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Jean-Claude Bassien, directeur général délégué de Crédit Agricole Indosuez Cheuvreux
  Après une maîtrise de droit et Sciences Po, Jean-Claude Bassien est le directeur général délégué de Crédit Agricole Indosuez Cheuvreux, société de bourse européenne du groupe Crédit Agricole
Par Paul Yange
 
 
Jean-Claude Bassien
 

Vous êtes originaires des Antilles. Y avez-vous vécu ou avez vous
toujours vécu en métropole ?


Je suis né en Guadeloupe en 1963 et j'y ai vécu 10 ans. J'ai fait une partie de ma scolarité primaire en Guadeloupe. Ensuite ma famille m'a envoyé en France métropolitaine poursuivre mes études car elle trouvait que c'était trop facile pour moi (j'avais un an d’avance). J'ai obtenu une maîtrise de droit à Sceaux, puis j’ai intégré Sciences Po Paris. J'avais originellement l'intention de me lancer dans le professorat, mais un de mes professeurs m’a dit que vu mon tempérament, il me verrait bien faire un doctorat puis l’Ena. Passé la surprise, (car je ne m'étais jamais vu postuler à l'ENA ou à Sciences Po), j'ai décidé de préparer le concours d'entrée à Sciences Po.

Avez vous connu des difficultés particulières au niveau de vos études ?

Je n'ai pas connu de difficultés dans mes études liées à ma couleur ou mes origines. Quand je suis arrivé en France, j'ai vécu à Massy Palaiseau, à Longjumeau, des banlieues que certains qualifieraient aujourd'hui de difficiles. J'ai vécu dans des cités, j'étais dans les communautés antillaises, notamment à Longjumeau, mais je n’ai jamais eu de problème à l'école ou avec les autres communautés. Si j'avais été un élève en difficulté, peut-être que j'aurais ressenti davantage le poids du système par rapport à mon origine. On m'aurait peut être aiguillé vers des filières technologiques ou d'apprentissage comme j'ai vu faire pour certains des camarades de ma "bande" de Longjumeau orientés de façon systématique vers les filières professionnelles à cause de leur incapacité à rentrer dans le moule scolaire. J'avais pourtant le sentiment qu'ils avaient le potentiel pour faire mieux que ce vers quoi on les avait aiguillé. Leur orientation était-elle liée à leur origine ? Ce serait trop facile de dire ça.

 
La Guadeloupe
© Lonely Planet
 

A la fin de vos études avez-vous immédiatement travaillé dans le
secteur bancaire ?


J'ai fait Sciences Po dans le but de faire l'ENA, puis le conseil d'Etat pour me faire nommer dans les îles afin de contribuer au fonctionnement et au développement des Antilles en ayant un rôle institutionnel. En réalité je n'ai pas aimé ce que j'ai vu à Sciences Po, je n'ai pas aimé l'esprit carriériste des gens que je côtoyais. Et donc une fois arrivé en fin de cycle, j'ai choisi de m’orienter vers un autre parcours. J’ai voulu aller plus sur le terrain et j'ai choisi le social. Pour la première fois, on m'a parlé de ma couleur. Lorsque je suis allé voir le dispositif de Sciences Po Emploi, on m’a dit "mais il n’y a pas en France un seul directeur des ressources humaines qui soit noir. Vous êtes sûr de vouloir aller dans cette voie ?". Cela a définitivement scellé mon ambition. Finalement, j'ai atterri à la Bourse de Paris comme conseil des syndicats pendant deux ans.

Quel est le cheminement qui vous a mené de ce poste à celui que vous occupez aujourd’hui ?

J'étais conseil des syndicats de la bourse pendant deux ans, c’était l'époque des grandes restructurations financières en France, du premier gouvernement Balladur...le monde boursier était complètement chamboulé. Il y a eu sur le plan social énormément de novations (fin de la convention collective de la bourse, des fermetures de sociétés et des plans sociaux ...). Il y avait 7 000 salariés éclatés dans de petites entités, mais j'étais quasiment le seul à avoir une vraie compétence en droit social, ce qui m'a amené à participer à la négociation de la convention collective de la bourse, à assister les syndicats face aux employeurs, à intervenir dans beaucoup de sociétés de bourse pour conseiller dans la mise en place de plans sociaux.

A la fin de ce cycle, j'ai reçu des offres de beaucoup de sociétés de bourse avec lesquelles j'avais travaillé. Je n'étais pas intéressé au départ, mais j'en ai rencontré une où je n'étais pas intervenu et qui me semblait avoir un beau projet pour l'avenir. C'est l'entreprise dans laquelle je suis aujourd'hui, c’est à dire Cheuvreux. Je suis rentré chez Cheuvreux il y a maintenant 11 ou 12 ans. J'ai été recruté comme directeur du personnel, pendant quatre ou cinq ans, ensuite j'ai été secrétaire général, puis directeur général adjoint, et maintenant directeur général délégué.

 
L'accès aux métiers de la finance est-il plus démocratique pour les minorités dans les pays anglo-saxons ?
 

Quelles sont vos responsabilités au poste que vous occupez actuellement ?

Mes fonctions sont plus larges que les ressources humaines puisqu'en tant que directeur général délégué, j'ai les mêmes attributions que le directeur général, lui s'occupant plus de la partie commerciale, et moi des fonctions centrales, organisation, finances, ressources humaines, stratégie, international et contrôle interne.

En France, on dit généralement qu'il n'y a pas beaucoup de personnes issues de minorités qui sont présentes dans le secteur de la finance, à la différence des pays anglo-saxons. Est ce que vous avez la même analyse de la situation ?

C'est juste. En France, les minorités visibles sont moins présentes qu'ailleurs. On a des filiales dans huit pays en Europe, ce qui me permet de comparer. La différence est surtout marquée par rapport au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Dans les autres pays européens, c'est pareil qu'en France. C'est très rare de voir un membre d'une minorité visible occuper un poste valorisant dans le milieu de la finance , c’est à dire analyste financier, vendeur, trader ou dirigeant de société...Alors qu’on les trouve plus fréquemment au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis on comprend pourquoi, en raison de la politique des quotas...Au Royaume-Uni, on trouve beaucoup d'indiens, des Noirs originaires des caraïbes britanniques et on les trouve plus facilement dans les fonctions commerciales.

Au Royaume-Uni, si on veut faire de la finance, il y a une filière identifiée. En France il faut connaître le circuit, il faut connaître le monde de la bourse. Et il faut savoir comment on y accède. L'accès s’est un peu démocratisé, mais la filière est un peu particulière alors qu'au Royaume-Uni cet univers est plus accessible pour tout le monde. Le métier de broker ou banquier d’affaires est très valorisé, et très jeune, on peut s'orienter vers ces métiers. De plus, au Royaume-Uni, il n'y a pas le frein des mathématiques comme mode de sélection. Je rencontre beaucoup de brokers qui ont un cursus très littéraire. Alors qu'en France on trouve énormément d'ingénieurs, ou de diplômés d'écoles commerciales passés par des filières "C" ou "S" qui sont des filières très sélectives, auxquelles les personnes issues des minorités ont du mal à accéder tôt car elles partent avec plus de handicaps au départ. Il y a une différence dans les systèmes éducatifs.

 
Le directeur des ressources humaines type en France ?
© barreau-nantes.avocat.fr
 

Etant donné vos responsabilités, on peut penser que vous n'avez jamais été victime de racisme au cours de votre carrière. Est ce le cas ?

Frontalement jamais. Mais je dirais que j'ai parfois été dans la même situation qu'une femme, c’est à dire qu’à fonction égale, je devais montrer plus. Sans que cela soit exigé de manière objective, mais on le sentait. Je me souviens qu'une fois, j'étais en concurrence avec quelqu'un, non issu de minorité ethnique pour un poste, et il a fallu que la personne échoue à ce poste au bout d’un an pour qu’on me le propose. Alors que de mon point de vue, on aurait pu économiser un an. La seule chose que je dirai donc, c’est que j’aurais peut-être pu gagner un an dans ma carrière.

Parfois j'ai du en faire un peu plus que les autres, et je dirais que la force de caractère, et le fait d'assumer clairement ce que l'on est, aident. Pour moi la logique qui consiste à dire qu’il faut effacer son identité est une erreur. Il faut valoriser ce qui fait le tempérament et dans des métiers comme les métiers de la finance où il faut du caractère, de l'esprit de décision, de la volonté, ce sont des caractéristiques qu'on a peut être plus que les autres car on a dû se battre plus jeune. Il ne faut surtout pas gommer ça.

Il y a quelques personnes issues de minorités dans le monde de la finance que j'ai rencontrées. Et que je trouve parfois un peu "grises" dans leur approche des choses. C'est à dire voulant être "normales", se noyer dans la masse, faire disparaître leur différence alors que, selon moi il n'y a pas à le faire d'autant que les métiers de la finance sont des métiers où la personnalité est valorisée.

Pensez vous que ce qu'on appelle le "plafond de verre" existe, c’est à dire un niveau de carrière que des personnes issues des minorités ne peuvent dépasser ?

La question pourrait se poser de la façon suivante : est ce que je pourrais être le seul directeur général ou le président de la société ? Je pense que ce serait possible. Je pense aujourd'hui que mon origine ne serait pas un frein, mais je parle de mon cas particulier. Cependant, en France ce n'est pas facile. Par rapport à il y a quinze ans quand on me disait à Sciences Po qu'il n'y avait pas de directeur des ressources humaines noir, il n'y en a pas plus aujourd'hui. La situation n’a pas beaucoup évolué. Je ne pense pas que ce soit une volonté de bloquer la promotion de personnes issues des minorités, mais je pense que rien n'est fait pour la faciliter. Je pense qu’il y a quand même encore un frein (notamment dans tout le monde industriel) à voir des cadres dirigeants issus des minorités.

 
Sciences Po expérimente depuis 2001 un accès spécifique pour les élèves issus de ZEP (Zone d'Education Prioritaire)
 

Comment réagissent les personnes qui viennent rencontrer Jean-Claude Bassien, qui ne vous ont jamais vu et qui s'aperçoivent que vous êtes noir ?

Elles ne le disent pas, mais je vois parfois dans leurs yeux qu'elles sont surprises. Et d'ailleurs, dans les entretiens, ça me met en position de force, notamment lors des recrutements. Je le vois dans les yeux, jamais dans les propos, jamais dans les comportements parce que la fonction que j'occupe me protège énormément. J'ai eu à connaître des collaborateurs dans des fonctions différentes issus des minorités qui ont eu des problèmes, y compris dans mon entreprise, et j'ai dû intervenir pour régler ces situations, que ce soit des injures raciales ou des plaisanteries un peu trop lourdes. A chaque fois que je suis intervenu, les problèmes n'ont pas réapparu ensuite.

Aux Etats-Unis, le PDG de Merril Lynch est noir. En France, il serait l'équivalent du PDG de Bnpparibas, de la Société Générale, du Crédit Lyonnais...mais on a l’impression que ce n'est pas pour demain qu'on verra un Noir à la tête d'une banque "symbolique". Au vu de la stagnation de la situation des minorités, pensez-vous qu'une politique des quotas soit nécessaire ?

Je ne suis pas convaincu par la politique de discrimination positive ou de quotas. Je trouve que ça met toujours un bémol à la vraie valeur. Je préfère le mérite à une valorisation imposée. Le système américain a ses vertus, pour autant le PDG de Merril Lynch s'est imposé parce qu'il est le meilleur et il n'y en a pas cinquante ! Cette politique des quotas a ses limites aussi car au delà d’un certain niveau, la compétence doit primer.

Pour moi, le vrai problème est le problème de l'éducation et l’accès aux compétences. L'effort doit se porter sur les zones où se trouvent les difficultés. L'effort public doit être inégalement réparti, et ça ne me choquerait pas que le dispositif scolaire mette beaucoup plus l'accent sur les zones identifiées comme zones de difficultés scolaires plutôt que le système actuel qui a tendance à saupoudrer malgré les apparences. Je suis pour qu'il y ait au départ un véritable effort en faveur de l'égalité des chances, même si cela doit passer par une répartition inégalitaire des moyens publics. Certaines zones doivent être plus aidées que d'autres. Une fois que c'est fait, ensuite c'est au mérite que ça doit marcher.


Si vous aviez des conseils à donner à un jeune issu des minorités visibles qui veut faire carrière dans la finance, quels seraient-ils ?

Je lui dirais que son origine n'est en rien un handicap et il ne doit pas le prendre comme tel. Ce qui est important c'est d'avoir la bonne filière de formation et le bon début de carrière. Le problème de la finance en France est qu'elle demeure d’un accès relativement confidentiel, particulièrement la bourse. D'ailleurs, ce n'est pas compliqué, les gens qui travaillent dans la finance se ressemblent tous. Le profil type dans la finance est quelqu'un de sexe masculin, issu de l'ouest parisien, ayant fait une école de commerce ou d'ingénieur, et qui n'est pas issu de minorité ethnique. Ce n'est pas un hasard, la filière n’est pas partagée...


Crédit Agricole Indosuez Cheuvreux est une filiale de CAlyon (ex Crédit Agricole Indosuez). Elle opère dans les domaines d'activité suivants : l'intermédiation d'actions pour une clientèle institutionnelle internationale et l'exécution des ordres des clients particuliers du réseau du Crédit Agricole.

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Jean-Claude Bassien, directeur général délégué de Crédit Agricole Indosuez Cheuvreux

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  infos sur JC Bassien
Dady ( 07/06/2004 13:41  à Créteil / France )

Bonjour

Merci à M. JC Bassien de me contacter s'il lis ce post. Je suis intéressé par son profil et aimerai lui demander quelques infos liées à sa personne et à son parcours.

mon mail: bbanag@hotmail.com
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  Très instructif.
BMW ( 07/06/2004 13:46  à Palma / Spain )

La precision et la pertinence de ce discours sont assez rares. C'est un parcours vraiment interessant.

Le seul point oú je ne comprends pas très bien l'opinion de M. Bassien, c'est qu'il puisse dire
" Je ne suis pas convaincu par la politique de discrimination positive ou de quotas. Je trouve que ça met toujours un bémol à la vraie valeur."
et en même temps
"C'est très rare de voir un membre d'une minorité visible occuper un poste valorisant dans le milieu de la finance , c’est à dire analyste financier, vendeur, trader ou dirigeant de société...Alors qu’on les trouve plus fréquemment au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis on comprend pourquoi, en raison de la politique des quotas.."
Par contre, je suis tout à fait d'accord avec lui quand il dit:
"Cette politique des quotas a ses limites aussi car au delà d’un certain niveau, la compétence doit primer."
Je crois que c'est ce qui a dû se passer avec le DG de Merryl Lynch: le "Positive Discrimination Act" lui a peut-être permis d'acceder à une bonne université, mais ce sont sans aucun doute ses compétences qui l'ont placé là oú il est aujourd'hui.

Mon point de vue en ce qui concerne la discrimination positive est que, même en Afrique, cette méthode (qui s'apparente par exemple à l'équilibre régional au Cameroun) est parfois utilisée et doit l'être, bien que certains s'en réjouissent et d'autres moins. En fait, c'est de ce point de vue que j'analyse les choses, parce que les minorités de france, des US ou d'ailleurs, ce sont des cas d'école qui me permettent de réfléchir sur le problème, mais dans le fond ça ne m'interesse pas vraiment.

Personnellement, je crois qu'il faut prendre la
discrimination positive pour ce qu'elle est, c'est à dire une béquille temporaire. On utilise une béquille lorsqu'on boîte, et pour revenir aux sociétés occidentales actuelles, elles boîtent parce qu'elles perçoivent les minorités comme un caillou dans leur chaussure.

Mais il me semble que cette étape est nécessaire pour toute société qui souhaite preserver un certain équilibre, réduire certaines fractures héritées de l'Histoire ou de la géographie, freiner cette tendance propre à toutes les sociétés humaines, et qui donne plus d'opportunités aux plus riches et moins d'alternatives aux plus démunis.
Le problème se posera vraiment si dans 20 ou 30 ans, cette béquille est toujours nécessaire. Et je crois que pour éviter ce piège pernicieux, la discrimination positive doit toujours être accompagnée de mesures d'investissements consequentes pour reduire la fracture scolaire qui existe entres les differentes composantes de la société. Je veux dire en fait que l'objectif de la discrimination positive doit toujours être de disparaître à moyen terme.

Il me semble que si les investissements en question sont fait et que la politique de discrimination positive n'est pas appliquée entre temps (point de vue de M. Bassien), alors une ou deux générations de jeunes issus des minorités seront allègrement sacrifiées.
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  Très intéressant ..
Camer boy ( 07/06/2004 13:57  à Paris / France )

Je trouve son discours assez juste ... la chose à faire dans l'immédiat est de se battre afin de présenter et si possible imposer ses idées.

Je reste tout de même persuadé qu'un haut poste dans la finance parisienne peut également passer par un séjour au US ... c'est en tout cas ce que je suis en train d'effectuer pour éviter de plafonner en France !!
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( 07/06/2004 14:46  à Paris / France )

J'écume les banques, Entreprise d'investissement et Société de Gestion de portefeuille depuis 7-8 ans en France, et je peux dire que s'est le désert du côté des minorités en général et des blacks en particulier...
Quelques blacks arrivent, à la force du poignet à assurer des fonctions de manager dans la finance et dans les métiers connexes à la finance. Mais s'est encore très peu

Je partage l'avis de l'interviewé selon lequel il faut rester soi-même et jouer sur cette différence, sur l'effet de surprise de départ que quelques uns ont pu parfois lire dans les yeux de leurs interlocuteurs la première fois (anectode : je me rapelle de ce banquier d'affaires allemand fin 1999, au siège de l'une des banques allemande sur les Champs E, qui m'a demandé si j'étais le mec de la sécurité...j'ai souri, pendant que mes collègues devenaient tout rouge ! Que faire ? ce banquier d'affaires allemand n'avait jamais vu la tête d'un black dans "un closing"...

Face à ce constat qu'est ce qu'on fait CONCRETEMENT ?

1/ travailler un tout petit peu plus (i.e, devenir un spécialiste du secteur qu'on a choisi, par une connaissance intime des logiques, modèles éco, acteurs, des réseuax visibles ou non ect...bref un travail de fourmi de tous les jours, qui ommence en en dernière année de Fac/ESC

2/ être connecté : avant de chercher les réseaux des autres, il faudrait déjà qu'on créé le(s) notre(s), même si s'est 2 ou 3 personnes ce qui signifie une identification de qui est où et qui fait quoi. Dans la finance et les métiers connexes, ont fait rapidement le tour d'horizon, à Paris en tout cas; ceux qui sont en place ont forcément accès à certaines infos qui peuvent être utiles pour placer quelqu'un : s'est ça le réseau et ça peut se mettre en place pas à pas;

3/ ne pas faire l'économie de ses conseils, suggestions aux jeunes générations, notamment en matière d'orientation académique et professionnelle, en leur expliquant qu'il n'est plus forcément nécessaire de passer par Sciences Po, ESC, ect..; pour accéder à une salle de marchés. Quelqu'un m'a raconté récemment qu'il y a un DESS d'une fac de Paris qui allie finance et mécanique, et dans lequel les profs se sont retrouvés avec plus de la motiée de la promo composée de blacks...ce n'est pas un hasard : des filières existent (même si elles sont minoritaires) les voies d'accès ne sont par forcément rectilignes (la preuve avec l'interviewé, qui a commencé en droit social); Et ces gars qui obtiendront ce DESS ne seront pas obligés de débuter leur carrière en France, ce qui m'amène au 4ème point

4/ se mouvoir, bouger, changer de boîte, ne pas hésiter à chercher dans d'autres pays. Justement, s'est une des solutions à ce fameux "plafond de verre" que certains connaissent; Ce n'est pas facile, mais je partage l'avis du dernier intervenant selon lequel à partir d'un certain niveau, il faut envisager de bouger pour mieux revenir à un poste de responsabilité. Pour les jeunes Blackssortant de fac/ESC et voulant s'orienter en finance, ce n'est même plus à discuter : débuter à London par exemple est un atout non négligeable

Si on peut partager nos idées de solutions, ce serait pas mal, car à mon sens, s'est plus de solutions que de constats dont la communauté a besoin today

Clark
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  Difficile
Claude marcel ( 07/06/2004 19:20  à Jouy-en-josas / France )

C'est vrai qu'il doit y avoir de la discrimination en finance en France. Je connais un jeune camerounais diplômé de la meilleure école de commerce qui a fait un excellent stage dans une très grosse boite de finance anglo-saxonne à Paris mais les gars font tout pour ne pas le recruter comme commercial alors que de l'avis de tous il a superperformé. Heureusement des personnes choquées ont même démissionné de la boîte pour protester contre cette discrimination. Souhaitons lui bonne chance.
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( 07/06/2004 23:53  à Paris / France )

pourquoi reste-t-il en france ?
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  Tu as raison
Claude Marcel ( 08/06/2004 13:19  à Jouy-en-josas / France )

Il vaudrait mieux qu'il aille ailleurs.
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  félicitations à M.Bassien
nato ( 08/06/2004 14:22  à Paris / France )

Chez moi au Cameroun ,on dit que quand quelkkqu'un est plus grand que toi porte son sac. Je tiens donc à féliciter M.Bassien pour son témoignage et lui dire que je partage beaucoup de ses idées.
comme lui, je ne suis pas dut out partisan de la discrimintation positive telle qu'entendue aujourd'hui. Je suis plutôt favorable à un ediscriminattion positive dans l'allocation de smoyens éducatifs qui privilégierait les zones défavorisées afin de garantir l'égalité de chances.
Je ne pense pas que c'est en imposant un pourcentage minimal de noirs dans les banques ou en bourse qu'on parviendra à résoudre le problème. Cette soslution ne pourra que jeter le doute sur nos compétences. Je ne veux surtout pas que si demain je réussis à suivre le spas dse M. Bassien il me soit dit que j'ai réussi parce que je suis noir et que la loi impose de mettre un peu de couleur dans l'état major des sociétés. A compétence égale avec un blanc, on m'a donc choisi.
Je me bats conytre cette idée qui conforterait l'image du noir naturellemnt inférieur au blanc qui a besoin d'un coup de pouce pour s'en sortir. Non le noir n'est pas inférieur au blanc intellectuellemnt. Il part peut-être désavantagé dans la course de la réussite, mais il peut faire preuve de ses qualités intrinsèques pour progresser.
Pour moi les solutions osnt simples: garantir une qualité de formation égale à tous et s'assurer que seul le cv et non le faciès prévaut dan sle recruteemnt (voir l'intervew de kelman gaston dans 20 mn de ce jour).
enfin il faut que les noirs soient intéressés par la fiance. On ne veut pas recruter des noirs pour recruter des noirs alors que leur rêve à eux c'est de chanter ou faire du sport. A mon avis, nous ne devons pas attendre tout de l4eta, nous devons nous battre pour conquérir notre émancipation et cette voie passe par l'accession aux meilleures écoles de commerce et d'ingénieurs. M. Massien lui même est passé par scciences po paris et quelle soit sa couluer de peau, il est et il restera à vie ancien de l'IEP paris (ce qui est un gage de compétence pour tout recruteur).
Laissons un peu de côté notre goût pour la sape et donnons plus pour notreé ducation . EZn ce sens, je partage tout à fait l'avis de Bill COsby (voir l'article là dessus sur le site).
moi même qui vous parle, je suis admis dans une école de commerce parisienne et je compte bien postuler pour travailler dans des banques d'affaires. Croyez moi, je ferai de mon mieux pour avoir le meilluer Cv afin que ma couleur de peau ne puisse être un handicap.
Peu m'importera que mon patron aille par la suite voter FN ou n'accepte pas que j'épouse sa fille à partir du moment où j'aurai fait la preuve de lmes compétences et qu'il reconnaitra qu'à mon poste je suis le meilleur.
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  Nato c'est qu'une affaire d'argent
Tchemwe ( 08/06/2004 15:40  à Paris / France )

Nato,

Au delà du racisme, la France n'est pas encore entrer dans une logique de business. Quand la concurrence est rude, la couleur de la peau importe peu.

Lionel Zinsou est associé dans l'une des banques les plus conservatrices de France.

Dans l'équipe des plus proches consseillers de Raffarin du trouves des noirs (qui pensent le devenir de la France.

Dans la liste pour les élections européennes du PS en Ile de France tu as 2 noirs en position éligible.

Et pour la première fois en France un négro rejoint le comite de direction d'une entreprise côtée en bourse avec rang et pérogative de Directeur Général adjoint .

Cette société s'appelle TOTAL FINA ELF, tous simplement parce qu'il est à un poste où le savoir faire qu'il apporte est plus rentable que la couleur de sa peau.

Njamfa le patron de la société Epita , ancien directeur vente France chez Saari était noir , sa couleur de sa peau on s'enfoutait car le marché est si FEROCE qu'on cherche les djo qui font tourner le business.

Tidjane Thiam est le noir le mieux payé d'europe en tant que VP strategy d' Aviva car le savoir faire qu'il apporte est un plus pour l'entreprise.

Quand t'es BRILLANT tu trouves toujours du boulot, après c'est à toi de t'imposer et de grimper.

Stay blessed
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  Just great...
Sun Tzu ( 08/06/2004 21:41  à Lausanne / Switzerland )

Avant de m'exiler pour d'autres cieux j'ai passe 2 annees en salles de marches chez Calyon et j'ai du croiser plusieurs fois M.Bassien sans savoir qu'il avait un poste de pouvoir dans cette banque. Malgre ce temoignage, je garde de Calyon l'image d'une banque tres fermee, peut Chevreux est un plus ouvert dans ce sens... Il y'avait a peine un ou deux noirs traders, sur une centaine de positions, et ils etaient tous deux diplomes des meilleures ecoles d'Ingenieurs et de commerce. La France est un pays qui respecte enormement ses diplomes d'elite; c'est une voie de salut pour les Noirs... Neanmoins, je crois qu'il faut continuer a militer pour des politiques de positive discrimination, histoire de montrer que l'on est clairement mecontent de l'etat actuel des choses. Je trouve un peu regrettable que ceux qui forment ou formeront l'elite des Noirs en Europe pensent qu'ils faillent laisser les choses telles qu'elles sont, et que les plus brillants s'en sortiront toujours... Evidemment, ils trouveront un boulot bien paye, ils seront middle manager a 40 ans, et apres? sur qui s'appuyeront t'ils pour aller plus haut, quand le politique prend totalement le dessus? Pour rappel, Ken Chenault a ete nomme CEO d'American Express en partie parce que Vernon Jordan etait membre du Board, et Vernon etait un des premiers beneficiaires des politiques de positive action... Arretons cette connotation negative a la negative action... Actuellement etudiant dans un des meilleurs MBA Europeens, la plupart des Africains (2 sur 3) beneficient de bourses d'etudes au vu des frais assez eleves du programme, c'est une politique de discrimination positive, mais cela n'enleve rien au talent de mes chers collegues qui sont de surcroit etonnament smart.

Bravo a Grioo pour ce temoignage et Merci et M. Bassien de s'etre prete au jeu... Tres enrichissant pour les patrons en herbe qui lisent ces lignes.
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  ok mais !!!!!!
Tchemwe ( 08/06/2004 22:28  à / France )

Sun Tzu,

Je suis en partie d'accord avec tes propos, mais tu conviendra avec moi, qu'un mec brillant dans un milieu fort concurrentiel s'en sortira toujours ce ne sera pas chose aisée mais quand tu vises le pouvoir dans une entreprise il y'a un certain nombre de paramètres pas rationnels qui rentre en compte.

La logique du business l'emporte toujours, quand t'es balèze à un moment où un autre ça se sent, après il faut savoir valoriser ses compétences: des interventions dans ton ancienne école, publier des articles participer.

En France on a pour habitude de se comparer à l' Angleterre ou les US en citant pas mal de CEO, mais ce qu'on oublie de rappeler trop c'est la culture de l'argent qui prime sur tout. En gros si tu peux de par tes compétences accélérer le développemnt du turnover on te confie les clés de la maison. C'est plus une question de noir ou de blanc mais bien d' argent.

Quand tu bosses dans un milieu ou la concurrence est FEROCE, du style on vire les gens tous les jours , ou alors tu craques car les résultats imposés par le board ne sont pas atteinds, je t'assure que la couleur de la peau n'est le critère principal.

Vernon est détesté par pas d'afro-amerciains car on lui reproche de plus en plus d'avoir utilisé ses positions de leader au sein de la communauté.

Il faut se focaliser sur le poste, car un ingénieur d'affaires grand comptes par exemple peut gagner dans certains cas plus que son boss
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  Discrimination
Claude Marcel ( 09/06/2004 11:06  à Jouy-en-josas / France )

Tchemwe,

Je pense qu'il est important de faire une analyse globale du phénomène. Est-ce que la proportion de noirs diplômés de l'enseignement supérieur en France, voulant y travailler et ayant trouvé une position de cadre correspondant à leurs aspirations est équivalente peu ou prou à celle des étudiants français ? Si tel n'est pas le cas, soit c'est une question de capacités soit c'est une question de discrimination.

Estimes-tu que que les africains sont incapables ?
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  ça commence à venir
Tchemwe ( 09/06/2004 12:08  à Paris / France )

Claude Marcel,

Il serait fallacieux de nier la discrimination à l'embauche, mais par experience je sais qu'un diplômé de l'ensegnement supérieur qui croit en ses compétences, qui sait les mettre en évidence arrivera à ses fins: faire un métier qui est en adéquation avec sa formation initiale. Ca prendra plus de temps qu'un blanc mais il y' arrivera. Dans la vie il faut savoir commencer en bas.

Prenons le cas du mec qui a un DESS en finance et qui disait la semaine passée qu'il avait du mal à se vendre. Les sociétés de portage salarial donne l'opportunité de travailler pour des entreprises de manière quasi autonome. Après c'est à toi de te battre et de trouver des missions.

Chaque noir diplômé de l'enseignement supérieur doit se considérer comme un ENTREPRENEUR, qui vend des compétences de HAUT NIVEAU. et avoir une loqique de marché quand il cherche du boulot.

Il faut que l'on sorte d' une logique de victimisation et passer notre temps à se focaliser sur la couleur de la peau.

Dans mon entourage famillial j'ai l'exemple d'un ingénieur en informatique sortit d 'une école d'ingénieur ne figurant pas parmi les meilleurs de france qui durant son stage dans l'une des branches Schlumberger en france a accepté de résoure un problème que personne osait affronter. 4 ans plus tard il dirige 80 ingénieurs à Austin et gagne plus de 200 000 € par an à 31 ans.

Il a osé, cru en lui accepté de travailler des nuits entière et son salaire comme son poste sont justifier par son esprit entreprenarial.

On est dans un monde d'argent, quand tu peux en faire gagner à une firme elle n'hésite pas à t'embaucher.

Le déroulement d'une carrière se décide sur les bancs, pas parès avoir été graduated. Si t'es en école de commerce et souhaite te spécialiser en e-business par exemple, quand tout est fait avec calcul et si t'es vraiment efficace, ton contrat de travail tu le signes avant la fin de tes études.

Pour revenir au CEO que l'on cite souvent comme exemple au US ( Aol......) Ils sont dans une logique économique d'efficacité qui fait disparaître la couleur de la peau .

On souligne souvent l'absence de lobying noir en France, moi je dis que c'est un peu aller vite en besogne. L'obligation fait au CSA d'avoir des présentateurs à l'image de la France va déboucher dans les mois à venir à l'apparition de pas mal de noirs à la télé. L'occasion pour moi d'inviter les jeunes journalistes noirs en France à postuler sur les chaines généralistes. Ils auront plus de chance d'être pris.

La nommination d' Harlem Désir comme tête de liste du Ps en Ile de France et la position éligible d'un français d' origine africaine est aussi louable.

Jusqu'à l'an passé celui qui fut l'un des plus jeunes doyens de faculté en france était noir ( Université d' Amiens)

Le Pdg de la marque Airness fait 30 Millions d' Euros de CA en 2003 est noir.

J' ai assisté il y' a quelques mois à un forum qui rassemblait l'élite noire à l' Assemblée Nationale Française et j' ai été surpris de voir autant de noirs de qualité. Les représentant de l' Elysée qui étaient dans la salle en ont pris note.

La loi Taubira sur l'esclavage votée par le parlement français tout ça ce sont des avancées.

Le chemin reste long, à nous d'oser de se faire respecter d'être professionels même quand on bosse au Mac Do et continuer à augmenter notre capital savoir et les choses se feront difficilement mais se feront.

Un dernier point à ne pas ausculter est le viellisemnt de la population le papy boom va être une grosse opportunité pour nous noirs sur le marché français.

Bon appétit
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  Discrimination donc
Claude Marcel ( 09/06/2004 13:32  à Jouy-en-josas / France )

Tchemwe,

Je te remercie pour la richesse de ton intervention, seulement :

A travers les exemples que tu présentes, tu mets bien en exergue la nécessité pour un noir de faire davantage pour surmonter la discrimination donc, tu l'admets implicitement.

Certes, il est bien que l'on soit amené à se surpasser. C'est êxtremement positif pour l'individu. Mais cela pose deux problèmes:

D'une part, dans toute communauté, les individus ne sont pas tous des entrepreuneurs naturellement portés à faire l'exceptionnel pour exister. N'oublions pas que l'essentiel de l'économie est gérée au quotidien par des individus lambda qualifiés et faisant bien leur travail sans pour autant être des individus d'exception. Si la société met des barrières à l'expression normale de leurs talents, c'est qu'il y a un problème. Dès lors, soit il faut faire en sorte que la société baisse ses barrières et donc lutter contre la discrimination en commençant par la dénoncer, soit il faut que ces individus évoluent dans une autre société et donc encourager le depart pour le bercail ou chez les anglo-saxons.

D'autre part, concernant les entrepreuneurs désireux et capables de se surpasser, je vois deux ecueils. D'abord, Il faut des opportunités d'exprimer son talent et avec la discrimination ces opportunites viennent parfois trop tard ou jamais. Ensuite, quand bien même on perce en France, on a les difficultés suplémentaires de faire face à la jalousie viscerale des nationaux et la necessité de devoir sans cesse justifier son poste au dela des simples critères traditionnels.

Maintenant, il est vrai qu'il y a des obstacles partout et qu'il faut s'adapter. Mais tant qu'à fournir des efforts, n'est -il pas mieux de les fournir pour faire améliorer son environnement plutôt que de contribuer à le durcir ? Car n'oublie pas qu'au fur et à mesure que les africains feront comprendre qu'ils savent se surpasser pour exister en France, cela augmentera sans cesse le ticket d'entrée et donc l'exclusion.
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  Tchemwe
Claude Marcel ( 09/06/2004 13:41  à Jouy-en-josas / France )

Malgré nos oppositions, je voulais reconnaître que tu es un des intervenants les serieux et les mieux cultivés de ce forum.
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Tchemwe ( 09/06/2004 15:28  à Paris / France )

peau noir masque blanc,

La logique économique est dépourvue de sentiments. En gros tu peux faire de l'argent avec x sans l'aimer. Le Front national fait des scores à donner des frissons dans des villes comme Douala, Libreville mais cela n'empêche pas ceux qui votent pour se parti de vivent confortablement en Afrique.

Les affrontement verbaux ne mènent à rien. Le challenge de la communauté noire en France est d'investir l' Insead, Hec, tous les IUP Dauphine etc......... de miser sur l'éducation en ayant une pensée pour leur avenir professionel dès qu'ils sont admis dans ces temples du savoir. la Chine a dépensé 2 milliards de dollars en 2003 pour envoyer ses meilleurs étudiants dans les université us. Le retour sur investissemnts dans les années à venir va être titanesque.

Une fois de plus je répète que si tu apportes un plus en terme de compétence au dessus de la moyenne du marché à une entreprise elle t'embauchera. Ce qui ne signifie que tu es aimé par tes dirigeants.

Quand tu vois des top managers noirs au Usa ou UK, la réponse au dela de la politique volontariste de l'état de mieux intégrer les communautés il est avant tout financer.
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  Acceptons nous le prix à payer ????
Clarck ( 09/06/2004 20:56  à Paris / France )

Nous militons depuis sur le fait que seule une logique économique, donc une "mentalité d'argent " peut amener les blacks à évoluer en Europe en général, et en France en particulier

Cependant, il ne faut pas se leurrer, une telle logique peut être destructurante : il y a un prix à payer, et s'est notre rapport avec l'Afrique qui va en pâtir car on ne peut pas embrasser cette dynamique de réussite sans contrepartie. Exemple tiré de Tidjane Thiam qui a été cité par un intervenant :
- il était chez Mc Kinsey avant de rentrer en Côte d'ivoire
- grande fut mon inquétude en lisant un article des Echos (ou de la Tribune), qui parlait de retour de Tidjane Thiam chez Mc Kinsey (avant Aviva). J'ai eu un mauvais présentiment en lisant cet article et j'ai compris que la Côte d'Ivoire allait pêter : les élites ont ceci de particulier qu'elles sentent le vent tourner à l'avance, et prennent les dispositions qui s'imposent...
- la côte d'ivoire a effectivement pêter et aujourd'hui , il est l'un des africains qui pèsent le plus en Europe.

Il a fallu qu'il fasse le sacrifice de " laisser " son pays alors qu'il était rentré le construire... Donc il a implicitement distendu son lien avec son pays en général et l'Afrique en particulier

On retombe donc sur la conclusion Kellman dans la conclusion de son livre tant décrié : " maintenant que le noir a compris qu'il est appelé à s'installer dans la durée, est-il paré pour trouver sa vraie place au sein de sa nouvelle société..." ???

Sur la base de mon observation du fonctionnement de la communauté black de France en particulier, je reste dubitatif :

- inconsciememnt, l'acceptation du prix a payer n'est pas partagée par le plus grand nombre;

- nous fonctionnons perso, alors que la dynamique que nous apellons de tous nos voeux (investir les lieux de pouvoir en développant notre force économique, dans une logique de réseau) exige une démarche individuelle au départ, mais qui a un moment donné requiert d'être structurée collectivement. Comme l'ont fais les noirs amerloque, dans la sueur, le sang et les larmes !
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  porte ouverte et sourire
( 13/06/2004 19:44  à Metz / France )

usa et uk ne sont pas la france les noirs sont solidaires et montent des boites ici instruit blanchi et competent mais le bizutage est de rigeur ex police un noir doit montrer ki est un bon negre il met plus de pression sur un noir qu un blanc juste pour montrer bon negre a leur yeux peaux noir masques blanc imagine dans chaque domaine
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  thanks
Tchemwe ( 14/06/2004 20:45  à / France )

u are welcomed Claude Marcel
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soso ( 15/06/2004 19:55  à Paris / France )

j'ai rencontré ce monsieur lors d'un forum de recrutement et franchement j'ai été décue de sa réaction car il a lu mon Cv et m'a expliqué que dans sa banque on ne recrutait pas pour des problèmes de réorganisation etc... Il aurait pu me donner des conseils ou m'épingler sur une banque ou un de ces services qui recrutaient même pas.Je pense que les noirs n'ont rien compris dans ce pays car quand ils voient une soeur ou un frère arrivé ils en ont peur et il n'y a aucune solidarité. Quelle honte!
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