Samory
Par jpdemars, dimanche 4 juin 2006 à 19:31 :: Général :: #1080 :: rss
Le général Brière de l'Isle, gouverneur du Sénégal, en plein accord avec le gouvernement, décide de construire une route de Kayes à Bamako, destinée à relier les points extrêmes de la navigation du Sénégal et du Niger

-Soit 550 kilomètres. En même temps, on entreprends de pacifier l'arrière-pays et notamment d'abattre l'autorité de deux chefs Toucouleur qui avaient pris la suite d »El hadj Omar, Ahmadou, fils d’Fl Hadj Omar, sur la rive droite du Niger, et Samory, sur la rive gauche : l’un et l’autre, à la tête d’une armée. Lieutenant-colonel Borgnis-Desbordes, trois ans de suite (1881-1883), remonte le Sénégal à la saison des crues, ravitaille, les poste, refoules les adversaires et les résultats se précipitent : Ahmadou, qui retenait depuis un an prisonnière une mission commandée par le lieutenant Galliéni, la relâche et demande la paix ; les troupes de Samory s’organisèrent. La politique coloniale de Jules Ferry, qui va s’affirmer au cour de son second ministère, est vraiment une œuvre personnelle, fondée sur des principes bien arrêté, et qui compte pour beaucoup dans la formation de la doctrine coloniale française (1883-1885.) Le protectorat français sur le Bas Dahomey fut rendu effectif par l’occupation du port de Cotonou et par un nouveau traité avec le roi Toffa. L’Assemblée nationale (où Chambre) avait refusé les crédits pour la continuation du chemin de fer de Kayes à Bamako : mais les opérations militaires contre l’armée d’Ahmadou et Samory se poursuivaient dans la vallée du Niger, les postes se multipliaient le long du fleuve, et la pacification devenait effective. La lutte contre les empires de Samory et d’Ahmadou prenait une activité nouvelle. Samory fut prit la rive gauche du Niger, pour contré les troupes de Combes et de Frey (1885-1886), puis contraint à la paix par celles de Galliéni (1886-1888), et repoussé jusqu’au voisinage de la colonie anglaise de Sierra Leone par celles de Humbert et Combes, à partir de 1891. Ahmadou, de son côté, poursuivi par Archinard, perdait sa capitale, Ségou (1890), et tous ses domaine du Niger ; le protectorat de la France était accepté face à la poudre a canon, par tous les chefs de la région, et le territoire ainsi conquis était organisé en 1892 sous le nom de « Soudan français » et sous les ordres d’un commandant supérieur du Soudan. L’autorité de le France était désormais établit sur le Sénégal, le Soudan, le Fouta-Djallon et le pays des rivières du Sud ou Guinée. Les limites de cet immense empire furent fixées par une série de conventions passées avec l’Angleterre (1889), l’Allemagne (1885) et le Portugal (1886), dont les colonies, Gambie anglais, Guinée portugaise, Sierra-Leone, Togo, étaient ainsi réduites à de petites étendues et surtout enclavées dans les possession française.. Au Soudan, une lutte sans merci s’engagea contre ces deux redoutables chefs, Ahmadou et Samory. En 1893, Ahmadou fut définitivement abattu. Quand à Samory, il échappa quelque temps encore, mais l’armée française finit par surprendre son armée et par le prendre lui-même en 1898 : on l’exila au Congo. Le Soudan qui n’était encore qu’un territoire militaire, fut transformé en colonie, en 1893, avec un gouverneur civil …. Pas finit







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