Certes, il existe bien ça et là, quelques sites à vocation informative, mais trop ciblés, notamment sur le culturel. Il existe par ailleurs des revues, telles Jeune Afrique/L'Intelligent, Africa International, Afrique-Asie..., mais la lecture approfondie de celles-ci montre que la déontologie n'est pas leur qualité première. Enfin des ouvrages aussi épars qu'inégaux dans le contenu nous permettent d'avoir une approche, mais tantôt ciblée sur l'historique, l'économique, le sociologique, le politique... sans qu'on puisse y retrouver l'essentiel de ce que tout Africain moyen est en devoir de connaître.


Je voulais un blog (un site ?) où je puisse trouver un léger historique de chaque pays (plus d'une cinquantaine), une bibliographie sélective sur ces pays, et des réflexions sur les grands débats actuels (par exemple le Nepad) mais aussi passés (la détérioration des termes de l'échange), voire futurs (quel devenir pour l'Afrique ?).


Je voulais également un site où il serait fait référence à quelques personnages illustres du passé contemporain dont la jeunesse actuelle africaine a peu ou prou, peut-être – mais rien n'est moins sûr – entendu parler, des personnalités historiques décédées (Patrice Lumumba, Gamal Abdel Nasser, Kwame N'Krumah, Sylvanus Olympio...) ou vivantes (Nelson Mandela), voire des écrivains « engagés » (sans que ce terme soit péjoratif, bien au contraire) passés ou présents (Cheik Anta Diop, Joseph Ki-Zerbo, Aimé Césaire, Frantz Fanon, Mongo Beti, Aminata Traoré, Elikia M'Bokolo, Achille Mbembe ... et François-Xavier Verschave).


Les journalistes et la presse en général, avec ce qui compte à tort ou à raison, de personnes qui y sont spécialisés (Stephen Smith, la Lettre du continent d'Antoine Glaser, la revue Jeune Afrique/l'Intelligent, la Revue Marchés tropicaux et méditerranéens ...), bref, vous l'aurez compris de personnes qui s'intéressent à l'Afrique, quel que soit le contenu de leurs écrits, seront également évoqués (la controverse sur certains ouvrages, par exemple négrologie et négrophobie sera exposée).


Par ailleurs, au fur et à mesure, des éléments aussi divers que les organisations régionales (par exemple l'Union africaine, la Cedeao ...) et des institutions particulières (Zone euro, Sommet des chefs d'état, le Club de Paris ...) viendront compléter ces informations.


Il sera également évoqué certains concepts revus et corrigés, voire actualisés (tels que l'africanisme, le panafricanisme, la Renaissance africaine, la démocratie apaisée ...).


Bien entendu, on ne saurait passer sous silence, les devenus « rares » centres et laboratoires spécialisés sur l'Afrique (le CEAN de Bordeaux, Paris 1, 7 et 10, l'EHESS et Aix pour ne citer que les plus connus), avec leurs spécialistes, qu'ils soient chercheurs ou enseignants (Jean-François Bayart, Catherine Coquery-Vidrovitch, Philippe Hugon ....).


Enfin, pour ne pas être en reste avec les nouvelles technologies, j'essaierai de trouver, outre les sites incontournables non Africains et/ou Africains, quelques weblogs intéressants.


Après un séjour compliqué – raté serait excessif – de 4 ans en Afrique (de 1988 à 1992), j'avais fait un black-out complet de ce continent pendant une douzaine d'années, ne m'y intéressant que comme tout français moyen, c'est-à-dire à travers le prisme déformant et déformé de la télévision.


Puis vinrent les événements de Côte d'Ivoire avec non seulement des grilles de lecture orientées – mais c'est de bonne guerre -, mais surtout les mensonges éhontés officiels (Barnier, Alliot-Marie) relatifs aux événements d'Abidjan (se rappeler le documentaire de Canal +, mais à diffusion forcément restreinte, plus proche de la réalité).


Vinrent ensuite la mascarade du Togo, où le roi Éyadéma transmit à titre posthume son sceptre à son fils, qui fit mine de ne rien comprendre à la politique, alors qu'il était ministre en exercice.



Enfin le dernier événement, fut le décès de François-Xavier Verschave fin Juin 2005, qui acheva de me convaincre que si nous ne faisions rien, d'autres le feraient à notre place.


C'est pourquoi ce blog sera, ce que j'ai dit qu'il serait, un espace où seront regroupés, outre l'essentiel des éléments sus-indiqués, mais également les pensées et actions qui gens qui comptent pour le renouveau de l'Afrique, mais qui sont trop isolés, ou fonctionnent de manière individuelle pour être efficaces, voire ultérieurement des réactions sur l'actualité africaine.


L'histoire pouvant être interprétée différemment à Paris ou à Dakar (Napoléon est considéré comme un héros en France, alors qu'il l'est comme dictateur en Allemagne), je m'appuierai pour l'histoire des événements, essentiellement sur les sources suivantes :

- les 99 numéros (actuels) de la Revue Politique africaine qui fête ses 25 ans cette année, et pour qui je partage pour l'essentiel la philosophie, et les 9 numéros de la Revue l'Afrique politique du CEAN Bordeaux (1994 à 2002),

- les 8 numéros de l'Observatoire permanent de la coopération française (OPCF) devenu Observatoire français de la coopération internationale (OFCI),

- les dossiers noirs des associations Agir ici et Survie,

- et enfin des ouvrages considérés comme des références aux éditions l'Harmattan, Karthala, Présence africaine, voire de certaines éditions françaises classiques.



Ce sera une tâche de longue haleine, je me donne environ un an (à raison par exemple d'un pays par semaine), pour que ce blog soit complet, au moins en ce qui concerne la partie historique, et sans que cela puisse être exhaustif, il sera fait allusion à tout ce qu'un Africain doit connaître comme source relative à son continent.


Je remercie d'avance, ceux qui pourront aider aux erreurs (y compris éventuellement d'interprétation) qui ne manqueront pas d'exister, afin que ce blog devienne un espace de débats (à terme) et pourquoi pas d'actions éventuelles futures.


Je ne prétexterai pas les manques qui seront inévitablement présents sur ce blog pour ne pas avancer et publier ce travail gigantesque sans cesse évolutif, mais je compléterai au fur et à mesure des découvertes, des remarques, conseils et soutiens des lecteurs.


« Si nous ne faisons rien, d'autres le feront à notre place. »