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News de Côte d'ivoire
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Pakira
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Inscrit le: 01 Mar 2004
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MessagePosté le: Dim 08 Mai 2005 21:21    Sujet du message: News de Côte d'ivoire Répondre en citant

Le mandat des casques bleus prorogé


David Ndachi Tagne


L'Onu a prolongé d'un mois le mandat de ses forces stationnées en Côte d'Ivoire.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé à l'unanimité mercredi de prolonger d'un mois le mandat de l'ONUCI, sa mission de maintien de la paix en Côte d'Ivoire, alors qu'il examine une proposition de résolution, présentée par la France, d'accroître le nombre des Casques bleus dans le pays. Le mandat de la force onusienne en Côte d'Ivoire est ainsi prolongée jusqu'au 4 juin. Selon le Conseil de sécurité de l'ONU, la situation en Côte d'Ivoire "continue de représenter une menace pour la paix internationale et la sécurité dans la région". La France a fait circuler lundi aux Nations unies un projet de résolution proposant la nomination d'un représentant de l'ONU chargé de superviser le déroulement de l'élection présidentielle prévue à l'automne en Côte d'Ivoire. Le texte prévoit également le prolongement du mandat de la mission onusienne en Côte d'Ivoire de neuf mois à partir de mai, et l'envoi de 2.000 soldats supplémentaires afin de veiller à l'application du plan de paix conclu le mois dernier sous la médiation du président sud-africain Thabo Mbeki.

Il est à rappeler qu'environ 6.000 soldats onusiens et 4.000 français de l'opération Licorne stationnent pour l'instant en Côte d'Ivoire. Leur présence ne fait pas toujours l'unanimité, dans la mesure où des manifestants revendiquant leur départ et composés essentiellement de partisans du président Laurent Gbagbo ont souvent organisé des marches de protestation dans le sud du pays. La France souhaite par ailleurs qu'une personnalité reconnue par la communauté internationale, désignée par le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan après consultations avec M. Mbeki et l'Union africaine (UA), soit chargée de surveiller l'élection présidentielle ivoirienne fixée au 30 octobre. Ce qui constitue une reconnaissance du travail abattu par le chef de l'Etat sud-africain pour la stabilisation de la situation dans ce pays.

La semaine dernière, la France a déposé au Conseil de sécurité deux projets de résolution sur la Côte d'Ivoire. Le premier projet prévoit un dispositif de surveillance des élections du 30 octobre, tandis que le second porte sur un renforcement de la présence de l'ONU sur place (Onuci). L'un des projets met en garde contre toute tentative, par quelque partie que ce soit, d'empêcher que les élections soient " libres, justes, transparentes et conformes aux critères internationaux" et affirme que de telles tentatives seraient considérées comme "des obstacles à la mise en oeuvre des accords de Linas-Marcoussis " et, par voie de conséquence, passibles des sanctions prévues par une précédente résolution du Conseil (la 1572 de novembre 2004).

La proposition prévoit par ailleurs d'augmenter de 2076 hommes la composante militaire de l'Onuci. Le Premier ministre Seydou Diarra s'est félicité des avancées enregistrées dans l'opération de désarmement engagée entre l'armée régulière et les forces rebelles. Cependant, au moins 12 personnes ont été tuées dans des affrontements entre ethnies dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, des milliers d'autres se réfugiant dans les églises pour échapper aux violences. Les affrontements ont opposé les communautés Dioula et Guéré la semaine dernière après une série d'attaques sur les routes dont les Dioula ont accusé les Guéré d'être les auteurs. Malgré tout, la paix reste précaire dans le pays.
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"tout nèg a nèg

ki nèg nwè ki nèg klè
ki nèg klè ki nèg nwè
tout nèg a nèg

nèg klè pè nèg nwè
nèg nwè pa lè wè nèg klè
nèg nwè ké wéy klè
senti i sa roune nèg klè
mè nèg klè ké wéy klè a toujou nèg

sa ki fèt pou nèg vin' blang?
blang té gen chivé pli long?
pou senblé yé nou trapé chivé plat kon fil mang!!!
mandé to fanm...!
mè pou kisa blang lé vin' nwè?
ha... savé ki avan vin' blan yé té ja nèg!

a nou mèm ké nou mèm dépi nânni nânnan...
chinwa soti, kouli soti, indyen soti, blang soti
mèm koté nèg soti

avan yé sotil koté y fika
AFRIKA!!!"

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Pakira
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MessagePosté le: Dim 08 Mai 2005 21:23    Sujet du message: Répondre en citant

Alpha Oumar Konaré torpille Gbagbo chez Kadhafi

Coulibaly Zié Oumar


Alpha Oumar Konaré, président de la commission de l'Union Africaine (UA), est en campagne contre le Président Gbagbo auprès du Président libyen.

Il a été reçu le mercredi 4 mai dernier par le guide de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi en présence de M. Mohamed Al-Madani Al-Azhari, Secrétaire général de la communauté des Etats Sahelo-Sahariens (SEN-SAD) qui a servi d'interprète. La Côte d'Ivoire a adhéré à cette communauté, l'année dernière, par la volonté du Président libyen. Konaré a fait ce déplacement jusqu'à Tripoli pour saboter les excellentes relations que le Président ivoirien, Laurent Gbagbo, entretient avec son homologue libyen.

En effet, selon des sources crédibles, l'ex-Président du Mali s'est rendu à Tripoli pour, selon lui, demander au Président de la Libye, au nom des chefs d'Etat de la CEDEAO qui l'auraient envoyé (sic), de ne pas soutenir Laurent Gbagbo pour les élections d'octobre 2005. Car selon Konaré, l'actuel Président ivoirien ne mérite pas d'être aidé parce qu'il ne s'entend avec aucun Chef de l'Etat de la sous-région ouest-africaine. "Nous sommes en train de l'aider à sortir de la crise et lui, il crée d'autres problèmes", aurait affirmé Konaré devant Kadhafi. Mais quels sont les autres problèmes que crée Laurent Gbagbo ? De l'avis de nos sources, le Président de la commission de l'U.A. en veut au Chef de l'Etat ivoirien parce que celui-ci a confié la confection des listings électoraux et des cartes d'électeur à l'Institut National de la Statistique (INS). Konaré, sur sa lancée, a révélé au guide de la révolution libyenne que les Chefs d'Etat de la CEDEAO ne veulent pas voir Laurent Gbagbo à la tête de la Côte d'Ivoire pour encore cinq autres années. Surpris par ces propos tendancieux vis-à-vis d'un Chef d'Etat qu'il venait pourtant de recevoir, les 23 et 24 avril derniers, dans une atmosphère cordiale, Mouammar Kadhafi a aussitôt réagi, selon nos informateurs, en demandant à son hôte, "qui est le candidat préféré des Chefs d'Etat de la CEDEAO?".

A cette question Konaré aurait balbutié avant d'affirmer sans conviction que la CEDEAO n'a pas de candidat préféré. Pas convaincu de cette réponse, le Président libyen revient à la charge et demande à son hôte: "Qui sont les adversaires de Gbagbo?" "Alassane Dramane Ouattara et Henri Konan Bédié", a répondu Konaré. "Où sont-ils?" questionne encore Kadhafi. "En France pour le moment", répond le Président de la commission de l'UA. Le guide libyen renchérit pour assener ses vérités à son visiteur d'un jour. "Je ne peux pas soutenir les candidats de la France. J'ai reçu ici Laurent Gbagbo. Je l'ai écouté et je trouve que c'est un homme respectable qui a en plus le soutien du peuple. J'ai aussi noté que les Français le combattent. Toutes les décisions que Gbagbo a prises pour le retour de la paix dans son pays et aussi pour les élections, je les approuve", aurait affirmé Kadhafi

La main manipulatrice de la France

A l'analyse, point n'est besoin de se torturer l'esprit pour voir derrière cette démarche d'Alpha Oumar Konaré, la main manipulatrice de la France chiraquienne et de ses réseaux mafieux. On sait que Dramane Ouattara, le principal agent de la France, a appuyé toute sa stratégie de prise de pouvoir par la manipulation des communautés musulmanes de la Côte d'Ivoire. Le rapprochement entre Kadhafi (qui a été longtemps intoxiqué avant que le chef de l'Etat ivoirien et d'autres sources indépendantes ne lui donnent les bonnes informations sur la Côte d'Ivoire) et Laurent Gbagbo ne peut que gêner la France et Ouattara .En effet, depuis que Kadhafi a découvert qu'il a été floué par tous ceux qui lui ont décrit Gbagbo comme un ennemi des musulmans, l'homme fort de Tripoli a pris fait et cause pour le Président élu des Ivoiriens.

Notons, par ailleurs, que Konaré ne peut parler au nom des Chefs d'Etat de la CEDEAO. A la vérité, il est l'émissaire des Présidents du Burkina Faso et du Sénégal qui n'ont jamais caché leur hostilité vis-à-vis du Président ivoirien. Pour ces Chefs d'Etat, effectivement, Gbagbo ne doit pas gouverner la Côte d'Ivoire pour les cinq ans à venir. Mais comme l'a dit Kadhafi, c'est le peuple ivoirien qui décide. Et Gbagbo a, avec lui, le peuple de Côte d'Ivoire dans sa large majorité.

Quand on sait qu'Alpha Oumar Konaré est à ce poste grâce à la Côte d'Ivoire, on est surpris d'une telle démarche qui relève purement et simplement de la mauvaise foi voire de l'ingratitude.
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Pakira
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MessagePosté le: Dim 08 Mai 2005 21:29    Sujet du message: Répondre en citant

http://fr.allafrica.com/westafrica/
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Rocs
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MessagePosté le: Lun 23 Mai 2005 09:33    Sujet du message: Répondre en citant

Pourquoi à ton que des corrompus et des bountys chez nous, tous ces cedeao et organisations sont des mascarades d'organisations africaine.
Ils nous plus de mugabe d'obansajo et de kadhafi noir pour s'en sortir de nos miséres
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Doco
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MessagePosté le: Lun 23 Mai 2005 09:39    Sujet du message: Répondre en citant

Faudrait peut-etre arreter de prendre Gbagbo pour un sauveur de son peuple parce qu'il a reussi a agiter une partie de la population en lui faisant brandir des drapeaux Americains... A lire bon nombre de grionautes, le sujet est suivit de tres loin, on se fie a quelques images et a quelques temoignages pour prendre position. Ben Gagbo ne vaut pas bien mieux que Ouattara et il n'est le sauveur de personne... C'est un verreux de plus a la tete d'un pays Africain...

Bien a vous.
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Yazol
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MessagePosté le: Lun 23 Mai 2005 13:58    Sujet du message: Répondre en citant

Doco a écrit:
Faudrait peut-etre arreter de prendre Gbagbo pour un sauveur de son peuple parce qu'il a reussi a agiter une partie de la population en lui faisant brandir des drapeaux Americains... A lire bon nombre de grionautes, le sujet est suivit de tres loin, on se fie a quelques images et a quelques temoignages pour prendre position. Ben Gagbo ne vaut pas bien mieux que Ouattara et il n'est le sauveur de personne... C'est un verreux de plus a la tete d'un pays Africain...


Doco,
Je peux comprendre que tu sois pro UATARA, mais l'honeteté intellectuelle veut qu'on reconnaisse le mérite de l'homme qui se range du côté des intérêts inaliénables de son pays et de son peuple. Si tu avais une lecture réelle et objective de la situation politique et socio-économique de l'Afrique ou de la Côte d'Ivoire en particulier tu te rendrais vite compte du combat indépendantiste de L. GBAGBO. J'ai pas de temps malheureusement pour t'en parler de manière à te faire comprendre les enjeux de la campagne que la France et ses rebelles des"forces nouvelles" mènent sans ménagement contre l'intègre GBAGBO (qui ne l'est pas à 100% faut-il reconnaître mais son action est positive et salvatrice pour l'Afrique).

As-tu suivi récemment les propos de G. SORO sur le plateau de "Tout le monde en parle" ?... comprends donc l'enjeu de cette médiatisation du pourqoui de la rebellion ! Le ton a été donné pour éjecter coûte que coûte L. GBAGBO si l'on ne veut pas d'un nouveau Rwanda en Afrique... Les Africains sont vraiment cons, ils ne comprennent jamais le vrai sens des choses. On monte des Noirs contre d'autres Noirs et on ne s'en rend pas compte... Il y en a qui ont manifesté pour soutenir l'action impérialiste française de novembre 2004. L'esprit d'esclave prime dans nos esprits, nous devons nous en débarrasser si nous aimons l'Afique et si nous nous aimons nous même en tant que Noirs.

___________
L'Africain c'est celui qui défend l'Afrique (JPO)
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Doco
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MessagePosté le: Lun 23 Mai 2005 14:23    Sujet du message: Répondre en citant

Yazol a écrit:

Doco,
Je peux comprendre que tu sois pro UATARA

Oula je t'arrete. Je te dis que l'un vaut pas mieux que l'autre et je ne suis pas pro le premier donc comment serais-je pour le second ????

Ensuite Je n'ecoute pas Sorro parce qu'il ne m'interesse pas. C'est un pseudo rebelle qui sort un pseudo-livre et qui est le nouveau produit de la France-Afrique... avec son tuteur Ouatarra depuis un moment au service de ses "amis"... D'ailleurs sa popularite en CI vu quleques incidents passes est loin d'etre acquise. Bref, on en reparlera si tu veux vu que tu sembles maitriser le sujet (tu as peut-etre des choses a m'apprendre) mais dire de Gbagbo qu'il n'est en rien le sauveur ou l'homme integre pour lequel quelques Africains a des miles d'Abidjan le font passer, ne me fait etre un pro coullions de l'autre bord. Dsl je suis un peu vulgaire. Tu as parle de la machine mise en place par la France pour demonter ce regime etc. Je n'ai la encore pas dit le contraire mais je reproche justement a Gbagbo de n'avoir pas ete integre depuis le debut... loin de la et de n'avoir en fait rien a cirer des troupes d'Ivoiriens qu'il fait manifester dans Abidjan. Lorsqu'on utilise le peuple a des fins politiques personnelles, on le forme. Les Ivoiriens n'ont meme pas reconnu leur ennemi c'est le pire. Ils en sont a insulter Paris pour appeler Washington a la rescousse comme si Paris et Washigton c'etait different dans le fond. Ca a faillit etre la manifestation d'une Afrique qui se libere mais par la faute du couple presidentiel (un autre), ca n'a ete que du sang verse pour rien ! Je reproche a Gbagbo et a sa bande de n'etre au service ni de leur pays, ni de leur peuple mais d'eux-memes.. comme les autres. Et nous n'avons plus besoin de demi-integres.
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Yazol
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MessagePosté le: Lun 23 Mai 2005 22:35    Sujet du message: Répondre en citant

Dire que la famille politique autour de GBAGBO n'est au service que d'elle même c'est mentir car si tel était le cas, le risque ne serait pas pris de tenir tête à la super puissance coloniale qu'est la France. Par ailleurs brandir le drapeau américain a été un appel au secours pour dénoncer la manoeuvre française qui devait s'achever sur son éviction ou son assassinat. C'était un cri de désespoir, néanmoins je reconnais là l'enfantillage de l'homme et du peuple - je dirais de l'écrasante majorité des nôtres ne comprenant tjrs pas le vrai sens des choses. C'est comme si un ennemi vous agresse dans la rue et vous courez demander de l'aide à la maison d'à côté sans savoir qu'elle est complice ou ne pourra vous apporter son aide... Les Noirs sont encore des enfants, il est temps de grandir et d'agir en adultes et en sages.

Toutefois cela ne doit pas constituer un point de discorde à cause duquel nous puissions nous soustraire au devoir de soutenir un homme qui comme Sankara, a eu le courage de remettre en cause l'ordre néocolonial qui règne en Afrique depuis plus de 40 ans.
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Pakira
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Inscrit le: 01 Mar 2004
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MessagePosté le: Lun 23 Mai 2005 23:18    Sujet du message: Répondre en citant

Le dirigeant parfait n'existe pas.Y'a t-il des gens qui ne sont interrese que par le pouvoir autour de Gbagbo?surement.Gbagbo est t-il un Lumumba,mandela ???Non,c'est claire.

Mais il a remis en cause la suprématie française en CI et c'est important.L'election d'octobre2005 sera importante pour ce pays et pour l'afrique,je pense...
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sidesma
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MessagePosté le: Mar 24 Mai 2005 16:33    Sujet du message: Répondre en citant

Bagbo n'est peut etre pas parfait,c'estvrai, mais comprenons tous ce qu'il veut.C'est quoi la bonne voie pour l'afrique noire? C'est de se débarrasser de tous ces faux accords qui nous appauvrissent et qui veulent nous rendre esclaves à vie! Or, que veut Gbagbo? 'il souhaite revoir tous les accords qui le lient à la france et qui ne font pas l'affaire des ivoiriens.Combien de chefs d'états en Afrique noire ont demandé cela? C'est ce que nous devons tous voir derriere toute cette tentative de manipulations dont il fait l'objet. De toute façon il a raison, c'est son pays. Gbagbo a compris ce que veulent les nouvelles générations: rompre les relations qui font de nous des esclave à vie! C'est là tout le problème. Comparer Ouattara ou Bedié à Gbagbo c'est pas pareil!
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Pakira
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Messages: 1750

MessagePosté le: Dim 17 Juil 2005 19:15    Sujet du message: Répondre en citant

RFI DEGAGE DE LA C.I ET DE MADAGASCARE

Décision de sanctions contre RFI : Le CNCA se justifie

Le Nouveau Réveil - 7/15/2005 10:18:34 PM

Le Conseil National de la Communication Audiovisuelle,

Vu la loi n° 2004-644 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la communication audiovisuelle, notamment en ses articles 1er, 15 et 16 ;

Vu le décret n° 92-419 du 15 juillet 1992 portant organisation et fonctionnement du Conseil National de la Communication Audiovisuelle ;

Vu la convention générale pour l'exploitation d'un service public de radiodiffusion et le cahier des charges liant l'Etat de Côte d'Ivoire à Radio France Internationale depuis le 19 août 1993,

Vu la mise en demeure du 2 février 2005 relative au non respect du traitement professionnel de l'information sur RFI ;

Le collège des conseillers, délibérant en sa séance du 13 juillet 2005,

Article 1 : constate :

1) - que Radio France Internationale (RFI) a, dans les éditions de ses journaux parlés des 3,4 et 5 juillet 2005 respectivement à 18h30, 12h30 et 6h30, rapporté le décès du colonel-major Désiré Traoré Bakassa. Selon la radio, le colonel-major serait décédé des suites de violences dont il aurait été victime lors de son interpellation, dans la nuit du mardi 28 juillet en même temps que deux autres officiers de l'armée ivoirienne à leur sortie d'un dîner à l'ambassade de France.

-que les journalistes de RFI, Olivier Roger et Cyrille Ben Simon, se sont dispensés de recueillir la version des faits de la hiérarchie militaire ivoirienne avant de se livrer à des commentaires et interprétations tendancieux et désobligeants à rencontre des autorités ivoiriennes ;

2) - que dans son édition de journal parlé du 7 juillet 2005 à 6h30, RFI a rendu compte d'un rapport de l'ONUCI qui aurait été rédigé par les services de renseignements de cette institution et qui incriminerait les autorités ivoiriennes dans les tueries de Guitrozon et de Petit Duékoué, dans l'ouest du pays.

- que l'ONUCI par la voix de son porte-parole, M. Amadoum Touré, a démenti l'existence de ce rapport dans la presse, le vendredi 08 juillet 2005. Au surplus, interrogé par le CNCA, le même jour, il a confirmé l'inexistence de ce document.

- que RFI, jusqu'à ce jour, n'a pas démenti ces informations dans ses éditions suivantes.

Article 2 : relève :

que cette façon de procéder est contraire aux règles de l'éthique et de la déontologie du métier de journaliste et qu'elle participe de la rupture du principe du traitement professionnel de l'information tel que prescrit par la loi et la convention générale pour l'exploitation d'un service public de radiodiffusion et le cahier des charges ;

que malgré les engagements pris par la direction de cette radio, au cours de sa dernière rencontre avec le CNCA le 23 juin 2005 dans les locaux de l'institution sis à Abidjan-Plateau, RFI ne s'est pas départie du traitement non professionnel de l'information sur la Côte d'Ivoire, particulièrement, depuis l'éclatement de la crise ; et ce, en dépit des nombreuses interpellations et sanctions du CNCA.



Article 3 : décide, en conséquence de ce qui précède :

1) les émissions en modulation de fréquence sur la fréquence de 97.6 MHZ de RFI et sur les autres canaux par lesquels ce signal radiophonique est reçu en Côte d'Ivoire sont suspendues jusqu'à nouvel ordre.

2) La radio devra s'acquitter d'une pénalité de 9.000.000 FCFA (NEUF MILLIONS FRANCS CFA) auprès du CNCA.

Article 4

La suspension des émissions ne sera levée qu'à la satisfaction des conditions suivantes :

1) RFI s'engage à faire un démenti sur l'existence du rapport attribué à l'ONUCI au cours de ses journaux parlés, au moins cinq fois, dès la reprise de ses émissions.

2) RFI s'engage de façon claire et responsable à tout mettre en œuvre pour le traitement professionnel des informations sur la Côte d'Ivoire selon les règles de l'art et en conformité avec ses obligations contenues dans la convention et le cahier des charges.

Article 5

La présente décision qui prend effet à compter du 15 juillet 2005 à minuit sera publiée au Journal Officiel de la République de Côte d'Ivoire et sur tous les supports officiels.

Fait à Abidjan, le 13 juillet 2005



Pour le CNCA

Le Président

BAILLY Djégou Jérôme

http://news.abidjan.net/h/138259.html
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Pakira
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MessagePosté le: Dim 17 Juil 2005 19:22    Sujet du message: Répondre en citant

Koumassi / APRÈS UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION : Les casques bleus échappent à un lynchage

Des soldats de la force onusienne ont vécu hier à Koumassi des moments difficiles. Il a fallu déployer de grands moyens pour les sortir des griffes des populations.

Une voiture de l’ONUCI qui refusait de s’arrêter après avoir renversé deux piétons a été pris en chasse par les populations. Cette course poursuite entre piétons et le véhicule de l’ONUCI a débuté au niveau de l’église Saint Bernadette de Marcory. Les faits. Sur la grande voie jouxtant cette église, un automobiliste à bord d’une voiture portant le macaron de l’ONUCI fauche deux jeunes gens qui traversent la route. L’occupant du véhicule ne daigne pas s’arrêter pour constater les dégâts. Au contraire, il appuie sur l’accélérateur pour prendre la fuite.Une attitude que les passants n’apprécient pas. Ils prennent alors en chasse l’automobilisteCelui-ci pris dans un embouteillage n’ira pas bien loin. Il est extrait de son siège par une foule en colère. Celle-ci après plusieurs hésitations, dues aux sons de voix discordantes de la foule, décide finalement de le conduire au poste de police de Koumassi. Situé non loin de la mairie de ladite localité. Certainement informé de l’étau dans lequel était un des leurs, les casques bleus de l’ONU déploient de grands moyens afin d’éviter que la foule en colère ne mette en danger la vie de leur collègue. L’on voit alors tout autour du commissariat des soldats de l’ONU, armes au point, assurant la sécurité. Cela va durer plusieurs heures. Pendant lesquelles, personne n’est autorisé à pénétrer dans le commissariat. Les casques bleus sont repartis quelques heures plus tard, après que leur collègue leur ait été remis.

Beta Michel

http://news.abidjan.net/h/138326.html
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Pakira
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MessagePosté le: Dim 17 Juil 2005 19:59    Sujet du message: Répondre en citant

L'armée guinéenne abat un combattant des forces rebelles ivoiriennes

Conakry

L'armée guinéenne a abattu un combattant des forces rebelles ivoiriennes lors d'un accrochage à la frontière, le deuxième signalé cette année dans cette zone, a déclaré une source militaire jeudi.

Selon cette source, l'accrochage a eu lieu mardi dans le village de Noumoundjila, à la frontière guinéenne, relié par la route à la ville d'Odienne, située dans la région nord-ouest de la Côte d'Ivoire, sous contrôle des forces rebelles.

Le combattant des forces rebelles ivoiriennes aurait été abattu après avoir pénétré sur le territoire guinéen.

D'après la version des faits rapportée par les autorités guinéennes, les soldats guinéens auraient tiré plusieurs coups de semonce avant d'abattre l'individu. Son corps aurait été laissé sur les lieux pendant 24 heures avant que les autorités guinéennes n'autorisent les notables ivoiriens du village à venir le récupérer.

C'est la deuxième fois cette année que ce type d'incident oppose à la frontière l'armée guinéenne et des éléments des forces rebelles du nord de la Côte d'Ivoire.

En avril dernier, un combattant des forces rebelles ivoiriennes avait été tué et 17 autres capturés par l'armée guinéenne après un échange de coups de feu dans la même zone.

Selon les Forces nouvelles, mouvement rebelle actif en Côte d'Ivoire, l'incident impliquait alors des éléments « incontrôlés » de la rébellion, qui avaient probablement déserté.

Selon des représentants guinéens de la Défense, les combattants ivoiriens impliqués dans l'incident d'avril appartenaient à une faction dissidente des Forces nouvelles. Les membres de cette faction sont des sympathisants d'Ibrahim Coulibaly, héros des forces rebelles qui vit actuellement en exil. Cette faction conteste l'autorité du leader officiel du mouvement des Forces nouvelles, Guillaume Soro.

A plusieurs reprises, les rebelles ivoiriens ont accusé Lansana Conté, le président guinéen, de prendre le parti du président ivoirien Laurent Gbagbo dans le conflit, qui dure depuis trois ans.

L'année dernière, ils avaient accusé Gbagbo de vouloir utiliser le territoire guinéen comme base de lancement d'une attaque contre les positions des forces rebelles dans le nord-ouest de la Côte d'Ivoire.

Pour l'instant, les autorités guinéennes n'ont fait aucun commentaire sur le dernier incident. Officiellement, le pays a toujours clamé sa neutralité face à la guerre civile ivoirienne, qui a contraint près de 100 000 ressortissants guinéens installés en Côte d'Ivoire à rentrer chez eux.

http://fr.allafrica.com/stories/200507150545.html
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MessagePosté le: Mar 19 Juil 2005 15:02    Sujet du message: Répondre en citant

et quand est-il des étranger (je veux parler surtout les immigré francais) en cote d'ivoire ? la population "loyaliste" n'a pas l'aire de les apprecier, leurs presences peut elle etre toleré ( sur un pied d'egalité evidament )
sont-ils des collaborateurs de la france ou de simples civils ?

et d''un autre point, les etats-unis ont-ils des grands interets "multinationnale capitaliste" en cote d'ivoire ?, en proportion à la france ?
ils ont approuver l'intervention de licorne a l'onu et la presse us ( foxnews par exemple ) complimentait les militaires francais pour leur "job"
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Pakira
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MessagePosté le: Mar 19 Juil 2005 19:53    Sujet du message: Répondre en citant

Laurent Gbagbo : “Le temps est venu pour l`Afrique de sortir ses savants de l`anonymat”



L'intelligent d'Abidjan - 7/18/2005 9:01:01 PM

La première rentrée solennelle de l'Académie des Sciences, des arts, des cultures d'Afrique et des diasporas africaines (Ascad) a eu lieu hier lundi à la salle des fêtes de l'hôtel Ivoire. Elle prend fin aujourd'hui.



La première rentrée solennelle de l'Ascad a enregistré la présence effective de son parrain, le président de la République Laurent Gbagbo qui s'est prononcé à l'occasion. " Cette cérémonie vient réparer un tort et honorer une dette. Dette de ce pays à l'égard de ses intellectuels, dette de l'Afrique à l'égard de ses fils. Il ne peut y avoir de développement sans culture et science. Le temps est venu pour l'Afrique de sortir ses savants de l'anonymat. Chacun de vous est un héros à sa manière car vous avez survécu aux préjugés coloniaux et à la tentation de ''l'argent''. C'est vous qui devez vous guider ", a-t-il fait remarquer aux académiciens. Auparavant, le professeur Barthélemy Kotchy, vice-président de l'Ascad international planchant sur le thème " Le rôle de l'Académie dans les sociétés en émergence : Cas de la Côte d'Ivoire ", a indiqué que c'est en période de crise que naissent les académies. A l'image du collège de France créé par François 1er et de l'Académie française créée par Richelieu, l'Ascad a été créée en 2003. Elle est un facteur déterminant pour le patrimoine culturel, scientifique et un levain du développement économique et social. L'Ascad apporte son expertise au pouvoir public sur les plans culturel et scientifique car les grandes nations se développent à partir de leur capacité à rassembler leurs savants, leurs élites. A sa suite, le président de l'Ascad Harris Memel Fotê est intervenu sur ''la guerre et la paix''. Selon lui, la guerre est vue de façon positive par certains et négative par d'autres. Ce mardi, Noureini Tidjani, directeur Afrique de l'Unesco et Zadi Zaourou interviendront sur " La contribution de l'éducation au développement de la culture et de la paix ".Le thème " La problématique de la résolution des conflits par les techniques traditionnelles " sera développé par Sylla Lancina. Tandis que Mgr Dacoury Tabley et l'Imam Cissé Djiguida débattront sur " Religion et culture de la paix ". L'Ascad a été créée le 1er septembre 2003 par le décret N°2003-336 et comprend 50 membres nationaux permanents, 5 organes, 5 commissions permanentes et un bureau avec comme membres, Harris Memel Fotê, Barthélemy Kotchy, Saliou Touré, Ignace N. Yacé, Séry Bailly, Jacqueline Lohouess Oble et Simone Guirandou-N'Diaye.

F.Y .

http://news.abidjan.net/h/138590.html
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MessagePosté le: Mar 19 Juil 2005 20:00    Sujet du message: Répondre en citant

L`attaque, c`etaient les rebelles

Fraternité Matin - 7/19/2005 12:51:25 AM

Le capitaine Moreux de l’ONUCI affirme que les morts étaient tous de nationalité française
Dans le numéro 278 des mois de juin et juillet 2005 de la revue GEND’INFO de la gendarmerie française, un gendarme français témoigne sur les évènements de novembre 2004 en Côte d’Ivoire.


“Unis par une fraternité d’armes ”
Le capitaine Philippe Moreux est réserviste. Spécialisé dans
la communication, il est détaché quatre mois en Côte d’Ivoire auprès de l’ONUCI.
Le 2 octobre, en posant les pieds sur le sol ivoirien, il ne se doute pas de la tournure que
va prendre sa mission…
Officier de réserve, le capitaine Philippe Moreux atterrit le 2 octobre 2004 à Abidjan (Côte d’Ivoire). Là, il relève son prédécesseur pour une durée de quatre mois au poste de conseiller en communication à l’Onuci (Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire). Sitôt en place, le capitaine Moreux remplit son nouveau rôle en donnant les informations à la chaîne de télévision locale et en gérant les demandes de reportages des journalistes. Un premier mois sans encombre, pendant lequel il se fait une place dans cette administration hétéroclite, composée de personnels militaires et civils de diverses nationalités. Puis soudain, tout bascule.
Le 3 novembre, des affrontements opposant rebelles et forces nationales éclatent dans le pays. Des heurts qui gagnent en violence jusqu’à atteindre leur apothéose le 6 novembre lorsque les rebelles s’en prennent à une base française en place dans le cadre de l’opération Licorne. Le bilan est lourd, l’armée française perd neuf soldats, vingt autres sont blessés. Objectif: extraire les expatriés français
Le pays entre dans une période de crise. Le Personnel civil de l’ONUCI est mis en lieu sûr. Le capitaine Moreux commence alors à recevoir des appels d’expatriés français qui craignent pour leur sécurité.
“Devant l’ampleur des appels, un groupe d’officiers français se constitue, sans hésitation, je me joins à eux”. Sous les ordres du Colonel Patrice Dumon-Saint-Priest, ils ont un objectif: rapatrier ces personnes au Quartier général (Q.G.) ONUCI, situé à l’Hôtel Pergola d’Abidjan.
La petite équipe regroupe des officiers des différentes armes: le lieutenant-colonel (air) Eric Bergano, le chef d’escadron (terre) Paul Danvy, le chef d’escadron (terre) François-Xavier Poisbeau, le lieutenant-colonel (gendarmerie) Dominique Denoual, le chef d’escadron (terre) Philippe Lecubain et le capitaine Moreux.
Dans l’urgence, les 4x4 de l’ONU sont les premiers véhicules disponibles. Accompagnés de soldats togolais solidement armées, les hommes entreprennent les premières évacuations. Chaque aller-retour semble tenir du miracle. En dépit du danger, les évacuations sont enchaînées à un rythme soutenu. Des rations de combat sont déstockées pour nourrir les civils ainsi extraits.
Le 8 novembre, trois gendarmes de la composante Civpol, l’adjudant-chef Vandenberghe, l’adjudant Dovergne et l’adjudant Ferrette, viennent renforcer l’équipe. Le nombre d’expatriés appelant à l’aide se multiplie au fil des jours. Les 4x4 font place au bus. “L’hôtel s’est vite avéré être trop petit, on dormait dans les couloirs, sur les tables… Partout où on pouvait aménager un lit de fortune.” Les occupants de l’hôtel se comptent désormais par centaines, la saturation est proche. Par chance, une zone d’un kilomètre autour du Q.G est sécurisée, certains peuvent regagner leur domicile et accueillir d’autres réfugiés.
La situation est telle dans le pays que des ambassadeurs étrangères se tournent vers l’équipe de soldats français. “ Nous sommes également intervenus pour évacuer les ambassadeurs de Norvège et de Suède, et les personnels diplomatiques de la Belgique et des Pays-Bas.
Malgré la fatigue, nous faisons notre maximum.”
Pendant une semaine, les convois d’expatriés se succèdent.
Le 15 novembre, le retour au calme s’opère. L’hôtel se vide et les militaires français commencent à souffler.
Pour leur engagement dans cette mission de rapatriement, les membres de cette équipe ont reçu la croix de la valeur militaire.
Le capitaine Moreux a retrouvé son bureau d’architecte d’intérieur en région parisienne, il garde de cette mission un souvenir impérissable. “ Pendant quinze jours nous avons vécu ensemble. Le stress a tissé des liens forts entre nous.
Dans cette situation difficile, nous étions unis par une fraternité d’arme remarquable.” Gend. Sébastien Poirée
Photographies: Cne Philippe Moreux (C.R)
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Nkossi
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MessagePosté le: Lun 25 Juil 2005 19:29    Sujet du message: Répondre en citant

Les rebelles ont encore attaqué !

Anyama, Agboville : les officiers FDS racontent leur victoire
Provocation - Les Abidjanais ont encore dormi d'un oeil. Depuis avant-hier samedi et hier dimanche, ils se font maîtres des villes d'Anyama et d'Agboville. Un cas flagrant de violation de cessez-le-feu devant lequel la communauté internationale reste muet comme un carpe. Les FANCI, de leur côté, s'attelaient depuis à reprendre possession de ces deux villes et à se faire respecter.

Par William-Varlet ASIA


C'est déjà tard (entre 22 heures et 1 heure du matin) dans la nuit de samedi à dimanche que les coups de canon se sont fait entendre du côté d'Anyama. A Angré Petro-Ivoire et à Abobo, l'on a d'abord pensé à une chasse-poursuite entre militaires du Cecos, du colonel Georges Guiai Bi Poin et quelques infortunés malfrats, surpris alors qu'ils opéraient. Mais très vite, les choses vont se préciser, authentifiées en cela par des contacts incessants de la hiérarchie militaire avec les différents bases. L'affaire est à prendre au sérieux, dit-on, car il s'agit d'éléments inconnus dont le système d'attaque s'identifie trait pour trait à celui de la rébellion. A la vérité, Abidjan est en face d'une autre attaque rebelle, elle-même nourrie par diverses infiltrations d'éléments issue de la rébellion, passés - comme du couteau chaud dans du beurre - dans le système de sécurité des FANCI. Deux heures après, le bilan est lourd du côté des FANCI. La Brigade de gendarmerie de la ville est attaquée par une trentaine d'assaillants. Le bilan est lourd. 6 soldats - dont 4 gendarmes, 1 policiers et 1 militaire - sont tués et atrocement décapités ou éventrés, pour certains. 2 blessés s'ajoutent à cette liste. Le capitaine Abéhi et ses éléments, commis comme bien d'autres détachements militaires à la riposte, ne se laissent pas compter. Les assaillants enregistrent, eux aussi, leurs premiers morts. On parle de 4 morts officiellement. Très rapidement, les choses tournent en la faveur des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui prennent le dessus à Anyama. Dans la mêlée, des assaillants sont fait prisonniers (voir encadré sur les mercenaires blancs). A peine les choses se calment que les mêmes canons crépitent, cette fois du côté d'Agboville et d'Azaguié où les différents institutions de la république (commissariats, hôpital, gendarmerie...) sont l'objet d'assauts musclés. La stratégie des rebelles est claire, selon un officier des FDS qui a requis l'anonymat : "Ces assaillants se savent dans un cul de sac, mais ils obéissent à des instructions claires. Les attaques d'Anyama et d'Agboville ne sont que de la pure diversion. Les gens veulent, en réalité, organiser des attaques éclatées à travers la zone gouvernementale, nous emmener à dépenser nos forces afin de frapper véritablement où ils veulent frapper. Nous les soupçonnons de vouloir attaquer le palais présidentiel à Abidjan puis des villes du centre-ouest et de vouloir progresser vers San-Pedro. Et nous avons pris des dispositions dans ce sens. Anyama a même été attaquée pour nous empêcher de progresser vers Agboville, mais nous avons réussi à déjouer ce piège". Quelques heures plus tard, notre source nous fait un nouveau point : "C'est par le train que les rebelles sont venus pour attaquer Anyama, Agboville et Azaguié. Les preuves en notre possession le démontrent bien. C'est ce qui prouve que ces rebelles aient eu la facilité d'accès aux zones en question qui sont toutes traversées par le réseau ferroviaire". Une autre heure après cette conversation, la décision tombe. Plus de circulation ferroviaire. Les autorités ivoiriennes prennent la décision d'exiger à tous les trains de rentrer en gare jusqu'à nouvel ordre. A Agboville, la prison est ouverte par les rebelles et 2000 prisonniers sont armés puis libérés. Un renfort qui profite, dans un premier temps, aux rebelles. Car les éléments des FDS lancés à leurs trousses, après Anyama, sont vite pris entre deux feux et repoussés. A Agboville même, le commissariat et la Gendarmerie sont mitraillés. Les quelques rebelles blessés prennent en otage un infirmier et l'ambulance de l'hôpital, pour transporter, on ne sait où, leurs blessés. Même un véhicule de liaison du ministre Abouo Ndori, présent la veille à Agboville pour une série de meetings politiques, tombe aux mains des assaillants. Les FANCI, de leur côté, ne baissent pas les bras. Ils demandent des renforts aussi bien en hommes qu'en matériels volants. Une unité détachée à l'aéroport pour faire décoller les fameux avions de guerre (MI-24 et Strikemaster). Mais à l'aéroport, ceux-ci se heurtent au refus des forces de l'ONUCI, actionnées par la Force Licorne, même si cette dernière, par la voix de son porte-parole a nié les faits, peu après. Une discussion houleuse s’engage entre les FANCI et l'ONUCI. Les premiers cités n'obtiennent pas gain de cause et doivent réorienter leur stratégie de défense. Sur le terrain à Agboville, les premiers éléments FDS déjà aux alentours de la ville, mettent sur pied leur stratégie d'offensive. Cela dure entre 10 h et 15 h. Aux environs de 16h, un impressionnant détachement FANCI lourdement armé et parti de Yamoussoukro réussi à percer la muraille d'Agboville. Et prend pied dans la ville. Selon un officier membre de ce corps expéditionnaire, des consignes stricts d'observation leur ont été données pour une heure précise d'offensive. Depuis, elle a eu lieu. Les FDS procédaient jusqu'à ce matin à des opérations de ratissages dans la ville et dans ses environs, malgré quelques petites poches de résistance dont une source dit qu'elles seront rapidement mises sous l'éteignoir.

William-Varlet ASIA
http://www.lecourrierdabidjan.info/a_la_une.asp?id=6804
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La véritable désaliénation du Noir implique une prise de conscience abrupte des réalités économiques et sociales. F. Fanon
L'ignorance est un danger que tout homme doit éviter. S. NKOUA

Visitez le blog de Théo http://kouamouo.ivoire-blog.com/
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MessagePosté le: Lun 25 Juil 2005 19:32    Sujet du message: Répondre en citant

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MessagePosté le: Lun 25 Juil 2005 19:33    Sujet du message: Répondre en citant

Les armes ont été convoyées à bord de corbillards

Soir Info - 7/24/2005 9:44:57 PM

La ville d’Anyama, notamment, le commissariat de police, la brigade de gendarmerie et les corridors de sécurité, ont été attaqués dans la nuit du samedi dernier 23 juillet par des individus circulant à bord de gbakas et de taxis-compteurs aux environs de 22h. Les forces de défense et de sécurité, surprises par une telle attaque à laquelle elle s’attendaient le moins, ont subi d’importants dégâts.
La ville d’Anyama, notamment, le commissariat de police, la brigade de gendarmerie et les corridors de sécurité, ont été attaqués dans la nuit du samedi dernier 23 juillet par des individus circulant à bord de gbakas et de taxis-compteurs aux environs de 22h. Les forces de défense et de sécurité, surprises par une telle attaque à laquelle elle s’attendaient le moins, ont subi d’importants dégâts. Plusieurs gendarmes ont été tués par des individus fortement armés, auteurs de cette inopinée descente meurtrière. Alors que l’on spécule encore sur les contours de cette attaque, une source policière indique que les armes utilisées pour les attaques simultanées à Anyama, ont été convoyées depuis la ville d’Agboville, à bord de corbillards pourtant censés transporter des dépouilles mortelles et que les forces de l’ordre en charge des contrôles routiers, ont aisément laissé passer. Il faut indiquer que dans cette attaque à Anyama, des informations font état de ce qu’un étudiant aurait été tué par les agresseurs. Cette information parvenue aux condisciples du présumé défunt à Port-Bouët, a provoqué la colère de ces derniers. Dans la soirée d’hier dimanche 24 juillet, ils projetaient de mener de violentes actions de protestation à travers la commune et ses environs. Il a fallu toute la médiation des forces de défense et de sécurité de la zone, pour les ramener à de biens meilleurs sentiments. Toujours est-il que la situation au moment où nous mettions sous presse, restait encore tendue. Les prochains jours situeront certainement.

http://news.abidjan.net/h/139602.html
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MessagePosté le: Lun 25 Juil 2005 19:33    Sujet du message: Répondre en citant

Attaque des positions des FANCI - Abidjan sous haute surveillance

Le Temps - 7/24/2005 5:28:18 PM

L'attaque des rebelles hier, dans les localités d'Anyama et d'Agboville ont donné lieu à une sécurisation de la ville d'Abidjan.
La journée d'hier dimanche n'a pas été de tout repos pour les Forces de Défense et de Sécurité. Suite à l'attaque des villes d'Anyama et d'Agboville dans la nuit du samedi à dimanche, un dispositif sécuritaire a été mis en place par le colonel Guié Bi Poin, le commandant de sécurité du district d'Abidjan. Ainsi, les deux ponts (De Gaulle et Houphouët-Boigny) ont été bouclés par les commandos parachutistes, la Brigade Anti Emeutes (BAE), la Garde républicaine(GR)… pour faire face à d'éventuelles attaques et d'autres appuis extérieurs, notamment l'armée française. Ce dispositif a été payant. En effet, aux environs de 14 heures, un long convoi d'éléments de la gendarmerie française composé de chars, de camions surmontés de canons sorti des casernes du 43e BIMA est stoppé par les éléments des FDS. Qui ne se sont pas empêchées de faire retourner ce convoi à l'allure suspecte. Sur le pont Félix Houphouët-Boigny, c'est le même constat. C'est le même dispositif. Ici, les contrôles sont de mise. Tous les véhicules sont fouillés de fond en comble. Devant les casernes des militaires, notamment à l'état-major des armées, au BCS, au commandement supérieur de la gendarmerie, tous les éléments sont sur leurs gardes. Idem à Adjamé où la gendarmerie et la police patrouillent toute la commune. Ce qui a permis aux commerçants et autres transporteurs de vaquer à leurs occupations quotidiennes. Dans les autres quartiers, Abobo, Cocody, les éléments de police, de la gendarmerie sont visibles à tous les endroits stratégiques. A Anyama, lieu de ces dernières attaques meurtrières qui ont causé la mort de cinq éléments des forces de Sécurité, la ville est totalement bouclée. Ici, les commerces et autres activités sont fermés. Dans la plus grande commune du pays, Yopougon, cette autre attaque n'inquiète personne. Les bars et autres maquis sont restés à leur rythme habituel. Cependant, des détachements des Forces de l'ordre sont visibles à certains endroits de la commune. En tout cas, les Forces de Sécurité sont sur leurs gardes pour éviter le pire.
Joseph Atoumgbré


http://news.abidjan.net/h/139552.html
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MessagePosté le: Lun 25 Juil 2005 19:35    Sujet du message: Répondre en citant

Attaque des positions des FANCI - C ‘est l’occasion pour les FANCI de libérer toutes les zones sous contrôle rebelles

Le Temps - 7/24/2005 5:21:24 PM

Jusqu'à quel sacrifice ira la Côte d'Ivoire pour retrouver la paix ? Question lancinante que continuent de se poser les Ivoiriens depuis le 19 septembre 2002. Vu surtout les hésitations, les volte-face des rebelles chaque fois que la paix pointe du nez. Tout leur a été pratiquement donné pour retrouver la paix. L'amnistie, des postes ministériels, en passant par les arrangements les plus absurdes pour une République… toutes les concessions leurs ont été faites. Malheureusement plus les jours passent, plus la Côte d'Ivoire s'enlise dans la crise, avec des sommets à n'en point finir. Lomé, Marcoussis, Accra, Pretoria… peut-être faudra-t-il aller maintenant chez Dieu lui-même. Dans toutes ces rencontres, le peuple ivoirien a retenu son souffle, dans l'espoir que le remède magique viendra de ces sommets pour faire chavirer le coeur endurci de ces bandes juste bonnes pour la bagne. Les bonnes consciences voudraient bien qu'un rebelle, soit appelé rebelle. En Côte d'Ivoire, la France pays des Droits de l'Homme les a baptisés Forces nouvelles. En faisant croire avec une bonne dose de cynisme, à l'opinion qu'elle n'a pas de parti pris dans la crise ivoirienne. " Comment un pays comme la France peut-elle mettre une rébellion et un Etat sur le même pied d'égalité ? " S'était alors interrogé l'écrivain Camara Nangala. A la vérité, les rebelles n'ont pas attaqué la Côte d'Ivoire pour se contenter de postes ministériels. Ce sont juste des marionnettes qui ont été armées pour dégommer Gbagbo du pouvoir et installer Ouattara, l'homme lige de la France. Parce qu'il fait bien son affaire. Tant que cet objectif n'est pas atteint, la Côte d'Ivoire sera trimballée de capitale en capitale, sans que rien ne change. " Nous avons pris les armes pour que Alassane soit Président. Tant que nous n'avons pas atteint cet objectif, nous ne déposerons pas les armes. Parce que c'est notre seul moyen de lutte. " Precise , le chef rebelle Morou Ouattara commandant de la zone de Bouna. C'est donc au nom de cet objectif que la rébellion a toujours usé de subterfuges pour éviter le désarmement. Hier, c'était Gohitafla et plus après Duékoué avec son lot de morts et d'atrocités. Aujourd'hui, c'est Anyama et Agboville avec les mêmes cruautés, les mêmes atrocités. Et comme d'habitude, les Forces de Défense payent un lourd tribut. " Entre nous, qu'est-ce qui justifie l'attaque d'Anyama et d'Agboville au moment où il est question de désarmement maintenant. C'est une stratégie pour nous distraire. " Se fâche à son tour, un cadre des Forces de Défense et de Sécurité. En fait, la rébellion donne raison aux Ivoiriens qui, depuis longtemps, continuent de croire que cette crise n'aura d'autre issue que la solution militaire. Seules les armes pourront ramener la paix en Côte d'Ivoire. Les déclarations de bonnes intentions de Soro et sa bande ne sont que de vains propos. Rien que pour endormir les Ivoiriens. L'attaque d'Agboville n'est qu'une diversion. Puisqu'en réalité, c'est la ville d'Abidjan qui est visée. Les FANCI ont donc là, l'occasion de libérer le pays. Tel qu'on les connaît, ils en sont capables. Il n'est plus question de tergiverser. Avec des propos du genre. " Nous avons saisi l'ONU et la Licorne ". Puisque ces forces resteront encore de marbre en se contentant d'une simple condamnation. Et pas plus.
Guehi Brence


http://news.abidjan.net/h/139549.html
_________________
"tout nèg a nèg

ki nèg nwè ki nèg klè
ki nèg klè ki nèg nwè
tout nèg a nèg

nèg klè pè nèg nwè
nèg nwè pa lè wè nèg klè
nèg nwè ké wéy klè
senti i sa roune nèg klè
mè nèg klè ké wéy klè a toujou nèg

sa ki fèt pou nèg vin' blang?
blang té gen chivé pli long?
pou senblé yé nou trapé chivé plat kon fil mang!!!
mandé to fanm...!
mè pou kisa blang lé vin' nwè?
ha... savé ki avan vin' blan yé té ja nèg!

a nou mèm ké nou mèm dépi nânni nânnan...
chinwa soti, kouli soti, indyen soti, blang soti
mèm koté nèg soti

avan yé sotil koté y fika
AFRIKA!!!"

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Pakira
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MessagePosté le: Lun 25 Juil 2005 19:36    Sujet du message: Répondre en citant

Blé Goudé: “Ces attaques doivent être les dernières”

Fraternité Matin - 7/24/2005 8:26:41 PM

Lors de la clôture du congrès du Cojep, le leader de la jeunesse patriotique a dit son indignation et son ras-le-bol.
La dernière attaque rebelle contre les Forces de défense et de sécurité à Anyama et Agboville a particulièrement irrité le leader des jeunes patriotes Charles Blé Goudé. Qui, à l’occasion de la cérémonie de clôture du congrès du Cojep, s’est prononcé sur la question avant de réitérer son engagement pour la défense des institutions de la République. “Je ne trahirai jamais la République…,”a-t-il clamé tout haut avant d’inviter ses camarades à prendre le même engagement et se mettre en ordre de bataille pour faire échec à cette énième attaque des rebelles contre la République. Pour Blé Goudé, les attaques de la nuit dernière doivent être les dernières perpétrées par les ennemis dont le seul objectif est de tout mettre en œuvre pour ne pas que les élections se tiennent. Or, reconnaît le président du Cojep, les consultations du 30 octobre permettront non seulement de ramener la paix, mais elles marqueront aussi, avec l’élection du Président Gbagbo, le début de la nouvelle Afrique libérée de l’impérialisme occidental. C’est à juste titre qu’il a engagé la jeunesse patriotique à veiller au grain et faire en sorte que toute entreprise de la rébellion soit vouée à l’échec. Blé Goudé a par ailleurs demandé au gouvernement de prendre toutes ses responsabilités face à la situation qui prévaut. Car pour lui, la paix de plus en plus évoquée par la communauté internationale n’a pour seul but que d’endormir les Ivoiriens. L’organisation pratique de cette autre résistance sortira de l’assemblée générale de ce matin.


Auteur: Marc YEVOU

http://news.abidjan.net/h/139590.html
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nèg klè pè nèg nwè
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nèg nwè ké wéy klè
senti i sa roune nèg klè
mè nèg klè ké wéy klè a toujou nèg

sa ki fèt pou nèg vin' blang?
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GrandKrao
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MessagePosté le: Lun 25 Juil 2005 22:04    Sujet du message: Oh!oh! La fracture est grande !!! Répondre en citant

Dans ce débat il est difficile de ne pas être partisan, cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas être objectif!
Lisez ce document que j'ai retrouver sur le nouvelobs,il s'agit des conséquences de la situation de la côte d'ivoire , sur sa communauté en France! Personnellement je pense que le mal(les rancoeurs) va être difficile à soigner!


Lisez!
Soure:http://obsdeparis.nouvelobs.com/articles/p200_2091/a257921.htm

Les Ivoiriens de Paris font le dos rond

Face à l’explosion territoriale de leur patrie, les 60 000 ressortissants de Côte d’Ivoire installés dans la capitale affichent une discrétion prudente. Une unité de façade.
« On peut parler politique si vous voulez, mais pas ici » , murmure Mamadou, client du Zouglou (18 e ). Ce restaurant ivoirien, qui refuse d’afficher une couleur partisane, est tout de même marqué Bété, l’ethnie sudiste et de Laurent Gbagbo : coupé-décalé en fond sonore, bières sur les tables. Mamadou, Dioula (ethnie du nord) et réfugié politique à Bondy (93), le fréquente quand il a envie de « manger africain ». Mais il y tait soigneusement ses opinions. « Chez vous, il y a la liberté d’expression, s’enflamme-t-il à peine sorti. Mais nous, on doit faire attention. En Côte d’Ivoire, un Noir tire sur un Noir à bout portant. A Paris, on ne risque pas grand-chose mais les familles, là-bas, se connaissent. Depuis cette guerre, ici, chacun garde ses opinions pour lui… »
Depuis septembre 2002 et le soulèvement rebelle, les Ivoiriens de Paris marchent sur des œufs. « Aujourd’hui à Paris, il y a la Côte d’Ivoire du Sud, celle du Nord, celle de l’Est et celle de l’Ouest », lance Mory Vaï, qui se présente comme le dirigeant du mouvement de réconciliation Debout la Côte d’Ivoire et tient une salle polyvalente dans le 18 e . « Les divergences constatées au pays nous séparent. Lorsque les Ivoiriens louent des salles, c’est pour organiser des fêtes communautaires. » Les quelque 60 000 Ivoiriens qui vivent en Ile-de-France se penseraient-ils nordistes, sudistes, bétés (ethnie du centre-ouest), dioulas (ethnie du nord) ou akans (ethnie du sud) avant de se penser ivoiriens ? Pas si sûr. Réfugiés politiques ou travailleurs immigrés, dans le gardiennage essentiellement, ils savent d’où ils viennent, c’est certain. Mais se gardent bien de jeter par-dessus bord l’identité nationale.


Trop explosif. En 2002, les débats ont fait aussitôt des dégâts. « Dans un restaurant du 17 e , j’ai assisté à une discussion politique qui a dégénéré, se souvient un journaliste ivoirien. Les gens se battaient avec des tessons de bouteille. » D’origine dioula, notre confrère appartient à la même ethnie que celle de l’ancien Premier ministre Alassan Ouattara, interdit de candidature à la présidentielle, réfugié en France, et qui vient d’accuser le régime de Laurent Gbagbo de « dérive fasciste » . Le même journaliste évite systématiquement les quartiers fréquentés par les Ivoiriens : « Je ne vais plus à Saint-Denis, ni à Château-Rouge ou Château-d’Eau. J’évite même l’ambassade. » C’est un cas extrême. La plupart des Ivoiriens nient que le conflit traverse leur communauté. A condition de ne pas mettre de l’huile sur le feu. Abdoulaye ne s’y risque pas, lui qui a milité en Côte d’Ivoire pour le RDR (Rassemblement des républicains) et vient d’obtenir son statut de réfugié politique. Installé à Stains où il partage un petit appartement avec son cousin, il raconte : « Je suis dioula. Deux étages au-dessus, mon voisin est bété. On s’entend bien mais on ne parle pas de politique. Je n’ai pas envie de me disputer. »
Les associations, et leurs fêtes, naviguent dans les mêmes ambiguïtés. « Récemment, il y a eu une fête avec seulement des Bétés. J’étais invitée mais je n’y suis pas allée, j’avais trop peur de me faire lyncher ! » , raconte Oumou Kouyaté, Dioula qui a créé en août 2000 le Collectif des Ivoiriens de France pour la démocratie (CIFD) et prône la réconciliation nationale. Toutes marquées politiquement, les 756 associations ivoiriennes de France ? Certainement pas. Mais ethniquement, forcément, puisqu’elles servent d’abord à lever des fonds pour soutenir un même village ou un même territoire. « Nous avons toujours accueilli des soirées ivoiriennes du nord ou du sud, raconte Philippe Courois, gérant depuis quinze ans d’Eurosite, un complexe de salles polyvalentes à La Plaine-Saint-Denis (93). La différence n’est pas ethnique, elle est culturelle. Les Ivoiriens du Nord sont musulmans, ne boivent pas d’alcool et écoutent des musiques traditionnelles, alors que ceux du Sud sont plus occidentalisés et préfèrent des compositions plus contemporaines. Plus urbaines. »
Crise ou pas, Eurosite programme ces soirées « antagonistes » dans des salles adjacentes. Gadji Celi, chanteur bété, entonne son coupé-décalé à côté de Tika Dja Fakoli et d’Alpha Blondy, chanteurs dioulas. Ils ne se mélangent pas mais ne s’agressent pas. Pour l’instant. Car certains leaders et représentants de partis seraient bien tentés de prospérer sur les clivages. Oumou Kouyaté par exemple, à la tête du CIFD. De même que Brigitte Kuyo, représentante du FPI-France (Front populaire ivoirien, le parti de Laurent Gbagbo), qui note : « Les associations s’organisent toutes autour des fractures politiques. Elles n’ont aucune relation entre elles, de même que nous n’avons aucune relation avec les leaders d’opposition. » Gogoua Gnizako, représentant du RDR-France, le parti d’Alassan Ouattara, lui, tempère : « Brigitte Kuyo est ma nièce par alliance ! Même si on ne se positionne pas de la même manière, on se rencontre en famille. »
Morgane Bertrand

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Olmeque
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MessagePosté le: Mar 26 Juil 2005 23:15    Sujet du message: Répondre en citant

samedi dans la nuit,
les rebelles avaient pris le controle de 3 villes:anyama,agboville,azaguié, par la voie ferré du nord. anyama est une ville a forte proportion dioula et burkinabé, apparement le soutien escompté par les rebelles, n auraient pas fonctionné. la population ne les auraient pas appuyé.
La france aurai demandé a ses soldats de veiller a ce que less hélicos de combat loyaliste ne decollent pas alors que l onuci a ordonné le decollage.
contradiction curieuse. la france n aurait elle pas les memes interet que l onu??
sources:fraternité matin, habitant de la region
http://www.fratmat.net/content/index.php
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Yom
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MessagePosté le: Mer 27 Juil 2005 00:16    Sujet du message: Re: Oh!oh! La fracture est grande !!! Répondre en citant

GrandKrao a écrit:
Dans ce débat il est difficile de ne pas être partisan, cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas être objectif!
Lisez ce document que j'ai retrouver sur le nouvelobs,il s'agit des conséquences de la situation de la côte d'ivoire , sur sa communauté en France! Personnellement je pense que le mal(les rancoeurs) va être difficile à soigner!


Lisez!
Soure:http://obsdeparis.nouvelobs.com/articles/p200_2091/a257921.htm

Franchement, je trouve cet article détestable, avec une lecture du conflit exclusivement ethniciste. Le coupé-décalé qui s'exporte dans toute l'Afrique n'aurait du succès en CI que chez les bété? Les 756 assoc ivoiriennes de France seraient toutes sur base ethnique? ("forcément"!)

Je trouvais que le nom du représentant du parti de Ouattara ne faisait pas très mandingue (dioula). Une rapide recherche internet me confirme que c'est un bété, frère ainé du chanteur Beny Bezy, de la même origine que Gbagbo donc...
Ça évidemment le journaliste ne le précise pas, j'appelle ça de la malhonnêteté intellectuelle.
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Pakira
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MessagePosté le: Mer 27 Juil 2005 23:55    Sujet du message: Re: Oh!oh! La fracture est grande !!! Répondre en citant

GrandKrao a écrit:
Dans ce débat il est difficile de ne pas être partisan, cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas être objectif!
Lisez ce document que j'ai retrouver sur le nouvelobs,il s'agit des conséquences de la situation de la côte d'ivoire , sur sa communauté en France! Personnellement je pense que le mal(les rancoeurs) va être difficile à soigner!


Lisez!
Soure:http://obsdeparis.nouvelobs.com/articles/p200_2091/a257921.htm

Les Ivoiriens de Paris font le dos rond

Face à l’explosion territoriale de leur patrie, les 60 000 ressortissants de Côte d’Ivoire installés dans la capitale affichent une discrétion prudente. Une unité de façade.
« On peut parler politique si vous voulez, mais pas ici » , murmure Mamadou, client du Zouglou (18 e ). Ce restaurant ivoirien, qui refuse d’afficher une couleur partisane, est tout de même marqué Bété, l’ethnie sudiste et de Laurent Gbagbo : coupé-décalé en fond sonore, bières sur les tables. Mamadou, Dioula (ethnie du nord) et réfugié politique à Bondy (93), le fréquente quand il a envie de « manger africain ». Mais il y tait soigneusement ses opinions. « Chez vous, il y a la liberté d’expression, s’enflamme-t-il à peine sorti. Mais nous, on doit faire attention. En Côte d’Ivoire, un Noir tire sur un Noir à bout portant. A Paris, on ne risque pas grand-chose mais les familles, là-bas, se connaissent. Depuis cette guerre, ici, chacun garde ses opinions pour lui… »
Depuis septembre 2002 et le soulèvement rebelle, les Ivoiriens de Paris marchent sur des œufs. « Aujourd’hui à Paris, il y a la Côte d’Ivoire du Sud, celle du Nord, celle de l’Est et celle de l’Ouest », lance Mory Vaï, qui se présente comme le dirigeant du mouvement de réconciliation Debout la Côte d’Ivoire et tient une salle polyvalente dans le 18 e . « Les divergences constatées au pays nous séparent. Lorsque les Ivoiriens louent des salles, c’est pour organiser des fêtes communautaires. » Les quelque 60 000 Ivoiriens qui vivent en Ile-de-France se penseraient-ils nordistes, sudistes, bétés (ethnie du centre-ouest), dioulas (ethnie du nord) ou akans (ethnie du sud) avant de se penser ivoiriens ? Pas si sûr. Réfugiés politiques ou travailleurs immigrés, dans le gardiennage essentiellement, ils savent d’où ils viennent, c’est certain. Mais se gardent bien de jeter par-dessus bord l’identité nationale.


Trop explosif. En 2002, les débats ont fait aussitôt des dégâts. « Dans un restaurant du 17 e , j’ai assisté à une discussion politique qui a dégénéré, se souvient un journaliste ivoirien. Les gens se battaient avec des tessons de bouteille. » D’origine dioula, notre confrère appartient à la même ethnie que celle de l’ancien Premier ministre Alassan Ouattara, interdit de candidature à la présidentielle, réfugié en France, et qui vient d’accuser le régime de Laurent Gbagbo de « dérive fasciste » . Le même journaliste évite systématiquement les quartiers fréquentés par les Ivoiriens : « Je ne vais plus à Saint-Denis, ni à Château-Rouge ou Château-d’Eau. J’évite même l’ambassade. » C’est un cas extrême. La plupart des Ivoiriens nient que le conflit traverse leur communauté. A condition de ne pas mettre de l’huile sur le feu. Abdoulaye ne s’y risque pas, lui qui a milité en Côte d’Ivoire pour le RDR (Rassemblement des républicains) et vient d’obtenir son statut de réfugié politique. Installé à Stains où il partage un petit appartement avec son cousin, il raconte : « Je suis dioula. Deux étages au-dessus, mon voisin est bété. On s’entend bien mais on ne parle pas de politique. Je n’ai pas envie de me disputer. »
Les associations, et leurs fêtes, naviguent dans les mêmes ambiguïtés. « Récemment, il y a eu une fête avec seulement des Bétés. J’étais invitée mais je n’y suis pas allée, j’avais trop peur de me faire lyncher ! » , raconte Oumou Kouyaté, Dioula qui a créé en août 2000 le Collectif des Ivoiriens de France pour la démocratie (CIFD) et prône la réconciliation nationale. Toutes marquées politiquement, les 756 associations ivoiriennes de France ? Certainement pas. Mais ethniquement, forcément, puisqu’elles servent d’abord à lever des fonds pour soutenir un même village ou un même territoire. « Nous avons toujours accueilli des soirées ivoiriennes du nord ou du sud, raconte Philippe Courois, gérant depuis quinze ans d’Eurosite, un complexe de salles polyvalentes à La Plaine-Saint-Denis (93). La différence n’est pas ethnique, elle est culturelle. Les Ivoiriens du Nord sont musulmans, ne boivent pas d’alcool et écoutent des musiques traditionnelles, alors que ceux du Sud sont plus occidentalisés et préfèrent des compositions plus contemporaines. Plus urbaines. »
Crise ou pas, Eurosite programme ces soirées « antagonistes » dans des salles adjacentes. Gadji Celi, chanteur bété, entonne son coupé-décalé à côté de Tika Dja Fakoli et d’Alpha Blondy, chanteurs dioulas. Ils ne se mélangent pas mais ne s’agressent pas. Pour l’instant. Car certains leaders et représentants de partis seraient bien tentés de prospérer sur les clivages. Oumou Kouyaté par exemple, à la tête du CIFD. De même que Brigitte Kuyo, représentante du FPI-France (Front populaire ivoirien, le parti de Laurent Gbagbo), qui note : « Les associations s’organisent toutes autour des fractures politiques. Elles n’ont aucune relation entre elles, de même que nous n’avons aucune relation avec les leaders d’opposition. » Gogoua Gnizako, représentant du RDR-France, le parti d’Alassan Ouattara, lui, tempère : « Brigitte Kuyo est ma nièce par alliance ! Même si on ne se positionne pas de la même manière, on se rencontre en famille. »
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encore un article caricaturale d'un journal français qui est loin d'être en odeur de sainteté.
Le président de l'assemblée nationale ivoirienne vient du Nord,il me semble(Mamadou Koulibaly)
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tout nèg a nèg

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nèg nwè pa lè wè nèg klè
nèg nwè ké wéy klè
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mè nèg klè ké wéy klè a toujou nèg

sa ki fèt pou nèg vin' blang?
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mandé to fanm...!
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Pakira
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MessagePosté le: Jeu 28 Juil 2005 02:00    Sujet du message: Répondre en citant

Voici la liste des assaillants

L'Inter - 7/27/2005 12:14:31 AM

L’information a été donnée hier mardi 26 juillet en début d’après-midi à son cabinet, par le commissaire du gouvernement, le capitaine de corvette, Ange Kessi Kouamé. Ils sont Burkinabé, Malien, Guinéen et Ivoirien de nationalité. Parmi eux, se trouve le Mdl chef Coulibaly Mamadou, Ivoirien, en poste à la gendarmerie d’Agboville. C’est en tout une quarantaine d’individus qui ont été appréhendés dont 20 à 30 à Rubino et Agboville et une douzaine dans la région de Dimbokro, Yamoussoukro et Toumodi. Leur façon d’opérer, selon Ange Kessi, fait penser aux personnes ayant perpétré les attaques de Duékoué (Guitrozon et Petit Duékoué). Ils égorgent, incendient, libèrent les prisonniers et violent les femmes. Les preuves sont bien là. “ Ils ont mis le feu à l’infirmerie d’Agboville, des personnes ont été égorgées, avant d’ajouter qu’une jeune fille a été violée ”. Ange Kessi a précisé que les agresseurs, après leur sale besogne, ont sectionné les jambes de la jeune fille. Pour l’heure, dira le procureur militaire, “ il reste à identifier les commanditaires de l’attaque, car les assaillants refusent de se prononcer là-dessus ”. Le commissaire du gouvernement a déclaré que pour nécessité d’enquête , il n’ose pas en dire plus. “ Quelles sont les moyens de déplacement qu’ont utilisé les assaillants, qui sont les commanditaires ? Nous n’en avons aucune idée ”. Par ailleurs, le commissaire du gouvernement a apporté un démenti à la rumeur faisant état de ce qu’un blanc serait parmi les prisonniers. Selon lui, il n’en est rien. Le Tribunal militaire a les compétences de se saisir du dossier pour la simple raison qu’est mis en cause le Mdl chef Coulibaly Mamadou dans les attaques. Assassinat, meurtre, coups et blessures volontaires, incendie volontaire, atteinte à l’ordre public, attentat à la sûreté de l’Etat et association de malfaiteurs sont les chefs d’accusation qui sont retenus contre les assaillants appréhendés. Ils risquent, en effet la prison à vie. Toutefois, il a révélé qu’il revendiquera le dossier de la juridiction de Daloa, s’il y a une conformité entre les tueries de Duekoué (Guitrozon et petit Duekoué) et l’attaque d’Agboville. Pour l’heure, avant de répondre de leurs actes devant les juridictions pénales militaires, ces détenus, selon le procureur militaire, sont bien traités. Pour preuve, 4 blessés sur les lieux du combat bénéficient en ce moment de soins intensifs à l’Hôpital militaire.
Liste des premiers assaillants transférés

1- Le Mdl Chef Coulibaly Mamadou (Ivoirien) 2- Mamadou Tamboura ( Malien) 3- Koné Soumaïla (Ivoirien) 4- Coulibaly (Ivoirien) 5- Touré Adama(Ivoirien) 6- Cissé Ibrahima (Ivoirein) 7- Diallo Moussa (Guinéen) 8- Siaka Koné (Malien) 9- Sangaré Siriki (Ivoirien) 10- Diaby Mahamed (Ivoirien) 11- Ballo Souleymane(Malien) 12- Ouedraogo Seydou (Burkinabé) 13- Toué Guy (Burkinabé) 14- Ouattara Hamed (Ivoirien) 15- Aladji Kaboré Abdoulaye (Burkinabé)



http://news.abidjan.net/h/140023.html
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ki nèg nwè ki nèg klè
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sa ki fèt pou nèg vin' blang?
blang té gen chivé pli long?
pou senblé yé nou trapé chivé plat kon fil mang!!!
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mè pou kisa blang lé vin' nwè?
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Nénuphar
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MessagePosté le: Sam 30 Juil 2005 19:27    Sujet du message: Répondre en citant

Y'a des claques qui se perdent! Mad
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GrandKrao
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MessagePosté le: Sam 30 Juil 2005 19:49    Sujet du message: Juste une Question! Répondre en citant

Pakira a écrit:

......et Ivoirien de nationalité......

Juste une question! cette précision("de nationalité") est elle nécessaire!?
Je demande ce que vous en pensez, que le grionaute n'y voit rien de méchant en son encontre! je sais qu'il n'a fait que rapporter ces infos!
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Pakira
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MessagePosté le: Lun 01 Aoû 2005 15:26    Sujet du message: Répondre en citant

Voici le schéma de la guerre que la France prépare

Le Courrier d'Abidjan - 7/31/2005 7:26:54 PM

Stratégie – En Côte d’Ivoire, Paris veut mener une guerre de haute intensité, en utilisant «l’armée de l’ombre» (rebelles et «services spéciaux») et «la part de lumière» (ONUCI et Licorne). Détails.

Par Théophile Kouamouo

Dimanche, une attaque menée par des rebelles du MPCI de Guillaume Soro est lancée sur Anyama, à la lisière d’Abidjan. Elle échoue. Dans leur fuite, les rebelles s’attaquent à Agboville et Azaguié. Dans la foulée, deux militaires français installés à l’ambassade de France (qui sont donc en dehors du dispositif officiel de Licorne) sont arrêtés, avec des plans stratégiques et des munitions. Le même dimanche, les «honorables correspondants» des services secrets français font le tour des rédactions d’Abidjan et appellent à Paris pour «vendre» la thèse éculée et évoquée à chaque tentative de déstabilisation de la Côte d’Ivoire : Gbagbo a organisé un «auto coup d’Etat», ses milices et ses militaires s’entretuent pour son bon plaisir, et pour remettre en cause le processus de paix. Durant plusieurs semaines, les journaux proches de la rébellion, qui savaient que leur camp préparait quelque chose, avaient préparé le terrain sur le même thème invraisemblable mais qui convainc toujours ceux qui sont déjà convaincus.
Ces faits sont reliés par un fil rouge. Ils représentent les trois facettes principales de la guerre multidimensionnelle contre la Côte d’Ivoire qui est en cours et atteindra sa vitesse de croisière dans les jours (ou les semaines) qui viennent : l’action psychologique ; la guérilla rebelle ; l’appui des Forces spéciales françaises à cette guérilla.

1 - L’action psychologique, avant toute autre chose

«Les pratiques hétérodoxes de la guerre secrète refusent le combat ouvert au profit de stratégies indirectes – des guerres du faible au fort –, pour parvenir à la victoire au moindre coût : usage de la ruse en lieu et place de la force, priorité aux subterfuges. Car l’objectif est avant tout d’infléchir la volonté de l’ennemi. Le renseignement, qui n’est qu’une des composantes de cet ensemble de pratiques et techniques, est l’ingrédient naturel de la manipulation. Il ne s’avère efficace que prolongé par l’action : opérations spéciales, déstabilisation ou induction en erreur, et implantation dans l’esprit du commandement adverse de fausses idées sur les forces dont il dispose et sur l’utilisation qu’il envisage d’en faire. C’est le rôle des ruses de guerre et de l’intoxication», écrit Gilbert Bloch, un expert français. On l’aura compris, la vérité est la première victime de la guerre. Il faut mentir pour prendre de l’avance sur son adversaire, notamment quand notre cause est inavouable et que nous attaquons plutôt que de nous défendre. La Françafrique et la rébellion s’en donnent à cœur joie. Il s’agit de frapper au cœur de l’ennemi sans en assumer les conséquences morales et politiques. D’où la fameuse théorie du «les victimes sont dans le camp de Gbagbo mais c’est lui qui les tue.» Le champ d’expérimentation de cette théorie est l’attaque de Petit Duékoué et de Guitrozon. Aux premiers jours, l’évidence est telle que même la presse pro-rebelle admet que ce sont les Dozos qui ont perpétré l’attaque, essayant seulement de justifier les massacres par la «haine» qui serait véhiculée par les élus FPI. Mais, très vite, la nébuleuse change de tactique. Le Front, journal du numéro deux de la rébellion, Louis-André Dakoury-Tabley, traditionnellement informé par les barbouzes burkinabè et français, ouvre les hostilités en publiant un prétendu rapport de l’ONUCI (dont l’invraisemblance saute aux yeux) attribuant les massacres à des mystérieux miliciens libériens. RFI, qui ne recule devant rien, véhicule la rumeur. La Croix et Libération font pareil. La Commission nationale de la communication audiovisuelle (CNCA), forte des dénégations officielles de l’ONUCI et du Haut-commissaire de l’ONU aux Droits de l’homme, Louise Arbour, que RFI n’a pas daigné diffuser en dépit de la plus élémentaire règle de déontologie, suspend la diffusion de la radio en Côte d’Ivoire. Si la «radio du monde» veut de nouveau diffuser à Abidjan, elle doit, entre autres choses, diffuser les versions officielles de l’ONU. Refus catégorique ! En effet, ce faux rapport est le fondement d’une rhétorique de guerre, et elle ne saurait être amoindrie ni édulcorée. La cible principale de la propagande (les opinions française et africaine) ne doit pas douter ! Sur les attaques d’Anyama et d’Agboville, la théorie du «c’est Gbagbo qui tue» se met déjà en place, notamment à travers les déclarations irresponsables du général Fall («il n’y a pas de trace de combats à Agboville»). L’appel de Yao Yao à ses «frères d’armes», authentifié par le quotidien français Libération, leur demandant de «refuser les ordres injustes» et prétendant que se préparent «des planifications macabres et pour des buts inavoués», accrédite la thèse d’officiers proches de Gbagbo, qui las de tuer leurs ennemis («escadrons de la mort») mettent en scène la mort de leurs amis. Le «faux scoop» de l’armée française sur «les clichés des incidents au nord d’Abidjan remis à l’ONUCI» et les propos malsains de Michèle Alliot-Marie affirmant qu’il «y a des choses qui nous ont un peu surpris» dans les circonstances de ces attaques sont du même acabit.
Il s’agit également de «créer une ambiance» montrant que le climat est tellement explosif qu’un chaos généralisé guette – l’objectif étant de brouiller assez les pistes pour être évasif sur les «fauteurs de troubles» et présenter les troubles eux-mêmes comme «naturels», à défaut d’être «créés par Gbagbo». Les déclarations hystériques du G7, l’activisme excessif de sa jeunesse qui n’hésite plus à user de la violence dans la zone gouvernementale, et même les réactions incontrôlées des jeunes patriotes (qui jouent, dans le cas d’espèce, contre leur camp) participent de la création de «l’ambiance».
Il est impérieux, pour les spécialistes de la manipulation franco-rebelle, de décrire le camp gouvernemental comme traversé par de telles tensions qu’une explosion à Abidjan ne peut être qu’un «règlement de comptes» (comme le 19 septembre 2002 qui était censé être le fruit de la rivalité Boga-Lida). C’est ainsi qu’on opposera FDS et «milices», «officiers francophiles» et «gradés à la solde de Gbagbo». Les «révélations» de Libération (très en pointe dans l’implémentation de la stratégie des barbouzes françaises) de samedi dernier, décrivant un Jules Yao Yao, ex-porte parole de l’armée (présenté comme «l’homme qui dit non» tel Charles de Gaulle) «très populaire dans l’opinion», participent de cette logique. Le régime Gbagbo doit être décrit, au moment «M», comme isolé, lâché par tous les partis et par l’armée, et jouant son va-tout avec des milices ethniques et un dernier carré de soldats «bétés».

2 – Après les répétitions, l’attaque massive

Petit-Duékoué, Guitrozon, Anyama et Agboville ne sont que des répétitions, comme janvier 2001 a été une répétition de septembre 2002. Les assauts rebelles seront de plus en plus rapprochés et massifs à l’avenir (s’ils ne sont pas étouffés dans l’œuf). Ils s’appuieront sur des sortes de «cellules focales» en zone gouvernementale, où se trouvent des caches d’armes et des forces mercenaires «dormantes». Une configuration qui a été rendue possible par le dogme de la fluidité routière et ferroviaire en pleine guerre, mais également par l’incompétence et la rapacité de nombreuses patrouilles policières loyalistes, qui ont persisté dans un laxisme tel que les armes sont une fois de plus descendues dans la zone gouvernementale. Les assauts rebelles prendront des formes diverses, toutes aussi terroristes les unes que les autres, et qui pourront se superposer les unes aux autres pour accroître le sentiment de panique et d’insécurité. Attaques de postes militaires, de villages, de quartiers d’Abidjan, d’autorités de la République… Objectif ? Harceler au maximum les FDS en comptant sur l’appui des prisonniers et des populations communément appelées «dioulas» pour créer une situation insurrectionnelle. Tel est l’objectif assigné au bloc rebelle. Personne, à Paris ou à Ouaga, n’imagine que les rebelles peuvent prendre une ville et la garder. L’opération «Dignité» a même montré qu’ils ne tenaient leurs bases du Nord que grâce à l’interposition française.
Les rebelles peuvent servir à créer un contexte de guerre civile, avec des déportations et la terreur, des groupes de jeunes du G7 (parmi lesquels se trouveront des combattants descendus dans le Sud pour les besoins de la cause) qui affrontent les jeunes patriotes, des incendies, des destructions et des charniers. Ce contexte donnera l’occasion à l’ONUCI et surtout à la Licorne d’intervenir directement dans le conflit pour lui donner la forme souhaitée.

3 – Les forces impartiales interviennent pour «empêcher les massacres»

Contrairement à novembre 2004, la France a un «habillage» juridique fin prêt pour pouvoir s’ingérer dans le conflit ivoirien dès que les rebelles auront allumé la mèche de la guerre civile. Il s’agit de la résolution 1609 du Conseil de sécurité des Nations unies. Notamment en son point 12. «Le Conseil de sécurité (…) autorise les forces françaises, à compter de la date de l’adoption de la présente résolution, à user de tous les moyens nécessaires pour soutenir l’ONUCI, conformément à l’accord conclu entre l’ONUCI et les autorités françaises, et, en particulier, à : contribuer à la sécurité générale de la zone d’activité des forces internationales ; intervenir, à la demande de l’ONUCI, pour soutenir des éléments de cette dernière dont la sécurité serait menacée ; intervenir, en consultation avec l’ONUCI, en cas d’éventuelles actions belligérantes, si les conditions de sécurité l’exigent, en dehors des zones de déploiement de l’ONUCI ; aider à protéger les civils dans les zones de déploiement de ses unités ; contribuer à la surveillance de l’embargo sur les armes établi par la résolution 1572 (2004) conformément aux paragraphes 2 et 3 de la résolution 1584 (2005).» Dès qu’il y a conflit, la France peut donc intervenir partout en Côte d’Ivoire en usant de «tous les moyens nécessaires». En fonction des fables qu’elles vont inventer durant leur prochaine guerre contre la Côte d’Ivoire, les forces françaises pourront donc aller jusqu’à mitrailler, une nouvelle fois, le palais présidentiel. C’est pour pouvoir faire n’importe quoi au nom de la «sécurité» et de la «protection des civils» que la machine à manipuler hexagonale brouille les pistes et affirme n’importe quoi sur la crise ivoirienne, avec une constante : discréditer en permanence les FDS. Lors de la prochaine attaque, les «forces impartiales» pourront aller patrouiller dans les zones concernées pour, officiellement, vérifier la «réalité» des affrontements (puisque les FDS sont, semble-t-il, bonnes comédiennes), et soutenir officieusement les rebelles. Elles pourront arguer des «exactions» et «massacres» de loyalistes pour «sécuriser» (en réalité, occuper) des villes dans le Sud. L’objectif étant d’être les seules à faire la pluie et le beau temps dans le Nord et dans le Sud de la Côte d’Ivoire, dans le cadre de la stratégie du commanditaire.

4 – Les forces «spéciales» françaises entrent en action

Le haut commandement de Licorne et l’état-major particulier de Jacques Chirac le savent : les rebelles sont proprement incompétents à vaincre militairement l’Etat de Côte d’Ivoire. Pour cette raison, ils comptent profiter du chaos qu’ils préparent minutieusement pour faire intervenir directement leurs «forces spéciales», dans le cadre d’une guerre secrète forcenée. Les deux militaires français arrêtés à Anyama (qui travaillent sous le couvert de l’ambassade de France) quelques minutes après le début de l’attaque du commissariat et de la gendarmerie sont assurément des membres de ces forces spéciales. Ils ont servi d’instructeurs aux rebelles qui devaient entrer en action, et rentraient informer leurs autorités quand ils ont été pris la main dans le sac.
Les forces spéciales françaises seront bientôt en première ligne pour «mettre le feu». D’abord à travers l’action psychologique. Quand les choses vont s’embraser, il ne sera pas surprenant de voir des soldats blancs entrer dans les villes et les villages convaincre les populations de ce que le régime Gbagbo est fini et qu’il est nécessaire de retourner leurs vestes.
Il y aura également des renforts en armes et en hommes devant travailler en «back-office», derrière les rebelles. Ils circuleront de moins en moins en voitures banalisées, tenant compte de la «jurisprudence» d’il y a dix jours à Anyama. Ils pourront être hélitreuillés ou parachutés dans les lieux cibles. Mais il y a également des membres de ces «forces spéciales» au sein des contingents de Licorne. Prétextant être en insécurité dans le Sud, l’armée française a littéralement envahi le Nord, notamment une ville comme Korhogo, où selon des témoignages, le nombre de soldats hexagonaux a pris des proportions sidérantes. Korhogo est en effet un lieu stratégique, non pas pour le contrôle de l’embargo, mais pour le ravitaillement massif des rebelles en armes lourdes et légères et pour la connexion permanente avec la base arrière burkinabè. Bien entendu, les «Forces spéciales» sont déjà à l’œuvre dans le Nord et l’Ouest pour encadrer et former non pas le gros de la rébellion, mais quelques commandos récemment formés dans les meilleurs camps militaires du Burkina Faso. En Côte d’Ivoire, la France prépare une «guerre en escaliers». C’est, quelque part, sa fragilité. Il suffit qu’un des escaliers s’affaisse pour que l’édifice s’écroule.


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nèg nwè pa lè wè nèg klè
nèg nwè ké wéy klè
senti i sa roune nèg klè
mè nèg klè ké wéy klè a toujou nèg

sa ki fèt pou nèg vin' blang?
blang té gen chivé pli long?
pou senblé yé nou trapé chivé plat kon fil mang!!!
mandé to fanm...!
mè pou kisa blang lé vin' nwè?
ha... savé ki avan vin' blan yé té ja nèg!

a nou mèm ké nou mèm dépi nânni nânnan...
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Pakira
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MessagePosté le: Mar 02 Aoû 2005 17:31    Sujet du message: Répondre en citant

La Licorne prépare un vaste complot contre la Côte d`Ivoire

Les Echos du Matin - 8/1/2005 11:03:06 PM

Les Forces impartiales, dans la crise ivoirienne, ne sont plus du tout impartiales. Elles se révèlent comme les actrices les plus dangereuses pour la paix et leur collusion avec la rébellion apparaît de plus en plus.


Une information diffusée par Rfi et reprise sur les chaînes de radio étrangères affirme que la force Licorne a livré au conseil de sécurité de l'Onu un ensemble de prises de vue sur les récentes attaques d'Anyama et d'Agboville. Ces photos ont été, selon nos sources, prises par satellite et veulent montrer que ces événements ne sont qu'une auto attaque préparée et exécutée par les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire. Un autre complot ourdi par la France et qui coïncide avec une certaine enquête diligentée, dit-on, pour prouver que la partie gouvernementale viole l'embargo sur les armes en se faisant livrer du matériel par l'Etat d'Israël.
Des sources proches des FDS nous assurent avec le plus grand calme qu'elles attendent qu'on leur brandisse ces fameuses photographies. La France a-t-elle le droit de prendre des photographies par satellite de la Côte d'Ivoire ? Surtout en cette période ? Cela s'appelle tout simplement de l'espionnage. Mais au delà de cet aveu, pourquoi n'est-elle donc pas intervenue rapidement, puisqu'elle disposait des éléments qui montraient bien que des individus s'apprêtaient à violer l'embargo ? Cette tâche fait pourtant partie des attributions des forces impartiales. La Licorne qui a tout vu par satellite et qui a eu le temps de faire des photos n'a pas prévenu les FDS, et n'est pas intervenu pour empêcher l'attaque. Ce qui rend peu crédible la thèse des prises de vue. D'autant plus que si réellement les Français avaient acquis la certitude que les attaques étaient préparées par les Fanci, il n'y a guère de doute qu'ils se seraient précipités pour intervenir. Comme elle sait si bien le faire quand il s'agit de protéger ou de voler au secours des rebelles. Ce qui n'a pas été le cas. On se demande encore pourquoi c'est la force Licorne qui se permet de déposer de tels documents au conseil de sécurité, alors qu'elle est censée dépendre de l'Onuci à qui elle aurait dû remettre les images. Quitte à la force onusienne de saisir, après analyse, le conseil de sécurité. En réalité, cette autre intox publiée comme d'habitude par Rfi ne vise qu'un unique et seul objectif : monter une autre cabale contre le pouvoir ivoirien pour l'affaiblir un peu plus et donner aux rebelles un bon prétexte pour retarder le désarmement. Les Ivoiriens qui ne sont pas dupes attendent de pied ferme la suite de cette affaire qui sent à plein nez l'entourloupe.

Isidore Allah
sroboisal@yahoo.fr


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MessagePosté le: Mar 02 Aoû 2005 17:51    Sujet du message: Répondre en citant

Déstabilisation de la Côte d’Ivoire - Un Licorne révèle un plan de Chirac

Le Temps - 7/29/2005 12:42:07 AM

Dans cette adresse, un soldat Licorne interpelle et exhorte les autorités ivoiriennes à éviter le piège de Chirac.

Dans mes précédents courriers, je vous informais des affectations recommandées des gendarmes des brigades établies sur toute l'étendue du territoire. L'objectif visé est de positionner certains éléments des FDS proches du G7 et du bloc rebelle en vue de faciliter la prise des villes sous contrôle gouvernemental par la rébellion. C'est après qu'en observation, j'avais suggéré la pure et simple annulation de ces mouvements datant du 8 juillet 2005. Mes cris de cœur sont restés lettre morte jusqu'à ce jour. Je vous assure qu'il suffira que cette frange de soldats prenne effectivement service pour que les objectifs visés par le bloc rebelle soient atteints. Cela a été l'axe central de notre rencontre qui a eu pour cadre la Coopération française, le 26 juillet 2005 de 10 heures à 13 heures. Je vous le répète encore une fois que je n'ai aucun intérêt à voir la Côte d'Ivoire brûler ou encore moins qu'elle n'existe. Les différentes réactions impliquent les affinités et intimités que j'entretiens avec certains amis Ivoiriens. Autrement dit, les missions assignées à la Licorne dont je fais partie, sont de renverser par tous les moyens le régime actuel au pouvoir au profit d'un nouvel ordre politique. Vous auriez dû éviter l'attaque meurtrière des vendredi et samedi derniers dans la mesure où vous en avez été prévenus. C'est malheureux que cela puisse arriver. Ce qui suppose qu'aucune importance n'est accordée aux rapports que je vous adresse. Je vous rappelle ici quelques noms de vos soldats qui ont pesé de tout leur poids dans la conduite des attaques d'Anyama, Agboville et autres. Il s'agit de :
-MDL chef Coulibaly Dalan ;
-MDL chef Traoré Kolo ;
-Adjt Tingué Amani
Dans le même temps, il était prévu l'attaque de la ville d'Akoupé dont la prise devrait être facilitée par le commissaire de police de la ville et l'adjudant Diabagaté Mama, commandant de brigade. Au niveau de la gendarmerie du Port, l'Adjudant Bandaman Kébé déjà favorable à notre mouvement, est l'un des auteurs de l'attaque du 8 janvier 2001. Notre stratégie, en attaquant les banlieues, consiste à mobiliser massivement les éléments du FDS dans ces localités en vue de faciliter l'attaque d'Abidjan. Malheureusement, cette stratégie a échoué. Je vous préviens qu'au cours de la rencontre que nous avons eue avec le consul de la France, en présence de certains représentants du G7, il a été décidé d'un forcing avant l'arrivée des soldats sud-africains en Côte d'Ivoire ; La Licorne tient absolument à lancer une dernière offensive qui pourrait sonner la fin du régime au pouvoir. Pour la réussite de cette opération, un impressionnant arsenal militaire a été déployé par l'Etat français (DCA ; 12,7 mm ; des mirages déjà positionnés à Djibouti Gabon, au Burkina et au Mali). Soyez vigilants et prudents. Procédez au contrôle de tous les véhicules pour la recherche éventuelle d'explosifs dont un grand nombre se trouve déjà en possession de mercenaires européens et africains. Interdire la circulation de tous les véhicules aux vitres teintées. Dans cette dernière opération, quelques soldats français seront abattus par des éléments déguisés de la Licorne ainsi que certains Européens. Tout cela pour ternir le paysage politique de la Côte d'Ivoire. Dès lors, certains leaders des patriotes seront accusés et poursuivis devant le TPI. Il en sera de même pour le chef de l'Etat ivoirien. Ne procéder à aucune interpellation de certains membres du gouvernement qui tiennent des langages guerriers à l'endroit de l'exécutif. Car tout cela a été savamment préparé par Jacques Chirac dans le but de provoquer un embrasement total au cas où des interpellations avaient effectivement lieu. Soyez vigilants.
Merci
Fait par Dieu

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MessagePosté le: Mer 03 Aoû 2005 02:03    Sujet du message: Répondre en citant

N'ayons pas peur,soutenons nos frères contre les mauvaises actions venant d'ailleurs pour le bien de tous.
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Pakira
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MessagePosté le: Mer 03 Aoû 2005 15:25    Sujet du message: Répondre en citant

Ce que les émissaires de Mbeki ont dit au FPI et au G7

Le Courrier d'Abidjan - 8/2/2005 10:23:21 PM

Echec du désarmement. Le médiateur Thabo Mbeki a mandaté son cabinet, basé en Côte d’Ivoire, pour une rencontre au sommet avec les deux significatifs de l’échiquier politique ivoirien. Les rencontres ont eu lieu hier soir à leurs différents QG.

Si l’Union Africaine a décidé de plancher dès demain jeudi sur la crise ivoirienne, ce n’est pas le cas du médiateur Thabo Mbeki qui a déjà pris son bâton de pèlerin. Depuis hier, la représentation spéciale de la médiation basée à Abidjan, et conduite par SEM. Solomon Silumko Sokupa, qu’accompagnaient SEM. Lesaoana Makhanda, son conseiller spécial et Kwotso Matli, un expert détaché auprès de ce cabinet, est à pied d’œuvre. En fin d’après-midi, SEM. Sokupa et ses collaborateurs ont rendu visite respectivement au G7 et au FPI. Dans l’ensemble, le cabinet de la médiation est allé s’enquérir de la situation et demander, surtout, pourquoi le processus de désarmement - côté rebelle - n’a pas démarré à la date prévue et acceptée de tous à Pretoria II. Comme il fallait s’y attendre, le FPI – parti au pouvoir et parti du président Gbagbo – s’est senti plus à l’aise en abordant l’ordre du jour. En l’absence du président Affi, en mission d’explication à l’intérieur du pays, ses plus proches collaborateurs, ont fait savoir au cabinet de la médiation que le président Gbagbo a fait sa part de sacrifices. N’attendant du médiateur qu’il prenne ses responsabilités. Qu’ils ont, eux-mêmes, donné des mots d’ordre clairs aux députés issus de leur rang afin que la tâche du médiateur – dans le règlement de cette crise – soit des plus aisées. Raison pour laquelle, même si le président a agi par ordonnance, il ne s’est trouvé aucun député du FPI pour porter la contradiction à ses décisions. Ce, même si les lois ordonnancées ne cadrent pas véritablement avec la volonté d’une grande partie du peuple de Côte d’Ivoire. En retour, le FPI a prié le cabinet de la médiation d’adresser tous ses encouragements au médiateur, tout en lui demandant de recourir à des stratégies plus appropriées pour aller ici et maintenant au désarmement. La représentation spéciale de la médiation a dit avoir pris bonne note de la réunion et a promis transmettre dans les plus brefs délais les desiderata du Front Populaire Ivoirien (FPI). Mais, il est bien de noter qu’avant le FPI, c’est d’abord au G7, que représentait le PDCI, que la lourde la tâche est revenue d’ouvrir les débats. Qui ont été du reste conviviaux mais empreints de vérités. Aux collaborateurs du médiateur, le G7 par la voix du PDCI a dit ne pas être opposé aux textes récemment ordonnancés par le président Gbagbo. Seulement, ils y ont trouvé des inadéquations qu’ils appellent de tous leurs vœux à rectifier. Les émissaires de Mbeki ont alors réagi en faisant savoir à Djédjé Mady qu’à une rencontre la semaine dernière, ils lui avaient fait savoir que les inadéquations en question n’étaient que des détails. Toute chose qu’a relevé, il y a peu, le cabinet de juristes qui travaillent pour le compte de Thabo Mbeki dans le cadre de la médiation sur la crise ivoirienne. En clair, M. Sokupa a fait comprendre au président du directoire du G7, qu’il n’y a pas fondamentalement problème entre l’effort consenti par le président Gbagbo – qui est du reste conforme à l’esprit et à la lettre de la constitution ivoirienne – et l’esprit et la lettre des accords de Thswane. Sur la question du désarmement, M. Djédjé Mady a fait comprendre à ses visiteurs que le G7 n’y était pas opposé et qu’il appartenait aux rebelles de répondre à cette question. Réaction sèche du cabinet Mbeki ; «Soyons sérieux ! Quand les faits vous arrangent, vous êtes G7 avec les rebelles et quand cela ne vous arrange pas, vous vous désolidarisez de vos compagnons. Comment voulez-vous mettre fin à cette crise ?». Silence dans la salle de réunion. Avant de prendre congés de leurs hôtes, les émissaires de Thabo Mbeki ont laissé ce message à Djédjé Mady et à l’ensemble de ses collaborateurs ; «Donnez-nous la possibilité de régler par des moyens légaux cette crise. Le médiateur à un programme et une feuille de route avec des points et des dates précises. Faites en sorte de les respecter ou dites à vos pairs de respecter leurs engagements. Il faut donner la chance à un règlement pacifique, car votre pays souffre trop de cette crise. Evitons tous de donner au médiateur des moyens autres que pacifiques de régler cette crise. Dans tous les cas, nous tenons à vous faire savoir que le médiateur est en train de prendre des dispositions adéquates par rapport au désarmement. Et, il n’échouera pas».

William-Varlet ASIA


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Nénuphar
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MessagePosté le: Mer 03 Aoû 2005 18:21    Sujet du message: Répondre en citant

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Alpha
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MessagePosté le: Jeu 04 Aoû 2005 01:12    Sujet du message: Répondre en citant

Pakira, si tu n'enleves pas tes "bondooks" je vais abandonner ce site aussitot arrive (Oui. Oui. Je sais. Tu t'en fous). Franchement mon gars je trouve que tu nous culpabilises alors qu'on est les victimes: c'est une histoire de negres..."toujours paranos"...ou quoi? Tu pourrais pas remplacer ca par quelque chose de plus positif pour nous?
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Agnassa
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MessagePosté le: Jeu 04 Aoû 2005 01:26    Sujet du message: Répondre en citant

Alpha a écrit:
Pakira, si tu n'enleves pas tes "bondooks" je vais abandonner ce site aussitot arrive (Oui. Oui. Je sais. Tu t'en fous). Franchement mon gars je trouve que tu nous culpabilises alors qu'on est les victimes: c'est une histoire de negres..."toujours paranos"...ou quoi? Tu pourrais pas remplacer ca par quelque chose de plus positif pour nous?


AH NON MOI JE LES ADORE ILS SONT AUSSI PARANOS QUE MOI

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"Mais mon sang ne veut plus jouer les plaies du Christ
Chaque soir il couve sur son livre de bord
Le feu qui montera à l'assaut des tyrans. "
René Depestre


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MessagePosté le: Jeu 04 Aoû 2005 11:11    Sujet du message: Côte d’ivoire : La rébellion tient la paix en otage Répondre en citant

Côte d’ivoire : La rébellion tient la paix en otage
http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=29&code_art=7488

Les rebelles refusent le désarment. Soro et l’opposition souhaitent une transition sans Gbagbo. Le médiateur Mbeki et l’Union africaine placés devant leurs responsabilités.

Ainsi qu’annoncé mardi par sa Commission, l’Union africaine (UA) tient ce jeudi à Addis-Abéba, un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement des pays africains. Ce sommet devrait ouvrir les discussions sur la désignation des éventuels représentants de l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies. On s’attend aussi à ce qu’il s’étende sur la situation en Côte d’Ivoire où le processus de paix marque résolument le pas sur place. Plus les jours passent, moins l’organisation de l’élection présidentielle à l’échéance constitutionnelle du 30 octobre prochain devient possible. Les listes électorales qui devaient être affichées trois mois avant la date du scrutin, c’est-à-dire au plus tard le 31 juillet, ne l’ont toujours pas été, ce qui met le gouvernement juridiquement hors délais pour l’organisation de l’élection.
Plus grave encore, les conditions de normalité qui conditionnent la tenue du scrutin tardent toujours à se mettre en place. Il s’agit essentiellement de la réunification du pays qui ne se fera qu’après le désarmement de la rébellion. Or le processus de désarmement a connu un sérieux coup d’arrêt le week-end dernier. La rébellion dirigée par Guillaume Soro a refusé de procéder au pré - regroupement de ses hommes à désarmer. Elle exige pour aller au désarmement, que tous les ‘’préalables politiques’’ soient levés. La rébellion, sur la même longueur d’ondes, comme toujours, que l’opposition, conteste certaines dispositions des lois récemment prises par ordonnance par le président Laurent Gbagbo et qui ne seraient, selon elles, conformes, ni à la lettre ni à l’esprit de l’accord de Linas-Marcoussis.

Gbagbo a fait son travail
Les lois en question – sur la commission électorale indépendante, la commission nationale des droits de l'homme, la nationalité, la naturalisation, l'identification des personnes et le séjour des étrangers en Côte d'ivoire ainsi que le financement sur fonds publics des partis politiques – , avaient déjà été adoptées à l’Assemblée nationale et promulguées par le président ivoirien en début d’année. Mais, elles avaient déjà à l’époque été contestées par l’opposition et la rébellion. Aussi, à la demande du médiateur sud-africain Thabo Mbeki, le président Gbagbo a-t-il dû les amender par ordonnances, pour respecter les délais qui lui étaient impartis et surtout, éviter des blocages éventuels à l’Assemblée nationale.
La décision de Laurent Gbagbo d’amender de nouveau ces lois à la demande de l’opposition a été saluée par nombre d’observateurs qui y voyaient un grand pas devant ouvrir la voie au désarmement et par ricochet, à l’élection présidentielle du 30 octobre qui est censée mettre fin à la crise ivoirienne. La médiation sud-africaine n’est d’ailleurs pas loin de penser qu’il n’y a pas fondamentalement de problème entre l’effort consenti par le président Gbagbo et l’esprit et la lettre des accords de Marcoussis. Une façon de dire que l’opposition et la rébellion s’arrêtent à des détails, ce d’autant plus que Thabo Mbeki aurait donné, après avis de ses juristes, son accord à Laurent Gbagbo pour la prise des ordonnances aujourd’hui querellées. Pour le représentant spécial du médiateur sud-africain en Côte d’Ivoire, “ le Chef de l’Etat ivoirien a fait et bien fait sa part de devoir ”.

L’intransigeant Soro
En traînant parfois les pieds, Laurent Gbagbo est parvenu à faire ce qui lui était demandé pour faire avancer le processus de paix. Il a accepté de partager son pouvoir avec l’opposition et un Premier ministre qui n’est pas de ses amis, amnistié les rebelles pour les horreurs commises avant Marcoussis, accepté la présence des rebelles au gouvernement, fait voter des lois allant contre sa pensée, renoncé à organiser un référendum pour la révision de l’article 35 de la constitution, accepté la candidature d’Alassane Outtara à la présidence de la République et amendé des lois déjà promulguées par lui. “ Que peut-on encore demander à Gbagbo aujourd’hui pour la paix, à part lui exiger de démissionner pour offrir le pouvoir à ses adversaires sur un plateau en or ? ”, se demande-t-on au Front patriotique ivoirien (Fpi), le parti présidentiel.
C’est dire que la balle est désormais du camp de la rébellion. Or Guillaume Soro, son chef qui continue à snober les réunions du conseil des ministres, au mépris des accords de paix signés, ne semble pas pressé de faire l’essentiel qu’on attend de lui : aller au désarmement. A chaque fois qu’on attend le lancement du désarmement, Guillaume Soro trouve un prétexte pour se dérober. C’était le cas déjà le 8 mars 2004, puis le 15 octobre 2004. Le 31 juillet 2005 s’apparente ainsi à la répétition de l’histoire qui semble confirmer une volonté ferme de ne pas désarmer. Une volonté que Guillaume Soro affiche aussi par les actes qu’il pose. N’a-t-il pas récemment procédé à la remise de nouveaux gallons aux hommes de sa rébellion qui devraient pourtant être bientôt démobilisés ? Pire, selon le quotidien français, Le Parisien, le 11 juillet , soit à deux semaines du début du désarmement, la rébellion ivoirienne a reçu une livraison d’armes convoyées depuis le Burkina-Faso voisin, au mépris de l’embargo de l’Onu. Pour quoi faire ?

Transition
Nombre de rebelles estiment avoir tout à perdre dans le désarmement. Non seulement ils ne seront pas réintégrés dans l’armée nationale à un grade élevé ainsi qu’ils l’auraient souhaité, mais en plus ils diront adieu aux privilèges exorbitants qu’ils se sont octroyés, dont les trafics en tout genre et le racket des commerçants et des populations. Selon le site internet mpci.info, un camion qui quitte le Mali ou le Burkina-Faso aujourd’hui pour la Côte d’Ivoire, doit dépenser 700 000 francs cfa en pots-de-vin, pour traverser la zone rebelle. Autant de choses qui ont fait de certains rebelles des Ivoiriens très riches qui investissent abondamment dans des pays voisins. “ Si vous acceptez le désarmement dans ces conditions, sachez que parmi nous, chacun a au moins trois kalachnikovs chez lui. On pourra certes déposer une arme, mais le jour où il y aura une attaque, préparez- vous à assurer votre propre défense ”, a récemment dit un membre de la rébellion à Guillaume Soro.
Au-delà des états d’âme de sa troupe, Guillaume Soro ne semble pas lui-même très emballé par la perspective du désarmement. C’est ainsi qu’il peut déclarer à la presse : “ nous ne déposerons pas nos armes avant les élections. Jusqu’à l’élection d’un Président légitime, notre capacité de défense et d’offensive restera intacte ”. Ce faisant, le leader de la rébellion n’ignore pas qu’il hypothèque l’élection présidentielle du 30 octobre 2005. L’opposition et la rébellion estiment qu’il y aura un vide constitutionnel en Côte d’Ivoire s’il n’y a pas d’élection à cette date-là, et sont favorables à l’organisation d’une transition, de préférence sans Laurent Gbagbo. Ce qui serait considéré comme un putsch par le Fpi qui rappelle d’ailleurs que le 19 septembre 2002 c’était un coup d’Etat manqué qui s’est transformé en rébellion. Pour les membres du Fpi, les rebelles n’ont pas renoncé à leur objectif initial : renverser Gbagbo par tous les moyens.

Que va faire Mbeki ?
Jusqu’ici, la communauté internationale s’est montrée clémente, pour ne pas dire complaisante vis-à-vis de la rébellion. La nouvelle évolution de la situation en Côte-d’Ivoire place Thabo Mbeki et l’Union africaine clairement devant leurs responsabilités. Ils ne peuvent pas continuer à penser que l’élection présidentielle pourra avoir lieu le 30 octobre prochain. Ils doivent trouver une autre alternative. Ils savent aussi de quel côté frapper pour faire avancer le processus de paix.
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MessagePosté le: Jeu 04 Aoû 2005 16:45    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.fratmat.net/content/detail.php?cid=zP1sArdilO7

•Les vérités de l’ambassadeur d’Afrique du Sud:
“LE PRÉSIDENT GBAGBO A FAIT CE QUI LUI A ÉTÉ DEMANDÉ”
DÉSARMEMENT
Le 28 juillet, Chief G.D. Gwadiso, l'Ambassadeur de l'Afrique du Sud, nous accordait cet entretien. Depuis, nous avons été rattrapés par l'actualité...




Photo: N'Cho Jean
Chief G.D. Gwadiso(Ambassadeur de l'Afrique du Sud)


Excellence Monsieur l'Ambassadeur, votre pays assure la médiation dans la crise qui secoue la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002. Sous la houlette du Président Mbeki, des accords ont été signés et évalués qui donnaient de l'espoir aux Ivoiriens, et le week-end du 23 au 24 juillet, des assaillants ont encore fait couler du sang, comment vous sentez-vous après ce qui s'est passé récemment à Ayama et à Agboville ?

Merci pour l'opportunité que vous m'offrez pour vous dire que je me considère comme un Ivoirien parce que je suis un Africain, surtout parce que je suis sur le terrain, dans le cadre de cette médiation, pour essayer, avec mes sœurs et frères Ivoiriens, de tenir notre engagement, c'est-à-dire sortir de cette crise sans trop durer.
Mais avant de répondre à votre question, je vais rappeler ce que le Président MBeki a dit une fois. J'espère que les Ivoiriens ne vont jamais oublier ce qu'il a dit à l'Assemblée nationale lors de son séjour en Côte d'Ivoire. Il a dit ceci : "Nous ne sommes pas ici en Côte d'Ivoire parce que nous voulons être les feux de rampe de la presse. Nous sommes venus en Côte d'Ivoire, parce que nous sommes Africains. Et, quand la Côte d'Ivoire saigne, nous aussi nous saignons parce que nous sommes Africains. Quand la Côte d'Ivoire pleure, nous aussi nous pleurons parce que nous sommes Africains. Quand la Côte d'Ivoire souffre, nous aussi nous souffrons parce que nous sommes Africains. Et pour conclure, il a dit : "Je ne vais jamais abandonner le peuple de Côte d'Ivoire". C'est porté par cette promesse que nous menons toutes nos actions.
C'est vrai que le programme qui doit nous conduire à la paix et aux élections se passe avec quelques heurts. Et pour notre plus grand malheur, nous avons vécu ces évènements inutiles, sans fondements et sans raison. Et donc juste après avoir été informés de ces évènements, la question qui m'est venue à l'esprit c'est : quel est le but de ces individus ? Quel est le but que recherchent ces hommes qui ont agit de cette manière ? Sont-ils en train d'agir afin de mettre à mal le processus de paix ? Sont-ce des personnes qui ne veulent pas que la Côte d'Ivoire retrouve la paix ? Voilà les questions que nous nous posons.
Naturellement, nous ne sommes pas contents de ce qui se passe. Mais nous sommes déterminés à aller de l'avant. Quel que soit ce que cela va nous coûter, nous sommes déterminés à aller de l'avant. Peut-être que les gens ne savent pas que nous dépensons notre propre argent dans cette médiation, que nous ne sommes pas là pour nous amuser. Voilà nos sentiments.


A la fois de la déception, de l'énervement mais surtout la volonté d'aller jusqu'au bout...


- Ce qui joue en notre faveur, nous, en tant que Sud-africains, c'est que ce n'est pas notre première expérience dans ce domaine. Nous sommes engagés au Burundi. Notre premier Président, le Président Mandela, a pris la suite du Président Julius Nyerere. Nous sommes heureux de le dire aujourd'hui : malgré le temps que cela nous a pris, nous avons pu amener les Burundais à organiser des élections libres et démocratiques. Je puis vous dire que les choses ne se sont pas passées sans problème. Cela ne s'est pas passé comme une lettre qu'on met à la poste. Il y avait des soubresauts comme ceux que nous venons de vivre en Côte d'Ivoire. Mais nous n'avons pas fait nos valises pour abandonner ce pays. Si nous le faisons, à qui allons-nous confier la place que nous laissons ?



Peut-être à la France...

- En fait, c'est l'Union africaine qui a décidé de prendre toutes les dispositions pour résoudre les problèmes africains. Et, c'est dans ce cadre que le Président MBeki a été choisi pour diriger la médiation en Côte d'Ivoire. Aussi longtemps que le mandat de l'Union africaine qui a été confié au Président MBeki sera en vigueur, nous continuerons notre mission, sans relâche. C'est vrai que nous sommes déçus de ce qui vient de se passer, parce que nous étions convaincus que toutes les parties avaient bien compris la nécessité d'aller à la paix. Mais abandonner, c'est hors de question.
Comme nous vous le disions plus haut, nous sommes aussi engagés en République démocratique du Congo. Nous allons de déception en déception aussi parfois, nous vivons des évènements comme ceux que nous venons de vivre en Côte d'Ivoire, mais ce n'est pas pour autant que nous allons abandonner. Nous continuerons jusqu'au bout. Et si je me base sur les rapports que me font mes collègues qui sont là-bas, la situation en République démocratique du Congo est plus compliquée que ce que nous vivons en Côte d'Ivoire. Je pense que nous ne pourrons faire confiance à d'autres que nous, Africains, en ce qui concerne les problèmes et les affaires de notre continent. Si nous échouons en tant qu'Africains, cela sera de notre responsabilité.



Selon vous Excellence, avec toutes les ramifications et les intérêts croisés et décroisés qui font du problème ivoirien un véritable nœud gordien, qui est contre la paix en Côte d'Ivoire?

Vous avez raison de dire qu'il y a beaucoup d'intérêts en jeu en Côte d'Ivoire, mais dans l'état actuel des informations, je n'ai pas de preuve que tel ou tel groupe est en train de déstabiliser la Côte d'Ivoire, mis à part les allégations qui nous parviennent. Il est un fait que nous ne pouvons nier parce qu'il est clairement établi que la France fait partie des entités qui ont des intérêts très actifs en Côte d'Ivoire, assurément dû aux relations historiques avec la Côte d'Ivoire, mais cela ne m'autorise pas à dire que c'est la France qui en train de formater des coups pour déstabiliser la Côte d'Ivoire.
Autre fait établi : parmi le peuple ivoirien, il y a une bonne frange qui continue d'avoir une confiance totale en la France. Et cela va nous prendre beaucoup de temps avant de changer cette mentalité. Ces informations, je les détiens et les recoupe à travers les échanges que j'ai avec les Ivoiriens. Et quand vous prenez le temps de les observer dans leurs agissements, vous vous rendez compte que certains Ivoiriens pensent d'abord qu'ils sont Français avant d'être Africains ou Ivoiriens. On peut les comprendre.


Ils ont la psychologie et l'âme françaises...

Vous avez raison. Les Français ont fait un très bon travail pendant la colonisation. Je ne parle pas seulement de la Côte d'Ivoire, mais de toute l'Afrique francophone. Je pense qu'on ne peut pas blâmer les Ivoiriens et les autres Africains francophones. Leur mère-patrie est colonisée par un pays francophone. Quand l'heure arrive de recevoir une éducation, ils sont enseignés selon le programme francophone. On les envoie dans les pays francophones colonisateurs pour y parfaire leur éducation. Et, même quand ils reviennent chez eux, ils se rendent compte que leur pays d'origine qu'ils retrouvent est devenu beaucoup plus français qu'il ne l'était auparavant. C'est dans cette atmosphère-là que ces gens ont vécu et ça se comprend. Leur esprit et leur manière de voir les choses sont naturellement entachés de ces empreintes.


Vous disiez que quel que soit le prix à payer, vous irez jusqu'au bout de votre mission qui est de conduire la Côte d'Ivoire à la paix. Vous parliez certes d'argent, mais il est de plus en plus question de présence renforcée de soldats sud-africains. Qu'en est-il en réalité ?

- Je pense que l'opinion a dû se méprendre concernant certaines choses. C'est vrai, nous avons des experts de notre Armée nationale sur le territoire ivoirien, mais si vous avez bien observé, nous sommes maintenant dans la phase critique qui concerne le désarmement et c'est un travail qui concerne les experts. Nous pensons donc qu'il est tout à fait normal que les forces nationales sud-africaines spécialisées dans ce domaine nous envoient des spécialistes. Souvenons-nous aussi que la seconde rencontre de Pretoria a décidé que la médiation s'engage plus dans la résolution de cette crise et, tous, avons vu ces importants chapitres qui parlent encore une fois du désarmement, du démantèlement et du désarmement des milices. Ce sont des choses qui sont si techniques qu'elles ne peuvent être confiées à des diplomates. C'est dans ce cadre-là que nos experts militaires sont sur le terrain. Ils sont sur le terrain, pas pour se battre, mais pour participer au désarmement qui est imminent. Il y en a qui sont déjà là. Il y en a qui sont arrivés il n'y a pas longtemps. Et il y en a encore qui sont sur le point d'arriver ici.


Quel est l'état d'esprit du Président MBeki?

Ce n'est pas la première fois que l'Afrique du Sud est confrontée à ce genre de situation dans une médiation. Mais je puis vous dire que le Président Mbeki est aussi déçu que nous, surtout que les parties prenantes se sont assises avec lui, ont fait des promesses, ont signé des documents; elles se sont engagées à respecter leurs engagements. Il était donc tout à fait naturel que nous ne nous attendions pas à des évènements comme ceux d'Ayama et d'Agboville. C'est dans ce sens-là que je dis que nous sommes déçus. Ce dont le Président MBeki est sûr, c'est que ce qui vient d'arriver n'apportera aucune solution à cette crise, bien au contraire.


Excellence Monsieur l'Ambassadeur, votre position vous impose de ne pas porter de jugement tranché sur certains faits, mais que dites-vous lorsque le Président Gbagbo affirme avoir respecté ses engagements pris à Pretoria ?

J'aimerais qu'on prenne les problèmes posés à Pretoria point par point.
Si nous prenons le point qui concerne les fameuses lois, la déclaration de Pretoria est claire et dit ceci : à partir du 15 juillet, ces lois doivent avoir été adoptées. C'est donc au vue du peu de temps qui restait par rapport à cette date butoir du 15 juillet 2005, et du temps que n'aurait pas l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire pour analyser à nouveau ces lois, que le Président MBeki a suggéré et conseiller au Président Gbagbo d'utiliser l'article 48. Et donc le 15 juillet, le Président Gbagbo, comme cela est prévu dans les accords, a fait sa déclaration et signé, par décret, les lois qui attendaient. Mais nous ne devons pas oublier aussi qu'à cette procédure-là se trouve lié le désarmement et le démantèlement des milices. En ce qui concerne ce volet désarmement et démantèlement des milices, nous savons tous que cela relève de la responsabilité du Premier ministre. Et, il y a aussi une date à laquelle cette opération doit prendre fin. Il y a aussi une date à laquelle ces opérations doivent être achevées. Et, tant qu'on n'a pas atteint la date butoir fixée par tous en ce qui concerne le désarmement et le démantèlement des milices, je ne peux pas dire que cet engagement n'a pas été respecté. Et ensuite, nous avons le désarmement. Selon le chronogramme adopté par toutes les parties, le désarmement doit commencer à partir du 31 juillet. Nos experts chargés d'épauler techniquement le désarmement sont sur le terrain pour voir l'état des sites de cantonnement. Dès que ces sites sont prêts, nous devons lancer l'opération de désarmement. Cette date butoir n'étant pas encore arrivée, nous ne pouvons pas affirmer que la partie concernée par ce volet n'a pas respecté ses engagements. En l'état actuel des choses, nous pouvons affirmer que le Président Gbagbo a fait ce qui lui a été demandé de faire.


Mais l'opposition se plaint de ce que certaines lois adoptées par le Président Gbagbo ne sont pas en conformité avec leurs attentes.


Je sais que certains se plaignent de ce que les lois adoptées par le Président Gbagbo ne sont pas exactement en conformité avec ce qui était requis, nous travaillons là-dessus. N'empêche, nous avons tous constaté que le 15 juillet, il a fait ce que lui avait été demandé par le médiateur.


Le désarmement est un processus, il suppose donc une progression vers l'effectivité des engagements pris par les parties à Pretoria. La réalité du terrain vous a-t-elle fait croire à une marche certaine vers le démantèlement des groupes d'autodéfense et le désarmement des rebelles ?

En ce qui concerne le démantèlement et le désarmement des milices, il y a une opération qui n'a pas pu être menée à Abobo; mais il s'agissait d'un groupe nommé milice, mais qui n'était pas armé. Sur le terrain, pour répondre spécifiquement à votre question, nos experts militaires épaulent les autorités qui ont été désignées pour ce travail. Nous avons des réunions pour évaluer ces tâches et chaque fois qu'il y a de petits problèmes, nous leur demandons de les corriger. En ce qui concerne le désarmement lui-même, qui est très critique, nous avons envoyé une équipe sur le terrain et nous savons par exemple que les sites de Séguéla, de Man et de Bouna étaient en bonne voie. Nous voulons avoir un feed-back de nos hommes qui sont sur le terrain pour nous dire que ces sites sont prêts, pour ne pas qu'il y ait de discussion. Il est très important que les sites de pré-regroupements soient prêts pour qu'il n'y ait pas de débats.


Excellence, vous êtes en poste à Abidjan depuis le début de la crise. Pensez-vous avoir compris les raisons et les fondements de cette guerre qui est faite à la Côte d'Ivoire?

Oui, je pense. Je crois que j'ai compris quelque chose en cette crise. La première des choses, c'est que les Ivoiriens n'ont pas eu la chance de se battre pour leur liberté, comme cela s'est passé dans la partie sud de l'Afrique: Afrique du Sud, Zimbabwe, Angola... La conséquence immédiate, c'est que nous n'avons pas la même vision des valeurs humaines. Un exemple : nous n'attachons pas la même importance à la liberté. Nous, Sud-africains et les Ivoiriens ne voient pas la liberté de la même façon. Lorsque vous approchez certains Ivoiriens, vous décelez dans leur manière de faire et dans ce qu'ils disent qu'ils ont toujours plutôt confiance en autrui, en une autre personne en ce qui concerne ce qu'ils doivent faire pour leur pays, au lieu d'avoir leur propre opinion de ce qu'ils veulent. Ils vont toujours se référer à quelqu'un d'autre sur la décision de ce qu'ils doivent faire pour leur pays.
Bien que les Ivoiriens aient eu leur indépendance beaucoup plus longtemps que nous, quand nous regardons la réalité de ce qu'ils vivent, nous comprenons qu'ils n'ont pas encore acquis leur liberté. Leur liberté est vide.
Peut-être que j'ai été un peu trop dur en disant que leur liberté est vide, je n'ai pas envie de donner l'impression que je suis en train d'insulter les Ivoiriens; ce que je suis en train de dire, c'est que chez nous en Afrique du Sud, nous avons une pensée commune en ce qui concerne l'Afrique du Sud. L'Afrique du Sud nous appartient, c'est notre pays. Et quel que soit l'endroit où je suis, ce qui compte, mon désir profond, c'est d'être en Afrique du Sud et y mourir.
Pendant nos échanges, nous avons pris conscience de cette autre réalité : beaucoup d'Ivoiriens ont en tête que si tout se gâte ici, ils retrouveront une autre résidence, une autre patrie, qu'ils iront peut-être à Paris. La deuxième chose, j'ai tout fait mais jusqu'à ce jour, je n'ai pas encore, avec certitude, l'impression que le peuple est engagé pour le bien-être de ce pays. Ce que nous constatons, c'est que tout le monde veut le pouvoir, mais personne ne dit pourquoi il veut le pouvoir. Jusqu'à présent, je n'ai pas vu de vrai plate-forme politique pour revendiquer ce pouvoir au nom d'un programme à réaliser pour la Côte d'Ivoire. J'aimerais aussi dire, parce que j'en suis convaincu, que les Ivoiriens ont besoin encore d'une éducation politique.
Nous avons aussi remarqué que lorsque vous parlez avec quelqu’un en Côte d’Ivoire, il vous dit : je ne vais pas voter pour untel parce qu’il vient d’une région qui n’est pas la mienne. Il est clair que la vie politique en Côte d’Ivoire est caractérisée par une ethnisisation des rapports. Les gens se décident dans leur vision politique à cause de leur ethnie ou de leur région. Non parce qu’ils sont convaincus par le programme proposé par tel ou tel candidat.
Je ne suis pas en train de dire que les Français ont implanté leur vision des choses ici, mais je voudrais partager avec vous l’expérience sud-africaine. Vous savez, les Blancs en Afrique du Sud ont divisé les Noirs. Ils ont parqué ensemble les Suthu. Ils ont mis les Zulu ensemble. Ils ils ont mis les Xhosa ensemble. Ils ont mis les Twhana ensemble. Et quand ils ont pris possession du territoire de l’Afrique du Sud, c’est de cette façon qu’ils ont divisé les tribus africaines. Ils avaient adopté un motus openrendi très clair : diviser pour régner. Voilà ce que les oppresseurs nous ont fait en Afrique du Sud. Malheureusement, c’étaient des Blancs. Je ne dis pas que le pouvoir colonial a fait la même chose en Côte d’Ivoire, mais il est assez flagrant de remarquer que les Ivoiriens sont plus attachés à leur ethnie qu’à autre chose. La conséquence immédiate, c’est qu’il devient très difficile de pouvoir s’accepter les uns les autres.


Comment avez-vous fait pour rompre les barrières ethniques ?

Lorsque l’ANC, disons la majorité noire a pris le pouvoir en Afrique du Sud, ils se sont attelés à mettre, en premier lieu, dans la loi un principe fondamental et universel à l’Afrique du Sud : l’Afrique du Sud n’appartient pas à des ethnies. L’Afrique du Sud appartient à tous ceux, Noirs ou Blancs, qui sont Sud-africains. Si vous prenez l’ANC, ce parti a en son sein une pluralité raciale. Pour nous, cela a été relativement facile.


La dureté du combat de libération n’y est-ellepas pour quelque chose?

Je suis d’accord avec vous. Mais aussi, je dois reconnaître que cela a commencé avec les Noirs. Et c’est seulement autour des années 50 que les Blancs ont commencé à militer ouvertement dans les partis politiques à majorité noire. Autre chose à relever : le gouvernement sud-africain de l’époque était rigoureusement contre le communisme. Or le communisme était un parti de Blancs. Lorsque à une époque ils ont été bannis comme les membres de l’ANC, beaucoup d’entre eux se sont retrouvés en exil, ils se sont donc rencontrés et se sont naturellement alliés pour combattre l’ennemi commun qui était l’apartheid. Je pense aussi que cela était du à la maturité politique des dirigeants et militants politiques de l’ANC, la Swapo. Sans doute que la lutte a forgé leur caractère politique. Ils avaient un but commun, la libération de l’Afrique du Sud, ils se sont donc mis ensemble.


L’Afrique du Sud se sent aujourd’hui une âme de libérateur du continent africain.

Je suis d’accord, mais j’aimerais commencé par dire que l’Afrique du Sud est un pays qui a plus d’infrastructures et je pense aussi que l’Afrique du Sud a eu la chance d’avoir une maturité politique plus avancée que la plupart des pays africains. Je pense que ce sont ces choses conjuguées qui nous poussent à jouer un rôle de leader en Afrique.


Excellence, quelle différence y a-t-elle entre le colonisé et l’occupé ?

L’Afrique du Sud, ne l’oublions pas, a été colonisée par l’Angleterre. Les Britanniques ont quitté l’Afrique du Sud en 1961 et c’est par la suite que les Afrikaners blancs sont venus. Mais nous sommes convaincus que la Grande Bretagne les y a aidés, malgré le fait que l’apartheid ne figure pas dans la Constitution de la Grande- Bretagne. Nous avons eu à combattre ce pays. Mais les Afrikaners blancs qui ont occupé l’Afrique du Sud après le départ des Anglais ont fait pire. Mais pour moi, les deux sont des démons.


Qu’entend faire la médiation après l’échec du pré-regroupement des rebelles à la date du 31 juillet dernier ?

Notre mission est d’amener les différentes parties à s’entendre et à collaborer pour faire aboutir le processus de paix.


Pouvez-vous désormais désigner les fossoyeurs de la paix ?

Non.


Faut-il s’attendre à des sanctions? Si oui, lesquelles et contre qui ?

La décision viendra de l’Onu lorsque toutes les structures mandatées lui auront fait parvenir leurs rapports sur la situation qui prévaut sur le terrain. Il s’agit par exemple de la médiation, du comité de suivi et du comité de contrôle.

Interview réalisée par


Auteur: Agnès KRAIDY
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Pakira
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MessagePosté le: Jeu 04 Aoû 2005 17:47    Sujet du message: Répondre en citant

^dope interview M.O.P,merci...
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"tout nèg a nèg

ki nèg nwè ki nèg klè
ki nèg klè ki nèg nwè
tout nèg a nèg

nèg klè pè nèg nwè
nèg nwè pa lè wè nèg klè
nèg nwè ké wéy klè
senti i sa roune nèg klè
mè nèg klè ké wéy klè a toujou nèg

sa ki fèt pou nèg vin' blang?
blang té gen chivé pli long?
pou senblé yé nou trapé chivé plat kon fil mang!!!
mandé to fanm...!
mè pou kisa blang lé vin' nwè?
ha... savé ki avan vin' blan yé té ja nèg!

a nou mèm ké nou mèm dépi nânni nânnan...
chinwa soti, kouli soti, indyen soti, blang soti
mèm koté nèg soti

avan yé sotil koté y fika
AFRIKA!!!"

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