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ALIKER - Retours

 
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Maryjane
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MessagePosté le: Mer 03 Juin 2009 08:46    Sujet du message: ALIKER - Retours Répondre en citant

What Up.

Pas la peine d'attendre sur la rédaction qui risque de faire paraître l'info sur sa page d'accueil dans 3 mois (si jamais ça l'intéresse) donc jamais si bien servi que par soi-même.


***



Citation:
Le film ALIKER du réalisateur Guy DESLAURIERS sort en salles le mercredi 03 juin, allez y en masse et faites passer le message autour de vous et de vos proches. La liste des séances débats avec le réalisateur se trouve en pièce jointe.

Merci d'y aller afin de contribuer à l'émergence du cinéma Antillais en France.

Amicalement,

Suzy

SYNOPSIS :

Antilles. Colonie de la Martinique, dans les années 30. Un simple militant communiste, André Aliker, malgré l’opposition effrayée de ses proches, va prendre la direction de la feuille imprimée que son parti fait paraître, vaille que vaille. Par une intuition extraordinaire, Aliker devinera la force d’impact que pourrait atteindre ce moyen d’expression, et il transformera très vite la petite feuille militante, " Justice ", en un véritable journal, appliquant des méthodes d’investigations et une éthique dignes de la presse moderne.

Dans cet univers colonial, hiérarchisé et clos, soumis à la toute-puissance des usiniers et des planteurs, ce nouveau journalisme aura l’effet d’un cyclone. Aliker s’attaquera directement au plus puissant des usiniers : Le Dragon. Ce dernier a la réputation de détruire tout ce qui s’oppose à ses intérêts. Mais, André Aliker, affrontant sa propre peur, défiant sa propre mort, avec juste l’idée qu’il se fait du journalisme, ira jusqu’au bout de son intransigeant souci d’information et de vérité. De liberté aussi.



UN PEU D’HISTOIRE


Le 12 Janvier 1934, alors que le jour se lève sur Fonds Bourlet en Martinique, deux jeunes garçons jouent sur la plage. Une forme ballottée par le ressac attire leur attention. Les deux garçons s’approchent et découvrent le corps sans vie d’un homme. La victime est solidement ligotée, les deux bras attachés dans le dos. Les autorités judiciaires et les gendarmes dépêchés sur place dressent un premier procès-verbal constatant un assassinat commis sur la personne d’André ALIKER, commerçant à Fort de France et gérant du journal " Justice ". Un émoi colossal soulève la colonie. Des manifestations populaires sans précédent se déclenchent. Le journal Justice se vend à des milliers d’exemplaires…

Cet assassinat ainsi que la violence qui le caractérise est un coup de tonnerre qui bouleverse et marque d’autant plus profondément la conscience collective martiniquaise que ses instigateurs demeurent aujourd’hui encore impunis.

André ALIKER naît en 1894 au Lamentin, en Martinique. À 13 ans, il obtient son certificat d’études et travaille durant environ trois ans comme charpentier puis employé de commerce. En 1913, il est exempté de service militaire, mais lorsque la 1ère guerre mondiale éclate, il réussit au bout de la troisième tentative à se faire engager comme volontaire. En France, les rapports exécrables que les Européens entretiennent avec lui, la lecture de journaux comme " l’Humanité " et " Le Canard

Enchaîné " et sa prise de conscience de l’exploitation de l’homme par l’homme provoquent un choc terrible chez André ALIKER. Là, dans les tranchées, au contact des hommes de la classe populaire et du mouvement ouvrier français, surgit sa conscience révolutionnaire.

En 1918, il trouve une place de commis dans une maison de commerce de Fort-de-France puis ouvre rapidement son propre commerce.

En 1920, il se consacre à l’action politique en fondant avec Jules MONEROT et BISSOL le groupe " Jean Jaurès ". Le 8 mai de la même année, paraît le premier numéro de leur journal " Justice ".

Doté d’une conscience sociale, il s’engage dans la lutte aux côtés des travailleurs et participe notamment à la grande grève des charbonniers de la Compagnie Générale Transatlantique d’avril

1925, mais on le voit aussi avec les dockers, les ouvriers du bâtiment et les ouvriers agricoles. La Martinique durant cette période est émaillée de conflits sociaux, de luttes politiques intenses, d’élections et d’actions ouvertes des milieux békés. Par leur puissance financière, ces derniers font régner leur ordre.

Le groupe Jean Jaurès est en échec. Son journal (Justice) se vend très peu. Ses dirigeants (Jules Monnerot, Juvénal Linval, Léopold Bissol) décident d’une opération de survie : développer les syndicats ouvriers et augmenter le niveau de conscience des travailleurs par un journal plus énergique. Ses associés proposent alors à André ALIKER de prendre la gérance du journal et d’en devenir le rédacteur en chef.

André Aliker commence par refuser. Sans que nul n’en sache rien, cette proposition d’une si grande responsabilité l’épouvante. Cette peur réveille en lui une frayeur plus ancienne : une terreur irraisonnée éprouvée durant la guerre 14-18, dans les tranchées de Verdun. Il est persuadé que cette terreur est l’origine de la mort de quelques-uns de ses compagnons. Malgré sa croix de guerre, il en a conservé comme une blessure intime, un sentiment de culpabilité qui, depuis, lui gâche la vie.

Mais André se souvient qu’il s’était juré de ne plus jamais avoir peur. Malgré l’anxiété que provoque en lui cette responsabilité, il décide d’y faire face et finalement d’accepter la proposition qui lui est faite.

Immédiatement, André ALIKER n’hésite pas à dénoncer scandales, injustices et abus des patrons dont il devient la bête noire. Il est à la fois gérant, secrétaire de rédaction, correcteur, diffuseur. Rédacteur aussi de notes courtes, incisives, percutantes qu'il signe, comme en manière de provocation. Mais son souci est aussi d’assurer la régularité de l’édition. À chaque parution, il fait appel aux lecteurs, et aux abonnés pour que l'argent rentre.

En quelques mois le journal Justice connaît un développement considérable. André ALIKER met en place une trésorerie performante et une organisation de vendeurs ambulants qui permet à chaque parution de se répandre non seulement dans tous les quartiers de la ville mais aussi dans les communes les plus lointaines.

Mais le plus étonnant est sa manière d’écrire, sa pratique inédite des investigations, son humour, le ton direct et sans concession avec lequel il s’attaque à cette petite vie coloniale, toute empreinte de racisme, d’exploitations éhontées, de corruptions diverses. À la grande surprise des dirigeants du journal, André ALIKER ne se comporte pas comme un traditionnel militant mais véritablement comme un journaliste d’un genre inconnu au pays. La responsabilité du journal déclenche une véritable révélation chez André ALIKER. Il a le pressentiment de la puissance que représente la presse et une intuition ardente de son rôle en devenir dans l’évolution des sociétés. Il place même le journalisme et le journaliste au dessus du militantisme de base, au dessus de la praxis marxiste. Il n’est, dit-il, au service que de la vérité, que de l’élargissement de conscience. Il dessine les contours d’une notion nouvelle : l’information. Cette attitude provoque des dissensions entre lui et ses camarades dirigeants. Ces derniers ne comprennent pas très bien ce qu’est un journaliste ni même la conception avec laquelle il organise les choix éditoriaux du journal. Ces dissensions atteignent une tension extrême à l’occasion d’un scandale fiscal, impliquant le plus grand planteur et usinier de la Martinique et le plus terrible d’entre eux, Monsieur Eugène AUBERY, dit " Le Dragon ". André ALIKER révèle au grand jour une immense collusion entre politiciens, magistrats, hauts fonctionnaires de la Colonie et planteurs.

Malgré des mises en garde de tous bords, le gérant de " Justice " publie inlassablement des accusations étayées. La conviction de ceux qu’il incrimine est alors qu'ils ont affaire à un homme avec lequel aucune négociation n’est possible. Les menaces contre lui se font alors plus ouvertes. Le 3 novembre 1933, lors d’une représentation du Cirque Dumbar à Fort-de-France, André ALIKER est pris à parti puis agressé par un groupe d’hommes. André ALIKER dépose plainte au commissariat de police de Fort-de-France, mais cette dernière est classée sans suite. Dans l’édition suivante du journal " Justice ", il accuse à nouveau directement le Dragon. Celui-ci poursuit " Justice " en diffamation et le tribunal correctionnel de Fort-de-France condamne André ALIKER, son gérant, à une amende. Le lundi 1er janvier 1934 vers 19 heures, alors qu’il se promène à " La Française " à Fort-de-France, trois hommes assaillent, bâillonnent, ligotent et conduisent André ALIKER à demi inconscient vers une embarcation à fond plat qui attend. Jeté face contre le fond de la barque, il est emmené au large et largué à la mer. Il parvient à se défaire de ses liens, de son bâillon et à regagner la surface.

Pendant plus d’une heure, il va nager avant de regagner la plage. Ce n’est que partie remise. Le jeudi 11 janvier 1934, sur le coup de 14 heures 30, André ALIKER quitte l’imprimerie où se compose le journal " Justice ", rue Louis Blanc, sans avoir terminé les dernières formalités liées à la parution du dernier numéro. Il embarque à bord d’une automobile Nash 3137 stationnée non loin avec son tailleur et ami Hugh DARCY MOFFAT. La voiture prend la direction de la route de Schoelcher. André ALIKER ne réapparaîtra jamais vivant.

UN HEROS TRAGIQUE, PAR PATRICK CHAMOISEAU, SCENARISTE

Il y a un mystère Aliker. Pas seulement le mystère de son assassinat demeuré impuni, mais surtout l’indéchiffrable de sa trajectoire elle-même. Et ce mystère ne peut être explicité par ces masses de documents, procès-verbaux, lettres, articles, photos, que nous avons consultés. Quant aux relations des témoins directs (qui l’ont connu physiquement et qui nous l’ont évoqué au quotidien), leurs descriptions n’ouvrent à aucune clarté.

Deux questions sont à rapprocher pour donner forme à ce mystère :

Comment un militant communiste, durant les années 30, dans une colonie obscurantiste, a-t-il pu avoir l’intuition de ce que pouvait être la presse, et devenir un véritable journaliste ? D’où lui venait cette obstination qui l’amenait à ne rien céder, lui si soucieux de sa famille, alors que les menaces se précisaient, qu’il se retrouvait de plus en plus seul, et qu’il éprouvait des moments de doute et de peur ?

Ce sont ces deux axes qui nous ont aidé à construire les dynamiques de cette histoire. La presse qui arrivait de France relevait d’un autre monde. Elle ne pouvait avoir d’accroche, ni servir de modèle, dans l’arriération violente qui constituait le journalier des isles à sucre de cette époque. Du point de vue interne, la " presse " existante avait toujours été un outil de pugilat. Les mulâtres de Saint-Pierre s’en étaient emparés dès l’abolition de l’esclavage contre les féodalités békées. Mais il s’agissait de feuilles incertaines, sporadiques, qui exprimaient des opinions, envenimaient des polémiques, élargissaient à l’échelle publique l’équivalent de cancans épistolaires. Aliker lui, prendra la feuille Justice (sensiblement du même acabit), pour en faire une arme au service non d’une idéologie, d’une opinion, d’un intérêt personnel, mais de l’exposé des faits, de l’information à dénicher, et de la vérité à oser divulguer… Pour mieux comprendre ce que cela pouvait avoir d’incroyable à l’époque, il suffit de regarder ce qui se fait aujourd’hui, alors qu’il n’y a plus ni pression, ni menace sérieuse, ni un quelconque risque autre qu’alimentaire. Aliker fut donc le père du journalisme martiniquais.

L’autre dimension fut le côté tragique du personnage.

Il semblait regarder sa mort en face, la voir venir, la laisser venir, trembler mais continuer à défier sa vieille djol comme s’il ne pouvait y échapper. Et cette posture inaltérable n’est pas le symptôme d’un coup de tête, d’un accès de colère suicidaire, mais une véritable posture, constante, réfléchie, étalée sur plusieurs années, et s’amplifiant sans faille à mesure que la menace se précisait...

Que savait-il que nous ne saurons jamais ?

Qu’y avait-il de visionnaire dans ce courage ardent ?...

D’où levait cet éclat ?


L’idée qui sous-tend ce film n’était pas de répondre à ces questions mais de les vivre. Il ne s’agissait pas de dissiper les ombres de ce mystère, mais au contraire de bien les souligner, les amplifier, en soupeser l’intense complexité qui est la marque même du grand héros tragique. Il s’agissait aussi de rappeler que les situations les plus désespérées ! comme celle d’une colonie à sucre de ces années-là ! sécrètent de manière toujours mystérieuse des alchimies oxygénantes, des sursauts d’humanisme, des exigences improbables qui réinventent les horizons.

Ce qu’on appelle vulgairement des héros.

Et que les vieux-nègres crient : malboug.

Patrick CHAMOISEAU

le film ALIKER.
http://www.alikerlefilm.com/



IMPORTANT :

Le film n'est projeté que dans 9 SALLES dans toute la France et pour une COURTE DURÉE ; le calendrier sur ALLOCINÉ ici :

http://www.allocine.fr/seance/film_gen_cprojection=134701.html

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Dernière édition par Maryjane le Jeu 11 Juin 2009 09:22; édité 1 fois
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Farao
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MessagePosté le: Mer 03 Juin 2009 14:03    Sujet du message: À voir, forcément Répondre en citant

Une info qui va peut-être en motiver quelques uns, (si le sujet-même du film ne suffit pas Rolling Eyes ): le tandem Deslauriers-Chamoiseau était déja à l'origine du bouleversant "La Traversée du Milieu", un film magnifique que tout Africain et Afrodescendant devrait avoir vu.

Dans son interview par Grioo, Deslauriers dit cette petite phrase très vraie: "Nous avons des évidences à raconter avec lesquelles beaucoup de personnes ne sont pas d'accord."...
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Maryjane
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MessagePosté le: Jeu 04 Juin 2009 10:06    Sujet du message: Répondre en citant

Quelqu'un est allé le voir ?

J'ai déjà eu un micro-retour par texto ce matin ; on me disait que le film était pas mal et que S Bugsy s'était bien démerdé.

J'irai vérifier ça à l'Espace St Michel lundi soir et je vous fais un petit topo au retour Wink .
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Maryjane
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MessagePosté le: Jeu 11 Juin 2009 09:42    Sujet du message: Répondre en citant

ALIKER - Nécessaire



Ok Homeboyz… de retour de projection et avec un peu de retard j’avoue, une petite chronique sur Aliker comme promis, que j’ai vu en début de semaine sur Paris.

Sachant tous de quoi il s’agit je passerai sur l’histoire pour surtout m’arrêter sur la prestation car c’est pour moi ce dont il est ici question. Nul besoin non plus de disserter sur le nombre de spectateurs - allons-y franchement : Brothaz - dans la salle (bon allez c’est plus fort que moi : 25 spectateurs dont 8 Afros en tout trankil nan ? ça c’est du move !!!! shi-iiit… Evil or Very Mad) ; autant se concentrer sur l’essentiel : la réalisation. Le jeu. Le degré de conviction avec lequel il a été livré.

Et il en résulte que Deslauriers a fait un bon film. Le défaut que j’y trouverais si je devais absolument en chercher serait le problème des prises de vues, que j’ai trouvées très focalisées sur les acteurs, moins sur l’environnement ou les décors, qu’on ne voit que très peu. Mais ce serait chercher la petite bête, surtout quand on sait les difficultés dans lesquelles s’est déroulé le tournage. On passera donc dessus car avant toute chose – et comme l’a si bien dit une amie à moi : ce film a le mérite d’exister.

Concernant le jeu d’acteur, j’ai autant envie de saluer le travail de Stomy Bugsy que d’en regretter par endroit son manque de stabilité. Adepte que je suis du chi-chi en tout genre, j’aurais préféré jusqu’à voir son vrai nom à l’affiche – Gilles Duarte – plus adulte qu’un Stomy Bugsy dont la consonance se réfère encore un peu trop à son ancien côté show-biz dont l’attitude, le phrasé et parfois la démarche en restent encore si empreints qu’on peine à croire en l’homme censé se fondre dans un personnage historique des années 30. On y croit parfois, même très fort parfois, et d’autres fois, on bloque.

En rien pourtant Duarte (désolée hein ; Stomy ça passe pas) ne s’est tourné les pouces, il a cru en son travail et sa conviction s’en est ressentie. L’émotion et la colère n’ont pas manqué à l’appel et on les lui doit en très grande partie pour ce film. En cela je salue son effort car il est louable et lui promet une carrière honnête s’il persiste et mûrit son jeu dans la catégorie dramatique. Il s’était déjà bien démerdé pour Neg Maron (que j’ai ADORÉ), et il n’y a aucune raison pour qu’il n’y parvienne pas dans le futur.

Duarte, que j’ai par ailleurs trouvé très beau en costume d’époque et qui m’a profondément touchée par son créole martiniquais (sorry mais là c’est le cœur qui parle Embarassed), réussit à garder l’intérêt vivant tout au long du film, tant par sa présence que – bizarrement – par cette timidité qui le rend particulièrement émouvant, à tel point qu’il en arrive presque sous certains angles à faire d’Aliker un nourrisson au regard de tueur et doté d’une fureur de Lion.



« Aliker », dont le film est selon moi plus centré sur les derniers jours de la vie de l’homme en lui-même que l’histoire même du journal « Justice », des corruptions dans les Hautes Sphères ou de l’histoire de l’île de la Martinique, n’en reste pas moins nécessaire tant par son existence que par le respect qu’on lui doit pour avoir autant « souffert » avant de voir le jour.

Egalement de sincères félicitations tant pour le reste de la distribution (Lucien Jean-Baptiste, Serge Feuillard, Patrick Rameau ; TOUS), que pour les figurants du film que j’ai vraiment aimé voir jouer, cette attitude, cette détermination dans le geste et cette douce-agressive intonation dans ce créole, ce "tchip", ce regard, ce tout qui, que je le veuille ou non, me rappelle définitivement à quel point je suis AUSSI Antillaise.

En conclusion et si vous avez encore le temps, par solidarité et remerciements pour l'initiative, please, allez voir ce film.

NB :

Quelques infos techniques :

Lucien Jean-Baptiste



Acteur et réalisateur de "Ma Première Etoile", fut surtout au départ un acteur de doublage et voix de pléthore d’acteurs Afro-Américains comme Jamie Foxx dans "Any Given Sunday", ainsi que l’officielle de Martin Lawrence ou encore Will Smith.



Serge Feuillard



Interprétant Monnerot (avec une ressemblance frappante) est la voix française du Capitaine Kragen dans New York Unité spéciale…



Je l’ai grillé cash dès qu’il a ouvert la bouche (ah ouais hein… Twisted Evil ) Laughing !!!

Et une p'tite mise en bouche de critiques de spectateurs d'AlloCiné ici aussi :

http://www.allocine.fr/film/critiquepublic_gen_cfilm=128502.html


Voilà c’est tout pour moi, Homeboyz.




Tcha-tchao.
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Dernière édition par Maryjane le Jeu 11 Juin 2009 10:33; édité 1 fois
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M.O.P.
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MessagePosté le: Jeu 11 Juin 2009 09:54    Sujet du message: Répondre en citant

Maryjane a écrit:


Passe t il ein Allemagne ou au luxemburg le film, peut etre ?
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Ngahou
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MessagePosté le: Jeu 11 Juin 2009 10:08    Sujet du message: Répondre en citant

Très joli résume de Maryjane, ça donne vraiment envie d'y aller, en tout cas , moi j'y vais ce samedi
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Maryjane
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MessagePosté le: Jeu 11 Juin 2009 10:10    Sujet du message: Répondre en citant

M.O.P. a écrit:
Maryjane a écrit:


Passe t il ein Allemagne ou au luxemburg le film, peut etre ?


Très franchement j'en doute... Crying or Very sad

Jette un oeil sur le site officiel pour voir ou alors vois auprès de Kreol Productions :

http://www.alikerlefilm.com/

Kreol Productions
66, rue Alexandre Dumas
75011 Paris
France
Tel : + 33 (0) 1 40 24 25 09
Fax : + 33 (0) 1 43 72 46 07
Courriel : productions.kreol@orange.fr

Attachée de presse :

Isabelle BURON
7 impasse des Chevaliers
75020 Paris
Tél : + 33 (0) 1 40 44 02 33
Fax : + 33 (0) 1 45 42 44 10
Courriel : isabelle.buron@wanadoo.fr


Programmateur :

Raphaël Vion
Tél : + 33 (0) 6 14 89 55 20
Courriel : raphael.vion@free.fr


Cool Cool
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Maryjane
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MessagePosté le: Jeu 11 Juin 2009 10:11    Sujet du message: Répondre en citant

Ngahou a écrit:
Très joli résume de Maryjane, ça donne vraiment envie d'y aller, en tout cas , moi j'y vais ce samedi


Ok dak' ; bon ou mauvais pour toi lâche tes com après Wink Cool
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Maryjane
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MessagePosté le: Ven 12 Juin 2009 14:49    Sujet du message: Répondre en citant



Wink
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HALAIN
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MessagePosté le: Sam 13 Juin 2009 19:48    Sujet du message: Rres bon film . Répondre en citant

J'ai vu Aliker au cinéma Saint Michel . Je recommande chaudement ce film autant que j'ai appelé a la méfiance pour le film ma premeire etoile .
C'est assez bizarre de voir Lucien Jean-Baptiste dans un role de militant communiste apres l'avoir vu dans un role de clown dans ma premiere etoile . Notez au passage la difference au niveau de la diffusion du film et du mal que Guy Delauriers a eu pour financer et tourner son film ( J'ai appris qu'il l'avait finalement auto-financé comme a voulu le faire Dieudonné avec le film le code noir) .


De plus ,cette salle organise des conferences debats avec Guy Delauriers apres certaines projections du film ( telephonez connaitre la date des debats ).Le débat etait tres interessant

De plus ce cimema projette simultanement 1 autre film antillais militant

les 16 de basse pointe

http://cinemasaintmichel.free.fr/horaires/frame.htm

J'avais deja vu dans ce meme cinema "Africa Paradis ".

Faisons passer le message pour qu'un maximum d'antillais voient ce film
et en particulier dans cette salle qui soutient depuis toujours les petits films qui ont de grands messages à passer
_________________
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samba
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MessagePosté le: Dim 14 Juin 2009 02:32    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai vu ce film cet après-midi. Il dégage bien par la prise d'images cette sensation d'étouffement et de pays étriqué que l'on éprouve à la Martinique quand on y vit.Tristes ttropiques.
J'ai pas compris ce que Aliker brûle avant d'aller vers son destin.
J'ai trouvé très significatif la façon dont un parti politique marxiste supposé scientifique choisi un candidat à la députation en fonction de la teinte plus ou moins sombre de deux candidat.La fameuse question de couleur...
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bintuz
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MessagePosté le: Ven 16 Oct 2009 21:51    Sujet du message: Interview du réalisateur Guy Deslauriers Répondre en citant

Guy Deslauriers, le réalisateur d'Aliker, raconte le tournage d'un film qui a failli ne jamais sortir : http://www.annuaire-afro.com/presentation-film-Aliker-rea-Deslauriers-181.php
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ramses
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MessagePosté le: Ven 16 Oct 2009 22:21    Sujet du message: Répondre en citant

Bon film... On aime
Pr les pb de financement, Spike Lee en garde un souvenir avec Malcolm X... les films afro dits "militants" (expression éronnée car ce sont justes des films mais qui sont perçus militants, subsersifs, non rentables ou historiquement sensibles et que sais je d'autre...) ont tjrs les mêmes pb ou de finanacement ou de distribution.
J'ai vu ALIker ds une salle, nombre de spectateurs : 4
un film coe le grand blanc de Lambaréné de Basseck ba khobbio ( sur le docteur Schweitzer )avait été interdit de projection dans plusieurs salles.. sans citer tous les films qui n'arrivent même pas ici (ex the great debaters, excelent film sur une équipe d'étudiants noirs dans les années 30 ou 40 de mémoire, qui battit Havard lors d'un débat, avec coe têtes d'affiches Denzel washington et Forest Whitaker, deux oscarisés mais pas distribués hors USA, du moins en France...)
_________________
"Donnez-moi la foi sauvage du sorcier, donnez à mes mains puissance de modeler, donnez à mon âme la trempe de l'épée [...] Faîtes-moi rebelle à toute vanité mais docile à son génie, comme le poing à l'allongée du bras!" Césaire
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OGOTEMMELI
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MessagePosté le: Sam 17 Oct 2009 04:38    Sujet du message: Répondre en citant

ramses a écrit:
Bon film... On aime
Pr les pb de financement, Spike Lee en garde un souvenir avec Malcolm X... les films afro dits "militants" (expression éronnée car ce sont justes des films mais qui sont perçus militants, subsersifs, non rentables ou historiquement sensibles et que sais je d'autre...) ont tjrs les mêmes pb ou de finanacement ou de distribution.
J'ai vu ALIker ds une salle, nombre de spectateurs : 4
un film coe le grand blanc de Lambaréné de Basseck ba khobbio ( sur le docteur Schweitzer )avait été interdit de projection dans plusieurs salles.. sans citer tous les films qui n'arrivent même pas ici (ex the great debaters, excelent film sur une équipe d'étudiants noirs dans les années 30 ou 40 de mémoire, qui battit Havard lors d'un débat, avec coe têtes d'affiches Denzel washington et Forest Whitaker, deux oscarisés mais pas distribués hors USA, du moins en France...)

Des DVD distribués via le web, ça peut être une solution pour contourner certaines difficultés, non!? D'ailleurs, je vais essayer de regarder un tel business model : se spécialiser dans la distribution "communautaire" de certains documents audiovisuels aussi indispensables que les livres présentés par PER ANKH...Mais pour faire ça, vaut mieux être un bon cinéphile connaisseur de ce type de documents...

En tout cas, je n'ai vu aucun des films signalés ici, ni même le ALIKER, pourtant j'aimerais tant pouvoir les voir quand je veux, autant de fois que je voudrai...

Bref, pour moi l'industrie du cinéma est morte avant même de naître en Afrique. Alors je ne comprends toujours pas l'obstination de certains à faire des films destinés à un public panafricain qui est si rare : pourtant le parc de lecteurs DVD au sein de cette cible est très largement supérieur à la capacité d'accueil des cinémas spécialisés...

Le militantisme économiquement désuet de certains cinéastes panafricains me semble être une sorte de mimétisme de leurs homologues occidentaux, quand il ne finit pas comme une éternelle quête de subventions auprès d'officines françafricaines. Toutes choses n'ayant rien à voir avec une recherche efficace d'autonomie des moyens (financiers) qui est indispensable pour assurer une grande liberté d'expression artistique...
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Umoja Ni Nguvu !!!

Les Panafricanistes doivent s'unir, ou périr...
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Gnata
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MessagePosté le: Sam 17 Oct 2009 15:32    Sujet du message: Répondre en citant

ramses a écrit:
J'ai vu ALIker ds une salle, nombre de spectateurs : 4
un film coe le grand blanc de Lambaréné de Basseck ba khobbio ( sur le docteur Schweitzer )avait été interdit de projection dans plusieurs salles.. sans citer tous les films qui n'arrivent même pas ici (ex the great debaters, excelent film sur une équipe d'étudiants noirs dans les années 30 ou 40 de mémoire, qui battit Havard lors d'un débat, avec coe têtes d'affiches Denzel washington et Forest Whitaker, deux oscarisés mais pas distribués hors USA, du moins en France...)


Je ne sais pas si les films sont tant interdits qu'ils ne présentent plutôt aucun intérêt pour les occidentaux qui ont le pouvoir de les commander dans "leurs cinémas", quoiqu'en France on ne sait jamais, ces gens sont tellement persuadé que tout le monde est gaulois donc a les mêmes goûts avec leur foutu truc d'unicité republicaine qu'ils pourraient faire un move pareille !

Depuis belle-lurette je me suis convaincu que nos films n'intéressent que nous seulement, c'est pas de l'ethnocentrisme c'est comme ça, qui d'autre que nous le cheveu africain intéresse ?! Le dernier film de Chris Rock Good hair qui lui est venu le jour où sa fillette de 5 ans l'a interpéllé en lui demandant le plus candidement du monde "Pourquoi Papa je n'ai pas de beaux cheveux ?[ comparativement aux Beyonce et Cie] " un film qui a eu une palme dans un festival assez côté avec des commentaires presqu'élogieux de la critique ne passe que dans un seul cinéma ici à montréal, le reste n'en veut pas, qui diable pourrait les blâmer ? Le cheveu Africain n'intéresse absolument pas les Occidentaux pour la raison simple disais-je qu'ils ont un autre type de cheveu !

Ce fut ainsi pour The Great debaters , il est passé p-e dans 2 ou 3 cinémas à cause de Densel Washington, des films comme 500 years Later oublie-ca, ils ne passent nulle-part, bref, chacun ses goûts et si on se persuade que ce qui intéresse Kourouma n'est pas ce qui peut intéresser un Dupuis machin, les choses deviennent simples...

Dans notre cas l'état de New-york est à 2 heures d'auto si bien qu'un saut dans le Wall-Mart de Platsburgh te permets de te refaire ton stock de DVD Afro (et de choses et d'autres qui côutent une fortune de l'autre bord). Une autre alternative est que les nombreux kiosques et boutiques Afro sont remplis de DVD africains ( comedie Ivoirienne, Sénégalaise et films Nigérians appréciés de tout le monde afro des îles et mêmes des Noirs-américains).

La communauté Afro est pas mal énorme en France, je ne doute pas qu'elle puisse trouver des gens pour sous-titrer en francais les nombreux films et documentaires Afro qui sortent à tour de bras, attendre que Jacques Dupont passe un film comme 500 years Later dans son cinéma c'est ma foi rêver en couleur, parce que ce docu-là n'est pas Big mama ou Rush Hour oubien Are we there yet ? Pour certaines gens ce n'est, inconsciemment ou non, pas une bonne chose que le cerveau de l'Afro soit en mode ON pendant une bonne heure, c'est un peu trop subversif sinon dangereux, pourtant on aurait tellement besoin de ça !

Ah oui, le film Good Hair de Chris Rock est un must-see, drôle mais tellement instructif, quoique pour un Grioonaute qui suit dans ce forum même la discussion sur le cheveu Africain il n'y aura rien qui lui paraîtra nouveau, on en a fait le tour (n+n) fois...
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"Always be intolerant to ignorance but understanding of illiteracy (..)in those homely sayings (mother wit) was couched the collective wisdom of generations" I know why the caged bird sings, p99, Maya Angelou
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