby Rush, un ex-black panther qui était un des représentants de l’Etat de l’Illinois à la chambre des représentants, Barack Obama a décidé de se porter candidat au sénat des Etats-Unis. Une décision pour le moins étonnante d'autant que sa défaite contre Rush était littéralement une "fessée" (terme qu'il emploiera lui même plus tard pour l'évoquer).

 
Quintin E Primo III
© verdantmag.com
 

Il a demandé à un de ses amis, Marty Nesbitt, vice-président du Pritzker Realty Group et entrepreneur à succès d’inviter chez lui un groupe de professionnels afro-américains pour un brunch. [Nesbitt est aussi celui qui a permis le lien entre Obama et Penny Pritzker, 135e sur liste des 400 américains les plus riches en 2007. "J'ai fait la connaissance de Barack et Michelle à travers Craig et Marty" dira au Chicago Tribune en septembre 2007 celle qui a été présidente du comité des finances de la campagne d'Obama et a refusé le poste de secrétaire d'Etat au commerce après la victoire, préférant continuer dans le monde des affaires. NDLR)]. Parmi les participants à ce fameux brunch figuraient selon Business Week Franck M Clark, Valerie Jarrett, Quintin E Primo III, James Reynolds et John W Rogers. Et l'avis général était plutôt qu'Obama devait rester quelques temps à l'écart de la politique.

Nesbitt, qui croyait réellement en l’avenir politique de son ami (il avait dirigé les finances de sa campagne ratée de 2000) s’est montré incrédule lorsqu’Obama a annoncé à tous ses invités qu’il entendait monter une équipe pour se présenter à la course au sénat en 2004. "Je suis littéralement tombé du canapé et nous nous sommes tous mis à rire" racontera Nesbitt plus tard avant qu’Obama n’insiste et précise qu’il voulait réellement tenter sa chance au sénat des Etats-Unis.

Robert Blackwell Jr, dirigeant de la firme de consulting en IT Blackwell Technology (la plus grande firme dans le domaine de l’IT appartenant à des afro-américains dans le Midwest, et fondée par lui et son père, un ancien d’IBM NDLR) confiera au New York Times (mars 2007) qu’il aurait été naturel d’hésiter : "Mais Barack avait des amis presque dévoués qui étaient des hommes d'action";

Valerie Jarrett (ex-présidente de la compagnie gérant les transports publics de Chicago et de la bourse de Chicago), amie et mentor d’Obama, s'était initialement montrée plutôt sceptique vis-à-vis de la candidature d'Obama au sénat : "tu as perdu contre Bobby Rush, et si tu perds à nouveau, que se passera t-il ?" avait-elle dit à Obama selon le New York Times. Elle dira à US News qu’on pouvait voir la capacité d’Obama à encaisser : "Il avait le ventre assez solide pour encaisser un coup, et la défaite face à Bobby Rush fut un très dur".

En cette année 2002, Obama sortait d'une défaite cuisante (plus de 30 points d'écart) dans la course au congrès des Etats-Unis, ses finances étaient au plus bas, et il était loin d'être un poids lourd politique localement. Sa situation financière n'était pas au mieux. En effet, selon le New York Times, il avait fait un emprunt de 9500 dollars pour aider au financement de sa campagne en 2000 et dut par la suite prêter à son comité de campagne 11 100 dollars pour le remboursement de donateurs qui avaient trop donné. Le déficit de sa campagne se montait en outre à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

 
Harold Washington fut le premier maire noir de Chicago
© Marc PoKempner
 

Mais ses qualités intrinsèques(qui lui vaudront le soutien de beaucoup de personnalités influentes), la confiance qu'il avait en son avenir (sur son chemin, beaucoup de gens lui ont dit qu'il serait un jour président des Etats-Unis!), et la confiance en lui qu’avaient ses proches convainquirent ces derniers de mettre la main à la poche et lui fournir l’argent nécessaire pour lui permettre de démarrer sa campagne, en attendant de pouvoir compter sur d’autres soutiens financiers et politiques. John Rogers d’Ariel Capital donna 10 000 dollars, Quintin E Primo III donna 18 000 dollars, Louis A Holland, fondateur de Holland Capital, son épouse et deux de ses associés donnèrent 35 000 dollars. Michael Jordan, le basketteur, qui n’avait pas assisté au Brunch, donna 10 000 dollars. Dans la course au sénat des Etats-Unis, le soutien d'Emil Jones Jr, président du sénat de l'Illinois, qui l'a aidé à se constituer un bon bilan en tant que sénateur local a également été utile.

Plus tard, à la suite de son fameux discours lors de la convention démocrate 2004, Barack Obama bénéficierait d’un nouveau renfort de choix en provenance de Chicago, peut-être même le renfort ultime en la personne d’Oprah Winfrey, la célèbre animatrice et productrice, une des personnalités les plus influentes de la télévision américaine, qui allait l’inviter plusieurs fois dans le "Oprah Winfrey Show". Le soutien d’Oprah à Barack Obama est d’autant plus important qu’il lui a permis de mieux se faire connaître du grand public américain et qu’Oprah ne s’était jamais engagée pour un candidat en 20 ans de carrière télévisuelle. Plus tard, elle organiserait également plusieurs levées de fonds pour le candidat Obama, l'accompagnerait en meeting lors de la primaire de l'Iowa, et une étude universitaire créditerait l’impact de son soutien à 1 million de voix.

 
Linda Johnson Rice, Desiree Rogers, Valerie Jarett et Marguerite Orane. Jarrett et Rogers vont rejoindre les Obama à la Maison-Blanche
© panachemag.com
 

Les premiers soutiens de Barack Obama ont continué à jouer un rôle dans la campagne. Ainsi John W Rogers a levé au moins 500 000 dollars pour Barack Obama, tandis que Mellody Hobson, numéro 2 de Ariel Capital Fund s’est également mobilisée (elle a levé au moins 100 000 dollars). Valerie Rogers, diplômée de Harvard, récemment nommée secrétaire aux affaires sociales à la Maison-Blanche, était également membre de l’équipe de campagne de Barack Obama. Avec David Axelrod et David Plouffe, Valerie Jarrett était une des principales conseillères d’Obama pendant sa campagne et a joué un rôle prépondérant lorsque l’affaire Wright a éclaté. Elle a notamment recommandé au candidat Obama de suivre son instinct. Elle a par ailleurs levé au moins 100 000 dollars pour Obama. Marty Nesbitt a pour sa part été trésorier de la campagne de Barack Obama.

L’élection de Barack Obama marque peut-être l’aboutissement de la tradition pionnière de Chicago dans la propulsion d’hommes et de femmes politiques afro-américains à l’échelle nationale. Il y a quelques années, dans un article intitulé les 50 Noirs les plus influents du monde des affaires aux Etats-Unis, Kim Goodman Crawford déclara qu’elle était rentrée dans le monde de l’entreprise "afin de donner du pouvoir à la communauté afro-américaine" et ajoutait que "La seule façon pour la communauté noire d’améliorer sa condition était de se concentrer sur les études, de faire des percées majeures dans le monde des affaires et augmenter sa participation au capitalisme". C’est cette second rampe de lancement qui aura permis de mettre Barack Obama sur orbite...


Note : contrairement à ce qui était initialement mentionné dans l'article, C'est Springfield et non Chicago qui est la capitale de l'Illinois.

Les connections entre l'élite noire de Chicago



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Comment l'élite noire de Chicago a aidé Barack Obama dans son ascension

Nombre de messages
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  HOla Chicago!
( 03/12/2008 17:05  à Woodbury / United States )

Chicago va remplacer Atlanta comme la ville la plus aimee des Noir Americains. The first ever heart operation was performmed in Chicago by a black man.
Chicago: ville des premieres.

HJ, NYC
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  O.BA.MA.
Niemey ( 03/12/2008 22:26  à Paris / France )

---
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  Il faut etre consistent a la fin
Martin.R.Delany ( 04/12/2008 01:15  à Edmonton / Canada )

L'auteur de l'article ne semble pas savoir sur quel pied dansez: soit vous parlez de "noirs" soit vous parlez d'Afro-Americains!

Il serait tps je pense que Grioo prennes une position claire et nette concernant ce vocabulaire raciste.

Merci
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  rendre à cézar ce qui.....
jess ( 04/12/2008 11:16  à Colombes / France )

c'est bien que grioo ait remis la vérité à l'ordre du jour, pendant ces élections les journaux ont omis cette vérité, si BO en est là ,c'est parce que il y a eu une communauté noire derrière lui
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  a Martin.R.Delany
( 04/12/2008 14:16  à London / United Kingdom )

Aux states, les noirs americains sont appeles african americans, donc pas de polemique inutile sur cet article..
Il faut voyager mon ami..
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  Sincères félicitations...
Crazy ( 04/12/2008 20:31  à Aachen / Germany )

...à tous les protagonistes de cette heureuse aventure afro-américaine,à S.E Barack Obama,à l'auteur de cet article tres informatif à mon humble avis et spécialement à GRIOO.
J'encourage et j'invite GRIOO à davantage oeuvrer pour l'information plurielle,instructive et progressiste des noirs de France.
Merci GRIOO
Crazy aus Aachen
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  Chicago is not the capital of Illinois...
N ( 05/12/2008 03:40  à Walnut Creek / United States )

Springfield is... Tx
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  On veut du respect mais on ne respect pas...
Martin.R.Delany ( 05/12/2008 07:42  à Edmonton / Canada )

Polemique inutile dis-tu?
Peut etre que c pour cela que les Afro-Americains sont devant les "noirs" de France: ils se definissent par autre chose que leur couleur de peau, penses-tu PAS?
Bien sur quand je dis "ils" je veux dire ceux qui sont eduques ...

Quand les Afro Americains pensaient Afro, les francais avec Senghor pensait encore a comment romantiser un terme pejoratif ... en l'occurence "negre".

Bref, si tu veux etre respecter commence par te designer proprement: ne te fais pas surnommer "ducon" et esperer le respect des autres!
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vidjeu ( 05/12/2008 09:55  à Düsseldorf / Germany )

merci pour cet article Mr.Yangue.
Toutefois j'aimerais souligner le manque d'honneteté intellectuelle, qui transparait dans bcoup d'articles de grioo.
Je loue le fait que vous ayez traduit ce brillant article , que vous avez un sur un recopier de sa version anglaise. Nous savons que grioo n'apas les moyens pour financer de telles articles bien recherchés. Alors il faut clairement mentionner la source originale de l'article. L'auteur n'abat pas ce travail de de fou, pour que les gens le copient tout simplement sans évoquer l'auteur.
La traduction que vous avez faite est suffisamment louable. Ce n'est donc pas une faiblesse de citer l'origine de l'article. Cela vous donne plus de crédibilité, que de donner l'impression, que celui si était votre ouevre.
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  merci au grioonaute precedent
martin.r.delany ( 05/12/2008 10:46  à Edmonton / Canada )

voila l'original:
http://news.muckety.com/2008/05/28/chicagos-black-business-elite-play-major-role-in-obamas-rise/2921
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  Bon, maintenant trève de plaisanterie
( 05/12/2008 11:20  à Paris / France )

Bon, maintenant trève de plaisanterie.

QUI A PAYER SON ELECTION ?
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  Cela prouve bien
Isabelle ( 05/12/2008 11:32  à Paris / France )

que pour réussir il est nécessaire d'avoir une base électorale. Tant que les français noirs ne seront pas une "bourgeoisie" forte et influente et surtout tant que ceux qui auront réussi préféreront se tourner vers leurs maîtres blancs pour leur propre intérêt plutôt que de renforcer leur position au sein d'un électorat noir, les afropéens ne resteront que les "blacks" de service envers lesquels il y aura peu de considération.
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Samuel ( 05/12/2008 13:59  à / Satellite Provider )

On lit beaucoup d'articles qui sont ailleurs sur le Net et que Grioo fait passer pour ''originaux'' ou meme fait signer comme ''auteur''. Il faut faire attention. Ce n'est pas eulement un vol d'idees; c'est surtout le vol du travail de quelqu'un. Dans le mileiux universiatires ca ne se pardonne pas et bien que ces articles soint a caractere public vous risquez un jour d'avoir de tres serieux problemes si vous continuez a faire du copier-coller (meme apres avoir fait passer l'article sur un logiciel de traduction). Pourquoi ne faites-vous pas comme tout le monde? Puisqu'il est accessible au public, pourquoi ne pas le publier en l'etat sur votre site avec nom d'auteur et site d'origine? Que ce soit kla paresse ou le manque de confiance en soi (specialement instillee par l'education francaise dans ses anciennes colonies ou maints memoires et theses sont truffes de citations a n'en plus finir quand ce ne sont pas des passages plagies); resultat de ce que les writing professors americains appellent self-doubt ou procastination. Toutes ces ''dictees'', toutes ces ''redactions'' et tous ces recensements pointilleux de la moindre faute d'orthographe et de la moindre concordance depuis notre petite enfance ont fini par culminer dans la peur de ne jamais etre a la hauteur et en consequence dans la tentation plagiat, du copier-coller et des citations kilometriques pour faire autorite.

Pourtant, il est si simple d'etre honnete! Et si souvent nous ne le sommes pas, c'est tout simplement par peur du qu'en dira-t-on et encore plus par paresse. Ca ne couterait pourtant rien de tout simplement poster l'article en l'etat ou de le traduire en precisant la source.

J'exagere sans doute un peu puisque ceux de Grioo sont bien sympatiques. Je voulais juste attirer leur attention pour qu'ils ne tombent pas dans un piege et devoir regretter demain de n'avoir pas fait ces petits gestes qui vous protegent et qui ne coutent en general rien.

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  A Samuel
Grioo (Auteur de l'article) ( 05/12/2008 18:43  à Montrouge / France )

Pour commencer, les articles écrits sur ce site n'ont aucune vocation à être des travaux universitaires, il ne s'agit ni de mémoires, ni de thèses de doctorat, mais de simples articles qui sont en général fouillés.

Par ailleurs, nous parlons de Barack Obama depuis quatre ans, et nous pouvons sans fausse modestie nous targuer d'avoir une bonne connaissance des sujets le concernant ou concernant la communauté afro-américaine.

D'autre part, nous avons déjà parlé sur ce site d'au moins la moitié des personnes mentionnées dans cet article, d'Oprah Winfrey à Mellody Hobson et leur soutien à Obama n'est pas vraiment une nouveauté (cf les liens contenus dans l'article). Toute personne qui a suivi de près la campagne américaine (ce que nous avons fait) a entendu parler des amis ou soutiens d'Obama au moins une fois.

La semaine prochaine, nous publierons une biographie de Valerie Jarrett, ce que très peu de médias francophones ont fait pour l'instant, mais bien sûr certains esprits chagrins trouveront que "ça manque d'originalité" et parleront de plagiat...Nous travaillons à la rédaction d'une biographie complète et actualisée sur Barack Obama qui devrait être publiée la veille de son intronisation. Evidemment l'internaute ne verra que le résultat final et ne saura pas que nous avons dû lire ses deux livres (dreams from my fathers et the audacity of hope), lire une bonne centaine de pages d'articles sur lui, et voir des documentaires ou des interviews vidéo le concernant pour rédiger l'article en question.

Quant à être poursuivi pour "vol d'idée", nous attendons toujours que ceux à qui nous avons volé les idées viennent nous poursuivre. Combien d'idées sont véritablement originales ? Plusieurs médias ont ajouté à leur offre éditoriale des rubriques inspirées directement de grioo, comme parcours ou success stories. Des journaux ou magazines ayant une audience nationale se sont inspirés de grioo pour réaliser leurs dossiers sur la communauté noire francophone.

Nous ne pouvons que nous en féliciter car ça signifie que certaines des thématiques que nous traitons depuis cinq ans ont trouvé un écho auprès des grands médias généralistes et dans la société.

Très Cordialement
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Samuel ( 06/12/2008 13:08  à / Nigeria )

Je pense que vous me faites la une mauvaise querelle etant donne je suis l'un de vos ''admirateurs'' inconditionnels ou du moins je suis l'un des tout premiers a reconnaitre l'importance de ce que vous faites. Je suis tout simplement en train de vous donner un conseil d'ami pour vous epargner de preter le flanc a ceux qui pourraient vous en vouloir. Parce que je m'y connais un peu sur le sujet. Je pense que sur cette question vous devez depasser l'orgueil et l'entetement. Vous devez etre capables d'autocritique et si vous n'en etes pas capables, il vaut mieux vous taire lorsque vous vous apercevez que ce que quelqu'un dit a propos de vous est vrai ou proche de la verite.

Ce n'est pas parce que beaucoup d'autres ''s'inspirent de Grioo'' que vous pouvez vous permettre a votre tour de pousser les limites de l'inspiration'' la ou il ne faut pas. Votre article ne se contente pas de ''sinspirer'' de celui en anglais: il emprunte la quasi-totalite des informations au premier sans citer la source d'ou viennent ces informations alors qu'une tpoute petite phrase du genre ''le site americain Muckety'' vient de consacrer un article au role qu'ont joue les elites noires de Chicacgo dans l'election de barack Obama'' aurait suffi. Faire cela ne diminuerait en rien votre merite et vous reconnaitrez votre dette envers ceux qui ont consacre des heures de travail mais aussi de l'argent pour rechercher et publier l'information. Or vous ne citez pas la source alors que 80% des informations que vous donnez viennent directement de la; ce qui est obligatoire (surtout lorsqu'on se contente de paraphrassr ou de traduire des passages entiers ecrits par quelqu'un d'autre) meme lorsqu'il s'agit de journaux grand public.

Je ne vois pas pourquoi se facher pour si peu.
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( 06/12/2008 18:48  à Düsseldorf / Germany )

je pense que nous devions essayer d'être des académiciens humbles come j'ai dit tantôt. Les griionautes reconnaissent le travail que vous faites: s'informer, lire de nombreux articles, rechercher, afin de rediger un article interessant. Ce que nous reprochons ici, c'est le fait d'avoir traduit un dossier entier avec points et virgules sans modifier und seule phrase. Si tu t'inspirais de l'article pour produire und autre, on le comprendrais. Mais ce n'est pas le cas.
l'indication: "une de Yangue" ou "une traduction de grioo" aurait été correcte.. Je suis Diplom- Journalist et ne supporte pas une telle arrogance de copier un tel article sans mentionner la source, parceque je m'imagine l#investissemnet en temps, recherches, argent pour un tel dossier. Chacun puex bien sûr copier ce que nous appelons ici Nachricht, Meldung ou brèves d#actualité. Mais on doit avoir du respect pour l'auteur d'un long dossier et le mentionner à la suite d'une traduction couper -coller
apprenons à être humble.
Rechgercher et traduire c#est aussi un mérite. être auteur d'un long dossier c'est bien autre chose.
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  Humilité de griot !?!
Crazy life ( 07/12/2008 12:21  à Aachen / Germany )

Je ne sais pas si les griots de notre chrère afrique étaient humbles ou fidèles en transmission,mais je pense humblement que Grioo se doit d'être humble,car à défaut d'être riche l'être humain a besoin de reconnaissance.
Grioo sait ce qu'il lui reste à faire pour préserver mon estime,car comparaison n'est pas raison.J'aurais dû attendre avant de vous féliciter.

Crazy aus Aachen

PS:Les articles sur les discriminations des albinos en afrique sont excellents.
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( 07/12/2008 13:53  à Langenfeld / Germany )

crazi,
je ne comprend pas bien le sens de ta phrase "j'aurais dûattendre avant de vous féliciter" peux-tu peut-être t'expliquer encore plus clairementß
merci
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  L'elite Americaine...
lola ( 08/12/2008 17:49  à Gloucester / Canada )

- L'elite est femmse.. belles et intelligentes.. ...
j'aime bien voir cca..
Barack savait ou aller.. et qui pourrait le pousser pour en arriver la ou il est arrivé.. il ne faut pas qu'il l'oublie..
je doute fort que si OB aurait frappe la porte des blancs dans un quartier blanc.. on luii aurait ouvert la porte aussi grande.. Jamais..
OB. savait ou aller .. ou passer.. et qui pouvait lui ouvrir cette porte..

OB.. doit tout à cette elite Afro-Americaine..
Elite.. interessante. femine.. Super.. bien ..
Barack ne doit jamais l'oublier..
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Quimboiseur ( 11/12/2008 13:02  à Nanterre / France )

Des fonds de pension, des banques, des cabinets de conseil, etc...

On voit que les Noirs américains ont 200 ans d'avance sur les Noirs Français. Et la politique n'est que la partie visible de l'iceberg.

Pour un OBAMA qu'on nous montre, combien d'entrepreneurs afro-américains ?

C'est le poids économique des ces afro-américains qui a pu aider Obama à réussir sa carrière politique.

Il faut d'abord peser économiquement avant d'espérer peser politiquement !

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