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| Zimbabwe : Mugabe fait de la résistance et veut mourir avec ses idées
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Un journaliste burkinabé salue Mugabe qui a refusé de "courber l'échine" |
| Par Lefaso.net |
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Alors qu’il apparaît à la lumière des résultats des élections présidentielle et surtout législatives tenues au Zimbabwe que sa cote de popularité s’est effritée le président Robert Mugabé n’envisage pas de quitter le pouvoir, convaincu qu’il est, que cette occurrence remettrait le pays entre les mains des "valets locaux de l’impérialisme", et par ricochet de celui-ci.
Une intransigeance qui lui vaut une volée de bois vert de la part des occidentaux (ce qui est de bonne guerre) mais aussi de ses "frères " noirs, ce que l’on a un peu plus de mal à comprendre. "Dictateur croulant" pour les uns, "dinosaure" (sic) pour les autres, il faut dire que les esprits avaient été préparés pour ces analyses, avec le matraquage médiatique qui fait état d’une traque sanglante orchestrée contre les opposants. Sans aller jusqu’à nier ces dérives autoritaires, il n’est pas superflu non plus de s’interroger sur la justesse de la lutte du régime zimbabwéen. L’image figée de héros de l’indépendance que l’on nous renvoie en parlant de Mugabé, ne suffit pas pour situer l’homme dans toute sa dimension politique. S’il a su acquérir l’indépendance de son pays à la force du canon et de la baïonnette, le guerrier shona ne s’est pas contenté de cette victoire politique, l’indépendance économique étant, aux yeux du marxiste qu’il est, la plus importante.
Celle-ci passant par une nouvelle économie politique avec comme pierre d’angle, la redistribution des terres jusque-là propriété des Blancs, Mugabé n’a pas hésité à opérer cette révolution salvatrice. On connaît la suite, avec la destruction des infrastructures de production par les Blancs et la mise au ban de la communauté internationale du pays, par leurs « cousins » en guise d’acte de solidarité. Avec une économie désarticulée à l’intérieur et boycottée par l’extérieur, la panne était prévisible. Et ceux qui invoquent la prospérité perdue, oublient de dire que les Zimbabwéens vivaient dans l’opulence certes, mais aussi dans l’esclavage des maîtres blancs.
Tout comme Sékou Touré qui avait refusé cette suprême humiliation, Mugabé a préféré rompre les chaînes, tout en sachant pertinemment ce que cela lui coûterait. Peut-être comptait-il sur l’Afrique du Sud indépendante pour opérer un changement identique (la question des terres est posée là-bas aussi) et offrir ainsi un front de résistance plus large et plus fort. Las, Thabo Mbéki n’a pas osé franchir le pas. Dès lors, on comprend pourquoi il fait montre de sollicitude envers Mugabé, lui qui est aussi trempé, dans la « science » marxiste. Ou plutôt était trempé, car la pratique du pouvoir l’a amené plus vers le centre-gauche voire le centre tout court.
Son probable successeur, Jacob Zuma fait preuve de la même réserve sur le « cas » zimbabwéen pour les mêmes raisons, et, mieux, n’hésite pas à signifier sa volonté de changer les choses une fois parvenu au pouvoir. Les nombreux scandales qu’on tente de lui coller prouvent que l’adversaire a pris la mesure du danger qu’il représente. Faut-il le dire, la justice sud-africaine est jusqu’à présent sous l’emprise de l’establishment afrikaner. Pour en revenir au Zimbabwe, il faut saluer le courage de Robert Mugabé qui a refusé de courber l’échine devant le "baas" (maître) blanc et a préféré "mourir" avec ses idées. Un exemple, à l’heure où les choix économiques imposés par l’Occident nous ont conduit droit dans le mur.
Boubakar SY
magnansy@yahoo.fr
Sidwaya
www.lefaso.net |

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Zimbabwe : Mugabe fait de la résistance et veut mourir avec ses idées |
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Samba 94 (
09/05/2008 15:57 ) |
L'afrique du sud a pris une option économiquement raisonnable peut-on l'en blâmer? D'après ce que j'ai lu les jeunes Sudaf blancs partent en masse pour l'Australie la nouvelle-Zélande et le Canada dès la fin de leurs études. L'africanisation se fait par remplacement d'une génération sur 20 ou 25 ans. Si c'est bien le schéma qui se produit ce n'est pas négatif comme option. Pour avoir vu ma famille proche vivre la "révolution Sékou-tourienne" l'application intransigeante de théories politiques moralement parfaites est bien lourds pour ceux qui le vivent au quotidien dans le monde réel. |
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lE CHANGEMENT DANS LA CONTINUITE |
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09/05/2008 17:50 ) |
Mugabe gagnerait a mettre en selle un dauphin. Un proche qui ne trahira pas la cause tout en faisant preuve d'ouverture. L'Afrique du sud devrait lui permettre de voir c qui convient de faire et de ne pas faire. La revolution mange ses enfants, c'est connu et aucun leader n'a jamais pu voir les fruits de sa revolution. Assurer la releve est son unique porte de sortie avant qu'il ne soit jeté par la fenetre. |
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Que voulons nous? |
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wildcat (
10/05/2008 20:31 ) |
Qui est plus important? Le peuple Zimbabwéen ou son leader? Les convictions de Mugabe ou son bilan? Le statut-quo ou la transformation des comportements de pouvoir absolu? |
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nasso |
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11/05/2008 17:56 ) |
faire comme ceux qui avaient fait le triste apartheid, que c'est lamentable cette afrique de fous, sanguinaires , incompétents, violents,terriblement attardés ,cruels qui laminent les peuples et leur population...trsite monde qui n'évolue pas avec ces fous à la tête des états.triste sir que ce MUGABE......jeunes d'afrique chassez les, chassez les, ces fous |
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Soutenons Mugabé |
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nn'golo-n'golo (
14/05/2008 09:37 ) |
Le vieux lion se bat pour l aliberté de son peuple et pour la fierté de la race noire (kémites).
Si les gens on voté bêtement pour les agents des colons (buren) ils doit comme un bon papa les reprendre en main. Les problèmes économiques sont dus au blocus de l'UE et des USA outragé qu'un nègre hausse le ton et décolonise rudement. C'est le prix à payer pour la dignité. |
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14/05/2008 13:36 ) |
mugabe le vieu lion
la vieille hyene oui |
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