D'origine guyanaise Grace Boicel, Concepteur créatrice chez, Nokia, Helsinki, Finlande, elle est la fille de Doudou Boicel le père du Jazz au Canada "acheté Nokia"
Par jpdemars, samedi 17 décembre 2005 à 16:27 :: Général :: #657 :: rss

(j'recherche encore des infos sur Grace Boicel j'attends un mail)
Roué Doudou Boicel

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Roué Doudou Boicel
Son nom figure dans l'encyclopédie de musique du Canada où l'on peut lire: «Le mouvement des festivals au Canada a commencé en 1978 avec les deux premiers festivals Jazz organisés par Doudou Boicel du club Rising Song de Montréal à la Place des Arts, avec une pléiade de musiciens de jazz et de Blues.» Il est une mémoire incommensurable pour le patrimoine mondial de la culture guyanaise à l'étranger, mais aussi pour tous les Nègres de la planète. Une encyclopédie ambulante au parcours atypique et indescriptible, incontournable, infatigable et bourré de talent. Le guyanais Roué Doudou Boicel s'exile au Canada en 1970 et œuvre dans plusieurs domaines, hors des clivages stéréotypés du management, la musique, le théâtre, la peinture, le cinéma, la littérature et la gastronomie. Il étudie la peinture aux Beaux Arts à Paris et à Göteborg en Suède. Artiste engagé, ses œuvres sont inspirées par son africanisme. «Je ne suis pas un africain, mais je suis un fils de l'Afrique. Je suis un africain déraciné. Mon africanité, c'est mon identité». La spoliation de l'histoire de la négritude par les occidentaux le touche profondément dans l'évolution culturelle, intellectuelle, politique et sociale des Nègres dans le monde. Au Canada, plus particulièrement à Montréal entre 1971 et 1975 Doudou Boicel dirige un centre culturel et artistique pour des jeunes défavorisés au sud de Montréal, une ville qui comptait déjà plus de 1.500.000 habitants. Au fil des années, il fait des rencontres fortuites, Mohamed Ali, Angela Davis, Doudou Boicel. Loin de sa Guyane, il découvrait l'Amérique des opprimés. Virulent, il publie «Non à l'Oncle Tom» paru dans Ord & Bild en Suède. Pour Doudou Boicel «le Nègre ne doit pas s'intégrer en Amérique, il est américain depuis la découverte du nouveau monde et libre de circuler sur ce continent d'Amérique». Le fer de lance de la culture devient humaniste avec la publication en 1978 de « Visosonie », un essai sur les méthodes d'approche pour remédier aux difficultés à communiquer, et sur l'art de la découverte de soi» rajoute l'auteur. Le nomade prêcheur de la diversité culturelle est l'un des premiers Nègres à l'initiative du développement et la promotion musicale Négro-américaine à Montréal, à une époque où le jazz est en déclin au Canada. En 1978, le « Rising Sun festival » est créé. Doudou Boicel fera appel à une pléiade d'artistes nichés dans son agenda, Nina Simone qu'il hébergera chez lui pendant deux mois, Ray Charles, Oscar Peterson, Dizzy Gillepsie, cab Calloway, Tito Puente, etc. Il devient rapidement l'incontournable Monsieur Jazzman. À Montréal, il est propriétaire de trois club de Jazz dont le plus célèbre « Rising Sun » un nom évocateur, en hommage à son Soleil levant de Cayenne. Le « Rising Sun » de Doudou Boicel est un des lieux les plus fréquentés par les mélomanes où Chet Baker fut son grand retour en 1978. Doudou Boicel parcourt la planète de long en large et dans toute sa splendeur. Il est à la fois consultant, ambassadeur, comme lors du Festival Panafricain des Arts et Culture de Dakar en 1986. En Haïti, il sera consultant honorifique par le Ministre de l'Information et des Relations Publiques, pour la préparation du premier festival de Jazz d'Haïti. Dans son empire du Rising Sun, il a la malicieuse idée d'enregistrer les concerts sur une magnéto deux pistes. Il fait de même pour Chet Baker, accompagner par ses acolytes Phil Marcowitz, Roger Rosenberg, Jon Burr et le batteur Jeff Brillinger, l'album "Love for sale" est enregistré au Rising Sun. Il fait sortir de Cuba des grands noms de la musique, comme Paquito de Vieira. Il devient du coup un Anti-Castro. Doudou lutte pour la liberté. Il est polyglotte et de double nationalité ce qui lui permet d'approcher ministres et chefs d'Etat, avec un message de paix, de démocratie. Il y a aussi le monsieur Doudou Boicel à la sauce Doudou dans l'empire de la gastronomie créole au Canada. Il a tout essayé notre ambassadeur pour promouvoir sa Guyane natale, en créant une sauce culinaire vendue en grande surface « la Sauce Doudou » le tout conditionné dans un packaging à l'effigie de Doudou Boicel. Cette expérience gastronomique fut courte, de 1992 et 1995, mais novatrice du savoir faire du monsieur culture. Il est ensuite sollicité à une conférence par l'éminent professeur Gilles Bibeau, linguiste-anthropologue, à l'université de Montréal, sur le sujet de « la culture et l'art Négro-africain». À la fin de l'exposé, il est applaudi et l'ovation est t-elle que les étudiants présents dans ce grand amphithéâtre sont restés debout plus de deux minutes. Doudou Boicel, le griot n'oubliera jamais ce jour de cette année 95. Parlez lui des Dumas, du père et fils, il vous répondra « qu'ils sont ma bible, mes livres de chevet » et finira par vous citer « Kafka, Proust, Tolstoï, Hemingway, Depestre, l'homme à la valise remplie de livres et de multi récompenses littéraires, Miller, Horace, Baldwin et son ami Damas». Doudou est un petit bout d'homme vif et gracieux un véritable papivore, pas un livre lui échappe. Il deviendra du même coup essayiste avec un titre peu éloquent « Je suis fatigué » paru aux éditions Lanctôt au Québec ». Aussi l'auteur de « Si la polygamie m'était conté » publié en 2004 toujours chez Lanctôt. Doudou Boicel est à lui, ce que la semence est à la polygamie, vingt enfants de ce mâle naîtront au nom de Boicel, élevés au plus haut rang de la société, culturelle, économique, politique, intellectuelle et sociale pour ne pas les citer. Il est fier de leur réussite exemplaire. La révolution de la culture Nègre au Canada fut chapeautée par le griot guyanais, avec ses coups de gueule dans ses poèmes, à l'encre noire sur du papier blanc
« Rendez-moi mon Afrique », donne toute la valeur expérimentale de la quête du Môi de Doudou Boicel dans ses poèmes. «Rendez-moi mon Afrique
Rendez-moi ma terre
De mes ancêtres
De mes pères
De mes mères
De mes frères
De mes sœurs
Qui ont péri
Enchaînés
Sous les coups du fouet
De rage
Des méchants négriers
Déchaînés
De la terre ».
Dans ses peintures unicolores, on retrouve l'influence des grands maîtres, mais aussi des autoportraits, des lieux oubliés de son enfance. La Guyane et ses formes gracieuses du culte de la beauté « femme de vertu ». Dans l'une des interprétations de ses toiles, il fait référence à l'arrivée de Champlain au Canada. Au centre un Nègre qui sert d'interprète entre l'Européen et l'Amérindien.
Un travail à l'extrême, certaines œuvres peuvent atteindre 5 m sur 5. Il rencontre Salvador Dali, lors de son exposition à la Galerie Louis Soulange à Paris, à l'endroit où il avait exposé ses peintures quelque mois plutôt.
En 2004, à New York, il reçoit un prix d'honneur pour avoir fondé les premiers festivals de jazz à Montréal par le Central Brooklyn Jazz Consortium, en compagnie de Leroy Jones l'un des Nègros-américain les plus en vogue de la littérature américaine, devant un parterre d'adeptes du griot. Il y quelques jours, invité par l'OCRG au Zéphir, il est mis à l'honneur, lors de la soirée prestige. L'office lui remet un prix d'honneur comme personnalité guyanaise qui œuvre, et rayonne ici et ailleurs dans le monde culturel. Doudou Boicel profite de sa visite en Guyane pour arpenter les rues en compagnie de son petit-fils Alexis Arnaud. Visiblement dans la famille Boicel, le don est pathologique, car Alexis présente les mêmes symptômes que le grand-père, peinture, photographie, et poésie sont ces domaines de prédilections. Lorsqu'ils parcourent les rues de Cayenne, à la découverte de nos maisons créoles rien ne leur échappe. De la petite table basse remplie de mangues aux odeurs de marinades de fin de journée, les réminiscences reviennent. Il évoque avec le sourire, les réunions politiques dans certaines maisons, aujourd'hui populaires, qui ressemblaient à des messes du dimanche. De même que le passé très éloquent d'un bagnard devenu par la suite, le comptable d'un homme notoire de la place, qui occupait une maisonnette, détruite aujourd'hui et remplacée par le béton. Le béton, c'est ce qu'il côtoie tous les jours à l'étranger. Il dit avoir bien de la chance de constater la préservation de quelques maisons créoles, que l'on devrait classer au titre de patrimoine historique. Doudou Boicel achève actuellement un recueil de poèmes. Il vous donne rendez-vous chez les libraires dès l'apparition de son œuvre, prévue pour 2006.







Commentaires
1. Le jeudi 20 mars 2008 à 18:39, par mi
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