C'est en lisant "Economie matin" que je me suis rappelée des propos de ma mère sur les asiatiques qui arrivaient en force sur le continent africain. A coups de poulets congélés, friperies,alimentation à bas prix, centres sportifs et médicaments , les asiatiques s'arrachent le marché africain au détriment de la production locale. D'après économie matin, 20% des ressources minières chinoises viennent d'Afrique. De memoire , ils exportent 15 milliards vers l'Afrique et les Africains exportent 16 milliards vers l'Asie. Même si cette balance est équilibréé sur la papier, elle est loin de traduire la colosonisation économique que subissent les africains dans leurs pays. D'aucuns pourraient penser que les asiatiques sont une chance pour l'Afrique mais ils sont bien naifs. Pensez aux delocalisations, pertes d'emploi, ralentissement des exportations causés par les aisatiques en Europe à cause de leurs produits plus compétitifs. Et dites vous bien, que cela a eu lieu malgré le protectionisme de l'Europe particulièrement de la France. Celle ci n'a pas reussi à empêcher la percée des produits asiatiques malgré les barières de l'état etc. A l'époque ou les colons occidentaux sont arrivés en Afrique, ils étaient seuls et sans réseaux établis mais leur économie bien supérieure (armes)a suffit à nous dominer. Les asiatiques arrivent aujourdhui sur le continent africain alors qu'il est instable et sans barrières protectionistes, c'est donc la cour de récréation pour eux. Leur logique de colonisation est moins violente parceque economique mais plus efficace, quel africain refusera de payer moins cher? Pourtant cette arrivée aurait pu être une bonne chose si les pays africains étaient assez malin pour protéger leur économie, favoriser le retour de leur disapora (double nationalité, aide à la création d'entreprise) ou même le retour des fonds au pays comme les asiatiques le font aujourdhui. 50 ans après l'independance du continent africain force est de constater que nous restons en quelque sorte colonisé par l'occident? ce sera pire si la deferlente asiatique n'est pas controlée. L'asie arrive en prédatrice et cela vrai même si au passage on peut citer la mauvaise foi des européens à qui on arrache la proie facile.
==============================L'article=================================
le premier ministre chinois (photo), n’est pas en visite officielle en Afrique par hasard : jusqu’au 24 juin reçu en Afrique du Sud, Angola, Congo, Égypte, Ghana, Tanzanie, Ouganda, il boucle la tournée « commerciale » que justifient les 16,78 milliards d’euros en jeu, plus de la moitié du commerce annuel entre la Chine et l’Afrique ! Car la Chine investit lourdement en Afrique. Lourdement est le mot : le business ne se préoccupe nullement, au passage, des droits de l’homme, considérés par les Chinois comme affaire intérieure, autant pour eux que pour les autres. Une aubaine pour certains régimes africains qui échappent ainsi aux pressions européennes ou américaines. La Chine se rue sur les matières premières africaines et veut écouler ses produits finis à bas prix au détriment de la production locale. La stratégie géopolitique n’est pas loin : les contrats s’accompagnent bien sûr de coopération militaire et d’exportations d’armes. Autre préoccupation dans la foulée : isoler Taiwan encore reconnu officiellement par 26 pays dans le monde, dont 7 en Afrique. Pierre-Antoine Braud, de l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne, estime que 20 % des minerais extraits sur le continent africain ont été exportés vers la Chine en 2004. En 2005, 820 entreprises chinoises, dont un quart privées, étaient installées dans 49 États africains. Le diagnostic est clair : le 2e consommateur de produits pétroliers dans le monde après les États-Unis accroît sa consommation de 10 % par an et « pompe » plus de 20 % du pétrole d’Afrique [1]. En janvier 2006, China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) a investi 1,8 milliard d’euros sur un gisement offshore au Nigéria, et promis de consacrer presque autant au développement de ce champ pétrolifère, affirme l’agence de presse officielle Xinhua. Pour la première fois, la très officielle China Radio International (CRI) a ouvert une station FM hors de Chine, en février 2006. Où ? En Afrique, bien sûr, à Nairobi, au Kenya. Pour l’instant, le commerce entre la Chine et l’Afrique ne représente que la moitié du commerce entre l’Amérique et l’Afrique. Mais il augmente en moyenne de 50 % chaque année. Pour l’heure, la balance penche encore en faveur de l’Afrique : la Chine importe pour environ 16 milliards d’euros, et exporte pour quelque 15 milliards d’euros. Pour combien de temps ?