Grioo.com   Grioo Pour Elle       Village   TV   Musique Forums   Agenda   Blogs  
   Mercredi 20 Août 2008 RECHERCHER : Sur Grioo.com  Sur Google 
 Accueil  Rubriques  Archives  News pays     Contact   Qui sommes-nous ?     

   

AccueilRubriquesArticleRéaction
 
 
Nicolas Sarkozy charge Christiane Taubira d'une mission sur les APE
  La députée de Guyane devra remettre un rapport sur le sujet mi-juin
Par Kady Tangara
 
 
 

Réfléchir aux moyens de faire des Accords de partenariats économiques (APE) "un atout du partenariat" entre l'Union européenne et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). C'est la nouvelle mission que le président de la République Nicolas Sarkozy a confié au députée PS guyanaise Christine Taubira.

L'élue Guyanaise devra se poser la question sur les différentes "malentendus et les doutes qui persistent dans certains pays quant aux finalités de la négociation des APE". Puis réfléchir sur ce "que peuvent être les leviers dont dispose l'UE pour encourager les ACP à poursuivre les négociations en vue d'APE complets et régionalisés", "comment faire en sorte que ces accords viennent à l'appui des dynamiques d'intégration régionale en cours". Et enfin "comment s'assurer que les départements et les pays et territoires d'Outre-mer français tirent le meilleur profit de cette nouvelle donne économique et commerciale".

Il semble que ce soit lors du Grand Débat Européen organisé fin janvier 2008 au Centre de Conférences Internationales Kléber par le Ministère des Affaires Etrangères, que Christiane TAUBIRA, Députée de Guyane, a attiré l'attention du Ministre des Affaires Européennes, Jean-Paul JOUYET sur l'importance du dossier des Accords de Partenariat Economique.

D'après le communiqué de l'Elysée, la lettre de mission signée le chef de l'Etat en établit les termes avec précision et fixe le délai de remise du rapport au 15 juin 2008.




 Publicité 
 
Ecrire une réaction

Nicolas Sarkozy charge Christiane Taubira d'une mission sur les APE

Nombre de messages
:  4
Pages:  1  

  urgence...
bernard ( 29/04/2008 19:09 )

Mme Tobira s'est mise en manœuvre elle fait une conférence ce soir à 5h pm au Rex théâtre à Port-au-Prince sur le thème "Haiti dans le monde" IIl y a grand battage sur les médias surtout que le pasteur Jessi Jackson est sur place à la tête d'une forte délégation du black caucus qui sillonne le pays depuis Dimanche. Il promet de mettre le drame que subit le peuple haitien parmi les enjeux de l'élection américaine.
Mme Tobira suit le chemin de Aimé Césaire qui etait aussi en mission en 1946 pour l' état français à la demande de Malraux Il s'agit peut être de coïncidences car la visite de Tobira était prévue ou bien l'histoire est entrain de bégayer ?

De toute façon il y a urgence car les Haïtiens sont debout et il y a péril en la demeure...
Ecrire une réaction
 
escroquerie europeenns ( 30/04/2008 20:55 )

APE et recolonisations : Poison européen contre médiocrités africaines
29/12/2007

Les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique bénéficiant d’accords tellement préférentiels avec l’Union européenne qu’ils n’ont cessé de s’appauvrir depuis qu’ils les ont signés sont sommés de signer de nouveau une mouture européenne devant les lier par "libre-échange" à cette région opulente du monde. Les fameux Accords de Partenariat Economique. Un enjeu que tous les pays d’Afrique semblent prendre au sérieux, brusquement et avec une poussée d’urticaire généralisée, la date butoir pour obtempérer à l’UE étant fixée au 31 décembre 2007. Une date pourtant connue depuis des années …


Entre 1975 et 2000 les relations économiques liant les échanges africains et européens étaient régies par un système dit de préférences tarifaires, sur le papier, faisant bénéfice à l’Afrique des exemptions et réductions de droits de douanes les plus avantageux au monde à l’entrée de l’Union européenne, assortis de plus d’aide au développement. 30 ans plus tard les économies africaines dotées de tant de "préférences" ont dégringolé le plus vite et le plus loin comparativement aux autres régions du monde ; elles sont au plus bas dans la réalité existentielle humaine, vidées de l’essentiel, exsangue, bouffées par une dette criminelle et fantôme, comptable, que les peuples n’ont jamais ni consentie ni avalisée démocratiquement ni encore moins vue se transformer en biens collectifs durables. L’Union européenne qui a continué sa construction sans rien demander à personne, surtout pas aux Africains qui s’obstinent dans la démarche contraire, démantèle l’ancien système tarifaire qui lui était avantageux pour un autre qui lui sera au moins aussi avantageux -utilitarisme oblige- en imposant un accord de libre-échange à l’Afrique, suivant des modalités processuelles codifiées par elle.


Les effets mécaniques d’un accord de libre-échange sont ce qu’il y a de plus évident pour les Africains placés en situation de cumuls de handicaps et d’asymétrie historique aggravée : prédation des ressources africaines, paupérisation accrue et recolonisation du continent par l’économique. Après les PAS, les privatisations, les dévaluations, cet accord viendrait donner le coup de grâce à la résistance des peuples face au procès de leur expropriation de fait. La loi des multinationales à l’heure du capitalisme financier va réduire les pays à de simples actifs financiers cessibles, c’est déjà le cas pour les soi-disant dettes, et dépecer les pays de l’intérieur -privatisations- et de l’extérieur par le désarmement tarifaire qui interdira aux Etats de protéger leurs économies. La situation des agriculteurs africains est la caricature de cette mascarade à la libéralisation, puisque les Africains auront en face d’eux des concurrents à la productivité structurelle plus élevée en sus des subventions dont ces derniers bénéficient depuis des décennies et qui leur ont permis des investissements et une assise industrielle difficile à atteindre par ailleurs à moyens disproportionnément inégaux. Rajoutés à cela l’ancrage monétaire colonial du franc CFA à l’Euro qui surestime les produits africains et la cause des filières agro-industrielles africaines serait entendue à la signature des APE. L’économiste libéral et prix Nobel Joseph Stiglitz ne s’y était pas trompé qui avait considéré publiquement les APE défavorables aux Africains.


Après les 30 ans de PAC, ACP, subventions, soutiens formels et informels aux producteurs européens, ceux-ci se sont fortifiés en infligeant des pertes inéquitables, endettements et manques à gagner aux économies africaines. Ce volet de réparation n’est tout simplement pas abordé dans les débats. Pas même par les Africains, l’intérêt d’avoir des centres de recherche d’élite payés pour servir le bien commun et pas les prébendes groupusculaires ici encore coule de source. Le ridicule de la situation est dépassé lorsque souvent les pays Africains s’en remettent aux simulations des centres de recherches … européens [payés et mandatés par l’Europe !] pour évaluer le bien fondé sur leurs économies des politiques promues par l’Union européenne. Du grand art.

Toutes les économies du monde protégent leurs économies par divers instruments plus ou moins avouables. Les économistes admettent en général que les industries naissantes ou dans l’enfance jouissent de protections ciblées. Dans la pratique les secteurs stratégiques intensifs en emplois, à forte précarité, les industries sénescentes également. Le libre échange tarifaire n’exclut pas le protectionnisme qui passe désormais par l’expertise des normes sanitaires, industrielles, administratives changeantes qui limitent les flux jugés menaçants pour des économies officiellement ouvertes mais concrètement fermées. Faute d’avoir investi dans ce genre d’outils, là encore l’Afrique ne pourra donner la réplique.


La tension autour des APE est surtout un révélateur des faiblesses et inconséquences africaines coupables, étant donné qu’il n’y aucun intérêt à revenir sur les politiques de recolonisation de l’UE qui sont considérées comme constantes, données par l’histoire et le présent des relations UE-ACP : pas d’approche unitaire africaine, des pays signent ou négocient les APE de façon bilatérale (Ghana, Côte d’Ivoire, ...) alors qu’ils sont tenus par des accords régionaux africains concurrents et incompatibles -Cdeao, Cemac, Sadc, Comesa, … La SADC et l’Afrique australe ne sont pas en ordre de marche et les unions régionales vacillent. L’impréparation règne, aucune vision stratégique de l’évolution des grands ensembles économiques n’apparaît. Les comportements absurdes de cavalier seul resurgissent, chacun croyant marquer l’histoire de son insignifiante pierre, invisible à l’œil nu. Me Wade, qui a torpillé plusieurs actions collectives africaines, opposant son plan Omega françafricain à la Renaissance africaine de Thabo M’Beki -pour finir par accoucher d’un rien de rien, le Nepad-, qui a signé d’accords de co-développement facilitant l’expulsion d‘Africains d’Europe, se prononçant contre les réparations coloniales, … fait illusion en refusant ostensiblement les APE au nom de l’Afrique. Sans concertation avec les autres chefs d’Etat de même diktat que lui. Le même a dégradé une démocratie à la quelle les Africains se raccrochaient comme un des modèles non abouti mais contrebalançant les Gnassingbé Eyadema et consorts, au mépris des peuples tente de se trouver un dauphin et successeur en la personne de … son fils ! Contre les APE en attendant un os de la Françafrique, on a retenu la leçon de l’immigration choisie.


Les APE sont un hors jeu et une erreur sur toute la ligne dans l’orientation des échanges africains au XXIe siècle occidental. Le plus important est de travailler aux intégrations régionales, mal appliquées malgré une batterie de textes, et de trouver un positionnement stratégique gagnant vis-à-vis des grands blocs comme l’Asie, la Chine, l’Inde, le Brésil, le Venezuela en arbitrant entre projets industriels, financiers et commerciaux, sans oublier les assistances techniques intra-africaines, Sud-Sud, l’amélioration du capital cognitifs. L’industrie non redécouverte de la culture matérielle africaine est et reste un secteur capable de démultiplier jusqu’à l’inimaginable les performances du continent, mais une élite aliénée ne saurait y voir que folklore et muséographie…




Ecrire une réaction
  Allez à la soupe !!!
( 01/05/2008 17:49 )

Madame Taubira se positionne pour obtenir un morceau du gateau. Après un soutien indéfectible à Ségolène, les paris sont ouverts...
Ecrire une réaction
  Que dire
lebasque ( 08/05/2008 22:55 )

Une fois de plus, la pêche du Président Sarkozy aura été bonne. Comment madame Taubira peut-elle s'être laissée accrochée par ce marin qui laisse couler son bateau national sans se soucier de son équipage ?
Ecrire une réaction

Nombre de messages
:  4
Pages:  1  
   
 
 
Partenaires: Rap et RNB sur Rap2k | Le Faso.net
Le site des femmes noires et métissées | Grioo Village | English version