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| Discours de Dakar et de Tanger : Les deux Afriques de Sarkozy
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Le discours de Nicolas Sarkozy à Tanger bien différent de celui de Dakar |
| Par Lefaso.net |
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Nicolas Sarkozy au Maroc
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elysee.fr/ M Klein |
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Le voyage que le président français, Nicolas Sarkozy, vient d’achever au Maroc incite à s’interroger sur l’idée que le locataire actuel de l’Elysée se fait de notre continent. A-t-il, sur ce point précis, opéré la rupture dont il s’est fait le chantre depuis sa campagne triomphante des élections présidentielles ?
On remarquera qu’en moins de six mois à la tête de l’Etat français, Nicolas Sarkozy aura foulé par quatre fois le sol du continent africain. Dès qu’il est entré en fonction, il s’était brièvement rendu en Algérie ; il y a eu ensuite les deux tournées : celle qui l’a conduit dans les pays du Maghreb, (Algérie, Tunisie et Lybie), et le voyage controversé qui l’a amené au Sénégal et au Gabon. Aujourd’hui, retour en Afrique, et, une fois encore, dans un pays du Maghreb. Quelle sollicitude pour le berceau de l’humanité ! Il est peut-être déjà temps de se risquer à un bilan : que ressort-il de cette apparente attention de Nicolas Sarkozy pour l’Afrique ?
En comparant justement ce qu’il a dit à Dakar et à Tanger, on peut tenter de se faire une idée sur la manière dont il comprend l’Afrique. Ce sont en effet deux discours importants prononcés dans des lieux solennels et symboliques : à Dakar, c’est l’université qui a servi de cadre, et Nicolas Sarkozy a donc parlé devant les élites présentes et futures du pays. Il s’est adressé à la jeunesse de l’Afrique ; à Tanger, il s’est exprimé au parlement, devant les dirigeants, et il s’est adressé aux Etats et aux peuples du pourtour méditerranéen. Ce sont donc deux discours prononcés pour marquer les esprits, faire date. On parle déjà de l’Appel de Tanger, comme de l’Appel de Brazzaville ! A chaque fois, la même posture historique, les références appuyées à l’histoire, le souci déclaré pour le développement concerté. |
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Le fameux discours de Nicolas Sarkozy à Dakar
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7sur7.be |
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Du discours de Dakar d’illustre mémoire, on retient généralement en Afrique les considérations irrévérencieuses sur le continent. Pour mémoire, le président français considère que les problèmes de l’Afrique ont pour racine le fait qu’elle est toujours demeurée hors de l’histoire, entendue comme mouvement continu qui conduit l’humanité d’innovations en innovations vers un état de satisfaction des besoins. De ce fait, les Africains ont un esprit routinier, répétitif, qui condamne à végéter dans la misère dans un monde malmené par un tourbillon de changements difficiles et rapides.
Dans ces conditions, les accusations que les Africains formulent contre l’esclavage, contre la colonisation, contre l’ordre mondial inique, tout cela traduit leur refus de regarder les choses en face avec un oeil autocritique. On n’a pas assez remarqué que l’esprit des propos tenus, en pleine Université Cheick Anta Diop, par le président français, consonnent d’une manière particulièrement harmonieuse avec un certain air du temps capté, il y a quelques années, par Stephen Smith dans son livre Négrologie.
Il semble qu’il y a un courant de pensée pour lequel, il faut que les Occidentaux soient sans complexes dans leurs rapports avec les Africains. Stephen Smith se demande pourquoi un homme politique occidental hésiterait, devant ses pairs africains, à parler de retard de l’Afrique alors que ce continent n’a inventé aucun moyen technique efficient. On peut considérer par conséquent que Nicolas Sarkozy opère une rupture ici ; alors que, par le passé, il y avait des discours assez convenus, il pratique le langage décomplexé. Mais il s’inscrit dans un courant de pensée qui, ces derniers temps, a décidé de relever la tête. |
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Nicolas Sarkozy et Mohammed VI
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elysee.fr/M Klein |
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Dans le discours de Tanger, l’Africain qui avait à l’esprit le discours dakarois du président français ne peut pas manquer de s’étonner du fait que des pays africains sont considérés comme des partenaires qui travaillent d’égal à égal avec des pays européens dans un projet d’Union politique économique et culturel dont il est dit que la mise en oeuvre sera un événement déterminant pour l’avenir de l’humanité. L’écart est saisissant : d’un côté, l’Afrique noire est exclue de l’histoire ; de l’autre, l’Afrique blanche et méditerranéenne est installée au coeur d’une histoire aux dimensions mondiales ! On pense irrésistiblement à la rengaine : j’aime mieux ma soeur que ma cousine, ma cousine que ma voisine, ma voisine qu’une inconnue.
Et justement, l’Afrique noire est l’inconnue, l’inconnue absolue, inconnue de l’histoire, inconnue du commerce mondial, inconnue des taux de croissance, inconnue de l’avenir (Stephen Smith écrit que le présent n’a pas d’avenir en Afrique) ! On dira ce qu’on voudra : qu’il s’agit d’une enflure rhétorique indispensable pour Nicolas Sarkozy qui veut vendre son projet ; qu’il s’efforce de mettre dans sa poche un souverain marocain que l’on sait affectueusement proche de son rival intime Jacques Chirac ; qu’il vend un lot de consolations au Maroc dont la candidature suggérée à l’union européenne ne peut pas prospérer, etc. Il n’empêche : les propos tenus à Dakar ne pouvaient pas être tenus à Tanger. Deux raisons à cette impossibilité : la fermeté de la réaction que de tels propos n’auraient pas manqué de provoquer dans les pays du Maghreb (en comparaison, la réaction des Africains manquent singulièrement de vigueur) et les souvenirs de l’antique grandeur du monde méditerranéen. |

La Grèce démocratique, la république romaine, Périclés, Alexandre, César, Auguste... des références sacrées de la civilisation occidentale ! Tunis et Carthage sont, autant qu’Athènes et Rome, des mots sonores dans la conscience historique de l’Occident. Ces noms sont liés à une histoire dans laquelle l’Afrique noire n’a pas de place. Il y a donc, dans la pensée sarkozienne, deux Afriques : celle dans laquelle l’Occident se reconnaît, et celle qui est rejetée dans une altérité absolue. Malgré ses discours sur la rupture, malgré ses airs décomplexés, Nicolas Sarkazy est un nostalgique de l’histoire, d’un passé que l’on pourrait penser révolu : celui d’une antiquité méditerranéenne dans laquelle une certaine partie de l’Afrique s’intègre à la rigueur !
Le Pays
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Discours de Dakar et de Tanger : Les deux Afriques de Sarkozy |
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Fille d'Afrique (
26/10/2007 14:57 ) |
C'est donc à nous, Africains d Afrique noire d en prendre ACTE. Une simple question de bon sens, une question de SURVIE. |
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lolo01 (
26/10/2007 15:30 ) |
Franchement quand on se comporte comme des bambins comme le font nos dictateurs, vous croyez qu'on vous respecte ? reflechissez un peu ? Les arabes ont obtenu de l'Occident le respect qu'ils méritent, voilà ! Y a pas à gloser ! |
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Que voulez-vous qu'il dise? |
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wildcat (
26/10/2007 20:02 ) |
Sarkozy continue la politique de Chirac envers le Maghreb surtout avec l'influence grandissante des USA. Le leader Maghrebins et le Leader Subsahariens sont différents. Le 1er se courbe à 45% et le Subsahariens à 75%. Resultat des courses leurs peuples respectifs souffrent et les arabes quand cela ne vas pas; ils sont connus pour ne pas avoir peur de la mort et n'hésite pas à la partager si ils sont humiliés. Chez nous, on préfère les insultes.Conclusion on préfère l'humiliation que le combat pour l'honneur. |
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Kareem Said (
27/10/2007 01:37 ) |
Euh WILDCAT je ne dirai pas que les dirigeants maghrébins se courbent à 45% devant les dirigeants occidentaux .
D'ailleurs je ne mettrai meme pas dans un meme sac BOUTEFLIKA , MOHAMED VI et BEN ALI car pour moi BOUTEFLIKA n'a rien à voir avec les 2 derniers .
Finalement je dirai qu'à l'heure actuelle BOUTEFLIKA est le dirigeant Africain qui fait le moins de courbettes à l'Elysée cependant que l'écrasante majorité des présidents d'Afrique francophone se prosternent devant SARKOZY ou se prosternaient devant leur papa Chirac .
L'Algérie a au moins le mérite d'avoir donné un président unique au Tiers-Monde : HOUARI BOUMEDIENNE . Le jour où un pays d'Afrique Noire Francophone aura un BOUMEDIENNE et derrière lui tout son peuple acquis à sa cause façon HUGO CHAVEZ ça fera TRES TRES MAL mais alors TRES TRES MAL sans compter l'effet domino sur les pays voisins .
Voilà où se situe la différence entre l'Algérie de BOUTEFLIKA ou le Vénézuéla d'HUGO CHAVEZ et le reste de l'Afrique francophone .
Les Algériens et Marocains font très peur à la France ce qui n'est pas du tout le cas des Africains subsahariens .
Déjà qu'en France les Marocains et Algériens arrivent sans trop de difficulté à se faire respecter ( là je parle de dignité ne me parlez pas de discrimination à l'embauche ou au logement on connait tous la capacité des Marocains et Algériens de France à se mobiliser ) que dire au Maroc et en Algérie .
Ce n'est certainement pas au Maroc ou à l'Université BOUMEDIENNE ( meme si elle n'existe pas ) en Algérie que SARKOZY va tenir le discours qu'il a osé tenir à l'Université Cheikh Anta Diop à Dakar . Faut pas déconner c'est quand meme les Maghrébins rien à voir avec les Africains Subsahariens .
A ce sujet j'ai vu Cheikh Anta Diop en songe la nuit dernière il m'a demandé de l'exhumer et d'aller l'enterrer dans un autre pays où il serait plus digne pour lui de se reposer ( en Algérie peut etre , au Burkina je sais pas j'y réfléchirai plus sérieusement tout à l'heure ) parce que le Sénégal là le Cheikh m'a dit qu'il en avait HONTE lol !!!! |
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