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Togo: Eyadéma s'est taillé un scrutin à sa mesure
03/06/2003
 

Election de maréchal pour l'ancien sergent de la «coloniale» au pouvoir depuis trente-six ans
 
Par Hervé Mbouguen
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Le général Eyadema  
Le général Eyadema
© Le Figaro
 

Pour sa trente-sixième année de règne, Gnassingbé Eyadéma s'est offert une élection présidentielle taillée sur mesure. Agé de 67 ans, le vice-doyen des chefs d'Etat de la planète après l'indéboulonnable Fidel Castro a gagné d'avance le scrutin de dimanche. Bien sûr, cinq candidats d'opposition lui ont donné la réplique. Mais les pancartes plantées sur les avenues de Lomé vantent les vertus d'un seul homme : «papa Eyadéma».

Omniprésent, le portrait du président rappelle qui est le véritable maître du jeu. Pour rempiler l'ancien sergent de la «coloniale» a manoeuvré efficacement. Il a d'abord brouillé les pistes en assurant en 2001 lors d'un passage au Togo de Jacques Chirac qu'il ne se représenterait pas. «Bien sûr que je partirai», avait-il affirmé sans convaincre. Puis à la veille du réveillon du dernier nouvel an, l'Assemblée nationale, largement dominée par les députés de son parti, le Rassemblement du parti togolais (RPT), a modifié la Constitution qui lui interdisait de briguer un mandat supplémentaire. Désormais, il peut se représenter autant de fois qu'il le veut.

Officiellement, le président n'avait rien demandé. Et s'il a annoncé sa candidature le 1er mai c'est bien entendu pour rendre service à ses fidèles qui le réclamaient. Restait à régler le sort de son principal adversaire, Gilchrist Olympio. Cet opposant historique a la particularité d'être le fils de Silvanus Olympio, le premier président togolais assassiné voici quarante ans, au cours d'un putsch auquel participa le soldat Eyadéma. Chef de file de l'Union des forces du changement (UFC), Gilchrist Olympio cultive le souvenir du sombre épisode : «Eyadéma s'est vanté d'avoir lui-même tué mon père», affirme-t-il régulièrement au grand agacement du président. Son interminable combat politique a ainsi des airs de vendetta personnelle. Très populaire dans le sud du pays, Olympio vit en exil entre Accra et Paris à la suite de tentatives d'assassinat contre sa personne. Il avait participé à la course présidentielle en 1998. Mais l'élection s'était terminée en queue de poisson. La commission indépendante chargée d'entériner les résultats avait été dissoute durant un dépouillement émaillé, selon les observateurs de l'Union européenne, d'irrégularités. Le ministère de l'Intérieur avait alors annoncé la victoire du président Eyadéma dès le premier tour.

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Eyadema  
Eyadema
© cnn.com
 

Réfugié en France depuis l'été dernier, l'ancien premier ministre Agbéyomé Kodjo estime aujourd'hui qu'Olympio était bel et bien le vainqueur «présumé» du vote. Cette fois, la mauvaise expérience ne risque pas de se reproduire. Le 6 mai, la Cour constitutionnelle a invalidé le dossier de candidature de Gilchrist Olympio. Motif invoqué : «Ne peut pas justifier d'une adresse au Togo depuis douze mois et d'un quitus fiscal.» Des exigences en vigueur depuis la récente modification de la loi électorale par le Parlement en 2002. «Le président Eyadéma ne veut plus prendre le risque de s'engager dans une compétition électorale face à moi», commente désabusé l'intéressé. «Olympio avait largement le temps de venir et de satisfaire à cette condition si réellement il voulait participer», rétorque le gouvernement.

Hier, Olympio a été remplacé par Emmanuel Bob-Akitani, un ingénieur à la retraite peu connu des électeurs. La doublure n'entretient guère d'illusion sur ses chances. «Je suis celui qui prépare le chemin de celui qui viendra et que nous attendons tous», dit-il. Il en va de même pour les quatre autres candidats dont les ambitions sont aussi limitées que leur envergure politique. Incapables de s'entendre, ils vont à la bataille en ordre dispersé dans un scrutin à un tour et à la majorité simple. Comme en 1998, un manque de transparence du scrutin est à craindre. L'Union européenne, qui a suspendu ses aides au Togo depuis 1992, n'a pas, cette année, dépêché d'observateurs faute d'avoir pu mener une mission exploratoire en temps voulu. Et des électeurs issus souvent de quartiers populaires de Lomé favorables à l'opposition se plaignent de ne pas avoir reçu leur carte d'électeur. Au cours des derniers jours, ils ont multiplié les manifestations.

Quelques observateurs internationaux dénués de moyen de vérification à grande échelle de l'honnêteté des élections ainsi que quelques amis du pouvoir en place ont débarqué dans les grands hôtels. De leur côté, la plupart des candidats dénoncent une «atmosphère de peur». Dans ce petit pays de cinq millions d'habitants, personne n'a oublié la polémique qui avait suivi le dernier scrutin présidentiel. A en croire un rapport publié par Amnesty International, des centaines de corps de «disparus» auraient été jetés d'avions à la mer par un pouvoir togolais cherchant à éliminer toute trace de crimes compromettants au lendemain de la dernière campagne électorale. Le gouvernement avait rejeté ses accusations avec force. Le Figaro (nos éditions du 01/07/99) avait vérifié à l'occasion d'une contre-enquête une partie de ces assertions «à prendre en considération» selon les Nations unies.

Reste que l'après-élection pourrait être tourmentée. Car le Togo ne parvient pas à sortir de la crise économique dans laquelle il s'est enfoncé depuis 1993. L'absence d'alternative après des dizaines d'années d'une domination sans partage attise les frustrations et les risques de troubles. Des parallèles sont dressés avec la crise ivoirienne. N'a-t-elle pas éclaté après des élections tronquées ? Par crainte d'une tentative de déstabilisation, les frontières terrestres ont été fermées hier. Imperturbable, le président Eyadéma continue à défendre ses thèmes de prédilection : «Paix, stabilité, sécurité». Un discours que les anciens entendaient déjà lorsqu'ils allaient à l'école sans se douter qu'Eyadéma allait devenir un chef d'Etat à perpétuité.

D'après Le Figaro

       
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