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Cheikh Modibo Diarra rêve d'une agence spatiale africaine
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Panafricain
Super Posteur


Inscrit le: 22 Fév 2004
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MessagePosté le: Lun 03 Oct 2005 13:49    Sujet du message: Cheikh Modibo Diarra rêve d'une agence spatiale africaine Répondre en citant

Une interview de Cheikh Modibo Diarra en visite au cameroun ; remarquez dans l'interview le scepticisme du journaliste quand Cheikh Modibo Diarra qui sait de quoi il parle lui dit que l'Afrique est capable de mettre sur pied une agence spatiale pour peu que les gouvernements africains le décident, s'associent, et croient au projet au lieu de se contenter d'être impressionnés par le fait qu'il s'agisse de recherche spatiale. Il ajoute qu'il y a dans le monde des africains qui ont les compétences pour, et qui pourraient être des "soldats" au service de ce projet. On en revient au même point, que nous les africains souffront quand même d'un bon complexe d'infériorité dont il faut se debarasser.

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Cheick Modibo Diarra : des rêves pour l’Afrique
Alain TCHAKOUNTE
[03/10/2005]
http://www.cameroon-tribune.net/article.php?lang=Fr&oled=j03102005&idart=29211&olarch=&ph=y
Les propositions de Cheick Modibo Diarra, astrophysicien à la Nasa, pour sortir l’Afrique du marasme économique et social.


Cameroon-Tribune : Quelles sont les motivations de votre visite au Cameroun ?

Elles sont multiples. D’abord, j’ai choisi de venir grâce à l’entité qui m’a invité, CFAO Technologies, qui est allé au-delà des discours. Son implication dans la communauté est réelle. Grâce à la personnalité qui représente cette institution, Richard Nouni, avec qui j’ai tissé de bonnes relations. Deuxièmement, c’est une tâche que je me suis donné de prendre le bâton de pèlerin, et essayer de demander à la jeunesse africaine de continuer de rêver et de croire au rêve. Il ne s’agit pas de rêver pour rêver, mais y croire. Je me pose comme un exemple de quelqu’un qui n’a rien de particulier par rapport à eux, qui est juste comme eux, qui a grandi dans les mêmes conditions qu’eux et qui, à force de travail, et de discipline, à force de travailler sur sa personnalité et de prendre la main, a fini par transformer une partie de son rêve en réalité.

CT : On vous a vu donner plusieurs conférences à Douala et à Yaoundé sur le management. Croyez-vous que les causes du retard de l’Afrique se situent dans la gestion ?

Je crois que le problème de l’Afrique se situe au niveau de l’attitude de l’Africain. Nous avons une ressource humaine qui est plus jeune que celle de tous les autres continents. Nous avons plus de ressources naturelles que tous les autres continents, une diversité extraordinaire en terme de culture et de géographie, etc. Avec tout cela, nous semblons ne pas pouvoir sortir d’un certain marasme économique et social. J’attribue cela à notre attitude mentale. Les Africains n’ont pas une attitude " I can ", je peux, en anglais. J’ai eu la chance d’être formé dans une agence où justement c’est la devise. Tout ce qui peut être imaginé peut être fait. Avec cette attitude, les Africains pourraient changer en vue de pouvoir faire quelque chose. Le changement de comportement doit se généraliser. Dans la plupart des pays africains, nous assistons à l’émergence d’une nouvelle race de gestionnaires d’entreprises qui sont beaucoup plus rigoureux que leurs aînés. Donc, le moment est propice pour permettre aux gens de gérer rigoureusement pour que nous puissions ensemble convenir d’une vision et essayer de faire rêver nos jeunes de cette vision. Jusqu’à leur inculquer cette attitude. Et c’est ainsi que nous pourrons nous en sortir. Pour cette génération qui est en train de monter, tant qu’on ne lui inculque pas l’idée selon laquelle elle doit faire tout par elle même elle ne s’en sortira pas. Une quelconque aide doit venir en appoint. Cela doit nous permettre de voir plus grand et plus vite.

CT : Que proposez vous concrètement ?

D’abord, je propose la mise en place systématique dans tous les pays d’un réseau. Un réseau de gens qui partagent la même vision. Deuxièmement, que ces personnes mettent ensemble leurs ressources personnelles au besoin pour concevoir un canevas sur lequel nous allons définir et modeler cette jeunesse. Que chacun de nous s’implique. Je suis un scientifique qui a travaillé à la Nasa, dans des programmes d’exploration de l’espace qui de toute façon fait rêver tout le monde. Mais tous les gens de ma génération formés dans les domaines de l’informatique, de la gestion des entreprises…, ont un rôle à jouer. Si on mettait en place un réseau qui, dans un premier temps seulement, ferait voyager tous ces hommes de pays en pays pour refaire encore rêver la jeunesse africaine dans son ensemble, pendant ce temps, les gens de ce réseau, pourraient de façon consensuelle mettre ensemble une vision que nous avons pour l’Afrique. Il faut aussi faire du lobbying auprès de nos décideurs pour que cette vision soit mise sur papier. Je pense qu’on aura mis en place tous les éléments qui vont nous permettre de voir tout de suite un grand mouvement pour l’Afrique. D’autant plus que sur la scène internationale aujourd’hui, l’Afrique bénéficie de beaucoup de bonnes volontés. Certains pays viennent de bénéficier d’une remise de dette et d’autres probablement vont suivre. Parce que la communauté internationale nous supporte. Pendant que ce mouvement a lieu, il faut que nous soyons bien préparés avec un plan qui nous permettra de réorienter cette nouvelle ressource et d’en faire quelque chose de très visible.

CT : Qu’est-ce que le style managérial appliqué à la Nasa pourrait apporter aux chefs d’entreprise camerounais et africains?

Ce style peut apporter d’une part le fait que lorsqu’on a un projet bien défini, un budget (temps et argent) en place pour ce projet, on a une organisation autour de l’équipe qui permet de s’assurer que le projet va être exécuté rigoureusement dans les temps et sommes impartis. Mais en même temps, c’est une façon de gérer qui est basée sur la notion d’équipe. Qui dit notion d’équipe dit inclusion de tout le monde. D’une part, elle est basée sur la responsabilisation des individus qui font partie de l’équipe. Elle est aussi basée sur le fait qu’on enlève la hiérarchie d’une certaine façon. Parce que les structures qui sont hiérarchisées de façon très rigide ont tendance à ne pas pouvoir tirer avantage des choses qui sont de valeur sûre. Et ces deux choses qui sont de valeur sûre sont l’innovation et la création. Une structure trop rigide tue la créativité. Une structure trop rigide, qui n’est pas aplatie au maximum, ne peut pas permettre d’innover parce que la communication n’est pas transversale, elle devient verticale. Une communication verticale ne permet pas d’innover. Tout cela est permis à travers ce nouveau système de management. Il y a des outils qui ont été créés. L’outil fondamental de base s’appelle le WBS (Work Breakdown Structure). Comme on prend un travail global et le casse en petits morceaux selon ses articulations. Ce qui vous permet en même temps d’identifier les profils exacts des gens qui doivent travailler dans chacun des secteurs. Mais les gens qui sont spécialistes de ces secteurs doivent exactement vous dire de quelles ressources ils ont besoin. Ce qui requiert une chose que l’on n’a pas souvent en Afrique : la rigueur du choix des personnes. Lorsqu’on veut faire des projets rigoureusement, on ne peut pas être complaisant. Il faut regarder les profils, les besoins et les marier.

CT : Croyez-vous que les managers africains aujourd’hui commencent à intégrer les principes que vous décrivez ?

Je pense que les managers ont commencé. Là où ça coince, c’est au niveau des administrations et des gouvernements. Mais cela n’est pas tellement capital. Tant que le gouvernement crée un environnement dans lequel les entreprises peuvent s’épanouir, il suivra après.

CT : L’Afrique est encore à des années lumières de la conquête spatiale. Croyez-vous que le continent noir gagnerait à s’y intéresser, au même titre que les Occidentaux ?

Bien sûr que l’Afrique gagnerait. Et il faut le dire, l’Afrique n’est pas à des années lumières de cette réalité. Il y a une jeune Sénégalaise qui est sortie récemment major de sa promotion en France, qui est astrophysicienne et travaille actuellement à Londres. On a beaucoup de gens qui, petit à petit, ont de l’expertise dans ce domaine, que ce soit dans l’aéronautique ou dans l’aérospatiale. Il s’agit maintenant, en terme de réflexion prospective et de plan stratégique de regarder le cas des pays qui ont envoyé des gens dans l’espace. Et on arrivera à la conclusion selon laquelle l’accès à l’espace n’est pas un luxe, mais un investissement. Dans notre agence à la Nasa, pour chaque dollar que le contribuable américain investit dans les programmes spatiaux, ces derniers ont retourné sept dollars au contribuable. Simplement parce que, pour faire ces choses difficiles mais pas impossibles, choses qui sont aussi enthousiasmantes, il faut développer des technologies. Et au fur et à mesure que l’on les développe, elles trouvent leur chemin dans la création de nouvelles entreprises qui vont contribuer à la solution des problèmes que nous rencontrons, tels que l’autosuffisance alimentaire. Si on avait des satellites aujourd’hui qui pouvaient prévoir la pluviométrie et prédire les phénomènes naturels, cela nous permettrait de planifier l’agriculture. Sans compter les industries. Toutes les technologies (micro-ordinateurs, téléphonie mobile…) dont nous bénéficions aujourd’hui, sont nées du programme spatial. Au début, lorsqu’on devait lancer des astronautes pour faire des essais, et que, en même temps qu’on les lançait, il fallait faire un monitoring de leurs organes essentiels comme le battement du cœur. On a été forcé de développer le sans-fil. Et aujourd’hui avec le sans-fil, c’est extraordinaire. 99% de ces choses qui nous servent aujourd’hui utilement découlent de la recherche spatiale. Et ça, c’est son but principal. Ce n’est pas un luxe. Plutôt un investissement. L’Afrique, qui a des compétences pour y parvenir, n’est pas à des années lumières. Nous avons tout l’équateur pour faire des lancements. On a tout. Il s’agit simplement que les gens, les pays, décident de façon consensuelle par exemple, de mettre demain une agence spatiale africaine. On peut démarrer, et en moins de dix ans, faire des pas de géant.

CT : Mais, cela peut paraître utopique, il faut bien que les décideurs s’y impliquent franchement…

C’est de l’utopie en apparence seulement. Simplement parce que quand on parle de choses qui concernent l’espace en général, les gens sont d’une part fascinés et d’autre part intimidés. Cela fait que souvent, même les décideurs qui peuvent percevoir les intérêts dans ce domaine, ont peur d’en parler parce qu’on a l’impression que c’est un domaine tellement compliqué, qui a besoin de beaucoup de savoirs supernaturels… Pourtant c’est la science de base, c’est-à-dire que, aller dans l’espace, faire de la navigation interplanétaire etc., découle tout simplement de la loi de Newton. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Ce sont les mêmes lois qui s’appliquent partout. Donc, c’est très simple. Les décideurs doivent comprendre que nous avons des compétences qui sont capables de maîtriser ce domaine et le décortiquer pour leur bénéfice et les aider à y réfléchir. Et à voir comment ce domaine peut être exploité. Nous, on est des soldats, on se tient à leur disposition.

CT : Votre expérience est tout à fait singulière pour un Africain. Comment parvient-on, après une enfance banale au Mali à guider des missions sur la planète rouge ?

On le fait en rêvant et en y croyant. En fait, si vous pensez que mon enfance est banale, si un jour vous allez en Californie, essayez de retrouver un certain Jim Oldman, qui a écrit la bible de la navigation interplanétaire, il m’a formé. Lui, il a eu une enfance encore plus banale que la mienne. Il vient d’un village aux Etats-Unis où on ne plante que des pommes de terre et élève des cochons. Mais quand on a une éducation solide, quand on a la chance d’être informé par les médias, et quand on a la capacité de rêver et surtout de croire en son rêve, on y parvient. C’est pour cela que j’ai beaucoup parlé de la maman qui m’a élevé dans mon livre (" Navigateur interplanétaire ", 2000, Albin Michel, NDLR). C’est elle qui m’a donné la confiance qui est importante. Si vous allez à la Nasa, 80% des personnes qui y travaillent viennent de milieux très modestes. Ce qui veut dire que la vertu du travail, l’intelligence, la discipline ne dépendent pas du milieu d’où on vient. Cela dépend de la capacité de rêver de tout un chacun.

CT : Quel regard portent sur vous vos confrères de la Nasa. Un Africain ou un scientifique ?

En réalité, c’est seulement quand je sors et que les médias parlent de moi comme l’Africain de la Nasa que cela me vient en tête. Parce que, dans l’environnement scientifique dans lequel on travaille en toute honnêteté, on ne pense ni à son genre, ni à sa nationalité, ni à sa race, ni à sa religion, ni à son âge. Je ne veux pas dire que quand le travail est fini, cela ne ressort pas. Lorsqu’on a des objectifs en commun dans la même équipe, avec des méthodes de travail, tout le monde est passionné par le travail. Les gens qui ont mis sur pied cette structure ont un souci primordial, c’est d’utiliser l’argent du contribuable pour atteindre leur objectif. Et de ce fait, ce sont des gens qui ne peuvent pas se permettre ni du népotisme, ni quelque forme de bigoterie que ce soit. Ils cherchent des gens capables de les aider à atteindre leurs objectifs.
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Teo Van
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 00:29    Sujet du message: Répondre en citant

Y A D AUTRES PRIORITE!!!!

Je pense q'au lieu d'aller chercher la vie sur Mars ou la lune, ou surfer dans l'espace, sauvegardons celle qui se perd sur notre bonne vieille terre.
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Panafricain
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 00:42    Sujet du message: Répondre en citant

TEO VAN a écrit:
Y A D AUTRES PRIORITE!!!!

Je pense q'au lieu d'aller chercher la vie sur Mars ou la lune, ou surfer dans l'espace, sauvegardons celle qui se perd sur notre bonne vieille terre.


D'autres priorités comme lesquelles ?
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Pakira
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 00:52    Sujet du message: Répondre en citant

C'est vraiment un type bien.Y'avais une émission sur télé guadeloupe B.WORLD CONNECTION qui lui était dédié,il fait un boulot au Mali.

Citation:
Y A D AUTRES PRIORITE!!!!

Je pense q'au lieu d'aller chercher la vie sur Mars ou la lune, ou surfer dans l'espace, sauvegardons celle qui se perd sur notre bonne vieille terre.


C'est l'espace qu'est l'avenir mon gars.Bientôt on pourra dégomer Ben Laden depuis un satellite militaire Laughing L'afrique à interêt a envoyer au moins un homme dans l' espace dans quelques années

Sinon,le NIGERIA va lancer son satellite:

http://www.grioo.com/forum/viewtopic.php?t=3482
_________________
"tout nèg a nèg

ki nèg nwè ki nèg klè
ki nèg klè ki nèg nwè
tout nèg a nèg

nèg klè pè nèg nwè
nèg nwè pa lè wè nèg klè
nèg nwè ké wéy klè
senti i sa roune nèg klè
mè nèg klè ké wéy klè a toujou nèg

sa ki fèt pou nèg vin' blang?
blang té gen chivé pli long?
pou senblé yé nou trapé chivé plat kon fil mang!!!
mandé to fanm...!
mè pou kisa blang lé vin' nwè?
ha... savé ki avan vin' blan yé té ja nèg!

a nou mèm ké nou mèm dépi nânni nânnan...
chinwa soti, kouli soti, indyen soti, blang soti
mèm koté nèg soti

avan yé sotil koté y fika
AFRIKA!!!"

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Teo Van
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 01:07    Sujet du message: Répondre en citant

A PAKIRA

Je pense qu'il y a d'autres priorités majeures.

Envoyé des fusées dans l'espace, pour le plaisir d'en envoyé, ça ne sert à rien.
Les autres nations du monde se sont lancés dans des courses folles, des défis qui n'ont plus de sens car il n'apporte plus le progrès à l'Humain.

Les conséquences sont aujourd'hui visibles sur notre environnement (notre patrimoine a tous).

Le renouveau pourra venir de l'Afrique... Le seul endroit de la terre encore en marge de cette course folle.

Il faut revenir aux bases (priorité à l'éducation de qualité, à la santé) et remettre l'humain en harmonie avec son élément.
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Teo Van
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 01:09    Sujet du message: Répondre en citant

panafricain a écrit:
TEO VAN a écrit:
Y A D AUTRES PRIORITE!!!!

Je pense q'au lieu d'aller chercher la vie sur Mars ou la lune, ou surfer dans l'espace, sauvegardons celle qui se perd sur notre bonne vieille terre.


D'autres priorités comme lesquelles ?


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Pakira
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 01:16    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Envoyé des fusées dans l'espace, pour le plaisir d'en envoyé, ça ne sert à rien.


ben....ça permet au gens de communiquer(mobiles,télévision satellite,internet,gps) et faut pas négliger le côté militaire...



Citation:
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Il n'a jamais dit le contraire...
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ki nèg klè ki nèg nwè
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nèg klè pè nèg nwè
nèg nwè pa lè wè nèg klè
nèg nwè ké wéy klè
senti i sa roune nèg klè
mè nèg klè ké wéy klè a toujou nèg

sa ki fèt pou nèg vin' blang?
blang té gen chivé pli long?
pou senblé yé nou trapé chivé plat kon fil mang!!!
mandé to fanm...!
mè pou kisa blang lé vin' nwè?
ha... savé ki avan vin' blan yé té ja nèg!

a nou mèm ké nou mèm dépi nânni nânnan...
chinwa soti, kouli soti, indyen soti, blang soti
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Teo Van
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 01:23    Sujet du message: Répondre en citant

Au lieu d'en envoyer 1, ne pourrait t-on pas en trouver déjà d'occasion et de libre dans l'espace? Rolling Eyes Rolling Eyes

L'environnement spatial est une vrai poubelle aujourd'hui!!! Crying or Very sad
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Tchoko
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 07:06    Sujet du message: Répondre en citant

Il a prononcé le mot "rêve" un nombre incalculable de fois...Et dans tous les articles sur la toile à son sujet, le même mot revient, et encore, et encore...

Tchoko Cool
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M.O.P.
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 09:24    Sujet du message: Répondre en citant

Un "Martien " au service des hommes



L’astrophysicien malien Cheick Modibo Diarra au Cameroun, pour partager son savoir managérial.

On l’avait découvert dans des documentaires occidentaux louant les mérites et la bravoure de ces hommes d’exception. Les avis les plus autorisés disaient du bien de lui à travers l’Asie, l’Europe et l’Amérique, continents où la recherche aéronautique et la conquête spatiale ont atteint des sommets. Aux Etats-unis, à la National Aeronautics and Space Administration (NASA) précisément, véritable Mecque de l’exploration interplanétaire, il a mis le monde scientifique à ses pieds, guidant plusieurs missions d’exploration vers Venus, Jupiter, le Soleil et Mars, raflant plusieurs distinctions au passage. Cet homme de 53 ans né à Nioro du Sahel au Mali est arrivé dans notre pays mardi dernier grâce à une invitation du groupe CFAO Technologies et aux bons soins du Gicam, groupement interpatronnal du Cameroun.

Ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco depuis 1998, il est directeur du programme " Mars Exploration Program Education and Public Outreach " de la NASA. Sa philosophie souligne que " l’unique chemin vers le développement durable et respectable en Afrique, consiste à investir dans les hommes en les éduquant ". C'est dans cette logique qu’il crée en 2000 la " Fondation Pathfinder ", qui veut propager l'éducation scientifique, comme une base solide du développement durable en Afrique. Ou encore en 2002, l’université virtuelle africaine basée au Kenya, et dirigée aujourd’hui par le Camerounais Jacques Bonjawo. Elle offre aux étudiants et professionnels africains des programmes de formation de haut niveau. Avant d’être président du comité mondial de l’éthique des sciences de l’espace. Cheick Modibo Diarra a commencé son périple camerounais dans la capitale économique par des rencontres avec élèves et étudiants, en vue de partager ses rêves avec ces derniers.

Il a ensuite rencontré des opérateurs économiques, et c’est dans le domaine de la gestion et du management moderne qu’il a appuyé son échange dans la salle de conférence du Gicam. Hier à l’hôtel Hilton de Yaoundé, il a parlé des techniques managériales liées aux méthodes de travail de la Nasa. Aujourd’hui, il donne une conférence à la télévision nationale. L’homme est optimiste sur le devenir de l’Afrique, car pour lui, seul le travail et la créativité pourraient la sortir de son retard. Il a consigné ses secrets d’astrophysicien dans son ouvrage autobiographique, " Navigateur interplanétaire ", dans lequel on découvre le parcours singulier de cet enfant d’Afrique, fier de ses racines.
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Panafricain
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 09:37    Sujet du message: Répondre en citant

TEO VAN a écrit:
A PAKIRA

Je pense qu'il y a d'autres priorités majeures.

Envoyé des fusées dans l'espace, pour le plaisir d'en envoyé, ça ne sert à rien.
Les autres nations du monde se sont lancés dans des courses folles, des défis qui n'ont plus de sens car il n'apporte plus le progrès à l'Humain.

Les conséquences sont aujourd'hui visibles sur notre environnement (notre patrimoine a tous).

Le renouveau pourra venir de l'Afrique... Le seul endroit de la terre encore en marge de cette course folle.

Il faut revenir aux bases (priorité à l'éducation de qualité, à la santé) et remettre l'humain en harmonie avec son élément.


Ce theme fut abordé dans un débat similaire

http://www.grioo.com/opinion774.html

Lire le post "aller toujours plus haut", je crois que ça t'eclairera sur l'utilité d'avoir une agence spatiale africaine. Par ailleurs , Modibo Diarra dit que la plupart des technologies que nous utilisons, par exemple le sans fil dérivent d'applications mises au point pour permettre aux êtres humains d 'aller dans l'espace.
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Farao
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 10:34    Sujet du message: Diarra a raison de rêver Répondre en citant

Citation:
TEO VAN a écrit:
panafricain a écrit:
TEO VAN a écrit:
Y A D AUTRES PRIORITE!!!!

Je pense q'au lieu d'aller chercher la vie sur Mars ou la lune, ou surfer dans l'espace, sauvegardons celle qui se perd sur notre bonne vieille terre.


D'autres priorités comme lesquelles ?


EDUCATION de haute qualité

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Environnement.


Le problème c'est que nous n'avons que des priorités. On ne peut pas se permettre le luxe de choisir.
Le monde que nous vivons repose sur la compétitivité; les technologies de pointe sont stratégiques. Abandonner ce secteur aux autres est un suicide pur et simple.

Sans compter qu'il ne s'agit pas d'aller dans l'espace pour la beauté du geste. Les retombées suivront...y compris dans les domaines de l'éducation, l'environnement et la santé.
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OGOTEMMELI
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 12:15    Sujet du message: Répondre en citant

Farao a écrit:
Le problème c'est que nous n'avons que des priorités. On ne peut pas se permettre le luxe de choisir.

Là je ne te suis pas : n'ont "que des priorités" ceux qui ne savent pas choisir parmi leurs diverses préoccupations, fussent-elles aussi urgentes. Nous devons hiérarchiser ces urgences, à moins que "priorité" ne veuille plus rien dire dans un tel contexte urgentissime. Mais il restera toujours qu'on ne pourrait pas tout faire simultanément...
1- Education publique afrocentrique
...
n- Quant au domaine de la recherche scientifique, je placerais d'abord en tête la recherche sur l'exploitation domestique et industrielle de l'énergie solaire. Sans être spécialiste de ce secteur, j'ai l'intime conviction que le Solaire entraînerait l'Afrique sur la voie d'un nouveau paradigme technologique, UNE REVOLUTION INDUSTRIELLE.

Des trains solaires à grande vitesse, des aéronefs à énergie solaire, l'éclairage, climatisation, froid, chauffage, etc. à énergie solaire (l'automobile à énergie solaire étant déjà une réalité...), tels sont de nombreux domaines de recherche technologique que je souhaiterais voir mis en avant en Afrique, PRIORITAIREMENT à la recherche spatiale. J'ai appris récemment qu'environ 70% de la consommation mondiale de pétrole consistent en carburant pour les transports, ce qui me renforce dans la conviction que le solaire pourrait être l'avenir énergétique de l'Afrique. Avec l'incomparable avantage que sa source est "inépuisable", et que ses modalités d'utilisation seraient peu ou moins polluantes...
_________________
http://www.afrocentricite.com/
Umoja Ni Nguvu !!!

Les Panafricanistes doivent s'unir, ou périr...
comme Um Nyobè,
comme Patrice Lumumba,
comme Walter Rodney,
comme Amilcar Cabral,
comme Thomas Sankara,
Et tant de leurs valeureux Ancêtres, souvent trop seuls au front...
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Farao
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 13:09    Sujet du message: Je reprends Répondre en citant

Citation:
[quote="OGOTEMMELI"]
Farao a écrit:
Le problème c'est que nous n'avons que des priorités. On ne peut pas se permettre le luxe de choisir.

Là je ne te suis pas : n'ont "que des priorités" ceux qui ne savent pas choisir parmi leurs diverses préoccupations, fussent-elles aussi urgentes. Nous devons hiérarchiser ces urgences, à moins que "priorité" ne veuille plus rien dire dans un tel contexte urgentissime

J'ai voulu faire dans le style lapidaire. Okay, je te le concède: à vouloir jouer de la réthorique il m'arrive de ne plus dire grand chose...

Mon post venait une réponse à celui de TEO VAN. L'idée était la suivante: à se concentrer uniquement sur les exigences les plus immédiates on risque de manquer un nouveau train. Un de plus...

Maintenant on peu discuter: conquète spatiale? Solaire? Ca mériterait presque un autre topic. Personnellement je penche pour le spatial qui me semble offrir à la fois un plus vaste champ de retombées et des applications économiques immédiatement exploitables.

Evidemment le débat reste ouvert.
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OGOTEMMELI
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 13:54    Sujet du message: Répondre en citant

Farao a écrit:
J'ai voulu faire dans le style lapidaire. Okay, je te le concède: à vouloir jouer de la réthorique il m'arrive de ne plus dire grand chose...

D'acc, rien de bien grave : ça nous arrive à tous. Si j'ai rebondi par là, c'est simplement par paresse, une facile porte d'entrée dans ce topic. Sinon, j'ai bien présumé ce que tu as explicité ici :

Farao a écrit:
à se concentrer uniquement sur les exigences les plus immédiates on risque de manquer un nouveau train. Un de plus...

Sauf que : la recherche solaire n'est pas une exigence plus immédiate que la recherche spatiale. Et surtout, au lieu de courir après des trains...déjà partis (pour le spatial), on pourrait prendre la place du conducteur d'une locomotive "solaire" encore largement à fabriquer...

Pour autant, le topic porte sur le "rêve" de Modibo DIARRA d'une agence spatiale africaine ; ce qui ne préjuge en rien du caractère prioritaire, ou non, d'un tel projet sur tout autre (notamment la recherche sur l'énergie solaire). C'est la discussion qui a glissé ensuite vers cette question distincte de "priorité", qui est par conséquent secondaire. Et en effet, l'Afrique possédant en Modibo DIARRA l'un des professionnels du spatial les plus compétents, pourrait/devrait essayer de capitaliser son expertise en concentrant sous sa responsabilité des moyens humains, financiers et matériels, afin de prendre en marche ce train de la recherche spatial dans les meilleures conditions de réussite.
_________________
http://www.afrocentricite.com/
Umoja Ni Nguvu !!!

Les Panafricanistes doivent s'unir, ou périr...
comme Um Nyobè,
comme Patrice Lumumba,
comme Walter Rodney,
comme Amilcar Cabral,
comme Thomas Sankara,
Et tant de leurs valeureux Ancêtres, souvent trop seuls au front...
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Ciiman
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 14:03    Sujet du message: L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L Répondre en citant

Notre navigateur interplanetaire,
as beau avoir la tetes dans les etoiles,
il sait garder les pieds sur Terre.
article du Messager:

http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=60&code_art=8413

Modibo Diarra “ juge ” le Cameroun

En fin de séjour (du 27septembre au 1er octobre) au Cameroun où il aura eu des échanges avec les élèves, les entrepreneurs et les décideurs, Ckeick Modibo Diarra a accepté de confier au Messager ce qu’il aura tiré de sa visite au pays de Paul Biya. Le Malien de la Nasa est convaincu qu’il faut beaucoup de changements au Cameroun, en même temps qu’il constate que le développement du pays retarde parce que les gens n’arrivent pas à se mettre ensemble.

Vous êtes un navigateur interplanétaire. Pouvez-vous clarifier ce terme et dire quel était votre rôle à la Nasa ?
Le rôle du navigateur interplanétaire consiste à prendre une sonde qui doit aller de la terre vers une autre planète et, en utilisant les moteurs et les étoiles, orienter la sonde et s’orienter dans l’espace ; à allumer ces moteurs pour corriger la trajectoire de la sonde et la guider jusqu’à sa destination finale. Si elle doit être mise en orbite, il faut allumer d’autres moteurs et faire des calculs pour l’orienter et mettre dans l’orbite convenue. Si elle doit atterrir, le navigateur fait ce qui est nécessaire pour qu’elle atterrisse. Mais son rôle commence aussi avant la mission. C’est en effet grâce au travail du navigateur interplanétaire (…) que l’on conçoit la trajectoire à suivre par exemple de la planète Terre à la planète Mars au moment indiqué, que l’on sait la durée des fenêtres d’ouverture tous les jours du lancement. A partir de cette trajectoire, il détermine la quantité de carburant nécessaire pour faire la mission mais aussi la dimension du réservoir pour contenir ce carburant.
Au début de ma carrière à la Nasa j’étais navigateur interplanétaire, à la suite de quoi on m’a donné des responsabilités supplémentaires : directeur des programmes d’éducation et de la vulgarisation, chef de projet, chef de programme… Quand je partais de la Nasa en 2002 pour aller travailler à l’Université virtuelle africaine, j’étais devenu architecte de programmes.

On sait que votre travail à la Nasa permet de prélever des éléments de l’atmosphère et des autres planètes pour permettre aux scientifiques d’étudier le passé et d’envisager le futur de l’être humain. De même, lorsque vous faites des recherches, vos découvertes sont mises à la disposition des industriels pour une utilisation sociale : la téléphonie sans fil (cellulaire aujourd’hui) qui aida à suivre le battement du cœur des astronautes sur la lune (juillet 69) à partir de la terre est sans doute l’exemple le plus connu. Après avoir donc navigué dans l’espace pour servir l’humanité dans sa globalité, vous revenez sur terre. Face à la misère du peuple africain, vous avez décidé de vous joindre à la base pour partager sa douleur et impulser, avec votre vision, une dynamique de développement. Vous êtes ainsi devenu agriculteur dans votre pays, le Mali. Qu’avez-vous appris en cultivant la terre et quelles expériences pouvez-vous partager avec les autres ?
Le fait que dans mon pays on n’ait pas encore atteint l’autosuffisance alimentaire m’empêche de dormir. C’est une situation que je ne comprends pas d’autant plus que le Mali qui fait 1.240.000 km2 est traversé par le fleuve Niger, avec de l’autre côté le fleuve Sénégal. Je me suis dit qu’il y a des terres fertiles mais au lieu de supposer que les autres ne travaillent pas ou qu’il font le malin, j’ai préféré aller moi-même sur le terrain pour me rendre compte de la difficulté. Dans mon terrain de 27 hectares, j’ai cultivé l’an dernier sur une dizaine d’hectares du maïs, du mil, … et je n’ai presque rien récolté. En effet la saison des pluies qui avait bien commencé s’est subitement estompée, alors que les fruits n'étaient pas encore mûrs. J’ai commencé par comprendre qu’un des problèmes c’est la maîtrise de l’eau : on est assujetti aux variations de la saison des pluies d’une année à l’autre. Il y a des bouleversements climatiques tels que le séquençage traditionnel ne tient plus. Il faut donc qu’on change nos habitudes à partir d’une étude qui pourra nous permettre de maîtriser ce phénomène, comme on l’a fait quand j’étais à la Nasa avec El nino.
La deuxième chose que j’ai apprise en discutant avec les paysans du Mali c’est que nous ne sommes pas organisés de façon à être productifs. Normalement, une bonne production agricole vivrière devrait être issue d’une organisation en deux équipes : une dont la tâche est de produire des semences de très haute qualité pour les vendre à une autre qui produit pour la consommation. Ce qui ne se fait pas au Mali où tout le monde produit pour manger.
Troisièmement, il y a deux ans, j’avais constaté qu’après les récoltes, les gens détruisent les tiges pour faire des éclaircis. Et lorsque l’harmattan souffle aux mois de mars et avril, le vent balaie la couche supérieure du sol qui est très riche. A travers des recherches, on s’est rendu compte que certaines parties des Etats-Unis connaissaient le même problème. Pour parer à ce problème, ils ont trouvé une solution simple : laisser les tiges en terre après les récoltes. Ainsi, quand le vent soufflera, les racines permettront de retenir cette partie superficielle de la terre pour garantir la productivité du sol pour les prochaines cultures. Il va donc falloir vulgariser cela afin que le travail des paysans soit plus productif.

Vous êtes considéré comme un savant. N’avez-vous pas eu peur ou honte que vos compatriotes sachent qu’un savant de qui ils attendent l’exemple vienne échouer de cette façon-là où ils ont parfois réussi ?
Je ne suis pas un savant, je suis un ingénieur. Et ce genre de complexe ne me traverse pas l’esprit. Parce que même dans mon domaine de compétence, je ne peux pas prétendre tout savoir ; et par rapport à ce que je sais effectivement, je peux faire des erreurs, je suis un être humain. Quand j’étais étudiant, on nous disait que toutes les théories se construisaient à partir de la pratique et se vérifiaient sur la même pratique.
Quand j’étais jeune, je cultivais les terres de mon père tous les ans pendant les vacances. C’est d’ailleurs ce qui m’a donné l’amour de la terre : l’odeur de la terre mouillée lorsqu’elle vient d’être labourée. Ma ville a une odeur particulière; quand je laboure la terre et qu’il pleut dessus et je ressens cette odeur, je sais que je suis chez moi: cela me touche au plus profond de moi-même. Mais de là à tout maîtriser, il y a du chemin à faire. En toute honnêteté, je n’ai pas peur du tout. Personne ne peut tout savoir et aucun individu ne peut même savoir une seule chose jusqu’au bout.

Vous êtes venu au Cameroun dans cette perspective du développement de l’Afrique. Qu’avez-vous tiré du Cameroun ? Qu’est-ce que ce pays a apporté à votre expérience ?
J’en ai tiré l’énergie nécessaire pour continuer d’aller dialoguer avec les jeunes, les moins jeunes et tous mes frères qui sont des décideurs partout en Afrique. Ici au Cameroun, les gens m’ont fait l’amitié et la fraternité de m’écouter, de poser des questions, de faire des remarques sur ce que j’ai dit. Surtout, les enfants m’ont donné le sentiment, à travers leur regard, des gens qui commençaient à rêver autrement. Ce qui est très positif car pour que nous construisions cette Afrique, il faut que tout le monde continue de rêver et de croire en ce rêve. Si on devient cynique au point de ne plus avoir de rêve, ce n’est même plus la peine de se lever chaque matin pour aller au travail.
Par exemple, une lycéenne qui m’a dit à Douala : “ A vous entendre, on dirait que votre vie s’est déroulée sans problèmes ; est-ce réaliste ? ” Cette question m’a permis de mettre l’accent sur une philosophie qui est mienne, à savoir que lorsqu’on veut faire quelque chose, on peut trouver à tout moment 100 raisons pour ne pas la faire et 2 raisons seulement pour la réaliser. Moi je préfère me concentrer sur les deux raisons – pas parce que les 100 raisons n’existent pas – mais parce que je suis convaincu que ce que je veux faire a une importance pour moi et pour l’humanité. La question de la lycéenne m’a également permis de parler un peu de cette tendance destructrice que nous avons en Afrique ; quand quelqu’un veut s’engager on lui demande : “ Tu veux inventer quoi ? ” J’ai conseillé aux jeunes de répondre à ceux-là qui sont parfois même leurs parents qu’ils veulent inventer tout parce que eux qui posent la question n’ont justement rien inventé ; s’ils avaient inventé quelque chose, ils ne seraient pas là à demander ce qu’on veut inventer ou à être sceptiques sur le fait qu’un Africain veuille inventer quelque chose.
Au Cameroun, j’ai également appris l’histoire des feymen. Je n’avais pas encore entendu ce mot. C’est l'une des choses les plus destructives que j’ai constatées : c’est lamentable ! Que ces gens impressionnent les jeunes au point de devenir pour eux des modèles à suivre est simplement triste !

Quand des personnalités de votre rang arrivent dans les pays africains, ils préfèrent rencontrer d'abord les décideurs. Mais vous avez adopté une démarche inverse en allant vers les jeunes à la base. Qu’est-ce qui explique cette démarche ?
En réalité je n’ai pas discriminé. Mais avant d’aller voir les décideurs, je dois commencer par les jeunes. Quand je me rends compte qu’ils peuvent avoir la même vision que moi, je leur pose la question de savoir de quoi ils ont besoin pour réaliser cette Afrique-là. On commence à me parler de la situation des écoles, du difficile marché de l’emploi, de l’environnement dans lequel ils évoluent, … Je vais ensuite voir les entrepreneurs quand ces jeunes me disent que même après avoir bien fréquenté ils n’auront pas d’emploi et je leur demande ce qui bloque la création d’emplois dans un continent où tout est à faire. C’est seulement en ce moment-là que je rencontre les décideurs pour me faire le messager de cette jeunesse, des entrepreneurs, etc.
En raison de l’expérience acquise à travers mes voyages, j’ai proposé au Cameroun de faire du brenchmarking comme la Malaisie qui a pu créer un partenariat triangulaire entre l’Etat, les entrepreneurs et les universitaires. Avec la permission de l’Etat, les entreprises pourront ainsi investir dans les infrastructures de recherche et en déduire une partie de l’impôt qu’ils reversent à l’Etat. Cela permet aux universités d’être équipées pour la formation des diplômés dont les entreprises ont besoin. C’est ça qui donne à l’université tout son sens ; l’Etat y gagne aussi parce qu'il y a désormais moins de chômage et plus de ressources publiques. En effet, au fur et à mesure que les entreprises prennent les résultats issus des laboratoires de l’université pour améliorer leur production et donc leur compétitivité, les sociétés emploient plus parce qu’il y a du travail et paient plus d’impôts parce qu’elles gagnent en envergure.
Il appartient donc aux Camerounais de dire par exemple que ce modèle ne marcherait pas ici pour telle ou telle raison afin qu’on essaie de voir comment on pourrait partir de cette base et trouver quelque chose qui convient vraiment au contexte.

Vous avez vu au Cameroun des gens qui vous ont écouté. Mais avez-vous l’impression que la trilogie Etat-Entreprise-Ecole pour le développement (les 3E) peut marcher au Cameroun telle que vous l’envisagez, dans un contexte de déliquescence du système éducatif, de banalisation de la formation, de corruption des entreprises, … dans un contexte où l’Etat se comporte en prédateur des entreprises, où la politique prioritaire est celle du recouvrement des impôts à l’infini et de l’élargissement exponentiel de l’assiette fiscale pour faire face aux exigences des bailleurs de fonds, au détriment des populations qui ne demandent à l’Etat que le minimum pour se former et pour produire ?
Il faut beaucoup de changement au Cameroun ; un changement des mentalités. Les gens doivent comprendre que les travailleurs sont payés pas pour leur diplôme, mais pour ce qu’ils savent faire. Ceux qui prennent des raccourcis pour obtenir des diplômes non mérités doivent déjà savoir que les diplômes vides c’est un mirage. Il faut qu’on trouve des messages pour cette jeunesse apparemment blasée. Après avoir observé l’attitude des jeunes à mon égard, j’ai décidé d’appuyer les entreprises pour qu’elles retrouvent de par le monde d'autres Africains qui font des choses extraordinaires afin qu’ils viennent dire à tous ces jeunes que le progrès est possible, que leur rêve peut devenir réalité. Quand on va faire défiler des milliers de personnes qui sont nées, qui ont grandi dans les mêmes conditions qu’eux et qui sont des références dans le monde, cela va leur faire comprendre que Cheick ce n’est pas un accident de l’histoire; qu’à force de travail et de discipline on peut se hisser au-devant de la scène mondiale. Peut-être que si on commence à célébrer ces valeurs intellectuelles, les jeunes comprendront que le plus intéressant ce n’est pas le feyman du coin, mais leur enseignant qui fait beaucoup de sacrifices pour les former. En tout cas c’est un peu tôt de juger pour ce qui est du Cameroun. Pour le moment, j’ai passé mon temps à faire des conférences, à écouter beaucoup plus qu’à réfléchir à ce que j’ai entendu.

Vous connaissez les Camerounais à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. On sait que le pays de Paul Biya regorge des ressources humaines de grande qualité en Afrique. Qu’est-ce qui fait qu’avec ces ressources – clé du développement – le Cameroun n’arrive toujours pas à décoller mais semble régresser au contraire ?
Effectivement il y a des ressources. Mais elles sont dispersées ; les Camerounais n’arrivent pas à partager une même vision et à se mettre ensemble. Il n’y a en effet pas cette idée d’entreprise commune ou de mise en réseau qui permettrait de prendre le Cameroun comme une entité à développer globalement. J’ai pourtant vu des gens ici qui sont extrêmement brillants, à l’instar du président du Gicam (André Siaka) ou de l’informaticien Maurice Tchuenté et bien d’autres. Très rapides, leur réflexion va à des granularités que j’ai rarement vues : ce qui est la condition sine qua non pour trouver et mettre en œuvre la solution de développement dont on a besoin. En effet, plus profondément on comprend un problème, mieux on apporte une solution adéquate. Ces gens sont là, mais au-delà il faut qu’ils s’asseyent pour voir ce qu’il est possible de faire ensemble.

On vous a vu très optimiste. Après ce séjour camerounais, avez-vous le même optimisme ?
Je suis venu optimiste et je rentre très optimiste. D’une part j’ai vu des ressources humaines disponibles et de bonne qualité, j’ai vu que le dialogue était encore possible parce que les gens croient encore à quelque chose. Toutefois il y a certaines tares que j’ai découvertes mais ce n’est pas cela qui pourrait briser mon optimisme. On ne peut en effet trouver un terrain parfait. J’ai vu dans la jeunesse la naissance du cynisme, d’apathie, de découragement, faute de voir la lumière à l’horizon. Mais quand on finit de parler, je vois la flamme qui brûle en eux. J’ai l’impression que cet état est comme un bouclier c’est-à-dire que quand tu rêves de quelque chose et que tu as peur de ne pas y arriver, pour ne pas être déçu, tu fais semblant d’être complètement blasé. Mais leur âme crie tellement fort, leur regard s’oriente vers le chemin du rêve qu’ils ont choisi du fond de leur cœur. J’ai aussi vu des entrepreneurs galvanisés parce qu’ils veulent faire quelque chose. Tant qu’il y a cette flamme-là, on ne peut ne pas être optimiste.
Mais lorsque nous avons à la périphérie des feymen, une certaine hiérarchisation de la société, on s’inquiète. Tout çà c’est des choses sur lesquelles on peut travailler. Ces problèmes ont des solutions et c’est pour cela que je repars optimiste.

La mondialisation est présentée comme la mort de l’Afrique dans le concert des nations. Pouvez-vous jeter un regard prospectif sur cette pression de la mondialisation sur votre continent ?
D’un certain point de vue, la mondialisation peut être un moteur pour le développement de l’Afrique. On est dans une situation telle que quand l’humanité a besoin d’une chose et qu’on se rend compte qu’une personne fait mieux cette chose que tout le monde et au meilleur prix, on lui en laisse l’exclusivité. Si demain l’Afrique fait mieux que tous une chose, elle devient un maillon incontournable de la mondialisation. Qu’est-ce qui nous empêche de recenser nos ressources et de façon prospective regarder les grands problèmes qui se poseront à l’humanité dans l’avenir pour puiser la réponse dans cette artillerie de ressources de façon à être seuls au monde à proposer cette solution ?
Un exemple simple : dans une vingtaine d’années, l’eau à boire va devenir un problème majeur de l’humanité. Le continent africain est tellement riche de cette matière. Au lieu d’attendre que cette crise se déclenche, pourquoi ne mettons-nous pas tout de suite une institution stratégique qui aura pour tâche de faire le recensement de toute cette richesse du continent, de l’extraire, de la traiter, de la distribuer, de la recycler, de façon que quand le problème se posera au niveau mondial, l’Afrique soit seule à posséder la bonne solution à proposer au monde entier ? Voilà là où la mondialisation peut nous mener. La mondialisation est mauvaise pour les gens qui ne se préparent pas. Comme les Africains ne pensent encore en terme stratégique – mais la situation va changer – c’est pour cela que la mondialisation fait peur dans un premier temps. C’est simplement que l’Afrique n’a pas encore trouvé sa niche.
Aujourd’hui par exemple quand vous voulez écrire un logiciel, on vous dit qu’on a donné tous les contrats à l’Inde. C’est là-bas maintenant qu'on écrit tous les logiciels. Cet endroit du monde qui n’avait rien, sauf des bouts de papiers et de crayons, a éduqué ses enfants, les a formés en mathématiques et en logique. C’est eux qui en ce moment écrivent tous les logiciels du monde et qui produisent au-delà de 100 milliards de dollars par an en revenus : c’est de cela qu’il s’agit, stratégiquement. Pour moi donc, l’Afrique peut très bien tirer son épingle dans la mondialisation, à condition que très rapidement on s’asseye pour mener la réflexion prospective nécessaire et se lancer dans l’action.

Par Entretien mené par Pius N. Njawé, Alexandre T. Djimeli, Noé N. Massoussi
Le 04-10-2005
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Ciiman
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 14:10    Sujet du message: L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L Répondre en citant

Il donne d'ailleur
gratuitement
une piste qui merite
certainement la refelexion:
La maitrise de l'exploitation de l'eau potable,
resource naturelle abondante en Afrique,
et qui deviend un enjeu grandissant
dans le reste du Monde.
A controler, avant que
d'autres ne le fassent
a notre place.
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Nino
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 14:31    Sujet du message: Répondre en citant

OGOTEMMELI a écrit:

Farao a écrit:
à se concentrer uniquement sur les exigences les plus immédiates on risque de manquer un nouveau train. Un de plus...

Sauf que : la recherche solaire n'est pas une exigence plus immédiate que la recherche spatiale. Et surtout, au lieu de courir après des trains...déjà partis (pour le spatial), on pourrait prendre la place du conducteur d'une locomotive "solaire" encore largement à fabriquer.

J'avais lu dans la rubrique "Inventions" d'Afrik.com un inventeur africain d'un four solaire....
Je pense aussi qu'il y'a des domaines comme ça pour lesquels l'Afrique doit se positionner en leader et faire le choix d'en abandonner d'autres.
Qui ne risque rien n'a jamais rien eu.
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Teo Van
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 17:17    Sujet du message: Répondre en citant

Marin.R.Delany a écrit:
Hotep,

Je fais parti de ceux qui pensent qu'on devrait garder nos pieds sur terre avant d'aller dans l'espace: encore une distraction pour l'Afro.
Je vous rappelerai que Bush parlais de retourner sur la lune pour "divertir" son peuple dans la mesure ou ils sont au plus bas moralement pour le momemt.

Parler d'agence spatiale en Afrique pour moi est equivalent a promettre le paradis aux pauvres: cela donne de l'espoir pour faire oublier la realite. Sinon, je ne crois pas que la Chine ait une agence spatiale a proprement parle, meme s'ils y pense ou font des etudes la dessus.

commencons par ameliorer notre vie d'Afro sur terre avant de penser a aller sur la lune ou je ne sais ou.


Je partage ton avis. Wink

Il y a des projets simples mais complexes à réaliser...

L'autosuffisance alimentaire.
Pourqu'on arrête d'acheter du lait médicamenteux à l'Europe, alors qu'on à des peuples d'éleveurs en Afrique ainsi que les grandes terres et le climat propice. Pourqu'on arrête d'achetter leur poulet médicamenteux.

Il faut créer des organes de contrôle sanitaires alimentaires indépendant et efficace!!!
Des analyses ont montrés que le taux de spermatozoides des européens a fortement chuté..d'où une stérilisation programmé de l'humain.. A quoi celà est il dû? Je fais remarqué qu'en Afrique on consomme tout et n'importe quoi qui vient de l'extérieur!!!

Le solaire c'est également une réalité. Et c'est viable en Afrique. ... c'est pas utiliser aujourd'hui

L'éducation c'est un impératif.... c'est pas le cas aujourd'hui.

Luttons contre l'avancer du désert....Parceque d'ici quelques années, des pays comme le Niger n'existerons plus. (Le ISRAELIENS ont fait pousser des plantes dans le désert) Faut qu'on se pose des questions Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad . Car si le Niger se désertifie, les Nigériens iront vers d'autres pays limitrophes..avec les risques sociaux qu'ont connait.

La Santé aussi. c'est important. Les grandes villes sont polluées (à COTONOU par exemple on ne respire plus que les émissions des pots d'échapement)....

Il faut qu'on ait aussi des laboratoires de recherche scientifique et associer les tradipraticiens africains pour qu'on puisse enfin trouver les médicaments à nos propres maux. (dépuis que le paludisme touche les pays du nord, on s'active pour trouver un médicament...c'est étrange n'est ce pas?)

Voilà des choses simple qui devrait commencer à nous faire rever.

Je rapelle à OGOTEMMELI et aux autres participants que nous ne faisons pas une course au developpement. L'Afrique n'a pas de retard à ratrappé. Ne nous faisons pas piégé par le système!!! Attention!

Observons comment les Européens souffrent aujourd'hui de leur soit disant developpement!!!
Observons comment souffrent les américains de leur developpement!!!
Observons comment souffrent les Japonnais!!!
et regardons les dérives actuelles de la Chine!!!

Franchement, je ne rêve pas de ça pour MON AFRIQUE et ma future descendance.

Ne regardons pas toujours dans le sens où ils veulent qu'on dirige notre regard!!

M. MODIBO DIARRA, c'est quelqu'un de compétent, mais je ne sait pas pour qui il travaille. peut être pour Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil .

Mais l'avenir nous dira.
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Ciiman
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 17:42    Sujet du message: Répondre en citant

TEO VAN a écrit:


M. MODIBO DIARRA, c'est quelqu'un de compétent, mais je ne sait pas pour qui il travaille. peut être pour Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil .

Mais l'avenir nous dira.



L'interview postee plus haut,
provenant du journal Le Messager
montre, je le pense que les preoccupations
de Mr Diarra, nous concernent bien
Africains,
et ne sauraient se simplifier a
la conquete de l'espace.

L'article est long,
mais je crois apporte les reponses
que vous attendez.

une interview n'est pas orientee
de la meme facon
que ce soit par
Cameroun Tribune
ou
Le Messager.
Mais ca c'est mon avis perso,
et j'avoue etre un peu langue de p...
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Teo Van
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 18:30    Sujet du message: Répondre en citant

ciiman a écrit:
TEO VAN a écrit:


M. MODIBO DIARRA, c'est quelqu'un de compétent, mais je ne sait pas pour qui il travaille. peut être pour Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil .

Mais l'avenir nous dira.



L'interview postee plus haut,
provenant du journal Le Messager
montre, je le pense que les preoccupations
de Mr Diarra, nous concernent bien
Africains,
et ne sauraient se simplifier a
la conquete de l'espace.....j'avoue etre un peu langue de p...


Ce que tu dis est vrai.

Mais c'est personnel. Je me méfie de tous ces leaders Africains propulsés d'où on ne sait..et qui arrive sur le continent pour nous faire rever.

Je suis plus pour l'action.

Il faut que tout le monde passe à l'action concrète. C'est la somme de ces actions individuelles qui fera ce à quoi nous rêvons tous.
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Panafricain
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 20:38    Sujet du message: Répondre en citant

TEO VAN a écrit:
ciiman a écrit:
TEO VAN a écrit:


M. MODIBO DIARRA, c'est quelqu'un de compétent, mais je ne sait pas pour qui il travaille. peut être pour Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil .

Mais l'avenir nous dira.



L'interview postee plus haut,
provenant du journal Le Messager
montre, je le pense que les preoccupations
de Mr Diarra, nous concernent bien
Africains,
et ne sauraient se simplifier a
la conquete de l'espace.....j'avoue etre un peu langue de p...


Ce que tu dis est vrai.

Mais c'est personnel. Je me méfie de tous ces leaders Africains propulsés d'où on ne sait..et qui arrive sur le continent pour nous faire rever.

Je suis plus pour l'action.

Il faut que tout le monde passe à l'action concrète. C'est la somme de ces actions individuelles qui fera ce à quoi nous rêvons tous.


Modibo Diarra n'arrive pas d'on ne sait où! Il est connu parcequ'il a dirigé le programme pathfinder de navigation dans l'espace à la NASA. Il n'a pas été "propulsé". Par ailleurs je t'invite à lire son bouquin "navigateur interplanétaire" (tu comprendras qu'il est un enfant du Mali tout simplement) et à lire (parceque je suppose que tu ne l'as pas fait) l'interview qu'il a accordé au journal Le Messager, interview postée un peu plus haut.

Sinon l'Europe, le Japon, les Etats-Unis ne "souffrent" pas tant que ça de leur développement (pourquoi tant d'africains y vivent-ils?). Tu preferes vivre dans une Afrique développée où l'esperance de vie est de 80 ans ou dans une Afrique qui "ne fait pas la course", mais où l'esperance de vie est de 45 ans, et où la quasi totalité de ce qui est consommé est produit par l'extérieur ?
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Teo Van
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 21:14    Sujet du message: Répondre en citant

panafricain a écrit:
Tu preferes vivre dans une Afrique développée où l'esperance de vie est de 80 ans ou dans une Afrique qui "ne fait pas la course", mais où l'esperance de vie est de 45 ans, et où la quasi totalité de ce qui est consommé est produit par l'extérieur ?


Je prefère vivre dans une Afrique qui ne fait pas la course et où l'espérance de vie est de 87 ans.

A l'instar de Cuba.


Je ne suis pas contre le developpement de la médecine...je le mentionne même dans mon précédent post.

Tu dis que les Européens sont heureux.....tu as vu les manifestations monstres de ce jours????? Tu as vu le taux de suicide des jeunes de moins de 25 ans???

La course dans laquelle ce sont engagés ces nations là et dans laquelle tu pense que l'Afrique devrait s'engager n'a pas de sens..Aucun sens économique, aucun sens social, aucun sens philosophique, ça n'apporte même plus le progrès... L'issue c'est la perte de notre humanité.

J'avoue je n'ai pas lu le livre de MODIBO DIARRA. Mais je connais son histoire.
"Celle de monsieur tout le monde qui àprès un parcours difficile, à réusi dans un domaine très pointu. Il est présenté comme un exemple pour sa communauté. Jusque là c'est bien. Mais ça ressemble beaucoup aux ingrédients de la Star academy.
Faut se poser la question: qui organise tout ça? et qu'est ce que ça masque?"

Je me pose toujours ces questions là.

C'est pour çela que je dis que seul l'avenir nous le dira. Y a eu trop de faux espoirs dans notre communauté.

Aujourd'hui, on envoie de Noirs devant la scène.

Pour moi jusqu'a preuve du contraire, MODIBO DIARRA est comme KOFFI ANAN. Des participants de seconde zone de la Star academy mondial.

Le salut ne viendra pas d'eux, mais des actions concrètes qu'individuellement ou collectivment nous posons.
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Panafricain
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 21:28    Sujet du message: Répondre en citant

TEO VAN a écrit:
panafricain a écrit:
Tu preferes vivre dans une Afrique développée où l'esperance de vie est de 80 ans ou dans une Afrique qui "ne fait pas la course", mais où l'esperance de vie est de 45 ans, et où la quasi totalité de ce qui est consommé est produit par l'extérieur ?


Je prefère vivre dans une Afrique qui ne fait pas la course et où l'espérance de vie est de 87 ans.

A l'instar de Cuba.


Je ne suis pas contre le developpement de la médecine...je le mentionne même dans mon précédent post.

Tu dis que les Européens sont heureux.....tu as vu les manifestations monstres de ce jours????? Tu as vu le taux de suicide des jeunes de moins de 25 ans???

La course dans laquelle ce sont engagés ces nations là et dans laquelle tu pense que l'Afrique devrait s'engager n'a pas de sens..Aucun sens économique, aucun sens social, aucun sens philosophique, ça n'apporte même plus le progrès... L'issue c'est la perte de notre humanité.

J'avoue je n'ai pas lu le livre de MODIBO DIARRA. Mais je connais son histoire.
"Celle de monsieur tout le monde qui àprès un parcours difficile, à réusi dans un domaine très pointu. Il est présenté comme un exemple pour sa communauté. Jusque là c'est bien. Mais ça ressemble beaucoup aux ingrédients de la Star academy.
Faut se poser la question: qui organise tout ça? et qu'est ce que ça masque?"

Je me pose toujours ces questions là.

C'est pour çela que je dis que seul l'avenir nous le dira. Y a eu trop de faux espoirs dans notre communauté.

Aujourd'hui, on envoie de Noirs devant la scène.

Pour moi jusqu'a preuve du contraire, MODIBO DIARRA est comme KOFFI ANAN. Des participants de seconde zone de la Star academy mondial.

Le salut ne viendra pas d'eux, mais des actions concrètes qu'individuellement ou collectivment nous posons.


Si en Afrique les gens pouvaient manifester sans craindre la repression, il y aurait plus de monde dans les rues qu'au cours des "manifs de ces derniers jours".

Si l'Afrique pouvait déjà atteindre le niveau sanitaire de Cuba, ce serait un moindre mal. Mais être exclusivement un consommateur et ne rien produire n'améliore rien puisque l'Afrique est dépendante des avancées extérieures. Nous consommons des voitures, des ordinateurs et autres, dont nous avons besoin, et nous les achetons au prix fort parceque nous ne les produisons pas. Notre retard technologique est patent et handicapant. Maintenant on peut faire comme tu le preconises et nous contenter de peu, sous pretexte que le developpement n'est pas une course.

Je constate aussi que comme beaucoup, tu n'aimes pas voir les africains qui emergent. Tu n'as même pas pris la peine de lire ce que raconte ce bonhomme dans les interviews publiées ci dessus, mais tu as déjà sauté sur ton clavier pour le critiquer en insinuant qu'il était "envoyé" (on se demande bien par qui?). Les noirs ne doivent pas se developper, et ne doivent pas non plus avoir de modeles. Sympa...
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Teo Van
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 22:42    Sujet du message: Répondre en citant

panafricain a écrit:
Si en Afrique les gens pouvaient manifester sans craindre la repression, il y aurait plus de monde dans les rues qu'au cours des "manifs de ces derniers jours".


Ce que tu dis est vrai..Mais tu évite de reprendre le constat qu'il y a un fort taux de suicide des jeunes de moins de 25 ans dans ces dits pays.
On pourra aussi mettre en évidence l'usage des antidépresseurs et drogues de toutes sortes.

Ces signaux sont pour moi des alertes. Des signes d'une société qui va mal.

On utilise des drogues quand on va vraiment mal....
Tout le monde dit que ce sont les Africains qui sont souffrent....Mais la jeunesse africaine n'est pas abonnés aux drogues et antidépresseur. Razz Razz Razz
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Teo Van
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 23:14    Sujet du message: Répondre en citant

panafricain a écrit:
Maintenant on peut faire comme tu le preconises et nous contenter de peu, sous pretexte que le developpement n'est pas une course.


Je ne suis pas partisant du moindre effort. Il nous faut developper des technologies et des sciences qui apportent du progrès à l'humain.

Je le repète, le developpement n'est pas une course.

C'est d'ailleurs au nom de cette compétition que la CHINE à déclaré la guerre économique au reste du monde.
Celà n'est nullement source de progrès.
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Teo Van
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 23:18    Sujet du message: Répondre en citant

panafricain a écrit:
Je constate aussi que comme beaucoup, tu n'aimes pas voir les africains qui emergent. Tu n'as même pas pris la peine de lire ce que raconte ce bonhomme dans les interviews publiées ci dessus, mais tu as déjà sauté sur ton clavier pour le critiquer en insinuant qu'il était "envoyé" (on se demande bien par qui?). Les noirs ne doivent pas se developper, et ne doivent pas non plus avoir de modeles. Sympa...


Pas de ça s'il te plaît Frère PANAFRICAIN.

J'admire Monsieur DIARRA MODIBO.

J'avoue avoir pousser la critique.... Mais ma crainte est que son idée d'espace nous fasse perdre de vue nos priorités réalisables.

On a eu assez d'illusionniste qui sont passé sur notre Continent..KADDAFI et consors.

Voilà ma crainte.
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Ciiman
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 23:32    Sujet du message: L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L Répondre en citant

TEO VAN a écrit:

Tout le monde dit que ce sont les Africains qui sont souffrent....Mais la jeunesse africaine n'est pas abonnés aux drogues et antidépresseur. Razz Razz Razz

... Ah si seulement
c'etait encore vrai...


Pour en revenir au sujet;
je vois comme vous
ce qu'il se passe en Afrique,
et je crierai bien au scandale tous les jours.
Mais la verite est que vivant en Europe,
et sachant que d'autres meurent pour y arriver,
je pense que
nous ne devrions pas ceder aux lamentations.
Nous sommes ici en mission en quelque sorte,
Cheick Modibo Diarra, nous montre bien que
1 - il faut se concentrer sur nos objectifs,
et non sur nos handicaps
2 - quelque soit notre reussite personelle
la mission ne doit/ne peut s'achever
qu'en Afrique, dans un projet concret.
3 - grace a la Mondialisation l'Afrique pourra
s'en sortir, a condition que nous Africains
arrivions a trouver et developper notre prore creneau,
le domaine dans lequel nous nous rendrons incontournable
face au reste du Monde.

Les messages sont optimistes et constructifs,
et il en faut aussi,
et meme
il en faut surtout.
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...I will lick your funky emotions
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baalo
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 23:38    Sujet du message: Répondre en citant

d'accord avec toi Cyman.

même si c'est vrai que l'afrique peut avoir d'autres priorités, il faut cependant soutenir les initiatives qui permettent aux africains de s'affirmer QUELQUE SOIT LE DOMAINE.

laissons les FRANC TIREURS ALLER DE L'AVANT et SOYONS FIERS D'EUX!!!

C. M. DIARRA EST UN MONSTRE. CE QU'IL ACCOMPLI MERITE NOTRE RESPECT.
_________________
« Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde (…) cette FranSSe là est impuissante à se justifier et que, de plus en plus, elle se réfugie dans une hypocrisie d’autant plus odieuse qu’elle a de moins en moins de chance de tromper (…) La FranSSe est indéfendable »
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baalo
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 23:40    Sujet du message: Re: L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L Répondre en citant

ciiman a écrit:
TEO VAN a écrit:

Tout le monde dit que ce sont les Africains qui sont souffrent....Mais la jeunesse africaine n'est pas abonnés aux drogues et antidépresseur. Razz Razz Razz

... Ah si seulement
c'etait encore vrai...


Pour en revenir au sujet;
je vois comme vous
ce qu'il se passe en Afrique,
et je crierai bien au scandale tous les jours.
Mais la verite est que vivant en Europe,
et sachant que d'autres meurent pour y arriver,
je pense que
nous ne devrions pas ceder aux lamentations.
Nous sommes ici en mission en quelque sorte,
Cheick Modibo Diarra, nous montre bien que
1 - il faut se concentrer sur nos objectifs,
et non sur nos handicaps
2 - quelque soit notre reussite personelle
la mission ne doit/ne peut s'achever
qu'en Afrique, dans un projet concret.
3 - grace a la Mondialisation l'Afrique pourra
s'en sortir, a condition que nous Africains
arrivions a trouver et developper notre prore creneau,
le domaine dans lequel nous nous rendrons incontournable
face au reste du Monde.


Les messages sont optimistes et constructifs,
et il en faut aussi,
et meme
il en faut surtout.


Mais cher ami, depuis toujours nous sommes incontournables. Le seul problème est que nous ne l'avons pas encore réalisé. Car qu'aurait fait la prétendue civilisation européenne sans les nombreux apports des filsde l'Afrique dans TOUS les domaines??
_________________
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Teo Van
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 23:42    Sujet du message: Re: L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L Répondre en citant

ciiman a écrit:
Cheick Modibo Diarra, nous montre bien que
1 - il faut se concentrer sur nos objectifs,
et non sur nos handicaps
2 - quelque soit notre reussite personelle
la mission ne doit/ne peut s'achever
qu'en Afrique, dans un projet concret.
3 - grace a la Mondialisation l'Afrique pourra
s'en sortir, a condition que nous Africains
arrivions a trouver et developper notre prore creneau,
le domaine dans lequel nous nous rendrons incontournable
face au reste du Monde.

Les messages sont optimistes et constructifs,
et il en faut aussi,
et meme
il en faut surtout.


C'est très clair Shocked Il faut se mettre en action maintenant !!
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Ciiman
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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005 23:55    Sujet du message: Re: L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L¬L Répondre en citant

baalo a écrit:
ciiman a écrit:

3 - grace a la Mondialisation l'Afrique pourra
s'en sortir, a condition que nous Africains
arrivions a trouver et developper notre prore creneau,
le domaine dans lequel nous nous rendrons incontournable
face au reste du Monde.


Les messages sont optimistes et constructifs,
et il en faut aussi,
et meme
il en faut surtout.


Mais cher ami, depuis toujours nous sommes incontournables. Le seul problème est que nous ne l'avons pas encore réalisé. Car qu'aurait fait la prétendue civilisation européenne sans les nombreux apports des filsde l'Afrique dans TOUS les domaines??



C'est vrai,
je le concede,
j'entendais par la incontournable economiquement.
Nous avons les ressources,
aujourd'hui exploitees par les societe occidentales.
Il nous appartiend de creer nos societes,
et non d'attendreque les entreprises etrangeres partent
d'elles meme.
et pour en revenir
a l'un de mes post precedent
concernant une remarque
très concrete
de Cheick Modibo Diarra;
L'eau potable est une ressource
qui a ma connaissance (limitee je l'avoue)
n'est pas encore l'objet des convoitises
occidentales.
Cela ne saurait tarder...
Il nous faut donc prendre de l'avance
a tout prix.

Et ce n'est qu'un exemple,
il y a certainement d'autres pistes
a creuser.
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M.O.P.
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MessagePosté le: Mer 05 Oct 2005 00:04    Sujet du message: Répondre en citant

Wink

MIT OpenCourseWare » Aeronautics and Astronautics

http://ocw.mit.edu/OcwWeb/Aeronautics-and-Astronautics/index.htm
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Vous lui devez tout, en l'occurence votre vie
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Imhotep
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MessagePosté le: Ven 07 Oct 2005 14:54    Sujet du message: Répondre en citant

Ce debat me replonge dans un autre que nous avions eu au tout debut du site grioo.com et avant son piratage. Alors que la rubrique "Sciences et Technologies" n'existait pas encore et que je plaidais (sous le pseudonyme de Fils de Nzingha) pour sa creation et tout simplement pour l'importance de la Science et des recherches scientifiques fondamentales pour resoudre nos problemes pratiques. A l'epoque, un certain mouyabi considerait M. Diarra comme le clown africain de la NASA qui passait son temps a amuser les autres... Bref, pour revenir au sujet. Ch. M. Diarra explique bien dans cette interview que la recherche spatiale n'est pas un objet de luxe sans application pratique. Il montre que nombre de nos problemes actuels y trouveront leurs solutions. Nous avons certes des priorites mais nous avons aussi besoin de toutes les sciences theoriques (physique theorique, aeronautique, aerospatiale et meme nucleaire avec un bemol). Tous ces professionnels de la science voient aussi les priorites dont vous parlez mais savent aussi que ce qu'ils proposent ne s'inscrit pas contre ces priorites. Au contraire ils proposent des voies, en connaissance de cause, pour resoudre ces problemes qui d'apparence n'ont rien a voir avec les recherches theoriques et fondamentales. Ce sont les resultats de ces recherches theoriques et fondamentales qui trouvent leurs applications dans les differents domaines de la vie pratique. Tout est lie. Il faut, comme il le dit si bien, une vision globale pour l'Afrique. Les problemes d'urgence comme la sante, l'education et les problemes sociaux trouveront leur solution dans ce processus de mise en oeuvre de la politique globale du developpement durable en Afrique. Oui, il faut rever et y croire surtout!
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Olmeque
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MessagePosté le: Ven 07 Oct 2005 20:37    Sujet du message: Répondre en citant

mouais pour créer, inventer recréer chez nous ceux ci cela...mais j ai le sentiment que tant qu'on ne se sera pas debarrassé de tous les vigiles Français et coloniaux au pouvoir c'est voué a l'échec. les gens auront toujours faim et auront autre chose à penser qu'à investir et s'investir dans le spacial. pire tous nos boss, detourneront allegrement cet argent. ils sont notre pestes. tant qu'ils seront la, on aura droit qu'aux vivotages, et réussite isolé, jamais d'épanouisssemnt collectif
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Kimia
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MessagePosté le: Jeu 17 Nov 2005 23:49    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense que les africains pourraient faire des progres aileurs pour commencer,on veut envoyer des fusees dans l'espace alors qu'on a meme pas de misile pour la dissuasion
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M.O.P.
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MessagePosté le: Mar 17 Jan 2006 20:29    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.spacedaily.com/news/Bank_Offers_200_Mln_In_Loan_For_Satellite_Project.html

Chinese Bank Offers $200 Mln Loan For Nigerian Satellite Project


Illustration of NIGCOMSAT-1
Beijing (XNA) Jan 17, 2006
The Export and Import Bank of China said Friday it will provide 200 million US dollars in preferential buyer's credit for Nigeria's first communications satellite project.
The bank signed an agreement Thursday with the Ministry of Finance of Nigeria on the deal, which involves building and launching a Chinese-made satellite, the bank said in a statement Friday.

Wang Haibo, president of the China Great Wall Industry Corp., said the communications satellite, known as NIGCOMSAT-1, will be based on China's latest model of satellite platform, DFH No. 4.

Wang said this was also the first time China would provide a package of space products and services, including design, manufacturing, orbital delivery, and ground products and services, to an overseas client.

The company signed a contract with the Nigerian National Space Research Development Agency (NASRDA) in December 2004.

With 28 transponders, including 4 C band, 18 Ku band, 4 Ka band and 2 L bands, the satellite will be capable of meeting Nigeria's telecommunication, broadcasting and broadband multimedia service requirements, said Wang.

The platform is designed to have a lifespan of 15 years and would weigh 5,200 kg, while the transponders would have 8 kw of power, and would weigh 800 kg, he said.

Designed, constructed and launched by China's space sector, the satellite will also be put into orbit by a Chinese-made Long March 3 B carrier rocket from the Xichang Space Launch Center in China's southwest Sichuan Province, then delivered to NASRDA after being inserted into its correct orbit, in early 2007.

This is the first satellite China has exported to a foreign country although China has already proved to be a reliable launch service provider, having launched 30 satellites on 24 commercial flights since 1990.

Source: Xinhua News Agency
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hwenuzu
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MessagePosté le: Dim 18 Nov 2007 15:36    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.bworldconnection.com/index.php?option=com_content&task=view&id=55&Itemid=70&idV=184
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