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Et si Gbagbo etait libere?

 
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samuel
Grioonaute régulier


Inscrit le: 28 Jan 2005
Messages: 424

MessagePosté le: Mar 12 Nov 2013 06:02    Sujet du message: Et si Gbagbo etait libere? Répondre en citant

Nous l'avions dit et repete: on ne batit pas la reconciliation nationale sur le deni de justice, le deux poids deux mesures et la haine gratuite contre un dirigeant (l'un des plus grands de l'histoire recente de l'Afrique), qui n'a fait que defendre sa dignite et celle des Africains en general. Pendant qu'un criminel avere comme Guillaume Soro occupe le pechoir de l'Assemblee Nationale ivoirienne, Laurent Gbagbo, celui-la meme qui a apporte la democratie aux Ivoiriens au cours d'une lutte epique de plus de 40 ans, croupit en prison au motif qu'il aurait commis des ''crimes contre l'humanite'', chose carrement inimaginable pour tout celui qui connait en realite cet homme pacifique mais digne. On oublie aussi que ceux qui gouvernent actuellement la Cote d'Ivoire et ce, au nom de a democratie, sont aussi ceux qui pourchassaient Gbagbo parce qu'il reclamait l'instauration de cette meme democratie. Heureusement qu'aujourd'hui tout le monde se rend peu a peu compte que les accusations fabriquees contre Gbagbo ne tiennent pas la route et qu'il s'agit d'une cabale ridicule et insensee dictee par le depit des anciens maitres de voir un negre leur resister. L'hypothese de sa liberation est donc de plus en plus evoquee. Ce qui ne serait que justice et la fin d'une tragi-comedie qui n'a que trop dure.

Citation:
Et si Laurent Gbagbo était libéré ?

11/11/2013 à 17:45 Par S.Abba, A.Kappès-Grangé, C.Boisbouvier

Il y a quelques mois encore, cela paraissait impensable. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à espérer que l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, sera bientôt autorisé à quitter La Haye. Fût-ce provisoirement... Mais ses partisans ne sont pas les seuls à l'attendre.
À Abidjan, l'image fait fantasmer ses partisans. Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), relâché en août après plus de deux années en prison, imagine déjà les scènes de joie qui ne manqueraient pas de saluer la libération de Laurent Gbagbo. Lui-même n'a-t-il pas été accueilli dans l'allégresse dans son village de Bongouanou début août ? Ne lui a-t-on pas offert pagnes et moutons pour célébrer son retour ? À Paris, un ancien conseiller politique de Gbagbo promet, avec le même enthousiasme, des mouvements de foule "plus grands que si Didier Drogba ramenait la Coupe du monde en Côte d'Ivoire". Depuis Accra, où il s'est installé, Justin Koné Katinan, le porte-parole de l'ancien président, assure que, si son mentor était libéré, des centaines de cadres du FPI rentreraient au pays "puisqu'ils n'auraient plus de raison d'être en exil". Gbagbo lui-même s'y verrait déjà, si l'on en croit l'un de ses proches : "Il est en train de faire ses valises !"

Sauf que tous vont sans doute un peu vite en besogne, et que Gbagbo, hôte bien involontaire de la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, depuis le mois de novembre 2011, n'ignore pas que la partie s'annonce serrée. Qu'espèrent donc ses supporteurs ? Que la Cour pénale internationale (CPI) trébuche, que les juges désavouent la procureure Fatou Bensouda et que les charges soient purement et simplement abandonnées faute d'un dossier d'accusation suffisamment solide. Quelles chances ont-ils de voir leur souhait exaucé ? Quasiment aucune, aurait-on dit il y a quelques mois, tant il paraissait improbable que Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l'humanité lors des violences postélectorales commises entre décembre 2010 et avril 2011 et confié aux bons soins de la CPI par son successeur, puisse échapper aux rigueurs de la justice internationale.

Une liberté provisoire en attendant une nouvelle audience

On aurait tort, pourtant, de ne voir là que la preuve d'un optimisme délirant. En juin dernier, les juges ont sommé Fatou Bensouda de revoir son dossier au motif que les éléments apportés lors de la première audience de confirmation des charges, en février 2013, ne les avaient pas convaincus. Pour la procureure, ce fut un camouflet. Pour les pro-Gbagbo, une raison d'espérer. "Nous avons gagné la bataille de la crédibilité, se réjouit l'un des défenseurs de l'ancien président. Ça a été un long travail, mais même les juges trouvent que Fatou Bensouda s'enferme dans une position politique."

Même s'il sous-estime l'opiniâtreté des équipes de la procureure, il attend beaucoup de la prochaine décision de la Cour qui, d'ici au 11 novembre, se prononcera sur les conditions du maintien en détention de Laurent Gbagbo. Habiba Touré, l'un des avocats de la famille Gbagbo, précise que, si l'ancien président devait être libéré en novembre, "ce serait vraisemblablement dans le cadre d'une liberté provisoire, en attendant la nouvelle audience de confirmation des charges prévue en janvier ou en février 2014". Laurent Gbagbo pourrait dans l'intervalle se rendre dans un pays signataire du traité de Rome, fondateur de la CPI - et de préférence sur le continent, ajoute Me Touré. Une liste des pays susceptibles d'accueillir l'encombrant suspect a été établie par les avocats de Gbagbo - au premier rang desquels Me Altit - et soumise à la Cour. Mais elle est confidentielle, et c'est aux juges qu'il appartiendra de prendre une décision.

À Abidjan pourtant, les suppositions vont bon train. La Côte d'Ivoire ? Inenvisageable compte tenu des relations entre Gbagbo et les autorités ivoiriennes. L'Ouganda ? Pourquoi pas. Yoweri Museveni a promis à Gbagbo de lui faire bon accueil. Mais il n'a jamais fait mystère de son aversion pour la CPI (même si l'Ouganda en est membre), et la Cour exige que les pays d'accueil s'engagent à transférer leur hôte à La Haye chaque fois que celui-ci sera convoqué pour une audience. Pas sûr que Kampala lui inspire cette confiance. L'Afrique du Sud est une autre possibilité - sans doute la plus sérieuse à l'heure actuelle. Selon l'ancien conseiller de Gbagbo cité plus haut, des contacts ont été pris avec Pretoria, qui est signataire du traité de Rome. "De nombreux chefs d'État africains sont d'accord pour que Gbagbo vienne chez eux, promet un proche de l'ex-président, mais ils ne tiennent pas forcément à ce que cela se sache dès maintenant." Peut-être... Mais on imagine mal un pays géographiquement proche de la Côte d'Ivoire se porter candidat et prendre le risque d'héberger sur son sol un potentiel fauteur de troubles.

Gbagbo : attendu comme le christ

Rien de tout cela ne tempère l'optimisme des plus fervents adeptes de l'ancien président, dont le nom est invoqué jusque dans ces églises où le FPI croit pouvoir miser sur une intervention divine. "On invoque le Seigneur parce que notre Gbagbo a été victime d'une machination. Nous sommes sûrs qu'il sera bientôt parmi nous comme le Christ", prédit, exalté, un cadre du parti. En Côte d'Ivoire, certains se prennent même à rêver d'une libération rapide et définitive de leur ancien champion. Est-ce juridiquement possible ? Oui. Fatou Bensouda, que les juges ont renvoyée à sa copie, doit présenter de nouveaux éléments de preuve avant le 15 novembre. En juillet, elle s'est rendue en Côte d'Ivoire pour étoffer son dossier. Mais rien ne dit qu'elle sera cette fois plus convaincante et, à l'issue de la seconde audience de confirmation des charges, en début d'année prochaine, les juges pourraient ordonner la fin de la procédure. À moins qu'un procès, s'il devait finalement avoir lieu, n'aboutisse à un acquittement. Dans les deux cas, Laurent Gbagbo serait libre d'aller où il veut. Enfin presque... Pascal Affi Nguessan a beau affirmer qu'"un Ivoirien ne peut pas être contraint à l'exil et que la logique voudrait que Gbagbo revienne en Côte d'Ivoire", il n'y a pas, à Abidjan, que ses partisans qui l'attendent.

"C'est vrai que ce qui se passe à La Haye nous préoccupe beaucoup, concède un conseiller du président Ouattara. C'est vrai aussi que, si Gbagbo devait être libéré, nous préférerions qu'il ne revienne pas au pays. Et puis, ici, il y a toujours une procédure pendante devant la justice." La menace est claire... et ne tombera certainement pas dans l'oreille d'un sourd. Car l'intervention de la CPI n'a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d'Ivoire ; elle ne les a pas annulées. En août 2011, alors qu'il était en résidence surveillée à Korhogo, Gbagbo avait été inculpé pour crimes économiques après avoir été entendu par Simplice Koffi, à l'époque procureur de la République - et la justice ivoirienne est bien décidée à le lui rappeler si l'envie lui prenait de revenir au pays.
Il n'empêche. Au quartier du Plateau, dans les couloirs du palais comme dans les salons des ministères, on redoute une éventuelle libération de celui qui présida aux destinées de la Côte d'Ivoire pendant dix ans, de 2000 à 2010. À ses visiteurs du soir, Alassane Ouattara fait parfois part de son inquiétude, voire de son agacement face à la lenteur de la procédure. La libération de son prédécesseur, il ne veut pas en entendre parler. C'est à quatre de ses fidèles qu'il a d'ailleurs confié le suivi du dossier. Il y a là Amadou Gon Coulibaly, ministre d'État et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques ; Gnénéma Coulibaly, le ministre de la Justice (c'est lui qui, en juillet, a reçu Fatou Bensouda et l'a aidée à collecter de nouvelles preuves à charge), et Hamed Bakayoko, son collègue de l'Intérieur. Ensemble, ils informent régulièrement le chef de l'État et font le lien avec le bureau de la procureure. À Paris, les avocats de l'État ivoirien que sont Jean-Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard suivent également le dossier et s'entretiennent régulièrement avec Abidjan sur la stratégie à adopter.
Bakayoko ne croit pas vraiment en la possibilité d'une libération rapide de Gbagbo, et ses services n'ont pas mis en place de dispositif approprié. Toutefois, un système d'alerte existe déjà, qui s'appuie à la fois sur la gendarmerie, la police et l'armée, et qui pourrait être activé très rapidement s'il s'avérait nécessaire de contenir des débordements de joie (à Yopougon par exemple) ou des manifestations de mécontentement à Abobo, Adjamé ou Attécoubé, des quartiers réputés acquis à la cause du Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir).

Un homme qui aime la foule

Conscients de l'enjeu, les proches de l'ancien chef de l'État savent qu'ils n'ont pas intérêt à jeter de l'huile sur le feu et jouent la carte de l'apaisement. "Laurent Gbagbo a déjà relevé deux grands défis dans sa vie : il a apporté le multipartisme et s'est battu pour la souveraineté de son pays, estime Pascal Affi Nguessan. Son dernier défi, c'est la réconciliation nationale. S'il réussit, il n'aura plus rien à prouver."
En attendant, Gbagbo séjourne toujours dans le quartier VIP du centre pénitentiaire de la CPI. "Quoi qu'on en dise, les circonstances n'ont pas changé, assure-t-on au bureau de la procureure. Nous n'avons pas plus de raisons de le remettre en liberté aujourd'hui qu'hier !" Dans l'entourage de Fatou Bensouda, on se dit confiant, même si l'on reconnaît qu'il est difficile (mais pas impossible) de prouver l'implication directe et personnelle de l'accusé. "Certes, renchérit un membre d'une ONG qui collabore avec la CPI, ils ont des témoins à l'intérieur du camp Gbagbo. Mais encore faudrait-il être sûr qu'ils viendront témoigner."

Et que ferait Gbagbo s'il était libéré ? "C'est un homme qui aime la foule, répond Albert Bourgi, un ami de trente ans. Il a la politique dans l'âme et je ne le vois pas vivant reclus dans une villa. Il s'ennuierait trop." Ses proches, pourtant, l'imaginent déjà rejoignant Nady Bamba, sa seconde épouse, qui vit entre les États-Unis et Accra avec leur fils de 11 ans, mais rarement aux côtés de l'ancienne première dame, Simone Gbagbo, toujours détenue à Odienné, dans le nord de la Côte d'Ivoire. Le gouvernement a renoncé à la transférer à La Haye, pas à la faire juger pour crimes économiques.

Et si Gbagbo recouvrait la liberté, serait-il le même qu'en 2011 ? "La prison change les gens, confie Pascal Affi Nguessan. Mais pas forcément en mal. Elle permet de revisiter son parcours, de dépasser certaines rancoeurs et d'aller à l'essentiel. Et puis la vengeance est une voie sans issue qui ne grandit personne. Gbagbo n'est pas dans cette logique-là. Il ne veut pas régler ses comptes, il veut construire et ne fera rien qui puisse diviser les Ivoiriens." Pour Gbagbo, Affi Nguessan imagine deux options. "Il peut s'installer à Abidjan pour agir en faveur de la réconciliation ou se retirer dans son village de Mama pour écrire ses Mémoires." Selon Justin Koné Katinan, "qu'il soit candidat ou qu'il aille au village, il dira : "Moi, j'ai pardonné, et je vous demande aussi de pardonner.""

Gbagbo se refait une santé en prison

Pourrait-il à nouveau être candidat ? C'est LA question que tout le monde se pose. Affi Nguessan dit ne pas savoir ce qu'il en est et que c'est à Gbagbo lui-même qu'il conviendrait de poser la question. Même réponse de la part de Koné Katinan, qui estime toutefois que "Gbagbo, c'est la meilleure chance que le FPI ait de gagner la présidentielle. Il fait l'unanimité dans [les] rangs". En tout cas, conclut un de ses fidèles, "la politique, il y pense du soir au matin".

À Scheveningen, Gbagbo prend son mal en patience. Ses conditions de détention n'ont plus rien à voir avec celles qu'il a connues à Korhogo : la nourriture est convenable, et la cellule individuelle est bien équipée (un bureau, une télévision et un accès à internet, mais sans possibilité d'envoyer de mails). Ses visiteurs assurent que le prisonnier est serein, que lui qui souffrait d'arthrose, de rhumatismes et de tension artérielle s'est refait une santé, qu'il lit beaucoup et de tout (les journaux, mais aussi Virgile, Platon ou Abobo-la-Guerre, de Leslie Varenne, que lui a apporté un autre de ses amis, le socialiste Guy Labertit), et travaille d'arrache-pied à sa vie d'après. Du fond de sa cellule, il plaiderait aussi pour l'apaisement. Sous le couvert de l'anonymat, ceux qui ont pu le rencontrer affirment qu'il a fait passer sur le terrain des consignes de retenue et en veulent pour preuve la baisse du nombre des attaques dans les régions frontalières avec le Liberia (attaques attribuées aux pro-Gbagbo).

Charles Taylor, qui occupait jusqu'à récemment la cellule voisine de l'ancien président ivoirien, n'est plus là pour le distraire. Pendant des mois, le premier, nouvellement converti au judaïsme, et le second, évangélique fervent, ont eu soin d'échanger quelques politesses - souvent brèves, Gbagbo n'ayant, aux dires de ses proches, qu'une maîtrise relative de l'anglais... Tout cela a pris fin le 15 octobre quand l'ancien président libérien, condamné en appel pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a été transféré vers la Grande-Bretagne, où il doit purger une peine de cinquante ans de prison. Pas sûr que Laurent Gbagbo y voie une raison d'espérer.

Le vrai patron du FPI, c’est toujours lui

Même depuis sa cellule de Scheveningen, aux Pays-Bas, Laurent Gbagbo n'ignore rien de la vie du Front populaire ivoirien (FPI). Miaka Oureto, le vice-président de l'ancien parti présidentiel, est un visiteur assidu du quartier pénitentiaire de la Cour pénale internationale (CPI), et il ne s'est pas privé de relayer les indications de Gbagbo. Bernard Houdin, son ancien conseiller, et Nady Bamba, sa seconde épouse, ont été vus à plusieurs reprises au parloir et se sont, eux aussi, faits le relais des messages de l'ancien chef de l'État. Le vrai patron du FPI, affirme-t-on à Accra et à Abidjan, c'est toujours lui, même s'il n'a pas dit clairement s'il espérait un jour revenir activement en politique. Aucune décision ne serait prise sans qu'il en ait été informé et sans qu'il ait donné son accord préalable.

---
Par Sedik Abba, Anne Kappès-Grangé, Christophe Boisbouvier, Joan Tilouine, Baudelaire Mieu
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marvel02
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MessagePosté le: Sam 15 Oct 2016 20:09    Sujet du message: Répondre en citant

Cinq (5) ans après je n'ai pas oublié qu'il n'a jamais été élu mais fut déclaré président sur le perron de l'ambassade de France par l'ambassadeur de France, à la suite d'un processus électoral dévoyé dès le début par le putshiste organisateur qui en avait exclu les principaux candidats laissant Gbagbo profiter de l'occasion pour faire le larron. Je n'ai pas oublié que le démocrate Gbagbo a consommé un second mandat gratuit, selon un principe autofabriqué disant qu'il n'y aura pas d'élection tant qu'il y'a rébellion, et du coup je reste. Genre de principes juridico-politique à la Samuel qui, pour m'y être opposé avec la dernière énergie (ca n'a vraiment pas de sens), m'a valu l'attribut de cancre.

Cinq (5) ans plus tard je n'ai pas oublié les charniers, le mépris des nordistes, les assassinats de journalistes, les départs en exils, le gouvernement hasardeux et l'emporte pièce qui a entrainé la CI dans le rouge absolu avec des excuses bidons. De celui que certains appellent panafricaine, je ne me souviens d'aucun acte en ce sens mais je n'ai pas oublié, les lois racistes à l'encontre des dioulas sous le prétexte que ce n'est pas moi qui ait inventé l'ivoirité, donc on peut l'appliquer. Je me rappelle qu'il dit à Ouattara lors du débat télévisé de l'entre-deux tours que "La CEDEAO s'intègre trop vite". Jean Marie Le Pen n'aurait pas dit mieux, comme son slogan de campagne qui disait "100% ivoirien".

Cinq (5) ans plus tard je n'ai toujours pas changé d'avis et je me réjouis toujours que ce monsieur soit mis hors d'état de nuire. Dommage que ce soit dans le pays des blancs. Dommage que l'Afrique en soit encore à tergiverser pour rendre la justice. Mais, c'est un moindre mal.
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Nomade
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MessagePosté le: Ven 04 Nov 2016 02:24    Sujet du message: Répondre en citant

Quand tu es une personne bien qui aime la Côte d'Ivoire dans toute ses composantes tu ne peux pas être heureux de ce qui se passe en Côte d'Ivoire.

Tout ce qui se passe en Côte d'Ivoire est une guerre de succession suite au départ du dictateur Boigny qui avait été supporté par les gouvernements français pendant longtemps. C'est une guerre de politiciens entre Ouattara, Bédié et l'opposant historique Gbagbo.

Je ne peux pas résumé cela en 2 lignes. On se rappelle que Boigny, Ouattara et Bédié étaient membre du même parti de Boigny pendant que Gbagbo se battait pacifiquement contre Boigny et son parti pour instaurer la démocratie en Côte d'Ivoire. Gbagbo avait même été mis en prison comme maintenant par Boigny et son premier ministre Ouattara dans le temps.

Lorsque Boigny nous a quitté. Bédié et Ouattara se sont combattu pour prendre le pouvoir intérimaire laissé vacant par Boigny. C'est un combat entre politiciens qui ne touche pas le peuple. Bédié a gagné et à son tour a empêcher Ouattara de se présenter aux élections en mettant de l'avant l'article 35 (ancienne loi 49 du code électorale). Ensuite il a eu le coup d'État de Guei (lié auparavant a Ouattara?), la victoire de Gbagbo aux élections organisé par Guéï, le coup d'État de 2002 et rebellion des pro-Ouattara. Et finalement, l'imposition de Ouattara sous les bombes de la force Licorne suite au désaccord sur le résultats des élections organisé par Gbagbo.

Moi, je ne suis pas un grand fan de Gbagbo. Il est ok je présume, il faudrait comparé son programme politique avec les autres pour se faire une meilleur idée.

Mais tout cela est une guerre de succession entre 3 politiciens qui n'aurait jamais du mener à la mort d'Ivoiriens. On voit que la transition hors de la dictature/parti unique de Boigny se fait très difficilement en Côte d'Ivoire et que les gouvernements français se sont ingérés aussi (depuis trop longtemps je dirais).

Moi, j'espère toujours une vraie démocratie pour la Côte d'Ivoire. Quelque chose de rassembleur basé sur des programme politique de développement et d'amélioration de la qualité de vie pour tous. Cela passe par la libération de tout les prisonniers politiques. Et non pas par le retour au parti unique menée par l'ancien premier ministre de Boigny, Ouattara, et ses ministres rebelles, avec une fausse démocratie.

Ouattara a déjà libéré beaucoup de prisonniers politiques. Ce qui est bien, mais cela doit être complété pour une vraie démocratie (libération, pardon présidentielle, fins de procédure, etc). En Côte d'Ivoire, du a l'historique du parti unique, certain politiciens comme Bédié et Ouattara ont peur d'une réelle démocratie. Ils ont peur de perdre le pouvoir. Il ne faut pas se laisser manipuler par la soif du pouvoir de certains politiciens. Il faut supporter des programmes politiques, des actions gouvernementale pour le développement et l'amélioration de la qualité de vie pour tous, des idéologies, pas des individus.

Il y a eu trop de morts en Côte d'Ivoire pour cette guerre de succession entre Bédié, Ouattara et l'opposant historique pacifique Gbagbo suite au départ du dictateur Boigny supporté par les gouvernements français. Il faut tourner la page par le moyen d'une démocratie inclusive à 100% (y compris Ouattara et chefs rebelles, Bédié, Gbagbo, etc). Ensuite c'est le peuple qui décide. J'espère basé sur les programmes politiques, promesse électorales, action gouvernementales et idéologies, pas sur la personnalité et manipulations de politiciens assoiffés de pouvoir.
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marvel02
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MessagePosté le: Ven 04 Nov 2016 08:18    Sujet du message: Répondre en citant

Etre opposant historique ne confère pas le bon Dieu sans confession. D'autant que dans le cas Gbagbo, on ne peut pas baser son CV sur ces bonnes intentions de jeunesse, mais son bilan au pouvoir car au final, il l'a exercé. Mal, mais alors là, très mal.
L'Afrique me déçoit avec ces processus de réconciliation et de pardon. Un Etat se fonde sur la justice, pas sur les entente amiables qui gomment les pires crimes. J'accepte encore mieux l'argument de ceux qui estiment que les acteurs du camp Ouattara devraient aussi répondre de leurs crimes, que ceux qui luttent pour l'impunité.
Savoir tenir les équilibres comme le faisaient Houphouët est un travail de génie. Tous les partis uniques ne l'ont pas réussi en Afrique. Ca prouve les épaules particulièrement solide de ce grand homme, mais aussi que la critique est facile, et l'art rudement difficile. Gbagbo l'a expérimenté à ses dépens.

Aujourd'hui la Cote d'Ivoire doit panser ses plaies. La génération des Ouattara et Gbagbo doit laisser place à une autre avec de nouveaux défis.
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Nomade
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Messages: 415

MessagePosté le: Dim 04 Déc 2016 12:58    Sujet du message: Répondre en citant

marvel02 a écrit:
Etre opposant historique ne confère pas le bon Dieu sans confession.

Être un héritier du parti unique de Boigny non plus. Gbagbo a été élu au pouvoir et lui c'est toujours battu pacifiquement pour la démocratie en Côte d'Ivoire.

On sait que Gbagbo a même été emprisonné plusieurs fois par le dictateur Boigny et son premier ministre Ouattara lorsqu'il se battait pour la démocratie dans son pays.

C'est les 2 héritiers du parti de Boigny, Bédié et Ouattara, ex-membre du parti unique, qui se croie avoir un droit divin à succédé à Boigny. Bédié et Ouattara luttaient un contre l'autre pour succéder à Boigny, comme s'ils avaient un droit divin de le faire.

Citation:

D'autant que dans le cas Gbagbo, on ne peut pas baser son CV sur ces bonnes intentions de jeunesse, mais son bilan au pouvoir car au final, il l'a exercé. Mal, mais alors là, très mal.

Seulement sur le plan sécuritaire ça mal été. Et l'odieux du coup d'État doit rester dans les mains de ceux qui ont participés, supportés et commandités les coup d'États de 1999, 2002 et 2010.

C'est ceux qui utilisent la violence pour prendre le pouvoir qui doivent être condamnés.

J'aurais aimé voir Gbagbo complété son mandat et implanté son programme politique. Il a été voté au pouvoir en 2000 et en 2002, il y avait déjà un coup d'État tenté par les pro-Ouattara.

L’assurance maladie universelle montre un homme qui aime son peuple dont les plus vulnérables. Malgré la guerre, la Côte d'Ivoire est resté solide économiquement pendant que Gbagbo était au pouvoir. Bien sur, les pays Africains n'ont pas besoin de stabilité économique mais de développement économique systématique, progressif et rapide (comme la Corée du Sud ou les pays scandinaves dans le passé), mais la guerre a empêché cela.


Citation:

Savoir tenir les équilibres comme le faisaient Houphouët est un travail de génie. Tous les partis uniques ne l'ont pas réussi en Afrique. Ca prouve les épaules particulièrement solide de ce grand homme, mais aussi que la critique est facile, et l'art rudement difficile. Gbagbo l'a expérimenté à ses dépens.

Tu ne peux pas dire qu'un dictateur a fait un travail de génie si le pays politiquement tombe comme un château de cartes dès son décès.

Ça veut dire que malgré qu'il a été au pouvoir pour presque 40 ans, il n'a pas su crée une fondation assez solide pour résister son départ. En plus, c'est même lui, qui a intégré Ouattara dans son gouvernement en tant que Premier Ministre sur les pression du gouvernement français de l'époque, menant à la situation actuelle en Côte d'Ivoire.

Citation:

Aujourd'hui la Cote d'Ivoire doit panser ses plaies. La génération des Ouattara et Gbagbo doit laisser place à une autre avec de nouveaux défis.

Ça serait aussi bien qu'il y ait une réelle alternance politique en Côte d'Ivoire. Le pouvoir ne doit pas rester dans les mains des héritiers de Boigny ou de Ouattara. C'est pas ça la démocratie et la Côte d'Ivoire fait du surplace au niveau du développement économique.
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Krakatau
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Inscrit le: 19 Juin 2005
Messages: 85

MessagePosté le: Mer 07 Déc 2016 14:44    Sujet du message: Répondre en citant

[quote="Nomade"]

Moi, j'espère toujours une vraie démocratie pour la Côte d'Ivoire. Quelque chose de rassembleur basé sur des programme politique de développement et d'amélioration de la qualité de vie pour tous. Cela passe par la libération de tout les prisonniers politiques. Et non pas par le retour au parti unique menée par l'ancien premier ministre de Boigny, Ouattara, et ses ministres rebelles, avec une fausse démocratie.

Ouattara a déjà libéré beaucoup de prisonniers politiques. Ce qui est bien, mais cela doit être complété pour une vraie démocratie (libération, pardon présidentielle, fins de procédure, etc). En Côte d'Ivoire, du a l'historique du parti unique, certain politiciens comme Bédié et Ouattara ont peur d'une réelle démocratie. Ils ont peur de perdre le pouvoir. Il ne faut pas se laisser manipuler par la soif du pouvoir de certains politiciens..[/quote]

Vu d' ici, si Ouattara accepte et même devait un tant soit peu militer pour le respect de l' alternance politique, je crois qu' il aurait alors pleinement gagné le statut d' un homme d' état, véritablement démocrate
_________________
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