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L'ADN des polygames
  Serge Bile revient sur les dernières polémiques sur l'immigration et juge qu'au lieu de se consacrer à des débats stériles sur le regroupement familial, les parlementaires auraient pu acquérir des livres forts utiles sur l'histoire de l'Afrique
Par Serge Bile
 
 
 

A l’heure où la France cherche à réduire ses dépenses publiques, il est surprenant que ses députés et sénateurs gaspillent l’argent des contribuables dans un interminable débat sur le regroupement familial, dont on connaissait, par avance, l’issue.

Car, que révèleront les tests ADN, qu’on ne sache déjà ? D’abord que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire », d’où son retard ; ensuite qu’il reste, même loin de sa base, un indécrottable « polygame », d’où les émeutes en banlieues ; enfin que la violence est « culturelle » chez les Noirs, d’où leur incapacité à s’intégrer ; sans oublier qu’il y a « trop de Blacks chez les Bleus », d’où leur défaite à la dernière coupe du monde de football !

S’ils s’étaient dispensés de ce débat, ces parlementaires auraient pu, avec les économies réalisées, enrichir la bibliothèque de l’assemblée nationale et du sénat, voire celle de la présidence de la république, de quelques ouvrages essentiels, pour les aider à combler leurs lacunes sur l’Afrique, dans la perspective des futures lois sur l’immigration qu’ils ne manqueront pas de voter à nouveau.

Ils auraient pu, ainsi, acquérir le récent livre de l’historien anglais Hugh Thomas, La Traite des Noirs, qui rappelle, opportunément, qu’au, Moyen-âge, donc bien avant l’esclavage et la colonisation qui l’ont affaiblie, « l’Afrique de l’ouest travaillait le fer et l’acier comme l’Europe au 13ème siècle avant l’utilisation de la force hydraulique », et que « la plupart des foyers africains avaient des couteaux, des épées, des haches et des houes de ce métal ». L’évidence même !


 
© herodote.net  

Ils auraient pu se procurer, également, les fameuses Descriptions de l'Afrique, du voyageur andalou Léon l’Africain, qui visita Tombouctou, en 1526, et s’enthousiasma pour cette cité florissante et moderne, traversée « par des canaux », servant à recevoir l’eau du fleuve Niger en cas de crue. Un tiers des 70 à 80.000 habitants de la ville était des étudiants « pleins d’ardeur pour la science et pour la vertu ».

Ils fréquentaient l’université de Sankoré, dont le niveau des enseignements n’avait rien à envier aux facultés de Cordoue, Damas, Grenade, ou du Caire, comme en témoigne la surprise d’un lettré arabe, arrivé de la Mecque pour occuper une chaire de droit. « Il se fixa à Tombouctou et trouva cette ville remplie d’une foule de jurisconsultes soudanais. Aussitôt qu’il s’aperçut que ceux-ci en savaient plus que lui en matière de droit, il partit pour Fez, s’y adonna à l’étude du droit, puis il revint se fixer de nouveau à Tombouctou ».

Faut-il, par ailleurs, rappeler, que L’Afrique noire connaissait, à cette époque, pas moins de… sept systèmes d’écritures qui, pour des raisons historiques, n’ont pas eu le développement de ceux des peuples asiatiques et européens : les écritures arako et nsibidi du Nigéria, giscandi du Kenya, ou encore mende de Sierra-Leone, pour ne citer qu’elles.

Faut-il, également, souligner, que c’est au Congo, que l’archéologue belge, Jean de Heinzelin de Braucourt, a découvert, en 1950, la plus ancienne calculette préhistorique, connue, aujourd’hui, sous le nom de bâton d’Ishango ? Il s’agit d’un petit os, datant de 20.000 ans av J.C., sur lequel figure une série de nombres, et qui prouve que les Africains maitrisaient les mathématiques bien avant tout le monde.

 
© itinerariafricani.net  

S’ils s’étaient dispensés de ce débat, ces parlementaires auraient pu, aussi, acheter et lire Voyages dans l’intérieur de l’Afrique de Mungo Park, cet aventurier écossais, qui sillonna le continent noir au XVIIIe siècle. Il a fourni de précieuses indications sur les connaissances médicales des « Nègres » qu’il rencontra, et qui se révélèrent « meilleurs chirurgiens que médecins », tant ils excellaient « dans le traitement des fractures et des dislocations », savaient guérir les fièvres, par des bains de vapeur, et soigner la cataracte.

La lecture de ces livres, et de quelques autres, montre bien que la période précoloniale fut, pour le continent noir, une période faste, marquée par un bouillonnement culturel, un développement économique et une stabilité politique, incarnés, notamment en Afrique de l’ouest, par trois grands empires, celui de Ghana, de Mali, et du Songhaï, qui égalaient, en puissance, leurs lointains voisins arabes et européens, avec lesquels ils entretenaient des relations suivies. Leurs monarques étaient, d’ailleurs, sur bien des plans, en avance sur leur temps :

- Soundiata Kéita fit adopter, au 13ème siècle, une charte des droits de l’homme et du citoyen, la fameuse charte de Kouroukan Fouga, dont l’article 16 stipulait, déjà, que « les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements ».
- Aboubekr II entreprit de traverser l’Atlantique et de rallier l’Amérique, bien avant Christophe Colomb, comme le rapporte l’auteur égyptien du 13ème siècle Al-Omary.
- Mohamed Aboubakr créa, dès le 16ème siècle, une armée de métier et un ministère de...l’intégration pour les étrangers, arabes et européens, qui venaient dans le pays.


Il y eut, justement, parmi ces étrangers, un voyageur français, du nom de René Caillié. En route pour Tombouctou, il fit une halte à Djenné, le 11 mars 1828, et découvrit, en même temps que l’hospitalité du lieu, l’histoire de cette île, dont le fondateur, le sultan Konboro, s’était converti à l’islam, au douzième siècle. Il avait, à cette occasion, demandé, expressément, aux oulémas, les docteurs de la loi, de prier Dieu d’accorder au moins deux choses à sa ville.

La première : « Que, celui qui, chassé de son pays par l’indigence et la misère, viendrait habiter cette ville, y trouvât en échange, grâce à Dieu, abondance et richesse, de façon qu’il oubliât son ancienne ». Et la seconde, encore plus étonnante : « Que la ville fut peuplée d’un nombre d’étrangers supérieur à celui de ses nationaux ».
Ce n’est pas aujourd’hui qu’on entendrait ça !!!








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L'ADN des polygames

Nombre de messages
:  7
Pages:  1  

 
fab ( 12/10/2007 11:33  à Amiens / France )

Plutot que de passer son temps à publier des posts que les concernés ne lisent pas pourquoi ne pas réfléchir réellement à la façon de se faire respecter??A la façon de faire reculer ces racistes qui nous insultent??Pourquoi jusqu'aujourd'hui on peut aisément s'attaquer"racistement"aux Noirs??Pourquoi jusqu'aujourd'hui les Noirs sont-ils vulnérables au racisme??A ces questions il est urgent de trouver une réponse et il est également urgent de réfléchir à celà!!Plutot que de répondre par des posts!!
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  Les concernés les lisent
panafricain ( 12/10/2007 12:11  à Paris / France )

Il y a des "concernés" qui lisent ce qui se poste ici, et il y en a plus qu'on ne le croit.

Par ailleurs, je ne comprends pas cette manie de toujours réagir négativement à la moindre initiative.

Donner son point de vue sur un sujet n'exclut pas de "réfléchir" à se faire respecter, et un des tes points sur lesquels tu devrais t"arrêter, si tu es serieux, c'est qu'il est facile d'être raciste envers les Noirs parcequ'on a des préjugés envers eux (continent pauvre sans histoire etc) et des articles comme celui-ci montrent justement que les préjugés sur l'Afrique n'ont pas lieu d'être.


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  La grande générosité du peuple noir fit sa perte
yuotam ( 14/10/2007 00:19  à Guebwiller / France )

Merci au frère serge, de ce merveilleur travail de grande recherche Historique

L' Africain ou l' homme noir est trop gentil a l'image du sultan « KONBORO », c'est pour cela que les autres peuples surtout la barbarie judéo - chrétienne nous a fait tant de mal, depuis 5 siècles, les blancs D'Afrique du sud chassés de l'Europe par l'indigence et la misère, on connaît la suite, « l' Apartheid »

Il y eut, justement, parmi ces étrangers, un voyageur français, du nom de René Caillé. En route pour Tombouctou, il fit une halte à Djenné, le 11 mars 1828, et découvrit, en même temps que l’hospitalité du lieu, était trop bonne q' on lui a déroulé le tapis rouge.

Les travaux de tous ces espions blancs Juifs et Chrétiennes, qu'on a accueilli, a bras ouvert, leur a permis de nous faire renier notre passé, nos héritages culturelles « du passé faisons table rase »; noircir ces ages obscurs et barbares d'autrefois, (ou ils n'étaient pas maîtres encore chez nous). Ridiculiser leurs traditions ancestrales, exemple discours raciste de «  SARKO » a DAKAR .

René Caillé, c'était le ver dans le fruit, le cheval de trois, chercher les points faibles de nos royaumes, avec leurs curés espions, leurs ethnologues, chercher les antagonismes entre les différentes tributs.

Attiser la haine revendicative, les dresser les uns contre les autres.

Semer la zizanie au sein des familles royales, diviser pour régner.

Quand nous aurons fait notre coup d'état, nous dirons aux peuples tout allait très mal pour vous; vous êtes tous exténués de souffrance, Protocoles des Sages de Sion, extraits, 1902.

La technique de la mise en place de la " RACE SUPERIEURE", LE SIONISME

( l' EMPIRE INVIBLE)

Deutéronome. "Moïse au peuple d'Israël. VI: Tu posséderas grandes et bonnes villes que tu n'as pas bâties, maisons pleines de toutes sortes de biens que tu n'as pas remplies, citernes que tu n'as pas creusées, vignes et oliviers que tu n'as pas plantés." Aujourd'hui on dirait, pétroles, diamants, or, ect, ect, que nos despotes mette a leur disposition par cupidité.

Aujourd'hui, leur mégalomanie conquérante ne connaît plus de limites:

«  Nous sommes le peuple élu de Dieu, et celui qui nous touche, touche à la prunelle à la prunelle de ses yeux »



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cherch ( 15/10/2007 13:30  à Paris / France )

Chapeau à Serge Bilé et aux auteurs des différents ouvrages auxquels il fait référence.
Je pense que si renaissance il doit y avoir en Afrique, cela passera forcément par un approfondissement (sinon un maitrise) de notre passé.
Entièrement d'accord avec Fab. et Panafricain. La seule chose qui importe est que chacun doit pouvoir émettre son point de vue afin de rélever le niveau du débat.
D'accord avec Fab., dans le sens où la restauration de la dignité, de la grandeur et du rôle de l'afrique (ou des africains) kémit partout dans le monde devrait primer...mais faudrait-il que les kémit eux mêmes soient les premiers bénéficiaires de cet enseignement. Pour être plus précis, je pense qu'un lavage de cerveau serait le bienvenu pour tout kémit. Nous savons tellement peu de choses sur nous-mêmes que nous ne cessons de repéter ce que l'on nous a inculqué depuis le berceau: à savoir la supprématie des leucos.
Egalement d'accord avec Panafricain. Toute initiative allant dans le sens de la restauration de la grandeur de la civilisation kémit devrait être encouragée: chaque kémit devrait ainsi avoir un rôle à jouer dans ce processus. Plus il y aura de personne conscientes des faits historiques avérés plus la transmission sera fluide...
Je n'étais personnellement pas au courant des éléments qui viennent d'être révélés par Serge Bilé, j'essaie pourtant de me renseigner un maximum sur notre histoire. C'est vous dire si le travail va être rude...
Dans tous les cas, c'est un réel plaisir de partager avec tous ceux qui se sentent concernés par lhistoire des kémit.

Bonne journée à tous.

ps: j'ai utilisé le terme kémit pour englober toutes les personnes liées de près(africains) ou de loin (antillais, ...) à lhistoire de l'afrique...
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  Le savoir c'est comme la racine du Baobab
retba ( 20/10/2007 11:19  à Neuilly-plaisance / France )

MERCI - MERCI - MERCI MONSIEUR BILE
MONSIEUR BILE J'AI SOIF DE SAVOIR - MES ENFANTS AURONT LE SAVOIR QUE VOUS ME DONNEZ EN CE MOMENT.
NON MES ANCÊTRES NE SONT PAS LES GAULOIS, MAIS BIEN LES AFRICAINS - ET MOI JE SUIS UN CARAÎBEEN D'AFRIQUE.
MERCI POUR VOS PRECIEUSES RECHERCHES QUI ONT DONNE "PAROLES D'ESCLAVAGES". entre autre
FAITES-NOUS ENCORE SAVOIR POUR ENCORE MIEUX NOUS DEFENDRE.
CAR LEURS ATTAQUES SE JUSTIFIENT DANS LEUR PERTINENCE A CROIRE QUE NOUS NE SAVONS PAS.
MERCI ENCORE MESSIEUR "GRIO BILE"
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  merçi serge
rosemond ( 20/10/2007 16:06  à Épinay-sur-seine / France )

les connaissances de l\'afrique, son savoir depuis la nuit des temps, je n\'en doute pas .je suis antillais preuve vivante que l\'afrique a laissé partir sa jeunesse contrainte ou forçée dans les cales des bateaux.500ans apres c\'est la meme chose pour ses ressources abandonnées au européens aux américain et maintenant aux chinois,tandis que sa jeunesse est encore en exode.reconnaisons une fois pour toute qu\'il y a un probleme que nous devons résoudre au plus vite sinon nous conaitrons le sort des indiens d\'amerique..disparus de la carte..
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  L'Afrique est-elle responsable de sa décadence ?
Helikinn ( 24/10/2007 03:46  à Dallas / United States )

Yuotam a écrit « L’Africain ou l’homme noir est trop gentil… », « Les travaux de tous ces espions blancs Juifs et Chrétiens, qu'on a accueilli, a bras ouverts… »

Tout d’abord, les civilisations évoluées d’Afrique pouvaient elles se permettre d’être « gentilles » à l’égard des Peuples du Nord ?

Certainement pas !

Les plus hauts responsables au sein des Royaumes ou Etats africains se devaient de protéger leurs sujets et leur civilisation des menaces très sérieuses d’invasion de peuples, certes prédateurs, mais non préparés à affronter un continent pour eux inhospitalier : climat excessivement chaud, humide, sec, virus et bactéries contre lesquels ils n’avaient aucune défenses naturelles, méconnaissance de la géographie africaine, de l’étendue du territoire et de ses dangers à l’égard des intrus (conditions climatiques hostiles et faune agressive).

A la place du terme « gentil », j’utiliserais les mots « naïveté», « inconscience », « aveuglement », « absence de désir de connaître l’AUTRE », « absence de méfiance », etc.

Ensuite, si des « espions » semblent avoir été capables de préparer le terrain aux envahisseurs, nous sommes en droit de nous poser la question suivante : pourquoi des espions ou explorateurs africains n’ont-ils pas été envoyés en Europe pour mieux connaître ses peuples, ses cultures, ses moyens technologiques dont elle disposait et peut-être mettre au jour ses intentions hégémoniques ?

En résumé, pourquoi nos frères africains de l’époque n’ont-ils pas utilisé tous les moyens à leur disposition pour protéger l’Afrique ? Vu sous cet angle, les responsabilités des « autorités » africaines sont grandes et les erreurs qu’elles ont commises accablantes.
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