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Auteur Message
Mouyabi
Bon posteur


Inscrit le: 16 Mai 2004
Messages: 550

MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 09:12    Sujet du message: les réseaux du vatican Répondre en citant

Les réseaux du Vatican
Tout homme qui réfléchit à l'évolution de l'univers ou sa propre destinée est engagée devrait comprendre qu'il est pris dans une lutte gigantesque, planétaire, ou le vainqueur sera ou bien les maîtres du profit réglé par l'ordre ou le désordre établi, ou bien les chefs des esclaves révoltés pour arracher et rétablir par leur dignité d'hommes que le besoin contraint de travailler mais libre de fixer par leur libre consentement les justes conditions de leur travail. Ces propos que l'on attribuerait volontiers à un disciple de Marx ont été écrit en réalité en 1972 par une espèce d'ecclésiastique en voie de disparition. Auteur de la préface du Secret des guerres ou la genèse de l'agression, un ouvrage d'Albert Norden, historien communiste de l'ex R.D.A., l'abbé jean Boulier, ancien professeur à la faculté catholique de droit de Paris, était un religieux catholique qui s'interrogeait sur une hypothétique filiation entre le message originel de l'évangile et les doctrines d'émancipation populaire. Dépeignant sans complaisance les horreurs du rêve américain et le marché aux esclaves de l'Europe de la liberté, paraphrasant jean Jaurès qui clamait que le capitalisme porte la guerre en nuées, il identifiait la culpabilité systématique du grand capital derrière tous les conflits d'un siècle hanté par les guerres et quelques uns des pires génocides de l'histoire de l'homme. Jean Boulier avait été formé à l'école des jésuites, un ordre partisan de la théologie de la libération que ses détracteurs accusaient de relayer la subversion marxiste au sein de l'église. Ses adversaires conservateurs ne reculèrent devant aucunes compromissions pour s'emparer du gouvernement de l'église, aussi malsaines fussent elles, reprenant l'avantage et terrassant la dissidence.
L'organisation internationale catholique responsable de ce retour de l'ordre moral s'appelle l'Opus Deï, devenu un instrument de contrôle des églises locales au service du pouvoir temporel du Vatican. Un destin qui n'est pas sans rappeler celui d'une autre secte qui régna par la terreur religieuse sur l'Espagne du XVIeme siècle, avant d'imposer son fanatisme dans l'église universelle: l'inquisition. L'abbé jean Boulier écrivait, qui ne comprend le passé ne peut saisir le présent. Nous sommes tentés d'y ajouter les fameux mots de Voltaire, plus l'homme sera éclairé plus il sera libre, en espérant qu'un jour l'être humain se réveille et parvienne, définitivement, à écraser l'infâme.

Nous vivons une époque où un déluge d'informations ne génère paradoxalement qu'une ignorance et un obscurantisme croissant, soigneusement entretenus par des médias sous contrôle. De plus en plus de citoyens quand ils ne cultivent pas une indifférence satisfaite s'adonnent à un ésotérisme de pacotille, aux tables qui tournent et à la lecture de Voici. Le combat commencé il y a plus de deux siècles entre ceux qui ne reconnaissent que la propriété comme premier droit des hommes contre ceux qui y privilégie le droit à l'existence prend à l'aube du troisième millénaire une configuration inquiétante, le clergé retrouvant peu à peu auprès du grand capital le rôle de bras séculier qu'il avait du temps de la monarchie.

Une situation qui n'est pas le fruit d'une évolution logique et saine de nos société contemporaines, mais bel et bien une vaste campagne de désinformation, coups tordus et autres opérations spéciales orchestrés autant par le Vatican, l'Opus Deï, Communion et libération que par les services secrets occidentaux sous l'égide de la CIA, ainsi que leur double obscur : la Mafia (terme désignant autant le syndicat américain que Cosa Nostra sicilienne).

L'un des plus illustres parrains de Chicago, Sam Giancana, chef incontesté jusqu'en 1975 et auxiliaire de la CIA, qui fut tout de même reçu en audience privée par le pape Paul VI en 1968, révélait que les prêtres lui rappelaient le quartier comme il était autrefois. Dans le personnel du diocèse, il y a des gars de Chicago qui d'après Strich (cardinal de cette mégapole) vont arriver au sommet... jusqu'au Vatican. Strich est ambitieux. Et l'église est comme tous les autres trafics politiques. Il y a un racket derrière chaque autel quand c'est un type comme Strich qui mène la danse, ou comme il dit qui fait l'oeuvre de Dieu. Sam Giancana qui fut l'un des instigateurs de la débâcle de la baie des cochons et vraisemblablement celui du meurtre de John et Bobby Kennedy, ainsi que de Marylin Monroe (quoi qu'en dise la légende) utilisait des prêtres catholiques pour ses transferts de fonds internationaux dans une énorme affaire de blanchissement d'argent qui fournissait des liquidités au Vatican. L'un des gars de Chicago au sein du personnel du diocèse auquel le parrain faisait allusion n'était autre que Paul Marcinkus, originaire de Cicero dans la banlieue de la ville, ancien fief du légendaire al Capone.

En 1952, sur recommandation de Strich et du cardinal Spellman, Marcinkus obtient un poste au Vatican, suivant ses études à l'ENA du saint siège, l'académie pontificale. Il fera un stage à la Continental Illinois Bank en 1959, après avoir été nonce apostolique en Bolivie et au Canada, pour revenir à Rome un peu plus puissant. C'est l'époque où Castro, après avoir été aidé par les américains passe dans le camps soviétique. L'Amérique latine est à deux doigts de basculer dans la révolution, les curés de base évangélisant les loubards ou prenant le maquis, comme en Colombie, contre les impérialistes yankees. Le concile Vatican II parle d'ouverture ou d'oecuménisme.

Un vent de panique souffle sur Washington, la CIA assistée du SIFAR (contre espionnage militaire italien) posant des micros dans le bureau et les appartements du pape pour contrôler l'église romaine. C'est de cette manière que l'agence d'espionnage américaine parviendra à être informé de l'état de santé précaire du pape Jean XXIII, influant ainsi sur le choix du successeur élu par un conclave.

Protégé par quatre anticommunistes virulents, le cardinal Spellman, David Kennedy, le directeur de la continental Illinois bank qui deviendra secrétaire au trésor sous Nixon, John B. Connaly, gouverneur du Texas et futur ministre des finances du même Nixon, John Sheen, archevêque de Newport, ainsi que le secrétaire d'état du Vatican, Dell'acqua, Marcinkus se retrouvera chef de la sécurité du nouveau pape Paul VI. Il est nommé secrétaire général de la banque du Vatican le 6 janvier 1969.

Ses méthodes se révéleront d'emblée peu catholiques. Selon une équipe d'enquêteurs spécialistes de la Mafia américaine, Marcinkus a été mêlé à une falsification de titres et d'obligations des sociétés Pan American, Chrysler, American Telephon & Telegraph. On cite à ce propos le nom du ministre des finances de Nixon, Connaly. Une enquête interrompue à la demande du président américain qui dira : cette affaire est montée pour éliminer mes plus fidèles collaborateurs dans notre combat contre le communisme international. Marcinkus devenu secrétaire général de la banque du Vatican, c'était la première fois qu'un américain occupait un poste aussi élevé dans la hiérarchie. Au sommet de sa carrière, il allait être accusé de blanchissement d'argent dans le cadre du scandale de la banque Ambriosiano mêlant le Vatican, le syndicat américain, Cosa Nostra sicilienne aux services secrets et à une loge maçonnique dévoyée, la loge P2. Il fut aussi soupçonné d'avoir trempé dans la liquidation du pape Jean Paul Ier en 1978, après seulement vingt cinq jours de règne. Le cardinal Albino Luciani, Jean Paul Ier de son nom de scène, sera découvert mort dans son lit par une bonne soeur le matin du 28 septembre 1978. Affolée, elle appelle le chef du service de sécurité qui reste enfermé dans la chambre, seul, pendant une demi heure. Lorsqu'il en ressort pour prévenir un médecin et le secrétaire d'état, il n'y a plus un papier sur le bureau du défunt pape. Malgré cette mort suspecte, le cardinal Luciani ne souffrant pas de maladie, il, ne sera ordonné aucune autopsie.

Les liaisons entre la CIA et le saint siège remontent à l'appel de Pie XII à la guerre sainte contre le communisme. Personne, disait le pape, ne peut être un bon catholique et en même temps un vrai socialiste . En aucun cas, le socialisme ne peut se concilier avec la confession du catholicisme. Les américains s'engagèrent a encourager cette nouvelle croisade. Un accord, dit plan X fut même signé entre le saint siège et le département d'état.

Désignée depuis le début de la guerre froide sous le terme générique d'église du silence, diverses opérations des services secrets occidentaux furent ainsi menées sous couvert de l'église catholique. Incluant un gigantesque complot européen anticommuniste orchestré par la CIA (associée à la Mafia et à l'extrême droite) de l'immédiat après guerre aux années contemporaines qui sera révélé par Guilio Andreotti, en 1991: le Glaciaux ou Glaive et les réseaux Stay behind. Aucun responsable français n'a officiellement confirmé l'existence de ces réseaux qui étaient encore très récemment implantés dans toute l'Europe. Crées par Henri Ribière, le patron socialiste du SDECE (service d'espionnage français), en liaison avec les américains au début de la guerre froide, on y trouera autant Jacques Foccart que François De Grossouvre (alias monsieur Leduc ) qui dirigera ce groupe à l'échelle nationale après avoir été chef de section pour le Lyonnais. Plus grave, le SDECE embauchera les services d'anciens responsables de la collaboration tels René Bousquet (qui fournira le fichier anticommuniste de l'occupation) ainsi que Paul Touvier qui malgré ses crimes sera protégé par une partie de la hiérarchie catholique.

Au mépris de la vérité et du sens de l'histoire, les gouvernants français qui se sont succédés ont préféré, à ce sujet, faire baigner leur peuple en pleine ignorance et confusion bêtifiante. On comprend mieux, dès lors, pourquoi ils ont pu bénéficier d'une telle impunité jusqu'à leurs morts. On a appris tout récemment que le Glaciaux, réactivé depuis environ un an en Europe, se consacrerait au renseignement et à la lutte contre la menace terroriste découlant de l'immigration.

Les rapports entre les différents pouvoirs temporels en Italie depuis la fin de la seconde guerre mondiale, pour qui veut comprendre l'évolution et les causes du retour de l'ordre moral, sont à cet égard significatifs. Le Vatican s'est toujours opposé au pouvoir républicain, imposant une présence quasi hégémonique à Rome depuis près de dix sept siècles. En 1870, bien que le nouveau parlement italien assure au pape un traitement annuel et l'extratèrritorialité de ses palais, ce dernier refusait de reconnaître le nouvel état, allant jusqu'à publier un document interdisant aux catholiques de participer aux élections, qu'ils soient candidats ou électeurs. Il faudra attendre 1912 pour que les catholiques italiens soient autorisés sous certaines conditions à participer à la vie politique. Benito Mussolini constitua son premier gouvernement en 1922 grâce à l'appui de ministres du parti populaire créé en 1919, le parti catholique, ainsi que sur intervention directe du pape. Pie XI puis Pie XII comprenant que le fascisme était le meilleur rempart contre le mouvement communiste international, particulièrement bien implanté en Italie, conduiront à la signature des accords de Latran qui mit un terme à la dispute état-église.

Le fascisme vaincu, les communistes furent les premiers à se doter après guerre d'une structure et d'un réseau national qui allaient leur permettre être partout et de prendre en main un pays en grande partie détruit. La base de la première république était l'antifascisme. Le pape s'apercevant que le vide laissé par le fascisme était une chance unique incita les catholiques à créer la démocratie chrétienne, victorieuse de l'union de la gauche en 1948.

Une longue ère de stagnation anticommuniste s'ensuivit, les évêques et les curés dispersés dans toute la péninsule parvenant à verrouiller la société italienne jusque dans les plus petits détails. C'est l'âge d'or de l'église catholique italienne. Les prêtres sont soutenus financièrement par le budget de l'état italien, tandis que le Vatican ne paie pas d'impôts sur ses biens innombrables qu'il possède en dehors des murs. Ses liens privilégiés avec la démocratie chrétienne lui permettent d'intervenir même auprès des préfets de la république afin qu'ils interdisent les maillots de bain trop déshabillés sur les plages italiennes. Tout le monde se sent espionné par le Vatican lorsque l'on découvre que le SIFAR (contre espionnage militaire de la république italienne) surveille même des leaders démocrates chrétiens dans le but de ficher leurs éventuelles escapades extra conjugales. Une opération orchestrée par le cardinal Siri, un ultra de la préservation de la foi catholique et de la guerre froide. La confusion est presque totale entre le pouvoir religieux et le pouvoir temporel.

Elle mènera à l'apparition d'une contestation timide lorsque les jeunes catholiques s'aperçoivent que la réalité de la présence de l'église a peu de chose en commun avec le message de l'évangile. Des prêtres ouvriers aux différents groupe d'opposition intérieure qualifiés de catho-communistes, la contestation n'épargnera pas la hiérarchie, conduisant les plus extrémistes de ces catholiques à prendre part à la création des premiers groupes contestataires étudiants puis à la formation de groupes armés, notamment des Brigades rouges à Milan, en 1970.

De plus, l'Italie sur le plan religieux est coupée en deux. Dans le nord, la dimension idéologique reste importante et la démocratie chrétienne, ainsi que les différentes associations catholiques y sont bien implantées, assurant à leurs membres une appartenance à un milieu catholique qui prend en charge tous les aspects de la vie. Cette vision totalitaire, théocratique de la société qui offre une sécurité matérielle, psychologique, et intellectuelle assure à l'église de beaux jours.

Dans le sud, en revanche, la présence de l'église est presque de type féodal. L'église catholique, comme les autres pouvoirs, est restée clientélisme, conditionnée par l'esprit de clocher et le désir d'entretenir une religiosité traditionnelle. Le morcellement du pouvoir religieux de l'église favorisa les infiltrations de la Mafia, toujours prête à se mettre sous la protection des puissants, peu importe que leur pouvoir soit politique ou religieux, social ou économique. Le silence complice de la plupart des responsables religieux du nord comme du sud face à la corruption généralisée au sein même de la démocratie chrétienne; le parti catholique, explique pourquoi de nombreux fidèles habitués à confondre appartenance politique et obédience religieuse ont finalement rejeté l'une et l'autre.


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Le krach de la banque Ambriosiano est l'une des affaires qui illustre le mieux la dégénérescence du pouvoir des plus hautes autorités catholiques. Nous avons vu que Sam Giancana et le syndicat utilisèrent l'église dans les années soixante pour convoyer des millions de dollars. Un magot qui arrivait à la Continental Illinois (ou Marcinkus fit un stage en 1959), une banque qui possédait des gros intérêts au sein de la Finibank, établissement bancaire suisse dont le Vatican était partiellement propriétaire et que contrôlait le financier Michelle Sindona, grand argentier de la Mafia américaine et sicilienne, dont la famille Gambino.

Une partie de l'argent était convertie en obligations puis transférée à la Finibank ou dans un autre établissement bancaire européen contrôlé par Sindona tandis que le reste des fonds était placé dans des banques d'Amérique centrale ou du sud, comme Panama, transitant ensuite par la banque du Vatican à Rome, puis à la Finibank en Suisse pour arriver dans les mains de Sindona ou d'un prêtre dont l'influence grandissait : Mgr Marcinkus. Michelle Sindona, ancien président des jeunesses catholiques siciliennes, fut recommandé au début de sa carrière au cardinal Battista Montini, alors secrétaire d'état au Vatican et plus tard connu sous le nom de Paul VI. Il fut aussi en contact avec l'incomparable spécialiste du marché noir, affilié à la Mafia américaine dans son exil doré en Italie, Vito Genovése. Il devint le banquier attitré du saint siège sous Paul VI avec le contrôle total de ses investissements à l'étranger pour le compte de la banque du Vatican, l'IOR, instituto per l'opere di religione, l'institut pour les oeuvres religieuses.

Contrôlant la bourse de Milan, il avait une telle capacité d'intervention dans les finances du pays que le premier ministre Guilio Andreotti l'appela un jour le sauveur de la lire. Le banquier que le magazine Times présentait en couverture en 1973 comme l'homme le plus important d'Italie après Mussolini et pour lequel l'Italie, les Etats unis et le Vatican avait claqué plus de deux milliards de dollars, afin de lui sauver la mise, était membre d'une loge maçonnique de type écossais au même titre que les protecteurs et Marcinkus lui même, Spellman, Kennedy, Connaly et Sheen.

La CIA désireuse d'améliorer sa situation financière aurait employé ses circuits de blanchissement de fonds, l'agence utilisant déjà l'IOR pour subventionner des partis et des mouvements politiques européens. En 1972, Paul VI bombarde Marcinkus président de l'IOR, une promotion qui dérangeait l'Opus Deï mais avec laquelle l'organisation catholique du composer une fois arrivée au pouvoir, en 1978, après l'élection de Jean Paul II. Marcinkus avait trop de dossiers, il savait trop de secrets, on ne pouvait pas le congédier sans risque.

l'Oeuvre de Dieu, née en Espagne avant la guerre civile avait soutenu Franco et proliférait dans les régimes les plus autoritaires d'Amérique latine, réussissant à s'imposer en plaçant des hommes clefs aux postes importants de la curie romaine. Au Vatican, les secrétaires d'état changent mais l'appareil reste. Le substitut du secrétaire d'état est le véritable personnage capital. Le cardinal Baggio, sorte de ministre de l'intérieur, le cardinal Samore qui dirige les archives secrètes sont membres de l'Opus Deï, ainsi que le nouveau substitut du secrétaire d'état, Mgr Martinez Somalo, l'un des chefs de l'organisation.

Le capital propre de l'IOR, sans compter les 800 milliards de lires qui correspondent aux dépôts des congrégations et des ordres religieux se chiffrait à 55 milliards de nos francs au début des années 80. L'IOR participait, à l'époque au capital des banques Ambriosiano, Bafisud, Cisalpine, banque pour le commerce continental (qui a financé le coup d'état du Général Pinochet), Rothschild, Hambro's, Chase Manhattan, Morgan, Bakers trust et les sociétés General Motors, Shell, RCA, ITT... Plus de 25 tonnes d'or étaient déposés à Fort Knox aux Etats unis. Lorsque Jean Paul II accède au pontificat, il sait que Marcinkus et Roberto Calvi (président de la banque Ambrosien) ont fait parvenir en Pologne plus de quarante millions de dollars pour aider l'église et Solidarnosc. Il le sait d'autant mieux que c'était à sa demande, au travers de l'église polonaise américaine.

En 1980, c'est l'escalade. L'IOR contrôle 16 % des actions de l'Ambrosiano quand cette dernière lance une série d'emprunts par l'intermédiaire de ses sociétés écrans : Bellatrix, Manic, Enin, Belrosa, Marbella... Garantis par Ambrosien, ces emprunts internationaux transitent par l'IOR et rapportent de confortables bénéfices placés sur des prêts à court terme. Au bout du compte, ces sommes étaient destinées à acheter des hommes politiques et des groupes de presse. Le groupe Rizzoli, le plus important d'Italie passe doucement entre les mains de Mgr Marcinkus, Calvi et Gelli de la loge P2.

On raconte que l'affaire Rizzoli commença chez monsieur Dominique Fratoni, au casino du Ruhl à Nice. Les deux associés de l'ami de Jacques Médecin, mort en 1992 à Lugano, que la justice de leur pays tient pour des mafiosi, ont simplement plumé le patriarche Angelo Rizzoli. Il aurait perdu au jeu une quinzaine de milliards d'ancien francs et l'IOR lui aurait avancé plusieurs milliards de lire en échange de 80 % de son journal, le corriere della serra. L'affaire de la banque Ambrosien ou scandale de l'IOR mit la lumière sur la complicité entre le Vatican, représenté par l'IOR de Mgr Marcinkus et Cosa Nostra, représenté par Michelle Sindona, le banquier de Dieu et de la Mafia.

Un système fonctionnant sous la houlette du grand vénérable licio Gelli, également maçon de rite écossais et grand maître de la loge maçonnique la plus fermée du Monde : la loge P2. Sindona fut le trait d'union entre l'honorable société, la démocratie chrétienne, le saint siège et la banque Ambrosien de Roberto Calvi. La longue collaboration qui s'était instaurée entre ces différents acteurs avais permis à la démocratie chrétienne de Guilio Andreotti de recevoir régulièrement des financements occultes, à Cosa Nostra de blanchir d'importantes sommes d'argent et au Vatican de percevoir des pourcentages non négligeables.

Une affaire qui allait se terminer par au moins trois morts violentes, dont celle de Roberto Calvi, retrouvé pendu sous le pont des Blackfiars à Londres et celle de Michelle Sindona, empoisonné à la strychnine dans une prison italienne peu avant sa comparution devant les juges. Aujourd'hui, l'hypothèse la plus plausible de l'assassinat du banquier Calvi est celle d'un meurtre décidé par la Mafia de Toto Riina pour le punir de ne pas avoir rendu à temps une importante somme que l'organisation lui aurait prêté, lâché par Marcinkus. De la même façon que l'Opus Deï lâchera en 1981, après des années de collaboration, la loge propaganda du, la loge P2, sinistre organisation de Liccio Gelli qui voulait imposer une solide dictature à l'Italie et à laquelle appartenaient militaires de haut grade, financiers, ministres, ainsi que des dirigeants de presse...

Durant plus d'une dizaine d'années, tous les chefs des services secrets italiens seront membres de la P2, la loge devenant une gigantesque machine à collecter et à distribuer l'argent, les faveurs et les protections parmi les plus grandes institutions d'Italie. Le saint siège perdant le contrôle de ses alliés, (qui s'apprêtaient à faire une ouverture à gauche en finançant le parti socialiste italien. Un acte intolérable pour le Vatican qui avait des fonds en jeu dans cette affaire) organisa une fuite contrôlée de dossiers confidentiels sur la P2.

Il apparaîtra vite que propaganda du entretenait des liens étroits avec la Mafia et surtout avec le terrorisme d'extrême droite, responsable des attentats meurtriers de Milan, du train Italicus et surtout de la gare de Bologne. Quelques uns des épisodes les plus sanglants d'un complot de déstabilisation organisé par des extrémistes fascistes manipulés par les services secrets italiens, la stratégie de la tension. Marcinkus, à défaut être inquiété, sera nommé par Jean Paul II vice président du gouvernement papal sous les ordres directs de Baggio, le cardinal qui a facilité le coup d'état de l'Opus Deï à l'intérieur du Vatican.

Protégeant Jean Paul II comme il le faisait pour son prédécesseur, il devint également évêque titulaire d'Orta, un diocèse tunisien historique qui n'existe plus qu'a l'état de symbole depuis Saint Augustin. Une commission de contrôle de l'IOR composée de quinze cardinaux trouva un déficit de quatre vingt milliards de lires, Marcinkus fut remplacé par un membre de l'Opus Deï, Mgr Renato Dardozzi. L'ancien président sera renvoyé aux Etats unis à l'initiative de Jean Paul II pour éviter de comparaître devant les tribunaux de la péninsule, malgré un mandat d'arrêt international qui fut levé ultérieurement. Cette affaire ne semble pas avoir servi de leçon au Vatican puisque l'IOR a de nouveau été compromise, au début de 1994, dans le procès Enimont.

Le saint siège a reconnu que le fameux institut, l'IOR, a servi de relais pour le transfert à l'étranger de 93 milliards de lires, un maxi pot de vin payé à tous les partis politiques italiens pour s'assurer la mainmise sur la chimie italienne. Un scandale qui démontre que l'IOR, chargé de gérer l'argent du Vatican, continue à servir en toute discrétion de banque parallèle. La justice italienne a aussi ouvert une enquête sur les pots de vin versés à l'occasion de la restauration de la fameuse cathédrale de Monreale, d'une valeur de plusieurs milliards de lires, qui avaient directement profités au principal clan de Cosa Nostra, celui de Corléone que dirigeait Toto Riina actuellement en prison. Le secrétaire de l'archevêque, Mario Campisi, fut accusé d'avoir rendu de nombreux services à Léoluca Bagarella, le beau frère de Riina. Le successeur du patron du premier trust mondial de l'héroïne avait ainsi l'habitude de téléphoner et donc de diriger les activités de Cosa Nostra de l'intérieur même de l'archevêché en utilisant le téléphone personnel de Mgr Salvatore Cassica, évêque de Monnedo, qui fut par ailleurs mis en examen pour corruption et trafic d'influence.

Dès lors, on ne s'étonnera pas du bien fondé des accusations de magistrats de Torre Anunziata (province de Naples) qui, grâce à des témoignages de repentis recoupés par des indices matérielles et des écoutes téléphoniques, mettent en cause en 1995 le cardinal Ricardo Maria Carles, archevêque de Barcelone, dans un trafic d'armes, de pierres précieuses et, surtout, de cocaïne qui profiterait à la Mafia italienne. L'intéressé a évidemment démenti, ainsi que le ministre de l'intérieur espagnol et le porte parole de l'Opus Deï.

Cette organisation catholique est pourtant responsable de la création en Colombie d'un centre informatique installé par le saint siège, jouissant du statut d'extraterritorialité et dont le rôle est de ficher les activités politiques des religieux sud américains. Un certain nombre d'ecclésiastiques de ce continent séduits par un marxisme populaire s'opposant aux dictatures militaires auraient ainsi pu être facilement liquidés par des escadrons de la mort. Toutes les enquêtes approfondies menées par des journalistes sud américains réfutant la désinformation occidentale accusent les militaires d'extrême droite être les réelles bénéficiaires du trafic de drogues et, comme en Colombie, ceux de la stratégie de la tension (narco terrorisme) mise sur le dos de Pablo Escobar au début des années 90. Assistés de la CIA qui a pu s'ingérer un peu plus dans les affaires nationales des pays d'Amérique latine, ils réussirent à pervertir, corrompre et manipuler les guérillas marxistes ou nationalistes contrôlant de vastes territoires (M19, FARC en Colombie, Sentier Lumineux au Pérou... ).

L'Opus Deï a soutenu les Contras du Nicaragua en lutte contre les Sandinistes isolés, soutenu par des jésuites. On sait, depuis l'affaire de l'"Iran gâte" sous le règne de Ronald Reagan, a quel point la Contras a été impliquée dans le trafic de cocaïne avec la bénédiction de la CIA, au nom de la lutte anticommuniste. Les investigations des magistrats italiens, comme celle du juge Palermo au début des années 80 sur le troc armes-drogues, ont donc toutes les chances de passer aux oubliettes de l'histoire ou sous séquestre pour cinquante ans pour cause de raison d'état.

Ce bref survol d'un demi siècle de relations sulfureuses entre le Vatican et l'état italien démontre quels périls menacent la République française des lors que l'église se mêle des affaires de la nation.


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Deux scandales majeures de la cinquième République prouvent que la France n'est pas différente de l'Italie dès qu'il est question intérêts et de partage des pouvoirs. Le meurtre du prince De Broglie, le 24 septembre 1976, dont le dénouement officiel fut unanimement contesté fut un cas unique de géologie politique. Une affaire que le président de la 1ere section de la cour d'assise de Paris qui présida contre vents et marées le procès, le magistrat André Giresse, appela le Watergate français. Un scandale qui n'explosa pas, la droite comme la gauche au pouvoir au moment du jugement intrigant au nom de sombres tractations politiques pour couvrir une police qui avait caché la vérité et bafoué la justice de la République. On y trouve en strates les principaux composants de l'histoire de France de ces trente dernières années.

Le prince De Broglie, député de l'Eure, secrétaire d'état sous les gouvernements Debré puis Pompidou, signataire des accords d'Evian qui mirent fin à la guerre d'Algérie, fut également l'un des fondateurs du parti des républicains indépendants au coté de Valéry Giscard d'Estaing et de Raymond Marcellin. Malgré les déclarations de Michel Poniatowski, alors ministre de l'intérieur, il apparu que la police était au courant d'un contrat lancé sur la tète du prince et pire que la surveillance dont il faisait l'objet avait été levé un peu avant son assassinat. Ce fut les deux fameux rapports de l'inspecteur Roux, ignorés par sa hiérarchie et révélés par le Canard Enchaîné en 1980 qui firent rebondir l'affaire.

Quatre pistes furent évoquées au procès cachant le même mobile.
-La piste politique après la disgrâce du prince, mis au banc du tout nouveau UDF de Giscard d'Estaing et qui devait rallier avec armes et bagages le RPR de Jacques Chirac au moment de sa création en 1976.
-La piste arabe mêlait le prince à de sombres tractations d'armes et de pétrole destinées à financer les services secrets algériens en générant de juteuses commissions.
-Plus crédible fut la piste espagnole qui voyait le prince lié au scandale de la Matesa, l'un des plus grands procès politico financier des dernières années du franquisme. Entre 1959 et 1969, 80 % des crédits espagnols à l'exportation dans le domaine du textile ont été alloués à la Matesa, fleuron de cette industrie en Espagne. 800 millions de francs allaient disparaître, la presse révélant en 1969 que tous les ministres et les industriels impliqués dans l'affaire étaient membres de l'Opus Deï. Cette organisation catholique internationale crée en 1928 par le très influent José maria Escrima (béatifié en 1992 par Jean Paul II) s'est lancé dans le recrutement international des élites pour imposer au monde un régime théocratique futur... Implantée en France depuis 1956, l'Opus Deï cherche à bâtir l'élite européenne qui doit arriver un jour au pouvoir, sous couvert d'échanges culturels et d'octroi de bourses.

Parallèlement, la sainte Mafia prit pied dans le monde des affaires français, ses ambitions nécessitant de l'argent. Investissant à hauteur de plus d'un tiers des actions de la Banque des intérêts français, l'Opus Deï allait ainsi siéger au coté de l'actionnaire principal de la banque, la Société financière pour la France et les pays d'outre mer présidé par Edmond Giscard d'Estaing, le père de Valéry. Un VGE qui, ministre des finances, était très lié à Antoine Pinay, sympathisant actif de l'Opus Deï et père du nouveau franc... En 1967, De Broglie rencontrait Juan Vila Reyes, administrateur de la Matesa, pour créer la Sodetex, vraisemblablement présenté par un personnage trouble, escroc et ancien collaborateur qui devint le cerveau financier des affaires avalisées par le prince, Raoul de Leon. Ce dernier aurait aussi arrangé une réunion entre Vila Reyes et Giscard d'Estaing ainsi qu'un voyage à Madrid du futur président français pour rencontrer des membres de l'Opus Deï. Il aurait été question d'un projet de création d'un parti politique espagnol sur le modèle des républicains indépendants français. La Sodetex, dans l'esprit de Vila Reyes et de l'Opus Deï était au centre d'un dispositif financier mis en place dans le monde pour remplir les caisses de la sainte Mafia. En fait, la société servait de super taxi, utilisant des fausses factures pour blanchir l'argent que l'état espagnol versait à la Matesa pour soutenir ses exportations. De Broglie, naïf, aurait accepté de prendre la tète de la Sodetex, vraisemblablement sur ordre.

Lorsque l'état espagnol, après la liquidation de la Matesa, demanda la restitution du capital au prince, il fut dans l'impossibilité de le restituer, très certainement versé à une caisse politique. Raoul de Leon et jean de Broglie signèrent un protocole d'accord en juin 1974 pour rembourser l'état espagnol, un mois après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing. Un protocole qui ne fut jamais honoré... -La quatrième piste, croisant la piste espagnole remontait au plus puissant des gangs de la Mafia française d'après guerre et de la cinquième république, le gang des ferrailleurs. Le prince De Broglie, prêt à toutes les compromissions pour rembourser ses dettes prit part à un gigantesque trafic de faux bons du trésor qui devait être écoulés en Europe et surtout en Afrique (ils coûteront 140 millions de francs au Gabon). Proche de ceux qui fabriquent les bons et qui organisent le trafic, il aurait voulu en profiter personnellement et mis en danger l'organisation. Le juge Michel, un peu avant qu'il ne meure assassiné à Marseille en 1981, cherchait à prouver que les bénéfices de ce trafic de faux bons et de faux billets auraient très bien pu être destinées à financer des laboratoires d'héroïne marseillaise d'une french connection renaissante (l'originale fut démantelée en 1973), la french sicilian connection.

L'affaire fit surtout la lumière sur les relations inquiétantes entre des truands fichés au grand banditisme, des barbouzes proche de l 'organisation et des policiers de la IIeme section des renseignements généraux, la police politique française. La section politique la plus sensible, s'occupant des affaires spéciales, de la surveillance des personnages importants, la police des coups tordus, des opérations montées à l'occasion pour neutraliser des gêneurs ou des adversaires trop irritants des régimes en place.

La république a aussi sa police secrète, bien que les renseignements généraux ait été crées en 1941 sous le régime national du maréchal Pétain. La IIeme section, chargée du suivi des partis politiques fut officiellement suspendu à la suite d'une plainte des socialistes, en 1994, mais elle peut toujours être chargée de prévisions électorales. L'indignation de ces derniers n'empêcha pas François Mitterand d'utiliser illégalement la cellule anti terroriste de l'Elysée de 1981 à 1995 (écoutes téléphoniques, désinformation, intimidation...) de la même manière qu'hier les gaullistes utilisèrent le SAC pour leur manoeuvres de basse politique. Quoi qu'il en soit, le cadavre du prince De Broglie fut enterré en grande pompe, le pouvoir intrigant face à une opinion publique anesthésié et indifférente pour éviter ce Watergate français.

L'autre affaire qui défraya la chronique de la Vème république fut le scandale des avions renifleurs. Une escroquerie non éludée officiellement dont l'appellation prêtait pourtant à sourire. Les 650 pages du rapport de la commission parlementaire, rendu publique en 1984, laissèrent les lecteurs sur leur faim. Manquant de moyens d'investigations, les parlementaires se sont heurtés à la fois au secret défense que l'état brandit (quels que soit les dirigeants )dès qu'il s'agit de ses basses oeuvres et au silence des principaux témoins.

Le 28 mai 1976, pierre Guillaumat, PDG d'Elf Erap signe avec Philippe De Weck, directeur de l'union des banques suisses, un contrat peu ordinaire. Pour 400 millions de francs, la société française s'assure pour une année l'exclusivité d'un procédé de détection pétrolière révolutionnaire connu sous le nom de code de projet Aix. C'est Jean Tropel, le responsable de la sécurité chez Elf qui a été le cheval de Troie en introduisant dans la compagnie pétrolière l'homme clef de l'affaire, jean Violet, avocat international.

Les deux hommes se sont connus au SDECE (ancêtre de la DGSE, le service d'espionnage français) dont Tropel est un ancien colonel, ex responsable de la sécurité du fameux service VII démantelé après l'affaire Ben Barka en 1965 et Violet un ex honorable correspondant. Ce dernier a fait une brillante carrière internationale grâce au parrainage Antoine Pinay (surnuméraire de l'Opus Deï et ancien président du conseil sous la IVeme république) qui le recommandera au patron du SDECE, Pierre Boursicot. En 1955, Antoine Pinay qui est ministre des affaires étrangères fait accréditer l'avocat à la délégation française de l'ONU à New York avec pour mission d'empêcher une condamnation de la politique algérienne de la France. Jean Violet y rencontre un homme qui va jouer un rôle capital dans sa vie, le révérend père Dubois, dominicain français chargé des missions spéciales pour le compte du Vatican (plus exactement pour certain Monsignori dont le cardinal Siri).

Le père Dubois en liaison avec le colonel Hervé, chef du SDECE en poste à l'ONU, et jean Violet parviendront en 1959 à éviter une condamnation de la France en soudoyant les ambassadeurs du Brésil, du Pérou puis du Paraguay et du Nicaragua affiliés au camp tiers mondiste. Un religieux que l'on retrouvera à tous les moments décisifs de l'affaire des avions renifleurs. Devant la commission parlementaire, le responsable des dominicains en France, Jean René Bouchet, affirmera que le père Dubois, mort en 1979, était mêlé à des affaires étranges pour un ecclésiastique : financements clandestins, lutte contre la subversion en Amérique latine, soutien de l'église derrière le rideau de fer... Le père Dubois paraissait s'intéresser plus aux moyens qu'au but.

Un autre religieux, l'abbé Marnier, membre de l'Opus Deï, correspondant de l'abbé Dubois à Fribourg en territoire helvétique, confesseur et ami de Philippe De Weck, directeur des Banques suisses, sera également présent à la signature des différents contrats. L'affaire pourrait être comparable à celle de la Matesa en Espagne à la fin des années soixante, l'argent détourné servant l'oeuvre de Dieu. Jusque en 1982, date de son rattachement direct au pape Jean Paul II qui le chérit, l'Opus Deï a constamment eu besoin d'argent pour ses missions évangéliques. L'hypothèse selon laquelle l'escroquerie aurait été décidé en haut lieu afin de rembourser l'Opus Deï de ses efforts financiers antérieurs ou pour honorer des dettes contractées dans le passé apparaît vraisemblable (l'argent disparu via la Sodetex dirigée par jean De Broglie ?).

Mr Violet a informé jean Tropel qui lui même a convaincu Jean Guillaulat, P. D. G. d'Elf, d'un projet qui devait être une révolution technologique capable de détecter à plusieurs milliers de mètres sous terre du pétrole. Certaines mauvaises langues affirment que c'est Valéry Giscard d'Estaing lui même qui aurait introduit jean Violet chez Elf Erap. L'invention est une escroquerie, la machine ne détectant que des nappes de pétroles dûment répertoriées. Le premier contrat signé par Elf en 1976 porta sur 400 millions de francs, l'incontournable Antoine Pinay à qui Giscard d'Estaing doit son premier portefeuille ministériel, apportant sa caution morale à l'invention.

L'affaire fut suivie au plus haut niveau puisque le président français autorisa Elf à méconnaître les obligations de contrôle administratif et financier et le contrôle des changes. Un transfert illégal de capitaux vers la Suisse qui sera reproché à la société nationale. Sans aucune garantie, Elf a versé la première fois 400 millions de francs pour un projet que garantissait la seule parole de jean Violet. Les inventeurs, un ingénieur belge fantasque, Alain De Villegas, et un réparateur de télé italien aux talents d'escroc, Aldo Bonasoli, ont auparavant eu leur projet financé durant quatre ans par Carlos Pesenti, un gros industriel italien qui aurait été membre de la loge P2.

Une piste italienne qui ne sera pas exploitée, pierre Péan révélant dans son livre sur l'affaire que des réunions avaient eu lieu en Suisse pour empêcher toute investigation en Italie. Pourtant, en 1977, soit un an après la signature du premier accord, Alexandre De Marenches, patron du SDECE de 1970 à 1981, enverra à la présidence une note sur jean Violet qu'il a lui même évincé du service, suspecté être un agent du Vatican : méfiez vous, c'est (jean Violet) un spécialiste de ce genre d'activités, nous le connaissons bien, à vous d'aviser. Jean Violet est resté jusqu'à son licenciement l'honorable correspondant le mieux payé du service. La note ne dissuadera pas Raymond Barre, alors premier ministre, de classer l'affaire prioritaire, arrangeant un dîner avec Antoine Pinay, jean Violet, Alain De Villegas, Philippe De Weck et Pierre Guillaumat ou le projet ne sera pas remis en question.

Sous l'égide d'Albin Chalandon, nouveau P.D.G. d'Elf Erap, un nouvel accord portant sur 500 millions de francs supplémentaires est signé à Zurich en 1978. Elf exploitera le procédé à parts égales avec la Fisalma (société implantée à Panama, paradis fiscal, représenté par Philippe De Weck). Malgré une note présidentielle datant de 1979 que Giscard brandira au procès en 1984, attestant du doute de la présidence par rapport à l'invention, la supercherie aura duré trois ans. Un véritable scientifique, Jules Horrowick, physicien au centre d'essai atomique, confondra les inventeurs du système des avions renifleurs à l'occasion d'un test. Il est clair que les escrocs ont dû avoir recours à des complicités internes à l'état major d'Elf (véritable état dans l'état possédant son propre service de renseignement qu'Alexandre De Marenches, atlantiste proche des américains tentera de dénoncer... ) pour avoir les clichés des nappes de pétrole déjà existantes.

La piste italienne conduisant à la loge P2 montre le rôle de Carlos Pesenti, banquier du 12eme groupe financier italien qui a été l'actionnaire principal de la banque Ambrosien. La banque qui détenait une partie des fonds du Vatican et qui travaillait avec l'IOR de Mgr Marcinkus. Une close spéciale du premier contrat signé en 1976 imposait à Elf de dédommager Carlos Pesenti à hauteur de 80 millions de francs. Un pactole que l'intéressé, mort en 1984, affirmait avoir touché. On parle d'un détour vers une caisse politique, une organisation secrète. La démocratie chrétienne dont Pesenti a été le trésorier ? La loge P2 dont il fut très probablement membre ?

Pour preuve de sa bonne foi, il envoya 30 millions de francs à Elf quand éclata le scandale. Un geste qui peut être interprété comme un dédouanement pour éviter qu'on aille fourrer le nez dans ses affaires. Les inventeurs, ainsi que jean Violet, ne seront pas inquiétés par Elf, la société nationale ne portant pas plainte contre eux malgré un trou de 800 millions de francs. L'ombre de l'Opus Deï plane sur toute cette affaire. La plupart des protagonistes, jean Violet, le père Dubois, l'abbé Marnier, Antoine Pinay étaient des membres ou des sympathisants de cette organisation. Pierre Guillaumat, dans un courrier adressé à Raymond Barre, soulignera le rôle important qu'ils semblaient jouer dans ce scandale. Avec le retour de la droite aux affaires après la complaisante parenthèse mitterandienne, l'Opus Deï, institutionnalisé par Jean Paul II et dépendant directement du saint siège, semble avoir mis les bouchés doubles pour accélérer le recrutement des élites européennes chargées de bâtir le régime théocratique et totalitaire de demain. Le démantèlement du bloc soviétique a redonné à l'église un pouvoir considérable, Jean Paul II désignant la France comme le prochain levier de sa politique européenne après ses échecs en Pologne et en Irlande.

L'Opus Deï étant autant derrière les olympes-frics de Mr Samaranch, affilié à l'oeuvre de Dieu qui supprima en 1981 le mot amateur de la charte olympique, que derrière la béatification de soixante quatre martyrs de la révolution française lors d'un voyage de Margie Sudre, secrétaire d'état chargée de la francophonie du gouvernement Juppé en octobre 1995. Le président Chirac a d'ailleurs été reçu une première fois le 26 septembre 1995 par le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d'état du Vatican, ainsi qu'en janvier 1996 où le président est venu témoigner de la fidélité de la France à son héritage chrétien. C'était la première visite d'état d'un président français au Vatican depuis 1959. Jacques Chirac a assuré que c'est notamment auprès de l'église, de son message, de son guide dans le secours de la foi que beaucoup d'hommes cherchent une raison d'espérer, la force de surmonter leurs souffrances. Estimant que la république française est largement inspirée par les valeurs évangéliques, Jean Paul II s'est insurgé contre la remise en cause du droit à la vie des personnes de la conception jusqu'à la mort.

Une allusion à l'IVG et à l'euthanasie qui reste le credo préféré du pape. La multiplication des actions anti I.V.G. coordonnées par le Vatican masque la volonté papale d'opposer au Maghreb et à l'Afrique une natalité européenne. Les préoccupations spirituelles du saint père ne concernent apparemment pas les africains puisqu'il autorise archevêque de Nairobi au Kenya a brûler des préservatifs, des brochures d'informations sur le SIDA et des livres d'éducation sexuelle comme symboles pornographiques dans un pays gravement touché par cette maladie. Pour contrôler ses ouailles en France, le Vatican a délégué dans notre pays en octobre 1995 son nouvel ambassadeur, le nonce apostolique Mario Tagliaferri en remplacement de Laurenzo Antonietti rappelé à Rome pour avoir fait preuve de mollesse dans l'affaire des évêques d'Evreux dont Mgr Gaillot.

Mgr Tagliaferri, véritable commissaire du pape, qui n'a jamais eu une vision très optimiste sur l'évolution des démocratie occidentales est le responsable de la canonisation des martyrs espagnols (franquistes) de la guerre civile. A quand la béatification de Pétain, Bousquet, Touvier et Cie... . ? Membre de l'Opus Deï comme tous les responsables du saint siège, le nonce apostolique qui est particulièrement conservateur entend mettre au pas les évêques conciliaires (fidèles au précepte d'ouverture du concile Vatican II) et préparer la venue du pape en septembre 1996 pour la célébration de Clovis. Les obscures tractations électorales d'une droite voulant récupérer les électeurs catholiques intégristes sensibles au discours du Front national conduisent des représentants de la république laïque à célébrer Clovis qui était jusqu'à présent uniquement un symbole pour les monarchistes.

On compte dans le gouvernement Chirac un certain nombre de membres ou de sympathisants de l'Opus Deï, Gaudin, Codacionni, De Veyrinas ainsi que le lumineux chrétien des Alpes, Hervé Gaymard, ministre de la santé, (dont la femme, directrice de cabinet de Colette Codaccionni est membre de l'association du professeur Lejeune, instigateur d'actions anti I. V. G. ) qui a eu la charitable idée d'imposer une loterie pour l'obtention des nouvelles thérapies anti SIDA, projet heureusement abandonné.

Un parti démocrate chrétien français renaît apparemment de ses cendres (Douste Blazy, Bayroux, ... ), tendance dont les membres ont brillé par l'absence de déclarations lorsque furent défoncées à la hache les portes de l'église St Bernard où étaient réfugiés des maliens condamnés à faire la grève de la faim pour la régularisation de leurs papiers, préférant intriguer pour annihiler l'abominable responsable de la décadence : l'esprit de 1968. Le pouvoir politique qui a voulu lancer un signal fort au tiers monde avec l'affaire des sans papiers est beaucoup plus indulgente envers les intégristes catholiques qui occupent l'église St Laurent du Chardonnet depuis plus de dix ans, fief de sympathisants du Front national. L'Opus Deï préfère mettre en avant le droit sacré à la propriété, incompatible avec le communisme, privilégiant la charité plutôt que la solidarité.

Robespierre qui est mort guillotiné par les thermidoriens en 1792 pour avoir voulu défendre le droit sacré à l'existence, doit se retourner dans sa fosse commune. Le petit père Combes, responsable de la loi de séparation de l'église et de l'état en 1905 doit en faire autant... Quoi qu'en disent les culs bénis et les bâtisseurs d'empire qui bafouent le plus beau symbole de la France à travers le monde, les soldats de l'an II, l'année 1996 est celle de la commémoration des 125 ans du martyr des victimes de la commune de Paris avant être celle de la célébration du païen Clovis, chef de guerre calculateur et adorateur de divinités aryennes... non seulement on nous peint des diables sur des murailles pour mieux nous effrayer, mais en plus on nous prend pour des ####... aux armes, citoyens...



O. TH.


Biographie :
- Dans le secret des princes Alexandre De Marenches et Christine Ockrent
- La piscine Roger Faligot et Pascal Krop
- l'argent sale François D'Aubert
- La pieuvre claire Sterling
- Le secret des guerres ou la genèse de l'agression Albert Norden
- les écuries de la Vème Thierry wolton
- le juge Michel Alain Laville
- seule la vérité blesse, l'honneur de déplaire André Giresse
- rupture à l'italienne, église, Mafia, communisme Elio Comarin
- notre homme à la maison blanche Samuel et Chuck Giancana...
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Mouyabi
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MessagePosté le: Jeu 25 Mai 2006 11:11    Sujet du message: Pensez-vous !!!!?? Répondre en citant

Pensez-vous vraiment que Dieu soit BLANC avec une barbe blanche?
Pensez-vous aussi que le diable soit NOIR avec des cornes sur la tête et une fourche?
Pensez-vous comme par hasard que Jésus soit Blanc, blond et aux yeux bleus?
Pensez-vous que les autres races n'ont pas des raisons suffisantes pour occuper le poste de Pape ?

Pensez-vous que les anges soit des enfants blancs innocents avec des ailes sur le dos?
Penser-vous que pour communiquer avec Dieu il faille s'adresser à ses SAINTS des blancs dont nous portons tous plus moins des noms?

Pensez-vous qu'il faille prier Dieu à travers des statuts d'Hommes Blancs en pierre ?
Pensez-vous que les autres races n'ont pas droit au paradis où qu'il n y occupent que des places de subalternes?
pensez-vous qu'on peut acheter sa place pour le paradis au sein d'une église?
Pensez-vous que certaines personnes puissent posséder la vérité au sujet de Dieu ?

Pensez-vous que Dieu doit inspirer la Crainte avant l'AMOUR?
pensez-vous que Dieu demande de Tuer son prochain pour lui prouver qu'on l'aime?

Pensez-vous que le manque de tolérance et l'extrémisme soient des cultes que réclame DIEU?
Pensez-vous que vous êtes sauvés?
Pensez-vous qu'une église qui sert l'ARGENT est au service de DIEU?
Pensez-vous qu'une église qui ment et qui sert l'argent est une église de DIEU?
Pensez-vous que ceux qui prônent un tel langage disent la vérité ?


Ce message est un cri d'ulcération que je pousse contre tous les Promoteurs et adeptes des mouvements religieux qui depuis la nuit des temps contraignent les humains à une religion monothéiste dont les bases sont, avec un peu de RECUL une simple grosse arnaque. Je m'insurge contre tous ceux qui prétendent connaître les voies de Dieu et s'érigent comme son porte -parole. Je m'insurge contre tous ces gens qui viennent sur le net et qui prônent la philosophie de la crainte de Dieu.
Mon message consiste à dire à l'HOMME que Dieu n'est pas confiné derrière un autre humain. Dieu n'est pas Jésus car jésus ne s'est jamais pris pour Dieu. Dieu n'est pas l'Islam, Dieu n'est pas une religion c'est simplement le créateur de toute chose.

Il est bon en tant qu'humain que nous sachions faire la part des choses entre les mensonges que les religions véhiculent depuis des siècles qui certes, peuvent être quelques fois des message porteurs d'espoir mais qui très souvent lorsque la recherche du pouvoir et l'avidité humaine prennent le pas Sur l'AMOUR deviennent source de destruction de la vie, j'en veux pour exemple: les guerres de religions, l'inquisition, les contre sens qui confondent certaines religions lorsqu'elles servent de moyens pour soumettre les peuples.
J'aimerai prendre le cas de la religion chrétienne et catholique en particulier.
Comment cette religion peut-elle se prétendre suivre la DOCTRINE du christ?
Quand les représentants de cette mouvance religieuse se trouvent impliqués dans les trafics en tout genre, certains des criminels de haute voltige?
Le Christ dont ils parlent vivait-il dans l'ABONDANCE? Regardez le Vatican, l'Etat le plus riche au monde qui croule sous le poids des richesses alors que de part la planète les hommes meurent de faim et sont plongés dans la misère totale.

Le christ auquel ils disent croire pourtant dit "ne t'inquiète pas de demain, laisse demain s'inquiéter de toi." Eux pourtant amassent là où ils n'ont pas semé, pillent les démunis par l'aumône, utilisent le nom de Dieu sans vergogne pour arriver à leurs fins.

Demandez-vous pourquoi cette religion qui est la religion de Dieu n'a jamais eu à sa tête un Homme d'une autre RACE? Deux hypothèses à cela: les autres Races n'ont pas d'hommes compétents assez aux yeux de Dieu ou alors c'est une simple arnaque que tiennent à conserver ceux qui depuis se succèdent à la tête de cette grande Mascarade.

Tous, vous parlent de Dieu mais quand les questions essentielles sont posées à son sujet alors très vite plane le flou et, derrière la foi, un mot vague sans consistance aucune, ils se cachent. On ne peut bâtir une théorie sans en fixer les bases.

On ne peut parler de Dieu si on ne le connaît pas. On ne peut affirmer des choses en son nom si on ne le connaît pas. De quelle race est-il? Créateur de toute chose pourquoi a-t-il créé la mal? Le mal qu'est-ce, un test soumis par Dieu à l'Homme? un esprit? un être qui se veut l'égal de Dieu? Lucifer, Satan, Belzébuth? juste le résultat de la conscience humaine.?
vous comprendrez en posant toute cette série de questions que le message qui est derrière tous ces fumistes n'est que pure illusion et pure fiction.
Cependant n'allez pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.
Je ne dis nullement que Dieu n'existe pas.
je ne dis nullement qu'il n'y a pas des gens biens dans ces mouvements.

je Dis simplement que ces mouvements sont des créations des hommes et que de fait, elles sont imparfaites et peuvent conduire à des dérives comme celles qu'on observe aujourd'hui.
Les humains arrivent à s'identifier par une religion plus qu'ils ne s'identifient à Dieu. On n'embrasse dans la plupart des temps une religion que parce qu'on naît sur un territoire, parce que nos parents pratiquent la même religion. Quel mérite y a t-il donc à se dire musulman ou chrétien ou Bouddhiste ou je ne sais quoi et de surcroît de prétendre posséder une quelconque vérité sur un sujet où nous n'avons pas les informations essentielles pour pouvoir nous prononcer.

Tout le monde parle Jésus, mais personne ne peut dire ce qu'il fit entre 12 et 30ans , de quelle religion il était, de quelle race il était, s'il avait des frères. S'il était Homme ou le fils de Dieu ou simplement un imposteur.
Personne ne sait des choses au sujet de cet homme et pourtant à sa gloire ou plutôt à la gloire du pouvoir on a bâti un simulacre de religion en son nom et soumis les peuples au nom d'un postulat, d'une fiction, on a tué, massacré ses semblables.
Le seul message qui est important et que tout homme doit avoir en esprit est le discours ethique et moarle des ces assemblées de brigands. Les autres messages que l'on peut tirer ne sont que concepts soumis à la rude loi de la relativité.
Pour finir utilisez votre intelligence. Pensez par vous-même et arrêtez de débiter des prières comme notre père qui est au Cieux car Dieu doit les entendre des millions de fois par jour.
Priez en discutant ouvertement avec Dieu de manière sincère et votre prière sera prise ne compte. Ce n'est pas la peine d'allez dans un mouvement religieux car là est le début de la médisance, de l'orgueil etc...

Mouyabi
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MessagePosté le: Sam 27 Mai 2006 21:42    Sujet du message: LES MOYENS DE MANIPULATION Répondre en citant

Les systèmes psychologiques coercitifs sont des programmes de modification du comportement qui utilisent la force psychologique de façon coercitive, avec pour objectif d’enseigner et de faire adopter une idéologie ou bien un ensemble déterminé de croyances, idées, opinions ou comportements. L’essentiel de la stratégie utilisée par les opérateurs de ces programmes consiste à systématiquement sélectionner, faire suivre et coordonner un grand nombre de différentes sortes d’influences coercitives, de tactiques sources d’angoisse et de stress sur des périodes continues.

Dans ce type de programmes le sujet est forcé de s’adapter au cours d’une série de toutes petites étapes invisibles. Chaque minuscule étape est destinée à être suffisament petite afin que le sujet ne remarque pas les changements en lui-même ou n’identifie pas la nature coercitive des procédés utilisés. Les sujets objets de ces tactiques ne se rendent compte que bien après de l’objectif organisationnel caché du programme psychologique coercitif, s’ils le réalisent jamais. Ces tactiques s’emploient habituellement au sein d’un groupe d’amis et d’alliés de la victime, bien intentionnés mais qui ont été dupés. Cela empêche la victime de mettre en place le système de défense intérieur que nous utilisons habituellement dans le cas des situations d’agressions identifiées.

La pression psychologique de ces programmes a pour but de vaincre la capacité à faire preuve d’esprit critique et la volonté de l’individu (à l’exception des incitations à émettre une opinion apprise). Les victimes perdent graduellement leur capacité à prendre des décisions autonomes et observent une attitude consensuelle inculquée. Leur esprit critique, défenses, processus cognitif, valeurs, idées, attitudes, conduite et capacité à raisonner sont minés par un procédé technique plutôt que par libre choix, rationalité ou encore la valeur ou le mérite inhérents aux idées ou propositions présentées.

Tactique 1
Augmenter la suggestibilité et amollir l’individu par des techniques d’hypnose ou autres techniques augmentant la suggestibilité telles que: des exercices de fixation auditifs, visuels, verbaux ou tactiles sur une longue période. Répétition à l’identique d’activités routinières excessives, restriction du sommeil et/ou de l’alimentation.

Tactique 2
Mettre en place un contrôle sur l’entourage de la personne et établir à quel moment a lieu et quel est l’origine du soutien social, par un système de récompenses et de punitions démesurées. L’isolement est encouragé. Les contacts avec la famille et les amis sont réduits ainsi que tout contact avec des personnes qui ne partagent pas la façon de penser admise par le groupe. La dépendance financière ou toute autre dépendance du groupe sont favorisées.

Tactique 3
Interdire toute information qui ne confirmerait pas et toute opinion qui ne soutiendrait pas leurs théories lors de la communication de groupe. Il existe des règles sur les sujets qu’il est possible de discuter avec les gens de l’extérieur. La communication est très contrôlée. Un langage interne au groupe est souvent mis en place.

Tactique 4
Amener la personne à réévaluer de manière négative les aspects les plus déterminants de son expérience ainsi que sa conduite antérieure. Ces efforts sont destinés à déstabiliser et à miner la conscience, le sens des réalités, la vision du monde, le contrôle émotionnel et les mécanismes de défense. Le sujet est guidé de manière à réinterpréter sa vie et à adopter une nouvelle version de sa causalité.

Tactique 5
Créer une sentiment d’impuissance en soumettant la personne à d’intenses et fréquentes actions et situations qui minent sa confiance en elle ainsi que son discernement.

Tactique 6
Créer de fortes excitations émotionnelles négatives chez le sujet en ayant recours à des punitions non physiques telles qu’une grande humiliation, une perte d’avantages, l’isolement, des changements dans le statut, une forte culpabilité, l’anxiété, la manipulation et autres techniques.

Tactique 7
Intimider la personne au moyen de menaces psychologiques séculaires sanctionnées par le groupe. Par exemple il pourra être suggéré ou insinué qu’un refus d’adopter l’opinion approuvée, la croyance ou le comportement admis conduira à des punitions sévères ou de terribles conséquences telles qu’une maladie mentale ou physique, la réapparition d’une ancienne maladie, la dépendance aux drogues, l’effondrement du niveau de vie, l’échec social, le divorce, la destruction, l’incapacité à trouver un compagnon, etc.

Ces tactiques de violence psychologique sont appliquées avec une telle force que la capacité de l’individu à faire des choix libres ou qui lui ont été inculqués s’inhibe. Les victimes deviennent incapables de prendre les décisions normales, sages ou équilibrées qu’elles auraient très probablement ou du moins en temps normal prises si elles n’avaient pas été manipulées à leur insu par ces procédés techniques coordonnées. L’effet cumulé de ces procédés peut même être une forme plus efficace d’intimidation que la douleur, la torture, les drogues ou l’utilisation de la force physique et de menaces physiques et légales.

En quoi la persuasion psychologique coercitive diffère-t-elle d’autres formes d’influences?
Les systèmes psychologiques coercitifs se distinguent d’un apprentissage social bénin ou de la persuasion pacifique par les conditoins spéciales dans lesquelles ils sont menés. Ces conditions comprennent le type et le nombre de tactiques psychologiques utilisées, l’intensité de la manipulation interpersonnelle et environnementale, et la quantité de force psychologique coercitive n’a pas été si facile à percevoir et à définir. La loi a pris de vitesse les sciences physiques en autorisant la coercition à ne pas nécessairement impliquer la force physique. Elle a reconnu qu’un individu pouvait être menacé et contraint psychologiquement par ce qu’il perçoit comme étant dangereux, et non pas obligatoirement par ce qui est dangereux.

La loi a reconnu que même l’acte menaçant ne doit pas nécessairement être d’ordre physique. Des menaces de pertes financières, d’ostracisme social et de ridicule, entre autres choses sont tous reconnus par la loi dans des contextes variés comme étant des forces psychologiques coercitives.

Pourquoi les systèmes psychologiques coercitifs sont-ils nuisibles?
Les systèmes psychologiques coercitifs violent nos concepts les plus fondamentaux sur les droits élémentaires de l’homme. Ils violent les droits de l’individu qui sont garantis par le premier amendement de la constitution américaine et qui ont été confirmés par de nombreuses déclarations internationales.

En perturbant, intimidant et en réduisant au silence leurs victimes, ceux à qui profitent ces systèmes échappent aux dénonciations et poursuites pour des actes reconnus comme nuisibles et illégaux dans la plupart des pays tels que fraude, emprisonnement à tort, intimidation, servitude involontaire, infliger intentionnellement de la détresse émotionnelle, conduite monstrueuse et autres actes délictueux.
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Agnassa
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MessagePosté le: Sam 27 Mai 2006 22:01    Sujet du message: Répondre en citant

Pitié mon frère fait nous la synthèse de tout ça, c'est trop loooonng! Shocked Shocked
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Franc
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MessagePosté le: Dim 28 Mai 2006 18:27    Sujet du message: Répondre en citant

Agnassa a écrit:
Pitié mon frère fait nous la synthèse de tout ça, c'est trop loooonng! Shocked Shocked



T'inquiète, Agnassa !!! Ce sont les habitudes de notre frère Mouyabi. Comme il ne désire pas que l'on puisse reprendre et critiquer (si c'était nécessaire) son message point par point, eh bien , il nous sert des copier/coller de 800 lignes .

D'ailleurs là, il n'a pas battu son record puisque ces derniers posts ne font au total que 750 lignes. (dont la presque totalité est signée d'un certain O. Th. Ceux qui le connaissent, qu'ils lèvent le bras !!!)

Son record absolu était, je crois bien, de 800 lignes .....

A mon avis , Mouyabi se laisse aller !!!

Fraternellement, franc.

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écrite à l’intention de ceux qui seraient
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Mouyabi
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MessagePosté le: Mar 20 Juin 2006 08:18    Sujet du message: La bible dévoilée Répondre en citant

Tout le monde est d’accord pour affirmer qu’Astarté, Isis et Osiris, Zeus et Héra, Mars et Vénus qui chacuns ont été adorés pendant plus de mille ans sont des mythes imaginés par les hommes d’une époque mais quand on prétend que Dieu, Jésus-Christ ou Allah sont le fruit de l’imagination humaine, les croyants se sentent offusqués qu’on ose mettre sur le même plan Jupiter et Dieu le Père. Selon ces bonnes âmes, la différence réside dans le fait que Dieu lui-même s’est révélé aux hommes comme il est indiqué dans la Bible, l’Ancien Testament pour les chrétiens. On parle alors de religions du Livre, livre sacré qui ne saurait mentir.

Jusqu’aux années 70, l’archéologie en Terre sainte avait une idée fixe, mettre en évidence les preuves de la justesse des récits bibliques. Toutes ces recherches se sont soldées par des échecs. On en était arrivé à admettre qu’on ne pouvait rien prouver dans ce sens et de cette façon. Ce qui n’empêchait pas de faire totale confiance aux textes bibliques que l’on considérait comme le récit historique du peuple élu. D’ailleurs, les auteurs de la Bible, n’avaient-ils pas truffé leur récit de repères historiques, en l’occurrence de références au pharaon (le grand voisin) régnant à l’époque de tel ou tel évènement biblique ? Mal leur en prit, car les nouvelles révélations de l’archéologie (par Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée, Fayard, 2002) ont réduit à néant toutes les certitudes concernant le déroulement de l’histoire d’Israël. A commencer par Abraham, considéré par les juifs et les musulmans comme l’ancêtre des peuples sémitiques.

La plupart des livres d’histoire situent l’existence d’Abraham au XVIIIme siècle av. JC, babylonien natif de Ur qui s’est rendu à Haran en Turquie du Sud, jusqu’au jour où Dieu lui a dit de se rendre à Canaan en Palestine. La Bible indique avec précision les détails de ce voyage. On mentionne les villes et bourgades qu’il a traversées, les caravanes de chameaux qu’il a rencontrés. La "nouvelle" archéologie dévoile qu’à l’époque présumée, la plupart des villes et bourgades énumérées dans la Bible n’existaient pas encore et que dans la région, le dromadaire n’a été domestiqué qu’au VIIe siècle av. JC !!! Exit le patriarche et sa descendance, en particulier les 12 tribus d’Israël.

Les biblistes situent l’Exode à la fin du treizième siècle av. JC. En ce temps là, ce sont six cents mille Israélites qui y avaient été maintenus en esclavage, qui s’enfuient d’Egypte et qui sous la conduite de Moïse vont errer dans le désert du Sinaï pendant quarante ans avant de partir à la conquête de la Terre promise, Canaan dont ils extermineront tous les primo-occupants avant de s’y installer. Tout cet épisode est totalement imaginaire et ce pour plusieurs raisons : Primo, en Egypte où chaque pharaon veillait à ce que tous les évènements ayant marqué son règne soient gravés sur les murs de son tombeau, on ne trouve nulle mention d’un éventuel asservissement d’Israélites dans le royaume et encore moins de la fuite hors d’Egypte d’une multitude d’hommes, de femmes et d’enfants. Secundo, il y a eu de nombreuses campagnes de fouilles dans le Sinaï à la recherche des vestiges que n’aurait pas manqué de laisser une foule de gens aussi importante y errant pendant quarante ans. Comme dans le cas d’Abraham, la Bible donne moultes précisions sur l’itinéraire suivi lors de cet exode et il faut se rendre à l’évidence que la plupart des bourgades dont les noms sont cités dans la Bible n’existaient pas encore. Tertio, à cette époque en terre de Canaan, il n’y avait aucun site fortifié. Inutile de demander aux anges de sonner les trompettes pour faire tomber les murailles !!!

La Bible parle de l’âge d’or du royaume uni d’Israël gouverné par David, puis son fils Salomon. Elle décrit un empire qui s’étendait de la Mer Rouge aux abords de la Syrie, la splendeur de Jérusalem et la magnificence du premier Temple construit par Salomon. Or s’il est probable que David et Salomon ont existé, ils étaient des chefs de tribus dont l’autorité ne s’exerçait pas sur plus de cinq mille âmes. A leur époque, Jérusalem n’était qu’une modeste bourgade sans aucune architecture monumentale. Il n’y a jamais eu d’unification entre Israël, le royaume du Nord, avec Samarie pour capitale, plus prospère et plus peuplé que le royaume de Juda au Sud dont Jérusalem était la capitale et qui est situé dans une zone semi-désertique.

Jéroboam II, roi d’Israël fut le premier monarque israélite à posséder un sceau. Cette période d’euphorie fut de courte durée, car après la mort de Jéroboam II en 747 av. JC, son successeur Menahem mourut dix an plus tard et son fils fut assassiné peu de temps après. Le royaume d’Israël est ensuite envahi par les Assyriens et ses habitants déportés et intégrés dans l’empire. Le royaume de Juda se retrouva comme seul favori du divin. Point de départ de l’Histoire biblique qui insiste sur l’adoration d’un Dieu unique et qui entérine la séparation complète entre le peuple juif et les communautés environnantes. L’histoire du royaume de Juda culmine avec la montée sur le trône de Josias dont l’époque fut véritablement messianique. L’Etat était bien organisé et hautement centralisé. Hélas, Josias perdit la vie dans une bataille contre les Babyloniens. Le mouvement de réforme s’effondra et pendant les trois mois de son règne, son fils Joachaz rétablit les anciennes coutumes idolâtres des anciens rois de Juda. Babylone envahit le royaume qui fut victime d’un pillage général, Jérusalem y compris. Les dix mille personnes qui y étaient restées furent emmenées en captivité.

C’est, semble-t-il, sous l’impulsion du roi Josias que fut initiée la rédaction de la Bible avec le mot d’ordre suivant : doter le peuple israélite d’une identité forte étayée par un passé prestigieux basé sur son Alliance avec le Dieu unique. La Bible ainsi confectionnée, la Torah accompagna par la suite tous les Juifs en exil, tout au long de leur histoire mouvementée. Cela représenta un chantier considérable. Tout n’était pas à inventer car à l’époque de la rédaction, les Israélites devaient avoir des pans de mémoire de leurs passés, l’un fantasmé, l’autre réel. Après la guerre de 1967, les archéologues israéliens ont découvert dans les collines de Juda l’existence, datant du 11me siècle av. JC, de 250 sites ayant abrité env. 45 000 personnes. Etant donné qu’on n’a trouvé aucun ossement de porc sur ces sites – contrairement à d’autres – on présume qu’il s’agissait de l’habitat des premiers Israélites qui se sont sédentarisés lors du déclin de la culture cananéenne. On n’exclut pas que certains de ces premiers Israélites étaient d’origine cananéenne. Les auteurs de la Bible se sont aussi largement inspirés de légendes sumériennes et mésopotamiennes comme par exemple l’épisode du déluge, des plaies d’Egypte de Moïse sauvé des eaux comme le fut Sargon Ier au IIIe millénaire av. JC, etc., etc….


Quel impact auprès du public après ces révélations fracassantes irréfutables ?

Sur le Net, on trouve des réactions provenant d’horizons divers. De la part de personnalités chrétiennes, les avis sont plutôt favorables quoique parfois un peu nuancés. Il semble ainsi que nombre de théologiens catholiques et protestants ont cessé depuis longtemps de considérer l’Ancien Testament comme un livre d’histoire. Ce qui est important pour eux, c’est Dieu et non pas les péripéties des Israélites. Comme les auteurs de ces révélations ne mettent pas en doute l’existence même de Dieu, alors il n’y a pas lieu de s’affoler. En ce qui concerne les Juifs orthodoxes, I. Finkelstein dit dans une interview que ceux-ci refusent catégoriquement toute entrée en matière.

En ce qui me concerne, si "La Bible dévoilée" ne permet pas de conclure à l’inexistence de Dieu, je trouve qu’il en sort réduit à un simple point d’interrogation. Il faut être sacrément infecté par le virus de la foi pour retrouver Yahvé dans un texte décrivant des personnages et des faits qui n’ont manifestement jamais existé. Isaac sauvé in extremis, l’armée du pharaon engloutie par les flots, la manne qui tombe du ciel, le buisson ardent et les tables de la loi, les trompettes de Jéricho en j’en passe ; tous ces signes divins passés à la trappe ! Les auteurs du Deutéronome ne devaient certainement pas être inspirés par le Tout Puissant ou alors ce dernier avait de sérieux trous de mémoire. En fait, j’imagine que les rédacteurs d’un ouvrage qui avait pour but de rassembler les Israélites sous sa bannière ont parsemé le récit de manifestations de la volonté divine parce qu’il était de la plus haute importance que ce peuple se sente le chouchou d’un personnage considérable. Le gâteau, c’était le passé glorieux, celui auquel il fallait toujours se référer au plus profond de l’adversité ; Dieu, c’était la cerise qui rend le gâteau encore plus délicieux. Le mythe du Dieu unique existait bien avant le début de la rédaction de la Bible mais chez les Israélites il était souvent associé à d’autres divinités. Le peuple rechignait à mettre à l’écart les idoles qui avaient rendu tant de bons et loyaux services.

Pour les Palestiniens, la "Bible dévoilée" est susceptible d’ouvrir des horizons nouveaux, car les Juifs ne sont plus en droit de prétendre que la Palestine leur appartient parce que conquise de haute lutte avec l’appui de Jéhovah. Certes, leurs ancêtres vivaient sur ces terres, il y a plus de 3 000 ans, mais ils les partageaient avec les Cananéens, ancêtres probables des Palestiniens. De toute façon, les Juifs ont perdu tout droit à l’exclusivité du fait de leur absence pendant 20 siècles. Depuis l’ère des cités états de Mésopotamie, le brassage de populations a été très intense dans la région et les identités ont été redistribuées éliminant ainsi des conflits potentiels. La Bible hébraïque a rempli son rôle au-delà de toute attente. Elle est devenue la malédiction des Juifs qui ayant toujours répugné à se fondre dans l’environnement de leur exil ont très souvent été la cible de persécutions. La Shoah en étant le point d’orgue. La Bible est également devenue la malédiction du peuple palestinien, spolié de sa terre légitime, opprimé, humilié par les nostalgiques du Grand Israël.



Jean-Pierre Chavaz
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MessagePosté le: Mar 20 Juin 2006 09:48    Sujet du message: Répondre en citant

cananeens et pheniciens sont les memes peuples ( kamites)venus du sud ( afrique)et les isaeliens actuels et palestiniens viennent d assyrie ils ont massacres ces occupants pour voler leurs terre et maintenant ils se battent pour une terre qui les appartiennent pas comme quoi le crime ne paie pas! canaan et phenicie le nom a changer selon l epoque
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MessagePosté le: Mar 20 Juin 2006 16:50    Sujet du message: Re: La bible dévoilée Répondre en citant

Mouyabi a écrit:

Jusqu’aux années 70, l’archéologie en Terre sainte avait une idée fixe, mettre en évidence les preuves de la justesse des récits bibliques. Toutes ces recherches se sont soldées par des échecs. On en était arrivé à admettre qu’on ne pouvait rien prouver dans ce sens et de cette façon. Ce qui n’empêchait pas de faire totale confiance aux textes bibliques que l’on considérait comme le récit historique du peuple élu. D’ailleurs, les auteurs de la Bible, n’avaient-ils pas truffé leur récit de repères historiques, en l’occurrence de références au pharaon (le grand voisin) régnant à l’époque de tel ou tel évènement biblique ? Mal leur en prit, car les nouvelles révélations de l’archéologie (par Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée, Fayard, 2002)


Oui, Mouyabi, je suis d'accord avec toi. Ce livre je l'ai lu et il m'a passionné, je dois le dire.

Mais permets-moi de faire une rectification :
" La Bible dévoilée " de Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman a été publié, non aux éditions Fayard mais aux éditions BAYARD. J'insiste parce que justement les éditions Bayard sont une maison chrétienne, et cela montre bien, comme tu le dis un peu plus bas, que ce livre ne dérangera pas outre mesure les Chrétiens.




Mouyabi a écrit:
]Quel impact auprès du public après ces révélations fracassantes irréfutables ?


"révélations" , c'est beaucoup dire ! Il y a déjà un certain temps que les Chrétiens savent que l'écriture de la Bible n'a commencé au plus tôt qu'à l'époque de David, et seules les traditions conservées de générations en générations avaient permis de réaliser cette oeuvre qu'est le Pentateuque. Ces 5 premiers livres de la Bible ne sont plus considérés comme fiables historiquement parlant depuis déjà assez longtemps.

Mouyabi a écrit:
Sur le Net, on trouve des réactions provenant d’horizons divers. De la part de personnalités chrétiennes, les avis sont plutôt favorables quoique parfois un peu nuancés. Il semble ainsi que nombre de théologiens catholiques et protestants ont cessé depuis longtemps de considérer l’Ancien Testament comme un livre d’histoire. Ce qui est important pour eux, c’est Dieu et non pas les péripéties des Israélites. Comme les auteurs de ces révélations ne mettent pas en doute l’existence même de Dieu, alors il n’y a pas lieu de s’affoler.


C'est exactement cela !


mouyabi a écrit:
Pour les Palestiniens, la "Bible dévoilée" est susceptible d’ouvrir des horizons nouveaux, car les Juifs ne sont plus en droit de prétendre que la Palestine leur appartient parce que conquise de haute lutte avec l’appui de Jéhovah. Certes, leurs ancêtres vivaient sur ces terres, il y a plus de 3 000 ans, mais ils les partageaient avec les Cananéens, ancêtres probables des Palestiniens. De toute façon, les Juifs ont perdu tout droit à l’exclusivité du fait de leur absence pendant 20 siècles. Depuis l’ère des cités états de Mésopotamie, le brassage de populations a été très intense dans la région et les identités ont été redistribuées éliminant ainsi des conflits potentiels.

de Jean-Pierre Chavaz.



Tout-à-fait, j'abonde dans ton sens......
Et cela explique pourquoi les Israéliens ne veulent pas entendre parler de ce livre !

Excellente analyse, Mouyabi.

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Mouyabi
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MessagePosté le: Jeu 22 Juin 2006 18:51    Sujet du message: La Bible dévoilée Répondre en citant

La Bible dévoilée, Les nouvelles révélations de l'archéologie

P. Jacques Briend

Paris, Éd. Bayard-Centurion, 2002. - (16x24), 428 p., 24 €.

Esprit & Vie n°67 / octobre 2002 - 1e quinzaine, p. 3-6.

Sous le titre La Bible dévoilée, sous-titrée Les nouvelles révélations de l'archéologie, le public francophone a désormais accès à un livre publié d'abord aux États-Unis et intitulé The Bible Unearthed. Deux auteurs sont responsables de cet ouvrage : Israël FINKELSTEIN, professeur à l'Université de Tel-Aviv et directeur de l'Institut d'archéologie de cette université, connu par ses fouilles à Izbet Sartah, Silo et Megiddo, et Neil Asher SILBERMAN, journaliste scientifique passionné par l'archéologie [1].

La thèse principale de ces deux auteurs est assez simple : les données archéologiques permettent d'affirmer que la rédaction de la Bible ne s'est faite que sous le roi Josias (VIIe siècle av. J.-C.), et que la présentation, que fait la Bible de l'histoire du peuple d'Israël, ne relève pas de l'histoire pour les périodes antérieures au VIIe siècle. La Bible est ainsi passée au crible de la seule recherche archéologique, ce qui ne manque pas de faire question.


Le plan de l'ouvrage
Trois parties composent l'ouvrage. La première partie, intitulée L'historicité de la Bible, met en doute la valeur historique de ce qui est raconté, depuis la venue d'Abraham en Canaan jusqu'au règne de Salomon inclus. La deuxième partie est consacrée à l'émergence et à la chute de l'ancien Israël, c'est-à-dire à l'histoire du royaume d'Israël, depuis la mort de Salomon jusqu'à la conquête de Samarie, capitale du royaume, par les Assyriens en 722. La troisième partie a pour titre : Juda et la création de l'histoire biblique. Après la disparition du royaume d'Israël, seul subsiste le petit royaume de Juda dont l'histoire est marquée par la réforme du roi Josias (640-609). C'est ce roi qui, sous l'influence du Deutéronome, serait le responsable principal de la présentation du passé d'Israël.

Pour être complet, signalons que le livre s'achève sur une série de sept appendices destinés à préciser certains points traités plus rapidement dans le corps de l'ouvrage.


L'historicité de la Bible
Sous ce titre, la première partie de l'ouvrage présente un examen critique du texte biblique du point de vue de sa valeur historique. Le traitement de ce qu'on peut appeler la « préhistoire » d'Israël obéit à un même schéma : présentation du texte biblique, incohérence de celui-ci, par rapport aux données archéologiques et historiques, proposition d'une datation du texte plus conforme aux données actuellement connues.

Ainsi, à propos des patriarches, les auteurs commencent par offrir un tableau qui ne fait que reprendre le récit de la Genèse, puis ils amorcent une critique de la datation des patriarches, en soulignant quelques incohérences, comme la présence de chameaux en Gn 37, 25. L'utilisation de Gn 14, texte fort discuté depuis longtemps, ne manque pas de faire problème dans cette présentation. Faute de proposer une lecture des textes, selon les règles de l'exégèse, le lecteur se trouve devant des remarques qui sont souvent justes, mais qui font oublier l'essentiel. Pourquoi et quand ces textes ont-ils été écrits ? Depuis fort longtemps, on sait que les récits qui mettent en scène les patriarches sont d'époques différentes, et que la mise en succession d'Abraham, Isaac et Jacob/Israël, date d'une période où le peuple d'Israël est déjà constitué. Déjà en 1971, R. DE VAUX reconnaissait, au terme d'une longue enquête, que c'est seulement, en termes généraux que l'on peut parler d'une « époque des Patriarches », dont il n'est pas possible de dater exactement, ni le début, ni la fin (Histoire ancienne d'Israël, Paris, Éd. Gabalda, p. 253).

La question essentielle est de savoir pourquoi la Bible recueille une tradition patriarcale. Mettre en doute l'existence des patriarches offre peu d'intérêt ; en fait, nos auteurs sont enclins à y voir « des êtres vivants ». Mais le plus important est de découvrir que les patriarches sont porteurs d'une promesse qui continue à valoir, au long de l'histoire du peuple, ce qui n'est pas sans signification. Seule la lecture du texte permet de découvrir cette fonction et l'archéologie n'est ici d'aucun secours.

La séquence consacrée à l'Exode et à son contexte historique fait l'objet d'une question : l'Exode a-t-il eu lieu ? Il est vrai que, sur ce point, la riche histoire de l'Égypte n'offre guère de données sûres pour dater l'Exode. La présentation biblique de l'événement laisse parfois rêveur quand le nombre de ceux qui quittent l'Égypte se monte à plus de six cent mille personnes (Ex 38, 26). L'Exode est lié à Moïse, et à un petit nombre de gens, mais doit-on fixer la date de rédaction du texte biblique au VIIe siècle av. J.-C. ? Ce qui est certain, et nos auteurs le reconnaissent, c'est qu'il existait une tradition sur Moise et l'Exode qui était connue du prophète Osée, donc au VIIIe siècle av. J.-C., lorsque celui-ci affirme, opposant Jacob à Moïse : « par un prophète le Seigneur fit monter Israël d'Égypte, et par un prophète il fut gardé » (Os 12, 14). Il est donc difficile d'affirmer, en même temps, que « l'Exode d'Israël, hors d'Égypte, n'est pas une vérité historique et qu'elle n'est pas non plus une fiction littéraire » (p. 90). Si l'on prend le récit d'Ex 14, il est certain que celui-ci est écrit après coup et qu'il recueille, pour en faire la synthèse, deux récits indépendants mettant en scène, soit Dieu comme acteur principal, soit Dieu et Moïse, selon une autre forme du récit. Le texte s'offre à nous, non pas d'abord comme un récit historique selon nos critères modernes, mais comme un récit destiné à susciter une réponse de foi de la part du peuple (Ex 14, 31). Ici comme ailleurs, on veut obtenir une vérité historique qui n'est pas le but principal du texte, mais alors, on lui impose des critères qui sont les nôtres, mais non pas ceux du texte qu'il faut accepter de lire avec ses limites.

Sur la conquête de Canaan, nos deux auteurs ont beau jeu de souligner les difficultés du texte biblique. Il est certain que le tableau que nous offre le livre de Josué (chap. 3 à 12), différent de celui de Jg 1, est très schématique, mais ce schématisme même doit éveiller l'attention du lecteur. Il est trop facile de décrire Josué comme « un général remarquable, particulièrement doué pour la surprise tactique » (p. 92), alors que l'on sait que ni Jéricho, ni Aï n'ont fait l'objet d'une conquête militaire au témoignage même de l'archéologie. Une fois cela reconnu, et nos auteurs l'affirment avec force, il reste à comprendre le texte biblique qui doit faire l'objet d'une étude rigoureuse. Peut-on faire de Jos 6 un récit de conquête militaire ?

Plusieurs données du texte résistent à cette lecture que l'on continue à faire, comme si les fouilles archéologiques à Tell es-Sultan, le site de Jéricho, n'avaient pas eu lieu sans avoir mis au jour une occupation du site entre 1300 et 1100. De manière plus générale, peut-on comprendre ce qui a poussé le rédacteur principal du livre de Josué à présenter une vision aussi schématique de la conquête du pays, lors de l'installation des tribus ? Tant que l'on n'aura pas répondu à cette question, il sera impossible de se prononcer sur l'historicité de cette conquête. Soutenir que la figure du roi Josias se cache derrière le masque de Josué (p. 117) ne suffit pas à expliquer le livre de Josué, car le royaume d'Israël avait déjà disparu en 722 av. J.-C., donc bien avant le règne de Josias. En réalité, dès le VIIIe siècle, la possession de la terre était mise en question par les conquêtes assyriennes.

Dans un nouveau chapitre intitulé : Qui étaient les Israélites ?, I. FINKELSTEIN aborde une question qui lui tient à cœur, depuis les fouilles qu'il a entreprises sur le site de Izbet Sartah. En effet, si on ne se laisse pas prendre par une vision trop simpliste à l'égard de l'installation des tribus, la question se pose de savoir d'où viennent les Israélites. Sur ce point, différentes hypothèses ont été émises, depuis 1920, pour tenter de comprendre l'implantation des groupes humains au Fer l dans la région des collines : on a ainsi parlé d'infiltration pacifique de semi-nomades, éleveurs de petit bétail, s'installant peu à peu dans la zone montagneuse de Canaan, plus précisément d'une révolte sociale amenant les paysans cananéens à se réfugier dans cette même région, pour échapper au pouvoir des centres urbains. Aujourd'hui, grâce aux résultats de l'archéologie régionale, la multiplication des villages autour de 1200 av. J.-C. révèle une transformation de l'occupation humaine dans la région montagneuse qui constitue le centre de Canaan. C'est donc une vision archéologique renouvelée de l'occupation de Fer l (1200-1000) que propose I. FINKELSTEIN, à la suite de plusieurs explorations archéologiques régionales. La conclusion est claire : « Les premiers Israélites seraient apparus aux alentours de 1200 av. J.-C. Ils vivaient dans les collines, où ils menaient une existence de fermiers et d'éleveurs. Leur culture matérielle, très simple, était caractéristique d'une économie de subsistance » (p. 134).

Peut-on en dire plus ? Pour l'archéologue I. FINKELSTEIN, le plan du plus ancien village datant du Fer I était de forme ovale et constituait une sorte d'enceinte, ressemblant au campement de tentes de Bédouins. Ces nouveaux sédentaires avaient donc mené auparavant une existence de pasteurs, et leur mode d'installation villageoise reflète, à la fois, la tente comme habitat et l'élevage de chèvres et de moutons comme moyen de subsistance. On se trouve ainsi en présence d'un processus social et économique qui n'est pas sans exemple dans le Proche-Orient ancien.

I. FINKELSTEIN conclut, de toutes ses observations, que la plupart des Israélites ne viennent pas de l'extérieur de Canaan et qu'ils étaient donc indigènes (p. 143). Cette conclusion appelle quelques nuances car on ne peut totalement écarter une migration de groupes venant du nord. Les textes bibliques le suggèrent : ainsi les Hivvites établis à Gabaon sont des étrangers pour les Israélites (Jos 9, 7 ; 11, 19) ; de même, les habitants de cinq villages groupés autour de Tirçah (Nb 26, 33) ; Jos 17, 1) pourraient représenter une population proto-israélite implantée là, vers la fin du Bronze Récent, et plus tard intégrée à la tribu de Manassé. Il n'en reste pas moins que les nouveaux habitants des collines devaient se distinguer des populations voisines, comme les Moabites ou les Ammonites, d'un point de vue religieux, en reconnaissant un même Dieu. Sur ce point, on quitte le domaine de l'archéologie et I. FINKELSTEIN s'en tient ici à une lecture socio-archéologique qui ne tient pas compte - et sans doute ne peut tenir compte - de la dimension religieuse du groupe humain constitué par les Israélites.

Le titre du dernier chapitre de la première partie de l'ouvrage se termine, lui aussi, par un point d'interrogation : « Souvenirs d'un âge d'or ? ». L'interrogation critique porte ici sur la royauté de David et Salomon. L'existence même de ces personnages a même été mise en doute chez certains auteurs, qu'on a pu qualifier, avec raison de « minimalistes ». La découverte, en 1993, d'une stèle inscrite à Tell Dan où figure l'expression « maison de David », et que l'on peut dater du IXe siècle av. J.-C., semble interdire une position aussi extrême. À vrai dire, il ne faut pas confondre ici l'existence historique de ces rois, et le portrait biblique que nous en possédons.

Curieusement, I. FINKELSTEIN s'intéresse peu à David, si ce n'est pour discuter de l'étendue de son royaume et affirmer son caractère marginal. Là encore, la discussion est purement archéologique et ne tient pas compte des récits contenus dans les livres de Samuel. Il s'agit de se prononcer sur les conquêtes de David, et l'auteur se montre particulièrement sceptique. Mais, à cause de la fouille entreprise à Megiddo, avec d'autres archéologues, ce qui intéresse I. FINKELSTEIN, c'est de savoir si on peut accorder à Salomon tout ce que la Bible lui accorde en fait de constructions (1 R 9, 15). Pour lui, on ne peut attribuer au Xe siècle av. J.-C. et, donc à Salomon, les remparts à casemates, les portes à tenailles, les palais et les magasins, ces derniers ayant été interprétés autrefois comme des écuries, mises au jour à Megiddo, Haçor et Gèzèr. Toutes ces constructions sont à attribuer au IXe siècle, et à l'action des rois du royaume du Nord. Ni l'architecture, ni l'analyse de la céramique ne permettent une telle attribution ; celle-ci est due à des archéologues, trop empressés de faire coïncider leurs découvertes avec la Bible, comme ce fut le cas avec Y. YADIN, un célèbre archéologue israélien.

On concédera à I. FINKELSTEIN qu'il est difficile de se fier au texte biblique de 1 R 3, 10 pour décrire le royaume de Salomon. L'étude du texte montre que celui-ci a, pour l'essentiel, été rédigé au VIIIe siècle av. J.-C., et que certaines additions sont même beaucoup plus tardives. Une lecture critique du texte révèle le souci d'idéaliser le règne de ce roi et d'en faire la figure du roi sage par excellence. On peut donc fort bien discuter de l'existence d'un empire sur lequel régnerait Salomon. Malgré tout, I. FINKELSTEIN a une position personnelle sur la datation de la céramique du Fer I et II, en abaissant les dates de certaines céramiques d'au moins un siècle, ce qui lui permet d'attribuer au IXe siècle ce qui d'ordinaire l'était du Xe siècle. À ce sujet, il faut savoir que la communauté archéologique, dans son ensemble, rejette la chronologie proposée pour la céramique par I. FINKELSTEIN. Une confrontation, sur ce point, a eu lieu et elle a permis une position collective que n'enregistre pas La Bible dévoilée. La proposition d'un archéologue ne suffit pas, mais elle doit recevoir l'approbation de ses pairs, ce qui est sagesse.


Existe-t-il une archéologie biblique ?
Une telle question mériterait d'être posée, en guise de conclusion. Dans son livre, I. FINKELSTEIN cite, à plusieurs reprises, W. F. ALBRIGHT, célèbre archéologue américain, souvent considéré comme le père de l'archéologie biblique (p. 4Cool. Cette dernière expression est souvent utilisée dans la vulgarisation, et elle est largement acceptée chez les biblistes anglo-saxons. Il y aurait un grand avantage à la faire disparaître de notre vocabulaire. L'archéologue américain, W. G. DEVER, directeur des fouilles de Gèzèr, avait proposé, il y a déjà plusieurs années (1974), de parler d'« archéologie syro-palestinienne », mais il n'a pas été suivi. Les mots ont ici leur importance, et personnellement, je n'ai jamais enseigné un cours d'archéologie biblique, malgré mon intérêt pour la Bible. En effet, l'archéologie est une discipline qui a ses règles et ses méthodes, et qui s'exerce dans un pays ou une région donné ; même en Palestine, bien des découvertes qui sont faites n'ont rien à voir avec la Bible.

D'autre part, la Bible est un livre, un texte dont la lecture obéit à des règles d'interprétation qui sont valables pour tout texte. Archéologie et Bible sont deux mondes différents. Affirmer cela ne signifie pas que l'apport de l'archéologie n'importe pas à la lecture de la Bible, mais ce que l'archéologie met au jour, ce sont les objets réels de la vie quotidienne qui ont appartenu à des hommes et à des femmes à telle époque. Se prononcer sur l'identité ethnique des habitants est déjà plus aléatoire et l'archéologue est heureux de trouver des inscriptions qui permettent de fonder des hypothèses. Ils sont très rares les archéologues qui soient en même temps des biblistes, et une compétence égale dans les deux domaines est chose de plus en plus exceptionnelle.

À cet égard, l'ouvrage de I. FINKELSTEIN montre bien la difficulté pour l'archéologue de se servir des textes de la Bible, sans vouloir simplifier la complexité des textes. Pour ne prendre qu'un exemple dans le monde juridique, le Deutéronome et l'histoire deutéronomiste sont souvent cités par I. FINKELSTEIN, mais c'est oublier qu'avant le Code deutéronomique, il existait le Code de l'Alliance (Ex 20-22), plus ancien, et antérieur au roi Josias. C'est dire que la confrontation entre la Bible et les découvertes archéologiques est loin d'être achevée et exige le respect de chaque discipline.
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Ceux qui nous sous-estiment encore ne comprennent pas une chose, ils se trompent de génération et d'époque. La renaissance africaine est en marche. Nous ne nous laisserons plus faire. Il faudra renégocier ou nous tuer tous jusqu'au dernier car il en va ainsi de notre survie à tous.
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khoufou
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MessagePosté le: Mar 11 Juil 2006 20:32    Sujet du message: Répondre en citant

«Un Pape Nègre !»
14/04/2005

Article publié dans l'édition du Jeudi 14 avril 2005. Un grand homme s’en est allé, les témoignages sont unanimes, toutes obédiences confondues. Le Pape Jean-Paul II, Karol Wojtyla de son vrai nom, aura marqué son pontificat par son message fort de paix et d’amour, son courage et ses positions tranchées sur les questions brûlantes de ce monde, mais aussi par son activisme dans le rapprochement des peuples et des religions. Que le Tout Puissant l’accueille dans son paradis.

Cependant, un fait non moins important, surtout en ce moment où toute la communauté catholique attend de connaître son successeur, aura marqué son accession au trône pontifical.

En effet, juste après sa nomination en 1978, alors que son nom venait d’être annoncé, les hommes d’Eglise, je dis bien les hommes d’Eglise, entendez par là Archevêques, Evêques et toute l’aristocratie ecclésiastique, des couloirs du Vatican, s’exclamèrent : «Un Nègre ! Ils ont élu un Pape Nègre !» En effet, ils étaient tout simplement entraînés par la sonorité africaine (nigériane) du nom Karol Wojtyla. Un sacrilège, sommes-nous tentés de dire, sinon comment expliquer cet étonnement de la part des hommes dits de Dieu. A-t-on besoin de rappeler que trois Papes noirs on déjà marqué l’histoire de l’église ? Il s’agit précisément :

- du Pape Victor I (189-199), c’est à lui qu’on doit la célébration du Dimanche de Pâques, - du Pape St Milthiades (311-314), il convertit l’empereur romain Constantin au christianisme et permit ainsi la libération de milliers de chrétiens dans toute l’étendue du territoire. Ce fut un tournant historique crucial du christianisme en Europe, du Pape St Gélasius I (492-496), c’est lui qui a introduit la fête de la purification.

Faut-il encore rappeler que le premier martyr de l’église, St Etienne est un noir ? C’est le moment de souligner que le vocable AADAM (adam, adama) signifie en arabe classique, Noir. Ce n’est qu’au VIIème siècle que, pour les besoins de la cause, il va connaître des nuances allant de brun, brun-clair, clair… ; toutefois, malgré cette tentative d’atténuation de son étymologie, il n’exprime que des nuances de noirceur et non de blancheur. Par ailleurs, le Christ Jésus, fondateur de l’Eglise ou du moins refuge du Christianisme, connu trois mille ans avant sa naissance dans la prophétie égyptienne sous son authentique et secret nom africain Khersakhéta, n’est-il pas né d’une cananéenne d’origine égyptienne, Marie (Mariama), Mry im (aimée d’Amon) de son vrai nom africain. Amon étant le Dieu des égyptiens et de l’Afrique noire jusqu’à nos jours. C’est d’ailleurs ce culte égyptien qui façonnera le Christianisme jusque dans ses détails les plus subtils, du cérémonial au symbolisme en passant par l’iconographie. Le baptême, symbole de la renaissance pour une vie nouvelle, la communion au corps et au sang divins («manger le corps de Dieu»)…étaient des idées réfractaires et même blasphématoires pour les peuples sémitiques à l’époque de Jésus (voir évangiles), alors qu’elles étaient plusieurs fois millénaires en Afrique. Culte d’Osiris, mort et ressuscité et qui préside au tribunal du jugement dernier dans l’Amenti (royaume des morts). Isis, cette femme noire, épouse et sœur d’Osiris, mère bienfaisante pleine de vie et d’amour, adoptée et vénérée partout en Occident (Grèce, Rome, France, Allemagne …), sera la typification archétype de la vierge Marie qui sera d’abord représentée dans sa couleur naturelle, noire, dans toutes les Eglises occidentales au début de l’ère chrétienne, avant d’être peinte en blanc pour les besoins de la cause. Quant au ANKH (croix égyptienne) symbole millénaire de la vie en Afrique, longtemps considérée comme un scandale par l’Eglise qui utilisait alors le poisson comme symbole, il sera adopté tardivement avec tout son symbolisme à quelque variation de forme près.

Certains érudits, catholiques en particulier, verront avec des œillères dans cette tentative une tendance polémiste et subjective, au lieu de s’interroger sur la manie schizophrénique de «l’Europe chrétienne» à occulter la vérité historique. Cette entreprise occidentale n’est pas vaine. Vous comprenez que, si le dessein devait se réaliser, ce serait le choc et le bouleversement psychologiques dans la conscience occidentale et même dans l’ordre mondial qu’elle a établi, conscience qui se retrouverait gravement affectée dans toute sa latitude. Mais le plus grave, c’est que cette falsification de la personnalité de l’homme noir, comme le soulignait Cheikh A. Diop, a fini d’atteindre son paroxysme dans le psychique de certains africains à telle enseigne que, malgré leur niveau d’intellectualité, ils n’arrivent pas à se faire à l’idée d’un noir responsable. Sinon comment expliquer l’attitude de cet avocat Nigérian qui s’interroge sur «la capacité d’un Pape noir à diriger l’Eglise». Quant au cardinal Ivoirien, Bernard Agré, il se demande si «on est préparé psychologiquement et spirituellement pour un Pape noir» (cf. Le Quotidien du 7 Avril 2005). Certains africains, dans un élan relevant d’une naïveté caractéristique, se livrent à la volonté divine et restent convaincus que la nomination papale est un pur produit divin. Quoiqu’il en soit, Dieu n’a pas besoin d’une préparation psychologique encore moins spirituelle pour choisir un Pape noir, comme le laisse entendre le cardinal Agré.

La renaissance de l’Afrique passera par le bouleversement et par tous les moyens des schémas et ordres mondiaux établis par l’Occident pour perpétuer sa soumission ; aucun domaine ne sera épargné. Le peuple africain, uni par le destin, doit donc réapprendre, surtout pendant ces moments décisifs, à parler d’une seule voix pour le rétablissement de la justice dans ce monde. Pendant que la foi occidentale connaît décroissance en vitesse supersonique, ce qui ne peut s’expliquer que par un rattrapage par son passé inculte et barbare des steppes eurasiatiques, avec des Eglises transformées en musée et même en boite de nuit (dans le Tarn par exemple), les pays du Sud comptent plus de 80% des catholiques, pourtant «Dieu hésiterait» encore d’y faire venir un Pape. Et l’occident sans scrupule, pour le confort de sa conscience, tente d’expliquer cet abîme avec la foi méridionale en le classant sous le sceau de la pauvreté, préférant trahir de nouveau l’histoire.

Même si la nomination papale ne relève pas d’une logique mathématique, ce qui rendrait exclusif ce poste à ces dits pays, la justice voudrait qu’il soit confié à un de ses ressortissants comme le dessein l’exige aujourd’hui.

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=598
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MessagePosté le: Jeu 13 Juil 2006 07:49    Sujet du message: Répondre en citant

Koufou a écrit:
Certains érudits, catholiques en particulier, verront avec des œillères dans cette tentative une tendance polémiste et subjective, au lieu de s’interroger sur la manie schizophrénique de «l’Europe chrétienne» à occulter la vérité historique. Cette entreprise occidentale n’est pas vaine. Vous comprenez que, si le dessein devait se réaliser, ce serait le choc et le bouleversement psychologiques dans la conscience occidentale et même dans l’ordre mondial qu’elle a établi, conscience qui se retrouverait gravement affectée dans toute sa latitude. Mais le plus grave, c’est que cette falsification de la personnalité de l’homme noir, comme le soulignait Cheikh A. Diop, a fini d’atteindre son paroxysme dans le psychique de certains africains à telle enseigne que, malgré leur niveau d’intellectualité, ils n’arrivent pas à se faire à l’idée d’un noir responsable. Sinon comment expliquer l’attitude de cet avocat Nigérian qui s’interroge sur «la capacité d’un Pape noir à diriger l’Eglise». Quant au cardinal Ivoirien, Bernard Agré, il se demande si «on est préparé psychologiquement et spirituellement pour un Pape noir» (cf. Le Quotidien du 7 Avril 2005). Certains africains, dans un élan relevant d’une naïveté caractéristique, se livrent à la volonté divine et restent convaincus que la nomination papale est un pur produit divin. Quoiqu’il en soit, Dieu n’a pas besoin d’une préparation psychologique encore moins spirituelle pour choisir un Pape noir, comme le laisse entendre le cardinal Agré.

La renaissance de l’Afrique passera par le bouleversement et par tous les moyens des schémas et ordres mondiaux établis par l’Occident pour perpétuer sa soumission ; aucun domaine ne sera épargné. Le peuple africain, uni par le destin, doit donc réapprendre, surtout pendant ces moments décisifs, à parler d’une seule voix pour le rétablissement de la justice dans ce monde. Pendant que la foi occidentale connaît décroissance en vitesse supersonique, ce qui ne peut s’expliquer que par un rattrapage par son passé inculte et barbare des steppes eurasiatiques, avec des Eglises transformées en musée et même en boite de nuit (dans le Tarn par exemple), les pays du Sud comptent plus de 80% des catholiques, pourtant «Dieu hésiterait» encore d’y faire venir un Pape. Et l’occident sans scrupule, pour le confort de sa conscience, tente d’expliquer cet abîme avec la foi méridionale en le classant sous le sceau de la pauvreté, préférant trahir de nouveau l’histoire.

Même si la nomination papale ne relève pas d’une logique mathématique, ce qui rendrait exclusif ce poste à ces dits pays, la justice voudrait qu’il soit confié à un de ses ressortissants comme le dessein l’exige aujourd’hui.


MERCI , Koufou pour ce message
. Jai édité en gras ce qui m'a spécialement plu.


Après un pape polonais, après un pape allemand, donc après cete brisure du monopole italien ("pour ne pas faire de jaloux" - sic -), nous aurons un pape latino-améicain ou africain, c'est très possible, beaucoup en parlent même en Europe.

Quelle joie ce serait pour nous tous que d'avoir un guide spirituel à l'échelle du monde, issu de notre Afrique, mère de toutes les spiritualités.

Fraternellement, franc.
AFRIQUE UNIE.
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Si tu manges le fruit d'un grand arbre, n'oublie pas de remercier le vent. (BARIBA)


« Le texte coranique est-il divin? » réponse chrétienne
écrite à l’intention de ceux qui seraient
tentés par l’Islam
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Vos commentaires sur le blog :
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khoufou
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MessagePosté le: Jeu 13 Juil 2006 23:08    Sujet du message: Répondre en citant

en fait je voulais surtout montrer l'origine du christianisme dans mon post.
le christianisme qu'on connait est une version européenne,son origine est africaine,en particulier l'egypte.
Les personnages jésus,marie sont en vérité des mythes repris sur des mythes africains.
franchement la nomination d'un pape noir ne change rien pour moi,ça sera toujours un pape sous les ordres de l'occident.
on va peut être me trouver radical mais je pense que les africains devraient arrêter de croire au christianisme imposé par les occidentaux,on a pas vraiment de leçons à recevoir d'eux au niveau de la spiritualité car le peuple noir est un peuple beaucoup plus spirituel que les blancs,c'est pour ça qu'ils se sont inspiré de nos croyances et les ont adaptés à leur façon.
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Linguere
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MessagePosté le: Sam 15 Juil 2006 22:32    Sujet du message: Répondre en citant

texte a écrit:
Certains africains, dans un élan relevant d’une naïveté caractéristique, se livrent à la volonté divine et restent convaincus que la nomination papale est un pur produit divin. Quoiqu’il en soit, Dieu n’a pas besoin d’une préparation psychologique encore moins spirituelle pour choisir un Pape noir, comme le laisse entendre le cardinal Agré.


Franc a écrit:
Quelle joie ce serait pour nous tous que d'avoir un guide spirituel à l'échelle du monde, issu de notre Afrique, mère de toutes les spiritualités.


Ce serait mignon d'avoir un Pape Noir, mais est-ce que le quotidien de l'africain s'en porterait mieux si Un Noir succedait a Jean Paul II?
La nomination d'un Pape Noir mettra-t-elle fin a la pauvrete qui gangrene l'Afrique, mere de toutes les spiritualites comme tu dis?
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ASSE
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MessagePosté le: Dim 16 Juil 2006 09:38    Sujet du message: Répondre en citant

DIEU n'a besoin que de notre FOI en lui quelque soit les chemins religions que nous empruntons ! Arretez de suivre des fous soit disant inspirés par la grâce divine qui cherche DIEU réellement le trouve au fond de son âme !

FIN Rolling Eyes
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ARDIN
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MessagePosté le: Dim 16 Juil 2006 10:37    Sujet du message: Répondre en citant

ASSE a écrit:
DIEU n'a besoin que de notre FOI en lui quelque soit les chemins religions que nous empruntons ! Arretez de suivre des fous soit disant inspirés par la grâce divine qui cherche DIEU réellement le trouve au fond de son âme !

FIN Rolling Eyes

Justement, c'est parce qu'il n'a besoin que de notre FOI qu'il ya des gens qui suivent des fous. Si seulement il avait besoin de notre esprit critique...
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"La resistance, la victoire meme de la «mentalite primitive» sur l’impression sensible, quasi irresistible, du temps qui passe, constitue la preuve eclatante que l’«etat primitif» decoule d’une experience humaine tres riche."
Fode Diawara, Le manifeste de l'homme primitif. Paris, Grasset. 1972, page 102.
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Franc
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MessagePosté le: Sam 22 Juil 2006 08:21    Sujet du message: Répondre en citant

Linguere a écrit:
texte a écrit:
Certains africains, dans un élan relevant d’une naïveté caractéristique, se livrent à la volonté divine et restent convaincus que la nomination papale est un pur produit divin. Quoiqu’il en soit, Dieu n’a pas besoin d’une préparation psychologique encore moins spirituelle pour choisir un Pape noir, comme le laisse entendre le cardinal Agré.


Franc a écrit:
Quelle joie ce serait pour nous tous que d'avoir un guide spirituel à l'échelle du monde, issu de notre Afrique, mère de toutes les spiritualités.


Ce serait mignon d'avoir un Pape Noir, mais est-ce que le quotidien de l'africain s'en porterait mieux si Un Noir succedait a Jean Paul II?
La nomination d'un Pape Noir mettra-t-elle fin a la pauvrete qui gangrene l'Afrique, mere de toutes les spiritualites comme tu dis?


Certes, Linguere, on peut se poser la question !

Mais puisqu'un pape polonais a réussi à abattre la dictature marxiste dans son pays et, par ricochet, dans les pays voisins, pourquoi un pape noir ne pourrait-il pas transformer les mentalités de nos équipes dirigeantes tellement corrompues et inefficaces, trop souvent.

On peut touijours rêver, pas vrai ?


Fraternellement, franc.
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Cathy
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MessagePosté le: Dim 23 Juil 2006 21:18    Sujet du message: Répondre en citant

ARDIN a écrit:
ASSE a écrit:
DIEU n'a besoin que de notre FOI en lui quelque soit les chemins religions que nous empruntons ! Arretez de suivre des fous soit disant inspirés par la grâce divine qui cherche DIEU réellement le trouve au fond de son âme !

FIN Rolling Eyes

Justement, c'est parce qu'il n'a besoin que de notre FOI qu'il ya des gens qui suivent des fous. Si seulement il avait besoin de notre esprit critique...



N'oublies pas mon cher Ardin que la bible nous dit "soyez transformé par le renouvellement de votre intelligence" où as-tu vu que Dieu méprise l'intelligence critique? Ce sont les hommes qui essayent de mener les gens par le bout du nez en leurs faisant croire que la foi est la démission de la raison. Qu 'est-ce que la foi? Ce n'est pas la croyance béâte dans les propos du pasteur ou de l'imam, mais c'est "la ferme assurance dans les choses que l'on espère".

Autrement dit, c'est la capacité à se projetter dans l'avenir à partir d'une conviction ancrée dans l'exégèse des textes sacrés et les signes laissés par l'activité surnaturelle des éléments transcendant; la foi c'est cette intime conviction que tout notre être et notre destin repose dans les mains de l'être suprême.

La foi s'alimente du jugement réflexif et se penche constemment sur elle même. Elle s'alimente de la prospective et de l'ontologique; cependant jamais dans ce processus la réflexion est niée, bien au contraire, une foe saine, s'alimente de la réflexion sur la quintessence de l'esprit de Dieu pour parvenir à sa connaissance qui n'est rien d'autre que l'amour.

N'oublies pas que parmis les fruits de l'esprit dans la bible figure l'intelligence. De même le but de la foi est d'amener à une pleine communion avec Dieu que certes, nous ne voyons pas, mais espérons. Egalement la foi a pour objectif de développer notre âme et notre esprit. Notre esprit étant la part transcendantale de l'homme tandis que l'âme constitue notre intelligence, notre émotivité, notre volonté, notre personnalité en bref...L'esprit étant développé par notre relation avec Dieu et par la foi, celui-ci nous permets d'explorer tout les recoins de notre intelligence.
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- C'était une erreur de Genèse."
(Boris Vian / 1920-1959)

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LIONKING
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MessagePosté le: Lun 24 Juil 2006 15:36    Sujet du message: Répondre en citant

... Et cela à mon sens n'aurait rien à communier avec la religion mais tout simpelment avec l'éthique Humaine et la bonne morale Sociale.

Bref, ce sujet est là pour nous démontrer une foi de plus que les grands systèmes religieux ne sont pas étrangers à la formation du grand banditisme qui se récupère de nos jours dans les émiettements sectaires qui polluent les sociétés déshéritées de tous les recoins de notre planète.

Qu'est-ce qu'un Pape Noir apporterait?

La Confirmation que la Religion Chrétiemnne est un système politique où il faut parfois satisfaire une certaine frange de l'électorat et parfaire la santé communautaire, toujours dans l'intérèt des grands guignols qui dans l'ombre dirigent, construisent et détruisent des empires pendant que l'ivresse de la pseudo-religiosité gangraine la grande masse et la complait dans un rapprochement à la divinité du fait de sa condition humble et de son malaise permanent.

Ce pourrait ètre une façon de dépauperiser les mentalités je n'en disconviens pas mais en Italie on a mème peur que cela éloignerait le vrai Chrétien (le Blanc) de sa demeure car l'invité au repas du Seigneur (le Noir) serait improvisément devenu le maitre! Visiblement pas dans le shéma originel de la construction de l'église du Christ!

A mon sens, la "foi" en la sagese Africaine m'enseigne que quand l'arbre donne des mauvais fruits, il faut le couper. Ce n'est pas vrai que certains bandits en soutane ont rendu moins populaire l'église. C'est le système qui n'est pas forcément crédible d'autant plus qu'il n'a jamais dit la vérité sur le monde et malgré que les mandats papaux depuis la deuxième guerre mondiale se soient concentrés sur la prière pour la paix dans le monde, il n'est de secret pour personne que les guerres ont plutòt augmenté.

Les bandits en soutane restent des bandits...
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ASSE
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MessagePosté le: Mar 25 Juil 2006 17:24    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing Vraiment pitié de nous, obliger de se situer par rapport à des religions totalement importés, puisque nos croyances et religions sont diabolisées à souhait......
Rolling Eyes
Les BANDITS EN SOUTANE ou avec un quelconque LIVRE SAINT ont trouver leur terreau en Afrique... Continent de FOI et de Dévotion Absolue pour ce qui vient d'Ailleurs !! Rolling Eyes Shocked
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Mouyabi
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MessagePosté le: Mer 26 Juil 2006 10:50    Sujet du message: histoire de manipulation Répondre en citant

De nombreux érudits du monde Noir en quête de la renaissance kémitique ont de tout temps planché sur la situation apocalyptique de l’Afrique et l’état de décrépitude du peuple Kémite en général. Certains ont proposé des pistes de réflexion pour expliquer le constant retard de ce continent en ne se penchant que sur les causes directes et objectives (économiques, politiques etc.), proposant de fait des solutions partielles. Je pense entre autre au livre écrit par Axel KABOU titré, Et si L’Afrique refusait le développement ? Selon Axelle KABOU, les Africains alphabétisés ont été dressés "pour percevoir la tradition et la modernité comme des valeurs conflictuelles". "Appliquée à l’Afrique d’aujourd’hui, la notion d’aliénation culturelle est un mythe ayant pour fonction d’instaurer un climat de résistance à la pénétration d’idées nouvelles dans les mentalités". (p 94). Qui plus est, pour Axelle KABOU, les Africains ne sont pas préparés à revivifier leurs valeurs de civilisation par des apports extérieurs ou par la recherche scientifique :
"La vérité c’est que les Africains n’y ont pas été préparés, au contraire". "L’image d’un Japon se développant par entrisme, ingurgitant fiévreusement tous les éléments exogènes susceptibles de le hisser au rang de puissance mondiale, investissant autant que les puissances industrielles dans la recherche scientifique, ne s’appliquent pas à l’état psychologique actuel de l’Afrique. L’Afrique hait les chercheurs (...) Or en trente années d’indépendance, l’Afrique n’a toujours pas effectué l’inventaire de ses valeurs traditionnelles objectivement dynamiques qui pourraient, non seulement constituer le fondement solide de politiques cohérentes de développement, mais aussi servir à minimiser les effets pervers de la domination extérieure".
Dans un autre livre écrit cette fois, P. HUGON, L’ECONOMIE DE L’AFRIQUE, (Edition : La Découverte), passe en revu les différents aspects techniques de l’économie, il s’interroge sur la manière dont l'économie de l'Afrique a-t-elle évolué depuis la colonisation et après les indépendances ? Pourquoi la productivité a-t-elle tendance à stagner et la compétitivité extérieure à reculer ? Les instruments de l'analyse économique sont-ils efficaces pour rendre compte de l'économie africaine ? Pourquoi les pays africains ont-ils eu des trajectoires économiques aussi diverses ? Quelle est la responsabilité des facteurs internes et internationaux dans les trajectoires des sociétés ? Quelles sont les perspectives de l'économie africaine ? Les objectifs du millénaire du développement seront-ils atteints ? L'Afrique refuse-t-elle le développement ?
Cette synthèse est utile à tous ceux qui pensent que l'Afrique n'a pas seulement besoin de compassion et qui souhaitent trouver des réponses aux questions soulevées par l'étude de son évolution.
Il y a tant et tant de productions intellectuelles aussi brillantes les unes que les autres et les citer toutes ne nous avancerait pas outre mesure. Ceci étant, je tiens à souligner que beaucoup d’autres personnes ont écrit de brillants opus appelant les dirigeants africains à plagier les modèles de réussite des autres nations, le modèle le modèle occidental a été le plus plagié et la mode aujourd’hui est de s’inspirer du modèle asiatique avec la réussite du Japon de la Chine etc. Mais malgré les productions intellectuelles savantes apparemment rien n’y fait ni les individus, ni les productions intellectuelles les plus émérites et les dirigeants bardés de diplômes parachutés à la tête des Etats. La pensée néo-libérale conduit à exploiter de manière outrancière les richesses de l’Afrique et à thésauriser les fonds en occident. Le résultat reste somme toute pathétique voire pitoyable. Inexorablement le continent s’enlise et le peuple continue sa course folle vers sa perdition.

Une approche différente du problème Noir et Africain en particulier peut laisser penser que le retard de l’Afrique peut avoir d’autres causes : A mon humble avis, il serait peut-être plus avisé de penser que ce dernier est dû en partie à l’aliénation mentale dont est victime le peuple Noir. Une aliénation séculaire savamment mise en place et maintenue à travers des générations depuis l’esclavage jusqu’au néo-colonialisme et qui produit les résultats déplorables que nous connaissons de nos jours, une Afrique exsangue et un peuple affamé, malade et en perdition. Au fil du temps, l’Afrique et les Africains sont devenus bien malgré eux de simples images de l’occident, subissant l’influence des occidentaux sous toutes les formes possibles et imaginables. Comment arrive-t-on à ce tableau apocalyptique ? Voici un des axes directeurs de ce nouveau document.

D’après le frère Noir éclairé, Molefi Kete Asante, cette situation de subordination est le résultat des séquelles inconscientes d’un profond traumatisme collectif dont les causes sont liées à un contact hostile entre deux consciences dont l’une est traumatisante et l’autre traumatisée par l’humiliation et la négation de son essence humaine.
D’après son analyse, suite à un contact hostile, l'individu acquiert un certain nombre de frustrations et de complexes plus ou moins refoulés, parce qu'il ignore la puissance de son patrimoine historique. Va donc germer dans son esprit une conscience frustrée, fruit de ce contact hostile, parce qu'on ne lui a renvoyé qu'une image dévalorisante et infériorisante de son humanité profonde et de ses ancêtres. Il s'en suit alors une négation radicale de la conscience de soi qui va intérioriser cette hostilité et assumer sa déconstruction et sa destruction.
Ce processus connaît généralement les étapes suivantes :
La Négation du sujet : l'individu sujet, se projette en objet (il n'est point le centre de sa pensée et analyse le monde selon le système de valeurs d'un autre),
L'aliénation du sujet : l'individu rejette plus ou moins consciemment son originalité culturelle,

L'assimilation : l'individu veut absolument ressembler à la conscience hostile qui lui sert de modèle,

La désintégration : l'individu se projette dans la conscience hostile et chercher à l'imiter sur tous les plans (langage, gestuel, lissage des cheveux, épiderme blanchi etc).

D’après lui, il existe une troisième alternative possible propre à ceux qui résistent à la pression psychologique des aliénants : l'individu va chercher à se marginaliser pour ne pas céder à la pression psychologique le forçant à ressembler à la conscience agressive mais tout en ayant malheureusement intériorisé frustrations et sentiments d'infériorité, fruit du contact hostile. Ceci fonctionne encore une fois, parce qu'il ignore la puissance de son patrimoine historique ancestral.

Ceci pose donc la question de savoir comment partant de deux êtres humains nés libres, égaux en droits, l’un arrive à s’octroyer des droits sur l’autre au point de le réduire au statut d’un être infrahumain.
Cette situation à mon sens est liée à un moment donné au rapport de force qui peut exister entre eux.

A l’époque coloniale par exemple, les colons qui s’emparaient d’un territoire plantaient le drapeau de leur pays. De cette manière ils marquaient que cette île, cette plaine, ces forêts étaient sous la juridiction de la Couronne d’Espagne, de France ou du Portugal. Ensuite, ils pouvaient tracer les limites d’un champ et se considérer comme propriétaires. Qu’importe si cela pouvait coûter la vie de milliers de « sauvages » installés là auparavant ! Dans cet ordre d’idées, le Congo démocratique ancien ZaÏre n’a jamais été qu’un don du roi de France à son homologue de Belgique. On peut donc se poser la question de savoir si ce n’est pas d’abord un rapport de force inégal qui a instauré une répartition de la terre, rapport que le droit est venu sanctionner ensuite ? Si c'est le cas, pourquoi devrions-nous respecter la propriété d’un peuple par un autre puisqu’elle ne repose que sur la force et qu’elle conduit à l’annihilation des peuples? Pourtant ce droit adjugé par certains peuples sur les autres a été payé cher dans le cas des Noirs en particulier, l’esclavage, les conquêtes, la colonisation, le néo-colonialisme, dont les tribus africaines ont fait les frais.
Le temps finit par agir, la coutume s’inscrit en habitude, la religion panse les plaies et prône le pardon : bref, il y a des facteurs de légitimation qui font oublier ce qu'ont pu être les origines de cette subordination, c'est à dire des rapports de force. Au bout de dix, vingt ans, quarante ans, cent ans, ce qui a été volé peut finir par être considéré comme la propriété légale du voleur y compris lorsque cette propriété est la dignité d’autres êtres humains. Et l’arrogance avec laquelle certains agissent ou s’expriment du peuple Noir en est la preuve évidente.

N’est-ce pas le cas qui a failli se produire avec des trésors de guerre nazis ? Les avoirs juifs en Suisse? Mais qui réclamera la note des injustices subies par l’Afrique et les Noirs ainsi que le pillage présent ? Sommes-nous en droit de les réclamer ? Cela a-t-il un sens de réclamer réparation par rapport à l’histoire ?
Au bout du compte, la coutume, l’habitude, finit par faire accepter une situation, un rapport, qui ont été instaurés par la force. Or si le droit est la sanction après-coup d’un état de fait qui résulte du rapport de force, il semble qu'il est aussi l’expression de la force. Il suffit d'un autre rapport de force, d'une révolution, et il y aura un nouveau rapport de droit. Si ceci nous éloigne un peu du présent sujet cet aparté a le mérite tout au moins d’apporter des éléments explicatifs de la subordination collective des Noirs.
Kamau Johnstone Kenyatta bien connu sous le pseudonyme de Jomo Kenyatta qui longtemps milita pour l´indépendance du Kenya rédigea en 1938 un livre intitulé Au pied du mont Kenya. Incarcéré par les Britanniques qui l´accusaient de soutenir l´organisation secrète des Mau Mau, Jomo Kenyatta laissa à la prospérité cette phrase célèbre qui dénote son profond désir pour un maintien en éveil de la conscience Noire:
"Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible."


Si je me suis permis de citer ce patriote de la première heure, c’est pour attirer l’attention du lecteur sur les subterfuges dont se servent certains individus malveillants pour arriver à leurs fins. Dans ce propos de Kenyatta les individus malveillants convoitant les terres se servent de la bible et de la prière (yeux fermés) pour arriver à leurs fins.

Dans mes précédents textes "l’Afrique des Apparences", "L’assimilé" et "Les 7 mythes du Noir", j’aborde les différents aspects de cette aliénation et les conséquences sur le retard de l’Afrique. Bien avant moi cependant, Frantz Fanon à travers son œuvre phare "Peau noire, masques blancs" et surtout Cheick Anta DIOP ont mis le doigt sur cet épineux problème dont la résolution préalable à mon sens est la clé de voûte d’une réelle renaissance africaine et de l’Homme Noir en général.

Lors de la conférence de Niamey en 1984 notamment, Cheick Anta DIOP soulignait déjà ce problème et s’adressait de la sorte à son auditoire qui lui posait la question de savoir pourquoi l’occident ne reconnaît pas le peuple Kémite : « …L'aliénation culturelle finit par être partie intégrante de notre substance, de notre âme et quand on croit s'en être débarrassé on ne l'a pas encore fait complètement. Souvent le colonisé ressemble un peu, ou l'ex-colonisé lui-même, à cet esclave du XIXème siècle qui libéré, va jusqu 'au pas de la porte et puis revient à la maison, parce qu'il ne sait plus où aller. Il ne sait plus où aller... Depuis le temps qu'il a perdu la liberté, depuis le temps qu'il a acquis des réflexes de subordinations, depuis le temps qu'il a appris à penser à travers son maître (...)
Anta Diop souligne donc ici le fait que notre subordination actuelle est liée au fait que nous pensons comme ceux qui ont disposé de nous et nous dictent insidieusement et inconsciemment leurs valeurs qui ont fini par être les nôtres.

Cet extrait de la conférence de Niamey peut être complété par cet autre qui force le respect face à la clairvoyance d’ANTA :

"…on mène contre nous le combat le plus violent, plus violent même que celui qui a conduit à la disparition de certaines espèces. … »

Ce second extrait fait état du rapport de force dont je parlais préalablement mais également il souligne que ce rapport de force est présent et se perpétue. On mène contre nous un combat qui vise simplement à nous maintenir solidement arrimé aux valeurs des autres. De cette manière là, nous ne pouvons pas penser par nous-mêmes mais uniquement comme notre maître inconscient nous y oblige.

Le défi de ce document est donc, non pas de répertorier les conséquences des différentes formes d’aliénation de l’homme Noir, mais de mettre en lumière le combat violent dont parlait Anta DIOP, de montrer comment l’utilisation de certains outils du savoir sur l’Etre humain à des fins discutables peut conduire à l’annihilation des consciences et des peuples. Ce document vise à montrer comment sont mises en œuvre certaines techniques et comment elles contribuent à maintenir les Noirs dans cet état de constante subordination. Une subordination qui est devenue à bien des égards congénitale et collectivement assumée comme un fait irréfutable et patent. Il suffit de se baisser conceptuellement pour ramasser des exemples patents qui fourmillent à tous les niveaux de nos structures sociales et étatiques.

Je ne prétends pas réécrire dans ce qui va suivre, ce que tous les érudits Noirs en psychologie et en sociologie savent déjà mais simplement mettre à la disposition des générations présentes et futures un document qui permettra, je l’espère tout au moins de reconnaître certains gestes, certaines attitudes apparemment anodines mais qui sont des drogues pour la conscience. Dans cette logique, je propose d'argumenter sur les techniques de manipulations car c’est bien de cela qu’il s’agit. Je propose de m’étaler dans un premier temps sur les techniques de manipulation individuelles et secondairement sur les techniques de manipulation de masse.

Avant d’aller plus loin et d’éviter toute confusion possible, la manipulation mentale d'un individu ou d'un groupe d'individus se définit comme une tentative de prise de contrôle de l'esprit et du comportement, à partir de techniques de persuasion et de suggestion mentale. La manipulation mentale est une manœuvre, une pratique louche en vue d’exercer une emprise à l’insu d’un individu ou un groupe. L'insistance sur certains points de l'esprit permet de contourner l'autocritique de la personne, c'est-à-dire sa capacité à juger ou à refuser des informations. Certaines religions ou sectes utilisent des méthodes de manipulation mentale, notamment la secte Aum Shinrikyo pour ne citer que celle-là qui faisait porter des appareils expérimentaux à ses adeptes, qui les assénaient d'électrochocs, une technique inspirée de la psychothérapie du XIXe siècle.

En règle générale, les points sur lesquels la manipulation mentale se base sont :
o l'émotionnel (par exemple les peurs, l'affection, les espoirs) et l’instinctif.
Beaucoup de religions vont se servir de ce principe en invoquant, le diable, l’amour du prochain, la résurrection, le paradis etc.
o le répétitif, la pression physique, morale et mentale, individuelle ou de groupe.
Le conditionnement va se faire ici à coup de prières, de messes, de rituels, du sentiment de culpabilité, le péché sera mis en avant et il faut prier Dieu pour demander pardon etc.

o l'exploitation des biais cognitifs, par de fausses informations, des simplifications rhétoriques, des paralogismes (Raisonnements faux, tenus sans intention d’induire en erreur à la différence du sophisme) et des sophismes.
Cette partie est la plus malveillante car elle use de l’ignorance et du manque de recul des personnes manipulées. Alors tout un jargon technique est mis en place et des termes comme alléluia, amen, ite misse est, le christ, la foi sont invoqués tout en sachant qu’ils ne veulent rien dire et sont ce que le philosophe Allemand Hegel appelle, des illusions transcendantales. On use des sophismes c'est-à-dire des raisonnements faux, tenus avec l’intention d’induire en erreur (exemple Dieu est omnipotent dans ses attributs, c'est-à-dire qu’il est partout. Mais quand on parle de son lieu de vie, on le met au ciel). Il faut donc savoir si Dieu est au ciel ou partout et donc sur terre aussi. Avec un peu de recul cela relève de la juxtaposition diachronique des dogmes philosophiques qu’on usera selon les circonstances et le besoin qu’on a de convaincre. Le premier venant du Deus sirve Natura de Spinoza (Dieu c’est la nature) et l’autre l’application méthodique de la pensée dualiste de Platon, Socrate pour qui le monde de la perfection est celui des idées et donc puisque Dieu par définition est parfait donc de Dieu est au ciel.
Parfois ceux qui mettent au point de telles méthodes n’hésitent pas à se servir des philosophes comme Aristote pour mettre au point des moyens pour désarmer la pensée rationnelle. Le performatif a ainsi été emprunté et abusivement utilisé, c’est à dire que l’énoncé d’un fait doit coïncider avec sa réalisation. Exemple que ce pain et ce vin se transforment en corps et sang du Christ. Le simple fait de le dire ne suffit pas rationnellement à transformer le pain et le vin en corps et sang mais la réalisation se fait chez le manipulé selon la volonté délibérée de ces manipulateurs.

La manière dont la bible est écrite relève simplement du discours de la propagande pour ceux qui ont étudié les techniques de communication et la propagande en particulier.

Puisque le mathématicien Kurt Gödel nous apprend qu’un système ne peut se suffire à lui-même il est donc utile pour valider le discours biblique de se servir d’autres sources du savoir comme l’archéologie, l’histoire, la génétique etc. Mais la confrontation du discours biblique à la vérité des sciences conduit à constater que les enseignements qui se veulent historiques ne sont que de pures fictions justes bonnes assez pour amuser les gamins.
Vous pouvez trouver d’autres exemples, si vous n’avez pas trop peur que votre âme soit confiée au diable mais dans tous les cas, il est important de savoir qu’on se fait tous manipuler surtout dans les endroits où on se confie.

o les principes de « récompense » et de « punition », de « maître ».
Si tu ne te comportes pas bien tu iras en enfer,
Si tu te comportes bien tu iras au paradis,
Tu vivras la résurrection des morts, le salut etc.
Comme vous pouvez voir tout ceci est accessible à votre saine conscience.

Albert Kahn disait pourtant : "La dignité n'appartient à aucune collectivité humaine, la dignité intéresse toute la société humaine. Il ne serait ni équitable ni heureux d'imposer aux uns les institutions des autres alors que toutes ont révélé leurs lacunes." On est en droit de se demander pourquoi certains usent de leurs institutions et de leurs méthodes pour soit disant résoudre préalablement les problèmes d’autres collectivités humaines. Mais, il est bien connu qu’à comportement de moutons, réaction de berger.

Ces méthodes sont reprises par des individus, les entreprises, les groupes d’influences et des Etats à des fins personnelles, stratégiques, il s’ensuit donc pour les manipulés que nous sommes tous plus ou moins aujourd’hui les résultats que nous connaissons et que nous déplorons au plus haut point.

La libre prolifération encouragée des sectes en Afrique (de septembre 2004 à septembre 2005, 700 « églises » ont été créées au Bénin) après la mainmise des grandes religions chrétienne, musulmane et juive est devenue le seul exutoire pour des populations en quête de lendemains meilleurs face aux dilemmes d’un présent incertain et aux angoisses existentielles de plus en plus grandes avec la recrudescence des techniques presque imparables de vautours déguisés en sympathiques moines salvateurs.

La mise en place et le maintien à la tête des États d’individus lobotomisés et affiliés à des réseaux sectaires, mafieux et politico-financiers, choisis pour leur malléabilité et capables de participer activement à la paupérisation massive de l’Afrique. Ces sujets choisis puis instrumentalisés sont savamment triés sur des critères comme l’avidité pour le pouvoir et les biens matériels, un penchant pour l’ubuesque et le machiavélique prononcé. Après le travail de sape sur la conscience, ils sont mis sous perfusion pour servir les intérêts de l’occident et satisfaire leur ego. Cette mise sous perfusion du politique entraîne les peuples, les économies. Ce schéma permet de comprendre une part de l’état de déliquescence de l’Afrique.

Faute de s’assurer un niveau de vie décent, de nos jours beaucoup de Noirs et d’Africains se sont réfugiés dans les religions sémito-occidentales pour espérer le salut de leurs âmes. La conviction qui les anime dans leur démarche tranche singulièrement avec leur ignorance générale des techniques de manipulation. Alors comment les manipulateurs, ceux qui mettent en place ces systèmes d’exploitation et de soumission consciente et inconsciente opèrent-ils en ce qui concerne les sectes et les organisations religieuses de façade ?

La réponse est simple : en usant des systèmes psychologiques doux et/ou coercitifs qui ne sont autres que des programmes de modification du comportement qui utilisent la force psychologique de façon coercitive et ou douce, avec pour objectif d’enseigner et de faire adopter une idéologie ou bien un ensemble déterminé de croyances, d’idées, d’opinions ou de comportements. L’essentiel de la stratégie utilisée par les opérateurs de ces programmes consiste à systématiquement sélectionner, faire suivre et coordonner un grand nombre de différentes sortes d’influences coercitives, de tactiques sources d’angoisse et de stress sur des périodes continues.

Avant d’aller plus loin, je vous propose un petit florilège de techniques de manipulation simples tirées du livre Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens de Joule et Beauvois aux éditions PUG. Ces deux psychologues chercheurs décrivent dans un langage simple et efficace la théorie qui sous-tend ces techniques. Je vous invite à tester ces techniques sur votre entourage afin de prendre la réelle mesure de l’impact pernicieux de la manipulation que vous pouvez subir à votre insu.

1. Technique de manipulation 1 : Le pied dans la porte.
Cette technique consiste à demander un petit service qu'on ne peut refuser puis derrière à demander un service plus important.
Exemple : Votre voisin vous demande si vous pouvez vider sa boite aux lettres pendant qu'il est en vacances. Vous acceptez, puis quand il revient avec la clé, il vous demande en plus d'arroser ses plantes.

2. Technique de manipulation 2 : La porte dans le nez.
Le manipulateur vous demande dans un premier temps un service qu'il sait que vous allez refuser, puis derrière, il vous propose quelque chose de plus acceptable.
Exemple : Le patron de votre entreprise vous demande de venir tout le week-end pour traiter un dossier urgent. Vous refusez. Il vous propose alors simplement de travailler jusqu'a 23 heures ce jeudi; vous ne pouvez qu’accepter.

3. Technique de manipulation 3 : L’amorçage.
A utiliser avec finesse car cette technique frise le mensonge et l'illégalité et joue sur l'incomplétude du message.
Exemple : On vous dit que tel grand magasin propose des canapés pas chers. Quand vous arrivez, on vous dit qu'ils sont tous vendus alors qu'il est évident qu'ils n'ont jamais existé.

4. Technique de manipulation 4 : Le pied dans la bouche.
Le manipulateur use de formule interrogative de politesse pour amener une réponse positive.
Exemple : A une personne en bonne santé, on pose la question : Comment allez-vous ?

5. Technique de manipulation 5 : Le système peur-soulagement.
Le manipulateur a pour but de provoquer une immense inquiétude par mise en scène, menaces voilées etc., puis souvent à l'aide d'un comparse, change de ton .Mais attention, ce n'est pas la peur qui provoque la soumission mais le soulagement !!!
Exemple : C'est le couple gentil et méchant de policiers.

6. Technique de manipulation 6 : Le toucher de l'avant-bras.
C'est surprenant mais en ayant touché l'avant-bras sans provocation (éviter le regard fixe), on obtient par la suite plus facilement ce qu'on veut obtenir.

7. Technique de manipulation 7 : Même infime, votre participation est la bienvenue.
Une autre technique qui permet en moyenne d'obtenir plus que si on n’avait rien dit.

8. Technique de manipulation 8 : Classer émotionnellement le manipulé.
Exemple : Un quêteur de " la croix rouge " dira : Votre pharmacie est bien rangée, on voit que vous aimez prendre soin des gens.

La méthode générale consiste à faire croire au manipulé que c'est de lui que vient l'action à faire ; et surtout à lui faire faire un petit pas. Par nature, l'homme est congruent avec ses actions et il sera amené à continuer ce qu'il croit avoir entrepris de lui-même, parfois même jusqu'à sa propre destruction.
La méthode des bons sentiments est parfaitement appropriée.

La clé de voûte du manipulateur est de penser émotion et non logique.

J’espère pour vous que ce petit test a été concluant. Comme vous avez pu le remarquer, les techniques précédentes sont indolores mais ont toutes un impact inconsidéré et considérable sur la conscience du manipulé. Après ces techniques soft je propose maintenant de m’étendre sur la manière de forcer la décision notamment en ce qui concerne les personnes peu averties et souvent aux postes de responsabilités.

LE MANIPULATEUR EXPLOITE LA DISTANCE QUI VOUS SEPARE

Parfois on s’interroge sur les motivations qui ont conduit certains individus à signer tel ou tel contrat, tel ou tel document et on reste souvent sans voix. La signature des accords d’indépendance par les pays africains dans les années 60, les 22.000 pages des accords de l’O.M.C. qui ne garantissent pas les intérêts des pays africains, la signature des accords militaires factices pour armer et habiller des pays qui ont faim et permettre à des puissances colonisatrices de se débarrasser des vieilles armes des guerres mondiales sont autant d’exemples qui forcent à se poser la question de savoir comment ceux qui nous manipulent s’y prennent-ils ? Parmi les différents moyens qui existent, les spécialistes de la manipulation ayant étudié l’influence des distances entre le manipulateur et le manipulé. Ils savent que la distance séparant deux sujets peut être exploitée par le manipulateur. Ainsi lorsqu’on se trouve à une distance de :

v 40 cm de son interlocuteur, on est dans sa zone dite intime
v de 40 cm à 1.20 m on est dans la zone dite de connivence
v de 1.20 m à 2.40 m on est dans la zone dite sociale.

Ainsi, pour forcer la décision vous imaginez simplement la distance à laquelle certains vont choisir de se situer pour obtenir la signature d’un contrat par exemple. Ils auront au préalable joué de leur charme, offert des présents, mis en place une amitié de façade, reçu leurs interlocuteurs à grand pompe etc. Ils auront simplement joué sur le tableau de l’affectif et savamment préparé la conscience à prendre en douceur une drogue qui annihile l’esprit rationnel.

LE MANIPULATEUR JOUE AVEC SA VOIX

La voix désigne tout d'abord l’ensemble des sons produits par l'air sortant des poumons et du larynx émis par les vibrations des cordes vocales et modulées par leur passage dans le pharynx, la bouche et les lèvres: elle permet donc de parler, de crier et de chanter. La voix est une suite de vibrations qui se déplacent entre un locuteur et un auditeur. Mais elle est aussi porteuse de sens.

Par la parole, il y a un consensus : il s'agit d'un support sonore répondant à un code connu et partagé, un élément important de la communication. A ce titre, la voix est la transformation d'un phénomène mental en un signal sonore que l'on écoute, que l'on entend, que l'on enregistre, que l'on analyse et qui est porteur de sens. Ce vecteur sonore est, dans la communication, un élément important, mais il traduit aussi un vécu intérieur, élément particulièrement important pour le manipulateur. La voix est également le moyen de communication privilégié avec autrui, elle est le support du langage. Mais c'est aussi le vecteur de nos émotions ; elle traduit nos sentiments, reflète notre humeur, témoigne de notre état de santé physique et psychique. Par ses caractéristiques, elle révèle notre identité. La qualité des échanges, la séduction, la persuasion dépendent de la voix. Finalement, la voix et ses paramètres caractérisent une personnalité.
Les paramètres de la production vocale sont multiples, fréquence d’ouverture et de fermeture des cordes vocales, force d’expiration pulmonaire. Nous nous en tiendrons aux effets sur l’auditeur ou l’auditoire.

La « technique » vocale chez l’orateur, c'est-à-dire en situation de prise de parole en public, est qualifiée par les spécialistes de « voix projetée ». Elle implique d'autres phénomènes respiratoires, posturaux et émotionnels que ceux mis en jeu dans la communication courante. Autrement dit, la voix projetée a une intention d'agir sur l'autre; elle fait appel à une autre dynamique respiratoire et gestuelle. Elle exige d'une part, le réglage du débit respiratoire, du contrôle de l'expiration et d'autre part, la prise d'appui sur l'auditoire : la personne qui parle s'appuie sur ceux qui la regardent. En résumé, la voix n'est pas uniquement un phénomène mécanique : tout notre être physique, psychique et émotionnel est impliqué dans la voix projetée.
Certains individus malveillants ou non, ont très vite compris que maîtriser la parole peut être le premier outil de communication afin de la mettre au service de leurs projets y compris les plus douteux. Travailler sa voix pour se faire entendre et se faire comprendre en jouant avec celle-ci pour faire passer différents messages. Improviser en sachant s'adapter à des contextes différents tout en gérant ses émotions. Développer l'impact de sa voix, analyser sa respiration, jouer sur les différents registres vocaux, placer sa voix, maîtriser les débits etc. sont autant d’armes dont se servent les manipulateurs pour clarifier et pour finir pour imposer leurs discours.
Ceux qui se sont penchés sur le sujet savent que peu de personnes aux postes d’encadrement dans nos pays ont étudié tous ces aspects. La majorité de nos cadres en situation de négociation de contrats au service du bien collectif ne sait en général pas poser la voix et parle sur un ton monocorde, sans respirer ni lever la tête, ce qui pour l’auditeur a un effet soporifique garanti. Et le pire c’est qu’ils arrivent sur le terrain des négociations sans être armés suffisamment pour porter l’estocade au bon moment et défendre de la manière la plus juste nos intérêts. Malheureusement pour beaucoup des nôtres le rapport de force inconscient qui habille et habite ces moments en apparence festifs tranche avec la grande convivialité de circonstance. Les rapports de force entre individus donnent lieu, à un niveau politique, aux stratégies visant à la garde du pouvoir mais aussi à préserver les intérêts ou les valeurs du plus fort. Si nous allons en ayant perdu en esprit cet aspect primordial des choses, nous allons enchaîner pour des années de servitudes supplémentaires des générations futures.

Même en démocratie, le rapport de force est reconnu et maintenu au moyen de la fonction d'opposition officielle. Il ne s'agit pas de détruire l'adversaire mais de le convaincre. Cette démocratie délibérative suspend le rapport de force naturel original fondé sur la violence et menant à la guerre.

L’étude de la voix chez l’Homme permet de mettre en évidence que nous disposons de trois registres vocaux :

1. Le médium qui résonne dans le visage de l’auditeur.
2. L’aigu qui a un impact dans les yeux et les sourcils.
3. Les graves qui agissent dans la poitrine.

Dans la majeure partie des cas, nous n’utilisons que le medium.
Ainsi pour surprendre son interlocuteur ou son auditoire, les manipulateurs se servent souvent des aigus et d’un rythme grave posé. Les discours des hommes politiques occidentaux sont souvent très illustratifs à ce sujet. Ils usent de la hauteur, de l'intensité, du débit et des groupes rythmiques afin de varier l'impact sur l'auditoire.
Il est donc vivement conseillé aux personnes en charge des affaires publiques et de la gestion du bien commun de prendre acte des variations d’intonations des interlocuteurs, de la grande camaraderie, des ambiances festives dans lesquelles certains les plongent lorsqu’ils cherchent à forcer la signature de contrats dont les générations futures devront s’acquitter et perpétuer notre esclavage séculaire.

MANIPULATION DANS LES SECTES ET LES RELIGIONS

Si à ce jour en Afrique, nombre de personnes errent comme des zombis dans des cercles sectaires ou religieux (catholique, protestants, mormons, témoins de Jéhovah, Born again, Célestes, Kimbanguistes, Adventistes, Baptistes etc.) à la recherche d’un hypothétique salut, la neurobiologie démontre que l'humain est prédisposé au sentiment religieux. Une certaine molécule jouerait un rôle crucial.

Des neurobiologistes l'affirment: l'homme est programmé à croire en quelque chose de supérieur via la structure de son cerveau, et d'une molécule, dont le rôle crucial chez les croyants vient d'être identifié. C'est ce que nous apprend « Science &Vie », qui consacre un de ses numéros aux origines biologiques de la croyance. Blasphème? Ces travaux ne visent pas à contester l'idée du divin, prévient la revue. Ce que la science met en évidence, c'est simplement que nous sommes très bien équipés pour croire.

Dans l'aventure de la «neurothéologie», une étape décisive semble avoir été franchie par la neurobiologiste Jacqueline Borg et son équipe de l'Université Karolinska de Stockholm (Suède). Leurs travaux ont démontré que la religiosité (la propension à voir le monde comme habité par le divin) dépendrait du taux de sérotonine, un neurotransmetteur déjà connu pour être susceptible d'engendrer des états similaires à ceux produits par certains psychotropes :modifications de la perception sensorielle, hallucinations, sensation de fusion avec le monde. Soit les sensations que les mystiques éprouvent au cours de leurs états extatiques...

Il s'agissait de vérifier la supposition que ces expériences mystiques étaient sous-tendues par la sérotonine. Les travaux de la chercheuse vont dans ce sens: en soumettant à quinze volontaires quelque 240 questions permettant d'évaluer l'importance de vingt-cinq aspects fondamentaux de la personnalité (impulsivité, crainte de l'inconnu, etc.), Jacqueline Borg a remarqué que la religiosité était le seul paramètre corrélé avec la densité de sérotonine.

Pour autant, cette dernière n'est pas une «molécule de la foi»: «Si la croyance en Dieu peut être favorisée par l'action d'une molécule comme la sérotonine, elle ne peut en aucun cas se résumer à son action exclusive», commente Catherine Belzung, biologiste à l'Université de Tours (France).
La cartographie religieuse du cerveau de fait nous programmerait également à croire: c'est ce qu'a démontré en 2001 une expérience menée avec huit moines tibétains plongés dans un état de méditation débouchant sur une sensation de symbiose. On a remarqué que plus la méditation semblait profonde, et plus l'activité de la partie arrière supérieure du crâne était ralentie. Or il se trouve que l'une des fonctions de cette zone cérébrale permet de distinguer son corps de l'environnement et de s'orienter dans l'espace. D'où l’émergence, chez les moines étudiés, d'altérations et de la sensation de fusionner avec l'Univers. D'autres travaux indiquent qui plus est que ce serait tout un réseau cérébral qui serait mobilisé dans la tendance à ressentir une présence divine! L'émotion plus forte que la raison. La psychologie, pour sa part, a démontré que l'humain a une perception innée du monde qui fait la part entre le «surnaturel» et le réel. Si bien qu'en contredisant notre entendement, les croyances religieuses (miracles, entités invisibles...) provoquent une réaction émotionnelle forte qui, paradoxalement, nous conduirait tout naturellement à leur attribuer un «pouvoir explicatif supérieur». L'anthropologue Scott Atran précise que le surnaturel, soit le «monde contre-intuitif», ne doit pas être trop éloigné de la réalité pour être pris au sérieux, car le cerveau ne peut pas gérer de trop nombreuses entorses au réel. De plus, l'acceptation du surnaturel est favorisée par l'ambiance émotionnelle et collective des rites (musique, gestuelle, prière) et par le sentiment de sacrifice et de soumission. «Au bout du compte, l'émotion est plus forte, plus convaincante que la logique et la raison.»

Ceci étant, après cet aparté dans le domaine de la neurothéologie afin de bien comprendre ce qui dispose à une croyance ou pas, comment vont donc se servir ceux qui font des angoisses existentielles leur terreau et leur fond de commerce ? Ceci est très important comme approche car à partir du moment où on se coupe de la religion de ses ancêtres, on se force à voir le monde à travers le prisme d’autrui et de fait on se coupe de ses racines et on ne peut espérer être libre étant attaché inconsciemment à la domination mentale de l’autre.

LA PERSUASION COERCITIVE

La persuasion coercitive la plus répandue encore appelée réforme de la pensée est mieux comprise comme un système coordonné d’influence coercitive graduelle et de contrôle du comportement. Elle est conçue pour manipuler et influencer trompeusement et subrepticement les individus, habituellement au sein d’un groupe, dans le but pour les initiateurs du programme d’en tirer profit de certaines façons normales, soit financièrement, stratégiquement ou politiquement. Ces méthodes vont être utilisées chez nous à deux niveaux le premier les cercles dits ésotériques (mis en place pour contrôler les velléités des organes décisionnaires de nos pays) dans lesquels on va feindre de donner des enseignements liés à l’élite avec des approches que les manipulateurs vont vouloir savantes. Et, la seconde approche sera exotérique avec un discours truffé d’incohérence juste conçu pour embobiner les masses. Mais dans les deux cas les méthodes restent les mêmes à quelques détails prêts. La réforme de la pensée va se faire de manière coercitive ou douce.

La coercition est définie comme étant :
1- Forcer à agir ou penser d’une certaine manière,
2- Dominer, restreindre ou contrôler par la force,
3- Venir à bout de quelqu’un par la force.
4. Action de contraindre quelqu’un à faire quelque chose, et, spécialement à obéir.


La stratégie essentielle utilisée par ceux qui opèrent de tels programmes est de sélectionner systématiquement, de créer des enchaînements et de coordonner de nombreuses tactiques de persuasion coercitives sur DE COURTES PÉRIODES CONTINUES DE TEMPS.

Cette méthode est la plus utilisée par les mouvements religieux et sectaires. Non seulement elle participe au conditionnement des individus mais elle garantit aussi la mainmise des manipulateurs sur les manipulés. C’est donc une des chaînes mentales les plus puissantes pour les Noirs qui prient donc des dieux issus d’autres peuples avec tout ce que cela comporte comme biais pour la conscience tant individuelle que collective. Ou alors qui croient à toute une rhétorique savante qui est basée sur des mensonges ayant l’apparence de vérités non démontrées et indémontrables.

Dans ce type de programmes le sujet est forcé de s’adapter au cours d’une série de toutes petites étapes invisibles. Je me permets d’insister sur ce fait. Pour prendre un exemple concret, les Mormons se servent à cet effet de ce qu’ils appellent « le plan du salut », les témoins de Jéhovah vous rendent visite pour vous expliquer le contenu de leurs supports de propagande de la Watch Tower que sont par exemple "Réveillez-vous" et "La Tour de Garde". La finalité dans les deux cas est toujours de vous extorquer des fonds. 10% de vos revenus pour les Mormons et de manière plus subtile, les Témoins de Jéhovah vont vous laisser avec votre conscience pour le don.

Mais chaque minuscule étape apparemment anodine est destinée à être suffisamment petite de sorte que le sujet ne remarque pas les changements en lui-même ou n’identifie pas la nature coercitive ou douce des procédés utilisés. Les sujets, objets de ces tactiques, ne se rendent compte que bien après de l’objectif organisationnel caché du programme psychologique coercitif, s’ils le réalisent jamais. Ces tactiques s’emploient habituellement au sein d’un groupe d’amis et d’alliés de la victime, bien intentionnés mais qui ont été dupés. Cela empêche la victime de mettre en place le système de défense intérieur que nous utilisons habituellement dans le cas des situations d’agressions identifiées.

La pression psychologique de ces programmes a pour but de vaincre d’une part la capacité à faire preuve d’esprit critique et d’autre part la volonté de l’individu (à l’exception des incitations à émettre une opinion apprise). Les victimes perdent graduellement leur capacité à prendre des décisions autonomes et observent une attitude consensuelle inculquée. Leur esprit critique, défenses, processus cognitif, valeurs, idées, attitudes, conduite et capacité à raisonner sont minés par un procédé technique plutôt que par libre choix, rationalité ou encore la valeur ou le mérite inhérents aux idées ou propositions présentées. La tactique présentée ci-dessous correspond à la méthode coercitive. Mais si on enlève certains détails on retombe aisément dans la méthode dite douce.

Tactique 1

Augmenter la suggestibilité et ramollir l’individu par des techniques d’hypnose ou autres techniques augmentant la suggestibilité telles que: des exercices de fixation auditifs, visuels, verbaux ou tactiles sur une longue période. Répétition à l’identique d’activités routinières excessives, restriction du sommeil et/ou de l’alimentation.


Tactique 2

Mettre en place un contrôle sur l’entourage de la personne et établir à quel moment il a lieu et quelle est l’origine du soutien social, par un système de récompenses et de punitions démesurées. L’isolement est encouragé. Les contacts avec la famille et les amis sont réduits ainsi que tout contact avec des personnes qui ne partagent pas la façon de penser admise par le groupe. La dépendance financière ou toute autre dépendance du groupe sont favorisées.

Tactique 3

Interdire toute information qui ne confirmerait pas et toute opinion qui ne soutiendrait pas leurs théories lors de la communication de groupe. Il existe des règles sur les sujets qu’il est possible de discuter avec les gens de l’extérieur. La communication est très contrôlée. Un langage interne au groupe est souvent mis en place.

Tactique 4

Amener la personne à réévaluer de manière négative les aspects les plus déterminants de son expérience ainsi que sa conduite antérieure. Ces efforts sont destinés à déstabiliser et à miner la conscience, le sens des réalités, la vision du monde, le contrôle émotionnel et les mécanismes de défense. Le sujet est guidé de manière à réinterpréter sa vie et à adopter une nouvelle version de sa causalité.

Tactique 5

Créer un sentiment d’impuissance en soumettant la personne à d’intenses et fréquentes actions et situations qui minent sa confiance en elle ainsi que son discernement.

Tactique 6

Créer de fortes excitations émotionnelles négatives chez le sujet en ayant recours à des punitions non physiques telles qu’une grande humiliation, une perte d’avantages, l’isolement, des changements dans le statut, une forte culpabilité, l’anxiété, la manipulation et autres techniques.

Tactique 7

Intimider la personne au moyen de menaces psychologiques séculaires sanctionnées par le groupe. Par exemple il pourra être suggéré ou insinué qu’un refus d’adopter l’opinion approuvée, la croyance ou le comportement admis conduira à des punitions sévères ou de terribles conséquences telles qu’une maladie mentale ou physique, la réapparition d’une ancienne maladie, la dépendance aux drogues, l’effondrement du niveau de vie, l’échec social, le divorce, la destruction, l’incapacité à trouver un compagnon, etc.

Ces méthodes aliènent la pensée, magnifient des hommes au charisme "pervers" qui profitent des défaillances des personnes peu averties (souvent les personnes en difficulté sociale sont leurs proies faciles) qui leur ouvre les portes de leur "coeur" et l'effusion de l’esprit n’est autre que l’euphorie d’un viol psychologique ou tout un groupe accueille l’esprit en question avec le nom de Jésus, Bouddha ou Mahomet (leur fond de commerce préféré) à la bouche sans cesse...
La pression du groupe étant incroyablement puissante et les énergies qui sont dégagées suffisent en général à arrêter net toute velléité de penser par soi même.

Ces tactiques de violence psychologique sont appliquées avec une telle force que la capacité de l’individu à faire des choix libres ou qui lui ont été inculqués s’inhibe. Les victimes deviennent incapables de prendre les décisions normales, sages ou équilibrées qu’elles auraient très probablement ou du moins en temps normal prises si elles n’avaient pas été manipulées à leur insu par ces procédés techniques coordonnés. L’effet cumulé de ces procédés peut même être une forme plus efficace d’intimidation que la douleur, la torture, les drogues ou l’utilisation de la force physique et de menaces physiques et légales.

Pour parvenir à abandonner ces religions, ces sectes, il nous faut commencer déjà, par reconnaître que nous sommes inéluctablement conditionnés culturellement, que l'existence humaine est synonyme de conditionnement (avec ces aspects positifs et négatifs);

Si nous n'avons pas peur de mourir, si nous n'avons pas peur de vivre, si nous savons peser le pour et le contre de chacun de nos actes du corps et de l'esprit : ce que je fais en ce moment, peut-il être nuisible à moi, à mon prochain, à l'environnement ? Fort de cela personne ne pourra nous faire peur en brandissant des religions salvatrices ou des courants de pensées révolutionnaires pour nos âmes de nègres soi-disant perdues et impies.

En quoi la persuasion psychologique coercitive diffère-t-elle d’autres formes d’influences?

Les systèmes psychologiques coercitifs se distinguent d’un apprentissage social bénin ou de la persuasion pacifique par les conditions spéciales dans lesquelles ils sont menés. Ces conditions comprennent le type et le nombre de tactiques psychologiques utilisées, l’intensité de la manipulation interpersonnelle et environnementale, et la quantité de force psychologique coercitive n’a pas été si facile à percevoir et à définir. La loi a pris de vitesse les sciences physiques en autorisant la coercition à ne pas nécessairement impliquer la force physique. Elle a reconnu qu’un individu pouvait être menacé et contraint psychologiquement par ce qu’il perçoit comme étant dangereux, et non pas obligatoirement par ce qui est dangereux.
Des menaces de pertes financières, d’ostracisme social et de ridicule, entre autres choses sont tous reconnus par la loi dans des contextes variés comme étant des forces psychologiques coercitives.

Pourquoi les systèmes psychologiques coercitifs sont-ils nuisibles?
Les systèmes psychologiques coercitifs violent nos concepts les plus fondamentaux sur les droits élémentaires de l’homme. Ils violent les droits de l’individu qui ont été confirmés par de nombreuses déclarations internationales notamment la charte des Nations Unies adoptée par l´ASSEMBLÉE générale dans la résolution A (III) 217 du 10 décembre 1948.

En perturbant, intimidant et en réduisant au silence leurs victimes, ceux à qui profitent ces systèmes échappent aux dénonciations et poursuites pour des actes reconnus comme nuisibles et illégaux dans la plupart des pays tels que fraude, emprisonnement à tort, intimidation, servitude involontaire, infliger intentionnellement de la détresse émotionnelle, conduite monstrueuse et autres actes délictueux.

LE LOVE BOMBING
Le Love bombing (bombardement d'amour) est une démonstration délibérée et maligne, organisée, d'une intense affection envers un individu. C'est avant tout une méthode de manipulation mentale qui vise à rapprocher l'individu d'un groupe. Le Love Bombing est considéré comme l'un des éléments caractéristiques d'une secte : c'est une affection feinte, qui serait utilisée par de nombreuses sectes, notamment aux États-Unis, comme les Enfants de Dieu (Children of God). Mais l’importation de ces mouvements en Afrique donne donc l’occasion de toucher un mot sur ces méthodes.
L'Église de l'Unification (The Unification Church), une autre secte états-unienne, utiliserait cette méthode depuis sa création pour persuader les possibles recrues de venir visiter leurs "camps". Il s'agirait ainsi d'exploiter les faiblesses des gens; notamment les dépressifs ou les gens qui sortent d'une relation amoureuse chaotique. On parle souvent de manipulation mentale a propos de pratiques de "sectes" .Nous vivons dans un monde ou les techniques de marketing ou de publicité cherchent aussi constamment à exploiter nos points faibles je reviendrais sur certaines de ces pratiques ultérieurement.
LE GOUROUTISME
Le gouroutisme (ou gourouisme) est l'utilisation
par un gourou, pris au sens particulier de chef ou propagandiste d'une organisation ou école de pensée à tendance dominatrice, notamment une secte, de techniques de persuasion et éventuellement de coercition s'appuyant sur les faiblesses humaines et les travers collectifs, tant cognitifs qu'émotionnels, afin de recruter des adeptes et de s'assurer un pouvoir totalitaire sur eux.
Malgré tout ; certaines études contestées au profit des gouvernements abordent le phénomène des gourous au sens de personnes se présentant comme détenteurs d'une vérité absolue qu'eux seuls détiennent (grâce à une révélation, par exemple) et qui leur permettent d'exercer un pouvoir totalitaire sur les membres de leur secte.
Ces études largement diffusées au sein des administrations (police, justice, éducation, jeunesse, etc.) dans un but préventif, parlent de culte de la personnalité dévorant, sacralisé; le gourou est vu comme un usurpateur de traditions anciennes, édictant les règles, codifiant la violence, coupant sous le prétexte de relier, au discours radical, diabolisant l'extérieur, aux aspirations inavouables ou indicibles, traducteur de l'impensable, porteur du refoulé collectif, dont l'image historique se change subrepticement en une image totalitaire, acceptant et encourageant l'imposture par l'idolâtrie. (Description inspirée de l'Introduction au guide de l'éducateur face au sectarisme contemporain, publiée en 2001 par le Premier ministre et la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes (MILS) remplacée par la (MIVILUDES).
Des personnes soucieuses d'objectivité en matière de spiritualité objectent que cette manière de considérer,"en bloc",les gourous est calomnieuse et en dénoncent le caractère propagandiste, diabolisateur, partial et intolérant, en violation avec les articles 18 et 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et le principe de laïcité qui interdit à l'État toute ingérence dans le fait religieux. Toutefois, au niveau juridique, la Cour européenne des Droits de l'Homme n'a jamais donné droit aux requêtes s'opposant aux législations nationales protectrices des abus des groupes présumés sectaires.



MANIPULATION DE MASSES

Pour ceux qui ont vécu en Afrique où qui ont déjà voyagé en Afrique, ils ont aisément remarqué que les billets de banques sont floqués à l’effigie du président de la république, les tissus pagnes sont imprimés avec des slogans déifiant les présidents de nos pays mis en service pour servir l’occident, les chants patriotiques sont entonnés à tue-tête par le peuple pour louer le bourreau en place. L’exacerbation des différences ethniques, l’agitation de la peur ou de la guerre sont d’autres moyens dont ils se servent en copiant l’occident ou alors en recevant comme ordres pour maintenir et préserver les intérêts de leurs maîtres occidentaux. La majorité de nos dirigeants si pas tous ont opté pour maintenir leur pouvoir de se servir des méthodes de manipulation de masse en se servant beaucoup de méthodes soviétiques. Et la kyrielle d’exemples ci-dessous sont assez illustratifs à ce sujet.

L’INFLUENCE DES MEDIA

Afin de distiller le poison dans au sein de la population ils se servent souvent des médias. On a l’habitude d’appeler la presse le " quatrième pouvoir ", les trois autres étant, bien entendu, le législatif, l’exécutif et le judiciaire. Mais, la presse, ou plus exactement les médias, ne constituent-ils pas plutôt le premier pouvoir, la clé de l’action politique ? Pourtant, ce pouvoir tellement influent est à peine évoqué par les constitutions de nos pays et encore moins par la loi ! Cette lacune législative constitue la brèche par où se sont infiltrées les dictatures illégitimes, exploiteuses, criminelles et rampantes qui nous gouverne.
En s’inspirant des modèles d’embrigadement de l’esprit l’usage du pouvoir a été sous nos latitudes de domestiquer, dresser, soumettre, tels sont les (vieux) objectifs que se fixent les grands médias de masse à l’heure de la révolution des nouvelles technologies. Des procédés plus efficaces de manipulation des esprits cherchent à réduire, dans des sociétés démocratiques ou non, tout esprit critique, toute velléité protestataire, tout rêve de révolte. Le système médiatique se transforme ainsi en véritable appareil idéologique de la mondialisation libérale.
Malgré les appels répétés à l’éthique et à la déontologie, les médias de masse connaissent un nouvel âge du mensonge. Bidonnages et tromperies se succèdent, surtout en cas de conflit. Les tentatives de persuasion à l’aide de faux grossiers se multiplient. Du Rwanda au Venezuela, en passant par le Kosovo et le Proche-Orient, les exemples pullulent de médias emportés par la haine et acharnés à intoxiquer les esprits.
L’objectif premier des médias de masse est de massifier les individus. Tandis que la publicité nous donne l’illusion de la différence, les informations ou les divertissements travaillent à uniformiser la pensée. Tous les moyens médiatiques sont bons pour nous persuader que nous sommes libres... dans les limites de notre soumission.
Dictature mondialiste bien entendu : Léo Bogart ne défendait-il pas déjà, en 1956, dans son livre " l’âge de la télévision " l’idée selon laquelle on assisterait sous l’influence de ce média à une uniformisation de la culture et à la disparition des cultures particulières.
D’autre part, l’émergence du neuromarketing dans la sphère de la publicité tend à comprendre les mécanismes de choix des consommateurs afin d’avancer vers la prédiction qui est toujours au centre de notre société.
Il serait vérifié que la modification des comportements passe par la modification des perceptions. Qui d’autre que la presse et les médias peuvent massivement propager les perceptions d’un fait d’actualité ? La croissance des publications sur Internet, accessibles par des moteurs de recherche comme Google, modifie l’accès à la connaissance. Car la pondération des valeurs culturelles a disparu pour laisser la loi au nombre de lecteurs. Plus une information est lue et recommandée par d’autres lecteurs, plus elle réputée.

Herbert Marcuse affirmait dans " l’homme unidimensionnel" (1964) que les massmedias sont l’instrument d’une manipulation qui viserait à rendre les sociétés irrationnelles, totalement " intégrées " et passives comme elles ne l’ont jamais été. Les techniques de communication standardisées sont, selon lui, un boulevard pour la démagogie et la médiocrité, privilégiant ce qui unit aux dépens de ce qui divise. Ils diffuseraient une néo-culture soporifique, incitant plus à l’évasion qu’à l’affrontement du réel.
Le Canadien Marshall McLuhan, franchit encore une étape lorsqu’il lance sa formule lapidaire " le message c’est le médium " : Ce qui importe, ce n’est pas le contenu du message, mais la façon dont il est transmis. " Les médias, depuis la presse à imprimer jusqu’à l’ordinateur, conspirent pour changer simultanément l’homme et la société ".
Selon Jacques Ellul, avec la dissolution des groupes primaires tels que la famille, il n’y a plus rien qui puisse faire écran entre les moyens de communication de masse et l’individu. De plus, selon lui, le bien-être est objectivement l’allié d’une propagande dont le support principal est " l’information ". La surinformation accroîtrait la vulnérabilité des individus à la propagande et aux idéologies en vogue.
Francis Balle résume : " les médias agissent à la manière d’une drogue, anesthésiante ou stimulante. ils sont capables de faire faire n’importe quoi, à n’importe qui, n’importe comment et n’importe quand. "
En fait, les principes d’une telle manipulation sont simples, même s’il n’est pas si aisé de les mettre en oeuvre.
L’être humain fonctionne de manière schématique comme une mécanique. Toute perception est analysée par le système nerveux ou le cerveau, suivant des " grilles d’interprétation ". Le résultat qui en ressort détermine, en fonction de divers critères, et notamment en comparant avec des situations semblables antérieures (l’expérience), s’il faut agir, et quelle est la réaction la plus adéquate. Celle-ci est, en général, tout à fait prévisible pour celui qui connaît parfaitement " la grille " de l’individu. Cette dernière est, en effet, directement liée à sa personnalité, son système de valeurs, ses normes et motivations… subtil mélange de physiologie et de vécu.
En gros, à chaque stimulus correspond, pour un individu donné, une réaction type.
S’il s’avère complexe d’étudier un individu particulier pour tenter de prévoir son comportement (ce n’est en général " rentable ", pour un manipulateur, qu’en ce qui concerne les décideurs, politiques, économiques ou les leaders d’opinion), il est beaucoup plus aisé d’étudier statistiquement une population spécifique et les réactions de " l’opinion " à une information donnée.
Ce sera même d’autant plus aisé que l’on aura fait appel aux émotions et aux sentiments plutôt qu’au raisonnement. En la matière, on se rapproche en fait de l’arc réflexe, et la prévisibilité du comportement devient très grande.
Il ne reste plus dès lors qu’à effectuer des choix tactiques quant aux informations qui seront diffusées, quant à la manière dont elles seront propagées et quant à la façon dont elles seront commentées, de sorte que la réaction de l’opinion publique soit celle que l’on attend. De toutes les façons, de telles décisions sont devenues une nécessité matérielle, vu la surabondance des informations disponibles. Les choix importants sont opérés de manière consciente et concertée dans le chef de certains manipulateurs. Mais en ce qui concerne la routine, la sélection est simplement le fruit inconscient des normes et valeurs diffusées dans le microcosme des médias par ces mêmes manipulateurs. Le " contrôle social " opéré dans le petit monde des médias mène inévitablement au conformisme et à l’autocensure.
Les grandes agences de presse et les publicitaires sont des éléments clés de la manipulation de l’opinion. Les premières constituent un oligopole de l’information mondiale : elles trient l’information, sélectionnent les nouvelles sur lesquelles l’attention des opinions publiques sera attirée et n’hésitent pas à passer des faits essentiels sous silence. La majorité des médias africains puisent à cette source et ne possèdent de toute évidence pas la mainmise sur l’information qui peut être critique pour les Noirs. Les journalistes ne peuvent traiter le plus souvent que l'information qu'on leur fournit. La nécessité de "coller à l'actualité" augmente encore considérablement la possibilité de se faire manipuler.
Les publicitaires jouent, quant à eux, un rôle plus important encore. La publicité, en tant que telle représente, selon certaines études, le facteur principal de l’évolution des mœurs ! La publicité permet notamment de faire passer des messages implicites, qui n’ont rien de commercial. De plus, les publicitaires peuvent également influencer indirectement la presse: ils constituent souvent la première ressource de médias perpétuellement en quête de moyens financiers.
Cependant, comme le sociologue P.F. Lazarsfeld, l’a montré, on assiste parfois à des réactions de rejet : l’individu se rend compte de la manipulation et adopte un comportement contraire aux attentes du manipulateur. C’est le but de ce document inviter les patriotes à œuvrer pour la prise de conscience de manière à être conscient des tentatives de contrôle de la conscience et à savoir s’opposer. A mettre sur pied des structures de déconstruction (en s’aidant des outils du structuralisme) et d’information au sujet des méthodes des manipulateurs et de fait informer massivement les premiers concernés que nous sommes tous.
Malgré tout, la subtilité et l’adresse du manipulateur consiste, dès lors, à modifier progressivement les " grilles d’interprétation " des individus qui composent l’opinion. Et cela se fait par la répétition de messages apparemment anodins, mais qui s’imprègnent subrepticement dans le subconscient des individus. Par exemple, le fait de placer systématiquement, à tous les niveaux le portrait du dictateur en place, cela amène progressivement la majorité des gens à considérer la présence d’un tel individu comme une nécessité absolue mais surtout comme étant normale. Le cas d’Houphouët Boigny, Mobutu, Bongo, Sassou, Senghor, Eyadema etc.
Un autre exemple patent, en représentant dans les publicités la cellule famille sous la forme du père, de la mère et d’un enfant, l’opinion publique en arrive à considérer qu’un seul enfant est la norme. Tandis que la diffusion des séries américaines ou occidentales bon marché par nos télévisions transforment les vestiges de la culture africaine et lui faisant adopter progressivement les valeurs américaines et occidentales conçues pour être nos modèles. Le poison est ingéré à petite dose et de manière répétitive. Dallas, Dynastie, Hooker, K2000, etc ont fait un malheur sous nos latitudes mais à quand les séries africaines comme drogue des autres peuples ?
En matière de médias, rien n’est innocent. Et le silence moins que tout.
Dès lors, celui qui maîtrise bien les techniques de manipulation de l’information et qui en use avec circonspection, peut mener l’opinion publique, c’est-à-dire la majorité des citoyens à se mobiliser dans un sens ou dans un autre, en fonction de ses objectifs. Lorsque l’on sait qu’en " démocratie " les politiciens tournent casaque au gré de ce qu’ils croient être l’opinion, on ne peut qu’en conclure que celui qui tient les rênes de l’information et des médias dirige en fait la société. Le " quatrième pouvoir " est donc bien un terme impropre : en réalité, il s’agit de la clé de la puissance politique et du pouvoir réel.
Le Constituant ne s’est guère préoccupé des médias. Il s’est borné à proclamer pieusement la liberté de presse. Cet oubli, grave de conséquences, a permis à des poisons redoutables de se répandre. Du fait des manipulations des médias, l’idéal démocratique est, plus que jamais, devenu une façade, un " village Potemkine ".
2-INTERNET


L’INFLUENCE DU MARKETING

Beaucoup voient déjà dans ce titre un cours de marketing mais malheureusement pour eux car ce n’en est pas un. Si je me permets de parler de marketing dans les limites de mes connaissances c’est simplement pour tirer la sonnette d’alarme car les achats inconsidérés et inconscients auxquels nous nous livrons en Afrique pour participer à notre manière à la société de consommation de l’occident sont à bien des égards incongrus car nous ne possédons pas d’industries de retraitement des déchets.
Je me permets de vous inviter un instant à faire un peu de marketing et particulièrement du marketing dit sensoriel car il touche au 5 sens de l’homme. Mais avant toute chose définissons avant tout ce qu’est le marketing. Le marketing ou mercatique est une discipline qui cherche à déterminer des offres de biens et services en fonction des attitudes des consommateurs et à favoriser leur commercialisation. Il comporte un ensemble de méthodes et de moyens dont dispose une organisation pour s'adapter aux publics auxquels elle s'intéresse et pour utiliser, susciter, des comportements favorables à la réalisation de ses propres objectifs.
Les techniques du marketing se fondent sur l’étude du comportement du consommateur. Il reprend ainsi souvent à son compte les théories développées dans d'autres disciplines, comme la psychologie cognitive, la microéconomie, l’éthologie (Science des mœurs et du comportement des animaux dans leur m
_________________
Ceux qui nous sous-estiment encore ne comprennent pas une chose, ils se trompent de génération et d'époque. La renaissance africaine est en marche. Nous ne nous laisserons plus faire. Il faudra renégocier ou nous tuer tous jusqu'au dernier car il en va ainsi de notre survie à tous.
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LIONKING
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MessagePosté le: Jeu 27 Juil 2006 17:05    Sujet du message: Répondre en citant

AMEN!
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Le Lion ne réclame pas sa majesté: il Règne!
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Kelamboo
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MessagePosté le: Ven 28 Juil 2006 01:57    Sujet du message: Répondre en citant

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Dernière édition par Kelamboo le Sam 14 Juil 2007 20:26; édité 1 fois
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Franc
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MessagePosté le: Ven 28 Juil 2006 19:10    Sujet du message: Répondre en citant

Kelamboo a écrit:
Mouyabi, pitié, arrête de m'anesthésier avec tes posts qui ne donnent que l'envie de ne pas les lire.

Pourrais-tu résumer, s'il te plait ?

Par avance merci.

K.



Depuis le temps qu'on le lui dit sur tous les tons et qu'il ne nous entend pas .......

Peut-être a-t-il des problèmes auriculaires ?!? ...lol ....
_________________
Franc..... comme franchise ;
Franc..... comme libre .

Si tu manges le fruit d'un grand arbre, n'oublie pas de remercier le vent. (BARIBA)


« Le texte coranique est-il divin? » réponse chrétienne
écrite à l’intention de ceux qui seraient
tentés par l’Islam
http://evangileetcoran.unblog.fr/files/2009/07/essai.pdf

Vos commentaires sur le blog :
http://evangileetcoran.unblog.fr/2009/07/31/une-reponse-chretienne-ecrite-a-lintention-des-jeunes-catholiques-tentes-par-lislam/#comments
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Chabine
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MessagePosté le: Ven 28 Juil 2006 20:43    Sujet du message: Re: histoire de manipulation Répondre en citant

Ecoute pas ces fainéants, Mouyabi Wink Je trouve que ton dernier texte mérite un post à lui tout seul, sur la Manipulation mentale en général. Elle n'est pas que religieuse de nos jours, et il serait urgent d'en parler Confused Je contribuerai avec joie, qu'en penses-tu ? Wink

Mouyabi a écrit:
De nombreux érudits du monde Noir en quête de la renaissance kémitique ont de tout temps planché sur la situation apocalyptique de l’Afrique et l’état de décrépitude du peuple Kémite en général. (...)

_________________

"Car il n'est point vrai que l'oeuvre de l'homme est finie que nous n'avons rien à faire au monde"
Alfred LARGANGE 8-12-1971 / 18-09-2007
Pasé nou ka pasé, pasé an lè tè a Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad


Dernière édition par Chabine le Sam 29 Juil 2006 15:11; édité 1 fois
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Kelamboo
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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2006 07:37    Sujet du message: Répondre en citant

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LIONKING
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MessagePosté le: Mar 08 Aoû 2006 14:50    Sujet du message: Répondre en citant

J'espère que tu blagues...
Tu laisses un débat enrichissanrt pour la PUB?

N'importe quoi!

A la place de Mouyabi je ne t'écris plus.

C'aurait été beaucoup mieux si tu ne mentionnais pas pourquoi tu interrompais ta participation.

Enfin...

PEACE OUT!

LIONKING
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Kelamboo
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MessagePosté le: Mer 09 Aoû 2006 21:33    Sujet du message: Répondre en citant

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LIONKING
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MessagePosté le: Ven 11 Aoû 2006 23:12    Sujet du message: Répondre en citant

C'est une accusation grave celle là hein...


Je crois de toute les façon qu'un homme cultivé n'a pas peur de puiser à la fontaine dezs autres et d'en endosser les responsabilités du moment où il peut justifier son geste, interpréter l'information qu'il prend à la source et en mentionnant celle-ci.

J'accuserai aussi bien ceux qui s'abandonent à la pensée Philosophique simpliste qu'on nous enseigne dans les tout premiers cours de philo de notre existence selon laquelle l'Homme sest méchant et il faut bien s'attendre à ce qu'ilk hierarchise la société comme étant amants du Copier-Coller.

Vu sous cet angle, on refuse de voir le bon qui est dans l'Homme et la définition immédiate de l'espèce comme méchante peut avoir des limites.

A-ton seulement oublié ou évité de mentionner que l'Homme dans sa méchanceté a des degrés et socialise en fonction des degrés de méchanceté tollérés dans la société de reférence?

Je crois que ce qui saute aux yeux des sociologues c'est que les sociétés humaines ne sont pas méchantes de la mème façon. Cela explique le sens du dévelopement technologique dont la dernière frontière et le paufinement du nucléaire.

Les sociétés africaines (on me taxera de communautariste) ont subi les sociétés européennes pour cette différence éclatante.

La socialisation à l'Européenne prévoit la compétition et donc conçoit une méchanceté qui autorise la violence et le perfectionnement des moyens pour apliquer celle-ci.

La socialisation à l'africaine par contre s'appuie sur la solidarité et prévoit la promotion collective et la mème capacité de subir le sort pour tous. C'est implicitement un frein à la recherche exacerbé de toute violence et donc une limite à la compétitivité, fille d'un degré de méchanceté peu élevé.

Pour cette raison, on ne peut pas se contenter de dire: l'Homme est Méchant c'est tout! Surprised
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Mouyabi
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MessagePosté le: Jeu 24 Aoû 2006 14:15    Sujet du message: goodbye grioo. Répondre en citant

Le silence observé à la suite des différentes contribution fait suite à une période de réflexion qui me conduit à ne plus participer à des échanges que j'ai voulu jusque là fructueux et bénéfiques pour tous.

L'attitude quelque peu ambigüe de la direction de grioo par rapport aux problèmes des membres de la communauté Noire de france me conduit donc à me retire de ce forum auquel j'ai participé avec entrain.

Les articles sur SARKOZY, l'élision volontaire des informations sur les problèmes de la communauté pour des raisons compréhensibles mais pas suffisantes, des posts effacés etc.

Pour ne citer que tout ceci me conduisent à prendre des distance ici et à rester grioonaute mais plus participant du forum.

Je m'excuse auprès de tous ceux qui ont bien voulu participer à ces échanges . je tire donc ma révérence de tous les forums.

Bien à tous

Mouyabi
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Ceux qui nous sous-estiment encore ne comprennent pas une chose, ils se trompent de génération et d'époque. La renaissance africaine est en marche. Nous ne nous laisserons plus faire. Il faudra renégocier ou nous tuer tous jusqu'au dernier car il en va ainsi de notre survie à tous.
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Mouyabi
Bon posteur


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MessagePosté le: Jeu 24 Aoû 2006 14:17    Sujet du message: bye bye Répondre en citant

j'échangerai dorénavant avec les patriotes au sein du (MPN) le mouvement patriotique NOIR.

mouyabi
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LIONKING
Grioonaute


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MessagePosté le: Mar 05 Sep 2006 14:05    Sujet du message: Répondre en citant

Mouyabi, je ne vis pas en France mais je te comprends parfaitement!

Moi aussi j'en ai quelque peu après la modération de Grioo.com qui sectionne à sa guise les (mes) interventions en finissant par les dénaturer et les priver de sens.

C'est une attitude frustrante.

J'ai eu du plaisir à te lire mème si je partage le désir d'ètre plus succint.

Tes interventions sont enrichissantes et pas banales.

Sarkozy qui s'est fait des amis comme Doc Gynéco est tellement ambigu que je ne comprends non plus l'ambiguité de ceux qui s'en rapprochent.

Un combat militant mérite des amitiés plus honorables.

L'une d'elle c'est la tienne et cela me restera.

Seulement je ne suis pas moi-mème sùr d'ètre encore enchanté de "partager" sur Grioo.com.


BON VENT mon frère!
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Victor Ambila
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MessagePosté le: Mar 07 Nov 2006 21:02    Sujet du message: Re: bye bye Répondre en citant

Mouyabi a écrit:
j'échangerai dorénavant avec les patriotes au sein du (MPN) le mouvement patriotique NOIR.

mouyabi


A Mouyabi et consort

Ce qui est tres grave et que Mouyabi ne reconnait point ses deboires!!!!!Des PLAGIAS sur PLAGIAS et sans scrupules!!!!!!!
C'est horrible intellectuellement!!!!!

On s'attadait a ce qu'il commence quant meme a exprimer sa propre pensee avec ses propres mots apres qu'il ait deballe des centaines des milliers des textes qui ne lui reviennent point!!!!

Voulait-il s'en attribuer la gloire ou plutot, se croiyait-il vivre sur la planete des singe ou, seul les singes detiennent le monopole des sources d'information......Qu'elle audace!

On ne peut pas vouloir une chose et son contraire a la fois! Mouyabi n'a jamais donne de lui meme mais trouve qu'il a echange [les textes d'autrui] et que son retrait est injuste, quelle maladresse!

On conclue en soulignat qu'il faut un minimum de tenue et un maximum de respect pour les auteurs tout en suivant les regles, sinon, c'est la PALABRE AFRICAINE MOUYABISEE et sans issue.


Salutations en Christ
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Salutations en Christ Jesus
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Pascal-Yannick
Grioonaute 1


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MessagePosté le: Dim 12 Nov 2006 01:23    Sujet du message: Re: Le Concile de Nicée Répondre en citant

Mouyabi a écrit:
Arius met ainsi en cause l'un des fondements de la religion chrétienne, à savoir l'union indivisible de trois personnes en une seule au sein de la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. Sa doctrine ouvre la voie à un polythéisme (*) de fait, avec plusieurs divinités de rang variable. Elle enlève aussi beaucoup de signification à l'incarnation, à la mort et à la résurrection de Jésus, dès lors que celui-ci n'est pas pleinement Dieu.


J'admire vos connaissance mais je dois vous dire que la Trinité n'est pas une UNION mais une UNITE.Ce n'est pas la même chose.C'est cette vision augustienienne qui en grande partie aboutit au filioque en y rajoutant le monde des sphères de Platon.
_________________
Et la vérité vous rendra libre.
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Anse
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MessagePosté le: Dim 12 Nov 2006 03:39    Sujet du message: Re: Le Concile de Nicée Répondre en citant

Pascal-Yannick a écrit:


J'admire vos connaissance mais je dois vous dire que la Trinité n'est pas une UNION mais une UNITE.Ce n'est pas la même chose.C'est cette vision augustienienne qui en grande partie aboutit au filioque en y rajoutant le monde des sphères de Platon.



wow Shocked j'adore lire certains topics question d'apprendre mais des fois... Confused
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Kelamboo
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MessagePosté le: Dim 12 Nov 2006 16:27    Sujet du message: Répondre en citant

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Dernière édition par Kelamboo le Sam 14 Juil 2007 01:40; édité 1 fois
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Franc
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MessagePosté le: Dim 12 Nov 2006 21:24    Sujet du message: Re: Le Concile de Nicée Répondre en citant

Kelamboo a écrit:
Pascal-Yannick a écrit:
J'admire vos connaissance mais je dois vous dire que la Trinité n'est pas une UNION mais une UNITE.Ce n'est pas la même chose.C'est cette vision augustienienne qui en grande partie aboutit au filioque en y rajoutant le monde des sphères de Platon.


Bravo Pascal-Yannick : La vision augustienienne du monde des sphères filioques ! Fallait oser l'écrire ! Very Happy

Moi qui suis athée ou agnostique, ça dépend des jours, je crois que je peux expliquer ta Trinité en la comparant à un ordinateur.

Un ordinateur a besoin pour fonctionner, très schématiquement :
- de divers éléments physiques que je pourrais comparer à ton Jésus,
- de programmes que je pourrais comparer à ton Saint-Esprit,
- d'électricité que je pourrais comparer à ton Dieu.

S'il manque un de ces trois éléments, l'ordinateur ne peut pas fonctionner.

Quand les 3 éléments sont réunis, l'ensemble fonctionne.

Je comprends comme ça la trinité : la combinaison de trois éléments qui permettent tous ensemble de donner "vie" à l'entité "ordinateur".

K. Wink


Ce qui ne va pas dans ta comparaison , cher Kelamboo, c'est qu'on ne sait pas quel est l'élément qui engendre les autres Car, à l'intérieur de l'entité DIVINITE, il y a le Père qui engendre le Fils , lesquels engendrent l'Esprit.

Je prendrais une autre comparaison . Je prendrais le soleil, dans sa totalité, il est astre, lumière, chaleur....(pour simplifier). Mais c'est l'astre qui engendre la chaleur et la lumière. Et pourtant le soleil est UN. De même que Dieu est UN , même s'Il est Père, Fils et Esprit...

Fraternellement, franc
AFRIQUE UNIE.
_________________
Franc..... comme franchise ;
Franc..... comme libre .

Si tu manges le fruit d'un grand arbre, n'oublie pas de remercier le vent. (BARIBA)


« Le texte coranique est-il divin? » réponse chrétienne
écrite à l’intention de ceux qui seraient
tentés par l’Islam
http://evangileetcoran.unblog.fr/files/2009/07/essai.pdf

Vos commentaires sur le blog :
http://evangileetcoran.unblog.fr/2009/07/31/une-reponse-chretienne-ecrite-a-lintention-des-jeunes-catholiques-tentes-par-lislam/#comments
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Kelamboo
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MessagePosté le: Dim 12 Nov 2006 23:17    Sujet du message: Répondre en citant

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Dernière édition par Kelamboo le Sam 14 Juil 2007 01:37; édité 1 fois
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Franc
Bon posteur


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MessagePosté le: Lun 13 Nov 2006 08:56    Sujet du message: Re: Le Concile de Nicée Répondre en citant

Kelamboo a écrit:
Aïe, Aïe, après m'être relu, je crains que ma démonstration soit aussi incompréhensible que le petit exposé de Pascal-Yannick. Confused Wink

K.


Eh bien! ou je suis particulièrement intelligent Rolling Eyes ou tu es particulièrement bon pédagogue, car je crois t'avoir compris.

La seule chose que je regrette, c'est que de tels propos sur ce Jésus que j'adore, soient écrits sur un topic intitulé "bandits en soutane". (topic dans lequel j'ai essayé de manifester "ma diférence" à l'époque des "grandes gueules", tu vois ce que je veux dire !!!lol!!!!

Et alors, et c'est là où je veux en venir, j'ai le projet de lancer un nouveau fil de discussion, topic que j'intitulerais, par exemple, "Qui est Jésus ?"

Et dans mon post introductf, j'aimerais te citer justement, si tu me le permets bien sûr, toi l'incroyant .... tu vois l'ouverture d'esprit au départ de ce topic auquel je rêve.

Qu'en penses-tu ?

Et, en attendant ta réponse, bien fraternellement, franc.
AFRIQUE UNIE.
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Si tu manges le fruit d'un grand arbre, n'oublie pas de remercier le vent. (BARIBA)


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Pascal-Yannick
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MessagePosté le: Lun 13 Nov 2006 14:16    Sujet du message: Re: Le Concile de Nicée Répondre en citant

Anse a écrit:
Pascal-Yannick a écrit:


J'admire vos connaissance mais je dois vous dire que la Trinité n'est pas une UNION mais une UNITE.Ce n'est pas la même chose.C'est cette vision augustienienne qui en grande partie aboutit au filioque en y rajoutant le monde des sphères de Platon.



wow Shocked j'adore lire certains topics question d'apprendre mais des fois... Confused


L'ironie j'en veux bien mon'ma) chèr(e) Anse mais c'est encore plus édifiant de faire avancer le débat en soulevant une problématique au lieu de soulever de la poussière avec vanité.N'est-ce pas?
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Pascal-Yannick
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MessagePosté le: Lun 13 Nov 2006 14:32    Sujet du message: Re: Le Concile de Nicée Répondre en citant

Citation:
Tiens, explique moi comment tu fais cuire un oeuf dur ou comment tu enfiles tes chaussettes. Je crois que ta réponse va bien me faire marrer ! Very Happy

Ne mélangeons pas les fruits avec la théologie.Vous ne croyez pas en DIEU c'est votre libre-choix mais le respect n'est quand même pas sujet à discussion.Ou plutôt raffiner votre humour car vous n'avez rien dit de sensé.Pour en venir à Augustin et ma distinstion UNION-UNITE.Ne compliquons pas trop les choses:UNION sous entends fusion,mélange... à la différence d'UNITE.Le mystère de la TRINITE comme son nom l'indique est une vérité révélée par DIEU et dont l'intelligence humaine est bien imperméable pour tout comparaison.Comme Paul le dit la sagesse de l'Homme est vanité pour DIEU.La Révélation nous dit de la TRINITE que le Père engendre son FILS UNIQUE depuis tout éternité,puis à la différence de Franc,le Père spire le Saint-Esprit depuis tout éternité.Donc la TRINITE a une seule source le Père d'où le terme de "monarchie" du Père pour ceux qui on fait du grec ils sauraont que monarchie n'a rien à voir avec domination,royauté, ce terme est plus proche de principe.Cette correction étant faite nous prendront l'image,imparfaite, de la bougie:chaleur,lumière,feu l'un n'est sans l'autre.La différence Orient-Occident venait du fait que les barbares ariens pour la plupart avaient besoin pour relever le Fils au même "niveau" que la Père de faire procéder le Saint-Esprit du Père et du Fils d'où l'allusion au sphères platoniennes mon chèr.Rien à voir avec les chaussettes,les oeufs durs et je ne sais quoi d'autre.
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