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Concert en l'honneur de Nelson Mandela : Naomi Campbell sur le banc de touche
  Le 25 juin, le quotidien britannique The Daily Mail rapportait que Nelson Mandela, arrivé à Londres le 20 juin pour célébrer son 90e anniversaire, avait fait savoir qu'il ne voulait pas que Naomi Campbell participe au concert exceptionnel devant avoir lieu le 27 au Hyde Park de Londres.
Par Audrey Brière
 
 
Naomi Campbell
© eurweb.com
 

Le 25 juin, le quotidien britannique The Daily Mail rapportait que Nelson Mandela, arrivé à Londres le 20 juin pour célébrer son 90e anniversaire, avait fait savoir qu'il ne voulait pas que Naomi Campbell participe au concert exceptionnel devant avoir lieu le 27 au Hyde Park de Londres. Ce concert aura pour vocation de récolter des fonds pour sa fondation 46664 AIDS — ainsi baptisée d'après son matricule durant ses 27 années d'emprisonnement.

Selon le journal, l'ancien leader d'Afrique du Sud et militant de la cause anti-apartheid aurait demandé aux organisateurs du concert de rayer Campbell de la liste des participants après avoir appris que le mannequin britannique avait agressé deux policiers à l'aéroport d'Heathrow et avait été condamnée à 200 heures de travaux d'intérêt général. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase ? Lors de cet incident, elle portait une casquette aux couleurs de 46664 AIDS. D'où le rafraîchissement de ses relations avec celui qu'elle qualifie pourtant de « grand-père adoptif ». Selon une source du Daily Mail, « Naomi et Mandela sont liés, mais ces derniers exploits l'ont vraiment déçu. Les organisateurs craignent que ce type de publicité négative n'aille à l'encontre de tout ce pourquoi Mandela se bat, et ne veulent pas que son arrestation soit associée avec le concert de charité. Tout le monde espère que cela lui servira de leçon, ce concert était vraiment important pour elle ». Dommage. La dame restera assise dans les tribunes.

Le porte-parole de la chanteuse-actrice-top-model a vaguement tenté de minimiser les choses. « Naomi n'a jamais prévu d'aller au concert, mais elle est invitée au dîner de ce soir », a-t-on entendu dans son entourage.

Le spectacle de vendredi soir, présenté par l'acteur américain Will Smith, accueillera les performances d'Amy Winehouse, Queen avec Paul Rodgers, Annie Lenox, Leona Lewis, Sugababes, Razorlight et Simple Minds. On attend également des invités très spéciaux tels que le Premier ministre britannique Gordon Brown, Lewis Hamilton, les princes William et Harry, ainsi que le couple Clinton.

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Concert en l'honneur de Nelson Mandela : Naomi Campbell sur le banc de touche

Nombre de messages
:  12
Pages:  1  

 
Uberi ( 27/06/2008 19:19 )

mugabe est pire qu'un chien; il fallait que Mandela
denonce trois fois les pratiques moyenageuses de
mugabe; ce type est pire qu'un chien. Il passe tout son temps a s'occuper des blancs plus que de lui meme et de son peuple. Ceux qui supportent mugabe sont des enemis de l'afrique; s'ils ne sont pas contents de ce que je viens de dire, il n'ont qu'a suivre mon regard, et, apres avoir suivit mon regard, je leur demande de se casser, pauvres cons
qu'ils sont. Leur mentor mugabe est pire qu'un chien.
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  [Edité par Grioo]
g ( 27/06/2008 21:24 )

[Edité par Grioo ; merci d'éviter d'écrire la totalité de votre message en majuscule, et par la même occasion de respecter vos interlocuteurs même s'ils ne partagent pas votre opinion.

Cordialement.]
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  senile
blacksigne ( 27/06/2008 23:07 )

en effet mugabe est un chien dangereux et jentend souvent sur ce site dans les forums vive mugabe mais mugabe na rien fait d'autre qu'expulsé les blancs de maniere tout a fait legitime mais a part ca ?RIEN inflation la plus forte du monde .
ceux qui disent que mugabe est un vrai africain sur le seul fait d'avoir explusé les autres sont de profond debiles et doivent avoir un niveau bac moins et doivent vraiment apprendre a se cultiver fermer leurs geule et surtout surout cesser de dire que mugabe est un sauveur en afrique nonmais sans rire vous etes debiles ou quoi avez vous vu l'etat de ce pays ? c'est ca le sauveur de lafrik? putain merde un noir fou quelque chose contre les blancs et on dit de lui que c'est le nouveau sauveur
vous aver oublier sankhara entre autre ou vous n en n'avez jamais entendu parlé ?
PAR PITIé fermer là sur ce débile profond et sanguinaire
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  Strategie dangereuse....
Enero ( 28/06/2008 20:12 )

Pour recolter des livres sterling et financer sa fondation, Mandela rejette tous ce qui s'oppose au UK : Mugabe, Naomi....Attention aux revers de la medaille, le pragmatise a outrance ne justifie pas forcement tout.
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  dommage !!!
destiny ( 29/06/2008 13:34 )

cela n'est pas honorable pour mandela ;commettre ce genre 'incident en portant une casquette sur laquelle est marquée 46664 AIDS j'espère que cela servira de leçon a naomi qui doit apprendre à se maitriser. Ce genre d'attitude n'est guerre une bonne pub pour elle vue sa beauté éclatante.
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  A Propos de Naomi, Parlons en
AIMI Abolo ( 29/06/2008 18:01 )

Les noirs revendiquent trop Naomi; oubliez vous que Naomi a beaucoup plus de sang Indien et chinois que noir. Naomi Cambell n'a que 7 pour cent de sang black (et encore???), 79 pourcent de sang Indien [Indien de l'inde, car en 1847, les anglais avaient fait venir en jamaique des travailleurs indiens de L'inde (environ 13000)] et 14 pourcent de sang chinois (en 1905, les anglais avaient fait venir aussi en Jamaique, environ 2000 chinois). Donc Naomi est beaucoup plus apparente' aux Indiens et aux chinois qu'au noirs. Mais comme nous les noirs nous sommes complexe's (vu notre passe' malheureux et notre futur incertain), nous nous accaparons de Naomi. En fait, c'est clair que Naomi n'est pas de type Negroide.
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  Petage de plomb..
( 29/06/2008 19:41 )

On dirait Adolf le nazi qui fait son come-back avec des calculs savants en pourcentage de negritude...ressaisis toi mon frere...
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AIMI Abolo ( 29/06/2008 21:49 )

La verite' vous blaisse toujours. Il faut lire la biographie de Naomie. Cette fille a seulement au plus 7 pour cent de black sur elle et plus de 79 pour cent d'indien (de l'inde) sur elle. Naomi n'est pas de type negroide; c'est tout. Je sais que nous les negres, on est champion pour s'accaparer des histoires des autres.
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  que naomi soit Noire ou pas il y en plus belle femme Noires qu'elle!
destiny ( 30/06/2008 16:48 )

éffectivement je suis aller lire la biographie de Naomi et j'ai trouvée qu'elle est d'origine jamaicaine-chinoise. je n'ai lus nulle par que ce sont les Noirs qui ont décidés de la consideree Noir, mais semble t'il que c'est elle même et part la, les spécialistes de la beauté et les journeaux qui la considèrent comme Noir.
si j'avais quelle que chose à ajouter je dirai que la beauté d'une femme est plus materialisée chez la femme Noire, et c'est pour cella que naomi est plus considéré comme femme Noire . Je ne pense pas que cela soit un complexe, c'est plutôt une fièrté. certaine personnes ont tendances à croire que être belle c'est avoir une peau claire, c'est faux.
Je ne sais pas trop l'objectif de ces calculs de pourcentage, mais sincèrement c'est la première fois que je lis une telle révélation sur naomi, j'ai été un peu partout même en allemagne, et je me suis rendu compte que même là bas on disait qu'elle était une belle femme Noire. Ce que j'ai compris des Noires concernant Naomi c'était ceci : il y en a plus belle femme Noire qu'elle!!!!!!!!!
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  Et alors ?
( 30/06/2008 21:11 )

Elle n'a peut être que 7% de sang noir , n'empêche qu'elle est bel et bien de type négroïde de part ses traits... D'ailleurs elle même se considère comme noire.

Ceci dit je n'ai pas besoin d'elle pour être fière de ma négritude . Et je pense aussi qu'il y a trop de femmes noires bien plus belles , plus jolies , plus charmantes , plus classes ect ... qu'elle
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( 30/06/2008 21:55 )

si vous connaissez son pourcentage de sang noir pouvez vous me dire pourquoi notre cher naomi mets des tissages c'est meme elle qui a véritablement lancé cette mode , elle a des cheveux crépus , qu'elle défrise comme nous toutes
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  CONTRE FEU
CONTRE FEU ( 30/06/2008 23:16 )

A MBEKI
CONTRE FEU ( 30/06/2008 22:53 )

SALUT MBEKI J'AI LU TON MESSAGE SUR PLUSIEURS FORUM OU TU CHERCHES DES JOURNALISTES POUR TON NOUVEAUX SITE INTERNET AVENIR .
TU N'AVAIS PAS LAISSER TES CORDONNES DONC SI TU REPASSAIS PAR ICI OU SUR LES AUTRES SITES
PENSE A LAISSER TON EMAIL OU TES CONTACTS STP

KEVIN JOURNALISTE INDÉPENDANT CONTRE FEU
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CONTRE FEU
KEVIN CONTRET FEU ( 30/06/2008 23:05 )

Qui veut déstabiliser le Zimbabwe ?

Par Portia Tarumbwa Strid et Susan White

Le 12 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) — L’Empire britannique n’a jamais pardonné au Zimbabwe (ancienne Rhodésie du Sud, véritable joyau de la couronne) sa guerre de libération et son indépendance en 1980, pas plus qu’il n’a pardonné aux Etats-Unis la Révolution américaine...

Sous la direction de l’ex-combattant de la libération, Robert Mugabe, le Zimbabwe est devenu la bête noire de Londres, le pays qu’il fallait à tout prix mettre à genoux économiquement pour faire passer un message clair à tout pays africain qui aspirerait à une véritable indépendance vis-à-vis du Fonds monétaire international.

Ainsi, depuis près de dix ans, des sanctions internationales lui sont imposées pour le punir d’avoir mis en oeuvre une réforme agraire, mettant fin à la distribution inique des terres selon des critères racistes, vestige du colonialisme.

En 2000, après avoir attiré le Zimbabwe dans le piège d’une dette inextricable, le FMI ferma le robinet en suspendant tous ses prêts et lignes de crédit. Un an plus tard, la Chambre des représentants américaine, à la demande de la Grande-Bretagne, adopta une loi (Zimbabwe Democracy and Economic Recovery Act of 2001) interdisant aux institutions financières d’entretenir avec le Zimbabwe des relations autres que le recouvrement de la dette. Depuis, l’économie nationale en subit les conséquences.

Le taux d’inflation atteint désormais 100000%, les denrées de base font terriblement défaut et les infrastructures se sont totalement effondrées. L’espérance de vie est passée de 48 à 37 ans, et ce, en moins de dix ans ! Le pays a été sciemment sanctionné et isolé par la communauté internationale. La propagande qui veut que les paysans noirs soient incapables d’entretenir l’économie autrefois florissante du pays est un mythe raciste de la pire espèce.

Dans la période précédant les élections présidentielles et législatives, qui se tenaient pour la première fois le même jour, le 29 mars, la stratégie britannique consista à jouer sur le mécontentement provoqué par une situation économique désespérée pour renverser le gouvernement. En outre, les menaces pleuvaient, annonçant les représailles économiques susceptibles d’être appliquées au cas où Robert Mugabe l’emporterait à nouveau.

Le Premier ministre Gordon Brown ne l’a pas caché en promettant, de concert avec le FMI, un « cadeau » d’un milliard de livres si le président actuel était évincé — « cadeau » assorti des mêmes conditions que Mugabe avait rejetées il y a neuf ans, au nom de la souveraineté nationale. Et le Parlement britannique a enfoncé le clou en déclarant que « le Royaume Uni serait disposé à augmenter son soutien » si les Zimbabwéens parvenaient « à faire reconnaître leur élection comme démocratique », autrement dit si le MDC (Mouvement pour un changement démocratique) l’emportait.

Des pressions sont également exercées sur les dirigeants des pays voisins pour qu’ils désavouent le président Mugabe et endossent le dirigeant du MDC, Morgan Tsvangirai (surnommé là-bas Tsvang-son, en raison de sa fidélité à la Grande-Bretagne). Le président sud-africain Thabo Mbeki est particulièrement visé : même après une réunion de deux heures avec Gordon Brown à Londres, le 6 avril, il maintint cependant qu’il restait « satisfait du déroulement du scrutin ».

De son côté, une équipe d’observateurs de l’Union africaine, dirigée par l’ancien président de la Sierra Leone, Ahmed Tejan Kabbah, déclara dans un communiqué que les élections s’étaient déroulées « selon les règles, pacifiques et organisées de manière professionnelle ».

L’attentisme de Mbeki a été dénoncé par le chef du syndicat sud-africain Cosatu, Zwelinzima Vavi, qui l’accuse de laisser s’installer un climat d’incertitude conduisant à la violence, comme au Kenya ou au Rwanda. Et le nouveau président du Congrès national africain (ANC), Jacob Zuma, s’en est pris lui aussi au président zimbabwéen, revenant ainsi sur ses propos tenus il y a quelques semaines au Forum de Davos, où il critiqua l’ingérence de l’UE et du gouvernement américain dans les affaires intérieures du Zimbabwe. Depuis qu’il est devenu le rival de Mbeki au sein de l’ANC et le vainqueur probable des prochaines élections présidentielles, il s’est réaligné, ce que certains expliquent par ses relations avec Tokyo Sexwale, de l’ANC, un milliardaire proche de gros intérêts miniers britanniques, dont Anglo-American.

La parole à l’Empire

L’élite britannique ne se donne même pas la peine de cacher son intention de se débarrasser de Robert Mugabe, quel que soit le verdict des urnes, et de recoloniser le pays. Avant même le décompte des voix du premier tour, le ministre d’Etat britannique aux Affaires étrangères, Malloch Brown, cité dans le Telegraph le 30 mars, déclarait que le parti d’opposition MDC serait vainqueur : « Il est fort probable que le président Mugabe ait perdu, malgré les tricheries pré-électorales massives. » Et si Mugabe devait gagner, dit-il, l’opposition descendra dans la rue pour provoquer des émeutes similaires à celles du Kenya. Menace à peine voilée !

Le 1er avril, le sommet des ministres des Affaires étrangères de l’UE exprimait son « inquiétude » au sujet des retards dans l’annonce des résultats et le représentant slovène alla jusqu’à dire : « Si Mugabe reste au pouvoir, il y aura un coup d’Etat. » (Ces ministres n’ont pourtant pas évoqué le fait que l’UE refuse à l’écrasante majorité de ses citoyens le droit à un référendum sur le Traité de Lisbonne…)

Le lendemain, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, exprimait ouvertement les desseins coloniaux de son gouvernement : « J’espère de tout mon cœur que le nouveau gouvernement du Zimbabwe rejoindra le Commonwealth et que le Commonwealth l’accueillera à bras ouverts. »

Cependant, le plus scandaleux a été le débat du 3 avril à la Chambre des Lords, toujours bien avant l’annonce des résultats officiels, avec le baron Malloch Brown, qui a lui-même grandi en Rhodésie du Sud. Lorsque Lord Morris lui demanda si le gouvernement avait un plan B au cas où la « diplomatie douce » ne marcherait pas, il rétorqua : les jours du président Mugabe « sont comptés, son régime est fini. Nous débattons de la manière dont il prendra fin, pas de sa continuation.

« (...) Le président Mugabe doit comprendre que ses choix se restreignent à deux options impossibles : un deuxième tour d’un scrutin qu’il perdrait sans le moindre doute (...) ou la tentative de voler l’élection. » (Qu’est-ce qui permet au baron d’en être aussi sûr ?) « Il est face à son départ de la présidence. Nous devons nous assurer de ne rien dire ni faire qui lui donne la moindre marge de manœuvre. »

Quant à la baronne Park de Monmouth (ancienne responsable du service secret MI-6), elle estime que « nous avons trop longtemps laissé les décisions dans les mains de la SADC [communauté de développement d’Afrique australe]. (...) C’est un moment où le Commonwealth peut faire beaucoup. » En somme, elle propose que le Commonwealth envoie ses propres observateurs sur place, au lieu de se fier aux Africains.

La plupart des patriotes africains reconnaissent cependant que les problèmes du Zimbabwe sont emblématiques de la tragédie que vit l’Afrique, car la question de la réforme agraire est un sujet fondamental – à plus forte raison au moment où la pénurie alimentaire, le manque d’électricité et l’inflation provoquent des émeutes sur le continent. Tous ceux qui veulent aider l’Afrique doivent se battre pour un nouveau système financier plus juste, reposant sur une coopération d’égal à égal.
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CONTRE FEU
( 30/06/2008 23:08 )

Le Zimbabwe dénonce les méthodes de contrôle néo-coloniales


Lors d’une réunion du Conseil de Sécurité des Nations-Unies convoquée le 23 juin par les Britanniques, l’ambassadeur du Zimbabwe à l’ONU, Boniface Chidyausiku, a désamorcé la tentative de résolution contre son pays. Il a expliqué à la tribune qu’il y a « de nombreux cas de supporters du MDC-T revêtissant les atours du Zanu-PF et agressant la foule » (le MDC, Mouvement pour un changement démocratique est le parti du leader de l’opposition Morgan Tsvangirai, et le Zanu-PF est le parti du président Robert Mugabe).

« C’est une stratégie dépassée, utilisée lors du combat pour la libération par les Selous Scouts, a-t-il expliqué, et avec la prédominance des Selous Scouts dans le MDC-T, ce qui se passe est évident ». Ce parallèle entre les violences électorales au Zimbabwe et le modus operandi des Selous Scouts pendant la lutte pour la libération, avait été soulevé dans un article du LPAC lundi, et les propos de l’ambassadeur Chidyausiku ont été publié dans le Zimbabwe Herald et repris sur allafrica.com.

Les Selous Scouts étaient une unité de l’armée Rhodésienne créee en 1973 par le gouvernement colonial britannique pour combattre la guérilla indépendantiste opposée à l’Empire britannique, et opérait notamment en recrutant des soldats noirs qui se faisaient ensuite passer pour des membres de la guérilla.

A New York, la Grande-Bretagne cherchait à faire passer une résolution par le Conseil de Sécurité pour déclarer illégitime le 2e tour de l’élection, sapant ainsi la crédibilité d’un nouveau gouvernement Mugabe et ouvrant la porte à un soutien « légitime » pour que Morgan Tsvangirai devienne président.

Après l’intervention zimbabwéenne et celle de l’ambassadeur Sud-africain, les 15 membres du Conseil de Sécurité ont décidé qu’il ne serait pas légalement convenable de faire arrêter l’élection et d’installer autoritairement au poste de Président le candidat des Britanniques.
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