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Conseils santé
14/03/2007
 

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Par Destination Santé
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Quand le chômage tue !

Le chômage ? Une plaie sociale, mais aussi sanitaire. Une nouvelle étude démontre en effet les dégâts provoqués par la perte d’un emploi en fin de carrière. Une situation qui multiplie par deux le risque d’être victime d’un infarctus du myocarde ou d’un AVC.
Ce résultat ressort du travail d’une équipe américaine, qui s’est intéressée pendant dix ans à l’état de santé de 4 300 travailleurs de 51 à 61 ans, dont 582 ont perdu leur emploi au cours de ce suivi. Selon les auteurs, « le chômage représente un événement extrêmement stressant susceptible d’augmenter la consommation d’alcool ».

Sans compter que pour rester en bonne santé aux Etats-Unis, mieux vaut avoir un emploi. Tout salarié qui se retrouve au chômage perd automatiquement ses droits d’assurés sociaux. Les méfaits du chômage sur la santé sont prouvés de longue date. Cette étude ajoute des preuves aux preuves et les rend plus précises encore.


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Pour le matériel médical, pas de fausses économies !

Dans les pays en développement, pas moins de 20% à 50% des injections sont faites avec du matériel à usage multiple, souvent mal stérilisé ou… pas du tout ! Mais les pays nantis ne sont pas exempts de problèmes, pour leur part…
Une équipe des CDC d’Atlanta, aux Etats-Unis, a étudié les différentes méthodes et matériels d’injection utilisés. Le coût d’utilisation de chaque méthode et le risque de contamination lié à son usage ont également été pris en compte.

Les résultats obtenus sont parlants. Ainsi, même si leur coût unitaire paraît avantageux, « <i>les aiguilles et les seringues à usage multiples sont porteuses d’un risque de maladie certes peu apparent mais important.</i> » Moins coûteux à l’achat, ces dispositifs reviennent pourtant plus cher, en raison même du risque de contamination dont ils sont porteurs.

Utiliser du matériel à usage unique, c’est une bonne affaire pour la collectivité et naturellement… pour le malade. Car en plus de cela, les aiguilles ont à chaque fois un tranchant neuf, impeccable et qui assure une pénétration sans douleur… Eh oui ! Mais ce constat dressé en Afrique, ne doit pas faire perdre de vue que dans les pays riches aussi, on rechigne parfois à utiliser du matériel à usage unique. Toujours par un souci mal compris d’économie…



Les Listeria n’aiment pas le propre

La listériose est provoquée un bacille appelé Listeria monocytogenes. Trait caractéristique, les Listeria aiment le froid. Au point de s’y multiplier. Alors pour vous prémunir, veillez à la propreté intérieure de votre réfrigérateur.
N’oubliez pas, deux fois par mois au minimum, de le vider complètement et de le laver à fond avec une solution d’eau de Javel à 10%. Au retour de vos courses, retirez les emballages souillés et rangez les aliments dans des emballages propres.

Evitez de remettre des plats entamés en les laissant dans une assiette ou une casserole. Ces récipients, utilisés une fois, sont sales et constituent un véritable milieu de culture. Vous devez au contraire ranger ces restes dans une boîte hermétique... et propre.

Sachez aussi que les personnes affaiblies par la vie ou leur condition physique sont les plus sensibles aux Listeria. Pour l’essentiel, il s’agit des femmes enceintes, des personnes âgées et des malades souffrant d’un déficit immunitaire. Quels produits éviter ? Les charcuteries et les plats en gelée, les poissons fumés et les fromages à pâte molle. Enfin, les rayons de vente « à la coupe » aggravent les risques.


Vers un vaccin nasal contre la coqueluche

A partir d’un modèle animal, une équipe française a démontré l’efficacité d’un nouveau candidat-vaccin contre la coqueluche. « Peu coûteux à fabriquer », il serait administrable en une seule dose et par voie nasale. Un travail prometteur.
Il a été réalisé par des chercheurs de l’INSERM à l’Institut Pasteur de Lille. « Après un développement clinique chez l’homme, ce vaccin qui mime une infection naturelle par la coqueluche pourrait protéger les nouveau-nés, notamment dans les pays en développement » expliquent-ils.

Car la coqueluche est loin d’avoir disparue. Chaque année dans le monde, cette maladie respiratoire très contagieuse tue encore 300 000 personnes ! Des nourrissons en majorité, trop jeunes pour être totalement immunisés par les vaccins. D’après l’INSERM, « ce candidat-vaccin destiné en priorité aux pays en développement serait facile à produire et d’un coût bien moindre que le vaccin actuel ». Des collaborations internationales seraient d’ailleurs déjà engagées, au niveau du développement pré-clinique et même de la production du vaccin nasal.


Les aigreurs d’estomac : bénignes mais… trop négligées !

Plus de 70% des victimes de brûlures de la gorge ou d’aigreurs d’estomac estiment qu’il s’agit d’un problème bénin. Elles ont généralement raison. En revanche, elles sont très peu à se traiter et là, elles ont tort !
Ces symptômes sont généralement provoqués par un reflux du suc gastrique de l’estomac dans l’œsophage. Il peut avoir des causes diverses : un relâchement du muscle qui bloque la communication entre les deux organes, un excès alimentaire qui gonfle l’estomac ou encore un excès de pression abdominale provoqué par l’embonpoint. Le tabagisme, l’excès de boissons alcoolisées ou la consommation d’une cuisine trop épicée peuvent aussi aggraver les choses.

Soyez vigilants. Si vous ne faites rien, cette acidité risque de provoquer une inflammation de la muqueuse de l’estomac ou de l’œsophage, c’est-à-dire une gastrite ou une oesophagite. Parlez-en à votre pharmacien, il vous conseillera un médicament antiacide approprié. Grâce à cela et en suivant ses recommandations d’hygiène alimentaire, les choses devraient rentrer dans l’ordre. Si ce n’était pas le cas dans un délai de 10 à 15 jours, vous devriez alors consulter votre médecin.


Des pesticides qui vous prennent la tête

Attention aux pesticides… Si vous vous exposez régulièrement à ces produits, vous risquez de développer la maladie de Parkinson. Selon un travail américain, l’incidence de la maladie serait augmentée de 70% chez ceux qui les manipulent.
En 1992, l’équipe du Pr Alberto Ascherio de la Harvard School of Public Health a travaillé sur une cohorte comptant plus de 143 000 personnes. Ces dernières ont été interrogées sur leurs activités professionnelles et leur exposition à différents produits. Dix ans plus tard, 413 participants avaient développé la maladie de Parkinson.

Selon les auteurs, « même une exposition régulière à de faibles doses de pesticides augmente le risque. » En France, l’enquête Phy’Attitude de la Mutualité sociale agricole (MSA) vise à évaluer et recenser les effets secondaires des produits phytosanitaires. Elle aussi conclut à la nocivité des pesticides. Chaque année plus d’un agriculteur sur cinq se plaint de troubles liés à l’utilisation de ces produits. D’où l’absolue nécessité de bien se protéger à l’aide d’une combinaison, d’un masque, de gants et de lunettes. Et d’en faire une utilisation aussi parcimonieuse que possible.


Des antipaludéens de second ordre sur le marché africain ?

Un labo canadien annonce son intention de commercialiser en Côte d’Ivoire le Malarex, « un médicament à base de plantes testé suivant le protocole de l’OMS ». Une assertion mensongère, puisque l’Organisation assure n’avoir jamais évalué ce produit !
Une réalité qui ne semble pas poser problème à Leonard Stella, le PDG du producteur canadien Millenia Hope. Lequel va même jusqu’à évoquer son souhait d’installer une section de production dans la zone franche de biotechnologies et des NTIC de la Côte d’Ivoire. Le tout semble-t-il, avec l’aide de l’Institut Pasteur ivoirien !

Or pas du tout. « L’Institut Pasteur a simplement été chargé par le ministère de la Santé (ivoirien) d’évaluer ce produit in vivo. A aucun moment il n’a été question d’installer une quelconque unité de production. C’est faux », nous a fait savoir Mireille Dosso, directrice de l’Institut Pasteur d’Abidjan, par l’intermédiaire de l’Institut à Paris.

Le Malarex, également présenté sous son matricule MMH 18, est un dérivé d’extraits bruts - racines et écorce - de la plante brésilienne Peschiera fuscsiaefolia. « Associé à l’artémisinine (le seul médicament aujourd’hui recommandé par l’OMS, mais toujours en association avec d’autres substances, n.d.l.r.), on a découvert qu’il avait un effet antipaludique », explique Leonard Stella.

Cependant, force est de constater que les preuves scientifiques de cet effet font défaut. En décembre 2002 déjà, The Scientist soulignait que le seul essai clinique connu avait été mené sur 30 patients... Plus préoccupant encore, ses conclusions n’ont jamais été rendues publiques ! Depuis lors, rien de nouveau n’a été publié.

Par ailleurs et contrairement aux dires de Leonard Stella l’OMS n’a pas évalué le Malarex. Bien au contraire, « il serait souhaitable que ce produit puisse être évalué selon la procédure de préqualification des médicaments de l’OMS », nous a-t-on précisé à Genève. La communauté scientifique internationale se pose en effet bien des questions quant à la qualité des études de toxicité et d’efficacité du Malarex. « Elles sont très insuffisantes et n’ont pas été publiées dans des revues scientifiques internationales » affirme encore notre interlocuteur au siège de l’OMS.

Côté homologation, le même flou prévaut. L’OMS est formelle, le « Malarex n’a pas été enregistré selon les normes internationales en vigueur pour les médicaments en vue de l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché ». Même son de cloche du côté du ministère de la Santé canadien : « Le Malarex ne figure pas dans notre base de données d’avis de conformité » assure Paul Duchesne, responsable de ces questions à Santé Canada.

Vendre des médicaments qui ne sont pas autorisés chez soi, il faut oser le faire…
Quant au Pr Albert Same-Ekobo, responsable du laboratoire de parasitologie du CHU de Yaoundé au Cameroun et présenté par Millenia Hope comme l’auteur d’un essai clinique sur le Malarex, il se démarque clairement du laboratoire. C’est même lui qui est à l’origine du retrait du Malarex au Cameroun... Un retrait qui ne sera effectif qu’à partir du 1er janvier 2007. Mais ce produit est toujours en vente dans 17 autres pays africains, parmi lesquels le Gabon, le Mali, la République centrafricaine, le Togo…

Prudence donc si vous devez vous traiter contre le palu. Evitez ce produit, qui n’est pas évalué et ne présente pas les garanties requises. Certains se demandent même si, au regard du droit international, il existe vraiment en tant que médicament. Voilà qui pose une fois de plus la question de savoir comment il est encore possible de commercialiser dans les pays en développement des médicaments qui ne sont même pas autorisés dans leur pays d’origine.

Rappelons que le seul traitement valide du paludisme repose sur l’artémisinine, associée à une autre substance dûment homologuée. C’est le seul moyen de guérir en évitant l’apparition de résistances.



Le palu, deux millions de morts par an !

Le paludisme, cette « fièvre des marais » aussi appelée malaria, est de loin la principale maladie parasitaire tropicale dans le monde. Une maladie qui à des degrés divers, sévit dans toutes les régions.

Au début des années 60, seulement 10% de la population mondiale y était exposé. Cette proportion atteint aujourd’hui 40%. Deux milliards quatre cents millions d’individus y sont confrontés, soit pratiquement la moitié de la population mondiale ! Depuis quelques années, la maladie se répand dans des zones dont elle était absente.

Le paludisme, c’est comme un serpent de mer. Il n’arrête pas de revenir à la surface. On estime entre 300 et 500 millions le nombre de cas annuels, avec 2 millions de morts. La majeure partie de ces cas sont malheureusement enregistrés en Afrique. Mais la maladie sévit aussi en Asie, en Amérique, et dans la région européenne dans le Caucase et en Asie centrale.

Trois mille enfants de moins de 5 ans en meurent chaque jour ! Dans ces cas dramatiques, la mort survient moins de 72 heures après l’apparition des premiers symptômes. Quant à ceux qui souffrent d’une forme chronique de la maladie, ils présentent en moyenne six accès palustres par an.

Les femmes enceintes courent, elles aussi, un risque majeur. Le paludisme peut provoquer une anémie grave, une fausse couche, un accouchement prématuré ou la naissance d'un enfant mort-né. Et même si la grossesse est menée à son terme, les enfants nés d'une mère infectée seront plus petits, plus faibles, plus vulnérables aux infections.


La guerre totale contre les aphtes

Noix, noisettes, fruits, tomates… Voici les alliés de l’aphte. L’hygiène bucco-dentaire ne suffit pas à s’en préserver. Bien au contraire. Car les aphtes sont parfois dus… à un dentifrice. Ce n’est pas grave, mais bien gênant. La plupart des dentifrices contiennent en effet du sulfate de sodium laurylé ou lauryl sulfate. Cette substance détergente est aussi irritante. Et elle a le don de favoriser les aphtes. Alors si vous éprouvez comme une inflammation après vous être brossé les dents, reportez-vous sur un autre dentifrice sans sulfate de sodium laurylé. Vous en trouverez en pharmacie.

Mais si votre pâte dentaire vous semble inoffensive, cherchez un autre coupable et traitez-vous ! Pour commencer, procédez à un brossage régulier de vos dents, ensuite faites des bains de bouche aux antiseptiques. Pour soulager les douleurs le pharmacien, ou le médecin si cela ne passe pas, pourra vous prescrire un gel anesthésiant, diablement efficace. Quoiqu’il en soit ne vous inquiétez pas, et si vos aphtes persistent allez consulter votre médecin.


Regard sur les crucifères

Chou vert, épinards, brocoli… Les légumes de la famille des crucifères, c’est sans modération ! A tel point d’ailleurs que selon un travail de l’INSERM, leur forte teneur en caroténoïdes aurait un effet protecteur contre les maladies oculaires liées à l’âge.
Telles la cataracte, le glaucome et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Soit les trois principales causes de cécité dans le monde ! Deux équipes INSERM de Montpellier et Bordeaux se sont intéressées à 2 600 personnes d’au moins 60 ans vivant à Sète. Chacune a subi un examen ophtalmologique et une prise de sang.

« Le risque de DMLA et de cataracte a été diminué respectivement de 93% et 47% chez les personnes ayant des niveaux élevés de zéaxanthine - un caroténoïde n.d.l.r. – par rapport aux autres sujets », affirment les auteurs. Bien entendu d’autres études seront nécessaires pour confirmer ces résultats. En attendant, vous reprendrez bien un peu de crucifères… ?
































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