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La France intervient pour imposer l'autonomie de ''l'Azawad'

 
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samuel
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Inscrit le: 28 Jan 2005
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MessagePosté le: Mer 16 Jan 2013 11:57    Sujet du message: La France intervient pour imposer l'autonomie de ''l'Azawad' Répondre en citant

L'objectif de la France au Mali n'a pas change: il s'agit de créer les conditions qui permettront de déclarer le Nord-Mali zone autonome, une etape vers l'independance d'une republiquette a ses ordres. Il s'agit d'offrir au MNLA, creation francaise, ce qu'elle ne pouvait obtenir par les armes sur le terrain lors des negociations futures avec un Etat malien non-existant.

Pourtant, beaucoup se rejouissent de l'intervention sous pretexte qu'elle aurait sauve ''l'integrite territoriale'' du Mali. Or precisement, cette intervention n'aura pas d'autre consequence que d'imposer et legitimer un morcellement du Mali. Les questions que beaucoup oublient de se poser sot celles-ci: d'abord comment le Mali a-t-il pu en arriver la? Que s'est-il passe pour qu'il ait besoin de faire appel a la France? Pourquoi les rebelles n'ont-ils pas ete stoppes plus tot? Pourquoi a-t-il fallu attendre que l'Etat malien s'effondre totalement pour parler d'intervention?

Ceux-la memes qui ont cree la situation que vit le Mali aujourd'hui reviennent par la porte-arriere pour se presenter en ''sauveurs'' sous les applaudissements des Africains. Plus dur sera le reveil.
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afrobeat
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MessagePosté le: Mer 16 Jan 2013 12:57    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai toujours pensé que les batailles se gagnent par l'esprit : ici on est en plein dans un cas classique de victoore par l'esprit...Si je suis plus élevé en conscience que toi, je joue avec ton intelligence pour te faire croire à des choses qui n'existent pas : exactement comme la réligion arrive à infantiliser une multitude d'humains en leur faisant croire à des fables justement à cause de la faiblesse d'esprit de beaucoup...
Il faut avouer que l'occident nous a vaincu à ce niveau, et c'est pour ça qu'il nous domine, il nous a vaincu en esprit! le simple fait qu'une grande partie des africains arrivent à soutenir l'initiative française en ci ou cette nième imposture française au mali relève d'un handicap, d'une pauvreté en esprit, d'un niveau de conscience très bas, d'un manque de sagesse, en gros d'une faiblesse en esprit...

Ainsi dans le cas du Mali, une coalition composée de la crème de bandits internationaux, avec à sa tête, l'état le plus habile dans les batailles de l'esprit, est entrain d'envahir une nation apportant avec elle son lot de misère et de désolation, mais grâce à la puissance de l'esprit, ces fils du malin ont réussi à se faire passer pour des sauveurs, vertueux et désintéressé! ils ne voient que du feu nos chers maliens..

En effet Samuel l'objectif principal de la france est et a toujours été l'établissement de l'azawad c'est aussi évident que le nez au milieu du visage(biensure pour ceux qui sont vifs d'esprit...)sauf que pendant la première tentative d'installation du MNLA au début l'objectif était presque atteint, jusqu'à ce que les groupes armés islamistes viennent brouiller les cartes et chasser leur protégés du MNLA, à ce niveau la situation s'est compliqué, ils se sont rendus compte que c'était pas aussi simple leur agenda : l'urgence était donc d'empêcher les autorités maliennes et l'armée de reconquérir eux-même le nord du pay(blocage des armes dans les ports d'afrique de l'ouest...), pour qu'ils soient maître du jeu et contrôler la situation comme c'est le cas aujour'dhui, ainsi une fois sur le terrain ils pouront redistribuer les cartes àleur guise et en fonction de leurs intérêts...
Mais je pense ça sera pas aussi facile qu'ils le pensent : une fois qu'ils auront viré les intrus, il faudra que le MNLA refassent la guerre et reconquiert les territoires par la force comme ils l'ont fait, sinon je ne vois pas les maliens entrain d'accorder une autonomie à l'azawad juste par pression politique ou par négociation...
soit ils vont réarmer le MNLA et lui demander de reconquérir le nord et essayer de placer une ligne de front qui ne bougera plus jusqu'à ce que le mali accepte de fait la partition du pays, à peu près la même technique qu'ils ont uilisé en côte d'ivoire : armer la rébellion, l'aider à conquérir la partie du térritoire riche en ressources minières et après installer une ligne de front entre le sud et le nord : l'armée française sera positionnée entre le nord et le sud du pays, une partition implicite en attendant une partition de fait et officielle mais pendant ce temps les ressources du nord du pays commencerons à être exploités, jusqu'à ce que si necessaire on installe un gouvernement fantoche au sud qui acceptera l'autonomie du nord mali et le reste s'en suivra : leurs alliés à l'onu reconnaîtront ce nouvel état et la boucle est bouclée...
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samuel
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MessagePosté le: Mer 16 Jan 2013 17:04    Sujet du message: Répondre en citant

Brillante analyse Afrobeat. D'ailleurs on commence deja a preparer les esprits pour imposer ''l.autonomie'', c'est-a-dire une independance deguisee. Les ''experts'' de service (lire ci-dessous les ''analyses'' d'un certain Boiley ainsi presente et qui s'agite beaucoup en ce moment) se sont mis a la tache et font tout pour donner de la respectabilite au MNLA qu'on prend bien soin de presenter comme ''different'' des autres groupes terroristes. Il faut pourtant rappeler, encore et toujours, que les Touaregs ne representent pas plus des 2% des Maliens du Nord et que le MNLA est ultra-minoritaire au sein de cette minorite. Plus de 98% des autres populations ne demandent aucune autonomie. mais bien entendu leur voix ne sera jamais entendue. Elle sera noyee dans les revendications d'un groupe insignifiant monte et soutenu par Paris.

C'est pourquoi le plus dur reste a venir: l'exode force des populations du Nord-Mali, voire un nettoyage ethnique en regle car c'est le seul moyen d'imposer ''l'independance de l'Azawad''. Donc, contrairement a toi, je pense que la France n'aura aucun mal a imposer l'autonomie face a un Etat malien inexistant, une presence militaire francaise massive sur le terrain, les divisions, voire l'incroyable inconsequence de la classe politiaue malienne et la nouvelle image que la metropolope neocoloniale s'est forgee.

Lire ci-dessous un extrait de l'interview de ''l'expert'' en question:

Citation:
Et puis, un autre mouvement dont on parlera peut-être, qui est complètement différent, qui est le mouvement indépendantiste, qui n’a aucune revendication religieuse…

Le MNLA…

Le MNLA, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad.

Ce mouvement s’est d’ailleurs vraiment distingué des trois autres dont nous avons parlés – puisque avec des revendications territoriales, politiques, pas religieuses – le MNLA qui s’est allié aux autres au début, a finalement décidé de se distinguer de ces mouvements ?

C’est un mouvement qui s’est distingué dès le départ. Même qui, d’une certaine façon, s’est distingué dès son origine, puisque avant même le début de la rébellion, le MNA qui s’est transformé ensuite en MNLA, était un mouvement qui n’avait aucune revendication religieuse sur le territoire, mais plutôt une revendication d’autonomie par rapport au sud, une revendication qui était donc territoriale et politique. Donc le MNLA est resté tout le temps dans cette optique-là, même si il y a eu à des moments des tentations d’alliance avec une partie de ces jihadistes proches localement, c’est-à-dire celle d’Ansar Dine.

… Le MNLA qui a proposé son aide

Oui, le MNLA a proposé son aide. Et ce n’est pas la première fois qu’il l’a proposée, d’ailleurs. Là on l’a mieux vu parce qu’effectivement, les yeux sont tournés sur le Mali, sur le nord et sur Bamako. Mais c’est vrai, il y a deux jours, le MNLA a dit qu’il était finalement le mouvement le plus à même [d’aider], connaissant le terrain, connaissant les gens et surtout ayant combattu ces mouvements salafistes, encore ces derniers mois et ces dernières semaines, le plus à même donc de faire effet de troupes au sol et de pouvoir réussir mieux que, peut-être, des contingents qui viendraient d’autres régions d’Afrique.

Mais, Pierre Boilley, cela pose des problèmes, puisque le MNLA est un groupe rebelle. Est-ce qu’on peut vraiment accepter l’aide d’un groupe rebelle, d’une rébellion ?

Alors ça, c’est évidemment diplomatiquement un petit peu difficile d’accepter l’aide d’un groupe qui voulait au départ l’indépendance. Ceci dit, le MNLA a mis aussi un peu un bémol à ses revendications, puisqu’il a accepté l’autodétermination, voire une forme d’autonomie. Qui, rappelons-le quand même, était déjà inscrite dans le pacte national en 1992, donc à l’issue des négociations qui avaient existé lors de l’avant-dernière rébellion, à la condition qu’on ne prenne pas en compte celle de 2006 et les autres.

Donc ce qui est demandé, c’est en fait la possibilité de pouvoir s’autogérer en grande partie. Et c’est d’une certaine façon moins grave diplomatiquement, que ce qui avait été demandé au départ. Donc, c’est difficile.
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Olmeque
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MessagePosté le: Ven 18 Jan 2013 14:22    Sujet du message: Répondre en citant

Salut,
Il y a une chose dont je suis sure, C'est qu'une intervention militaire à l'étranger,qui ne concerne pas de compatriotes otages où d'accords de coopération se fait sur des bases économiques et ceux pour N'IMPORTE QUEL PAYS!!! Le but de tout se désordre n'est toujours pas encore claire (aurifère, eau, solaire, sécurité...). Le temps le précisera. Malheureusement l'intervention militaire Française semblait quand même nécessaire selon la situtation. J'ai plûtot l'impression qu'on s'est fait "gnoxx" (pris une quenelle) au moment où il y a eu le coup d'état. C'est à ce moment qu'on a perdu le contrôle et que l'intervention Française était déjà inévitable. Et c'est pourquoi je ne peux cessé d'envouloir à cet imbécile de capitaine qui voulait être roi. Il a sacrifié son pays. ATT a toujours refusé la présence militaire étrangère sur son sol. Lui et ses partisants se sont fait écarté du pouvoir à 1 mois des élections avec un bonus pour les malfaiteurs derrières tous ça : déstabilisation du pays. À 1 mois des élèctions... C'est si long à attendre??... Ridicule... De toute façon on ne fait pas un coup d'état et on ne crée pas un état sans appui extérieur. On ne rentre pas à l'intérieur de l'ONU comme dans un bar. J'ai plûtot l'impression que la réaction des islamistes étaient envisagés. Et même une excuse pour justifier la présence occidentale sur place. Giscard d'estaing à parler de néocolonialisme... même lui!! Cette présence de militaires étrangers dans un pays qui n'en voulait plus depuis plus de 50 ans finira par donner son explication, ce qui est sure, c'est que ce n'est pas pour nos beau yeux à nous Malien.
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lolo01
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MessagePosté le: Sam 19 Jan 2013 18:39    Sujet du message: Répondre en citant

Je crois qu'il ne faut pas se leurrer sur les raisons de la guerre au Mali. Cela fait un petit moment que nous fréquentons ce forum, et je pense avoir appris des uns et des autres que l'Occident a construit sa puissance économique sur le racket, les razzias, etc bref sur un océan de cadavres. Il ne peut donc renoncer du jour au lendemain sur un mode d'enrihissement qui fait maintenir son train de vie dispendieux au vu de ses moyens réels.

Ceci dit : Au mali de quoi s'agit-il ?

On n'est un peu tous perdu face au brouillage des pistes des vrais adversaires de l'Afrique.

1) L'arrivée des putschistes au Mali a été saluée par certains patriotes en raison de la gestion catastrophique laissée par ATT, même si le calendrier de ce putsch ne coïncidait pas avec l'accélération des événements au Nord du mali.

2) On connaissait les rebelles puisque ce sont les mêmes qui ont été mobilisés dans la destabilisation de la Lybie. Les Occidentaux connaissent donc très bien leurs pseudo adversaires alors qu'ils sont liés cul et chemise. Les armes qu'ils utilisent sont ceux que l'Otan a abandonné aux islamistes une fois le job terminé en Lybie. ET surtout ils ont en commun le même bras financier qui est le Qatar dont on sait qu'ils financent les banlieues françaises, le PSG, l'équipe de Hanball parisien, Hotelerie. Donc la configuration du drame malien peut laisser croire à un cours d'eau avec plusieurs sources, alors qu'il ne s'agit que du même en réalité. On ne se baigne que dans le même fleuve en parlant aussi bien des islamistes que des rapaces Occidentaux préoccupés par la mainmise du sol malien.

3) Enfin, puisque la question posée du forum est de savoir si l'Azawad va être installée au Nord du Mali. La réponse n'est pas si évidente. mais il y a une évidence qui est que la compagnie AREVA (scté française), qui exploite déjà l'Uranium du Niger, convoite fermement l'Uranium malien découvert à Faléa situé à 300 000 km de Bamako. Là se trouvent les raisons de la guerre contre les islamistes. Seulement les Maliens accepteront-ils la partition du pays ? Au vu de la situation, cela est possible au regard de la naïveté de la classe politique malienne très divisée et qui n'a pas encore saisi ce que se joue en ce moment.
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Le vrai ennemi de l'homme noir est l'homme noir lui même.

Découvrir ce blog :
http://identitenegre.blogspot.com
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MessagePosté le: Lun 21 Jan 2013 01:08    Sujet du message: Répondre en citant

Salut,

un lien que je viens de trouver par un habitant de Roissy sur le site. Il semblerait que je ne m'étais malheureusement pas trompé... C'est la guerre d'armuriers avec leurs clients qui a commencé au coup d'état et non il y a 1 semaine. Pire "ces enturbannés" sont "une justification palpable" pour la communauté occidentale et locale. François Hollande les aiment... C'est surement sa plus grande réussite présidentiel jusqu'à maintenant "Partir en guerre contre le Mal"... Si cela ne se passais pas de l'Afrique, pire chez moi j'aurais sourri comme Bush et l'Irak. En tout cas, "Spécial respect" au député belge indépendant resté avec sa mentalité de militant, ne devant se plier à aucune pression de parti politique Exclamation


http://www.youtube.com/watch?v=TW9kWe3MI-M
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Olmeque
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MessagePosté le: Ven 25 Jan 2013 20:47    Sujet du message: Répondre en citant

Je persiste à croire que c'est le pays entier qui était visé.

Pétrole, or, uranium... on doit sauter de joie ou on est foutu? L'occident a jetter une punaise entre les frères maliens et comme nous sommes un peu idiots, il faut l'admettre, nous, nous allons commencer des discussions soit disant pleine de réflexion sur:
il fallait le coup d'état ou non, CMD devait rester 1er ministre ou même l'AZAWAD... au lieu de se demander pourquoi, l'occident se préoccupe soudainement de nous... On n'a pas de Hugo Chavez, ni d'esprit de réunification. Un pays comme la GB, on n'est quoi pour eux? Demande à un londonien où est le Mali et c'est quoi? Pourquoi ils veulent aider alors que l'Europe est en crise... Parce qu'il y a danger nous dit on... Pourtant "Les enturbannés" ne fabriquent pas des bombes, ni des fusils... ils ont eu ça où avec quel argent? Le Quatar est très très souvent cités. Il est même surnommé "le faiseur de guerre". Alors pourquoi les usa le laisse faire d'ailleurs ils ne sont même pas en mauvais terme... J'étais au Mali en 2010, j y avais jamais vu autant de Chinois. Ils allaient rafler ça, bien!! (voir les lien internet). Alors, leur adversaire OTAN, a décidé de créer une guerre chez nous, mais le malien ne comprendra jamais, ou dans 50-60 ans quand les reserves seront epuisé... Le temps commence à donner les réponses de ce vaste désordre. Vous remarquerez quand même qu'il y a eu un mélange de méthode qui détourne l'opinion publique des histoires de Françafrique :

- méthode traditionnelle en Afrique, le coup d'état, fantoche au pouvoir..
- méthode moderne l'islamiste fortement armé et entrainé

Apparemment ce sera le nouveau mélange


http://www.leblogfinance.com/2013/01/mali-un-pays-riche-en-petrole-en-gaz-et-en-mines-dor.html


http://blogs.mediapart.fr/blog/clement-dousset/200113/mali-quand-la-verite-vient-de-belgique-2
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samuel
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MessagePosté le: Lun 28 Jan 2013 14:43    Sujet du message: Répondre en citant

Les intentions de la France au Mali se precisent de plus en plus. Il s'agit ni plus ni moins d'amputer ce pays de sa ''partie utile'' en octroyant, dans un premier temps, une ''autonomie aux Touaregs'' qui s'en serviront comme d'un tremplin pour proclamer plus tard une independance sous pretexte que l'experience n'aura pas marche parce que les autorites maliennes auraient ''viole les accords'' comme toutes les multiples rebellions teleguidees par la France l'ont toujours fait.

La preparation des esprits par les medias francais bat son plein. On parle de plus en plus de ''dialogue'' et de ''solution politique'' une fois que les armes se seront tues (voir ci-dessus l'article du Figaro). Mieux, une campagne aerienne ciblee a chasse les ''djihadistes'' de la ville de Kidal permettant, comme par enchantement, au MNLA, le groupuscule cree par Paris et qui jusqu'a present ne controlait aucun centimetre-carre de territoire, de s'engouffrer et reoccuper le terrain. Le MNLA vient d'annoncer qu'il controle desormais Kidal. Jusqu'a present il manquait au MNLA une base de negociation. Il ne pesait rien parce qu'il ne controlait rien. C'est desormais chose faite. Et tout ceci surivient au moment meme ou Paris annonce a qui veut l'entendre que ''les Touaregs sont nos amis'' et que les medias qui ont toujours victimise les Touaregs ''mettent en garde contre les risques d'exactions des soldats maliens contre les Arabes et les Touaregs'' sans pouvoir presenter la moindre petite preuve de ces exactions. Le decor est donc plante pour exiger ''l'autonomie de l'Azawad''.

Or, il faut le dire et le repeter; ne jamais se fatiguer de le repeter: les Touaregs ne sont pas les seuls habitants de la region a laquelle on veut donner l'autonomie sous leur ferule. Les Touaregs n'y sont en fait qu'une extreme petite minorite et ne sauraient parler, a eux seuls, au nom des plus de 90% du reste de la population, c'est-a-dire les Songhai, les Peuls, les Bozos, les Bambara, etc. qui ont occupe cette region avant eux et y ont toujours vecu. Personne, dans les medias francais, ne parle pourtant de ces populations. On fait comme si elles n'existaient pas ou comme si ce n'etaient pas des autochtones. Ce sont des ''invisibles sociaux''. Pourtant, meme si ''l'Azawad'' devenait independant, les Touaregs s'y retrouveraient ipso facto ultra-minoritaires. Il n'y a, dans cette region, aucune zone d'habitat uniquement touareg qu'on pourrait envisager de leur octroyer comme solution alternative.

Mais l'odeur de l'uranium et du petrole est plus forte que tout bon sens, tout sentiment moral et toute logique humaine. Nous nous dirigeons ineluctablement vers un nettoyage ethnique, vers un Nord malien vide de ses ''noirs'', repousses, comme il en toujours ete ainsi de temps immemorial, vers le Sud, toujours vers le Sud. Impossible? Incroyable? wait and see.

Citation:
Mali : les touaregs laïques disent avoir repris Kidal
FIGARO
lundi 28 janvier 2013

INFO LE FIGARO - Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), groupe armé touareg indépendantiste et « laïque » annonce avoir repris la ville et la région de Kidal, au nord-est, et se dit prêt à lutter contre les « terroristes ».

Le représentant du MNLA en Europe, Moussa Ag Assarid, affirme que son mouvement a repris la ville et la région de Kidal, au nord-est du Mali. « Nous contrôlons la ville de Kidal, ainsi que les villes voisines comme Tessalit et In Khalil », a déclaré lundi le responsable au Figaro. « Notre mouvement s’inscrit désormais dans la lutte contre les terroristes », ajoute-t-il. Ce vocable désigne les islamistes d’Aqmi, (Al-Qaida au Maghreb islamique), du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’ouest) et d’Ansar Dine (les partisans de la religion.)

Les combattants du MNLA ont repris le terrain sans rencontrer de résistance, selon Moussa Ag Assarid. « La population est avec nous », assure-t-il. Selon d’autres sources, des dirigeants d’Aqmi et d’Ansar Dine, qui se seraient réfugiés à Kidal après la chute de Gao et l’offensive franco malienne sur Tombouctou, se cacheraient maintenant dans les montagnes avoisinantes. Des dissidents d’Ansar Dine, qui on quitté leur groupe il y a quelques jours pourraient aussi s’être retournés contre eux.

Si la reprise de Kidal par le MNLA se vérifie, cette nouvelle donne va encore compliquer le conflit dans lequel la France s’est engagée il y a deux semaines. Les Touaregs du MNLA ont été à l’origine des événements en conquérant une partie du Mali en 2012, mais ils ont été rapidement supplantés par les djihadistes arabes, étrangers ou Touaregs. Le MNLA avait récemment annoncé son retour dans la guerre, avec la volonté de se battre contre les islamistes. Mais il se trouve aussi « en état de belligérance » avec l’armée malienne soutenue par la France, dit le représentant du MNLA.

« Nous ne demandons pas le départ de l’armée française, nous l’approuvons quand elle lance des frappes ciblées. Mais pas quand elle ramène l’armée malienne sur notre territoire, où elle a déjà commis des exactions, aidée par des milices ethniques », ajoute Moussa Ag Assarid. Le dirigeant, qui réside en France, se dit en contact avec le ministère français des Affaires étrangères. Le MNLA n’abandonne pas son « idéal, l’indépendance » mais le représentant pour l’Europe se dit prêt à discuter avec le gouvernement malien « sur la base de l’autodétermination » mais « avec la garantie de la communauté internationale. »
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samuel
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MessagePosté le: Lun 28 Jan 2013 14:54    Sujet du message: Répondre en citant

Au fait cette guerre vous ne la trouvez pas un peu bizarre, trop ''soft'', trop ''facile''? Et plus on nous en montre et moins on en voit. On nous explique que c'est parce que ''les djihadistess'' (a ne pas confondre avec les ''Touaregs laiques du MNLA'') courent se cacher sous les arbres ou dans leurs grottes pour echapper aux drones et avant que les soldats francais n'arrivent. Apparemment ca marche. Pauvre Khadafi! Avec lui ca ca n'a pas marche du tout.
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Olmeque
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MessagePosté le: Mar 29 Jan 2013 21:46    Sujet du message: Répondre en citant

Document intéressant...

http://survie.org/francafrique/mali/article/les-zones-d-ombres-de-l
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samuel
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MessagePosté le: Mer 30 Jan 2013 07:00    Sujet du message: Répondre en citant

Le complot francais se precise. Apres en avoir chasse ''les djihadistes'' et permis l'entree et l'occupation de Kidal par le MNLA, l'armee francaise (toute seule) vient de s'y installer et de se poser comme ''force d'interposition'' (entre le MNLA et l'armee malienne). Auparavant le MNLA avait annonce qu'il ''n'accepterait pas l'armee malienne a Kidal''. Ce que l'intervention francaise a Kidal (comme ''force d'interposition'' et sans l'armee malienne) vient en fait enterinner. Voila un pays dit independant, le Mali, empeche d'exercer sa souverainete sur une partie de son propre territoire par une force ''alliee''.

Les Africains qui applaudissaient a deux mains l'intervention francaise vont devoir dechanter: le remede sera plus dur a supporter que le mal. On peut meme dire qu'il se revelera fatal. Loin de defendre l'integriote territoriale du Mali, l'armee francaise y est pour consacrer sa partition en accordant tacitement au MNLA le statut de representatn legitime des populations du Nord et plus tard l'autonomie qui ne sera qu'une courte etape (vite rremise en cause) pour la declaration de l'independance de ''l'Azawad'', alors que ce mouvement cree de toutes pieces par Paris ne represente que lui-meme et en tout cas pas les Songhais, les Peuls, les Bozos, etc. qui representent plus de 90% des habitants. EWn realite le MNLA et la France n'ont jamais cesse de travailler main dans la main.

Mais tout ceci n'a ete possible qu'a cause de l'incoryable indigence et de la lachete de la classe politique malienne. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, a Bamako, certains pensent meme qu'il vaut mieux ceder le Nord pour avoir ''definitivement la paix''.

Citation:
Mali : les soldats français sont à Kidal
Par RFI - Date: il ya 3 heures 40 minutes 26 réactions

Les militaires français continuent de progresser au nord du Mali. Ils ont atterri dans la nuit du 29 au 30 janvier sur l'aéroport de Kidal, l'une des villes du nord du Mali, redevenue depuis le départ des salafistes, le fief des rebelles du MNLA. Cette opération militaire de l'armée française, moins « spectaculaire » que celles menées à Gao et Tombouctou s'est déroulée discrètement, après plusieurs vols de reconnaissance dans la journée.

Les militaires français ont atterri hier soir vers 20h30 (heure locale) sur l'aéroport de Kidal. Plusieurs hélicoptères et gros porteurs se sont posés dans la nuit noire, le courant électrique étant à ce moment là coupé dans toute la ville. Des habitants résidant tout près de la piste ont entendu à plusieurs reprises le bruit vrombissant des moteurs d'avions.

L'intervention française s'est déroulée sans qu'un seul coup de feu ne soit tiré. Alors la question qui se pose : y a t-il eu un accord préalable avec le MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad, dont les combattants étaient revenus la veille en grand nombre dans la ville ? C’est probable.
Pour l'heure, ce sont, en tout cas, les Français qui se déploient à Kidal sans aucune autre force malienne ou africaine de la Misma. Joint par téléphone hier soir à Kidal, un responsable du MNLA affirmait que son mouvement n'accepterait pas de soldats maliens.

Dans ce contexte, le déploiement des militaires français, arrivés les premiers sur le terrain, s'apparente a une sorte de force tampon qui n'aurait pas pour objectif de chasser le MNLA de son grand fief du Nord.
Le MNLA, de son côté, ne prenant pas le risque d'affronter les Français. Après cette intervention à Kidal, troisième grande ville du Nord, l'armée française pourra continuer de faire valoir qu'elle poursuit bien la reconquête de l'intégrité du territoire malien.
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samuel
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MessagePosté le: Mer 30 Jan 2013 11:38    Sujet du message: Répondre en citant

Entre-temps le subtil travail de persuasion clandestine, la preparation des esprits, se poursuit dans les medias francais a l'aide de pretendus experts engages pour la circonstance:

Citation:
Au Mali, la stratégie du MNLA passe par Bamako
Le Monde.fr | 30.01.2013 à 10h52 • Mis à jour le 30.01.2013 à 11h07
Par Hélène Sallon

"Le drapeau du Mouvement national de libération de l'Azawad [MNLA] flotte sur Kidal depuis que les islamistes en sont partis. La population nous est 100% acquise. Les femmes et les enfants ont brandi les drapeaux du MNLA", assurait lundi 28 janvier au matin Moussa ag Assarid, un des portes-parole du mouvement. Dans l'après-midi, il confirmait que leurs combattants avaient repris aux islamistes Kidal et les villes de sa région, ainsi que Léré, près de la frontière mauritanienne. "A Kidal et El-Khalil, nos élements sont à l'intérieur de la ville et contrôlent les postes d'entrée. Nous n'avons rencontré aucune résistance mais les combattants restent prudents, car il pourrait y avoir une contre-offensive. Des opérations sont en cours ailleurs".

"La reprise de Kidal, but de guerre des forces françaises et maliennes, est importante pour le MNLA", commente Pierre Boiley, directeur du Centre d'études des mondes africains (Cemaf). Depuis le lancement de l'offensive Serval au Mali, le 11 janvier, le MNLA fait des appels du pied à la France pour participer à l'intervention et ré-asseoir son influence au nord du Mali, après avoir été balayé par les groupes islamistes armés en 2012. Le mouvement de rébellion laïque, majoritairement composé de Touareg, avait profité au printemps 2012 d'un coup d'Etat militaire à Bamako pour finir de prendre le contrôle du nord et proclamer l'indépendance de l'Azawad. Mais, il en avait ensuite été chassé, en juin 2012, par différents groupes islamistes, parmi lesquels Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), le Mujao et les Touareg d'Ansar Eddine.

"COLLABORER DANS LE CADRE DE LA LUTTE ANTI-TERRORISTE"

Depuis, le mouvement a fait amende honorable. Il a mis de côté ses revendications à l'indépendance du nord du Mali. Ce "pêché originel" du mouvement n'a pas été apprécié au sein de la population du nord du Mali, reconnaît Moussa Ag Assarid. Le MNLA s'est engagé, le 4 décembre à Ouagadougou (Burkina Faso), à cesser les hostilités et à négocier avec les autorités maliennes. Ces négociations sont suspendues depuis le lancement de l'opération "Serval". En conséquence, indique Moussa ag Assarid, "nous avons dit notre disponibilité à collaborer avec les Français dans le cadre de la lutte anti-terroriste". Se considérant sur son territoire et voulant défendre la population des exactions de l'armée malienne, le MNLA n'a cessé de demander la possibilité à la France de faire lui-même le ménage contre les islamistes armés dans les régions septentrionales du Mali.

Une demande à laquelle la France n'a pas ouvertement accédé. "C'est un peu difficile de travailler officiellement avec le MNLA, qui a exprimé des revendications d'indépendance, alors que la France intervient aux côtés du Mali qui est un Etat souverain", explique Pierre Boilley. Entre les lignes, le MNLA a été invité par la France à faire ses preuves sur le terrain. C'est en tout cas l'interprétation qu'a donnée le mouvement aux propos tenus par le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian, sur l'antenne de France 24, le 22 janvier, lorsqu'il déclarait : "Les Touareg, quand ils sont dans leur territoire au nord du Mali, sont chez eux et il importe de les respecter et de les considérer aussi comme des Maliens comme les autres." Pour Moussa ag Assarid, "c'est officiel. Là où est le MNLA, les forces françaises n'interviendront pas pour le déloger." Rien ne dit encore si les autorités maliennes laisseront faire, opposées par principe à ce que le MNLA assoie son contrôle sur l'Azawad.

Le MNLA assure, en tout cas, disposer des moyens humains et matériels pour reconquérir le nord. "Nous disposons de plusieurs milliers de combattants. Les combattants du MNLA sont plus nombreux aujourd'hui qu'en 2012. Ils sont sous l'autorité des politiques qu'ils respectent. Ce sont des hommes déterminés, aguerris aux techniques de la guerre dans le désert et qui ont le souci de préserver la population dont ils ont le soutien", assure Moussa Ag Assarid. Le mouvement disposerait d'armement lourd et du carburant nécessaire, assure-t-il, pour mener cette campagne.

Les expertises sur les capacités du MNLA sont partagées. Pour Pierre Boilley, le mouvement a bénéficié du retour de combattants qui ont quitté Ansar Eddine. "A la différence des forces françaises, ils connaissent le terrain et ont l'envie", assure l'historien. Pour sa part, Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS estime que "le MNLA n'a pas les moyens militaires de reprendre la contrôle de l'ensemble des territoires du nord. Il n'a pas les moyens d'aller traquer AQMI dans les grottes du Sahara".

"PROTÉGER LES POPULATIONS"

Le MNLA a fait le pari de prendre position dans les villes de l'extrême nord du Mali avant que les forces franco-malienne n'y jettent leur dévolu, mettant de côté ce qu'il considérait encore il y a peu comme une condition préalable à son intervention : s'asseoir avec les autorités de Bamako. "Nous voulons être dans une dynamique globale permettant une solution politique définitive, tant sur l'aspect sécuritaire que politique", indiquait samedi Moussa ag Assarid. Le MNLA a préféré prendre les devants pour s'assurer que l'armée malienne ne reprenne pas pied au nord. "Ce serait dramatique pour la population", assure Moussa ag Assarid. Le plus important pour le MLNA, indique Pierre Boilley, est "que l'on ne massacre pas les populations pour leur couleur de peau et que l'on fasse cesser les exactions de l'armée malienne contre les Maures, les Touaregs et les Songhay".

Les craintes de représailles sont très fortes au sein de la population touareg du fait de la haine et de la méfiance qui s'est installée entre populations du nord et du sud. "Au sud, il y a un amalgame féroce entre le MNLA, les Maures, les Touareg et les salafistes. La population dit que c'est le MNLA qui a amené les salafistes, alors que les islamistes sont là depuis 2003. Ce n'est pas le MNLA qui les a amenés, il s'est battu contre le Mujao, contre les salafistes. Sans moyens militaires, le MNLA n'a pas pu résister à l'offensive islamiste", estime Pierre Boilley. Le MNLA est convaincu que si l'on laisse l'armée malienne sécuriser le nord du pays, ce sera le "début d'une guerre civile avec des massacres de Touareg et de Maures", indique Moussa ag Assarid.

VERS UNE SOLUTION POLITIQUE

Le MNLA n'en abandonne pas pour autant ses revendications à une solution politique, négociée avec les autorités maliennes. "S'ils font le travail d'élimination des salafistes, ils veulent une garantie minimale d'un accord ou d'un cadre pour aller vers une solution politique et vers une plus grande autonomie. Une autonomie qui avait été signée officiellement par l'Etat malien en 1991", indique Pierre Boilley. Le mouvement a abandonné ses vélléités à l'indépendance, mais souhaite la mise en place d'une "réalité institutionnelle et constitutionnelle assurant un minimum de développement à la région", poursuit-il. Un pas en ce sens a été fait mardi lors de la réunion des donateurs qui s'est tenue à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Une plus grande autonomie interne serait pour le mouvement le gage de sa capacité à résoudre les problèmes du nord du Mali, dont elle revendique le soutien entier de la population. "Au nord, la population touareg lui fait globalement confiance pour les protéger. Elle n'était certainement pas majoritairement d'accord avec la proclamation d'indépendance du MNLA et les buts de la rébellion. Mais elle craint davantage l'imposition brutale du pouvoir du sud par la force", défend Pierre Boilley.

Ouvrir le plus tôt possible ce canal de discussions entre le MNLA et les autorités maliennes est vu par beaucoup comme une nécessité. "Nous sommes prêts à discuter avec Bamako. Mais il n'y a aucune avancée sur la question des négociations malgré les contacts que nous avons avec toutes les parties impliquées", déplore Moussa Ag Asarid. "Les Français n'ont rien contre un dialogue entre le MNLA et Bamako, mais exprimer son soutien à quelque partie que ce soit serait un baiser de la mort, estime Jean-François Bayart, mais il faut l'encourager".

Hélène Sallon
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samuel
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MessagePosté le: Jeu 31 Jan 2013 05:00    Sujet du message: Répondre en citant

Paris tombe enfin les masques et les autorites maliennes semblent enfin se reveiller de leur long sommeil et decouvrir peu a peu les intentions reelles de leur ''allie''.

En meme temps les medias francais ont maintenant engage une intense campagne en vue de convaincre le monde entier que:

- Le probleme malien est un probleme Nord-Sud, voire un probleme entre ''Noirs'' et ''Blancs'' s'alignant exactement sur la rhetorique des franges les plus exteremistes et les plus racistes des rebelles touaregs.

- Contre toute evidence et sans pouvoir fournir la moindre preuve de ce qu'ils avancent, ils tentent de convaincre l'opinion qu'il y aurait ''une haine atavique'' des ''Maliens'' (entendre les ''Noirs'') contre les Touaregs (supposes ''blancs'') et que des ''exactions'' seraient actuellement en cours au Mali contre ''les peaux blanches'', c'est-a-dire les Arabes et les Touaregs.

- Ils tentent ainsi de legitimer les revendications du MNLA afin d'aboutir, main dans la main avec cette organisation qu'ils ont creee, a leur projet de partition du pays.

Face a tout cela, le gouvernement et la classe politique malienne demeurent incroyablement passifs. A Bamako ni l'armee, ni le Ministere de la communication et encore moins les intellectuels et les journalistes ne tentent de refuter ces mensonges grossiers alors qu'il serait si facile de montrer qu'ils ont ete fabriques de toute piece et de confondre leurs auteurs, voire de les menacer de poursuites.

Pire encore, on ne trouve personne pour tenter d'expliquer a l'opinion internationale les realites humaines, geographiques, anthropologiques et historiques du Mali, a savoir que:

- les Touaregs ne sont pas ''une race blanche'' mais une communaute culturelle; qu'il y a des gens de toutes les nuances de couleur en leur sein et qu'en tout etat de cause ceux d'entre eux qui sont consideres comme ''noirs'' forment l'ecrasante majorite de cette communaute.

- que le Nord, de temps immemorial, a ete le domaine d'habitation de ''Noirs'' comme de ''Blancs'' et qu'aujourd'hui les Songhais, les Bozos, les Peuls, etc. constituent plus de 90% des habitants du Nord et qu'en conserquence on ne sauraut legitimer sous aucun pretexte la domination d'une ethnie, fussent-ils les Touaregs ou les Songhais, sur les autres.

- que le MNLA ou le MIA ne sont pas les representants legitimes des Touaregs, et encore moins des populations du Nord mais des groupes armes dont les objectifs sont clairement rejetes par la tres grande majorite des Touaregs.

- que la France ou n'importe quelle autre puissance ne saurait, sous aucun pretexte, empecher a l'armee malienne de penetrer sur une portion quelconque du Mali si la France n'est pas de connivence avec ceux qui ont pris les armes contre leur pays et qu'elle considere reeellement que cette portion de territoire est malienne. Sous aucun pretexte, on ne saurait empecher au Mali d'exercer sa souverainete sur une portion quelconque de son territoire.

ENFIN, IL EST DE LA PLUS HAUTE IMPORTANCE QUE LES MALIENS, OU QU'ILS SOIENT ET QUELS QU'ILS SOIENT, S'ABSTIENNENT DE TOUTE FORME DE VIOLENCE VERBALE OU PHYSIQUE CONTRE QUELQUE AUTRE MALIEN QUE CE SOIT AFIN DE NE PAS DONNER RAISON, DE NE PAS PRETER LE FLANC ET DE JUSTIFIER LA CAMPAGNE MEDIATIQUE ENTREPRISE EN FRANCE CONTRE LES MALIENS POUR LES DIVISER.

Lisez l'article ci-dessous. Vous serez clairement edifies sur les intentions de la France.

Citation:
Mali : la prise de Kidal ravive les tensions

Par Thierry Oberlé, Service infographie du Figaro

INFOGRAPHIE - Le retour en force des rebelles laïques du MNLA dans leur fief historique irrite les autorités maliennes. Les troupes françaises ont débarqué mardi pour sécuriser les lieux et favoriser des négociations.

Les forces spéciales françaises ont débarqué mercredi, dans la nuit noire sur l'aéroport de fortune de Kidal, à la piste mangée par le sable porté par les tempêtes, d'ordinaire plutôt occupée par des troupeaux de chèvres errantes que par des avions de transport de troupes ou par des hélicoptères de combat. Kidal, capitale d'une région de 60.000 âmes, était la dernière ville du nord du Mali occupée par des groupes djihadistes. Ceux-ci avaient quitté les lieux dès dimanche pour céder la place aux Touaregs laïques du Mouvement pour la libération de l'Azawad (MNLA).

Les combattants du mouvement Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghali, un chef touareg plus opportuniste que fondamentaliste, qui s'est rallié à al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), ont préféré plier bagages plutôt que d'affronter l'ennemi. Le basculement du rapport de force provoqué par l'intervention française avait entraîné une dissidence à l'intérieur de cette organisation de Touaregs islamistes. Le Mouvement islamique de l'Azawad, qui en est issu, (MIA) assure rejeter le terrorisme et vouloir assurer une issue pacifique à la crise. Influencés, semble-t-il, par l'Algérie toujours soucieuse de diviser les rébellions dans la région, certains de ses membres avaient annoncé leur revirement à Alger fin décembre, au lendemain de la visite dans la capitale algérienne de François Hollande.

Citation:
«Les Français ont rencontré des membres du MNLA et aussi le secrétaire général du MIA, Algabass Ag Intalla, ainsi que des notables locaux», a affirmé à l'AFP un cadre de l'administration locale.
La présence militaire française à Kidal peut servir à lancer des actions rapides contre les bases où sont repliés les djihadistes, mais dans un premier temps elle est surtout destinée à sécuriser la zone. Le dispositif français pourrait être renforcé par l'arrivée de 500 soldats venus du Tchad et du Niger. Selon une source militaire malienne, une colonne tchado-nigérienne serait partie mercredi matin de Menaka, 300 km plus au sud, pour rejoindre Kidal.

Citation:
L'idée est de créer une force tampon susceptible d'éviter des affrontements entre les milices touaregs qui tiennent désormais la ville et les soldats de l'armée malienne. Ces derniers n'étaient «même pas au courant» de l'initiative française, «en tout cas pas au niveau de l'état-major». «C'est très bizarre», affirme un militaire proche du commandement de l'armée nationale, même s'il préfère attendre de mieux «comprendre la situation» avant de «juger des intentions» des Français, auxquelles il avoue pour le moment «ne rien comprendre». C'est peu dire, donc, que l'initiative française à Kidal n'a pas été préparée en étroite collaboration avec l'armée malienne. Et qu'elle ne suscite pas non plus un enthousiasme débordant.


Car l'officier de l'armée malienne tient fermement à rappeler une chose: «Nous ne sommes pas dans une logique de négociations avec le MNLA, en tout cas pas avant la restauration de l'intégrité territoriale du Mali.» Et de juger que les combattants du MNLA ou d'Ansar Dine, «c'est la même chose». Du côté de la présidence, l'un des plus proches collaborateurs du président de transition Dioncounda Traoré affirme également ne «pas être au courant», n'avoir «aucune information» et même «être inquiet des réactions sur les réseaux sociaux».

Le crocodile de la préfecture
Bamako se cabre contre une grande partie des Touaregs qui sont jugés responsables de la descente aux enfers du pays. Mardi, les députés ont voté à l'unanimité une feuille de route sur la transition démocratique qui se prononce contre des négociations avec le MNLA ou tout autre mouvement autonomiste. Il faudra pourtant trouver une solution politique. Paris a ainsi appelé les autorités maliennes «à engager sans plus attendre des discussions avec les représentants légitimes de la population du Nord».

La région de Kidal, qui s'étend jusqu'à la frontière algérienne, est en effet le fief historique des «hommes bleus», ces seigneurs du désert à l'image ternie. Kidal est dominé par la tribu des Iforas dont Iyad Ag Ghali est un des chefs respectés malgré ses multiples changements d'alliance. Ses habitants d'origine nomade quittent souvent leur maison en dur pour s'installer dans le désert. Dans ce monde aride, carrefour des contrebandiers, les populations vivent avec le sentiment d'être abandonnées par le pouvoir central, celui des Africains noirs. Les programmes d'aide au développement ont souvent été détournés. Les révoltes successives qui ont secoué dans une certaine indifférence le Sahara malien ces dernières décennies sont toujours parties de ce constat sans qu'au final un rééquilibrage entre le Nord et le Sud intervienne.

Kidal, la «capitale des hommes bleus», est une bourgade misérable. L'une de ses rares attractions est un crocodile à l'âge indéterminé qui tourne en rond dans le bassin du jardin de la préfecture. Le reptile est un souvenir légué par le dernier administrateur français à l'occasion de son départ, pour cause d'indépendance, en 1960.
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Olmeque
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MessagePosté le: Ven 01 Fév 2013 11:13    Sujet du message: Répondre en citant

Samuel,
Je persiste à croire qu'il justifie juste leur présence militaire (sécurisation de futur site, accord militaire accepté à longue durée, base militaire...). Le Mali en tant que nom de nation a déjà son histoire. La séparation est impossible, si La France veut continué à être aimé quasi partout au Mali. Avant cette histoire, je suis sérieux, la population n'aimait pas tellement les réactions Françaises (visas, accord militaire refusé par les maliens, franc malien, coup d'état, Françafrique, ils avaient l'accusation facile envers la France).
L'Azawad sera perçu comme du vol au sein de la population.
J'ai l'impression que les politiques maliens ne sont pas entendus dans les journaux en France. Sur ce site, ils sont assez claires sur "finir d'abord le travail", "le MNLA qui cherche à se rallier aux vainqueurs..."

http://maliactu.net/

J'ai vu le reportage de France2 qui effectivement montrait des écervelés qui parlait de couleur de peau. Ça c'est le problème majeur de l'homme blanc dans le monde. Ce souci n'a pas sa place au Mali. J'ai déjà vu personnellement des touaregs aussi noir que moi. C'est un mode de vie... Peu pratiqué même par ceux d'origines, appelé les tamachecks, 3% des maliens. Ils étaient nombreux à détenir "les petits magasins de coin de rue" des villes. Ça m'étonnerait fortement qu'ils soient redevenus nomades.
D'ailleurs je serais curieux de savoir parmi ces 3%, le pourcentage de touareg qui ne se sentent pas maliens. CE N'EST PAS UNE GUERRE TOUAREG-MALIEN. Je répète, j'en ai vu de mes propres yeux des hommes bleux aussi noirs que moi, d'autre complètement sédentaire ou qui parle "bamanan" mieux que moi. C'EST UN PROBLÈME MNLA-MALI, au final ça représente combien de personnes alors?
Évidemment les personnes d'origines frontalières Algériennes, sont très claires de peau, mais elles ne représentent pas l'ensemble des touaregs. Si ces personnes frontalières ne souhaitent ou ne se sentent pas être malienne, on ne peut rien pour elles ...Mon dernier avis n'est pas objectif étant malien, sur ces personnes refusant être un peuple nomade du mali.
Cependant, je suis certains que si la France aide la création de cet état, elle perdra le bonus qu'elle venait de se créer après tant d'aigreur dans la population.
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MessagePosté le: Ven 01 Fév 2013 13:16    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
La séparation est impossible, si La France veut continué à être aimé quasi partout au Mali
ils s'enfoutent de votre amour! ils ont un agenda politique, et ils ferront tout pour le mettre en place si vous ne faites rien pour les en empêcher...
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samuel
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MessagePosté le: Ven 01 Fév 2013 16:25    Sujet du message: Répondre en citant

Salut Olmeque. Je serais heureux, tres heureux de me tromper. Je souhaite donc tres fortement que tu aies raison et moi tort. Mais dans la vie il y a des choses qui sont tout simplement impossibles. Que la France change de politique a l'egard des pays africains qu'elle domine et exploite fait partie de ces choses impossibles. Le niveau de dependance de la France a l'egard de ces pays est si eleve qu'une revolution secouerait immediatement l'hexagone s'il s'avisait par exemple de renoncer a l'uranium nigerien ou de le payer au prix du marche. Ceci n'a rien a voir avec l'amour que les Malien peuvent eprouver pour la France ou les sentiments personnels que Francois Hollande eprouve a l'egard des Africains (peut-etre bien qu'au fond, Francois Hollande aime les Maliens et les Africains en general. C'est meme tres probable). C'est une question d'interets bien bien compris; une question de bon sens. Si Francois Hollande faisait une telle politique c'en serait tout simplement fini de l'independance energetique de la France. Les consommateurs francais trouveraient inacceptables leurs factures d'electricite a la fin du mois. Les couts de production des entreprises francaises vont exploser. Les produits ne seraient plus vendables parce que non concurrentiels. Des centaines de milliers de travailleurs se trouveraient dans la rue. Tout espoir de sortir de la crise ou meme de demeurer une puissance economique s'envolerait. Pour que Francois Hollande puisse dormir sur ses deux oreilles il faut donc que la France continue a voler l'uranium nigerien. Et pour que les politiciens nigeriens continuent a accepter de se faire piller il faut maintenir a tout prix l'epe de Damocles des rebellions touaregues sur leur tete et continuer a les diviser. C'est simple: s'il n'y a pas de ''rebellions touaregues'', de ''djihadismes'' et autres terrorismes, la presence de la France la-bas ne se justifierait pas alors meme que les Americains et les Chinois n'attendent que de s'engouffrer dans toute breche ouverte. Donc cette histoire de rebellions, de djihadismes, de terrorisme, etc., ce n'est pas fini. Ca va continuer. Il faut d'ailleurs que ca continue. Sinon adieu veau, vache, cochon, couvee.

Ce n'est donc pas le sort des Maliens ou meme des Touaregs qui preoccupe les Francais ou Francois Hollande. On ne peut pas etre sorti de Science Po ou de l'ENA et cultiver encore ces sentimentalismes.

Quant a Kidal, ces derniers jours ils ont affirme que des soldats maliens s'y dirigeaient. En fait il n'y a aucun soldat malien a Kidal. Le chef d'Etat-major de l'armee malienne lui-meme vient de le confirmer. Il n'y en a pas. Il n'y en aura. Vous pouvez faire une croix sur Kidal, crois-moi.
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MessagePosté le: Ven 01 Fév 2013 18:22    Sujet du message: Répondre en citant

Afrobeat, si les Français ne se font pas apprécier, ils ne pourront pas rester... Avant cette histoire trouble ATT, Aminata Traoré et bien d'autres politicard honnete ou non ne voulaient pas de soldats Français au Mali... Le Mali n'est pas la C.I, il n y a pas d'accord militaire. Et l'Afghanistan a donné de l'expérience...Il faut se faire aimer sinon ce sera bizarre...(les américains se sont barrés à demi-satisfait, pour les privés genre UNOCAL cool, mais pour le civil pas cool du tout) Les maliens n'aiment pas les Français, c'est aussi simple que ça. Il a fallu un coup d'état et un état de panique générale pour leur ouvrir la porte du pays. Même pour la France les push répétitifs épuisent la population, ça ne donnera que du rejet... Les maliens ont l'accusation très facile vis à vis des Français. Je ne suis pas certains que l’atmosphère pour les futures travailleurs étrangers civiles soit positive.

http://french.irib.ir/info/afrique2/item/240306-un-gros-mensonge-depuis-s%C3%A9gou-%C3%A0-240-km-de-bamako,-par-lo-beret-liure

On ne vous transmet pas toutes les infos sur les tv française y a eu du "boxon"

Samuel, je considère la guerre perdu dès le coup d'état réussi. Mais je ne vois pas pourquoi les Français qui ont vraiment "la côte" en ce moment, sépareraient le Mali quand ils peuvent l'avoir en entier, ce qui est quasiment fait!! Ils ne se couperont pas la main. Ils vont juste s'asseoir et jouer les bienfaiseurs en commençant leur activitées militaires et économiques. Peut être si des futures élections mettaient en place un gouvernement qui souhaiteraient les voir quitter le pays, pourrait pousser les Français dans la solution ultime qui est la séparation... Maintenant qu'ils sont bien implantés, je ne pense pas que ce genre d'élus dans des élections honnêtes soient pour le prochain gouvernement. Cette c'est en toute objectivité cela m'étonnerait fortement. Et tu as tout à fait raison Samuel de présenter le soudain MNLA laique et gentil des journaux Français, il faut bien que Hollande justifie sa LONGUE présence au Mali pour essayer de protéger les touareg séparatistes...
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samuel
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MessagePosté le: Sam 02 Fév 2013 06:43    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Olmeque,

Encore une fois souhaitons que tu aies raison. Quant a la partition du pays, bien sur; je ne parle pas de la presence francaise.
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MessagePosté le: Sam 02 Fév 2013 12:01    Sujet du message: Répondre en citant

Par ces temps de grande desinformation voici un article relativement (et curieusement) objectif du journal Le Point...A part le fait que le MNLA est en fait la carte-maitresse de Paris:

Citation:

ACTUALITÉ

Monde

Mali : le douteux pari de la France
Le Point.fr - Publié le 02/02/2013 à 11:37

Paris le considère comme le seul interlocuteur légitime au nord du pays. Mais que pèse vraiment le mouvement touareg laïque MNLA ?
C'est par eux que la guerre est arrivée. Les rebelles du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) ont ouvert la boîte de Pandore, en déclarant il y a six mois l'indépendance du Nord-Mali.Une revendication dans la droite ligne des aspirations du groupe ethnique auxquels ils appartiennent : les Touareg.Minoritaires dans la zone, mais armés, ils sont passés à l'action. Ambitieux, ils se sont rapidement trouvé des alliés de circonstance - touareg eux aussi : les djihadistes d'Ansar Dine.

Mais une fois les principales villes du Nord conquises, l'ambiance a radicalement changé. Les laïques du MNLA ont été terrassés par leurs camarades islamistes. Le mouvement s'est retrouvé isolé, tant sur le plan militaire que politique. Depuis, plus rien. Jusqu'à cette semaine, un peu avant l'arrivée des forces françaises à Kidal, dernière grande ville du Nord-Mali ; profitant du vide laissé par la fuite des djihadistes, les rebelles touareg se sont autoproclamés libérateurs de la ville.
Un mouvement qui ne pèse rien

Dans la foulée, les voilà qualifiés de seuls interlocuteurs possibles pour les futures négociations de paix par Dioncounda Traoré, président par intérim du Mali, ainsi que par le ministre français de la Défense Jean-Yves le Drian. Une situation nouvelle qui irrite et inquiète André Bourgeot, spécialiste de ce pays et directeur de recherches au CNRS."Militairement le MNLA ne représente pas grand-chose, démographiquement ils sont ultraminoritaires et politiquement ils n'existent pas vraiment", assène-t-il. "Les Maliens dans leur immense majorité les considèrent comme responsables de la situation actuelle et font un amalgame avec les djihadistes."

Ces derniers ont fui devant le rouleau compresseur français, mais n'ont pas disparu pour autant. Depuis leurs montagnes, ils constituent encore une menace sérieuse pour une armée malienne encore déliquescente. Philippe Hugon estime que "des négociations seront bientôt inévitables et le MNLA est la seule structure suffisamment organisée et armée pour tenir le Nord-Mali." À en croire ce directeur de recherche à l'Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), "il est vrai que le MNLA a beaucoup perdu en légitimité par ses alliances avec le diable et ses échecs militaires, mais il n'y a pas d'alternative."

Ex-fidèles de Kadhafi

Le profil et l'importance réelle de cette organisation rebelle posent tout de même question. Revenus de Libye après la chute de Muammar Kadhafi, ces Touareg sont soupçonnés d'exactions et de participation au massacre de soldats maliens, il y a huit mois. Leur porte-parole Mossa Ag Attaher a d'ailleurs expliqué dans une interview au journal Le Télégramme ne pas vouloir négocier avec l'armée malienne, mais uniquement avec les forces françaises.

Il faut dire que les Touareg indépendantistes connaissent bien Paris.La France a longtemps misé sur ce groupe, au passé et aux actions troubles, pour tenir à distance les islamistes dans la région. "Dans cette affaire le MNLA essaye de se refaire une virginité grâce à ses alliés occidentaux, résume Francis Simonis, historien à l'université d'Aix-Marseille. Mais cela posera un problème politique aux Maliens." Et à la France si elle joue à nouveau la carte du MNLA et que ce dernier se fait à nouveau écraser par ses alliés djihadistes d'avant-hier.
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MessagePosté le: Sam 09 Fév 2013 18:42    Sujet du message: Répondre en citant

Le niveau de culture politique occidentale du Mali est faible. La pauvreté amène la corruption plus facilement. Ce genre d'information sera plus difficile à comprendre. (Mali, numero 3 Africain).

http://france-inflation.com/cours_de_l_or_historique_et_actuel.php

http://www.sacra-moneta.com/or/cours-or-cours-or-temps-reel-cours-or.html


Certes, mais même celui qui n'a pas mis les pieds à l'école va comprendre si tu lui prends une partie de son pays...

http://maliactu.net/trop-cest-trop-assez-du-racisme-anti-noir-et-du-negationnisme-du-lobby-pro-touareg-francais-2/
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Olmeque
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MessagePosté le: Sam 09 Fév 2013 18:54    Sujet du message: Répondre en citant

Donc nous y sommes... CONDITIONNEL!!!

http://maliactu.net/retrait-des-troupes-francaises-du-mali-un-agenda-conditionnel/
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samuel
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MessagePosté le: Lun 11 Fév 2013 18:09    Sujet du message: Répondre en citant

Update:

Citation:
Au Mali, l’étrange alliance de la France avec les Touaregs du MNLA

Francis Simonis | Maître de conférences Histoire de l'Afrique

François Hollande et le président du la République du Mali, Dioncounda Traore, le 2 février 2013 (STJEPANOVIC DANKO/SIPA)
Depuis quelques jours, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), qui a annoncé avoir coordonné son action avec celle de l’armée française, coopérerait avec elle dans la région de Kidal. « Nous avons eu des relations fonctionnelles avec le MNLA », reconnaissait Jean-Yves Le Drian sur BFMTV le 5 février. Le mouvement séparatiste touareg prétend maintenant intervenir dans la libération des otages détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)...

Etrange allié que ce MNLA, qui ne cesse de bénéficier des faveurs de Paris où il a antenne ouverte sur les plateaux de France 24. Alain Juppé, déjà, appelait Bamako à négocier avec lui lors de son passage dans la capitale malienne le 26 février 2012.

C’est pourtant le MNLA qui lança les hostilités contre les troupes légitimes du Mali le 17 janvier 2012, entraînant avec lui les mouvements islamistes qui ne tardèrent pas à l’évincer. Le 6 avril 2012, il proclamait l’indépendance du Nord-Mali sous le nom d’Azawad.

Oublierait-on aujourd’hui que le MNLA, qui tente de se refaire une virginité grâce au soutien de ses alliés occidentaux, a du sang sur les mains ? Dans un communiqué posté sur son site internet le 15 février 2012, il affirmait fièrement avoir pris seul le contrôle d’Aguelhok le 24 janvier.
« Le MNLA n’est pas représentatif du peuple touareg »

Qu’il explique alors à l’opinion publique internationale qui est responsable de l’assassinat d’une centaine de prisonniers maliens qui s’étaient rendus à leurs agresseurs ! Un rapport de la FIDH [PDF] ne laisse aucun doute quant à sa responsabilité et dénonce de même les crimes, viols et exactions commis par ses militants, avant qu’ils ne soient finalement chassés de Gao par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) ,le 28 juin 2012.

Comme l’a fait justement remarquer le président de la République du Niger, Mahamadou Issoufou, sur les ondes de RFI le 3 février :
« Les Touaregs ne sont pas toujours représentés par ceux qui prétendent les représenter. Le MNLA n’est pas représentatif du peuple touareg. »
Il convient donc avant tout de le désarmer. Certes, dira-t-on, mais le MNLA est un mouvement laïc qui n’a rien à voir avec les islamistes. Etrange mouvement laïc qui annonçait le 26 mai 2012 sa fusion avec les salafistes touaregs d’Ansar Dine, avant de faire rapidement machine arrière ! Mouvement laïc encore, un mouvement qui prend soin de nommer au sein de son prétendu « Conseil transitoire de l’Etat de l’Azawad » un « chargé de la prédication et de l’orientation islamique » ?
Qui peut réellement croire que les hommes du MNLA, qui ont été taillés en pièces à chaque fois qu’ils ont été confrontés aux islamistes, tant à Tombouctou, Gao que Ménaka, seraient aujourd’hui capables de les chasser des grottes où ils se sont réfugiés ? « Grand diseu, petit faiseu » dit la sagesse populaire. L’arme que les combattants du MNLA maîtrisent le mieux, ce n’est pas le fusil d’assaut, mais le micro !

« Dialoguer ? Seulement devant un tribunal ! »

La France s’est portée au secours du Mali pour stopper la marche des islamistes sur Bamako. C’est tout à son honneur, et la population malienne semble lui en savoir gré. Mais il ne lui appartient pas de décider en lieu et place des Maliens avec qui et comment régler les problèmes du Nord du pays, que nul ne songe à nier.

Imposer le MNLA à la table des négociations serait à juste titre considéré comme une ingérence inadmissible dans les affaires d’un Etat souverain, et ferait perdre à la France le bénéfice politique d’une intervention que tous saluent jusqu’à présent. Ce serait plus qu’une erreur : une faute.
On semble mal, en effet, mesurer à Paris ce que la rue de Bamako pense du MNLA, dont les principaux dirigeants sont désormais, au même titre que ceux du Mujao ou d’Ansar Dine, visés par un mandat d’arrêt international lancé par le procureur général près la cour d’appel de Bamako le 8 février. « Dialoguer avec le MNLA ? » s’interroge Ahmed Thiam dans le journal Le 26 mars du 9 février. « Oui ! Mais seulement devant un tribunal. »
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samuel
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MessagePosté le: Mar 12 Fév 2013 11:04    Sujet du message: Répondre en citant

Update:

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La France, le MNLA et le dialogue au Nord-Mali (mise en garde d'un expert français)

Malijet vient de recevoir la contribution d'un expert français établi en Afrique et qui met en garde l'Etat français dans ses rapports avec le MNLA. Son message va au contre courant d'autres "spécialistes français" tels que Pierre Boilley qui semble se muer en porte parole du MNLA en France.

La France risque de perdre tous les bénéfices de son intervention au Mali, qui a entrainé pourtant une approbation quasi unanime, au Mali, au Niger et dans toute l’Afrique, si elle s’engage, comme elle semble parfois le faire, dans un soutien aux indépendantistes touaregs du MNLA (maladresses ? intoxication ? complaisance ?).

Alors que, de façon générale, les sentiments « anti-français » sont assez prompts à s’exprimer dans les pays africains, pour des raisons multiples (les comptes de la colonisation jamais complètement réglés, les nombreux refus injustifiés et méprisants de visas, la Françafrique, l’arrogance de certains experts, la récente guerre en Lybie…), c’est un enthousiasme quasi unanime qu’ont suscité la rapidité et l’efficacité de la réponse française à la défaite de l’armée malienne à Konna et la décision de libérer le Nord Mali. Quel basculement !

Mais, du jour au lendemain, divers signes malheureux font fortement vaciller ce capital de sympathie.

Alors que les troupes françaises avaient pris jusque-là grand soin, et à juste raison, de se faire toujours accompagner par des troupes maliennes pour libérer les villes, voilà qu’elles sont entrées seules à Kidal. Elles semblaient ainsi cautionner le refus du MNLA de laisser l’armée malienne entrer à Kidal et reconnaissaient en quelque sorte la légitimité de rebelles indépendantistes arrivés la veille dans la ville et qui prétendaient en exclure l’Etat malien !

Qui est le MNLA : un groupe de rebelles indépendantistes touaregs qui a été à l’origine de l’horreur qu’a vécu le Nord- Mali depuis presqu’un an.
Ils ont tout d’abord profité de la guerre en Lybie, et fait croire aux Français qu’en laissant partir vers le Mali avec leurs armes les éléments touaregs de l’armée de Khaddafi ils feraient d’une pierre deux coups : (a) ils n’auraient plus face à eux en Lybie des guerriers bien formés, et (b) ces mêmes guerriers allaient déloger AQMI des montagnes au Nord de Kidal.

On connait la suite, hélas : le MNLA a lancé l’insurrection au Nord, en s’alliant au contraire avec les jihadistes. Il a même proclamé une dérisoire République de l’Azawak. Le MNLA a aussi été directement responsable de nombreuses exactions dans la vallée du fleuve Niger. Mais ses alliés ont vite pris le dessus. Le projet jihadiste d’Ansar Eddine, du Mujao et d’AQMI n’avait que faire du projet indépendantiste du MNLA. Le MNLA a vu beaucoup de ses éléments rejoindre Ansar Eddine. Il a été complètement marginalisé militairement et politiquement, chassé de ses bases de Ménaka et de Kidal. Par deux fois il a tenté de se remettre dans le jeu… en négociant avec les jihadistes (et a même accepté en une occasion la charia !), mais en vain.

Et voilà que ce petit groupe, voyant les succès de l’intervention française, se proclame tout à coup résistant de la première heure aux jihadistes (oubliant ses nombreuses compromissions avec eux), et, apprenant que les jihadistes ont quitté Kidal, se précipite pour occuper la ville avant l’arrivée des troupes maliennes et françaises ! Et entend, contre l’Etat malien, y dicter sa loi !

Diverses déclarations venant de France accroissent le malaise. On présente le MNLA comme « représentant du peuple touareg », voire des « populations du Nord ». C’est totalement faux : le MNLA ne représente que lui-même, et la grande majorité des Touaregs ne le suivent pas. Quant aux populations du Nord, elles sont multi-culturelles (il y a aussi les Songoï, les Peuls, les Arabes, les Bozos, et d’autres encore), et les Touaregs sont minoritaires. On présente le MNLA (pourtant mis en déroute par les jihadistes en quelques brèves batailles) comme seul capable de débusquer les jihadistes des montagnes et des grottes, alors que les troupes maliennes comptent de nombreux militaires touaregs en leurs rangs, et que les Tchadiens et les Nigériens connaissent bien ce genre de terrain ! On présente le MNLA comme un rempart contre les règlements de comptes ou un partenaire privilégié de la réconciliation, alors qu’il est au contraire un facteur profond de déstabilisation et de confusion.

Depuis longtemps la France est accusée, dans les opinions publiques au Sahel, d’une grande complaisance vis-à-vis des groupes indépendantistes touaregs. Certains pensent qu’elle veut toujours ressusciter un vieux projet colonial d’Etat saharien à sa botte, par exemple pour contrôler les ressources du Nord Mali et du Nord Niger. Je ne partage pas ce soupçon, et je crois qu’il s’agit surtout de l’efficacité du lobby pro-indépendantiste en France et d’un manque de connaissances de la classe politique française sur le Sahel.

Mais l’attitude actuelle de la France est décryptée en Afrique sur ce fond de méfiance, qu’elle ravive à chaque faux-pas.

On ne peut céder au chantage et au bluff d’un groupe rebelle totalement déconsidéré au Mali ou au Niger..


Certes il faut absolument éviter toute vendetta contre les Touaregs ou les Arabes, tout le monde en est conscient : mais le MNLA n’est pas une solution, c’est une partie du problème, car, par ses rodomontades et ses provocations, il ne fait au contraire que renforcer cette assimilation abusive entre « rebelle » (qu’il soit indépendantiste ou jihadiste) et « Touareg », qu’il faut justement briser.

Certes il faut absolument engager un dialogue politique sur la reconstruction du Nord, mais ce doit être avec tous les représentants du Nord : élus, société civile, chefferies, mouvements divers issus de communautés diverses (et, parmi eux, le MNLA, bien sûr, s’il accepte de déposer les armes et de renoncer à toute revendication d’indépendance).
Enfin, il ne faut pas oublier que, au-delà des jihadistes, c’est le narco-trafic qu’il faut éliminer au Nord-Mali. Or, outre les généraux de l’ancien régime d’ATT, les responsables jihadistes comme les responsables indépendantistes y ont été profondément mêlés.

Jean-Pierre OLIVIER de SARDAN
Directeur de recherche émérite au CNRS, directeur d’études à l’EHESS
Chercheur au LASDEL, Niamey, Niger
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MessagePosté le: Mer 13 Fév 2013 17:14    Sujet du message: Répondre en citant

Update: plus que jamais le projet francais de partition du Mali suit son cours.

Citation:
Mali : la France, chantre de l’autonomie du Nord
(Survie 13/02/2013)

Après l’entrée en guerre de la France au Mali, et la prise des villes du nord, des personnalités politiques françaises, Laurent Fabius et Elisabeth Guigou en tête, mettent en avant les revendications du MNLA et l’autonomie du nord du pays.

Al’occasion du point presse du 28 janvier, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius déclare qu’« il revient aux autorités maliennes de préparer des élections et d’engager sans plus attendre des discussions avec les représentants légitimes des populations du nord (élus locaux, société civile) et les groupes armés non terroristes qui reconnaissent l’intégrité territoriale du Mali. Seul un dialogue nord-sud permettra de préparer le retour de l’Etat malien dans la région Nord ».

Elisabeth Guigou, députée, présidente de la commission des Affaires étrangères déclare à son tour le 2 février qu’«il faut qu’un plan d’autonomie pour le nord du mali soit mis en place parce que c’est demandé depuis très longtemps par les Touaregs en particulier mais pas seulement. » La classe politique semble assez unanime sur la question.

En janvier 2012, le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Alain Juppé, en visite à Bamako en avait appelé au dialogue avec le MNLA. Un an plus tard, il semble vouloir donner aussi du crédit au groupe Mouvement islamique de l’Azawad (une scission d’Ansar Dine au lendemain de l’intervention de janvier 2013, qui en appelle soudain à une solution politique) et persiste « beaucoup d’entre eux [des Touareg] se battent, depuis des décennies, non pour imposer la charia mais pour faire valoir leurs droits. Nous avons affirmé notre détermination à garantir l’intégrité territoriale du Mali et c’est un principe fondamental. dans ce cadre, des solutions de décentralisation poussée, voire d’autonomie sont envisageables».

En réalité, à partir de fin 2011, quand le MNLA se constitue, les autorités fran­çaises ont adopté une posture équivoque et lui ont prêté une oreille attentive, sans doute notamment dans l’idée que ce groupe armé touareg puisse être un allié dans la lutte contre AQMI – un argumentaire à nouveau repris aujourd’hui. La même année, la visite au Quai d’Orsay d’une délégation du MNLA avait fait du bruit.

En janvier 2013, un drôle de personnage refait surface : Robert Dulas. Emissaire officieux, barbouze, ancien conseiller de divers chefs d’Etats africains, vice-président de la société militaire privée française Secopex, cet « ex-« ambassadeur itinérant et plénipotentiaire » (!) a été nommé, en 2010, par la junte au pouvoir à Niamey pour travailler « à l’émergence d’une province autonome touareg » (Lettre du continent n°604). Dulas explique donc dans un interview à la Tribune de Genève qu’un accord se négocie en coulisses avec le MNLA : « Des contacts ont été pris avec la France, les choses sont en phase de finalisation ». A noter que le MNLA et une faction du groupe Ansar Dine entrée en dissidence, le MIA, ont opportunément repris la ville de Kidal à la veille de l’arrivée de l’armée française.

Une barbouze française grenouille avec le MNLA

Robert Dulas déballe même largement son rôle d’intermédiaire :


« J’ai aidé à la réalisation d’une tournée diplomatique pour leur ouvrir des portes en Europe et aux Etats-Unis. Il fallait que les gens et en particulier les politiques comprennent que les Touareg du MNLA étaient laïques et totalement contre l’application de la charia. En France, ils ont été reçus à l’Assemblée nationale, au Sénat, aux Affaires étrangères et dans différents ministères. Ils ont aussi pu nouer des contacts avec le Nigeria et l’Algérie. Par la suite, ils ont été perçus différemment. La Suisse aussi a noué des contacts avec eux et collaboré à la rédaction de textes de consensus. »

Au-delà du politique, les médias français offrent aussi une couverture exceptionnelle aux portes-parole du MNLA. En premier lieu Moussa Ag Assarid qui a accès régulièrement aux antennes depuis le mois de janvier 2012 y compris depuis la déclaration d’indépendance de l’Azawad du MNLA faite le 6 avril 2013. Surprenant quand officiellement, l’intervention française a pour but officiel le retour à l’intégrité territoriale du Mali.

On peut s’étonner que les autorités et les médias français fassent tant de cas des revendications fluctuantes de ce groupe – et à l’inverse prennent peu en compte la voix des au­tres Maliens demeurant dans le nord du pays – ou d’ailleurs.

Au Mali, Kalifa Doumbia, député UDD élu en Commune VI de Bamako déclare en janvier 2013 : « Nous pensons qu’il n’y a pas réellement d’interlocuteur en matière de négociation en ce moment. Nous ne les croyons pas du tout, mais seulement, il y a des communautés qui sont restées en place, nous pouvons demander une table-ronde de conciliation avec ses populations pour que nous puissions établir une véritable base de développement socio-économique et de mieux vivre avec les populations du nord. »

L’engouement des autorités et médias français pour le peuple touareg et l’autonomie du nord évacue les réalités que les Maliens connaissent bien : le MNLA n’est pas représentatif des Touareg, loin s’en faut et ils ne sont pas seuls habitants au nord du Mali. Et ils ne sont même pas majoritaires en nombre, Peuls, Songhaï, Arabes, Bamanan étant complètement oubliés. Escamotés aussi l’histoire politique complexe de la région et les différents accords – en particulier le Pacte national signé à l’issue de la rébellion des années 1990 qui ont permis d’intégrer de nombreux Touaregs et Arabes du nord dans l’armée et dans l’administration depuis vingt ans et prévu le décaissement de sommes importantes pour le développement du nord du pays..

Simplification à outrance

Les autorités comme les médias français ne rappellent pas non plus que des personnalités touaregues sont aux commandes des plus hautes institutions du Mali comme Oumarou Ag Mohamed Ibrahim président du Haut Conseil des Collectivités, Assarid Ag Ambarcaouane, vice-président de l’Assemblée nationale, Agatham Ag Alhassane, ex-directeur de l’ABFN, ex-ministre de l’Environnement puis de l’Agriculture... Ni que sur dix-neuf députés du Nord, onze sont des Touareg.

Quant à savoir si le nord du Mali a été particulièrement négligé au profit du reste du Mali, rien n’est moins certain. Plus de 70% de la population du Mali vit en dessous du seuil de pauvreté, que ce soit dans les régions du nord ou ailleurs. Des projets étaient en cours avant le conflit : une route pour mieux desservir Tombouctou ou le barrage de Taoussa qui allait transformer l’agriculture de la région. Et si les fonds d’aide affectés au nord n’ont pas apporté les résultats escomptés, le phénomène n’est pas propre à cette région.


Alors pourquoi cet amour immodéré des autorités françaises pour le MNLA ? Comment se fait-il que les champions de la démocratie placent sur le même plan les élus des régions du nord et les « groupes armés non terroristes », alors que ce même groupe a été le premier à prendre les armes en janvier 2012 ? Pourquoi tout ce vocabulaire qui fait des Touareg un groupe à part, alors que le Mali est un pays pluri-ethnique. Pourquoi chercher à dresser le « nord » contre le « Sud », alors qu’un collectif des conseils régionaux de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal en appellent à un processus où « les populations civiles et l’ensemble de leurs élus et représentants [seraient] au cœur du processus de paix et de réconciliation » et engagent leur responsabilité collective « pour la préservation de notre vivreensemble » ?


par Gérard Moreau, Juliette Poirson

Vous venez de lire un article du mensuel Billets d'Afrique 221 - février 2013.

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MessagePosté le: Lun 18 Fév 2013 14:23    Sujet du message: Répondre en citant

Pétrole et Gaz à 60km de Bamako. On ne peut pas donner à l'Azawad jusqu'à 60km de Bamako...

http://maliactu.net/le-ministre-des-mines-sur-le-site-de-petroma-a-kati-le-mali-pourrait-bientot-devenir-producteur-de-gaz-et-de-petrole/


Cependant Samuel, ce que tu écrits peut être la consolation ou le moyen de pression si la France à moins que ce qu'elle veut (Tout le pays), elle peut chercher la séparation. Ou même cela peut devenir un moyen de pression, "tu donnes ou je coupe ton pays".


http://maliactu.net/deploiement-de-casques-bleus-lonu-cherche-t-elle-la-partition-du-mali/
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MessagePosté le: Lun 18 Fév 2013 14:56    Sujet du message: Répondre en citant

Don de la Communauté Européenne... Quelle gentillesse, j'en ai presque les larmes aux yeux...

http://maliactu.net/mali-ue-un-financement-supplementaire-de-plus-de-13-milliards-fcfa/


Mais en échange de quoi? C'est ça qui m’intéresse, en échange de quoi??!!
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MessagePosté le: Lun 18 Fév 2013 15:43    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.courrierinternational.com/article/2013/01/22/une-intervention-indecente
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MessagePosté le: Mar 19 Fév 2013 17:42    Sujet du message: Répondre en citant

J'espère me tromper, mais il semblerait que l'Azawad est le joker actuel, (la situation peut évoluer) de la France. C'est à ce moment la que nous saurons si Azawad il y aura ou non, aux élection en été.

http://maliactu.net/elections-generales-2013-compte-a-rebours-pour-la-presidentielle-2/

Si le ou les pays occidentaux en position de force en ce moment au Mali arrivent à installer un candidat suffisamment favorable à leurs intérêts : base et coopération militaire, site pétrolier, gazier, aurifère, d'uranium... le tout sécurisé, cela jouera sur l’utilité de créer l'Azawad. Un candidat malléable pour les problèmes d'otages et qui reste passif face à la situation néo-coloniale (Franc CFA, dettes économiques, plus distant des chinois...) jouera aussi sur l'utilité de cette division. Ensuite, la question de l'Azawad sera effacée ou maintenue. C'est pourquoi c'est vrai Samuel, la France est entrain de créer une légitimité à ce mouvement. Ce sera le joker.

http://maliactu.net/contribution-a-quoi-joue-rfi/


Elle n'est pas seule dans le jeu. Les américains aussi sont là à travers leur influence et les britanniques qui ont toujours roulé avec eux en internationale. Est ce que Paris osera leur rafler tout le pactole, sans suffisamment de concession? Quand l'heure du partage du gâteau se fera, c'est seulement la qu'on saura si l'Azawad allié de Paris sera dissolue ou non. . Si La France obtient ce qu'elle veut le MNLA sera jugé terroriste. En attendant, on invente des représailles quasi-génocidaire dans les informations pour la population à utiliser si besoin est, le moment venue!! .
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MessagePosté le: Mer 20 Fév 2013 14:31    Sujet du message: Répondre en citant

Le MNLA n'est pas les touaregs du Mali...

http://maliactu.net/lettre-ouverte-aux-autorites-maliennes-a-lonu-lua-la-cedeao-lue-et-au-parlement-europeen-les-touareg-maliens-se-demarquent-clairement-du-mnla/

Et Samuel, je te le répète cordialement, je sais que tu es panafricain. L’intérêt 1er de la France ne sera pas de couper le pays en 2 en étant trop lié avec le MNLA. C'est pourquoi, je pense que ça ne restera qu'un allié probable, s'il y a insatisfaction coté Français. Le taux de scolarisation du Mali est 64%, c'est faible pour saisir la diplomatie, surtout contre des athlètes d'expérience comme les Français. Mais coupé ton pays...ça la quasi-totalité malienne, scolarisé ou non risque de comprendre.

http://maliactu.net/jean-pierre-olivier-de-sardan-directeur-de-recherche-emerite-au-cnrs-la-france-risque-de-perdre-tous-les-benefices-de-son-intervention-au-mali-si-elle-sengage-dans-un-so/
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MessagePosté le: Ven 22 Fév 2013 02:00    Sujet du message: Mme Aminata Traoré Répondre en citant

https://www.youtube.com/watch?v=eUSmw2Lcl48
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MessagePosté le: Sam 04 Mai 2013 01:34    Sujet du message: Répondre en citant

On ne peut plus claire...

http://maliactu.net/analyse-de-la-crise-au-nord-par-andre-bourgeot/
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samuel
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MessagePosté le: Lun 03 Juin 2013 19:34    Sujet du message: Répondre en citant

Update:

Citation:
Quand le MNLA tient sa force de la France
Par Burkina24 -

Quand le MNLA tient sa force de la France

La position du MNLA est ferme: il n’est pas question que l’armée malienne entre à Kidal. Alors que des négociations ont repris pour aboutir à des élections sur tout l’étendu du territoire, le MNLA durcit sa position et semble même aller trop loin. L’arrestation ce samedi de personnes accusées d’espionnage au profit de l’État malien, confirme que le MNLA n’est pas prêt de faire les concessions qui sont les seules acceptables.

On avait tôt fait de croire que le Mali était près du bout du tunnel. Mais la question de Kidal, alors que l’élection présidentielle approche complique les choses et oblige les autorités maliennes à négocier face un MNLA en position de force. Ce que cette force du MNLA révèle de la France n’est ni plus ni moins qu’une connivence.

Alors que la nécessité est clairement établie que l’armée malienne prenne position à Kidal, tant dans la perspective des élections que pour raison de souveraineté, et que les autorités maliennes ne cachent pas leur fermeté, la France tergiverse. Et quand le MNLA tient sa force de cette France, elle peut se permettre de tenir tête aux autorités maliennes.

Certes, le monde entier a applaudi l’intervention française au Mali. Mais si l’on doit la libération d’une partie du nord Mali à la France, celle-ci porte également sur elle la responsabilité de cette complication et de ce durcissement dus au MNLA qu’elle a expressément laissé régner en maitre sur une ville; avec à présent le risque de se mettre à dos ceux qui ont applaudi son action.

Finalement le fait que la France ait agit pour ses seuls intérêts saute aux yeux et rappelle que cet aphorisme qu’on doit à Charles De Gaulle reste d’actualité: « La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts ».

On se doute bien désormais que la France cache des ambitions dans cette connivence avec le MNLA. Son empressement pour des élections au Mali, alors qu’une ville reste au mains d’indépendantistes, ressemble fort à une façon d’éluder le problème que pose ce groupe armé touareg.

On ne peut pas combattre l’intégrisme religieux et laisser s’installer une autre forme d’intégrisme de type racial, ou encore perdre de vue la nécessité pour l’État malien de contrôler tout le territoire.

Par Justin Yarga on 3 juin 2013
Source: Burkina24
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MessagePosté le: Sam 15 Juin 2013 13:13    Sujet du message: Répondre en citant

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Citation:
Déclaration de la CNAS-FASO HÈRÈ sur la situation de Kidal
Par info-matin - Date: il ya 6 heures 12 minutes

Le Bureau Politique National de la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-Faso Hèrè) réitère sa ferme opposition à toute négociation avec les séparatistes du MNLA et son rejet de tout soit disant pré Accord aux discussions duquel les Forces Vives de la Nation, les différentes communautés ainsi que l’Assemblée Nationale n’auraient pas été dûment associées. En particulier, la CNAS-Faso Hèrè attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur l’impérieuse nécessité de ce qui suit :

1.Désarmement sans délai et sans condition du MNLA, conformément à la résolution 2100 du Conseil de Sécurité de l’ONU et aux lois de la République du Mali ;

2.Exécution diligente et sans faille de tous les mandats d’arrêt nationaux et internationaux lancés contre les leaders du MNLA et d’autres groupes armés pour crimes graves commis dans le Nord ;

3.Traduction de tous les officiers déserteurs devant les tribunaux militaires maliens;

4.Entrée immédiate à Kidal des Forces Armées et de Sécurité du Mali pour sécuriser le scrutin ainsi que les personnes et leurs biens, et ce, sans condition ni subterfuge. A cet égard, la restauration totale de la souveraineté pleine et entière du Mali sur l’ensemble de son territoire ne saurait s’accommoder d’aucun soit disant ‘’encadrement’’ de l’Armée Nationale par la Minusma ou toutes autres forces étrangères.

Le groupuscule d’enfants gâtés de la République rassemblés au sein du MNLA et complices avérés d’AQMI et du MUJAO est désavoué par l’écrasante majorité de nos frères et sœurs Touareg et n’a aucune légitimité pour parler en leur nom, et, a fortiori, au nom de nos compatriotes résidant dans la partie Nord de notre pays.

Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè rappelle que le mode d’organisation et d’administration du territoire relève de la souveraineté intérieure exclusive de chaque Etat indépendant et ne saurait donc faire l’objet ni de chantage au gel de l’aide extérieure ni d’immixtion dans les affaires intérieures dudit Etat.

La CNAS-Faso Hèrè engage vivement le Président de la République par intérim et le Gouvernement de Transition à :

1.Mettre fin à la participation du Mali aux soit disant négociations de Ouagadougou, lesquelles ne sont en réalité qu’une étape de plus dans le vaste complot ourdi contre l’intégrité territoriale et la souveraineté de notre pays visant à placer Kidal sous protectorat étranger ;

2.Activer le processus de dialogue et de réconciliation intra- et inter communautaire sous l’égide de la Commission Dialogue et Réconciliation, en le complétant par un volet justice et réparation ; et

3.Concevoir et mettre en œuvre un train de mesures concrètes et crédibles visant à libérer nos frères et sœurs Touareg, et singulièrement la Jeunesse, du joug d’une minorité de féodaux, d’esclavagistes, de narcotrafiquants et d’alliés de la nébuleuse terroriste internationale.

Fait à Bamako, le 12 Juin 2013
Le Secrétaire Politique
Edmond Koulougna
Dembélé
Source: info-matin
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Olmeque
Bon posteur


Inscrit le: 06 Fév 2005
Messages: 668

MessagePosté le: Dim 16 Juin 2013 22:33    Sujet du message: Répondre en citant

À éviter pour les irritables...

http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&v=ihL2ApLJS7s&NR=1

Mali1 et Mali2

http://www.youtube.com/watch?v=wMQ2QMeQiN8

http://www.youtube.com/watch?v=5vnZusIWn1A
_________________
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