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  <title>Noirs d'Amérique Latine</title>
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  <tagline type="text/plain" mode="escaped">Noirs d'Amérique Latine</tagline>
  
  <modified>2008-07-04T17:53:06+00:00</modified>
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  <title>De l’indépendance socio-économique et politique des Afrodescendants</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/07/04/2467-de-lindependance-socio-economique-et-politique-des-afrodescendants" />
  <issued>2008-07-04T17:53:06+00:00</issued>
  <modified>2008-07-04T17:53:06+00:00</modified>
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  <author><name>guyzoducamer</name></author>
  <dc:subject>Tribune</dc:subject>
  <summary>Le problème principal auquel font face les afro descendants, notamment ceux d’Amérique Latine, est la discrimination raciale et le racisme. Cette situation est la cause principale des mauvaises conditions de vie des afro descendants, puis la conséquence de leur dépendance socio-économique et politique. On est dans un cercle vicieux qui dure depuis des siècles : le racisme et la discrimination raciale entrainent le chômage, la misère, la sous représentation politique, l’exclusion sociale. Et tous ces phénomènes à leur tour nourrissent le racisme et la discrimination raciale. Somme toute, un problème racial qui devient (ou est en même temps) social et vice-versa.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Le problème principal auquel font face les afro descendants, notamment ceux d&amp;#8217;Amérique Latine, est la discrimination raciale et le racisme. Cette situation est la cause principale des mauvaises conditions de vie des afro descendants, puis la conséquence de leur dépendance socio-économique et politique. On est dans un cercle vicieux qui dure depuis des siècles&amp;nbsp;: le racisme et la discrimination raciale entrainent le chômage, la misère, la sous représentation politique, l&amp;#8217;exclusion sociale. Et tous ces phénomènes à leur tour nourrissent le racisme et la discrimination raciale. Somme toute, un problème racial qui devient (ou est en même temps) social et vice-versa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par Guy Everard Mbarga
&lt;img src=&quot;http://es.caoba.org/edicion8/mundoactual/actualidad/paredes/guy.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De nombreux états d&amp;#8217;Amérique Latine font preuve d&amp;#8217;un relatif volontarisme forcé, opportuniste ou véritable. Des actions affirmatives pour permettre aux Afro descendants d&amp;#8217;aller vers un rattrapage social sont mises en place dans les pays où l&amp;#8217;activisme noir et la conscience afro sont forts. Mais le bout du tunnel reste invisible pour les noirs.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;La solution pour les afro descendants serait donc de rechercher leur indépendance socio-économique et politique en vue d&amp;#8217;améliorer leurs conditions de vie au sein de leurs différentes nations. Évidemment, certaines communautés noires, dans les pays où les afro descendants sont minoritaires ont réussis à acquérir cette autonomie, notamment du point de vue économique et social, interagissant d&amp;#8217;égal à égal avec les autres acteurs de la vie économique et sociale. Mais, la très grande majorité vit dans la misère et c&amp;#8217;est pour elle et par elle qu&amp;#8217;une véritable révolution doit être menée.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Cet immense bouleversement, est bien sûr beaucoup plus difficile à réaliser que le fait de le suggérer dans une tribune.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;L&amp;#8217;indépendance socio-économique et politique ne signifie pas que les communautés afro-descendantes ne dépendront plus de la bonne volonté des pouvoirs publics, mais plutôt qu&amp;#8217;elles pourront davantage compter sur elles-mêmes.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Pour en arriver là, il faudrait notamment que soit créée une sorte d&amp;#8217;Internationale Solidaire Noire, ou Union Noire, qui dépasserait les divisions géographiques des nations, des sous-continents, et des continents.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Cette Internationale Noire serait chargée de créer un certain nombre d&amp;#8217;institutions, d&amp;#8217;organisations et de les chapeauter, et de collaborer avec celles existantes dont les objectifs cadreraient avec les siens. Il s&amp;#8217;agirait un peu des Nations Unies Noires ou de l&amp;#8217;Union Noire. Mais à la différence de l&amp;#8217;Union Africaine ou de l&amp;#8217;ONU, les personnes qui y siégeraient pourraient par exemple être bénévoles et seraient récompensées selon les résultats après leur mandat.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;L&amp;#8217;idée de ne pas avoir une organisation noire du type de l&amp;#8217;Onu vient du fait que malgré tout son prestige et ses succès, la situation mondiale n&amp;#8217;est pas meilleure que depuis sa création en 1945&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De même, l&amp;#8217;institution financière qui aiderait les Afro descendants à lancer des projets ne devrait pas suivre les sentiers battus par la Banque Mondiale ou le FMI, au risque d&amp;#8217;aboutir au même résultat.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;L&amp;#8217;objectif est que l&amp;#8217;Internationale Solidaire Noire, de même que les institutions financière, sociale culturelle, éducative, entrepreneuriales etc., qui y seraient attachées ne deviennent pas des organisations pour experts, dont les populations noires ne perçoivent aucun effet dans leur vie quotidienne.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;On pourrait avoir comme institutions&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;-          un organe chargé de mettre en place un système d&amp;#8217;éducation afro parallèle qui aurait pour principal objectif de prendre en charge les jeunes Afro descendants ayant peu de moyens pour aller à l&amp;#8217;école ou poursuivre des études supérieures, notamment ceux délaissés dans leurs nations respectives par l&amp;#8217;État,&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;-          une banque (avec plusieurs branches réparties géographiquement) ou tout autre système financier (tontine par exemple) pour financer à travers le monde les projets, par les afro descendants et pour les afro descendants et qui fonctionnerait comme toute autre banque avec pour but de générer des profits à réinvestir pour la cause,&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;-     Un organe axé sur l&amp;#8217;emploi et l&amp;#8217;entreprenariat qui conseillerait les Afro descendants à la recherche d&amp;#8217;un emploi ou voulant créer une entreprise ou entrer en affaires et les accompagnerait,&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;-          une organisation juridique permettant de conseiller et de soutenir juridiquement les afro descendants à travers le monde,&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;-          Un organisme de conseil axé sur les assurances et éventuellement une compagnie d&amp;#8217;assurance,&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;-          Un organe chargé de l&amp;#8217;information et de la communication&amp;nbsp;: notamment chargé d&amp;#8217;informer les afro descendants sur les pays, les villes dans lesquels ils risquent d&amp;#8217;être discriminés à travers le monde ou alors dans lesquels ils auraient le plus d&amp;#8217;opportunités. Il publierait par exemple un classement des pays les plus dangereux ou les plus accueillants pour les Africains et les Afro descendants sur la base d&amp;#8217;un réseau de témoins. On pourrait également imaginer dans ce cadre la création d&amp;#8217;une radio, d&amp;#8217;une chaine de télévision PANAFRO, des services de traduction pour une connexion linguistique. En terme d&amp;#8217;information, cet organe pourrait également servir de contre poids fort servant à contrer toutes les initiatives des médias occidentaux de désinformation et de publication d&amp;#8217;information massive et négative visant à faire adopter leur point de vue dénigrant sur l&amp;#8217;Afrique, les Africains et les Afrodescendants (exemple de l&amp;#8217;affaire Mugabe et de sa couverture inédite pour des raisons inavouées).&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;-          Un organe chargé de la culture, du tourisme, de l&amp;#8217;histoire etc.&amp;#8230;&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;-          Un organe en charge de la représentation politique et sociale qui viserait à soutenir les initiatives d&amp;#8217;engagement politique et social des Afrodescendants au sein de leurs nations.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;-&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Concernant le financement de tous ces organismes, divers modes pourraient être encouragés, notamment des cotisations des États Africains, des individus, sous forme de dons ou d&amp;#8217;investissements rémunérés. On pourrait ainsi par exemple alimenter le capital de la banque par le biais de cotisations des États Africains, d&amp;#8217;investisseurs Afros institutionnels et individuels.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;De nombreuses organisations afro existent déjà et font un travail formidable visant à sortir les noirs de situations précaires. Une institution comme l&amp;#8217;Internationale Solidaire Noire servirait à connecter,   rassembler, unifier, raccorder toutes les autres après les avoir identifié et invité.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;L&amp;#8217;internationale Solidaire serait certes axée sur la solidarité, mais le but n&amp;#8217;est pas d&amp;#8217;être solidaire de façon charitable. Il s&amp;#8217;agit plutôt d&amp;#8217;aider les gens à s&amp;#8217;aider, leur donner les outils pour se prendre en charge. Dans ce sens, les institutions selon leur domaine d&amp;#8217;activité pourraient fonctionner sous la forme de parrainage ou de pairage.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Il existe dans le monde entier des afrodescendants ayant une expertise dans tel ou tel domaine, qui ont réussis à plusieurs niveaux et qui peuvent parrainer d&amp;#8217;autres qui s&amp;#8217;orientent dans le même domaine, par exemple en les guidant, en les conseillant. Ce serait d&amp;#8217;une très grande utilité, dans la mesure où des fois, l&amp;#8217;absence d&amp;#8217;information, la difficulté d&amp;#8217;accès à une information capitale peut tout changer dans une vie. Le parrainage ou le pairage serait possible dans plusieurs domaines, notamment l&amp;#8217;éducation, l&amp;#8217;entreprenariat, la culture, dans la recherche d&amp;#8217;emploi.&lt;/p&gt;








&lt;p&gt;Dans les différentes institutions, la direction pourrait être organisée de manière collégiale, avec une répartition des représentations qui pourrait être proche de la suivante&amp;nbsp;: 4 représentants pour l&amp;#8217;Afrique, 3 pour la diaspora en Europe, 2 pour l&amp;#8217;Amérique du Sud, 1 pour l&amp;#8217;Amérique Centrale, 3 pour l&amp;#8217;Amérique du Nord, 2 pour les Caraïbes. Chacun des membres de la direction pourrait être chargé d&amp;#8217;une des divisions ou sous division (Emploi et Entreprenariat, Justice et Droits Humains, Finance, Communication, Éducation, Emploi, politique, Culture et Loisirs).&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;L&amp;#8217;ébauche ci-dessus n&amp;#8217;est qu&amp;#8217;une idée lancée qui ne prétend pas être parfaite ni complète et encore moins tout à fait nouvelle. Elle semblera utopique à certains, un rêve. Cependant, la connexion entre rêve et réalité peut s&amp;#8217;effectuer, car le rêve n&amp;#8217;empêche pas la possibilité de sa propre réalisation.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Témoignage : les Afrolatinos sont rejettés en Amérique Latine</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/07/04/2466-temoignage-les-afrolatinos-sont-rejettes-en-amerique-latine" />
  <issued>2008-07-04T00:51:03+00:00</issued>
  <modified>2008-07-04T00:51:03+00:00</modified>
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  <author><name>guyzoducamer</name></author>
  <dc:subject>Tribune</dc:subject>
  <summary>J’étais en train de déjeuner au Guapo, un restaurant mexicain de  Washington, D.C., avec au menu un chicken quesadilla, fredonnant une ballade de Marco Antonio Solís qui jouait en arrière plan. J’étais dans mon élément- bonne nourriture, bonne conversation et bonne musique. Toute cette délectation allait cependant être stoppée abruptement par une question toute simple posée par la personne qui m’accompagnait. C’était comme dans ces scènes de films, lorsque l’on partage des nouvelles qui peuvent changer une vie, l’actrice dépose son verre de vin, la musique s’arrête tandis que la caméra fait un gros plan sur son visage plein d’effroi.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;J&amp;#8217;étais en train de déjeuner au Guapo, un restaurant mexicain de  Washington, D.C., avec au menu un chicken quesadilla, fredonnant une ballade de Marco Antonio Solís qui jouait en arrière plan. J&amp;#8217;étais dans mon élément- bonne nourriture, bonne conversation et bonne musique. Toute cette délectation allait cependant être stoppée abruptement par une question toute simple posée par la personne qui m&amp;#8217;accompagnait. C&amp;#8217;était comme dans ces scènes de films, lorsque l&amp;#8217;on partage des nouvelles qui peuvent changer une vie, l&amp;#8217;actrice dépose son verre de vin, la musique s&amp;#8217;arrête tandis que la caméra fait un gros plan sur son visage plein d&amp;#8217;effroi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://vidaafrolatina.com/images/jackeline_stewart.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;Par Jackeline Stewart&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Traduit de l&amp;#8217;Anglais par Guy everard Mbarga&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;#8220;Sens-tu que l&amp;#8217;Amérique Latine est à toi&amp;nbsp;? Le revendiques-tu?&amp;#8221; me demanda mon amie Africaine Américaine.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Sa question me  mit mal à l&amp;#8217;aise de suite. Je prenais du temps pour répondre, non pas pour essayer de trouver les bons mots, mais parce que je n&amp;#8217;avais plus pensé à ma relation avec l&amp;#8217;Amérique Latine depuis très longtemps. Je me sentais confortable du fait d&amp;#8217;être une Panaméenne lorsque l&amp;#8217;on ne me posait pas de question à ce sujet.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Depuis un certain temps, chaque fois que quelqu&amp;#8217;un m&amp;#8217;avait demandé d&amp;#8217;où je venais, j&amp;#8217;avais bombé mon torse, relevé mon menton et proclamé fièrement &amp;#8220;du Bronx,&amp;#8221; comme s&amp;#8217;il s&amp;#8217;agissait là de la déclaration d&amp;#8217;identité la plus importante que j&amp;#8217;aurais faite à jamais. De la même façon, lorsqu&amp;#8217;on me demandait, &amp;#8220;Et qu&amp;#8217;est ce que tu es?&amp;#8221; je répondais &amp;#8220;Noire.&amp;#8221;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;En tant que femme afrodescendante, née à Colón, Panama, et ayant grandi à New York dès l&amp;#8217;âge de 3 ans, je n&amp;#8217;aurais pu le dire autrement.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Une amie Africaine Américaine  qui est récemment revenue de la République Dominicaine où elle étudiait allait me ramener cela à l&amp;#8217;esprit lors d&amp;#8217;une conversation. Elle avait passé un agréable séjour et détenait des photos pour le prouver. Elle disait qu&amp;#8217;elle avait rencontré des gens formidables et beaucoup appris. Mais elle avait également évoqué le racisme dont elle avait fait l&amp;#8217;expérience et de la manière dont l&amp;#8217;histoire Africaine en Amérique Latine est non seulement ignorée, mais également niée.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;La question de mon amie au Guapo m&amp;#8217;a rappelé la fois où je m&amp;#8217;étais rendu dans un club à Porto Rico pendant les vacances de printemps et que j&amp;#8217;avais dû attendre un bon moment avant que le barman ne prenne et ne serve ma commande. Entre temps, il se pressait de servir des appletinis aux femmes Latinos de peau claire.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Cela m&amp;#8217;a également rappelé une annonce dans un journal Panaméen dans laquelle on recherchait un réceptionniste. Il était indiqué qu&amp;#8217;une préférence serait accordée aux femmes aux cheveux clairs et aux yeux bleus.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Sa question me fit également penser au jour où  j&amp;#8217;étais assise dans le salon de ma coiffeuse Dominicaine pendant que celle-ci essayait de me convaincre que je ne devais pas me considéréer comme &amp;#8220;Noire&amp;#8221; car j&amp;#8217;étais &amp;#8220;différente&amp;#8221; des Noirs ordinaires.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Chez moi, après 18h30, la télévision du foyer est calée sur Univision. Ma famille et moi regardons les informations et on reste branché pour suivre les novelas tellement addictives. Bien que je les aime du point de vue du drame, j&amp;#8217;ai toujours remarqué que tous les rôles sont joués par des Latinos blancs. Aucun reporter noir ne présente les informations qui passent juste avant. Lorsque ma mère et moi regardons &amp;#8220;Sábado Gigante,&amp;#8221; nous jouons notre propre jeu qui consiste à compter - quand il y en a- les invités Noirs de Don Francisco.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Par conséquent, je ne sens pas que l&amp;#8217;Amérique Latine m&amp;#8217;appartient. Je pense que l&amp;#8217;Amérique Latine a rendu les Noirs Latinos orphelins&amp;#8212;elle nous a laissé dehors dans le froid, pour nous faire adopter par une autre identité, supposément plus adéquate. C&amp;#8217;est comme si on avait été effacé et arraché de la structure de l&amp;#8217;Amérique Latine.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Jackeline Stewart est née en République du Panama et a grandi dans le Bronx, New York. Écrivaine freelance base à Washington, D.C., on peut la joindre à l&amp;#8217;adresse mail jackeline.stewart@gmail.com.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;http://vidaafrolatina.com/Black_Orphans___Latin_Am.html&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>L'histoire de l’Universal Negro Improvement Association de Limón, Costa Rica</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/07/03/2465-lhistoire-de-luniversal-negro-improvement-association-de-limon-costa-rica" />
  <issued>2008-07-03T02:50:42+00:00</issued>
  <modified>2008-07-03T02:50:42+00:00</modified>
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  <author><name>guyzoducamer</name></author>
  <dc:subject>Histoire</dc:subject>
  <summary>Source : Limón Roots


Traduit de l'Anglais par Guy everard Mbarga




En 1999, on fêtait les 80 ans de la fondation de la Division Limón de l’UNIA. À cette occasion étaient publiés des extraits d’une enquête réalisée par le journaliste Yazmin Ross avec le soutien de l’Organisation des États Américains (OEA). Les données présentées dans ce numéro spécial sont le résultat de nombreux témoignages et entrevues de membres de la communauté, de matériel documentaire, de livres, de correspondance de la United Fruit, de la presse du Costa Rica et de New York, particulièrement le Negro World, organe de diffusion du mouvement.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Source&amp;nbsp;: Limón Roots&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Traduit de l'Anglais par Guy everard Mbarga&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;En 1999, on fêtait les 80 ans de la fondation de la Division Limón de l&amp;#8217;UNIA. À cette occasion étaient publiés des extraits d&amp;#8217;une enquête réalisée par le journaliste Yazmin Ross avec le soutien de l&amp;#8217;Organisation des États Américains (OEA). Les données présentées dans ce numéro spécial sont le résultat de nombreux témoignages et entrevues de membres de la communauté, de matériel documentaire, de livres, de correspondance de la United Fruit, de la presse du Costa Rica et de New York, particulièrement le Negro World, organe de diffusion du mouvement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beaucoup s&amp;#8217;en souviennent comme d&amp;#8217;un club social, un salon de danse ou comme d&amp;#8217;une  société fraternelle, un endroit où ils apprirent à écrire l&amp;#8217;anglais ou à jouer un instrument quelconque. D&amp;#8217;autres ont travaillé avec ardeur pour sa reconstruction. Très peu de personnes connaissent l&amp;#8217;histoire qu&amp;#8217;elle renferme.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;img src=&quot;http://www.africawithin.com/garvey/s_yarmouth.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;The Yarmouth, Flagship of the Black Star Line&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un salon multi usage  dont presque personne ne connait le nom original (Liberty Hall), le Black Star Line a été le théâtre des grands événements, siège de réunions, de débats, de concours oratoires, de programmes de charité et de défilé de vedettes de la radio.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Fondé en 1922 et déclaré patrimoine national en 1988, le Black&amp;#8217;s est tout un symbole culturel et historique de la communauté afro-costaricaine. Son origine remonte à 80 années plus tôt lorsque Marcus Garvey, fondateur du premier mouvement noir de masses de ce siècle recommanda la création de filiales de l&amp;#8217;Universal Negro Improvement Association (UNIA) dans la province de Limon.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Le nom Black Star Line, Ligne de la Estrella Negra provient en réalité de la compagnie de bateaux à vapeurs créée par le leader jamaïcain avec pour but de rapatrier les noirs vers leur continent d&amp;#8217;origine, de réaliser la proposition &amp;#8216;&amp;#8216;Back to Africa&amp;#8217;&amp;#8217;, une idée qui prendrait forme par le biais de la musique et de nombreuses manifestations artistiques, comme une mystique et une source permanente d&amp;#8217;inspiration.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Considéré comme l&amp;#8217;un des bâtisseurs du nationalisme noir et du panafricanisme, avant Martin Luther King et Malcom X, Marcus Garvey a eu une grande influence sur les populations afroaméricaines des États-Unis, de l&amp;#8217;Amérique, de la Caraïbe et des colonies africaines encore à cette époque sous la domination européenne.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Établi à Harlem, le quartier noir le plus célèbre au monde, Marcus Garvey lança un ambitieux projet de revendications sociales et économiques inspirées de l&amp;#8217;autosuffisance, le dépassement racial et le capitalisme noir.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;pre&gt;&lt;img src=&quot;http://rds.yahoo.com/_ylt=A9G_bHNaHGxIBb0A1CijzbkF/SIG=12m9h8ffh/EXP=1215131098/**http%3A//www.hist.umn.edu/~sargent/1308/20s%2520unia%2520poster.jpeg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Un bateau, une odyssée&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Même si la ligne de bateau à vapeur a eu une vie courte (1919-1922) incendia l&amp;#8217;imagination de milliers de disciples sur un phénomène de propagande à grande échelle unique et extraordinaire à une époque durant laquelle on ne disposait pas de médias de communication de masse.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;En avril 1920, un de ses navires s »arrêta au port de Limon. Il s&amp;#8217;agissait du Yarmouth, un vieux bateau de fabrication écossaise de 1452 tonnes, rebaptisé Frederik Douglass en mémoire du premier héros antiesclavagiste des États-Unis, avec pour capitaine Joshua Cockburn.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;La nouveauté d&amp;#8217;un navire conduit par des marins noirs et acheté par des actionnaires noirs lui donna une valeur symbolique qui a prévalu dans la mémoire des habitants de Limon jusqu&amp;#8217;à présent.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3261/2357466858_c4c1b1677c.jpg?v=0&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;De partout dans la province de Limon arrivèrent des habitants pour lui souhaiter la bienvenue à bord de barques, de chaloupes de pêche. Les gens entraient par les écoutilles chargés de fruits et de viandes. &amp;#8216;&amp;#8216;On nous recevait comme des héros conquérants&amp;#8217;&amp;#8217;, écrivit Hugh Mulzac, second à bord  dans &amp;#8216;&amp;#8216;Mémorias de un capitàn del Black Star Line&amp;#8217;&amp;#8217; (Mémoires d&amp;#8217;un capitaine du Black Star Line).&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;La Estrella Negra mettra à flot deux autres navires&amp;nbsp;: le Shaddyside, un canot d&amp;#8217;excursion qui coulera dans le fleuve Hudson, surpris par une tempête de neige et le yacht à vapeur Kanawha dans lequel Marcus Garvey réalisera une partie de son tour de la Caraïbe et de la Côte Centre Américaine en 1921.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Il arrive à Limón le 14 avril 1921 pour une visite de quatre jours qui provoqua des manifestations d&amp;#8217;euphorie et mobilisa la population noire comme jamais plus cela n&amp;#8217;arrivera. Les gens s&amp;#8217;entassèrent sur le quai, dans le stade de football, tout au long de la ligne de train&amp;nbsp;: De Limón à Bocas del Toro et de Limón à San José, pour voir cet homme au visage menu et à la voix convaincante qui les incitait à participer à un rêve collectif.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Le gouvernement du Costa Rica, qui en 1919 confisqua plus de 5000 copies de son journal Negro World  et avait interdit sa circulation le reçut comme un homme d&amp;#8217;état. La tribuna et Diario de Costa Rica couvrent amplement sa visite et font même référence à la visite précédente du Jamaïcain à Limón en 1910, lorsqu&amp;#8217;il travailla en tant que contrôleur des  d&amp;#8217;horaires dans une bananeraie et comme journaliste à The Nation, un hebdomadaire édité en anglais.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;La United Fruit met à sa disposition des trains et accorde toutes les facilités pour son déplacement et le transfert de travailleurs à Limon, en échange d&amp;#8217;un report de la rencontre massive organisée par Marcus Garvey et prévu quelques jours plus tard, afin de terminer le chargement des fruits. Poursuivi par le Bureau of Investigation et accusé de fraude, le gouvernement des États-Unis fit tout son possible pour l&amp;#8217;arrêter. L&amp;#8217;inexpérience et la mauvaise gestion feront le reste&amp;nbsp;: liquider les épargnes de 40 000 actionnaires de la compagnie de navigation.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;&amp;#8216;&amp;#8216; Les gens possèdent encre des actions. Des parents de ceux qui ont le bon ou parce que la  petite vieille est morte, ils les emmenaient en cherchant un nom pour en souscrire un autre: Black Star Line. Dix, vingt, cent dollars. C&amp;#8217;est une bonne chose, mais nous ne sommes pas responsables de cela ici. La compagnie s&amp;#8217;est effondrée. Ici c&amp;#8217;est une association, ce n&amp;#8217;est pas un navire&amp;#8217;&amp;#8217;, indique Alfred Henry, le président actuel.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Récemment, lors d&amp;#8217;un concours organisé par Radio Casino sont arrivées trois personnes qui possédaient encore des actions de la compagnie de navigation&amp;nbsp;: Robertina Horman Horman, Gladwin Stewart et Mabel Adina.  Leurs parents les avaient achetées et laissées en héritage familial.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;LE BLACK&amp;#8217;S ET SON IMPORTANCE À LIMON&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Mais l&amp;#8217;histoire du Black&amp;#8217;s ne se résume pas à la navigation. Construit en 1922, l&amp;#8217;édifice de bois fut érigé par l&amp;#8217;ensemble de la communauté sous la direction technique de Daniel Roberts, un architecte diplômé en Jamaïque, entrepreneur de la United Fruit Company et premier président de la Limon Branch de l&amp;#8217;UNIA.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Les parents et les grands-parents de l&amp;#8217;actuelle génération d&amp;#8217;afro costaricains participèrent en amenant du sable de Baños, rabotant le bois de pin, en fixant le plafond, donnant des heures de travail.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;



&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Pendant les années 20 et 30, ce fut le siège de défilés des légionnaires, du corps de motoporp, des infirmières de la Cruz Negra (Croix Nègre) et des boys scouts, des divisions créées par Marcus Garvey et l&amp;#8217;église Orthodoxe Africaine en pensant à l&amp;#8217;objectif de fonder une grande nation. Le Yuenaei fonctionnait avec &amp;#8216;&amp;#8216; beaucoup de protocole, ses défilés dans les rues de Limon étaient fastueux et demandaient des mois de préparation en confection d&amp;#8217;uniformes&amp;#8217;&amp;#8217;, se souvient la professeure Iris Morgan.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Lieu de pratiques des ensembles musicaux, centre de graduation des écoles et des collèges, avec le temps, il fut transformé en salon de danse&amp;nbsp;: &amp;#8216;&amp;#8216;j&amp;#8217;ai laissé mon nombril au  Black&amp;#8217;s&amp;#8217;&amp;#8217;, &amp;#8216;&amp;#8216; C&amp;#8217;est là que je suis tombé amoureux &amp;#8217;&amp;#8217;, &amp;#8216;&amp;#8216; c&amp;#8217;est là que mes parents se sont mariés&amp;#8217;&amp;#8217;. Tous les habitants de Limón ont une anecdote à raconter sur cet édifice.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Au cours des trois dernières années, il est redevenu le moteur de la vie sociale de Limon centre, dans lequel tout change vertigineusement et où l&amp;#8217;Afrique est présente dans l&amp;#8217;esprit, dans l&amp;#8217;évocation, dans les vêtements que portent fièrement les femmes et les hommes qui revalorisent, exhibent et enrichissent leur origine.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Dates importantes&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;1919&amp;nbsp;: Fondation de la Division Limón de l&amp;#8217;Universal Negro Improvement Association qui célèbre ses réunions dans une maison à Jamaïca Town. À l&amp;#8217;origine, la Limón Branch était la Division 110 de l&amp;#8217;UNIA, selon ce qui est consigné dans le Negro World, le journal édité par Marcus Garvey à Harlem et à partir duquel étaient coordonnées les filiales du mouvement sur toute la côte Atlantique de l&amp;#8217;Amérique, des Îles de la Caraïbes, de l&amp;#8217;Afrique et des États-Unis. Avec le temps, et dans des circonstances inconnues, elle est devenue la Division 300.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;À Limon, il y eut un peu plus de 200 filiales du Negro Improvement disséminées dans les pueblos par lesquels passaient la ligne, selon l&amp;#8217;historien Rupert Lewis de la Jamaïque, auteur antre autre de Garvey, Paladin anticolonialista (Garvey, Paladin anticolonialiste).&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Avril 1920&amp;nbsp;: Le Frederick Douglas, premier navire acquis par la compagnie de vapeurs Black Star Line débarque &amp;#8230;à puerto Limón, sous la conduite du capitaine Joshua Cockburn et la vice-présidente de la ligne de vapeurs Black Star Line, Henrietta Vinton Davis. Des concentrations publiques se tiennent sur le quai et à la gare de l&amp;#8217;Atlàntico.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;14 Avril 1921&amp;nbsp;: Marcus Garvey réalise une tournée promotionnelle dans les Antilles, incluant le Panama, Limon et Belize sur la côte centre américaine. Il est reçu comme un homme d&amp;#8217;État par le président, à l&amp;#8217;époque Julian Acosta, leader de la révolution de Sapoa qui renversa les frères Tinoco. La rencontre était organisée par le gérant de la United Fruit Company, G.P. Chittenden.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;14 décembre 1922&amp;nbsp;: La Division Limon de l&amp;#8217;Universal Negro Improvement Association est formellement enregistrée devant les lois costaricaines. Autorisée pour une période de 99 ans en tant que société fraternelle, elle se fixe les propositions suivants&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;-          Promouvoir l&amp;#8217;avancement de la race noire quelque soit sa nationalité, et contribuer à l&amp;#8217;amélioration de la condition du noir,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-          Promouvoir les sentiments de charité, d&amp;#8217;amour, de fierté,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-          Promouvoir l&amp;#8217;éducation et le divertissement par des réunions instructives et récréatives,  secourir en cas de maladie ou d&amp;#8217;empêchement pour le travail en cas de décès, venir en aide pour les dépenses funéraires et d&amp;#8217;enterrement.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;LES FONDATEURS&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Téofilo Horace Fowler, cordonnier (marchand de chaussure) originaire de la Jamaïque, premier agent de la Black Star Line et du Negro World à Limon.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Daniel Roberts, constructeur au service de la United Fruit et Présidente de la Limon Branch dans les années 20. Elle dirigea les &amp;#339;uvres de construction du siège de l&amp;#8217;UNIA.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Charles Bryant, secrétaire de la Société des Artisans et Travailleurs et Haut Commissaire de l&amp;#8217;UNIA pour le Costa Rica, le Nicaragua et le Panama.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Beatriz Franklin fut la première présidente du Lady&amp;#8217;s department. Elle faisait la promotion des activités culturelles, de concours oratoire, de dissertation sur les racines nègres. Dès le départ, le mouvement attira de nombreuses femmes qui participèrent aux activités.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;</content>
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  <title>Voyage culinaire dans la diaspora Afrodescendante</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/07/01/2463-voyage-culinaire-dans-la-diaspora-afrodescendante" />
  <issued>2008-07-01T01:46:35+00:00</issued>
  <modified>2008-07-01T01:46:35+00:00</modified>
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  <author><name>guyzoducamer</name></author>
  <dc:subject>cuisine</dc:subject>
  <summary>Par Rachel Finn | TheRoot.com





Une traduction de l'anglais par Guy Everard Mbarga




Un écrivain culinaire aborde les liens communs de la cuisine de la Diaspora Africaine.




26 Juin 2008—L’hiver dernier s’est avéré être une sorte de moment clé. Je venais de passer les quatre dernières années à faire de la recherche, à réfléchir et à écrire sur la cuisine des noirs et du Moyen Orient. Le tournant s’est produit en toile de fond d’un hiver à Chicago passé à préparer et à manger des plats Africains et de la Diaspora Noire presque au quotidien, à goûter et à savourer des connections de façon tangible:</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Par Rachel Finn | TheRoot.com&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Une traduction de l'anglais par Guy Everard Mbarga&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Un écrivain culinaire aborde les liens communs de la cuisine de la Diaspora Africaine.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;26 Juin 2008&amp;#8212;L&amp;#8217;hiver dernier s&amp;#8217;est avéré être une sorte de moment clé. Je venais de passer les quatre dernières années à faire de la recherche, à réfléchir et à écrire sur la cuisine des noirs et du Moyen Orient. Le tournant s&amp;#8217;est produit en toile de fond d&amp;#8217;un hiver à Chicago passé à préparer et à manger des plats Africains et de la Diaspora Noire presque au quotidien, à goûter et à savourer des connections de façon tangible:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu&amp;#8217;est ce qui relie la cuisine Brésilienne et celle du Mississipi avec l&amp;#8217;Afrique&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;



&lt;pre&gt;Existe-t-il un lien entre les versions du mondongo qui joue un rôle si important dans la cuisine Afro-Portoricaine, Colombienne et d&amp;#8217;autres et les &lt;em&gt;chitlins&lt;/em&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;que ma grand-mère essayait de me faire manger dans mon enfance?&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theroot.com/media/49/plantains%20copy-covermedium.JPG&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plantains&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Et enfin: Le &lt;em&gt;rice and peas&lt;/em&gt; jamaïcain, la &lt;em&gt;feijoada&lt;/em&gt; Brésilienne et les  &lt;em&gt;gandules con coco&lt;/em&gt; de la République Dominicaine, ou les ragoûts de fèves, de jarrets de
porcs et de saucisse des régions traversant le sud des États-Unis ont-ils un ancêtre commun?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puisque la Diaspora est reliée par des expériences partagées de conquête, d&amp;#8217;esclavage et d&amp;#8217;immigration, il est évident qu&amp;#8217;il puisse y avoir des similarités
dans la cuisine des groupes qui lui appartiennent, mais c&amp;#8217;est un fait sur lequel on réfléchit rarement.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Donc, l&amp;#8217;hiver dernier, je débutais sans le savoir un tour culinaire de la Diaspora Africaine.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Premier arrêt&amp;nbsp;: la cuisine d&amp;#8217;un traiteur brésilien chez lequel j&amp;#8217;ai travaillé pendant les fins de semaine pour préparer les plats comme la &lt;em&gt;feijoada completa&lt;/em&gt;,
la &lt;em&gt;moqueca&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;pirão&lt;/em&gt;, un porridge de farine de manioc épais et de jus de la moqueca. Moi j&amp;#8217;ai préparé un plat de Salvador da Bahia, au Nord
du Brésil, en utilisant des recettes adaptées par la propriétaire, une femme originaire de  São Paulo dans le Sud du pays.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Pendant que je cuisinais et que je goutais, j&amp;#8217;ai été frappée par le degré de familiarité qui se dégageait de tout cela, du degré de similarité de cette nourriture avec celle&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;que j&amp;#8217;avais mangé en grandissant. Les haricots: je me suis retrouvé en train de séparer les jarrets de porc, les saucisses et des morceaux d&amp;#8217;épaule de porc d&amp;#8217;un grand&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;pot de &lt;em&gt;feijoada&lt;/em&gt;. Le mélange enivrant d&amp;#8217;ail, de porc et de haricots m&amp;#8217;a amené à penser aux origines de ce plat, qui était si semblable aux grandes boites de haricots
&amp;#8212;plus souvent rouge ou blanc&amp;#8212;dans un ragoût avec des oignons et des os du cou et/ou des jarrets de porc qui m&amp;#8217;avaient gardé au chaud et comblé pendant
les hivers durs de ma propre enfance.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;D&amp;#8217;autre fois, je passais mes matins à couper de fines tranches de feuilles de chou et d&amp;#8217;oignons ou alternativement à les faire sauter avec beaucoup d&amp;#8217;ail.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Chaque fin de semaine, tandis que j&amp;#8217;éminçais l&amp;#8217;ail et que je sautais les oignons ou je lavais les légumes et que je pressais les citrons verts, cuisiner était devenu un&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;temps de réflexion, et même de  fantasme, qui m&amp;#8217;éloignait du paysage froid de Chicago. Comme celle des États-Unis et à travers les Amériques, la cuisine brésilienne&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;est un mélange de trois composants culturels: Africain, Autochtone et Européen. Les ingrédients sont souvent différents, les influences variantes, mais le résultat
renforce l&amp;#8217;idée selon laquelle ces cuisines sont des parents proches de la Diaspora.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Dans le même temps, j&amp;#8217;ai commencé à travailler sur une mission pour le Time Out Chicago, un spectacle hebdomadaire et également restaurant de la ville. Je devais
créer une carte culinaire de Humboldt Park, un quartier de Chicago à prédominance Porto Ricaine. J&amp;#8217;ai dû pour cela me faire plaisir avec toute sorte de plats Porto Ricains&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;que j&amp;#8217;étais née pour aimer: le &lt;em&gt;mofongo&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;l&amp;#8217;arroz con gandules&lt;/em&gt;, etc. J&amp;#8217;explorais des restaurants et les supermarchés du quartier ; je réfléchissais sur mes nouvelles&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;découvertes et sur mes souvenirs à la table d&amp;#8217;une bonne amie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maria remplissait les ventres des amis aussi bien que ceux des familles avec ses &lt;em&gt;guineos en escabeche&lt;/em&gt; stellaires (bananes vertes avec des oignons et du foie de poulet),&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;son &lt;em&gt;lechon&lt;/em&gt; (rôti de porc), et son tendre et savoureux &lt;em&gt;carne guisada&lt;/em&gt; (ragoût de b&amp;#339;uf Porto ricain) et m&amp;#8217;apprenait même les meilleures astuces pour choisir les meilleurs
plantains utilisés pour les tostones ou platanos maduros. Ce fut cependant lors d&amp;#8217;une journée particulièrement enneigée de l&amp;#8217;hiver dernier, alors que je me trouvais assise&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;devant des plats de &lt;em&gt;rabo encendido&lt;/em&gt; (ragoût de queue de b&amp;#339;uf épicé) et du riche et beurré &lt;em&gt;mangú&lt;/em&gt; (purée de plantain au beurre et à l&amp;#8217;oignon) dans un restaurant
Dominicain de Chicago, qu&amp;#8217;il y eut tout un déclic.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Au restaurant, j&amp;#8217;ai développé une tolérance aux incandescents malagueta peppers, utilisés dans les sauces et comme condiment dans la cuisine brésilienne de Bahia et également
à travers l&amp;#8217;Afrique de l&amp;#8217;Ouest. N&amp;#8217;oublions pas les &lt;em&gt;scotch bonnets&lt;/em&gt;, des piments fruités mais dont l&amp;#8217;épice vous incendie le palais, qui sont les locataires des ragouts de fruits de mer des&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;Caraïbes et que l&amp;#8217;on retrouve également dans les soupes et les ragoûts d&amp;#8217;Afrique de l&amp;#8217;Ouest.&lt;/pre&gt;




&lt;p&gt;Les amoureux de la cuisine jamaïcaine trouveront les mêmes éléments. Les plats comme le ragoût à brun (&lt;em&gt;brown stew&lt;/em&gt;, un plat traditionnel anglais à la sauce africaine) le &lt;em&gt;run down&lt;/em&gt;,
ou &lt;em&gt;ackee and saltfish&lt;/em&gt; reflètent tous la tradition de ragoût de viande, de légumes ou de poissons épicés caractéristiques de la cuisine de l&amp;#8217;Afrique de l&amp;#8217;Ouest en particulier. Dans les Caraïbes,&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;la culture Africaine influence tous les aspects de la vie, la nourriture reflétant particulièrement les racines Africaines de la région. Plantains, gombos, manioc, bananes et noix de coco sont tous&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;des ingrédients très courants. Les cuissons à l&amp;#8217;étouffée et les grillades sont des méthodes culinaires courantes et presque chaque repas est accompagné de riz et de ragout de haricot.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Aux États-Unis, plusieurs de ces mêmes éléments sont présents dans nos plats frits, nos savoureux ragouts de poulet et de boulettes ou de haricots et d&amp;#8217;os du cou ou de jarrets de porc.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Quoique j&amp;#8217;aie toujours été au courant des connections culturelles entre les personnes appartenant à la Diaspora Africaine, ce fait est devenu plus réel pour moi lorsque j&amp;#8217;ai prêté une
plus grande attention à la cuisine. Les forts parfums d&amp;#8217;ail, de piments et d&amp;#8217;oignons, l&amp;#8217;importance des abats et même les méthodes similaires utilisées pour cuisiner les ragouts et les
fritures étaient tous des éléments présents dans fla cuisine que je découvrais avec un nouveau regard et de nouvelles papilles gustatives.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Ces parfums et ces ingrédients étaient à présent imprégnés avec un nouveau sens pour moi et avaient reformé la manière que j&amp;#8217;avais d&amp;#8217;appréhender mon environnement.
Quelle chance ai-je eu d&amp;#8217;avoir pu embarquer pour un voyage de découverte culinaire qui a depuis lors fleuri sous forme de passion et a élargi la vision de mon palais et du
monde, sans avoir jamais dû sortir de chez moi.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Rachel Finn est une écrivaine culinaire basée à Chicago.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;www.theroot.com/id/47027&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Quince Duncan : “La guerre des races est terminée; le 21ème siècle est celui de la reconstruction”</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/06/21/2461-quince-duncan-la-guerre-des-races-est-terminee-le-21eme-siecle-est-celui-de-la-reconstruction" />
  <issued>2008-06-21T12:50:36+00:00</issued>
  <modified>2008-06-21T12:50:36+00:00</modified>
  <id>http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/06/21/2461-quince-duncan-la-guerre-des-races-est-terminee-le-21eme-siecle-est-celui-de-la-reconstruction</id>
  <author><name>guyzoducamer</name></author>
  <dc:subject>Entrevues</dc:subject>
  <summary>Pour Quince Duncan, écrivain et membre de la Commission Scientifique du projet Route de l'esclave de l'Unesco, l'étape la plus agressive du racisme au Mexique et en Amérique Centrale est passée. Tous les problèmes ne sont pas pour autant résolus, mais il y a effectivement eu un grand changement au cours des 30 dernières années. “La guerre est terminée, nous sommes à présent à l'étape d’enlever les décombres”, affirme-t-il.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Pour Quince Duncan, écrivain et membre de la Commission Scientifique du projet Route de l'esclave de l'Unesco, l'étape la plus agressive du racisme au Mexique et en Amérique Centrale est passée. Tous les problèmes ne sont pas pour autant résolus, mais il y a effectivement eu un grand changement au cours des 30 dernières années. &amp;#8220;La guerre est terminée, nous sommes à présent à l'étape d&amp;#8217;enlever les décombres&amp;#8221;, affirme-t-il.&lt;/p&gt; &lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cronica.com.mx/nimagenes/7/6ddbd6b2ff.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par: Juan Carlos Aguilar García à Veracruz&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Traduit de l&amp;#8217;Espagnol par Guy Everard Mbarga&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&amp;#8220;Quand une guerre prend fin,  beaucoup de décombres restent, et à présent, on est en train de ramasser ces déchets. Plus jamais dans l'histoire ne se répéteront les horreurs du passé. C'est vrai que, je vous le confie,  je suis un optimiste incurable, mais je pense que les choses se dérouleront ainsi&amp;#8221;, dit-il.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;L'optimisme de  Duncan n'est pas sans fondement. Pour lui, il y a deux moments historiques qui ont clairement marqué le début de la &amp;#8220;bataille finale&amp;#8221;, comme il l'appelle.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;&amp;#8220;Le geste de Rosa Parks &amp;#8212;quand en 1955, elle jura que plus jamais elle n'allait s'assoir sur les sièges arrières d'un autobus  -- commença la bataille finale. Et la guerre a pris fin avec l'arrivée de Nelson Mandela au pouvoir en Afrique du sud &amp;#8221;, estimait dans une entrevue Duncan qui a pris part à la première édition du premier Congrès Diaspora, Nation et Différence qui s'est tenu au port de Veracruz.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Organisé par la Coordination Nationale d'Anthropologie de l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire, pendant quatre jours, le congrès a passé en revue les contributions culturelles et sociales de la race noire en Amérique, en plus de publier de nouvelles études sur le sujet.&lt;/p&gt;







&lt;p&gt;Au milieu de ses journées dédiées à l'Africanité, Duncan a indiqué que &amp;#8220;pour la première fois en 300 ans, il y a une conscience claire des choses. Les 17 ème et 18 ème siècles furent les plus durs pour les noirs. Mais comme je vous le dis, les choses ont beaucoup changées. Peut-être qu'il nous manque quelques 50 ans pour nettoyer les décombres laissées par cette guerre. De toute manière, ce siècle est celui de la reconstruction&amp;#8230;&amp;#8221;.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;&amp;#8212;Il est même possible aujourd'hui que les États-Unis aient un président noir&amp;#8230;
&amp;#8212;C'est un fait historique que je n'ai jamais pensé voir aussi vite, surtout quand on pense au niveau de racisme qui continue d'exister dans ce pays. Si Obama remportait l'élection présidentielle, cela aiderait grandement dans plusieurs sens.&lt;/p&gt;







&lt;p&gt;Je me souviens que la lutte qu'a entreprise Martin Luther King pour les droits civils a immédiatement eu des répercussions au niveau mondial.&lt;/p&gt;







&lt;p&gt;Au moins, les déclarations d'Obama selon lesquelles le Traité de Libre Échange ne favorise ni les nations Latino américaines ni le peuple nord-américain, mais qu'il s'agit d'une affaire des multinationales représente déjà un grand pas. Ce qu&amp;#8217;il dit est très intéressant.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;DOMINATION. Pour Duncan, qui est également conseiller de l'institut interaméricain des Droits Humains, c'est un mensonge de dire comme beaucoup l'affirment que le racisme est le produit de l'ignorance et de la peur de l'autre.&lt;/p&gt;








&lt;p&gt;&amp;#8220;Il s'agit de deux grands mythes. Premièrement, il faut dire que le racisme a été créé par quelques esprits des plus brillants du monde occidental.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;&amp;#8220;Si tu te met à voir ce que Hegel ou Linneo ont fait, tu commences à voir que le racisme n'est pas une invention de personnes ignorantes. Ce fut une idéologie créé avec la plus mauvaise intention pour justifier la domination coloniale de l'Europe sur le reste du monde.&lt;/p&gt;







&lt;p&gt;De fait, c'est précisément à partir du début du 19ème siècle au Congrès de Vienne que le racisme prend un essor sans précédent.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&amp;#8220;Il y avait évidemment des antécédents, avec le Pape Nicolás IV, qui avait dit: &amp;#8216;Esclavage à perpétuité pour les africains &amp;#8217;. Le religieux Sepúlveda, en Espagne a également justifié la domination de l'indigène. Mais lorsqu'on parle du racisme doctrinaire que j'appelle le véritable racisme dans lequel s'articule en plus le racisme scientifique (c'est-à-dire la craniologie qui signifie que l'on mesure les cranes et que l'on dise que les noirs ont un crâne plus petit), il ne s'agit pas d'inventions de personnes ignorantes.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;&amp;#8220;Le second mythe est que le racisme se produit par peur de l'autre. Si c'était vrai, j'aimerais que l'on m'explique pourquoi il y a eu autant de racisme dans le sud des États-Unis où de nombreux enfants blancs ont été élevés par des nourrices noires.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;&amp;#8220;Eux qui dans la réalité ont grandi en voyant leur vraie mère en cette esclave qui les a allaité, ils sont cependant les plus grands racistes. Comment ces enfants sont-ils devenus racistes? Hé bien, parce qu'ils ont été endoctrinés. On leur disait &amp;#8216;elle t'a allaitée, mais elle est inférieure, elle est ta servante&amp;#8217;. Ils ont toujours cru en cette idéologie dans leur esprit&amp;#8221;.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;&amp;#8212; Que faut-il faire pour retourner cela?
&amp;#8212;Il faut beaucoup travailler avec les jeunes, dans les écoles et dans les institutions pour qu'il commence à y avoir des politiques publiques.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Et de fait, malgré la présence massive d'Afrodescendants en Amérique (il y a globalement plus d'Afrodescendants que d&amp;#8217;indigènes, le noir reste exclu des décisions en matière économique et politique dans de nombreux pays.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Ils restent invisibilisés  et stigmatisés; on continue de leur enlever la chance d'occuper des postes de premier rang pour lesquels ils sont mal vus. Si tu veux travailler, va à l'intérieur, car dehors, il n y a pas de place pour toi.
Cette situation est actuellement combattue par les mêmes organisations noires. L&amp;#8217;Organisation des États Américains est en train de négocier un accord contre le racisme et d'autres formes de discrimination raciale.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Pour sa part, la Commission Interaméricaine des droits Humains  a obtenu plusieurs résultats en faveur des afrodescendants sur le continent. Comme tout changement idéologique, il s'agit d'un processus lent, qui prendra peut-être toute une génération. Cependant, il y a une avancée civilisationnelle, il y a plus de conscience &amp;#8230;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;http://www.cronica.com.mx/nota.php?id_nota=367361&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Discrimination des afromexicains : les spécialistes préconisent la re-éducation des peuples</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/06/21/2460-discrimination-des-afromexicains-les-specialistes-preconisent-la-re-education-des-peuples" />
  <issued>2008-06-21T12:49:14+00:00</issued>
  <modified>2008-06-21T12:49:14+00:00</modified>
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  <author><name>guyzoducamer</name></author>
  <dc:subject>Actualités</dc:subject>
  <summary>Traduit de l’espagnol par Guy everard Mbarga




Veracruz, 12 Jun (Notimex).- La population afrodescendante au Mexique est l'objet d'une discrimination et d'une stigmatisation constante qui s'est traduite par des stéréotypes qui sont loin de la réalité, et cette problématique, que l'on observe dans le monde entier réside dans la méconnaissance de l'histoire.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Traduit de l&amp;#8217;espagnol par Guy everard Mbarga&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Veracruz, 12 Jun (Notimex).- La population afrodescendante au Mexique est l'objet d'une discrimination et d'une stigmatisation constante qui s'est traduite par des stéréotypes qui sont loin de la réalité, et cette problématique, que l'on observe dans le monde entier réside dans la méconnaissance de l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les anthropologues, autant la méconnaissance de l'histoire que la négation et l'absence de reconnaissance de l'héritage africain des communautés noires ne changeront que par le biais de la re-éducation qui permet que les peuples métis assument leur héritage ethnique triple.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://es.wrs.yahoo.com/_ylt=A0WTf2xg41tIhCUBq7Se.Qt./SIG=134kpn6rp/EXP=1214067936/**http%3A//mexicanossinfronteras.org/assets/afromexicanos_nuestra_tercera_raiz_1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;C'est ce qu'ont indiqué les spécialistes mexicains et étrangers au début des journées académiques du Congrès International Diaspora, Nation et Différence&amp;nbsp;: Populations d'origine africaine au Mexique et en Amérique Centrale qui se tenait au Port de  Veracruz où on a mis l&amp;#8217;accent sur le racisme dont a souffert historiquement ce secteur de la population qui au Mexique dépasse les 12% de la population totale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A ce sujet, Maria Elisa Velázquez, sociologue de l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) a indiqué que dans le cas du Mexique, où les gens pensent que ce type de population n'existe pas, le thème de la discrimination contre les gens de peau noire est un &quot;tantinet inconscient&quot;,&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;&quot;En général, les gens disent: il n y a pas de noir au Mexique, les noirs viennent de Cuba ou du Brésil. Cela provient d'une méconnaissance de notre passé ethnique et cela se reflète dans certaines attitudes d'intolérance envers les afrodescendants au sujet desquels on a créé des stéréotypes caricaturaux, car on pense qu'ils ne font pas partie de notre société&quot;, indique-t-elle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une autre chercheuse de la Direction d'Ethnologie et d'Anthropologie Sociale (DEAS) affirme que le problème de la discrimination au Mexique est difficile à quantifier, surtout parce qu'il n y a pas de dénonciations liées à ce type d&amp;#8217;agression.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Par exemple, à la Commission National pour Prévenir la Discrimination (Comisión Nacional para Prevenir la Discriminación - Conapred), ils ne reçoivent pas de dénonciations concrètes, ce n'est pas pareil dans le cas des indigènes&quot;, indique-t-elle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au cours de ce forum académique organisé par l'INAH, à travers la Coordination Nationale d'Anthropologie, Velázquez a signalé que le racisme est  également une négation et une ignorance de ce que nous sommes.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;L&amp;#8217;événement regroupe près de 120 spécialistes d'Amérique Centrale, de France, du Sénégal, du Canada, des États-Unis et du Mexique pour une réflexion des points de vue historique et anthropologiques sur les populations d'origine africaine en Europe et en Amérique.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Historiquement, l'arrivée des populations africaines en Amérique, et en particulier au Mexique s'est faite dans le cadre de la main d'&amp;#339;uvre esclave.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même si durant la Colonie, le thème de l'intolérance vis-à-vis de ce secteur de population ne fut pas si notable, la majorité des esclaves ont chaque fois réussi à obtenir leur liberté et  à occuper des postes de premier ordre au sein de la société de la Nouvelle Espagne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cependant, c'est à partir du 19ème siècle que ce préjugé commença à s'accentuer, face à la série de mouvements abolitionnistes de l'esclavage qui surgirent dans le monde, et plus tard au 20ème siècle avec les Indépendances en Amérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;La discrimination est un héritage historique qui a défini les cultures africaines comme étant inférieures, et cela s'est transmis comme un legs. Aujourd'hui, ce problème a également à voir avec des problèmes économiques&quot;, précise la sociologue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle indique qu'il est indispensable de faire un travail de récupération de cette histoire oubliée sur ce qu'on appelle la  &quot;troisième origine&quot;, c'est-à-dire, l'africaine, qui avec l'indigène et l'espagnole ont donné naissance à la société mexicaine multiethnique actuelle.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Pour sa part, Quince Duncan, consultant de l'Institut Interaméricain de Droits Humains  a affirmé que historiquement, on a rendus la population afrodescendante invisible, une manière de nier son existence, étant donné que même au sein de cette population on ne s'assume pas comme afrdescendant malgré la présence de tous les traits phénotypiques de l'africain.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;&quot;Le problème est que nous avons tous été éduqués à la même école, où on nous a enseigné qu'il n y a pas de noirs. C'est une mauvaise éducation que l'on a hérité sur des centaines d'années, ce que j&amp;#8217;appelle un &quot;racisme résiduel&quot;, qui est le produit d'un héritage que nous pratiquons très souvent sans en être conscients &quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lors de ce Congrès International, Duncan a établi que le problème du racisme ne pourra être dépassé tant que les peuples d'Amérique ne se reconnaitront pas eux-mêmes et ne mettront pas de côté ce complexe et ce sous-développement mental.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le costaricien qui est également écrivain a annoncé qu'au sein de l&amp;#8217;Organisation des États Américains (OEA), on est en train de négocier une convention contre le racisme. Elle sera présentée dans les prochaines semaines et si elle est approuvée, cela représentera une grande avancée dans l'attention portée à ce problème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Congrès International qui prendra fin ce 13 juin (il y a une semaine) est soutenu par l&amp;#8217;Université nationale Autonome du Mexique; le Centre de Recherche et d'Études Supérieures en Anthropologie Sociale (Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social); le Centre d'Études Mexicaines et CentroAméricaines ( Centro de Estudios Mexicanos y Centroamericanos), et l' Institut de Recherche pour le Développement.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;2008-06-12 08:29 EST&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;http://noticias.aol.com/articulos/_a/se-discrimina-y-estigmatiza-en-mexico-a/n20080612083509990002&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Barack Obama vu par un noir colombien</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/06/20/2459-barack-obama-vu-par-un-noir-colombien" />
  <issued>2008-06-20T03:06:21+00:00</issued>
  <modified>2008-06-20T03:06:21+00:00</modified>
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  <author><name>guyzoducamer</name></author>
  <dc:subject>Barack Obama</dc:subject>
  <summary>Par Daniel Mera
EL TIEMPO / CASA DE AMÉRICA
20 février 2008



Traduit de l'espagnol par Guy Everard Mbarga


Quelles leçons peuvent tirer la société colombienne et les citoyens Noris de ce pays du phénomène Obama?</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Par Daniel Mera
EL TIEMPO / CASA DE AMÉRICA
20 février 2008&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Traduit de l'espagnol par Guy Everard Mbarga&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelles leçons peuvent tirer la société colombienne et les citoyens Noris de ce pays du phénomène Obama?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.casamerica.es/var/casamerica.es/storage/images/horizontes/zona-andina/la-oportunidad-economica-de-los-negros-con-el-tlc/daniel-mera/103624-1-esl-ES/daniel_mera_articlethumbnail.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Daniel Mera&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aux États-Unis, les afroaméricains représentent 12% de la population; l&amp;#8217;abolition de l&amp;#8217;esclavage a mené à la guerre civile entre 1862 et1865; il y a eu ségrégation raciale et un mouvement des droits civils qui l&amp;#8217;a éliminé&amp;nbsp;; il y a deux Amériques noires: la prospère et la pauvre, et l&amp;#8217;identité raciale est très forte, ce qui rend possible le pouvoir politique et dans une bonne mesure, le pouvoir économique (via la consommation).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://bp0.blogger.com/_Jk9Ug6IsjFg/R8GF1lDL2bI/AAAAAAAAAag/x3auFjSRjDs/s320/OBAMA+FOTO+AP.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En Colombie, les afrocolombiens représentent 10% de la population (et peut-être 15% avec un meilleur recensement et plus d&amp;#8217;auto reconnaissance); l&amp;#8217;abolition de l&amp;#8217;esclavage a eu lieu en 1851, car Bolívar n&amp;#8217;a pas pu imposer en 1821 sa promesse de liberté pour la guerre d&amp;#8217;indépendance. Il  n y a pas eu de ségrégation raciale et nous avons eu le premier ministre noir en 1876; au lieu du conflit racial , nous avons entretenu jusqu&amp;#8217;en 1991 l&amp;#8217;idée d&amp;#8217;une nation métisse, qui ignorait les noirs; l&amp;#8217;identité ethnique est moyenne et les pouvoirs politique et économique concomitants sont faibles; la classe moyenne noire, qui représente 20% commence à peine à faire de l&amp;#8217;activisme en faveur de la majorité pauvre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les expériences nationales ont été différentes: dans la plus grande partie de l&amp;#8217;histoire, il était mieux d&amp;#8217;être noir en Colombie qu&amp;#8217;aux États-Unis. Cependant, dans certaines bibliothèques publiques, on voit des affiches de de Martin Luther King et de Malcolm X, et non pas de l&amp;#8217;Amiral Padilla ou de Luis Antonio Robles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Barack Obama arrive à la bonne heure pour capturer l&amp;#8217;imagination politique des sociétés ayant des minorités noires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première leçon est pour la société colombienne. Obama est possible parce qu&amp;#8217;il existe un &quot;rêve américain&quot;, un idéal supérieur commun de justice et de liberté à la portée de tous, par le biais du travail et la bonne gouvernance. Obama gagne parce qu&amp;#8217;il représente un nouveau leadership pour le rêve américain. Nous autres nous avons quelques idées pour le rêve colombien, sans la volonté collective nécessaire atteindre la civilisation et dans le combat, terminer de définir qui nous sommes et ce que nous voulons être.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les autres grandes leçons d&amp;#8217;Obama seront facilement assimilées par la grande majorité des colombiens noirs. Le &quot;Oui, on peut le faire&quot; d&amp;#8217;Obama est né d&amp;#8217;un &quot;Oui, je peux le faire&quot; alors qu&amp;#8217;il semblait impossible qu&amp;#8217;il puisse regrouper une &quot;nouvelle majorité nationale&quot;. Accepter les règles du jeu les plus exigeantes, sans se plaindre. Obama n&amp;#8217;a pas demandé que l&amp;#8217;on le juge avec des règles différentes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Croire fermement en un destin partagé, sans rappeler les blessures du passé. Les blancs qui votent pour Obama savent qu&amp;#8217;ils peuvent lui faire confiance. Être disposés à faire passer l&amp;#8217;intérêt national avanti celui du groupe ethnique. Les 80 % d&amp;#8217;afroaméricains qui votent pour Obama savent qu&amp;#8217;il ne parviendrait pas au pouvoir pour gouverner sur la base de critères ethniques. Ils savent également qui est l&amp;#8217;un des leurs, et pour cette raison, Obama n&amp;#8217;a pas eu à utiliser sa couleur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La couleur se remarque, et bien sûr, il n&amp;#8217;y pense pas toute la tournée. Peut-être, quand il rentre à la maison le soir, avec l&amp;#8217;insecticide pour fourmi que Michelle son épouse lui a demandé d&amp;#8217;acheter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Daniel Mera est membre de l&amp;#8217;équipe dirigeante de la Fondation Color de Colombia (Fundación Color de Colombia)&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Journaliste de la Revue Semana&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;http://rafaelguarin.blogspot.com/2008/02/recomendado_22.html&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Témoignage d’une afrocubaine : “À Cuba, les noirs demeurent la race inférieure”</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/06/19/2458-temoignage-dune-afrocubaine-a-cuba-les-noirs-demeurent-la-race-inferieure" />
  <issued>2008-06-19T20:07:22+00:00</issued>
  <modified>2008-06-19T20:07:22+00:00</modified>
  <id>http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/06/19/2458-temoignage-dune-afrocubaine-a-cuba-les-noirs-demeurent-la-race-inferieure</id>
  <author><name>guyzoducamer</name></author>
  <dc:subject>Tribune</dc:subject>
  <summary>De Laritza Diversent Cámbara







Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga







LA HAVANE, Cuba, juin (www.cubanet.org) – Même si à Cuba il existe un mélange racial, la discrimination est présente dans l'île. Elle est interdite par la loi, mais cela n’importe pas. Les noirs et leurs descendants demeurent la race inférieure. Beaucoup de personnes à travers le monde se montrent pourtant, incrédules face à cette vérité.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;De Laritza Diversent Cámbara&lt;/p&gt;







&lt;p&gt;Traduit de l&amp;#8217;espagnol par Guy Everard Mbarga&lt;/p&gt;







&lt;p&gt;LA HAVANE, Cuba, juin (www.cubanet.org) &amp;#8211; Même si à Cuba il existe un mélange racial, la discrimination est présente dans l'île. Elle est interdite par la loi, mais cela n&amp;#8217;importe pas. Les noirs et leurs descendants demeurent la race inférieure. Beaucoup de personnes à travers le monde se montrent pourtant, incrédules face à cette vérité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://bp2.blogger.com/_RD0kQRDP6ic/R1glDZa7peI/AAAAAAAAADc/BO75QniF4Yo/s200/Laritza+Diversent.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malheureusement, la  &amp;#8220;démocratie sociale&amp;#8221; interdit la publication de statistiques qui prouvent ces affirmations. Je n'ai d'autres alternatives que de décrire ce que ressent un noir à Cuba.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Je donne le témoignage d'une femme qui est née et a grandi sous un système qui a supposément éliminé la discrimination raciale. C&amp;#8217;est un sujet tabou&amp;nbsp;; une chose dont on ne parle pas parce qu&amp;#8217;elle est supposée ne pas exister, ce qui la rend très subtile et cruelle. D'où nous vient donc cette idée que nous sommes discriminés&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Les différences entre noirs et blancs et toutes les couleurs intermédiaires semblent imperceptibles, mais elles sont présentes. Les religions africaines se sont mélangées fondamentalement avec le catholicisme, mais l'égalité des afrodescendants est un problème que l&amp;#8217;on élude. Résultat&amp;nbsp;: les noirs maudissent leurs origines.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le Cuba d'aujourd'hui, nombreux sont les complexes qui acculent les nouvelles générations d'afrodescendants. Mon fils de 8 ans ne veut pas être noir, il veut éclaircir la couleur de sa peau. La même chose m'est arrivée.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Ma mère m'a toujours expliqué qu'il n y a pas de raison de renier ses origines. Elle m'a démontré que ma couleur était quelque chose qui me distinguait et que je devais en être fière.&lt;/p&gt;




&lt;pre&gt; Ce qu'elle ne put m'expliquer, c'était la raison pour laquelle j&amp;#8217;étais discriminée socialement. Elle ne put m'éviter la douleur d&amp;#8217;entendre ces personnes qui pour m'offenser avaient juste à dire  &amp;#8220;negro&amp;#8221; et en prononçant ce mot, elles te faisaient ressentir tout leur mépris pour notre race.&lt;/pre&gt;




&lt;p&gt;Des fois, on fait très attention lorsqu'on utilise le mot Noir. On emprunte même des euphémismes pour nous pointer du doigt en évitant de prononcer ce mot&amp;nbsp;: &amp;#8220;les gens de couleur, les  morenos (bruns), les mulâtres&amp;#8221;.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Comme si utiliser ce vocable était une offense ou alors comme s&amp;#8217;il s&amp;#8217;agissait du terme le plus péjoratif avec lequel on pouvait annuler une personne.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;- Il ne pouvait s&amp;#8217;agir que d&amp;#8217;un noir! Des expressions comme cette dernière nous rendent imparfaits par rapport à la race blanche. Nous sommes ceux qui peignent la touffe (cheveux frisés), ceux qui transpirent abondamment, les obtus de la pensée et les antis hygiéniques.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;On nous sanctionne même avec l'histoire. &amp;#8220;Le premier vol avec violence a eu lieu à Cuba le jour où  Carlos Manuel  de Céspedes (notre éminent patriote) a libéré ses esclaves&amp;#8221;.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;La thèse historique se reflète dans le présent. La  majorité de la population pénale sanctionnée à Cuba est noire. C'est certainement la race qui commet le plus de délits, mais elle représente également le secteur social le plus pauvre.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Être noir implique pour les racistes avoir une prédisposition à la criminalité et à la délinquance, sans penser que les comportements délictuels dans une société sont directement liés à la pauvreté.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Il est plus facile de se remplir de préjugés.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Des points de vue social, économique et politique, les désavantages que les noirs ont sont nombreux.  Mais ce n'est pas là tout ce que nous devons supporter. Il y a en plus ceux qui disent ne pas avoir de problème avec les noirs. Ceux qui nous rappellent constamment par le biais d'une phrase condescendante que nous sommes partie de la race imparfaite. Ou de ceux qui s&amp;#8217;assurent d&amp;#8217;abord qu&amp;#8217;il n y a personne de notre race qui écoute pour dire&amp;nbsp;: &amp;#8220;Je sais que tous les noirs ne sont pas pareils, mais &amp;#8230;&amp;#8221;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Des fois ils ne se cachent même pas pour nous dénigrer. Pendant ce temps, nous écoutons les offenses avec indifférence, nous cachons notre douleur, devenant complices de la discrimination. Au point d'en arriver à nous reprocher à nous mêmes d'être noirs.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Nous autres noirs ressentons l'indifférence, le mépris et la haine. Même si nous n'en parlons pas, nous en souffrons.  Bien que nous l'assimilions et que nous prétendions qu'elle est naturelle et quotidienne, la discrimination nous fait mal. Ces blessures resteront nôtres pour toute la vie.&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>L’ascension de Barack Obama vue par les noirs de France</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/06/19/2457-lascension-de-barack-obama-vue-par-les-noirs-de-france" />
  <issued>2008-06-19T04:45:20+00:00</issued>
  <modified>2008-06-19T04:45:20+00:00</modified>
  <id>http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2008/06/19/2457-lascension-de-barack-obama-vue-par-les-noirs-de-france</id>
  <author><name>guyzoducamer</name></author>
  <dc:subject>Barack Obama</dc:subject>
  <summary>PARIS — Lorsqu’on a demandé l’autre jour à Youssoupha, un rappeur noir à quoi il pensait, un sourire a envahi son visage. “À Barack Obama,” avait-il répondu. “Obama nous dit que tout est possible.”</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;PARIS &amp;#8212; Lorsqu&amp;#8217;on a demandé l&amp;#8217;autre jour à Youssoupha, un rappeur noir à quoi il pensait, un sourire a envahi son visage. &amp;#8220;À Barack Obama,&amp;#8221; avait-il répondu. &amp;#8220;Obama nous dit que tout est possible.&amp;#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par MICHAEL KIMMELMAN du New-York-Times
Traduit de l&amp;#8217;Anglais par Guy Everard Mbarga&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;PARIS &amp;#8212; Lorsqu&amp;#8217;on a demandé l&amp;#8217;autre jour à Youssoupha, un rappeur noir à quoi il pensait, un sourire a envahi son visage. &amp;#8220;À Barack Obama,&amp;#8221; avait-il répondu. &amp;#8220;Obama nous dit que tout est possible.&amp;#8221;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://graphics8.nytimes.com/images/2008/06/17/arts/youspan.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;The rapper Youssoupha, part of a generation in France that is rediscovering &amp;#8220;négritude.&amp;#8221;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Une nouvelle conscience noire est en train d&amp;#8217;émerger en France, dernièrement accélérée principalement par le candidat  présomptif Démocrate à la présidence des États-Unis. Un article du Monde d&amp;#8217;il y a quelques jours décrivait la manière dont Mr. Obama est &amp;#8220;en train de susciter de grands espoirs &amp;#8221; parmi les noirs d&amp;#8217;ici. Même voir le mot &amp;#8220;noir&amp;#8221; dans un journal français était encore toute une surprise jusqu&amp;#8217;à récemment.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Pendant ce temps, le week-end dernier, 60 voitures ont été brûlées et  50 jeunes se sont bagarrés avec les policiers et les pompiers, blessant certains d&amp;#8217;entre eux dans la banlieue pauvre de Vitry-le-François où vivent des minorités et située dans la région de la Marne au nord-est de la France.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Les américains qui débattent sur les relations raciales depuis la naissance de leur République pourraient trouver difficile de saisir à quel point la race, comme la religion reste un sujet tabou en France. Alors que Barack Obama parle du fait qu&amp;#8217;il mène une campagne qui transcende la race, un nombre croissant de Français noirs revendiquent en effet le contraire.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Ayant toujours pensé qu&amp;#8217;elle était plus illuminée de ce point de vue qu'une Amérique déchirée par les conflits, la France se retrouve face à la perspective qu'elle est désormais en retard. Des incidents tels que ceux qui ont eu lieu au courant de la semaine nous rappellent les émeutes qui avaient explosé dans toute la France il y a trois ans. Depuis qu&amp;#8217;elle a aboli l&amp;#8217;esclavage il y a 160 ans, la France s&amp;#8217;est officiellement déclarée daltonienne du point de vue de la race &amp;#8212; mais en voyant  Barack Obama, une nouvelle génération de Français noirs affirme qu&amp;#8217;il est grand temps qu&amp;#8217;il y ait justement ici le genre de débats francs qui ont précédé la nomination d&amp;#8217;un candidat noir de premier plan.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Cette conscience noire se reflète non seulement dans les conversations quotidiennes, mais  également par une culture naissante dans les livres et la musique de jeunes français noirs comme Youssoupha, un jeune homme joyeux et au sourire carnassier âgé de 28 ans, que ses parents ont envoyé du Congo lorsqu&amp;#8217;il avait 10 ans pour faire des études. Il a été élevé par une tante qui travaillait à la cafétéria d'une école dans une banlieue pauvre et les conseillers d'orientation lui avaient dit de ne pas être trop ambitieux. Plutôt que de suivre leurs conseils, il allait obtenir une maitrise à la Sorbonne.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Puis, comme de nombreux noirs ayant fait de brillantes études, il s&amp;#8217;est trouvé face à un mur en béton. &amp;#8220;Je me suis retrouvé à travailler dans des fast-foods avec des gens ayant l&amp;#8217;équivalent de 15 années d&amp;#8217;études,&amp;#8221; se rappelle-t-il.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Il s&amp;#8217;est donc tourné vers le rap, par frustration autant que pour toute autre raison, trouvant son inspiration dans la  &amp;#8220;négritude,&amp;#8221; une idéologie de la fierté noire conçue à Paris dans les années 20 et 30 par  Aimé Césaire,  le poète français et politicien Martiniquais, et  Léopold Sédar Senghor, le poète devenu  premier président du Sénégal. Sa philosophie, comme l&amp;#8217;avait une fois définie Sartre était une sorte de  &amp;#8220;racisme antiraciste,&amp;#8221; la célébration d&amp;#8217;un héritage noir commun.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;La négritude et Césaire sont de retour. Lorsque ce dernier est mort en Avril dernier à l&amp;#8217;âge de 94 ans, ses funérailles à Fort-de-France en Martinique ont été diffusées en direct à la télévision Française. Le président Français Nicolas Sarkozy, et son adversaire  Ségolène Royal y ont tous les deux participé. Il y a tout juste trois ans, Nicholas Sarkozy, en tant que chef de la droite et pas encore président avait soutenu une loi (abrogée après de nombreuses protestations) qui obligeait les écoles Françaises à enseigner les aspects &amp;#8220;positifs&amp;#8221; de la colonisation. L&amp;#8217;année suivante, Césaire refusa de rencontrer Sarkozy. Et à présent, ce dernier était en déplacement dans l&amp;#8217;ancienne colonie Française (&amp;#8230;) pour rendre hommage au poète  champion de la négritude.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Cela dit, en tant que pays, la France envoie à l&amp;#8217;extérieur des messages assurément ambigus. &amp;#8220;La négritude est un concept dont ils ne veulent tout simplement pas entendre parler,&amp;#8221; dit Youssoupha dans  &amp;#8220;Rendons à  Césaire&amp;#8221;, un titre de son tout dernier album intitulé &amp;#8220;À Chaque Frère&amp;#8221; (&amp;#8220;To Each Brother&amp;#8221;). Il existe même un magazine  régulier à la télévision publique Française, &amp;#8220;Citoyens Visibles,&amp;#8221; présenté par une jeune actrice, Hafsia Herzi, qui célèbre des artistes Français d'origine étrangère.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Dans le même temps, il est illégal pour le gouvernement de mener des enquêtes officielles basé sur la race. Par conséquent, personne ne sait à coup sûr combien de noirs il y a en France. Des estimations varient entre 3 et 5 millions sur une population de plus de 61 millions d&amp;#8217;habitants.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&amp;#8220;Pouvez-vous imaginer les dirigeants Français disant, &amp;#8216;eh bien, nous n&amp;#8217;en sommes pas certains, la population Française est peut-être de  65 millions d&amp;#8217;habitants, ou peut-être de  30 millions&amp;#8217;?&amp;#8221; demandait un Patrick Lozès quelque peu exaspéré, créateur du  Cran, une organisation noire mise en place il n y a pas si longtemps et dont l&amp;#8217;un des objectifs est de faire ce que le gouvernement ne fait pas, c&amp;#8217;est-à-dire rassembler les statistiques.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Quand il s&amp;#8217;est assis pour une discussion le dernier matin, les deux premiers mots qu&amp;#8217;il a prononcés étaient  Barack et Obama. &amp;#8220;L&amp;#8217;idée derrière le fait de ne pas catégoriser les gens par leur race est évidemment bonne&amp;nbsp;; nous voulons bien croire à l&amp;#8217;idéal républicain,&amp;#8221; dit-il. &amp;#8220;Mais en réalité, nous sommes aveugles en France, non pas aveugles du point de vue racial, mais plutôt du point de vue de l&amp;#8217;information, et le simple fait de dire que les gens sont égaux ne les rend pas égaux.&amp;#8221;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Il cite quelques chiffres patents: un seul noir représentant la France continentale à l&amp;#8217;Assemblée Nationale sur un total de 555 membres&amp;nbsp;; aucun sénateur Français (noir) en métropole sur environ 300; quelques maires seulement sur environ 36000, et aucun dans les banlieues pauvres de Paris.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;À cela il faut ajouter le constat du Cran selon lequel le pourcentage de noirs en France détenant un diplôme universitaire est de 55, comparativement à 37 % pour la population générale. Mais le nombre de noirs qui se retrouvent coincés dans la classe ouvrière est de 45% contre une moyenne nationale de 34%.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&amp;#8220;C&amp;#8217;est de l&amp;#8217;hypocrisie totale,&amp;#8221; indique Léonora Miano, une auteure noire de 37 ans, originaire du Cameroun dont le dernier roman  &amp;#8220;Tels des Astres Éteints&amp;#8221; (&amp;#8220;Like Extinguished Stars&amp;#8221;) parle des relations raciales telles que perçues par trois immigrants noirs.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://graphics8.nytimes.com/images/2008/06/17/arts/cam.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cédric Martigny/Opale&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Léonora Miano, born in Cameroon, is the author of a recent novel about race relations.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&amp;#8220;Pour moi, c'était vraiment bizarre quand je suis arrivé ici il y a 17 ans de découvrir que les gens ici n'utilisaient jamais le mot race,&amp;#8221; déclare-t-elle en prenant un café au Café Beaubourg. À l'extérieur, des immigrants Africains sont en train de vendre des lunettes de soleil à des touristes. &amp;#8220;L'universalisme Français, l'ensemble de l'idéal républicain Français suggère que si tu adoptes les valeurs Françaises, la langue Française, la race n'existe pas par conséquent et ce ne sera pas un problème si tu es noir. Mais c'en est évidemment un. Il faut donc qu'il y ait une conversation, et on y arrive peu à peu&amp;nbsp;: il ne s'agit pas d'une conversation  sur la culpabilité ou l'histoire, mais sur le présent.&amp;#8221;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&amp;#8220;La condition noire: Essai sur une minorité Française&amp;#8221; de Pap N&amp;#8217;Diaye, un historien de 40 ans de l&amp;#8217;École des Hautes Études en Sciences Sociales est un autre nouveau livre dont on parle beaucoup ici. &amp;#8220;Nous sommes témoins de la renaissance du mouvement de la négritude,&amp;#8221;  indiquait récemment Mr. N&amp;#8217;Diaye.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;La montée en popularité de Barack Obama parmi les noirs Français découle en partie de l&amp;#8217;espoir que son ascension  &amp;#8220;mettra en lumière notre manque de diversité et mettra la pression sur les politiciens Français qui disent qu'ils le soutiennent pour ouvrir un peu plus l'espace politique aux minorités,&amp;#8221; indiquait Mr. N&amp;#8217;Diaye. &amp;#8220;Du point de vue de la race, nous sommes en France au niveau où nous étions il y a 40 ans du point de vue du sexe.&amp;#8221;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Il revient un peu sur l&amp;#8217;histoire: La décolonisation Française pendant les années 1960 a peu après mis en veilleuse le mouvement original de la négritude, en même temps qu'elle a inspiré une  vague d'immigrants de la Caraïbe à venir ici pour occuper des emplois de fonctionnaires peu qualifiés. De l'Afrique Sub-saharienne, une autre vague de travailleurs a gravité vers l'industrie privée. Les deux populations n'ont pas beaucoup communiqué.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Mais leurs enfants, élevés ici ont grandi ensemble. &amp;#8220;Le fait de découvrir la discrimination ensemble,&amp;#8221; comme dit Mr. N&amp;#8217;Diaye, a forgé un lien par lequel la négritude est en train de renaitre.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Le point tournant fut les émeutes dans les banlieues Françaises pauvres il y a trois ans. Parmi les conséquences culturelles qui les ont suivis&amp;nbsp;: Aimé Césaire &amp;#8220;a commencé à être redécouvert par les jeunes qui trouvèrent dans son travail des choses qui s&amp;#8217;apparentent à la situation actuelle,&amp;#8221;  déclare Mr. N&amp;#8217;Diaye.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Youssoupha est l&amp;#8217;un de ces jeunes. Il était en train de boire un Coca récemment au Top Kafé, un restaurant Tex-Mex juif à Créteil où il vit, non loin de Paris. Tout près de lui, deux serveurs en Kippa étaient assis sous des affiches poussiéreuses de Las Vegas et du Rabbin Menachem M. Schneerson, visionnant un match de Rafael Nadal. Un groupe de jeunes Arabes étaient en train de fumer à l'extérieur. Dans des endroits modestes comme ceux-ci, la France peut paraître remarquablement harmonieuse.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&amp;#8220;Césaire est présent dans les paroles de mes chansons et j'ai été  peinée quand les gens ont mal interprété ce que j&amp;#8217;ai écris comme étant anti-blanc, car la négritude c&amp;#8217;est l&amp;#8217;affirmation de nos racines noires communes,&amp;#8221; affirme Youssoupha.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Léonora Miano, la nouvelliste abonde dans le même sens. &amp;#8220;Il n&amp;#8217;existe rien de tel qu&amp;#8217;une &amp;#8216;communauté &amp;#8217; noire en France &amp;#8212; jusqu'à présent&amp;#8212; en partie parce que nous avons des histoires si différentes,&amp;#8221; dit-elle. &amp;#8220;Une immigrante malienne et une camerounaise voient le monde de manières complètement différentes. On ne devrait pas non plus penser que le racisme n&amp;#8217;existe pas entre les noirs en France, entre les Antillais et les Africains. Il est bien présent. Mais en fin de compte, nous somme tous noirs face à la discrimination.&amp;#8221;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Puis elle sourit&amp;nbsp;: &amp;#8220;Dommage que j&amp;#8217;aie oublié de porter mon T-shirt d&amp;#8217;Obama.&amp;#8221;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Tribune : Obama et LE RÊVE du King</title>
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  <issued>2008-06-17T15:08:49+00:00</issued>
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  <author><name>guyzoducamer</name></author>
  <dc:subject>Barack Obama</dc:subject>
  <summary>Par Carlos Heitor Cony




Traduction du Portugais : Guy Everard Mbarga


RIO DE JANEIRO – Je comprends l’euphorie provoquée par la candidature de Barack Obama à Présidence des États-Unis pour le Parti Démocrate, mais je n’y prends pas part. Je ne pense pas que le gouvernement de la nation la plus puissante au monde soit plus sympathique du fait d’avoir à sa tête un noir aux idées libérales et dont la biographie est intéressante, et à ce que l’on sait digne de respect.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Par Carlos Heitor Cony&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Traduction du Portugais&amp;nbsp;: Guy Everard Mbarga&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;RIO DE JANEIRO &amp;#8211; Je comprends l&amp;#8217;euphorie provoquée par la candidature de Barack Obama à Présidence des États-Unis pour le Parti Démocrate, mais je n&amp;#8217;y prends pas part. Je ne pense pas que le gouvernement de la nation la plus puissante au monde soit plus sympathique du fait d&amp;#8217;avoir à sa tête un noir aux idées libérales et dont la biographie est intéressante, et à ce que l&amp;#8217;on sait digne de respect.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A0WTf2pqh1ZIJJAAPkZuAQx./SIG=12avf7ff5/EXP=1213716714/**http%3A//www.matthewdallman.com/cellph/obama_102306.jpeg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le facteur racial ne devrait pas compter. Il y a eu des blancs comme Hitler et Staline, des jaunes comme Mao, des noirs tels que Idi Amin Dada et François Duvalier, et tous furent des dictateurs sanguinaires. La couleur ne devrait pas être prise comme un outil de mesure de la valeur, pour le bien ou pour le mal.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Cependant, je ne suis pas antipathique à l&amp;#8217;idée qu&amp;#8217;une grande nation - dans laquelle il y a seulement 40 ans, il lui était possible de ne pas pouvoir s&amp;#8217;assoir sur les mêmes bancs qu&amp;#8217;un blanc dans un autobus - soit gouvernée par un noir.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Avec une ascendance africaine et un background non-chrétien (?), dans un pays où 80% des personnes sont chrétiennes, il ne pourrait pas utiliser les toilettes publiques destinées aux  &quot;Wasp&quot; &amp;#8211; les blancs, anglo-saxons et protestants. Ses enfants ne pourraient pas fréquenter les meilleures écoles et universités.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Dans ce cas particulier, le choix d&amp;#8217; Obama doit être salué non pas du fait qu&amp;#8217;il est un candidat meilleur que les autres, mais parce qu&amp;#8217;il est le symbole du dépassement d&amp;#8217;un préjugé racial injustifiable qui a perduré jusqu&amp;#8217;à la fin des années 60 du siècle dernier.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Dans son fameux discours &quot;I have a dream&quot;,  Martin Luther King rêvait d&amp;#8217;une société égalitaire et juste, sans discrimination raciale. Non pas nécessairement d&amp;#8217;un gouvernement présidé par un noir. Malgré cela, il fut assassiné par la haine d&amp;#8217;un fou furieux blanc.&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;Le choix de Barack Obama souligne un changement immense et salutable dans la société nord-américaine. Mais en aucun cas une garantie qu&amp;#8217;il sera un meilleur président que les autres.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Source: Folha de S. Paulo, 12 juin 2008&lt;/p&gt;</content>
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