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Aïcha Bah Diallo, sous directrice générale de l' education à l'Unesco
  Après des études aux Etats-Unis, Aïcha Bah Diallo s'est consacrée à l'éducation, étant notamment enseignante, proviseur, ministre de l'éducation, et maintenant sous directrice de l'éducation à l'Unesco
Par Paul Yange
 
 
Aïcha Bah Diallo
 

Pourquoi êtes-vous allée faire des études (en chimie) aux Etats-Unis (Université de Pennsylvanie) ?

J'ai eu la chance d'avoir un père qui était lui même allé à l’école et qui connaissait l’importance de l’éducation. Son jeune frère disait que lorsqu'un jeune garçon n’a pas d’emploi, il peut toujours faire un travail manuel. Par contre il fallait qu'une jeune fille soit éduquée pour pouvoir être indépendante. Je suis née après trois garçons et j’étais vraiment très entourée. Mon père nous a toujours encouragés à travailler. Pour nous motiver, il disait que le 1er aurait 100 francs ce qui était énorme à l’époque et nous encourageait (rires).

Comment se sont passées vos études aux USA où vous arrivez en 1962 ?

Ce fut une période merveilleuse. Quand on est étudiant, le seul soucis qu’on a est d’avoir de bonnes notes. J’ai eu des professeurs extraordinaires et beaucoup d’amis, aussi bien garçons que filles.

Aucun salaire ne peut payer le travail que réalise un enseignant
Aïcha Bah Diallo



Quand vous achevez vos études vous rentrez en Guinée et vous vous lancez dans l'éducation en devenant enseignante. pourquoi ?

J’aime la nature humaine et j’aime les enfants. Je me suis dit qu’étant donné que j’avais eu la chance de faire des études et d’être allée à l’école, je devais en faire profiter les autres. Enseigner c’est le plus noble des métiers. Je pense qu’aucun salaire ne peut payer le travail que fait un enseignant. Mais en retour, vous avez une satisfaction morale extraordinaire quand vous voyez les enfants comprendre ce que vous leur avez enseigné.

Beaucoup de jeunes disaient qu’ils n’aimaient pas la chimie, mais ils disaient ça parce qu’ils ne la comprenaient pas. Mon défi était aussi de faire aimer la chimie à des jeunes et je crois que j’ai réussi car beaucoup de mes élèves ont continué dans le domaine des sciences en chimie, physique, médecine, pharmacie...

Comment êtes vous devenue proviseur ?

En Guinée à l’époque, on ne vous demandait pas votre avis ! Vous vous retrouviez simplement proviseur. C’était extraordinaire car j’ai appris à mieux connaître les enseignants. J’ai décidé de supprimer les punitions corporelles dans mon lycée.
Je ne voulais pas que les jeunes filles se maquillent et je les attendais à la porte. Je les regardais et je regardais le robinet et elles comprenaient (rires). Je leur disais que bien qu'étant plus âgée qu'elles, je n'avais jamais mis de maquillage. Elles avaient la peau noire qui n’a pas besoin de maquillage. Elles ont compris et elles ne se maquillaient pas. Et celles qui se maquillaient me trouvaient à la porte (rires).

Est ce à cette époque que votre mari a été arrêté ?

Il a été arrêté lorsque j’étais enseignante active et ça a été très difficile pour moi. Quand vous avez votre mari arrêté pour des questions politiques on vous pointe du doigt, et pour ne pas sombrer dans la dépression, je me suis mise à faire de la couture. Je préparais des bonbons, des gâteaux et je donnais des cours d’appoint aux élèves qui en avaient besoin, en chimie notamment. Je leur disais de venir dans mon atelier qui était mon garage puisqu’on m’avait pris ma voiture . Ils venaient là pendant que je cousais.

 
La Guinée, le pays d'Aïcha Bah-Diallo
 

Vous n’avez pas eu de problèmes suite à l’arrestation de votre mari ?

On m’a tout pris lors de son arrestation. Je suis sortie de chez moi les mains vides pour aller chez mes parents. Mais on ne peut pas prendre ce que vous avez dans la tête, c’est à dire le savoir. Grâce au savoir vous pouvez rebondir. Par la suite, j’ai acheté une bicyclette, et on disait, "mais c’est la femme du ministre et elle roule en bicyclette!" ; et je répondais non, je suis une femme de prisonnier politique ! ensuite j’ai acheté un vélomoteur, et toutes les jeunes filles et étudiantes qui me considéraient comme modèle voulaient faire la même chose.

Puis les autorités ont pris la décision de renvoyer toutes les épouses des prisonniers politiques dans leur ville natale. J’ ai donc été mutée à Labé, ma ville natale en 1975. J’ai redécouvert ma famille j’avais deux grands-mères centenaires, maternelle et paternelle, mes oncles, mes grands-oncles et tantes, cousines et cousins... que je ne connaissais pas très bien. Je veux dire par là prendre le temps de discuter avec eux et apprendre l’histoire de nos familles. Ils me manquent tellement. Ils m’ont beaucoup donné. Les années que j’ai passées au sein de ma grande famille ont été des années de formation et d’enrichissement. J’ai appris à parler ma langue maternelle sans y ajouter des mots étrangers. Une chose qui m’a beaucoup frappée, est le travail difficile et dur des paysans. Avant je passais juste une semaine de vacances, mais là j’ai vu les gens trimer du matin au soir en n'ayant qu’un repas par jour et encore. Ce qu’ils cultivaient ne donnaient pas grand chose du fait que les terres étaient pauvres. J’ai appris à voir combien la vie d’une femme au village était difficile. J’ai aussi constaté qu’au village, il n’y avait que des femmes, des vieux, et des enfants en bas âge. Tous les jeunes gens et les hommes valides (disons de 12 ans jusqu’à 50) ans étaient allés en ville à la quête d’un travail rémunérateur. Je me suis dit que le jour où j'aurais la voix au chapitre, je ferais tout pour promouvoir l’éducation en zone rurale.

J’ai passé deux ans à Labé, et quand on a vu que je m’y sentais bien, on m’a fait revenir à Conakry. Lorsque mon mari a été libéré au bout de 10 ans (il avait 46 ans), nous avons été obligés de partir car un ancien prisonnier avait écrit un livre intitulé "la mort de Diallo Telli" (Voir l'article sur Diallo Telli publié par Grioo intitulé Le destin brillant et tragique de Diallo Telli). On a commencé à dire que c’était mon mari qui en était l’auteur. Un de nos amis nous a conseillés de partir pour éviter une deuxième arrestation de mon mari. Car si cela arrivait il n’en réchapperait pas. Mon mari et moi en avons discuté et finalement nous sommes partis. Six mois après, le Président Sékou Touré est décédé et je suis rentrée immédiatement en Guinée.

Et comment cela s’est-il passé à mon retour ?

Lorsque je suis arrivée au pays, juste après le décès du Président Sékou Touré, un de mes amis m’a dit : "qu’est ce que tu fous ici ?" Je lui ai répondu "c’est chez moi". Il a continué en disant "tu aurais dû rester à l’étranger"...Je lui ai répondu : "la raison pour laquelle j’étais partie n’existe plus". Finalement j’ai travaillé deux ans au ministère du travail et des affaires sociales et là j’ai beaucoup appris. J’ai travaillé avec beaucoup de femmes, alors qu’avant j’étais dans le milieu enseignant où il y avait une majorité d’hommes. J’ai réalisé à quel point il était important de promouvoir l’éducation à tous les niveaux. Après j’ai été sollicitée par le ministre du plan et de la coopération pour occuper le poste de chef de cabinet du dit ministère. Le nouveau ministre était de retour au pays après plusieurs années d’absence et avait besoin de quelqu’un qui connaissait bien le pays. Je n’avais jamais fait d’administration, la seule chose que je connaissais c’était l’éducation. Mon mari m’a encouragée à accepter l’offre. Il m’a dit que le premier secret pour réussir à ce poste était de s’assurer que toute correspondance reçoive une suite.

J’ai été selon beaucoup de personnes l’un des meilleurs chefs de cabinet alors que je ne connaissais pas l’administration, mais les cadres me respectaient. Je n’avais pas réalisé qu’il y avait des gens qui demandaient des pots de vin lors de marchés publics. Cela allait à l’encontre de mes principes. Mais je n’ai jamais cherché à savoir si certains le faisaient. Et ils m’ont respecté pour ça. Lorsqu’un collègue était malade, on lui apportait un appui substantiel. Sur le plan du travail et des relations sociales, j’ai réussi à organiser mon cabinet.

En 1989, j’ai été nommée ministre de l’éducation. Ma réaction à été "quoi moi, mais ils sont fous" ! Ma fille venait de rentrer de France et ne voulait pas que j’occupe ce poste car son père ayant été ministre avait fait de la prison. Mais mon mari lui a dit que les temps avaient changé et qu’on ne pouvait plus arrêter les gens impunément et les envoyer au camp Boiro (le camp où les prisonniers politiques étaient enfermés sous le Président Sékou Touré NDLR).

Les femmes ne sont pas avides de pouvoir et quand elle l'ont, elles l'exercent avec pondération
Aïcha Bah Diallo






 
Le Camp Boiro aujourd'hui
© ibamba.net
 

Quels sont les projets qui vous ont le plus marqué pendant ces années ?

J’ai eu la chance d’avoir d’excellentes relations de travail avec mes collègues. J’ai décidé de promouvoir l’éducation de base et de donner les moyens aux directeurs nationaux et préfectoraux sans oublier les inspecteurs d’académie. La première chose que j’ai faite a été de leur attribuer un véhicule pour qu’ils puissent travailler. J’ai aussi pu leur faire bénéficier de formation continue. J’ai pu avoir ces moyens grâce aux bons rapports que j’avais avec les organismes multilatéraux et bilatéraux...J'avais réussi à remplir toutes les conditionnalités fixés et ils m’accordaient les financements dont j’avais besoin. Mais j’avais négocié les conditionnalités au lieu de les accepter aveuglement. Si les conditionnalités ne me paraissaient pas réalistes je le disais et je négociais. J’ai eu de bonnes relations avec US AID, la Banque mondiale, l’UNESCO, l’UNICEF, la Coopération française, la CEE (à l’ époque). J’ai aussi eu de bonnes relations avec les syndicats car je les consultais à chaque fois que j’entreprenais une réforme qui les touchait ou les impliquait. C’est ainsi que j’ai pu réussir à négocier et mettre en œuvre un programme d’ajustement du secteur de l’éducation avec un succès qui reste un exemple dont on parle toujours. J’ai négocié le deuxième programme qui s'est achevé en 2000. J’ai préparé la politique du secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et organisé la réunion des bailleurs sur le sujet. La liste est longue.

J’ai mis en place un statut particulier pour l’enseignant (indemnité de craie, d’éloignement, le développement de la carrière...). C’était une nouveauté et beaucoup de pays africains sont venus apprendre chez nous, en voyant de plus près ce que nous faisions.

Il y a aussi le problème de l’éducation des filles auquel je me suis attaqué. Les parents musulmans ne refusent pas d’envoyer les filles à l’école, ils ont peur pour leur sécurité et c’est pour les protéger qu’ils les gardent. Je suis allée les voir et leur expliquer tout en respectant les règles établis dans ce milieu. Je suis par exemple allée voir un Cheikh, mais je suis restée dans la cour et les membres de ma délégation hommes sont rentrés dans sa demeure. Ils lui ont expliqué les raisons de ma visite en précisant que j’étais dans la cour. Ce qui montrait bien que je respectais les coutumes et les règles établies. Le message que j’ai réussi à faire passer était que l’école était respectueuse de la culture. C’est ainsi que j’ai réussi à obtenir des plus réfractaires qu’ils envoient les filles à l’école. Le taux de scolarisation des filles a grimpé en flèche.

J’avais pris à l’époque la décision de ne plus faire renvoyer de l’école les filles qui tombaient enceintes. Mais avant de le faire, j’ai discuté et expliqué ma démarche pendant deux ans. J’ai expliqué que si les jeunes filles savaient ce qui allaient leur arriver en "couchant avec les hommes", elles ne l’auraient pas fait. Mais personne, ni l’école, ni la famille ne leur expliquaient quoi que ce soit. J’ai dit qu’il fallait que l’école et les familles assument leurs torts. Un jour, je suis allée à une conférence à Koya, préfecture situé à 50 kilomètres de Conakry. Quand je vais à une conférence en zone rurale, je m’habille comme les paysanes, car ça me permet d’être très proche d’elles et de faire mieux passer mon message. Une dame m’a dit "tantie vous avez raison". J’ai compris que le message était passé et le lendemain, j’ai pris la décision de réintégrer les filles après l’accouchement . Il faut souligner que pour toutes les décisions sensibles j’ai pris le temps de mener des campagnes moi-même pour sensibiliser tout le monde.

Plus tard, quand j’ai expliqué ma démarche au Forum des Femmes Educatrices (une ONG panafricaine constituée de ministres de l’éducation femmes et recteurs d’université femmes), elles ont été intéressées. On a organisé une réunion, qui s’est tenue à l’île Maurice en 1994, sur les pertes (financières, humaines) générées par les renvois de l’école de jeunes filles enceintes. Nous avons invité les ministres de l’éducation hommes, qui étaient contre l’acceptation des filles enceintes à l’école. Ils disaient qu’elles allaient donner le mauvais exemple. Je suis heureuse de vous dire que deux ans plus tard ils avaient complètement changé d’avis et étaient devenus les avocats pour la reprise de ces filles dans les écoles.

Pourquoi étaient-ils contre ?

Il est difficile pour un homme de comprendre le drame d’une petite fille de 14-16 ans qui tombe enceinte et qui est rejetée par tout le monde pour se retrouver toute seule. Quand je vois qu’aujourd’hui, on ne renvoie plus les jeunes filles enceintes des lycées, je me dis que c’est un acquis dont je me félicite tous les jours.

En vous écoutant on se rend compte qu’il y a beaucoup d’actions qui ont été menées en faveur de l’éducation en Guinée, en Afrique. Pourtant, on a l’impression qu’il y a une dégradation actuellement. Comment expliquez-vous cela ?

Je ne pense pas qu’il y ait une réelle dégradation. Je crois qu’il y a une mauvaise communication et que les pays n’expliquent pas assez ce qu’ils font car tous les pays travaillent pour le développement de l’éducation. Mais avec la crise économique qu’il y a, on a beau travailler, il reste toujours énormément à faire. Je pense aussi que le jour où les pays africains comprendront réellement que la 1ère priorité devrait être l’éducation avant tout, alors on aura fait un grand pas et il y aura un impact plus grand. Je prends toujours l’exemple du Japon dont la seule ressource est constituée de ses hommes et de ses femmes (la matière grise). Ce pays qui fait partie des nations les plus riches du monde l’a vite compris et a investi dans ses ressources humaines. Il faut que nos pays apprennent à considérer l'homme et la femme comme la première richesse et il y aura un décollage économique extraordinaire.

Le jour où nos pays comprendront que la 1ère priorité devrait être l'éducation, on aura fait un grand pas. La seule ressource du Japon c'est sa matière grise
Aïcha Bah-Diallo










 
L'Unesco
© unesco
 

Les femmes ont elles un rôle particulier à jouer dans l’avancée de l’Afrique ?

Tout à fait. Déjà parce qu’elles sont les plus nombreuses. Ensuite les véritables chefs de famille dans cet environnement de crise économique aujourd’hui en Afrique sont les femmes. Quand il y a des problèmes, c’est vers elles qu’on se tourne. Ce sont elles qui régulent la famille et qui en sont les piliers. Si on écoutait les femmes au niveau politique, si elles étaient plus nombreuses dans les cercles de décision, il y aurait moins de conflits car la femme n’est pas avide de pouvoir et quand elle l’a, elle l’exerce avec pondération. Nous ne voulons pas le pouvoir pour le pouvoir. Vous n’entendrez jamais dire que des femmes ont détourné de l’argent car elles sont fières. Ce n’est que maintenant avec les conflits où des jeunes femmes sont enlevées, droguées par les seigneurs de la guerre, qu’on entend dire qu’il y a des femmes qui tuent. Avant c’était un phénomène inconnu. Il faut d'ailleurs que les conflits armés africains cessent et qu’il y ait une thérapie, pas seulement dans les pays concernés, mais mêmes dans les autres car ces conflits ont des répercussions sur les pays environnants. Il faut que nos enfants apprennent à vivre ensemble et nous même devons apprendre à vivre ensemble.

Comment avez-vous utilisé la télévision pour promouvoir l’éducation ?

Un enseignant est un communicateur. Lorsque je suis arrivée au ministère, j’ai cherché à voir de quelle façon je pouvais communiquer pour promouvoir l’éducation, et pour toucher tout le monde. Les canaux de communication traditionnels ce sont les mosquées, les églises, les marchés hebdomadaires, les mariages, les baptêmes... Il faut les utiliser pour parler de l’éducation et faire passer l’information. Il y a aussi les moyens modernes, la radio et la télévision. Au niveau de la radio et de la télévision, nous avons utilisé des sketches : nous avons contacté des troupes de théâtre pour chaque groupe linguistique et nous leur avons dit que nous avions des thèmes concernant l’éducation. Ces troupes de théâtre nous ont produit des choses merveilleuses. On avait aussi des spots diffusés 15 minutes avant le journal télévisé car tout le monde vient regarder la télévision juste avant le journal télévisé.

Un jour, une de mes tantes m’a dit "Aïcha tu me rends la vie impossible." Je lui ai répondu "comment ça ?" Elle m’a dit : la petite que j’ai chez moi me demande de l’envoyer à l’école car elle a vu les spots à la télévision. Je lui ai dit : "ah il faut l’envoyer à l’école" (rires). L'impact de la campagne était bien réel.

En quoi consiste votre poste actuel à l’Unesco ?

Je suis arrivée en 1996 comme directrice de l’éducation de base. Nous nous occupons de l’éducation de la petite enfance, l’enseignement élémentaire, l’éducation non formelle, l’éducation des groupes défavorisés. En 2000 j’ai été promue sous-directrice générale adjointe. Je donne un appui au sous directeur général et ça me permet d’avoir une vue d’ensemble. Actuellement je vais être Sous Directrice générale par intérim en attendant l’arrivée du nouveau sous-directeur. Je veux prendre ma retraite et rentrer chez moi ! (rires) il y a encore beaucoup de choses à faire là-bas. Pour quelqu’un de terrain comme moi, le vrai travail se passe là-bas.

Que comptez vous faire à votre retour en Guinée ?

J’espère être de retour en Guinée en 2005. Je compte donner un exemple d’ éducation pour tous autour de l’école. Il s’agit de faire d’une école un lieu d’apprentissage pour tous. Vous avez une petite hutte près de l’école où les femmes emmènent les enfants, les tout petits pour ne pas avoir à les porter sur le dos quand elles vont cultiver. Les femmes du troisième âge qui ne vont plus cultiver peuvent s’occuper des enfants. Il suffit de leur donner un minimum de formation. Et les petits qui vont grandir là verront leurs grands-frères et sœurs aller à l’école. C’est sur et certain qu’ils iront à leur tour à l’école. Avec un peu d’argent, on peut acheter des équipements, des semences pour développer les cultures maraîchères. Mais il y a deux conditionnalités : il faut que tous les enfants aillent à l’école et que les femmes viennent assister aux cours d'alphabétisation liés à la mise en place de leurs cultures maraîchères. Une fois que vous avez montré cet exemple, ce n'est pas difficile de le répliquer ailleurs.

















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Aïcha Bah Diallo, sous directrice générale de l' education à l'Unesco

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  Merci Hadja
Un guinéen qui vous aime ( 15/06/2004 13:27  à Viroflay / France )

Je suis très heureux d'apprendre vos nouvelles occupations qui je pense seront benefiques pour l'afrique et le tiers-monde.Pour avoir été collegien et lyceen pendant que vous etiez Ministre Hadja on ne peut que vous remercier de votre action en faveur de l'education en Guinée , de nos jours ceux qui vous ont remplacés ne pouvaient avoir tache plus facile en ce sens que tout était tracé et ils n'avaient à faire que suivre vos directives mais helas je pense après votre depart les choses se sont "gâtées", l'exemple des boursiers guineens de l'exterieur est edifiant car malheureusement livrés à eux mêmes sans assistance reelle de la part du gouvernement, ces bourses sont attribuées de facto aux parents d'élèves fortunés au mepris de plus meritants dont le seul tort est d'être des familles pauvres.
Je sais comme vous le dites l'essentiel qui reste à faire est au pays mais je suis sûr que vous ne pourrez rien faire tant que
ce regime retrograde va continuer à tuer tout espoir chez les jeunes guinéens!!
Madame continuer à nous faire rêver car après vs avoir lu je suis fier d'être Guinéen et je sais qu'on peut compter sur vous pour relever à nouveau le grand defi de l'éducation!
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BMW ( 17/06/2004 14:06  à Reggello / Italy )

Je dois avouer que personellement, c'est ce genre de parcours que j'aime lire sur grioo, le parcours des africain(e)s qui font ou on fait des trucs concrets en Afrique.

Je trouve qu'ils ont toujours une vision plus profonde de nos problèmes, et une experience qui peut vraiment nous etre utile et surtout un discours moins "fashion" et plus direct.

Je partage son point de vue sur l'integrité morale des femmes: il y en aurait plus dans la politique en Afrique, il y aurait certainement moins de merde.
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  tous mes encouragemnts
Hillary ( 17/06/2004 17:55  à Duisburg / Germany )

Tout d'abord merci en la personne morale de Grioo qui nous donne l'opportunite de decouvrir les tetes d'Afrique.
Merci Aicha de ce parcous terrifiant mais tres editif, je l'ai lu avec attention et je te dire un coup de chapeau. Je souhiate que tu sois un exemple pour tout internaute de la diaspora, que ton parcours nous donne le courage, la force de nous eduquer davantage et demain d'en faire profiter a notre continent. Je suis tres heureuse et partage ton point de vue sur le fait de mettre plus les femmes en valeur non seulement sur le plan social mais aussi plus sur le plan educatif et adminstratif.
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  wil
( 17/06/2004 18:12  à Cotonou / Benin )

je suis entierement d'avis avec toi que des parcours comme celui de Mme Bah Diallo sont plus enrichissants, A travers eux on a une vision plus profonde de l'afrique.Le parcours de cette respectable dame revele la combativité de la femme africaine.Dans un continent où les reves sont etouffer avant de germer il faut etre de la poigne de mme BAH DIALLO pour faire avancer les choses,Arriver à croire dans ses idées,ensuite les faire partager avec d'autres et tout cela dans l'ultime but de donner à l'afrique un autre visage.
C'est édifiant de lire de pareils parcours
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  Elogieux, certes, mais...
CARN ( 20/06/2004 23:25  à Paris / France )

Très beau parcours que celui de Madame Bah Diallo. C'est vraiment celui d'un modèle de réussite et d'engagements forts pour le développement de l'Afrique dans le domaine de l'éducation et aussi, par tout ailleurs, de part le poste bien mérité qu'elle occupe à l'UNESCO. Mais seulement Madame Bah Diallo gagnerait à être plus aimable car c'est une femme austère et peu accessible. La réussite professionnelle n'exclut pas un peu plus de courtoisie envers les gens. Chère madame, avec tout le respect dû à votre âge et à votre rang, soyez un peu plus accessible, pour vous rencontrer c'est la croix et la bannière, démystifiez vous car les Guinéens sont des gens humbles. Pour avoir fait un stage à l'UNESCO, à la section de l'éducation de base, j'avoue que beaucoup de gens sont satisfaits de votre travail mais votre amabilité laisse à désirer... Quel gâchis!!!
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  La Brave
DIALLO CHERIF ( 29/06/2004 16:06  à Norwalk / United States )

Bonjour,

J'avoue que j'ai suis très content d'avoir de nouvelles de Hadja Aicha Bah que j'admire personnellement.

Cette femme est une vrai reformatrice combative honnête.

Je me rappelle encore quand elle a visité toute les écoles de la guinée du jamais vu dans mon pays à la rencontre des enseignants élèves et parents d'élèves et surtout montrer que la femme peut faire parfois même mieux que l'homme.

Elle a sensibilisé et encouragé à la scolarisation de la jeune fille.

Elle a encouragé les filles d'opter pour les branches techniques (Maths physique-chimie).

Cette brave maman a même fait un documentaire elle même pour la sensibilisation de la population a envoyer les filles à l'école et cela a payé.

Sans oublié je vous respect par votre courage quand votre mari etait en prison.

Je vous souhaite bonne chance Madame.



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  Un Modèle à suivre
( 30/06/2004 12:01  à Montferrier-sur-lez / France )

Je suis une jeune fille qui vie et étudie en france depuis 8 ans maintenant. A la lecture du texte rétrassant votre parcours j'avoue être très flattée et envieuse. En effet je trouve que vous êtes l'exemple même à suivre et j'espère avoir un parcours ressemblant au vôtre .
Vous semblez être quelqu'un de très respectable et j'admire les personnes comme vous, courageuse et battant. J'espère que votre projet lorsque vous serez de retour en Guinée se réalisera dans de bonnes conditions, car seule la réussite des femmes telle que vous peut aider nos pays à aller de l'avant dans le monde dans lequel nous trouvons aujourd'hui.
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  que dieu vous garde parmi nous!
( 30/06/2004 12:14  à Reims / France )

ben je suis très content de lire se genre d'interwiew surtout une dame qui fait la fierté de mon pays et j'espère que pleins d'autres filles la prendront pour modèle au lieu de tomber plutot dans la facilité
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  Une fierté africaine.
Mohamed Moustapha Fofana ( 30/06/2004 16:43  à Paris / France )

C'est avec un coeur plein d'émotion que j'ai parcouru cet interview.
Je dirais tout d'abord merci à Hadja Aicha Bah pour sa modeste contribution pour l'éducation en Guinée et en Afrique en generale.
Elle a décidé de le faire et elle s'est donnéé corp et ame. Mais aussi, c'est le lieu de remercier aussi tout ce de pret et de loin ont pris part à l'existence positive de la Guinée.
En fin, je suis tout à fait d'avis quand il dit que la premiere richeche d'un pays est constituée des hommes qui y vivent. Je suggère donc tous les dirigeants des pays africains à en tenir compte pour s'investire davantage à l'éducation. Merci Hadja, merci aux femmes.
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  Une vrai africaine
Iza ( 02/07/2004 14:52  à Orsay / France )

Juste pour dire bravo à madame Diallo vous avez un parcours formidable.Très touchée par votre sensibilité vis à du peuple .J'aimerais tant faire comme vous. Si l'Afrique pouvait avoir beaucoup de femme comme vous nous pouvons continuer à espérer. Merci grioo.com
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  tout le respecy madame!!!!!!
aymar ( 14/08/2004 01:46  à / Cameroon )

salut madame,
"une intello ca se respecte".tout le respect et toute l'admiration.
portez- vous toujours au meilleur
tres respectueusement
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  si vous savez seulement ce que vous venez de créer en moi!
houssou elvyre ( 23/11/2004 12:55  à / Cote D'Ivoire )

je suis étudiante en communication pour le changement de comportement et je suis ivoirienne; j'avoue que j'aurais bien aimé arrêter les études maitenant c'est à dire après ma soutenance en décembre pour l'obtention du DEA;mais après vous avoir lu je suis plus que jamais déterminée àcontiner; merci pour tout le travail que vous faites et que le tout puissant vous bénisse Madame DIALLO!
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  un exemple pour la femme et la jeune africaine
sandrine k-k ( 01/06/2005 10:33  à Nantes / France )

J'ai eu l'occasion de discuter (sans la connaître dans un premier temps ) et ensuite d'écouter Mme Bah Diallo à une conférence organisée à l'institut d'étude politique à paris le 31mai 2005. J'ai été à la fois surprise, émerveillée et renforcée par une telle combativité, encore plus quand j’ai eu l’occasion de lire l’article sur elle. Elle est un véritable exemple pour la jeune fille que je suis. Son parcours me motive encore plus sur l’orientation que j’ai prise ; je prépare un doctorat en sciences économiques sur l’éducation des filles et il faut dire que dans le contexte de l’économie actuelle, mon choix et mon orientation étaient plutôt difficiles à imposer et reste même incompréhensible pour certains qui pensent encore qu’une étude économique doit se faire dans un soucis de profit (dommage).
Alors milles merci à cette Dame pour son action pour l’éducation des filles, son action dans les pays pauvres et je souhaite vivement que ses actes soient pris en exemple dans d’autres pays africains.
Alors Bravo!!!
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( 17/12/2008 05:41  à Bègles / France )

ah oui, j'm ce commentaire.
word!
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( 17/12/2008 05:46  à Bègles / France )

je voulais parler de celui de BMW. quant à moi, j'ai découvert cette dame ici,
http://www.moibrahimfoundation.org/
et il est vraiment l'heure de la 'concrétude" en Afrique
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