 |
  |
| Rajat Gupta, PDG indien de Mc Kinsey
|
| |
Né en Inde, orphelin à 18 ans, arrivé à 23 ans aux Etats-Unis, Rajat Kumar Gupta est aujourd'hui pdg de Mc Kinsey, la 1ere firme de conseil en stratégie du monde |
| Par Paul Yange |
|
| |
 |
|
 |
|
 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
 |
Depuis 1994 Rajat Kumar Gupta est le pdg de Mc Kinsey, la 1ere firme de conseil en stratégie du monde
|
 |
 |
|
 |
|
 |
|
 |
 |
|
|

RAJAT KUMAR GUPTA
Né le 2 décembre 1948 à Maniktala (Calcutta, Inde)
Citoyen américain depuis 1984.
Formation : Modern School, New Dehli, 1966 ; Bachelor in Technology, (mechanical engeneering) 15è au concours d’entrée national en Inde en 1966 à l’International Institute of Technology -Delhi, diplômé en 1971 ; MBA Harvard Business School, 1973
Rejoint Mc Kinsey en 1973 ; bureau de New-York (1973-1981) ; bureau de Scandinavie (Copenhague, 1981-1986) ; bureau de Chicago (1986-1989) ; directeur du bureau de Chicago (1989-1994) ; élu pdg de Mc Kinsey en 1994.
Spécialisations : stratégie, énergie, biens industriels, biens de consommation. Marié à Anita Mattoo Gupta ; 4 enfants (Geentali 24 ans ; Megha 20 ans ; Aditi 17 ans ; Deepali 12 ans). Langues parlées : Anglais, Hindi, Bengali
Centres d’intérêts : Bridge, anciennes comédies musicales indiennes, musique classique occidentale
Vit à Calcutta les 5 premières années de sa vie, déménage pour New-Delhi en compagnie de ses parents Ashwini Kumar Gupta (journaliste) et Pran Kumari Gupta. A 18 ans, il est orphelin de père et de mère.
Après la "Modern School", Gupta étudie l’ingénierie mécanique à l’ITT. A la sortie de l’ITT, il a le choix entre poursuivre ses études en MBA, ou entrer sur le marché du travail dans une prestigieuse entreprise indienne. Il refuse l’offre et préfère Harvard où il effectue deux années de MBA.
A Harvard, Gupta est un élève brillant. Une fois diplômé de la prestigieuse université, il opte pour le monde du conseil. Recommandé chez Mc Kinsey par un de ses professeurs.
Il fait un excellent travail au bureau scandinave (dont il est le gérant alors qu’il n’est que manager) et au bureau de Chicago.
Coopté associé en 1984. Elu PDG de Mc Kinsey en 1994.
Selon Gupta, son succès est du à la philosophie indienne (philosophie du Gita) : vouer un culte au travail, le faire dans votre propre intérêt, ne pas le juger selon les résultats obtenus, essayer de faire de son mieux dans chacun des domaines qu’on aborde.
|
 |
|
 |
|
 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
 |
Gupta est entré chez Mc Kinsey en 1973 ; 20 ans plus tard, il en est le pdg
|
 |
 |
|
 |
|
 |
|
 |
 |
|
|

Les qualités qui l’ont mené au sommet :
L’intelligence : excellent étudiant à Havard et l’ITT
Des performances extraordinaires : a obtenu d’excellents résultats dans les pays scandinaves et à Chicago
L’humilité : peut prendre du temps pour déjeuner avec des consultants de base qu’ils ne reverra peut-être jamais ou rencontrer les nouvelles recrues de Mc Kinsey en Inde
L’expérience internationale : a vécu en Inde, au Danemark et aux Etats-Unis
La capacité à construire et diriger des équipes : "un leader est quelqu’un qui peut motiver son équipe et faire faire le travail sans que ses équipiers aient l’impression que c’est lui qui a fait faire le travail". Utilise le consensus comme mode de gouvernement
Les relations interpersonnelles : fait attention aux autres malgré la compétition féroce.
Parcours
Rajat Kumar Gupta vit à Calcutta les cinq premières années de sa vie, déménage pour New-Delhi en compagnie de ses parents Ashwini Kumar Gupta et Pran Kumari Gupta. Son père, journaliste de profession décède alors que Gupta est âgé de 16 ans. Sa mère décède deux années plus tard. Gupta et ses frères et sœurs vivent alors avec une tante, et étant tous de bons étudiants, sont boursiers.
Après la "Modern School", Gupta étudie l’ingénierie mécanique à l’ITT (International Institute of Technology). A la sortie de l’ITT, il a le choix entre poursuivre ses études en MBA, ou entrer sur le marché du travail dans une prestigieuse entreprise indienne. Admis à Harvard, il choisit d’y effectuer deux années de MBA.
A Havard, les étudiants américains sont surpris que son anglais soit "si bon". Un réel choc culturel se produit : (Gupta n’avait jamais vu la télévision avant d’arriver aux Etats-Unis). Selon Gupta, il n’est pas dans la nature indienne de parler beaucoup, et il était très réticent à le faire alors que c’est presque une obligation dans la culture américaine, qui plus est pour des étudiants de MBA. Après le premier trimestre, Gupta est l’un des deux étudiants de la promotion à avoir des notes excellentes dans toutes les matières, ce qui surprend ses camarades étant donné sa nature plutôt discrete...
A sa sortie de Harvard, Gupta opte pour le monde du conseil : peu d’entreprises pouvaient l’embaucher du fait de son statut d’étudiant (obtention d’un permis de travail nécessaire). Et comme tous les étudiants, il rechercha un emploi de consultant (les postes les plus recherchés par les étudiants de Havard à l’époque). |
 |
|
 |
|
 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
 |
Le parcours de Gupta est interessant à plus d'un egard pour des africains
|
 |
 |
|
 |
|
 |
|
 |
 |
|
|

Bill Clement, responsable du recrutement de Mc Kinsey à New-York rencontra Gupta lors d’un entretien sur le campus de Harvard et lui affirma que son parcours académique et ses notes étaient excellents, mais lui conseilla d’aller travailler 3 ou 4 ans dans une entreprise avant de postuler à nouveau. Walter Salmon, un des professeurs de Gupta à Harvard et camarade de promotion de Ron Daniel, dirigeant du bureau de Mc Kinsey New-York à l’époque, lui demanda de alors de revenir sur sa décision. Gupta fut invité à une série d’entretiens à New-York où un emploi lui fut finalement proposé...pour son bonheur et celui de Mc Kinsey.
Le parcours de Rajat Kumar Gupta est instructif à plusieurs niveaux, tout particulièrement pour des africains immigrés :
Comme les africains vivant en dehors de leurs pays d’origine, Gupta possède une double culture, celle de son pays d’origine, l’Inde, et celle de son pays d’adoption, les Etats-Unis. Cette double culture se retrouve également au niveau de sa formation (en Inde et aux Etats-Unis) et Gupta affirme d’ailleurs que l’ excellente formation de l’ITT à New Delhi lui a grandement facilité la tâche à Harvard.
Il a vécu sur trois continents -en Asie, en Europe, en Amérique- pendant plusieurs années. Sa double culture ne s’est nullement révélée être un handicap, mais bien un avantage dont il a su tirer profit entièrement et qu’ il revendique et assume pleinement (remarquons qu’il parle deux langues de l’Inde en plus de l’anglais et qu’il n’est devenu citoyen américain qu’à l’âge de 36 ans).
Arrivé aux Etats-Unis à l’âge de 23 ans en tant qu’étudiant, il y est devenu le président de la première firme de conseil en stratégie du monde, ce qui est peut-être inédit dans le monde des affaires pour un immigré de la première génération. Ses performances influent également sur la façon dont les étudiants indiens brillants sont perçus . Selon un associé américain de Mc Kinsey, "great indian minds are good at consulting", ce qui peut se traduire par "les esprits indiens brillants sont bons dans le domaine du conseil". Dira t-on également à l’avenir dans le monde des affaires : "great african minds are good at consulting" ?
Actualité : rajat Gupta quittera la direction de Mc Kinsey en juillet 2003 au terme de son 3ème et dernier mandat à la tête de la firme américaine. Il sera remplacé par le britannique Ian Davis actuel directeur du bureau londonien de Mc Kinsey.
|
|
|
  |
 |
|
Ecrire
une réaction
|
Rajat Gupta, PDG indien de Mc Kinsey |
Nombre de messages:
6
Pages:
1
Excellent!!! |
|
Danielle (
08/05/2003 10:39 ) |
Son parcours l'est; et ça prouve que les africains peuvent aussi évoluer et faire leurs preuves dans les pays étrangers.
Cependant il est important de signaler que la couleur de la peau compte aussi beaucoup; s'il n'était pas blanc aurait-il eu autant de succès et de chance??? |
|
 |
 |
Un indien n'est pas "blanc"!! |
|
panafricain (
08/05/2003 16:54 ) |
A danielle
Un indien est un homme de couleur et non un blanc! Les indiens font partie des minorités en dehors de leur pays. Il est aussi difficile pour un indien que pour un noir ou un africain de reussir...
|
|
 |
 |
son arrivée tardive aux usa mérite réflexion et doit donner espoir à tous les africains enfermés dans les carcans européens et surtout français |
|
carl (
09/05/2003 15:18 ) |
|
|
 |
 |
|
|
(
10/05/2003 12:29 ) |
Je suis d'accord, les Etats-Unis offrent des opportunités à ceux qui se battent. Devenir PDG de McKinsey ave un tel profil de départ, il faut vraiment le faire
CHAPEAU |
|
 |
 |
|
|
(
18/08/2003 16:42 ) |
Je crois avoir une reponse a laquestion posee a la fin de l'article.
Si on ne dit pas encore D'Africains
ayant le genie des finances ou autre c'est que les Africains ne vont pas aux etats unis terminer leur etudes comme les indiens car pas de bourses disponibles, et les etudes sont exagerement cheres
pour un africain. Sinon biensur que les Africains qui y sont cartonnent a l'ecole car les etudes en Afrique sont plus difficiles qu'aux etats unis.
Quand les gars y vont, is ont exactement comme M.Gupta un bagage tellement important qu'ils ont de bonnes notes sans meme fournir beaucoup d'efforts. Et puis
par reflexe les africains vont en France parce que facilite de Langue (Comme les footballeurs) et etudes peu cheres. En Europe les reussites africaines sont moins voir pas du tout mediatisées car xenophobie, racisme et jalousie. Notez que meme pour un Europeen
reussir en Europe Notamment en France est un parcours du combattant. Je pense les premieres generations d'Africain qui ont fait leur de hautes etudes sont pratiquement tous rentrés en Afrique. Par contre notre genration contraint a l'expatriation a beaucoup plus de chance de faire connaitre en occident les grandes capacites et qualites des cadres noirs et africains. Ce n'est qu'une question de temps. Soyez patients |
|
 |
 |
c'est un bosseur |
|
(
27/09/2005 11:56 ) |
Il mérite tout ça . En tout cas c'est un exmple pour ceux qu'on appele les minorités |
|
 |
 |
Nombre de messages:
6 Pages:
1
|