Grioo.com   Grioo Pour Elle       Village   TV   Musique Forums   Agenda   Blogs  
   Mardi 2 Décembre 2008 RECHERCHER : Sur Grioo.com  Sur Google 
 Accueil  Rubriques  Archives  News pays     Contact   Qui sommes-nous ?     

   

AccueilRubriquesArticleRéaction
 
 
"Cesaire et Nous", interview de Tshitenge Lubabu
  Une interview autour de ce livre hommage à Aimé Césaire
Par Paul Yange
 
 
"Cesaire et Nous" de Tshitenge Lubabu
© Ph.Bourgade/Saligna
 

Comment vous est venue l’idée de consacrer un livre à Aimé Césaire ?

En juin 2003, Césaire a eu 90 ans. Il y a eu un hommage de l’Afrique à Cesaire qui s’est déroulé à Bamako et nous nous sommes dit qu'après cet hommage, il fallait aller au delà de la parole et sensibiliser certaines personnes, celles qui étaient à Bamako et d'autres qui n'y étaient pas pour leur demander dans quelle mesure elles pouvaient produire un texte sur l’œuvre ou sur le parcours d’Aime Césaire. Tout le monde n’a pas répondu favorablement à notre demande. Ceux qui ont répondu favorablement nous ont permis de sortir cet ouvrage consacré dans notre optique à une rencontre entre l'Afrique et les Caraïbes autour de ce personnage fondateur qu'est Aime Césaire.

Dans le livre, diverses personnalités (Elikia Mbokolo, Joseph Ki Zerbo, Euzhan Palcy, Cheikh Hamidou Kane...etc) d’horizon assez divers parlent d’Aimé Césaire. Comment les avez vous choisies ?

Nous avons choisi ces personnalités en fonction d'un lien proche ou lointain qu’elles ont avec Césaire. Certains ont été influencés par son œuvre en tant que lecteur, en tant que militant. D’autres l’ont connu plus intimement. C’est la cas par exemple d'Euzhan Palcy qui l'a fréquenté pendant des années et qui nous révèle d’autres facettes de Césaire, un Césaire humain, généreux, ouvert à la culture des autres, amoureux de la cuisine asiatique par exemple. Quand elle voulait réaliser son film "Rue Cases Nègres", il lui manquait de l'argent et c'est Césaire qui a pu convaincre la mairie de Fort de France de débloquer cet argent pour lui permettre de faire le film.
D'autres personnalités ont été inspirées par Césaire comme le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako qui raconte comment il a découvert l’oeuvre de Césaire et comment il a décidé de faire un film dans lequel Césaire est présent au travers d'une citation de "Cahier d’un retour au pays natal". Il y a de gens qui l'ont connu comme Cheikh Hamidou Kane qui l'a fréquenté dans les années 50-60 qui rappelle que s’il est longtemps resté l'homme d'un seul livre, "l'aventure ambiguë", ce n'est pas parcequ’il n'avait pas de texte à proposer, mais parcequ'il avait un texte qu'il avait fait lire à Césaire qui lui avait dit qu'étant donné que Senghor était encore président, il ne fallait pas le publier. Il y a diverses personnalités qui ont tenu à lui rendre hommage, sans complaisance, mais à la dimension du grand écrivain qu'il est.


 
Joseph Ki-Zerbo jette un regard critique sur le mouvement de la Négritude
 

Justement, on constate que le livre est un livre hommage, mais qu'il y a en même temps un regard critique par exemple quand Joseph Ki-Zerbo trouve qu'il y a des contradictions dans le mouvement de la Négritude...

A une époque donnée, certaines personnes ont été exclues de l’humanité simplement parcequ'elles étaient noires. En 2004, on peut dire que la Négritude est une notion dépassé, mais quand on constate qu’aujourd’hui le Noir en France ou ailleurs est toujours considéré comme un sous-homme, et victime de discrimination, notamment dans le domaine de l’emploi, on peut penser que tant qu'il y aura des Noirs, il y aura des problèmes. Quand le Noir se révolte, quand Césaire et les autres disent "vous mentez je suis un homme comme vous sauf que nous avons eu un parcours historique différent. Aujourd’hui c’est vous le plus fort, mais cela ne veut pas dire que je suis un sous homme". On leur dit "c’est du racisme anti-raciste". Or ils n'ont cherché qu'à se battre contre l'exclusion dont ils étaient victimes et qui perdure jusqu'à nos jours. Ki-Zerbo soulève le problème de la pertinence et de la permanence de la critique en 2003/2004.

Pour lui les Noirs pour des raisons historiques précises sont exploités dans le cadre de l’économie mondiale, évidemment il y a aussi des Noirs qui exploitent d'autres Noirs, mais la Négritude est valable car elle nous permet de voir d'où nous venons, d'aller de l'avant en lui associant autre chose, c'est à dire le développement, le progrès matériel, social, etc. Nous sommes Noirs, mais nous ne devons pas nous enfermer dans la Négritude, plutôt nous adapter au monde moderne et nous battre pour nous retrouver en position de force si possible face aux autres.

Même si comme le souligne Ki-Zerbo la Négritude n'a pas d'équivalent dans les langues africaines, même si elle n'a pas marqué les esprits dans l'espace anglophone ( ce qui est un peu discutable car ce que Kwame Nkrumah et les autres ont fait était une forme de négritude)...Wole Soyinka a pu dire à un moment "le tigre ne crie pas sa tigritude, il saute sur sa proie et la dévore". Mais le tigre qui agit par instinct ne se pose pas les questions que se pose le Noir. Il n'est là que pour survivre. Le Noir a été exclu et a dit non, "je suis un homme comme vous". C'est cela la base de la Négritude.


 
La cinéaste Euzhan Palcy a bénéficié de l'aide d'Aimé Césaire pour la réalisation de "Rue Cases Nègres"
 

Elikia Mbokolo souligne lui que la génération des Césaire a pu opérer une rencontre entre l'Afrique et les Amériques, mais que de nos jours ce lien s'est distendu. C'est paradoxal à une époque où il y a plus de moyens de communication que jamais...

A l’époque de Senghor et de Damas, il y avait une véritable vie intellectuelle, les gens réfléchissaient à leur condition de Noir, d’antillais, de guyanais...etc Ils étaient respectés par leurs homologues. Aujourd'hui ce n'est pas la cas, les Antillais sont aux Antilles, contestent la notion de négritude en mettant en avant celle de Créolité, en disant nous ne sommes ni africains, ni européens, ni américains, mais créoles, en voulant dire à Césaire qu'il en a trop dit ou trop fait à propos de l'Afrique. Il y a une rupture. Césaire leur répond, mes chers amis, avant qu'on soit créole, il y a eu l'Afrique. S'il n'y avait pas eu l'Afrique, il n'y aurait pas eu cette créolité. Il y a malgré tout des échanges (le phénomène Kassav, Jacob Desvarieux qui fait un CD avec Passi...etc) il faudrait qu'il y ait d'autres échanges, scientifiques, commerciaux...

Je me rappelle que lorsque j'étais étudiant dans mon pays le Zaïre, quand je suis entré à l’école secondaire, les professeurs que j’ai eu à l’époque étaient haïtiens, envoyés par l'Unesco pour former les jeunes de mon pays car il n'y avait pas de cadres professeurs formés dans mon pays dans les années 60. Quand on parle de problèmes d’enseignement en Afrique, pourquoi des Guadeloupéens, des Haïtiens, des Martiniquais bien formés ne viendraient pas travailler en Afrique ? c’est cela la solidarité. Quand on parle des problèmes en Haïti, pourquoi des africains bien formés n’iraient pas donner un coup de main aux Haïtiens ? Pourquoi n’y aurait-il pas une reprise de cette vie culturelle des années 30, 40, 50 comme avec les Senghor, Damas, Alioune Diop...etc Il y a comme une démission. Les gens ne veulent pas se prendre en charge, ils laissent les autres penser à leur place. Il ne faut pas simplement être consommateur de la vision que les autres ont de nous. Nous avons souhaité que cet ouvrage donne un coup de fouet aux uns et aux autres pour une entraide mutuelle car de part et d'autre de l'Atlantique, il y a beaucoup de talent qui existe et de gens intelligents qui doivent faire des choses ensemble pour que nous soyons plus solidaire.


 
Aimé Cesaire en 2001
© susan wilcox
 

Qu’est ce qui peut intéresser dans l’œuvre de Césaire des jeunes en Afrique et aux Antilles ?

Le parcours de Césaire. Quand il a quitté la Martinique, il était un homme complexé, souffrant du préjugé de couleur qui ne voyait la beauté que chez l'autre, c'est à dire le Blanc. Césaire quand il arrive en France découvre qu'en tant que Noir, il a eu un passé, que l'histoire de l'Afrique n'est pas une page blanche, ce qui lui permet de relever le front et de s'affirmer comme un homme à part entière par rapport aux autres. Aujourd'hui les jeunes africains, qui n’ont pas connu la colonisation comme les Senghor, Césaire, nos parents...etc s’en sont ils désaliénés pour autant ? je ne pense pas. Un exemple simple : en Afrique encore aujourd'hui, quels sont les critères de beauté ? Quand on regarde la plupart des femmes africaines, beaucoup veulent avoir la peau claire. C'est une preuve d’aliénation de ne pas nous accepter tels que nous sommes. Si on relit très bien Césaire, on comprendra que c'est quelqu'un qui nous permet de nous accepter tels que nous sommes avec nos faiblesses et nos points forts, en restant ouverts à toutes les cultures, de nous désaliéner culturellement et mentalement. Si on est complexé par rapport aux autres, comment peut-on avancer ? surtout si on ne fait que consommer ce qui est produit par les autres. Il y a un travail de découverte de l'oeuvre de Cesaire à faire, que ce soit sa poésie, que ce soit son théâtre ou ses essais suivi d'un travail de désaliénation mentale afin de pouvoir s'assumer en tant qu'homme.

A l’occasion du 90ème anniversaire de Césaire, Jacques Chirac a rendu hommage à Aimé Césaire. Pourtant, on a l'impression que Césaire est plus reconnu en Afrique et aux Antilles qu'en France métropolitaine, alors qu'il est un géant de la littérature francophone...Comment expliquez-vous cela ?

C'est un grand écrivain qui malheureusement en France n'apparaît qu'épisodiquement dans les programmes scolaires. Césaire n'est pas n'importe qui. C'est un homme de conviction, ce n'est pas un démagogue contrairement à la plupart des hommes politiques. Quand dans les années 40-50, il s'est agi d'associer des intellectuels et les élites d'outre mer à la vie politique française, Césaire est devenu député et a mené un certain combat contre le système colonial. Il est devenu membre du parti communiste qu'il pensait être le seul à même de réaliser le combat auquel il croyait c'est à dire la libération des peuples colonisés. Quand il s’est rendu compte que le parti communiste se servait des colonisés pour ses propres intérêts et non pour les accompagner dans leur combat, il a démissionné avec fracas en adressant une lettre à Maurice Thorez qui en était le patron. C'est la marque d'une grandeur rare.


 
Edouard Glissant a t-il dit "trop de mal" de la France pour être admis à l'académie française ?
© arts.uwa.edu.au
 

Quand il choisit non pas d'être le relais à la Martinique d'un parti, en l'occurrence le parti socialiste, mais de créer à la Martinique un parti local, les autres trouvent qu'il est arrogant. Que quelqu’un comme lui qui est marxiste puisse se libérer de la tutelle putative du parti métropolitain, c'ést trop. Quand il décide de choisir pour la Martinique la départementalisation au lieu de l'assimilation alors qu'on voulait voir les Martiniquais s'assimiler au moule républicain, on trouve qu'il exagère. Quand il reprend à son compte le mot nègre utilisé jusqu'alors comme terme de mépris en disant qu'il l’assume et qu'il développe le courant de la Négritude, on dit qu'il est raciste.

On comprend que dans ces conditions, il ne puisse être considéré à sa juste valeur par certains français de métropole qui auraient préférés voir un béni oui-oui à la place d'un homme de conviction. J'en profite pour raconter une anecdote révélatrice : récemment il était question que son compatriote Edouard Glissant soit candidat à l'académie française. Les membres de l'académie française ont dit dans leur majorité qu'Edouard Glissant ne pouvait pas entrer à l'Académie française parce qu’il avait passé toute sa vie à dire du mal de la France ! Césaire est à classer dans la catégorie de ceux qui selon les Européocentristes ont dit du mal de la France.


Cesaire et Nous, Cauris Edition, Janvier 2004, textes réunis par Tshitenge Lubabu Muitubile K




 Publicité 
 
Ecrire une réaction

"Cesaire et Nous", interview de Tshitenge Lubabu

Nombre de messages
:  20
Pages:  1  

 
( 05/04/2004 23:27 )

se revendiquer antillais americains etc etc avant d etre africain n est pas anti africain..c est comme dire les blancs qui se disent americains,australiens,new zelandais avant etre europeens sont anti europeens ne tombez pas dans le piege de faire des noirs en dehors de l afrique des imigres eternels
Ecrire une réaction
  rectification !!
malcom ( 06/04/2004 08:19 )

l'auteur n'a pas dit que ce qui etait en dehors de l'afrique n'etait plus africains mais que certain antillais ne se considère pas africain et que pour eux il n'ont rien a voir avec l'afrique, etant moi-même africains je pense en ce qui concerne les antillais, que j'accepte qu'il soit creole et je ne nie pas le devellopement de leur culture, mais il faut aussi qu'il accepte qu'il n'ont pas debarqué au antilles comme par enchantement, il y avait un point de depart...et c'est l'afrique !!!!

merci
Ecrire une réaction
 
( 06/04/2004 10:33 )

quant un antillais dit kil n est pas africain il ne parle pas d un point de vue originelle...a voir l insistence de certain de vouloir voir tous les noirs en afrique c est si penible que ca d etre soit meme africain simplement parcque l on y ai ne ...parfois il ne suffit pas d avoir la meme couleur de peau pour se ressembler ,nous avons des realites commun et d autre pas ON NOU A ATTACHER LES PIEDS POUR FAIRE DE NOUS DES DESCENDANTS D ESCLAVES JUSQU A LA FIN DES TEMPS..IL NE FAUDRAIT PAS LEUR OFFRIR AUSSI NOS CERVEAUX EN PATURE.C EST UNE AMBITION MESSIEURS DE SE REVENDIQUER LA OU L ON SE TROUVENT DEPUIS BIENTOT 5 SIECLES ET NON UN RENIEMENT DE L AFRIQUE
Ecrire une réaction
  Destins Etroitement Lies
Marcus ( 06/04/2004 14:13 )

Vouloir se dissocier de cette Afrique qui coule, c'est une erreur grave. De Port-Au-Prince a Bamako, de Kingston a Atlanta, les populations noirs a travers le monde ne prospereront jamais tant que l'Afrique connait la misere. Politiquement, economiquement ce sera impossible. Il y aura quelques reussites individuelles, mais pas plus.

Chapeau a Mr. Cesaire.
Ecrire une réaction
  matnik
( 06/04/2004 16:17 )

cela ne veut rien dire conccretement mon cher marcus c est a chaque pays africain de faire le nessessaire economique pour releve le continent VOUS AVEZ DES REALITES BIEN A VOUS ET AUSSI BEAUCOUP DE RICHESSE bien entendu cela n empeche pas la cooperation
Ecrire une réaction
  A matnik
Marcus ( 07/04/2004 02:38 )

C'est clair que c'est d'abord aux africains qu'il revient de tirer leur continent de la misere. Mais j'insiste qu'une Afrique prospere pourrait avoir un impact considerable sur la situation des peuples noirs de la diaspora.

Sur le plan economique, je peux te donner des arguments dans ce sens. L'une des raisons pour lesquelles les peuples noirs de la diaspora ne sont pas du tout influents dans leur sphere, c'est leur faible pouvoir financier. Que ce soit en Martinique, Jamaique, US et j'en passe c'est la meme chose. Ces noirs n'ayant pas accumules des capitaux au fil des ans sont tres souvent des citoyens de deuxieme classe. Contrairement a l'Afrique qui a defaut de capitaux liquides regorgent d'enormes ressources, ces noirs ne disposent de rien du tout. Une forte cooperation ainsi qu'un engagement pour la cause africaine peut leur profiter a long-terme. Le African-African American Summit, qui se tient tous les 2 ans, est l'un des exemples d'une telle cooperation. Plusieurs entrepreneurs noirs americains entre autres profitent de ces liens etroits avec le continent et l'Afrique trouve de nouvelles voix par leur intermediaire.

C'est aussi evident que la perception des noirs a travers le monde, avec l'impact qu'elle a dans plusieurs domaines, est liee a ce qui se passe sur le continent.

Alors, cher matnik, c'est facile de penser que le combat que nos freres antillais, par exemple, menent en France n'a rien a voir avec la misere de l'Afrique. Je crois que c'est ce leurrer. Dans les annees 60s, les blancs ont voulu dissocier le combat pour les independences a celui pour les droits civiques afin d'eviter une mobilisation de part et d'autres de l'atlantique. Des intellectuels a l'instar de WEB Du Bois ont decrie ces tactiques.

Au dela de la simple solidarite raciale, une forte collaboration nous profitera tous. C'est pour cela que bien qu'etant africain, je ne suis pas insensible aux miseres des noirs americains, antillais, haitiens...Pour moi ils sont de potentiels allies (lobbyste, entrepreneurs, intellectuels,..) dans le combat que mene l'Afrique.
Ecrire une réaction
  A MARCUS
( 07/04/2004 09:45 )

tres cher ami je n ai pas parle de misere mais de realite identitaire cette manie que vous a vez de faire comme les blancsmalintentionnes de ne voir que des noirs misereux....ce nest pas a la diaspora de faire du bien de l afrique mais bien le contraire et bien entendu je repete que la cooperation ne peut mener le combat economique pour ce gros continent a votre place...sachiez aussi que ceux qui font le plus pour le sida en afrique c bien les americains noirs... les noirs du monde entier ne pourrons jamais rien faire contre l immobilisme africain si c leur choix on ne peut compter sur vous en rien UN EXEMPLE N IMPORTE KEL TROU DU ...BLANC AMERICAIN FAIT UN FILM NAZE KI NE MARCHE MEME PAS AUX STATES ET BIEN IL EST KAN MEME SUR DE SE RAMASSER QUELQUES EUROS EN EUROPE c aussi ca la solidarite mon frere LES DESCENDANTS D ESCLAVES ONT MENES DE GRAND COMBAT POUR RETROUVER LEUR DIGNITE A CAUSE D UNE AFRIQUE KI 500 ANS PLUTARD TOUJOURS IMCAPABLE DE SE FAIRE RESPECTER...ARRETEZ DE JOUER AVEC LES MOTS ...AFRIK DOUBOUTT C DU CREOLE MON FRERE..CE N EST PAS QUE NOUS N AIMONS PAS L AFRIQUE NOU LUI EN VOULON SIMPLEMEN DE TOUJOURS COURBE L ECHINE JE NE PARLE PAS ICI DE FAIBLESSE ECONO MAIS DE FIERTE
Ecrire une réaction
  Grand merci àT. Lubabu...et à GRIOO.COM
Gbess ( 07/04/2004 10:37 )

C'est mentalement réconfortant de voir des consciences éveillées débattre autour d'un meme sujet: L'Afrique. Mes amis, d'apres vos posts,vous etes tres interessants parceque vous exprimez tous votre amour de l' Afrique, votre souci de son avenir...qui, consciemment ou insciemment est le votre. Je vous sais capables de depasser les clivages que peuvent engendrer les conceptions de vos differentes tactiques, et ainsi faire la nique aux experts du "diviser pour mieux règner". Encore merci, votre combat est le mien. J'aimerais dire ici aux Africains, aux Africains Créoles ou Caraibéens(lire un article sur la créolité en question dans AFRICAMAAT.COM), aux Africains Américains...que nos ainés d'Afrique, des Caraibes, d'Amérique...ont fait un boulot monstre pour nous redonner une fierté, une identité commune, pour réveiller nos consciences, pour nous ouvrir les yeux(comme on dit chez moi). Sachons utiliser au mieux ces passerelles vers le mieux être, ne pas decevoir nos aînés en persistant dans des sous divisions dépassées, en nous respectant nous meme et mutuellement.
Merci et respect pour nos aînés penseurs de notre unité et à T. Lubabu pour son livre.
"Tell the children the truth..."
BOB MARLEY
Ecrire une réaction
  A Marcus
( 07/04/2004 19:02 )

Cher ami, a vous lire, je ne peux point douter de l'amour que vous avez pour la terre mere. Je veux tout simplement nous voir depasser les les multiples clivages (lingustiques, geographiques, etc...) pour realiser qu'on partage un destin commun. Je suis sur que vous et moi sommes tres loin d'etres consideres comme des misereux , et nous ne sommes pas des exceptions, mais ne perdont pas de vue les masses. Pour cette raison, je peux affirmer que nous les noirs vivons dans la misere.

Je n'ai pas non plus l'intention de soustraire l'Afrique et les africains a leur reponsabilites. Aujourdhui, nous commemorons le genocide rwandais. Beaucoup ont vite fait de montrer du doigt la communaute internationale (les blancs) pour n'etre pas intervenue. Certes elle aurait pu permettre d'eviter cette catastrophe, mais ce ne sont pas les blancs qui couraient dans les vilages avec des machettes pour massacrer les rwandais. Alors, je partage ta frustration pour l'immobilisme et pire le recul de l'Afrique.

La dimension des problemes auxquels nous sommes confrontes ne permet pas une analyse myope. C'est un peu comme ces minuscules pays qui font des efforts pour attirer des investissements mais ne reussissent pas tout simplement a cause de la petite taille de leur marche. Ensemble nous pouvons realiser beaucoup plus.

Je vous souhaite beaucoup de reussite ou que soyez.

Peace
Ecrire une réaction
  A Matnik
( 07/04/2004 19:04 )

Precedent message adresse a Matnik de Marcus.
Ecrire une réaction
 
( 07/04/2004 21:58 )

philosophiquement ,ideologiquement,historiquement ,traditionnellement etc etc l afrique est defendu, supporte ,par toute sa diaspora... les pays africains sont quant meme independants...vous n arretez pas de donner des droits d ingerence au pays europeens et apres vous etes surpris de vous faire enc....que venez vous foutre a marcoussis...aucun pays africain n est digne de recevoir cette reunion de maniere objective?ce serait a la diaspora eparpiller de faire quelque chose vous croyez ?...VOYEZ VOUS C EST CA LE VRAI PROBLEME DE CE CONTINENT AUJOURD HUi !
Ecrire une réaction
  MAIS ARRETEZ ENFIN
AFRIK FIER qui n a que faire des autres blacks ( 08/04/2004 16:29 )

moi jen ai rien a foutre des antillais, des noirs americains etc, chacun son destin aujourdhui. que celui qui veuille faire les affaires avec moi soit jaune je m en tape tant que j y trouve un interet personnel ou collectif...alors mes freres africains qui passez votre temps a tout quemander, aujourdhui vous dites que vous ne pouvez rien sans la diaspora, et puis quoi encore, comme dirait ma grand mère eh bilim bi...au boulot et foutez vous des antillais comme ils se foutent de vous, qu avez vous a leur envier bordel...moi je vous le dis RIEN
Ecrire une réaction
  AFRIK FIER - Fierte et peut-etre naivete?
Marcus ( 08/04/2004 20:12 )

Le malheur de l'Afrique c'est de n'avoir que des leaders aux 2 extremes. Soit ils sont totalement corrompus, soit ils sont idealistes et se font buter avant que leur idees ne prennent racines. J'ai peur que vous n'apparteniez au 2 eme groupe. Je ne crois pas que les problemes auxquels nous sommes confrontes necessitent tout simplement que les africains se levent et passent 24h au boulot. Et meme je refuse de gober l'argument de la paresse des africains. Paresse peut-etre de "l'elite", mais si vous allez dans nos campagnes, dans nos marches vous rencontrerez des gens qui bossent a longueur de journee malgre des conditions extremement difficiles. Ils sont la "majorite". Les enfants qui s'aglutinent sous des lampadaires en depit du froid et des moustiques. Meme a l'etranger ( je suis sur que vous en faites partie) vous trouverez beaucoup qui travaille tres dur.
Mais helas, il faut plus que cette sueur. Rechercher a renforcer la cooperation, ce n'est pas quemander, cher ami. La preuve, vous mentionnez votre disponibilite a travailler avec des jaunes. Tres bien. Je crois tout simplement que les noirs de la diaspora peuvent jouer un role plus important. Leur analyse est moins affectees des prejuges dont souffre notre race. Je crois que de plus en plus d'intellectuels noirs le comprennent. Un exemple de cooperation est l'AGOA (Africa Growth Opportunity Act) qui permet a certains pays africains de beneficier d'exemptions des tarifs douaniers sur certains de leurs produits. Le lobby noir au congres (black caucus) a joue un role considerable pour que cette loi soit votee. En contrepartie divers entrepreneurs noir americains en profitent soit en etant consultants ou partenaires d' exportateurs africains. Malgre certaines difficultes, Colin Powell essaie de jouer le role de l'avocat de l'Afrique aupres de l'administration Bush.

La cooperation est une necessite. Elle n'est pas synonyme de mendicite.

A+
Ecrire une réaction
 
( 08/04/2004 21:53 )

TU DIS TOUT ET SON CONTRAIRE ...TU CITE TOI MEME LES DIFFERENTS MEMBRES DE LA DIAS PORA QUI OEUVRE POUR L AFRIQUE DONC LA SOLIDARITE EXISTE ...SACHES QUE JE SUIS QUANT MEME D ACCORD AVEC TES IDEES MISTER MARCUS
Ecrire une réaction
  colin what
afrik fier ( 09/04/2004 00:25 )

COLIN powell et condoleeza ne jouent aucun role pour l afrique...il n ya pas plus américains que ces 2 suivEUX de bush...ces noirs de la diaspora dont vous parlez avec autant d affection vous montreront bientot quils n ont que faire de l afrique et que leur interet premier est de faire fructifier leurs affaires et défendre les interets de leurs pays point comme n importe qui qui a une cervelle sur cette terre...mais bon vous aimez les combats des années 60 et vous vous plaisez à répeter des slogans pendant ce temps le monde avance...et vous parlez et revez d un monde uni deriere la couleur...bref chacun ses combats...

les antillais ne peuvent en rien nous aider, leur intéret aavec la france est alimentaire, cest trop ancré au fond de leur cervelle pour chercher a les tourne vers l afrique...les afro americains de plus en plus pensent au devenir de leurs enfants qui ne se fera pas ailleurs qu aux usas alors...pourqquoi vont ils deendre l interet des africains...le salut de l afrique viendra des africains et de leur volonté et je dis bien leur simple volonté de changer les choses...et je parle du peuple... nous avons trop peur de mourir pour nous sortir de là...et on croise les doigts ou on discute des heures pour se rassurer comme si ceux qui nous sortiront de là tomberont du ciel...pfff
Ecrire une réaction
 
( 09/04/2004 09:30 )

comment ca alimentaire permettez vous au noir de bien vivre en dedans comme en dehors de l afrque et de faire parti des societes ki avance en etant parti prenante...comment pouvez imaginer une seule seconde que des peuples installes 500ans quelques part sur cette planete ne puisses pas revendiker cet identite la en priorite ..si chacun travaille bien la ou il se trouve sur cette petite planete les vaches devais etre bien gardes...les antillais eux n ont rien demander a la france...vous voulez me faire croire que pres d un milliard d africain attendraient sur, a peine dix millions d antillais pour s en sortir
Ecrire une réaction
  Bien cibler le probleme
MALCOLM ( 13/04/2004 06:25 )

Chers freres
Les pays Africains qui ont ete colonisés par les anglais n'ont pas les memes problemes que ceux qui ont ete colonisés par les français
La france ne nous a jamais apprit a etre autonome (que ce soit les Africains ou les Antillais)
Le vrai probleme n'est pas que les Antillais n'ont rien a foutre des Africains ou vice versa ( et la,je pense a notre frere Afrik fier)
Le seul et reel probleme qui s'oppose aux Noirs est l'argent
Nous etions riches mais on s'est voler nos richesses
Arretons de nous en prendre a nous meme,ciblons l'ennemi

BLACK POWER
Ecrire une réaction
  QUEL TAS DE CONNERIE MALCON
( 13/04/2004 21:25 )

IL FAUDRAIT QUE L ON T APRENNE A ETRE AUTONOME EN DECRET DE CROIS
Ecrire une réaction
  Pas tout mélanger. Cicéron c'est Poincaré.
Apoupou ( 29/07/2004 05:24 )


Les gens qui en outre-mer luttent pour le progrès de leur peuple et l'émancipation des consciences ne sont pas d'une race-bloc, mais de toutes origines raciales, de même qu'il y a des aphrodisaques pur teint qui se croient totalement européens, et c'est, hélas? aussi leur droit. La planète étant ronde il faut carrément dépasser le complexe-contexte de race. Et si la réincarnation est vraie, il se pourrait que les noirs d'aujourd'hui sont les blancs d'autre fois. Mais c'ent un autre problème.
Apoupou.
Ecrire une réaction
 
lilian ( 23/08/2004 17:27 )

eh bien mes amis, nous avons encore du boulot devant nous... je NOUS souhaite beaucoup de patience et de sagesse quelque soit notre origine.
Ecrire une réaction

Nombre de messages
:  20
Pages:  1  
   
 
 
Partenaires: Rap et RNB sur Rap2k | Le Faso.net
Le site des femmes noires et métissées | Grioo Village | English version