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Retour à l'article: Jean-Jacques Konadje : ''Abidjan est une poudrière à ciel ouvert''
  Jean-Jacques Konadje : ''Abidjan est une poudrière à ciel ouvert''
Docteur en Science Politique, consultant en géopolitique et relations internationales, expert en maintien de la paix et spécialiste de la défense et de la sociologie militaire, figurant dans l’annuaire du gotha noire de France 2010-2011, auteur d’une thèse sur [i b « l’intervention de l’ONU dans la résolution du conflit intraétatique ivoirien »], Jean Jacques Konadje revient pour grioo.com sur les révolutions arabes, les processus électoraux en Afrique subsaharienne et le conflit post-électoral en Côte d’Ivoire
 
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Jean-Jacques Konadje : ''Abidjan est une poudrière à ciel ouvert''

Nombre de messages
:  33
Pages:  1  2 > >> 

  De un l'Afrique noire devance le Magrheb de 20 ans!!!
( 11/05/2011 07:33 )
À Boulogne-billancourt / France

Message édité par le modérateur/ Merci d'éviter les insultes sous peine de suppression des messages


Aujourd'hui ou la Tunisie se retrouve face au problème de leader inexistant, car leur crise n'a pas été politique mais sociale. Et va se retrouver comme nous avec de faux opposants... car la démocratie se fait par étape et que cette étape de la croyance au multi-partisme, on l'a déjà passée.

Alors que l'Afrique noire avait déjà des réseaux d'oppositions solides, souterrains et actif dès les années 60 ou on a imposé le parti UNIQUE!!!

Réseaux créés immédiatement par les combattants anti-coloniaaux, pour ne pas que l'Afrique soit une sorte de néocolonisation... qui reçoit non pas ses directives du peuple mais de la France seulement en coupant toute discution avec la base populaire!!! D'ou le mouvement populaire a été complètement organisé même si de MASSE COMME AU MAGRHEB, preuve encore que le noir est très politique.

Donc ce n'est pas Mitterand qui a permis le début de démocratie en Afrique, ce sont les africains eux mêmes... !!!

***Message édité par le modérateur

Hier c'était les français qui avaient fait l'abolition, la décolonisation et aujourd'hui la démocratisation alors qu'ils ont soutenus toutes les dictatures et même les plus cruelles en Afrique. Pourquoi il y a toujours un nègre vendu, pour essayer de faire croire que toutes les libertés et les progrès chez nous sont grâce aux blancs...

****

On ne peut commencer en osant dire que tous nos combats ou il y a eut des sacrifices je vous le rappelle, sont ceux d'un Mitterand ou d'un Napoléon ou d'un De Gaulle... ***!!!

Respectez la terre mère, respectez nos morts et toutes les souffrances qu'on a dut endurer pour que des gens comme vous puissent être libre ***. Sachez Mr que ça a été dur et que tout le monde s'en rappelle dans sa chair, ce qui n'est pas le cas de Mitterand et de vous. ***....
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  La CI
( 11/05/2011 07:52 )
À Boulogne-billancourt / France

Quant à votre discours sur la CI, il ne peut que suivre votre côté ***Message édité par le modérateur, qui s'imagine qu'avec un gouvernorat à la française, l'Afrique progresse depuis 50 ans.

Je ne vous dirais même pas d'ouvrir les yeux. Mais précisons quand même 50 ans de sous développement et ça va de mal en pire... d'ailleurs le pire est bien la CI qui reflète cette façons maladive de vouloir contrôler l'Afrique à tout prix.

***je vais vous expliquer la signification de 50 ans de sous développement: celà veut dire que des millions d'africains n'ont jamais connu que la souffrance, plus d'une génération soit disant libre. Et aujourd'hui elle doit subir l'affront d'une reconquête qui pose la réalité de susbtitution fortes.

50 ans alors comment vous pouvez croire que vos mots changerons quelque chose, la prochaine génération vit déjà avec l'habitude des armes, des meurtres et j'en passe!!! La question c'est est ce que les petits français y sont habitué, pendant que l'esclave se fait la peau dure, le maître se ramolit...

Alors tanpis car la poudrière va vous éclater à la gueule, c'est tout. On a déjà l'abolition, puis la décolonisation; la sagesse aurait été de participer au développement comme le Japon et les USA... pour que chaque pays se retrouve en position de force.

Malheureusement la corruption et la bétise des élites francophones dans le monde; produit le système qui s"'autodétruit dans toutes les lois naturelles. Un système virus meurt toujours (Grece, la Rome) et en Europe c'est souvent au bout de 500ans: Hegel, si vous savez lire...

Et si vous savez voir, regardez la santé de l'Allemagne et même de l'Angleterre, par rapport à la France qui devient de plus en plus un boulet. Le contrôle russe que l'on croit à tort dépassé. Voilà ceux qui profiterons en Europe de l'inertie française.

Pour une fois l'Occident pouvait éviter le pire mais non c'est encore le centre de l'Europe et l'EST nord qui tiendrons le coup....
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  Merci à ce jeune intellectuel pour son interview
Lucas ( 11/05/2011 09:32 )
À Châtenay-malabry / France

Bonjour à tous,
Je tiens à féliciter ce jeune intellectuel pour la qualité de ses propos. Voilà enfin un jeune cultivé qui maîtrise la politique africaine et qui ose enfin faire la lumière sur des faits. Avant de faire mes commentaires, je voudrais d’abord m’adresser à l’auteur des 2 premiers commentaires. Il faudrait que vous sachiez lire entre les lignes d’une interview. Arrêtez aussi de vous comporter comme un idiot, car vous faites de l’anachronisme et surtout du coq à l’âne dans vos explications. Je pense que monsieur KONADJE n’a fait que donné les raisons qui font qu’il ne peut y avoir de révolution à la tunisienne en Afrique subsaharienne et je suis tout à fait d’accord avec lui. Ce jeune africain n’a jamais dit que le noir n’est pas politisé. Il a seulement dit que nos Etats africains ne remplissent pas les conditions pour faire des révolutions à la tunisienne. Ce qui est normal. Je suis également d’accord avec ce monsieur quand il décrit la politique africaine marquée par le clientélisme, etc. Vous parlez de réseaux d’opposition solides…. Mais qu’est ce que ces réseaux là ont fait concrètement pour faire bouger les choses avant les années 90 ? Comme vous-même, vous le rappelez, les partis uniques étouffaient toute forme de contestation. Et, il a fallu effectivement comme le rappelle monsieur KONADJE, le discours de la Baule dans les années 90 pour que les chefs d’Etat africains francophones soient contraints d’appliquer la Démocratie. Pourquoi ? Pour la simple raison que Mitterrand avait conditionné l’aide de la France par la restauration du multipartisme. Que vous le vouliez ou pas, c’est cela la vérité. Je pense que vous devez vous cultiver davantage. Cela ne veut pas dire qu’à l’intérieur des Etats africains rien ne se passait. Au contraire, c’est parce qu’il y avait ce désir de démocratie manifesté par le peuple que cela a été possible. Je pense que le mérite de ce jeune intellectuel, c’est d’avoir qu’en même pris la peine de rappeler que le multipartisme était inscrite dans la constitution des Etats africains. Vous, ce monsieur aux deux commentaires. Vous vous prenez pour le grand défenseur de l’Afrique ! Sur la cinquantaine d’Etats africains, citez-moi au moins 10 qui ont connu une alternance démocratique avant 1990 ! Je suis persuadé que vous en êtes incapable. Arrêtez donc d’insulter les gens qui essaient de faire avancer les choses. Je suis sûr que vous êtes un vieux aigri qui n’a certainement pas le niveau d’études de ce jeune homme à encourager et qui pense que tous les maux de l’Afrique doivent être attribués aux blancs. En ce qui concerne votre commentaire sur la Côte d’Ivoire, je pense que vous n’avez rien à dire. Au lieu de raconter des conneries, vous ferez mieux de fermer votre gueule. Vous devez souffrir d’aigreur. Mille mercis à KONADJE. L’Afrique a vraiment besoin de vous !!!!!! Vive l'Afrique, Vive grioo
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francky ( 11/05/2011 10:20 )
À Châtenay-malabry / France

Belle Analyse de la situation sociopolitique africaine. Bravo jeune homme
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  Excusez moi pour l'emportement
( 11/05/2011 11:50 )
À Boulogne-billancourt / France

Ceci dit, il faut arrêté de dire que c'est Mitterand qui a créé le multi-partisme africain.

C'est une insulte envers tous ceux qui on souffert dans leurs chaires pour offrir ne serait ce que le droit à la parole!!!

Celà n'a pas été gratuit et c'est obtenu avec plus ou moins de difficultés celons les pays. On doit arrêté avec ces histoires de De Gaule qui offre la décolonisation, Napoléon l'abolition et Mittérand le multipartisme.

Parce que c'est faux et c'est fait pour faire croire que le nègre est incapable d'humanité. Ce ne sont pas les autres pays qui se battaient, ce sont bien les afro africains et américains qui ont engagés ces luttes. Qu'on souligne le travail des amis de ces luttes c'est une chose... mais offrir ce combat à ceux qui ont finalement cédés... s'en est une autre.

On ne donne pas la victoire à l'armée allemande parce qu'elle a cédé. Elle appartient à ceux qui en ont payé le prix!!!

Allé dire à un juif qu'il doit remercier le fait que l'armée allemande a reculé... et vous passerez directement au tribunal. Quand on parle de racisme, c'est dans tous les sens. Mitterand n'était pas dans les réseaux d'oppositions et de résistances africaines!!!
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  D'ailleurs supprimez le message plus haut!!!
( 11/05/2011 11:51 )
À Boulogne-billancourt / France

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  Aprenez à bien lire l'interview de monsieur KONADJE
Lucas ( 11/05/2011 12:59 )
À Châtenay-malabry / France

Cher monsieur de Paris,
Je me demande si vous savez bien lire entre les lignes de l’interview du jeune intellectuel Jean-Jacques KONADJE. Jamais, il n’a dit que c’est Mitterrand qui a offert le multipartisme aux africains. Au contraire ! Ce jeune rappelle que le multipartisme était inscrit dans les constitutions africaines mais à cause du parti unique, parti-Etat, ce multipartisme constitutionnalisé n’était pas appliqué. Il a fallut les années 90 pour que ce multipartisme soit une réalité. En bon pédagogue, monsieur KONADJE a rappelé le contexte dans lequel le multipartisme est survenu. Il a parlé des contestations sociopolitiques qui avaient cours dans les différents pays africains. Ces contestations étaient menées par les opposants d’alors qui étaient dans la clandestinité. Il a parlé également, des bouleversements géopolitiques mondiaux, etc. Et le discours de la baule s’inscrit dans ce contexte. C’est parce que les africains avaient déjà fait un travail en amont. Et ça, ce monsieur KONADJE le rappelle si bien dans ses propos. Je pense qu’il faut arrêter d’être passionné et surtout de voir la réalité en face. Au lieu d’insulter les gens. Apprenez à vous cultiver. Tout se trouve dans les livres. Si nous les africains, nous voulons aller de l’avant, il faut qu’on cesse d’être des ignorants et surtout qu’on assume notre part de responsabilité dans ce qui arrive à notre continent. Nous avons besoin de jeunes intellectuels comme monsieur KONADJE pour poser les vrais problèmes et apporter les vraies réponses. Donc arrêtez un peu vos attitudes qui ne font que honte à la communauté.
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  Rendons à Mitterand ce qui est à Mitterand
( 11/05/2011 13:22 )
À Boulogne-billancourt / France

Mitterand en tant que machine politique a compris une chose essentielle:

La France doit laisser l'évolution se faire, pour en profiter!!!
Si Mitterand s'était opposé radicalement à cette évolution, il n'y aurait plus eut de relations françafricaine. Et les relations ont su s'adapter au changement, au lieu d'exploser complètement

On le constate aujourd'hui, que les méthodes radicales de droite, n'ont fait qu'entrainer des crises politiques et même ici au sein de l'UMP. Les centristes et les hommes de gauches doivent comprendre que l'évolution doit se faire...

Le constat de l'opposition radicale à tout type d'évolution, est un monde en crise, un monde de violence, notemment en CI. Monde qui n'entraine que des crises majeurs que personne n'arrive à réparer.

On ne doit pas seulement préserver la dignité de Laurent Gbagbo, on doit le libérer tant qu'il n'y a pas de condamnations sur des preuves solides.

Pour une raison simple, l'évolution dans le monde est de laisser l'existence d'une opposition démocratique et Gbagbo est un démocrate!!!
C'est pour ça qu'il est capable de faire en sorte que les ivoiriens rangent les armes pour les bulletins de votes. Ce qui préservera tous les intérêts et leurs permettrons d'évoluer, plutôt que de rompre dans une violence ou seul un restera debout.

Il faut arrêter de fermer les yeux à la catastrophe, les guerres menées en Afrique viennent actuellement de raser toute l'économie et la pénuerie guette chaque pays: appelez chez vous, les gens vous dirons que l'argent est compté. C'est catastrophique et personne ne peut injecter de grosses sommes à l'heure actuelle. Celà veut dire qu'il y aura bientôt d'énormes chamboulements.

Autant que celà se passe avec le catalyseur politique. Le dialogue est là, il faut arrêter de faire la sourde oreille, car il sera remplacé par le feu sinon. Voilà ce qu'on appelle l'intelligence politique à la Mitterand et d'autres comme certains anciens présidents africains. Les discours intellectuelles doivent devenir plus réalistes.

Imaginer que Ouattara sans opposition ivoirienne concrête, pourra stabiliser ce pays avec peu de moyens, est juste inconcevable. Il a besoin de l'opposition Gbagbo pour faire taire les antagonismes au niveau guerrier. La guerre a été faite, personne ne peut revenir en arrière, elle doit passer au plan politique et seul cette évolution permettra à chacun de trouver les nouveaux avantages. Comment ranger les armes si la contestation ne passe plus que par la???

La domination totale de l'Afrique n'est plus possible, des pays comme le Ghana ont put le faire sans oppositions radicales étrangères. En 90 la sensibilité de gauche a empêché un marasme, en laissant faire. L'Afrique francophone a vite intérêt à prendre le pli, on a pas besoin de conflit dans une époque de crise.
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  @Lucas
( 11/05/2011 13:41 )
À Boulogne-billancourt / France

"ce multipartisme constitutionnalisé n’était pas appliqué. Il a fallut les années 90 pour que ce multipartisme soit une réalité. En bon pédagogue, monsieur KONADJE a rappelé le contexte dans lequel le multipartisme est survenu. Il a parlé des contestations sociopolitiques qui avaient cours dans les différents pays africains. Ces contestations étaient menées par les opposants d’alors qui étaient dans la clandestinité. Il a parlé également, des bouleversements géopolitiques mondiaux, etc"

Je viens de vous citer; il a parlé de démocratie constitutionnelle certe et en a précisé les limites. De Mitterand aussi mais à aucun moment vous ne voyez dans son texte, le réveil populaire et politique ni ses origines. Donc comment comprendre ce manque évident.

Comme vous même vous le savez, car celà se lit dans vos écrits, vous n'oubliez pas les réseaux d'oppositions souterrains, ni les grandes manifestations populaires qui ont permis la sortie de la clandestinité et du silence.

Alors comment se fait il que nos frères ne peuvent le lire dans un article et n'ont droit qu'à une démocratie constitutionnelle non effective et à l'acceptation de Mittérand.

En tant qu'africain comment peut ont encore négliger de parler des sacrifices des populations et même du début intéressant d'une opposition qui s'est trahie par la suite. Quel message donnons nous à ceux qui ne connaissent pas cette époque?! Si ce n'est que c'est juste grâce à une constitution et l'accord de Mitterand, qu'on a élargie un temps soit peu notre liberté?!

Mon message était emporté je l'avoue et men excuse encore mais l'on ne peut plus accepter qu'on omette nos propres participations au centre de nos libertés. Parlons franchement, si on peut s'exprimer ici, n'est ce pas grâce à nos sacrifices ou ceux de nos ancêtres... ou est ce Mittérand, qui dans sa grande générosité, tout seul a décidé de nous octroyer le multi-partisme???

Un autre point est qu'il faut arrêté de croire qu'on a pas fait de révolution de jasmin, parce qu'on était plus politique, préparé à positionner des leader et des nouveaux partis. On l'a fait ce grand changement et on devrait en profiter pour prévenir les tunisiens du risque, dans le choix des élites. Dans le choix du système, rien que le système de vote et de représentation est autant de problèmatique cruciale à aborder. Car comme chez eux en Afrique noire, certains dirigeants sont tombés et pas d'autres mais celà n'a pas empêché le système de sous développement, la corruption, de se perpétuer...

Bien à vous.
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  arrêtez vos propos creux!!!!!
Lucas ( 11/05/2011 14:01 )
À Châtenay-malabry / France

Cher ami de Paris, merci pour votre réaction. Mais je pense qu'il va falloir prendre du recul dans ce que vous dites. Sachez qu'une interview n'est pas un roman, un mémoire encore moins une thèse où on vient défendre une position sur 500 ou 600 pages. Dans une interview, on va à l'essentiel. voilà un extrait de l'interview: "Ensuite, il faut dire que la plupart de ces pays africains étaient confrontés à de graves crises économiques et faisaient face à des contestations sociales qui réclamaient un pluralisme politique". Rien que cette affirmation montre qu'à l'intérieur des Etats africains, les gens ne croisaient pas les bras. Merci encore une fois de savoir lire entre les lignes. Il faut élever le débat et avancer. Je comprends votre entêtement, mais sachez que les faits historiques sont là pour vous contredire.
Bien à vous
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  Le Problème de l'Afrique? Les africains!!!!!
Malik ( 11/05/2011 17:08 )
À Paris / France

Tout d'abord je tiens a feliciter M. Konadje pour ces analyses. Son Background l'autorise et legitime ses prises de position. Je comprends que certains ne soient pas d'accord mais encore faut il apporter des arguments aux debats. C'est aussi cela la démocratie mes chers africains. Quand je dis que le problème de l'Afrique ce sont les africains, c'est pour souligner que NOUS nous cachons toujours derrière notre petit doigt pour justifier l'injustifiable. La quasi totalité des dirigeants africains (a quelques exceptions pres, ceux cités par M. Konadje!) n'ont qu'une seule et unique aspiration: Rester eu pouvoir le plus longtemps possible en s'enrichissant au maximum. Je lis toujours que l'Afrique regorge de ressources et de talents, capables de la relever, de la moderniser et le faire evoluer significativement. Il faut juste une réelle volonté politique. Concernant la CI, M. Konadje a presque tout dit, j'ajouterai juste qu'il faut que chaque ivoirien trouve en lui la force de pardonner car nous sommes tous condamnés a vivre ensemble. Autant que cela se fasse dans la paix et le developpement pour chacun.
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  en accord.
makaveli ( 11/05/2011 18:53 )
À Münster / Germany

je suis tout a fait en accord avec vous, sauf sur 2 points: tout d`abord le caractere "honteux" de l`arrestation de Mr LG. combien de portes de sorties honorables lui ont ete presentees avant cet episode? il n`a eu que ce qu`il merite. le General Guei ainsi que les 25 membres de sa famille qui ont ete executees aurait bien aimé beneficier d`une arrestation "honteuse". que dire des victimes innocentes de l`un ou de l`autre camp au cours de ces 5 mois infernaux? je n`eprouve personellement aucune compassion pour mr LG. mes pensées sont du côté des familles endeuillées dont personne ne s`est porté garant de l`integrité de leurs parents decedes comme ADO l`a fait pour LG. remettons svp les pendules a l`heure.
le 2e point concerne le desarmement. je pense effectivement comme vous que le desarmement est une affaire d`experts. mais je pense egalement que le desarmement coercitif est necessaire dans la situation d`exception que vit la CI. fallait-il laisser Yopougon et autres quartiers aux milices en attendant de mettre sur pied des programmes de desarmement qui deja ne fonctionne que lorsque les situations conflictuelles sont reduites a neant? la CI a besoin de normalité ou tout du moins d`un semblant et la population attend du nouveau pouvoir l`assurance et la garantie de la securité des personnes et des biens. et bien sur qu`il y a eu des programmes ou appels appelant a desarmer. meme LG le jour de son arrestation a appeler ses partisans a desarmer ainsi que le cema mangou. le PM soro le PR ADO et j`en passe. tous ceux qui possedent des armes doivent les remettre a qui de droit sinon ils s`exposent a la dure mais legitime realité de la loi.
pour le reste de votre analyse bravo.
cordialement
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  très juste!
niteleu ( 11/05/2011 19:34 )
À Châtenay-malabry / France

Je suis parfaitement d'accord avec Konadje. Il faut dire que ce dernier n'en est pas à sa première fois, il intervient toujours sur diverses questions socio-politiques avec beaucoup de finesse d'esprit. Ce jeune intellectuel maîtrise son domaine et constitue un atout potentiel pour son pays et pour l'Afrique. Nous avons besoin de ce genre de pointure pour faire avancer les choses et j'espère qu'il apportera sa pierre à l'édifice pour la reconstruction de son pays. Le contraire serait très dommage... Tout simplement bravo jeune homme!!! ce n'est pas étonnant, vu ton parcours. Lawleu Tchiatt comme le dirait-on au Sénégal.
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  @Lucas
( 11/05/2011 22:03 )
À Boulogne-billancourt / France

Toujours est il que la participation centrale du peuple africain est encore éludée... au détriment des faits historiques!!!

Toujours est il que la CI a été détruite avec l'aide de la Licorne et ne se relève pas sous Ouattara.

Toujours est il que la population n'a jamais suivie Ouattara, on a vu que des mercenaires et que peu importe les intellectuels qui le cautionnent, on ne les écoutes plus car leur discours est à des kilomètres des réalités quotidiennes.

Si je me trompe, dites moi ou est ce grand bonheur du peuple libéré, on ne voit qu'une poudrière à ciel ouvert!!!

Et pour montrer à quel point on a pas besoin d'avoir le bac et un grand costume pour le savoir: n'importe quel badaud africain s'est investit dans la lutte pour la démocratie et il n'y avait pas de Mitterand parmis nous. Et comme d'habitude les mêmes intellectuels oublient leurs frères dans tous leurs textes... mais n'oublie pas les autres... ce n'est pas du hasard.
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  A Mr JJ Konadje!
Observateurs ( 12/05/2011 22:11 )
À Montreal / Canada


Cher Mr,

J'ai enfin pu lire votre article et le point de vue des grioonautes.

Sur les solutions à la crise ivoirienne, je ne puis rien dire, car vos propositions sont fonctions de plusieurs paramètres qu'on ne peut quantifier.

En revanche, je récuse clairement votre analyse, tant sur la crise tunisienne et égyptienne, que sur l'avénement du pluralisme politique en Afrique.

Sans vouloir être méchant avec vous, votre analyse, est tout simplement une redite des points de vue des journalistes et commentateurs européens sur la révolte dans les pays arabes.

TOUS LES INDICATEURS LE PROUVENT, L'AFRIQUE SUBSAHARIENNE EST LARGEMENT EN AVANCE SUR LEMAGHREB, EN CE QUI CONCERNE LE PLURALISME ET LES LIBERTÉS POLITIQUES, ET MÊME AU NIVEAU DE LA CONSCIENCE POLITIQUE.

Il faut être d'une mauvaise foi extrême pour nier ce fait.

Or dès lors qu'on biaise l'interpétation des faits, et que l'on pose des prémisses fausses, on peut tirer toutes les conclusions que l'on souhaite.

En logique classique, cela s'appelle le sophisme de l'affirmation du conséquent. Et hélas, beaucoup de diplômés AFRICAINS-es utilisent, consciemment ou inconsciemment cette méthode afin de justifier tout et n'importe quoi.


Toutes ces démarches constituent les caractéristiques essentielles des diplômés AFRICAINS-es.

Or ce que vous oubliez Mr KONADJE, c'est que les commentateurs européens et spécialistes, n'ont rien compris à cette crise, comme bien souvent, surtout qu'ils classaient Ben Ali comme un dirigeant qui a réussi la bataille économique, évitant à son pays les tendances fanatiques présentes dans certains pays arabes.

Lors d'un post, un grioonaute, Mr de Paris, vous a signalé que les révoltes, tunisiennes et égyptiennes, n'étaient guère politiques, mais sociales.

Et ceci est une évidence pour tous ceux qui observent l'Afrique sans les prismes des spécialistes occidentaux.

Il n'y a en Tunisie aucune des quatre conditions que vous citez:

" désir de changement de régime doit naître dans la conscience collective d’un peuple, éduqué et mature sur le plan politique. Il faut ensuite qu’il y ait une opposition forte, audacieuse dont les actions s’inscrivent dans l’intérêt supérieur de la nation. Il faut également une jeunesse ambitieuse qui sait ce qu’elle veut. Il faut enfin une armée qui soit neutre, républicaine et surtout à la solde de personne."

Moi j'ai des correspondants tunisiens avec qui j'ai travaillé, ils reconnaissent que dans leur pays, il n'y a ni conscience collective, ni d'opposition forte ayant un intérêt supérieur de la nation, ni jeunesse ambitieuse qui sait ce qu'elle veut, et encore moins une armée neutre. Mêmeen lisant les intrviews des officiers tunisiens il est facile de s'en rendre compte.

II) Votre réflexion sur le concept D'ÈTAT-NATION

Ainsi, en utilisant le concept D'ÉTAT-NATIONS, il est assez curieux d'en déduire que les ÉTATS SUBSAHARIENS sont jeunes.

En comparaison à ceux du MAGHREB, cela n'a aucun sens puisque on a tous eu l'indépendance, à quatre près, au même moment.

Tunisie, Maroc deviennent indépendants en 1956, Mauritanie en 1960 et l'Algérie en 1962.

Certes, il y l'exception ÉGYPTIENNE, en 1936, mais je puis vous dire que l'indépendance n'a été réelle qu'à partir de l'élection de GAMAL ABDEL NASSER, en 1956.

De même, si la Lybie était théoriquement indépendante depuis 1951, ce n'est qu'avec lecoup d'état des colonels, en 1969 qu'elle devient réellement indépendante.

Alors, dire que les ÉTATS SUBSAHARIENS sont de jeunes étas et que ceux du MAGHREB ne le sont pas, relèvent d'un non sens au niveau logique, mais surtout d'une méconnaissance évidente de l'histoire de l'Afrique contemporaine.

Ce genre de simplification est le propre des spécialistes occidentaux, qui influencent malheureusement nos diplômés, qui au lieu de réfléchir par eux-mêmes, aiment répétés les analyses des experts étrangers (FMI/BM/ et autres...).

Aussi, je ne comprends pas votre acception ou occurence de l'expression d'ÉTAT-NATIONS: dans quelle acception a-t-elle été utilisée dans votre réflexion, car à mon sens, elle ne correspond guère à la réalité sociologique, et encore moins historique, des pays du MAGHREB, mais peut-être que votre acception de ce terme m'échappe.

De plus, je peux vous fournir au moins trois contre exemples d'ÉTAT-NATIONS SUBSAHARIENS.

Enfin, vous parlez de la conférence de Baulle, qui hélas, n'est pas le point de départ de la démocratie en Afrique, mais tout simplement une stratégie de la France officielle, pour mieux tirer profit d'un processus inévitable, dans l'Afrique francophone, à la suite de la fin de la guerre froide.

D'ailleurs, renseignez-vous auprès des ressortissants béninois, bien au fait des dessous de laconférence nationale, ilsvous diront que certaines autortités françaises ont proposé d'aider le Bénin si elle renonçait à cette '' fameuse'' conférence nationale.

Ce n'est pas le discours de la Baule, pur calcul politique, qui a ouvert la voie au pluralisme politique Africain, mais une conjonction d'évènement imprévu par la francafrique.

D'ailleurs je vous le concède, vous faites mention de la plupart de ces évènements, sans en préciser les contours exacts, ce qui biaise une fois de plus les conclusions sur ce moment important de l'histoire de l'Afrique.

Ce sont les pays marxistes, comme le Bénin, Madagascar, le Congo Brazzaville, souvent soutenus à l'époque par Moscou et le bloc de l'est qui ont connu des difficultés de trésorerie, Mr Gomina Mama Sani, vice-président de l'ANR l'a clairement expliqué à plusieurs reprises.

En gros, si ces régimes n'avaient point de problème de trésorerie, nul ne peut prévoir qu'elle eut été la tournure des évènements.

Preuve à l'appui, par la suite, dans deux cas pratiques, des anciens dirigeants des régimes marxistes, sont revenus au pouvoir par la voie des urnes: Didier Ratsiraka et Mathieu Kérékou.

Aussi, dans le cas de certains pays francophones et anglophones, l'opposition étaient organisées et conscientes de son rôle historique:

je donnerai deux exemples: le MLPC en Centrafrique, et le NPP au Ghana, dirigés par des hommes ayant une vision politique nationale et dont les partisans se retrouvent dans toutes les régions de leurs pays respectifs.

Dans une certaine mesure, sans vouloir polémiquer, on peut en dire autant du FPI en Cote-d'Ivoire, du PDS au Sénégal.

Alors, affirmer que " Dans nos pays, les partis politiques de l’opposition sont souvent démagogues. Vous savez, il existe des personnes qui créent des partis politiques, juste pour avoir des postes. Il suffit de nommer un farouche opposant à un poste de Ministre pour qu’il devienne aussitôt le laudateur en chef du Président de la République qui l’a nommé, et qu’il critiquait auparavant. Il y a même des gens qui deviennent des opposants par aigreur, tout simplement parce qu’ils ont été virés d’un gouvernement. Il faut souligner que dans certains pays d’Afrique noire, On a souvent affaire à une jeunesse endoctrinée, inculte et manipulée par les hommes politiques. "

Ce n'est pas sérieux Mr Konadje.

Prendre quelques cas, le pre M'Ba Abbessole au Gabon, et en faire des vérités historiques ne me semble pas rigoureux, en ce qui concerne l'anslyse de l'émergence du pluralisme politique en Afrique.

De plus, affirmer si facilement que les militants qui, pour certains sont morts lors des marches pour l'avènement de ce pluralisme, sont des endoctrinées illétrés, est une insulte inacceptable à la mémoire de tous, élèves, étudiants-es et autres, dignes fils/filles d'Afrique, ayant été à la base du peu de liberté que vous et moi nous avons aujourd'hui en Afrique francophone, en particulier.

Ne soyez pas anachronique Mr Konadje, confondre la lutte difficile des années 1990 et celle des 2010, où des jeunes patriotes décident librement de soutenir Gbagbo face à l'armée française, ce n'est pas rigoureux.

Encore que, même dans le cas des jeunes patriotes, il est indécent et immoral de parlerd'e ces personnes avec tant de mépris, car il n' y a pas de plus grand mérite que de donner sa vie pour une cause que l'on estime juste, à tort ou à raison.

Eux étaient peut-être moins diplomés que vous, mais rien ne prouve que vous aimiez votre pays plus qu'eux.

Certes, l'Afrique a besoin de cadre, mais surtout elle a besoin de personnes qui aiment leur pays et le continent, en tout temps et en toute circonstance, prêtent à se sacrifier pour un avenir meilleur. En cela, vous et moi, nous avons beaucoup à apprendre de ces martyrs, au lieu de se placer en position de supériorité et en donneur de leçons, à la façon occidentale.

Soyons humble, hormis quelques exemples rares, les diplômés africains n'ont jamais été à la hauteur de la tâche, ils sont la honte u continent, et même les militaires sont bien souvent plus cohérent qu'eux.

Et je puis même dire, que la majorité des diplômés francophones sont des perroquets qui reprennent les doctrines occidentales, toutes disciplines confondues, alors cessons de mépriser nos frères avec des parchemins dont l'utilité reste à démontrer, dans nos sociétés.

Selon moi, toutes personnes décédées pour une lutte de la liberté, ou par refus d'une présence militaire étrangère sur le continent, en gros tous nos martyrs, sont des héros, et aucun diplômé ne peut et ne doit salir leur mémoire, car à ce jour, je ne sais pas si les diplômés africain-es sont capables de se sacrifier pour le contient.

Mais quant aux martyrs Africains, il n'y a aucun doute, avec ou sans diplôme, ils ont montré la voie à suivre et toute l'Afrique leur doit un respect éternel et un hommage éternel.

bien à vous Mr Konadjé.
















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  A monsieur le rédacteur du commentaire N°15
( 13/05/2011 01:20 )
À Châtenay-malabry / France

Cher monsieur,
J’ai lu votre long commentaire après avoir lu l’interview de monsieur KONADJE ainsi que tous les autres commentaires. Je voudrais avant tout remercier monsieur KONADJE pour ses réponses claires concises et précises. Loin de me faire le défenseur de ce monsieur, je voudrais rebondir sur votre commentaire. Mais avant tout, je voudrais que vous reteniez une chose. D’abord, une interview n’est pas un hymne aux héros africains où on vient chanter la gloire de nos résistants. Les réponses qu’on donne dans une interview sont fonction des questions qu’on nous pose. Ensuite, souffrez que je vous dise de savoir lire dorénavant entre les lignes d’une interview et surtout de savoir contextualiser les faits. Enfin, je vous invite à être humble dans vos remarques et surtout d’éviter de passer du coq à l’âne. Venons-en maintenant au contenu de votre commentaire fleuve. Sur la crise ivoirienne, n’importe qui peut donner son point de vue, mais à condition d’apporter les arguments solides. Qu’entendez-vous par « paramètre qu’on ne peut quantifier ? » tout ce qui est dit sur la crise ivoirienne dans cette interview est basé sur des faits scientifiques que l’on peut vérifier. Arrêtez donc d’employer des expressions vagues dont vous-même ignorez le sens.
Je suis stupéfait quand vous dites que les points de vue de monsieur KONADJE exprimés dans cette interview sont « une redite des points de vue des journalistes et commentateurs européens sur la révolte dans les pays arabes ». A vous lire, c’est comme s’il fallait être contre le point de vue occidental pour être dans la vérité. Vous, qui prétendez être un grand intellectuel, et qui apportez des contractions aveugles, que faites-vous de l’objectivité ? Sachez que la vérité et l’honnêteté intellectuelle n’ont pas de camp encore moins de couleur. Ce n’est pas du tout choquant d’épouser des idées de commentateurs européens à partir du moment où on est objectif et qu’on apporte des arguments concrets pouvant faire avancer le débat.
Je pense que c’est plutôt vous qui versez dans la malhonnêteté intellectuelle. C’est qu’en même étonnant d’écrire un commentaire de 5 pages alors que vous avez du mal à apprécier les faits qui s’expliquent en quelques lignes. Votre erreur d’appréciation vient sans aucun doute de votre haine que vous nourrissez envers ce monsieur KONADJE, ce qui vous rend moins lucide dans vos développements. Vous étalez votre pédantisme en employant des expressions dont vous-même ignorez le sens : « sophisme de l’affirmation du conséquent ». Soyons un peu sérieux cher ami observateur N°15 et situons les choses dans leur contexte. Dans cette interview, la question posée portait exclusivement sur la révolution qui s’est opérée en ce début d’année dans ces deux pays. Il n’était pas question de faire la psychanalyse de Ben Ali encore moins d’analyser ou de faire la sociologie du regard que l’occident portait sur sa gestion de la chose publique. Il n’était pas question non plus de savoir si le Maghreb était en avance sur l’Afrique noire comme vous le dites. Dans cette interview, il n’a jamais été question de comparaison entre Afrique Subsharienne et Maghreb. S’IL VOUS PLAÎT APPRENEZ A LIRE. Dans cette interview, le journaliste de grioo à simplement demandé pourquoi une révolution à la tunisienne ou à l’égyptienne ne pouvait pas s’opérer dans nos pays d’Afrique noire. Et c’est strictement à cette question que ce monsieur KONADJE a tenté de répondre avec beaucoup de méthodes d’ailleurs. Donc arrêtez de confondre les faits. Vous vous comparez à la médiocrité en vous référant au post de Mr de Paris qui signalait que « les révoltes tunisiennes et égyptiennes n’étaient guère politiques, mais sociales ». Quel est le lien avec l’interview ? Vous n’apprenez rien à personne cher commentateur N°15. En revanche, moi je vous apprends que dans ce genre de révolte, le politique se nourrit du social et vice versa.
C’est très facile de dire qu’on n’est pas d’accord avec les 4 raisons évoquées par ce jeune intellectuel. Mais vous n’êtes même pas capable d’apporter des arguments solides. Tout ce que vous trouvez à dire c’est ce ci-ci et je vous cite: « Moi j'ai des correspondants tunisiens avec qui j'ai travaillé, ils reconnaissent que dans leur pays, il n'y a ni conscience collective, ni d'opposition forte ayant un intérêt supérieur de la nation, ni jeunesse ambitieuse qui sait ce qu'elle veut, et encore moins une armée neutre ». HONTE A VOUS !!! C’est ce que vous appelez argument scientifique ? Parce que des correspondants avec qui vous travaillez ne partagent pas les thèses de cette interview, vous trouvez alors que ce que monsieur KONADJE dit n’est pas fondé. DROLE D’INTELLECTUEL QUE VOUS ÊTES !!!! En plus de cela vous avez la mémoire courte. Vous qui un peu plus haut dans vos propos accusiez monsieur KONADJE de s’aligner sur les thèses occidentales, voilà que vous prenez pour parole d’évangile, ce que vos correspondants tunisiens vous disent. SOYONS SERIEUX CHER COMMENTATEUR 15. Vous ne faites que parler de diplômés. Ce qui n’a rien à voir dans cette interview. Y-a-t-il du mal à avoir des diplômes ?
REFLEXION SUR ETAT-NATION
Cher commentateur N° 15, votre pédantisme vous a égaré dans votre réflexion sur le concept d’Etat-nation. En voulant ridiculiser monsieur KONADJE, vous avez étalez vos lacunes au grand jour. C’est bien de réciter son cours d’histoire africaine sur un forum de grioo. Mais encore faut-il trouver le moment opportun de d’adonner à de tels zèles. Cher monsieur, l’erreur que vous commettez, c’est de résumer le concept d’Etat-nation aux indépendances. Je ne vous suivrai pas dans vos tergiversations qui n’ont pas de sens. Pour vous montrer que moi je parle avec argument scientifique à la base, je vous donne une référence scientifique : http://nawaat.org/portail/2004/03/20/aux-origines-de-l%E2%80%99etat-nation-tunisien-la-quete-seculaire-pour-l%E2%80%99independance-de-l%E2%80%99etat-et-la-souverainete-de-la-nation/. CE LIEN VOUS FERA DU BIEN. J’EN AI PLUSIEURS A VOUS DONNER, MAIS POUR NE PAS VOUS PERTURBER JE NE VOUS DONNER QUE CETTE REFERENCE. C’est un article de Astrubal de Nawaat, un intellectuel tunisien (Docteur en droit public). Et étant donné que vous « buvez » la parole des tunisiens, vous n’irez certainement pas contre la thèse de cet article. CET ARTICLE VOUS PERMETTRA DE FAIRE UNE REMISE A NIVEAU DANS VOS CONNAISSANCES EN HISTOIRE. Cela vous évitera de faire l’anachronisme. Encore une fois, retenez que dans cette interview, il n’est point question de faire une comparaison entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. Evitez donc les raccourcis. Vous voyez, moi au moins quand je ne suis pas d’accord avec vous, j’apporte des arguments et des preuves solides pour vous contredire.
En ce qui concerne le discours de la Baule, je pense qu’une lecture très intelligente du passage de l’interview de monsieur KONADJE permet de comprendre que le multipartisme avait déjà été pensé par les africains. Autrement dit, les africains n’ont pas attendu Mitterrand pour penser le pluralisme d’autant plus que comme le jeune KONADJE le précise dans son interview, le multipartisme était déjà inscrit dans toutes les constitutions. En plus, plusieurs combats étaient menés de l’intérieur des pays pour aspirer au changement. Et là où je suis d’accord avec monsieur KONADJE, c’est que Mitterrand a qu’en même contribué à la restauration de ce multipartisme. Que vous le vouliez ou pas c’est ce qui s’est passé. Quant au comportement des partis politiques, si vous êtes vraiment un africain, vous devez être capable de savoir que ce qui est mentionné dans cette interview est vrai. Il est clairement dit que les partis politiques sont souvent démagogues. Il n’est pas dit que ce sont tous les partis politiques africains qui sont démagogues. Donc encore une fois, c’est vous qui faite la confusion. Vous parlez de mourir pour la patrie, mais encore faut-il mourir pour une cause juste. Arrêtez de ridiculiser les jeunes qui osent prendre la parole pour critiquer l’Afrique. On peut aimer son continent tout en le critiquant. Arrêtez de donner des leçons aux gens. Pour finir, je vous poserai une seule question: Y-a-il du mal à être diplômé ?
Bien à vous cher commentateur N° 15
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( 13/05/2011 01:23 )
À Châtenay-malabry / France

Le commentaire précédant d'adresse à celui qui se fait appeler observateur mais qui correspond au commentateur 15
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  À Mr de Sceaux /Konadje!
Observateurs ( 13/05/2011 09:12 )
À Montreal / Canada


Cher Mr de Sceaux / France/ ou Mr Konadje ,

Il existe plusieurs points justes dans votre article, et cela ne me pose aucun problème de le reconnaître, néanmoins, sur l'origine du pluralisme en Afrique, et sur d'autres hypothèses qui ressortent de votre texte je me désolidarise, pour des raisons évidentes, même si celles-ci ne vous semblent pas assez claires.

Moi je ne suis pas là pour vous flatter, s'il y a des divergences je vous les signale, et ceci, sans arrière idée, et désolé si cela ne vous arrange pas.

Je vais péciser, à nouveau, les causes de mon opposition, mais avant cela, quelques mises au point me semblent nécessaires.

Cher Mr, moi je ne suis pas un intellectuel, et cela ne me pose aucun problème de présenter mes points de vue sans ce genre de qualificatif ronflant.

À chacun sa façon de voir les choses, mais avec toute simplicité je ne me laisse pas distraire pas les titres et les insultes, je me conterai toujours des faits.

Et si je me trompe, alors je m'incline, mais je ne vois aucune raison rigoureuse d'adhérer à un point de vue, qui ne correspond pas à la réalité historique que j'ai vécue, que cela vous plaise ou pas.

Les sceinces politiques, tout comme l'histoire, sont des sciences humaines, et nulne peut affirmer sans risque de se tromper que son interprétation des faits constitue une vérité absolue, dans ces disciplines.

Toute interprétation est dépendante des paradigmes qui la sous-tende et il est évident que je n'adhère pas aux votres.

Je ne suis point là, pour me faire de la pub ou pour prouver quoi que ce soit, à qui que ce soit, mais plutôt pour apprendre et aussi participer à la réflexion, fut-ce-t-elle contradictoire.

Ensuite, je suis loin d'être pédant, sauf si on n'a pas la même définition de ce terme. S'opposer à une contre vérité historique, ce n'est pas du pédantisme.

De même, parler de sophisme du conséquent, c'est une banalité en logique classique, que n'importe quel curieux peut comprendre, et nul besoin d'avoir fait des études supérieures pour utiliser cette expression. En terme courant, cela revient à dire tout simplement que vous affirmez vos conclusions sans les relier logiquement à vos prémisses ou hypothèses de départ.


Selon vous, utiliser l'expression sophisme c'est faire preuve de pédantisme ou jouer à l'intellectuel?

Libre à vous de l'interpréter de la sorte, mais selon moi, il faut un peu plus pour être pédant, et encore plus pour être intellectuel.

Aussi, je ne dis rien sur vos analyses sur les solutions à la crise ivoirienne, car je reconnais qu'il m'est difficile d'en apprécier la valeur, étant donné l'impossibilité d'évaluer réellement les différents paramètres dont vos solutions dépendent. Peut être que vos solutions sont les bonnes, je n'en sais rien, peut être qu'elles ne le sont pas, idem, dans tous les cas, l'avenir nous en dira plus.

Mr de Sceaux, tout vous vexe, et je ne comprends pas pourquoi tant de haine et de mépris par rapport à mes réserves, c'est une attitude classique, lorsqu'on n'est point en mesure de prendre position.

Mais, ne vous en faites pas, j'ai l'habitude d'être récusé et je ne m'en inquiète plus du tout, car je sais à quoi cela correspond chez ceux qui adoptent cette méthode.

Par conséquent, votre réaction ne me surprend guère.

Passons à présent aux deux points sur lesquels je récuse votre analyse:

I ) Je n'avais pas besoin du point de vue de mes correspondants tunisiens, mais si je les ai cités, c'est tout simplement parce que je tiens à signaler que certains ressortissants de ce pays sont loin d'adhérer à vos hypothèses, et même les interviews des officiers tunisiens prouvent que l'armée tunisienne ne correspond pas à ce que vous en dites. Elle est loind'avoir été aussi neutre que vous le pensiez, mêmesi àla fin de la crise, elle a finalement pris une position '' dite '' républicaine.

En Tunisie, il n'y a jamais eu, depuis l'indépendance, d'opposition, hormis les syndicats et les islamistes, ce, depuis l'ère Bourguiba.

Au début de cette crise, les objectifs n'étaient que sociaux, et surtout contre la main mise de la famille Trabelsi sur l'économie du pays. Nul ne s'attendait à la chute du régime, même pas les grèvistes.

Dès lors, lorsqu'à la suite d'une intrigue propre à Ben Ali et son chef d'état major particulier, celui-ci décide de quitter la Tunisie, en attendant que ce dernier ne mette fin aux révoltes, afin que Ben Ali puisse revenir occuper son poste, aucun responsable tunisien ne sait exactement ce qui se passe, et même le premier ministre n'est au courant de rien, et encore moins l'opposition.

D'où, les diverses versions sur le départ de Ben Ali, et les différents scénarios, plusieurs modifiés, pour assurer la vacance du pouvoir. Il y a beaucoup à dire sur la crise tunisienne et sa consoeur D'ÉGYPTE, mais vouloir leur donner une lisibilité aussi smple que là votre, me surprend.

Je veux bien qu'on modélise les phénomènes socio-politiques, mais en faire des théories et essayer de les utiliser pour analyser d'autres régions, ne me semble pas très pertinent.

Mais je vous le concède, c'est votre droit absolu.

Même dans les sciences expérimentales, en physique ou en chimie, plus personne ne procède de la sorte.


II ) Qu'à cela ne tienne, les mouvements pour le pluralisme en Afrique on débuté dès 1986 avec les grâves d'étudiants et il existe des personnes encore vivantes dont je peux vous donner l'adresse, qui ont dirigé ces grêves et qui vous le confirmerons.

Ces mouvements correspondaient au début de la perestroïka, qui elle même, fut un processus imprévu, comme l'affirme plusieurs historiens spécialistes de l'URSS.

Ainsi, sans établir un lien direct entre cette réforme du système URSSE et les grêves estudiantines africaines, il faut plutôt voir, le long mouvement qui aboutit au pluralisme politique dans certains pays francophones, comme un procesus interne, favorisé par des causes endogènes, même si cela correspond effectivement à une conjoncture internationale dont on ne peut nier le rôle accélérateur.

Associer cela au discours de la Baule, qui n'interviendra qu'en juillet 1990, alors qu'au Bénin et au Cap-vert, les changements ont déjà été opérées, ceci contre l'avis de la France, c'est tout simplement travestir l'histoire de l'Afrique, et vouloir toujours trouver des causes externes à des problématiques internes.

À vous entendre, c'est le discours de la Baule qui a déclenché le mouvement vers le pluralisme, ce qui est une contre vérité évidente, pour tout africain ayant vécu les faits dont vous parlez.

Vous faites un beau discours théorique, vous réinterpréter les faits, comme cela vous plaît, moi je me contente des faits, avec les acteurs qui les ont vécus, et Mr Gomina Mama Sani, l'un des dirigeants du PRPB, parti unique au Bénin jusqu'en 1989, a confirmé à plusieurs reprises, que la conférence nationale et les changements intervenus dans son pays, sont liés à des difficultés financières internes et non à un quelconque discours de la Baule.

De même pour Me Dossou Robert, organisateur de la conférence nationale du Bénin.

D'ailleurs, les pays liés fortement à la France, n'ont justement pas connu de changement à la suite de ce '' fameux '' discours de la Baule, hormis la RCA, ceci pour des raisons propres à l'histoire ce pays.

Ni le Togo, ni le Cameroun, ni le Burkina, ni le Gabon, ni le Sénégal, ni le Tchad, sont concernés pas ce discours et les rares pays dont les régimes ont été renversés, l'étaient pour des causes internes, qui me semblent évidentes, mais qui selon vous doivent être rattachées naturellement au discours dela Baule.

Moi je ne vous oblige pas à changer vos points de vue, vous avez le droit de tout ramener à ce '' fameux " dscours de la Baule, puisque vous êtes sûr de votre hypothèse de départ, ceci de façon a priori.

Pour finir, moi je ne suis pas ivoirien, mais je trouve indécent d'affirmer:

" Dans nos pays, les partis politiques de l’opposition sont souvent démagogues "

Moi j'ai connu, Agboyibor, Gnéninvi, Abel Goumba, Tévoèdjrè, Omar Konaré, Djéni Kobina Kouamé, Adrien Houngbédji, Wade, Alpha Condé, Soumana Sako, Yorongar, le Docteur Conjugo, Agonjo Okawé, Moshood Abiola et bien d'autres qui n'étaient guère des démagougues.

Ces aînés se sont battus pour l'avènement du pluralisme et certains en sont morts, au Gabon, au Tchad, au Nigéria, au Togo, en Cote-d'Ivoire, au Sénégal, au Mali et j'en passe.

De plus, dans tous les pays où les changements eurent lieux dans les années 1990, l'armée fut républicaine, puisque au Cap-Vert, au Bénin, au Congo, en RCA, elle a laissé le processus du pluralisme aboutir et dans certains cas comme le Mali et le Niger, elle l'a mis en route, sous Ali Seibou et Toumani Touré.

Même en 2000, en RCI, l'armée n'a point soutenu le Général Guéi, dans son hold up électoral, et au Sénégal elle est restée neutre lors de la victoire de Wade.

Aussi, vous dites:

" On a souvent affaire à une jeunesse endoctrinée, inculte et manipulée par les hommes politiques. "

Or, ce sont souvent des étudiants qui jouèrent le rôle d'avant garde dans la lutte pour le pluralisme en Afrique francophone.

De plus, contrairement à vous, je ne considérerai jamais les martyrs africains, quel qu'il soit, comme des jeunes endoctrinées, et là se trouve, l'une de nos différences les plus importantes.

Selon moi, ce sont les diplômés Africains-es qui sont endoctrinés par les théories occidentales, incapables de penser leur avenir sans les références des écoles occidentales.

Bien à vous Mr de Sceaux/ et Mr Konadje.


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  A monsieur le commentateur N° 15 et N° 18 (observateurs)
( 13/05/2011 10:09 )
À Châtenay-malabry / France

Cher monsieur,
Je tiens à préciser que je ne suis pas monsieur KONADJE. J’aurais bien voulu l’être et je n’ai pas de complexe à le dire. C’est un jeune homme que j’admire beaucoup de par son parcours exceptionnel. La lecture de vos commentaires me donne l’impression que vous aussi connaissez bien ce monsieur. Pourquoi ne pas vous adresser à lui à titre personnel puisque son e.mail figure à la fin de cette interview au lieu de vous acharner sur sa modeste personne.
Bien à vous
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  olala.
makaveli ( 13/05/2011 11:43 )
À Münster / Germany

@ observateurs.

prendre les "jeunes patriotes" comme exemple? vous êtes serieux? et les milices interhamwe qu`en faites vous? ne les oubliez surtout pas dans votre appreciation et designation des "combattants pour la liberté" en afrique..
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