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Patrick Fandio de France 2 à TF1
05/08/2003
 

Decouvrez le parcours de Patrick Fandio, jeune africain devenu journaliste reporter sur France 2, qui a couvert l'après guerre en Irak pour la chaine française, et qui travaillera sur TF1 à la rentrée
 
Par Paul Yange
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Patrick Fandio  
Patrick Fandio
© ac-lille.fr
 

Grioo.com : pouvez vous vous présenter à nos internautes ?

Je suis Patrick Fandio, né le 14 mars 1975. J’ai 28 ans et je suis camerounais d’origine. Je suis reporter dans le service enquêtes et reportages de France 2 depuis 1998 où je fais des reportages pour les différents journaux télévisés et les magazines de la chaîne.
J’ai le parcours classique du jeune africain qui vient en France après son bac. J’ai effectué 3 années en fac de communication à Nancy, puis j’ai passé le concours du Celsa, une école de journalisme située à Neuilly. J’y ai passé deux années à la suite desquelles j’ai effectué un stage sur France 2.

Dans quelles villes avez vous effectué vos études avant le baccalauréat ?

Ecole maternelle et primaire à l’école de Messa, à Yaoundé puis Collège au CES de Ngoa Ekellé, puis lycée à Bangangté...C’était une très bonne expérience cette scolarité du lycée hors des grandes villes, loin des tentations, dans de petites villes où on ne pouvait que se concentrer sur les études. En plus, c’était un peu le cocon traditionnel et ça c’était important pour ma connaissance de mes racines bamilékés !

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Patrick Fandio avec des étudiants  
Patrick Fandio avec des étudiants
© ac-lille.fr
 

Qu’est ce qui vous a poussé vers le journalisme ?

C’est une envie qui m’est venue lorsque j’étais au lycée à Bangangté au Cameroun. Je participais à l’animation du journal du lycée avec des camarades lycéens dont un avait des talents de caricaturiste. C’est à cette occasion que j’ai pris le virus. Je me sentais raconter la marche du monde. Quand j’ai eu le choix, j’ai choisi de faire communication bien qu’ayant obtenu un baccalauréat scientifique qui ne prédestinait pas à ce type de métier.

En quoi consiste votre métier au quotidien ?

Je fais des reportages pour les journaux de France 2, je cherche l’info, je vais sur le terrain, je recoupe les informations, j’effectue le tournarge et je fais du mixage dans la foulée, je cherche la documentation pour approfondir le sujet et je prépare les commentaires. Il n’y a pas vraiment de journée type car on traite beaucoup de sujets différents, on rencontre pas mal de gens, on ne sait pas à quoi ressemblera la journée d’après. Vendredi dernier par exemple, la journée semblait être une journée banale lorsqu’en fin d’après-midi est survenue la nouvelle de l’arrestation d’Yvan Colonna. Il faut être prêt à réagir dans la foulée.

Pour quels magazines avez-vous travraillé sur France 2

J'ai fait un "Envoyé spécial" sur le gospel en banlieue, un "Mots croisés" sur la piste des français d'Al Qaida, deux "Compléments d'Enquête", l'un sur le GIGN face à la menace terroriste, l'autre sur les sales routes du pétrole, un "Spécial 14 juillet" sur
la traque de bateaux suspects en Méditérannée...

 
© france2.fr  

Comment avez-vous été embauché sur France 2 ?

J’ai effectué un stage de remplacement d’été. Les meilleurs éléments des écoles de journalisme sont proposés aux grandes rédactions de la télévision, de la radio…Au cours de l’été 98, j’ai eu de la chance car j’ai été envoyé sur le tour de France ce qui m’a donné la possibilité d’être remarqué car c’était l’année où le dopage sur le tour faisait la une de l’actualité. L’expérience s’est donc bien passée et suite à ça, j’ai travaillé sur France 2 d’abord à durée déterminée, puis j’ai été embauché définitivement en 2000.

Votre embauche n’a donc rien à voir avec le collectif égalité qui fut mené par Calixthe Beyala et d’autres, revendiquant une plus grande place pour les minorités à la télévision française ?

Effectivement j’ai été embauché sur France 2 avant l’existence de ce mouvement...

Justement, que pensez-vous de la représentation des minorités à la télévision française ?

Je pense que la représentation des minorités dans le paysage audiovisuel français est surtout une question de volonté. Contrairement à ce qui se dit parfois, il existe un vivier de journalistes issus des minorités qui sont compétents, qui ont de l’expérience et qui possèdent une carte de presse depuis longtemps. Dans le passé, il y a eu une frilosité de la part des responsables des chaînes qui hésitaient à les embaucher. Il y a eu une prise de conscience, notamment avec le collectif égalité. Il y a un certain début de volontarisme, même si je me méfie de la notion de quotas. Je ne pense pas que ce soit une bonne solution que des gens soient recrutés uniquement sur cette base. Le critère de base doit rester celui des compétences professionnelles. Les quotas ne seraient selon moi à utiliser qu’en bout de course, dans le cas où la représentativité des minorités n’évolueraient pas dans le PAF, même si les quotas seraient selon moi la pire des solutions.

 
 

Vous avez couvert l’immédiat après-guerre en Irak à la suite de la chute de Saddam Hussein. Quels ont été vos sentiments en Irak ?

Je suis arrivé en Irak 2 jours après la chute de Saddam Hussein et j’y ai passé 3 semaines. En me rendant en Irak, j’avais une certaine appréhension. J’allais dans un pays où le régime venait de chuter, il n’y avait plus d’Etat, plus d’administration...on pouvait se retrouver à la merci de n’importe quel Sniper. En même temps, il y avait une certaine excitation de se retrouver au cœur d’un moment historique, de voir comment les Irakiens réagissaient à l’arrivée des américains qui les avaient débarassé de Saddam Hussein, mais qui s’installaient dans le même temps durablement en Irak.

Quels types de sujets avez vous traité lors des 3 semaines que vous avez passées en Irak ?

On a tourné plusieurs types de reportages, sur les trafics d’armes de l’après Saddam, (certains irakiens se lançaient dans le trafic d’armes qui était interdit sous Saddam), sur des sportifs dont certains avaient été torturés au siège du Comité olympique par l’un des fils de Saddam. Nous avons traité les rumeurs qui faisaient état de la présence de Saddam Hussein dans certains quartiers, des problèmes religieux crées par la vacance du pouvoir, du rôle que tiendraient les Imams et les milices chiites dans l’avenir de l’Irak. Enfin nous avons traité les difficultés liées à la reconstruction de l’Irak de l’après-Saddam et des difficultés que rencontraient les américains en Irak.

Patrick Fandio préparant une intervention  
Patrick Fandio préparant une intervention
 

Quels sont les choses qui vous ont le plus marqué là-bas ?

J’ai été frappé par le fait que les soldats de l’armée américaine soient très jeunes. C’était des jeunes qui venaient de Californie, de l’Utah...etc et qui ressemblaient à n’importe quels jeunes du monde. Cependant, les mêmes étaient hyper nerveux, avaient parfois la gachette facile et étaient mal préparés à la guerilla à laquelle se livraient certains groupes d’irakiens. Les américains donnaient le sentiment d’être préparés à la guerre, mais pas à l’occupation d’une ville comme Bagdad qui compte 5 millions d’habitants.

Les Etats-Unis avaient promis la green card ou la naturalisation aux étrangers qui s’engageaient dans l’armée américaine. L’avez vous ressenti sur le terrain ?

L’armée américaine était effectivement très métissée. Je me rappele avoir rencontré un américano-congolais dans une compagnie harcelée par les irakiens car elle avait tiré dans le tas et fait 14 morts. Il y avait beaucoup d’hispaniques, pas mal d’africains, quelques asiatiques. Des gens à qui on avait promis la naturalisation après le conflit.

Et comment voyez-vous votre avenir profesionnel?

J’aime les reportages, j’aimerais continuer à faire des reportages d’une minute, une minute trente secondes (format des reportages pour les journaux télévisés), mais aussi des reportages un peu plus long (plus de 20 minutes) dans des magazines de reportages télévisés, afin de pouvoir raconter des histoires. A plus long terme, pourquoi ne pas faire de l’antenne si l’opportunité se présente, même si ce n’est pas une fixation ou une obsession.

Patrick rejoindra TF1 à la rentrée  
Patrick rejoindra TF1 à la rentrée
 

Vous allez travailler sur TF1 à la rentrée. Comment se sont passés les contacts entre TF1 et vous?

J'étais en contact avec TF1 depuis 6 mois, en négociation depuis quelques semaines. Ils m'ont demandé en janvier dernier si j'étais intéressé par la perspective de rejoindre leur rédaction. Puis les
préparatifs de la guerre et la guerre elle même a eu lieu. C'est au retour de Bagdad que les choses se sont accélérées. J'ai donné une réponse positive. Après cinq ans de bonheur professionnel à France 2, j'ai envie de prendre le risque de tenter une nouvelle aventure dans une grande rédaction.

Pour y faire quoi?

On m'y propose un poste de grand reporter au département Evènements, le service qui rassemble les informations générales et l'étranger. C'est un défi qu'il va falloir relever.

Quelles relations entretenez vous avec l’Afrique ?

Je suis africain, je séjourne sur le continent au moins une fois par an. Je me tiens au courant des évolutions économiques, politiques…etc Il n’y a jamais eu de lien coupé entre moi et l’Afrique. Plus je vieillis, plus je pense mener des projets en Afrique. Je ne veux pas avoir l’attitude du jeune diplômé qui oublie l’Afrique une fois son diplôme en poche. J’ajouterai que ce serait déjà un grand honneur pour moi si de jeunes africains qui me voient ont envie de travailler dans les métiers de la communication ou du journalisme. Qu’ils sachent que rien n’est impossible et qu’il faut souvent enfoncer les barrières ou les portes fermées pour vivre ses passions.

Quelques reportages tournés par Patrick

Vous pouvez accéder à quelques reportages réalisés par Patrick Fandio sur France 2.
Ils sont en règle générale d'une durée d'à peu près 3 minutes.

L'ECOLE DES MARINS INDIENS
MAURITANIE / CER POUR JEUNES DELINQUANTS
LA CITE DES BOSQUETS DE MONTFERMEIL


       
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