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Esclavage : Violences et Résistances
  Cette semaine, Contrôle social et mental de l’esclave; Violences; Resistances
Par Belinda Tshibwabwa Mwa Bay
 
Chap 1. Contrôle social et mental de l’esclave
 
Le Code Noir a connu 2 versions, celle de 1685 et 1724
 

" Déclarons les esclaves être meubles " Tel est le principe que le Code Noir entend définir et justifier tout au long de ses 60 articles, en prenant à témoin Louis XIV Roi de France et de Navarre, l’Eglise catholique et Dieu lui-même. Ce principe est celui de toutes les sociétés esclavagistes, mais la France est la première puissance des temps modernes à l’avoir codifié. Le statut social, juridique et économique de l’esclave est celui d’un objet, d’un bien, et en tant que tel, une entité sans volonté ni identité propre. La législation brésilienne de l’esclavage est en ce sens la plus explicite, car elle considère les esclaves comme : « articles de propriété, qui entrent dans l’ordre des biens, sans volonté ni personnalité juridique, ayant comme seuls uniques représentants leurs propres maîtres. »


 
La plantation hermitage, Georgie, 1889 (photo). La maison de maître et les quartiers d'esclaves.
© http://hitchcock.itc.virginia.edu/SlaveTrade/
 

L’esclave est celui qui se trouve sous le pouvoir et la dépendance absolus d’un maître, celui qui n’est pas libre et qui vit dans un état de servitude totale. Il diffère du serf ou du serviteur, car il n’est pas considéré comme une personne, mais comme une chose ; car il ne tire aucun bénéfice ni profit de son travail ; car sa vie est à la merci de la volonté de son maître, qui a le droit de vie et de mort sur sa personne ; car il n’a aucun droit face aux personnes et aux choses. " Etre une propriété ", est le statut premier d’un esclave. De ce postulat découle deux prédicats corollaires : ceux de la perpétuité et de l’hérédité. Un esclave est esclave à vie, et transmet sa condition sociale à ses enfants. L’esclave n’a pas de " personnalité juridique ", il n’a pas non plus de statut " moral", ce qui veut dire que la société ne lui reconnaît pas de dignité, de valeurs, de principes, ni même de sentiments. Dans la plupart des sociétés coloniales il lui est interdit d’apprendre à lire et à écrire, de posséder des biens ou un pécule, de s’attrouper, de se déplacer sans l’autorisation écrite de son maître, de porter des chaussures, de parler une langue africaine ou le créole. Si la législation veille à ce que l'esclave n'ait aucun recours juridique, elle lui confère à contrario un statut " pénal" très riche. Le Code Noir Français, puis espagnol, les textes de loi émis par les états du sud des Etats Unis, par les pays d'Amérique latine et les îles de la Caraïbe, à travers leurs Constitutions ou à travers leur Code pénal pour réglementer l'esclavage, ne sont qu'une suite d'interdits, de sentences, de châtiments, promis aux esclaves qui se rendraient coupables de vol de nourriture, de bétail, de fuite, de désobéissance, de port d'arme ou de meurtre. Le système esclavagiste est avant tout un système répressif, autoritaire et totalitaire dans sa définition formelle, même si les pratiques sociales ont pu s'avérer être moins rigides. Le contrôle social et mental de l'esclave est au centre de ce dispositif, car l'organisation et le fonctionnement des sociétés coloniales reposent sur cette population esclave, qui dans la majorité des cas, est supérieure numériquement à la population blanche. C'était d'ailleurs pour prévenir toute insurrection massive d'esclaves que les recensements effectués dans des pays comme le Brésil 19ième siècle, n'étaient jamais rendus publics.

 
Maison de correction, Jamaïque, 1837
© http://hitchcock.itc.virginia.edu/SlaveTrade/
 

Le contrôle mental de l'esclave passe par des mécanismes de " déshumanisation". Il n'est pas un "objet" uniquement sur le papier, il l'est dans la vie courante.
La ségrégation sociale et spatiale. Il était de coutume dans les plantations de réunir tous les matins, tous les esclaves du domaine dans l'enclos à bétail pour être compter, afin de s'assurer qu'aucun ne s'était enfui durant la nuit. Les journées de travail commençaient dès 6 heure du matin et s'achevait souvent après minuit. Les esclaves des plantations étaient parqués dans un espace qui leur était réservé (les cases nègres aux Antilles françaises, les slaves quarter aux Etats unis, les senzala au Brésil), à la fois suffisamment loin de la maison du maître pour marquer visuellement la hiérarchie de la condition, et suffisamment près pour que leurs faits et gestes soient surveillés. Un commandeur ou feitor, chargé de contrôler, le fouet à la main, le travail des esclaves, avait souvent son propre logis à proximité de leurs cases, afin d'exercer sur eux une surveillance constante. Les esclaves des villes, qui pour la plupart dormaient dans les rues et les parcs, étaient surveillés par la police. Ceux à qui leurs maîtres avaient trouvé une place dans l'étroitesse de leurs maisons de ville, dormaient soit à même le sol de la cuisine, des couloirs ou dans les escaliers, soit dans les petites remises étouffantes avec des sacs de vivres et des animaux domestiques. Cette ségrégation était instituée dans l'espace, dans les conditions de vie et dans l'apparence. Dans l'alimentation par exemple, les esclaves ne mangeaient que les restes, les abats ou les aliments que leurs maîtres ne consommaient pas. Il leur était interdit de se parer d'étoffes riches, de porter des chaussures, car dans la société coloniale s'était l'attribut symbolique de la condition. Seuls les hommes libres devaient en porter.

L'esclave devait donc être " identifiable" par cet ostracisme permanent. Il était symboliquement, matériellement, institutionnellement, économiquement et socialement exclu de la compagnie des " hommes". La pression sociale pesait sur lui comme une épée de Damoclès à chaque instant, car le moindre écart, la moindre révolte était réprimée avec la sévérité démesurée d'un châtiment que l'on utilise comme exemple et comme instrument de terreur pour neutraliser le reste de la population esclave.

Chap. 2. Violences
 
Collier et masque de fer, 18ième siècle,
© http://hitchcock.itc.virginia.edu/SlaveTrade/
 

Une barbarie juste. La violence, sous toutes ses formes, était le bras armé du système esclavagiste. La violence physique était légitimée par la violence symbolique de l'esclavage, et la violence symbolique servait à justifier la violence physique. Mais cette violence, qui la plupart du temps n'était que pur sadisme, se parait volontiers des habits de la justice et de la charité chrétienne. La pensée esclavagiste est une pensée fondamentalement paternaliste et se veut une mission chrétienne et civilisatrice. Donc la violence infligée aux esclaves est une chose juste. La législation brésilienne explique ce principe sans fard ni " langue de bois". Elle explique que : « les châtiments infligés par un maître à son esclave sont légitimes car ils sont comme ceux qu'un père inflige à son enfant ». Sous couvert de ce principe, toutes les atrocités étaient permises sous le régime esclavagiste. Avec la bénédiction du Code Noir, on pouvait brûler son esclave, lui couper les oreilles ou la jambe, le tué tout simplement. Même les horreurs auxquelles ce texte n'avait pas pensé, il les excusait de fait car il déclarait les esclaves " être meubles".

Les instruments de torture se divisaient en trois grandes catégories : les fouets, les chicotes et les bâtons, de toutes les longueurs, à une ou plusieurs lanières, dans des matières comme le cuir cru ou le bois ; les " colliers" et les entraves, les " troncs", dont la principale fonction était de limiter les mouvements de l’esclave ; les tenailles, qui étaient des instruments de torture au sens propre du terme. La plupart de ces objets étaient l'œuvre ferronniers et ils étaient d'un usage très courant. Tous ces instruments existaient dans plusieurs versions, des plus légères et plus pratiques, aux plus sophistiqués et plus tortueux. Parmi les plus répandus ou les plus "originaux", on trouvait le masque de fer ou máscara. Il s’agit d’un masque fait de zinc ou de fer qui couvrait tout le visage, auquel il était attaché à l’aide de prolongements qui se fermaient le plus souvent à l’aide d’un cadenas. Il portait de petits trous permettant uniquement de voir et de respirer. Il était surtout utilisé pour empêcher aux esclaves de boire de l’alcool, de voler des aliments ou de manger de la terre. La tesoura était un instrument coupant, constitué de deux lames mobiles réunies par la milieu, et qui s’ouvre en croix à la manière d’un ciseau. Il était utilisé pour couper les oreilles et les doigts, formes de mutilations également très courantes durant le 19ième siècle, particulièrement au Brésil. Les Fers ou ferrete et carimbo, étaient des instruments en métal, servant à marquer les esclaves au fer chaud. On les utilisait surtout pour marquer d’un "F" ou d'une " fleur de lys" les esclaves fugitifs récidivistes. Mais certains propriétaires, parmi les plus riches, s’en servaient surtout pour imprimer leurs noms sur leurs " propriétés". Il circulait ainsi dans la ville de Rio de Janeiro, un grand nombre d’esclaves dit "particuliers", portant à même la peau les emblèmes ou les initiales de leurs maîtres. La chicote, fouet le plus ordinaire, mais dont il existait toute une gamme, était constitué de deux lanières de cuir qui arrachaient la peau dès le premier coup, rendant ainsi le châtiment encore plus douloureux.

 
Le supplice du tronc, Trinidad, 1830. L'esclave devait rester immobilisé dans cette position de jour comme de nuit, pendant plusieurs jours.
© http://hitchcock.itc.virginia.edu/SlaveTrade/
 

Le collier de fer a été décrit par Jean-baptiste DEBRET, qui a visité la ville de Rio de Janeiro au début du 19ième siècle, comme ayant : « plusieurs bras en forme de crochets, non seulement dans l’intention de le rendre ostensible, mais également pour être appréhendé plus facilement en cas de résistance, puisqu’en appuyant vigoureusement sur le crochet, la pression inverse se produit de l’autre coté du collier, relevant avec force la mâchoire du prisonnier ; la douleur est horrible et fait cesser toute résistance, principalement quand la pression est renouvelée par saccades ».

Les Escarpes utilisés au Brésil, désignaient des chaussures de fer utilisées pour torturer les esclaves. Les Forca, patíbulo, cadafalso étaient des instruments de mise à mort par le supplice de l’étranglement. Le Garfo, instrument de torture avec lequel on déchirait les chaires du supplicié, ressemblait à un ustensile servant à tailler la pierre. Le grilhão, dont l’usage était aussi banalisé que celui du collier de fer, était composé d’anneaux de fer avec lesquels on emprisonnait les jambes des esclaves, limitant ainsi leurs mouvements. On leur mettait également des chaînes cadenassées à l’une des chevilles, auxquelles étaient reliées un gros et lourd morceau de bois que l'esclave était obligé de porter sous le bras. L’anjinho était certainement l’appareil de torture le plus "inventif". Son usage était également très courant dans les colonies françaises et anglaises. Il s’agit de tenailles constituées de deux anneaux de fer dans lesquels étaient emprisonnées les têtes des pouces de la victime. Celles-ci étaient graduellement comprimées au moyen d’un petit écrou, et ce jusqu’à ce qu’elles soient totalement broyées. Cet instrument servait à faire parler les esclaves fugitifs, en particulier ceux qui avaient été capturés dans les forêts et les quilombos, et qui refusaient de donner le nom et l’adresse de leurs maîtres, auxquels ils devaient êtres restitués.

 
Esclave brûlée et torturée par sa maîtresse, Richmond, Virginie, E.U, 1866.
© http://hitchcock.itc.virginia.edu/SlaveTrade/
 

La violence comme instrument de terreur. Les travaux de recherche menés sur les archives de la seule ville de Rio de Janeiro au 19ième siècle, nous ont permis de dénombrer pas moins de 51 instruments de torture, plus une dizaine de "méthodes" de tortures — mais cette dernière catégorie est en réalité aussi illimitée que l’imagination de ceux qui les appliquent. Les archives judiciaires recèlent de nombreux procès-verbaux de faits divers, tous plus horribles les uns que les autres, qui montrent que la sauvagerie des maîtres à l'égard de leurs esclaves n'avaient absolument aucune limite. Seins coupés, yeux arrachés, dents brisées, lèvres lacérées, esclaves fouettés à mort, torturés, brûlés, violés, noyés, étranglés par leurs propriétaires. Les voyageurs étrangers ayant visité les Amériques durant près de 3 siècles, et auxquels nous devons témoignages écrits et iconographiques de l'époque esclavagiste, eux aussi n'ont eu de cesse de dénoncer et de décrire la barbarie du système esclavagiste. Une barbarie aussi courante dans l'espace privé que dans l'espace public, comme le démontre le supplice du fouet, qui représentait le châtiment légal et institutionnel par excellence. Le contrôle social de l'élément servile reposait en grande partie sur la terreur, et le fouet était son emblème. Mais la flagellation publique des esclaves avait autant valeur d'exemple pour l'ensemble de la population esclave que de spectacle public pour la population blanche.

 
Flagellation publique d’esclaves, brésil, 1830.
© http://hitchcock.itc.virginia.edu/SlaveTrade/
 

De manière générale, la pratique voulait que lorsque le fouet était administré publiquement à un esclave, tous les coups ne soient pas portés le même jour. Les condamnés étaient attachés à un poteau ou suspendu par les bras à une corde. L’esclave avait donc les bras levés, et il était frappé à même la peau, sur le dos et le bas du dos. Après chaque séance, les plaies étaient salées et l’esclave était ramené dès le lendemain pour recevoir une nouvelle série de coups. Le supplice se renouvelait quotidiennement, jusqu’à ce que la totalité de la sentence soit appliquée. Cette procédure devait également être respectée en prison, car les registres montrent qu’au fur à mesure, les " jours d’infirmerie" se multipliaient et s’allongeaient. Ce qui veut dire que les esclaves avaient certainement plus de mal à récupérer après chaque nouvelle séance de fouettement. Les esclaves y étaient incarcérés à la demande de leurs maîtres, qui stipulaient au greffier le type et le nombre de coups de fouet qui devaient être administrés à leurs esclaves. Et ce nombre variait entre 25 et 100 coups. Les flagellations publiques d'esclaves étaient très souvent confiées à un autre esclave ou à un Noir affranchi, selon le bon vieux principe du " diviser pour mieux régner".

Chap.3. Resistances
 
Entrainement des chiens à la chasse aux esclaves. Saint Domingue, 1800. Le soldat Français présente aux chiens un esclave qu'il a recouvert du sang et de la chair d'un animal, généralement de la volaille. Les chiens sont intentionellement affamés afin d'être excités par l'odeur du sang de l'animal, qui coule le long de la jambe de l'esclave. Les chiens assimilent ainsi les Noirs à leur nourriture, ce qui accentue leur férocité lorsqu'ils sont lancés à la poursuite d'un esclave fugitif.
© http://hitchcock.itc.virginia.edu/SlaveTrade/
 

Les esclaves ont opposé plusieurs formes de résistance à l'oppression esclavagiste, des plus insoupçonnables aux plus extrêmes. L'esclavage n'a jamais été une pratique de tout repos et la soumission d'un esclave n'était jamais acquise à son maître. L'esclave la plus docile pouvait s'enfuir du jour au lendemain ou empoisonner sans raison apparente la nourriture de ses maîtres. Les registres carcéraux des deux principales prisons pour esclaves de la ville de Rio de Janeiro, le Calabouço et la Casa da detenção par exemple, montrent que les cellules d'incarcération n'ont jamais désempli durant tout le long du 19ième siècle. Et ce, en dépit de la terreur exercée par la police à travers les rues de la ville.

Résistance passive. Les procès-verbaux d'incarcération de ces mêmes registres montrent qu'il existait des formes de résistance que l'on pourrait qualifier de " passives", dans le sens où l'esclave, ne pouvant s'attaquer directement au joug qui pesait sur lui, se retranchait dans des mécanismes d'autodestruction. Dans les grandes villes, l'alcoolisme était le fléau le plus répandu au sein de la population esclave. Les esclaves des deux sexes et de tout âge, buvaient une grande quantité d'alcool de canne, à la fois pour oublier leur condition et pour se rendre totalement inapte au travail. L'alcoolisme entraînait un autre phénomène non moins gênant pour les autorités qui était appelé le " désordre", car sous l'emprise de la boisson, les bagarres et le tapage des esclaves étaient monnaie courante. Dans les plantations, les esclaves s'ingéniaient également à se rendrent " inutiles" en se blessant, au risque de se rendre infirmes. L'une des pratiques les plus connues consistait à s'introduire volontairement des vers dans la plante des pieds, car leur incubation dans la chair pouvait faire perdre un membre.

L'autre forme de résistance " passive" la plus répandue était le suicide. L'expression " avaler sa langue", unanimement connue dans les Amériques esclavagistes, évoquait ce phénomène par lequel beaucoup d'esclaves se donnaient la mort. Ils le faisaient également en mangeant de la terre. Une pratique que les médecins avaient d'abord pris pour un simple "vice", mais qui était en fait la forme de suicide la plus répandue au sein de la population esclave. Un suicide lent, douloureux, mais indécelable, qui amenuisait progressivement la condition physique de l’esclave. En réalité, beaucoup d'esclaves se laissaient mourir, refusant de s'alimenter, sombrant dans le désespoir et le mutisme. Au Brésil, ce phénomène était appelé le " banzo". Ce terme, dont l'origine Kongo ne fait aucun doute, devait provenir du mot "mabanzo", qui veut dire le souvenir, la nostalgie.

 
Avis de recherche d'esclave en fuite, maryland, E.U, 19ième siècle
© http://hitchcock.itc.virginia.edu/SlaveTrade/
 

Résistance active. La première forme de résistance active était bien entendue la fuite. Les esclaves fugitifs ou "soupçonnés" de fuite représentaient la majorité des détenus esclaves des deux sexes dans les prisons qui leur étaient destinées. Les Journaux et les murs des grandes villes, du Nord au sud des Amériques, en passant par la Caraïbe, étaient recouverts en permanence d'avis de recherche d'esclaves fugitifs. En milieu urbain, les esclaves fugitifs se mêlaient de préférence aux Noirs affranchis vivant au cœur même de la ville, car c'était parmi eux qu'ils couraient le moins de risques d'être découverts. Il existait de véritables réseaux, essentiellement dirigés par des femmes, qui permettaient de cacher des esclaves fugitifs dans des lieux de prières, des maisons de jeux, généralement dissimulés dans les arrière-boutiques appartenant à des affranchis. Ceux qui prenaient le risque de s'enfuir dans les forêts, devaient toujours fuir plus loin et plus souvent, car les chasseurs d'esclaves, dont le salaire était une prime à la " capture", étaient particulièrement nombreux et organisés. Malgré cette menace et le châtiment qui attendait le fugitif capturé, hommes, femmes, enfants esclaves s'enfuyaient, et très souvent ils le faisaient plus d'une fois.

Parfois ces fugitifs, dits cimarron, se regroupaient dans les forêts et parvenaient à constituer des communautés. C'est ainsi qu'est apparu le phénomène du " marronage", très répandu dans les Antilles. Ces communautés de fugitifs, appelées Quilombo au Brésil, Calbido à Cuba, pouvaient parfois devenir très importantes numériquement parlant . Le Quilombo de Macaco, dans la Serra da Barriga au Brésil a atteint 8000 habitants. Certaines d'entre-elles devenaient suffisamment organisées pour opposer une résistance armée à l'occupant. Parmi les exemples les plus célèbres se trouve la "République de Palmares", dirigé par l'ex-esclave Zumbi et qui a infligé plusieurs défaites à l'armée brésilienne entre 1655 et 1694. Le chef marron Cudjoe et ses troupes ont également tenu en respect, pendant près de 40 ans, l'armée anglaise à la Jamaïque au 18ième siècle. En 1739, ce fut l'ultime humiliation, car cette armée fut obligée de signer un traité de paix avec le chef marron, lui octroyant des terres et garantissant la liberté à sa communauté et sa descendance.

 
Revanche contre des soldats français, Saint-domingue, 1805
© http://hitchcock.itc.virginia.edu/SlaveTrade/
 

Pour l'esclave, la résistance active signifiait également une opposition frontale à son maître, et le pourcentage élevé d'esclaves incarcérés pour "désobéissance" est bien là pour le prouver. C'est l'un des principaux motifs d'emprisonnement des esclaves des deux sexes dans les registres carcéraux de la maison de détention de Rio de Janeiro au 19ième siècle, et correspondait à des délits allant du refus de rentrer à la maison, à la pratique de la capoeira. Les relations maître-esclave étaient donc empreintes de tension et de peur de part et d'autre. Le maître craignait la rébellion de l'esclave car celle-ci pouvait se retourner contre lui. Les chroniques de l'époque esclavagiste ne manquent pas de cas d'empoisonnements, voir d'assassinats violents de maîtres par leurs esclaves. Les féticheuses et sorciers africains étaient particulièrement recherchés et persécutés par la police car, la plupart du temps, c'était eux qui confectionnaient et diffusaient au sein de la population esclave, les breuvages servant à empoisonner les maîtres blancs. Les femmes esclaves se servaient également de ce type de breuvage pour se faire avorter. C'est une forme de résistance peu connue, mais les médecins de l'époque la soupçonnait d'être très courante au sein de la population esclave. L'avortement et l'infanticide, était une manière de briser le cycle héréditaire de l'esclavage, et les femmes n'ont souvent trouvé aucun autre moyen de se révolter contre cette " fatalité" qui leur imposait, en plus de leur propre servitude, le poids de la culpabilité.

Le système esclavagiste n'a jamais véritablement réussi à priver l'esclave de toute humanité, ni à en faire un "meuble". Il a obtenu sa soumission au prix d'une oppression et d'une violence permanente. Certains esclaves ont cherché à contourner cette oppression en élaborant diverses stratégies d'adaptation et de survie, allant de l'obéissance à la " collaboration ". Mais une grande partie de ces captifs a refusé de courber l'échine, préférant très souvent la mort à la servitude. Ces résistants, des plus illustres au plus anonymes, parce qu'ils ont affirmé leur humanité et leur liberté dans la souffrance et la mort, méritent notre devoir de mémoire.

Sources

Marcus Rainsford. An historical account of the black empire of Hayti . London,1805.

Thomas Branagan. The Penitential Tyrant; or, slave trader reformed. New York, 1807.

Richard Bridgens. West India Scenery...from sketches taken during a voyage to, and residence of seven years in ... Trinidad . London, 1836

Registres d'incarcération de la Casa da Detenção ( Arquivo publico do estado do Rio de janeiro) et du Calabouço ( Arquivo nacional da cidade do Rio de Janeiro ).



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Esclavage : Violences et Résistances

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  Pauvre de nous !
( 09/08/2004 11:04  à Paris / France )

Après avoir lu tous ça, le noir retourne s'amuser, il va en boite, il fait chier son compatriote, il fait la fête, il écoute du RnB, Reggae, Ragga, dance hall, et puis il est content, le bon petit négro.

PAUVRE DE NOUS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Boundjah ( 09/08/2004 15:18  à Antony / France )

On peut bien écouter du Rap, du Reggae, du Rn'b, etc et puis vaquer sérieusement à ses occupations!!! qu'est ce que ça signifie tout ça???
Il est vrai les séquelles de l'esclavage sont encore visibles et ça on peut pas le nier. Cependant il faut noter quand même que l'esclavage a été aboli il y a encore très peu de temps et après l'esclavage on a eu droit à la ségrégation que l'on continue encore à combattre aujourd'hui par tous les moyens que ce soit par la musique, le sport et bientôt les différents corps de métiers. Ne vous inquiétez pas, le jour J arrivera mais seulement il faudra fournir des efforts et encore des efforts!!!!!
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  Il faut des Réparatons
( 09/08/2004 20:13  à Bologna / Italy )

Merci à Grioo de révéler toutes ces informations, trop souvent occultées pas les médias occidentaux. Nous avons le droit et le devoir de savoir. Nous ne pouvons pas oublier.
Un jour l'Afrique devra demander des réparations. Moi je propose une idée : Comme réparation de l'esclavage, l'Europe et l'Amérique devraient annuler totalement la dette de l'Afrique. Qu'en pensez-vous ?
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( 10/08/2004 12:06  à Montpellier / France )

Quelle INSULTE AUX AFRICAINS …
Une telle horreur n’a pas de prix…
Quelle dette ??? qui a une dette envers l’autre ????
Le monde occidental s’est enrichi sur le dos des africains et continue de s’enrichir en exploitant et en dévorant sans vergogne toutes les richesse de l’Afrique avec la complicité des tyrans africains, leurs esclaves.
Qui fait la pluie et le beau temps en Afrique ? ne sommes nous pas toujours des esclaves ?
L’Afrique contient encore plus de richesse que l’Europe et L’Amérique réunit (pétrole, or diamant , cacao….!!! Et c’est là son plus gros problème, les intérêts !!!
« Laisser un continent aussi riche entre les mains des sous hommes, c’est donner de la confiture aux cochons » pensent nos oncles lointains qui dirigent l’Afrique à distance de nos jours pour émousser le poids de leur culpabilité.
Si on laisse les africains satisfaire à leur besoin, comment le monde occidental continuera à assouvir son avidité ???

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  QUELLE DETTE ????
( 10/08/2004 12:24  à Schöffengrund / Germany )

Il n' y a pas de dette , vu la façon dont ils nous entubent tu crois que je vais payer la dette là à quelqu'un et puis koi encore !!!!

c'est le monde à l'envers on vient se servir chez moi , piquer toutes les richesses de mon sol , enlever tous les cerveaux de mon pays , pervertir toutes les femmes de chez moi , et violer tous les enfants qui sont mon avenir , et tu crois que je vais payer une dette ?

Mais oh ! et puis koi encore !!

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  eh oui
( 10/08/2004 22:19  à La Possession / Reunion )

Nombreux sont çeux qui ne connaissent pas notre histoire, nombreux sont çeux qui ne savent pas ce kils veulent, l'esclavage! ki vous a dit que c'était terminé! On a même pas besoin de regarder les infos, la plupart d'entre nous sommes exilé pour koi? nous sommes encore détenus mais on nous a divisé pour mieux régner sur nous! Si la connaissance est un apprentissage ki nous permettra de dépasser la touche d'espoir, l'Afrique tte la Black Nation s'en sortira sinon on 's tut.
Avec les tortures les guerres et autres traffics d'armes, présidents ou dynastie roi, on sait pas mais fodrait kon se décide maintenant, il ne faut pas s'arreter sur la "dette" imaginaire nous devons aller plus loin que ça mais de manière constructive.
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  Encore une fois merci à Fleur du Kasaï
Kamatari ( 10/08/2004 23:52  à Sterrebeek / Belgium )

En fait, j'attendais cet article avec impatience à la suite des précédents.
Ceci est pour moi de l'Histoire et pas de bla-bla.
L'essentiel est là, incontournable.
Seulement, je me rends compte après coup, que certains faits narrés sont encore contemporains. Dans l'Afrique coloniale, la bastonnade est courante et les tortures et les emprisonnements pour les mêmes raisons étaient aussi monnaie courante.
Bref, cela prête à réflexion. Surtout quand on voit la part prise par les congrégations religieuses et des gens réputés pour leur "humanisme".
En fait, certaines gens croient qu'il n'y a plus de forme d'esclavage ni d'exploitation extrême.
De fait, la fameuse dette du Tiers-monde est une histoire cocasse quand des chefs d'était croient bien faire en proposant son annulation.
Ils font du vent pour dire qu'ils aident ces pauvres pays africains.
Je propose à l'auteur de ces lignes de nous faire part des rétombées économiques, si cela peut se faire, générées par l'esclavagisme.
Plus tard, d'en faire un corollaire (comparatif) avec le colonialime et le post-colonialisme.
Cela peut nous donner une idée meilleure de la motivation de ces pratiques et du soutien millénair octroyé par les Eglises de tout bord.
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  afro web tv
DWAYNE ( 11/08/2004 17:54  à Paris / France )

WEB tv afro
DWAYNE ( Mercredi 11 Août 2004 17h48 )

Bonjour à tous.

Je propose de faire une émission sur le débat " réparation "
l'émission s'appelle COMPROMIS
il y aura une partie pour la réparation financière, et une partie pour.
l'émission sera visible sur www.dafrotv.net
Laissez moi un mail si vous voulez y participer.

Cordiallement.

DWAYNE
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  La France n'a pas à avoir honte
Kamatari ( 12/08/2004 08:13  à Herent / Belgium )

Pourquoi la France devrait-elle avoir honte puisqu'elle assume ce qu'elle fait et qu'aucune morale ni châtiment ne peut venir la pénaliser.
Il ne faut pas se laisser aveugler par la poussière des déclarations fausses et biaisées.
L'énoncé de la Charte des droits de l'homme, dont d'ailleurs le titre et le contenu ont été modifiés au cours du temps, n'est pas une panacée et encore moins une mesure contraignante.
La France n'est pas un pays dévolu aux droits de l'homme (ou de l'himain pour certains). Ceci est une usurpation pure et simple.
Lors de la fameuse révolution, le nombre de réglements de compte et de massacres qui ont eu lieu incite plutôt à qualifier la France le pays de l'opprobe.
A commencer par son roi et sa reine avec leurs membres de ffamille qui ont été exécutés sans jugement équitable.
Les massacres de la Vendée et les guerres napoléoniennes peuvent être qualifiés de génocide.
A la suite de l'esclavagisme, le colonialisme ne peut être vu comme une vision humaniste dans l'expression et la réalisation que l'état français lui a donné.
Donnez-nous un seul, il est bien dit un seul fait, une seule action qui plaiderait en faveur de ce pays et de son système.
Des affaires Dreyfus, des Canaques aux événements du Burundi en passant par ceux des deux Congos ou ceux de la CI et en culminant au génocide des Tutsi, rien ne manifeste cet élan d'humanisme prêché dans la fameuse déclaration dite universelle.
Bien au contraire, tout est voilé par un mur "pudique" dénommé affaires d'état ou tout expression similaire.
Il est entendu que la France est la seule a user et abuser de ces couvertures. Mais elle ne peut prétendre être meilleure que les autres états à caractère terroriste et accaparateur.
Ceci explique cela: la France ne peuttrop secouer le spectre de son passé "honteux" même à la troisième personne du singulier ni pluriel.
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  Erratum: la France n'a pas à avoir honte
Kamatari ( 12/08/2004 08:18  à Herent / Belgium )

Un oubli malheureux d'une négation qui fausserait tout.

Au lieu de lire: ... est entendu que la France est la seule a user ...
Lire: ... est entendu que la France n'est pas la seule à user ....
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  web tv afro
DWAYNE ( 12/08/2004 08:53  à Paris / France )

Vous constatez donc comme moi que la France nous pousse aux communautarisme.

www.dafrotv.net la télévision de la communauté noire.

Aidez moi à mettre en place cette webtv par vos dons et votre présence aux émissions qui seront réalisés.
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  une chaîne de télévision « AFRO »!!!
( 12/08/2004 13:45  à Montpellier / France )

Que pensez vous d’une chaîne de télévision « AFRO » ?
Un peu comme aljazeera pour les arabes
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  AFRIQUE LEVE TOI
( 12/08/2004 13:50  à Montpellier / France )

« laisser un continent aussi riche entre les mains des sous hommes c’est donner de la confiture aux cochons »

Chère AFRIQUE LEVE TOI ,
On est tous prêt à te tendre la main...
Et si on faisait de GRIOO.com ou autre, notre fer de lance dans notre lutte commune pour redresser, libérer l’Afrique et s’entraider entre nous pour une fois!!!???

Que peux je faire ? Comment ?
Le destructeur de l’Afrique c’est toujours et encore l’esclavage, la colonisation, l’enfer de la tutelle, de la dépendance, à quand l’indépendance ???
Tant que les africains ne seront pas maître de leur destin, l’Afrique restera toujours gravement malade
dans tous les sens du terme !

La stratégie de nos destructeurs: nous dresser afin de nous domestiquer pour mieux s’enrichir en restant sur notre dos …d’abord avec l’esclavage où notre sang, notre sueur, nos larmes ont alimenté le moteur de la
révolution industrielle qui a remplacé nos bras.
Mais notre sang continue de couler aujourd’hui avec notre pétrole pour alimenter cette industrie
TOTAL (ELF), NESTLE notre cacao, PECHINEY notre bauxite ou aluminium, notre or, diamants…
L’Afrique contient encore plus de richesses que l’Europe et L’Amérique réunis! Et c’est là son problème
Nous dresser pour nous détruire, et mieux dévorer toutes nos richesses
Pour les survivants, nous dresser pour nous diviser et mieux régner !

Le dressage, notre plus grave maladie, la n°1, le remède, l’INFORMATION, l’EDUCATION
(bien que c’est délicat quand on ne mange pas à sa faim).
GRIO.COM, FLEUR de KASSAI et bien d’autres nous tendent la main…

OUI à l’EDUCATION, à la FRATERNITE, NON AU DRESSAGE, Que peux je faire ? Comment ?
Informons, sensibilisons au maximum autour de nous pour faire connaître GRIOO qui se chargera de nous
Informer, d’échanger nos idées, de nous entraider…
Tous unis, dansons, chantons, crions tous ensemble main dans la main « CHERE AFRIQE LEVE TOI »
Ceci n’est pas un voeu pieux ! au contraire c’est à partir du rêve que l’espoir fut crée…
“L'afro-pessimisme est d'humeur, L'AFRO-OPTIMISME EST DE VOLONTE”

Informons et réagissons… ne pensez vous pas qu’il est grand temps pour les Africains de
“GET UP, STAND UP, STAND UP FOR YOUR RiGHT”
merci à notre Grand frère Bob de nous avoir passé le message

Et vous, quel est votre opinion? comment agissez vous , comment REAGISSEZ vous ?
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( 12/08/2004 16:02  à Paris / France )


Une chose est sûre, nous ne devons plus laisser quiconque écrire notre histoire à notre place. Il y a encore trop peu d'historiens africains qui se penchent sur la question de la traite, de l'esclavage, de la colonisation et nous devons encourager ceux qui vont au charbon. Ils le font pour nous et nos enfants.

Pendant trop longtemps nous avons laissé l'occident aux commandes de notre destin. Nous devons nous reprendre en main et ça commence par la reconstruction de notre histoire, aussi terrible soit-elle. Je ne remets pas en causes tous les travaux faits par des étrangers sur l'esclavage, mais ils restent des Blancs, avec un point de vue de Blanc.

L'histoire des NOirs doit être écrite par les Noirs.
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  Mon coeur est bien meutri !!!
shira ( 12/08/2004 16:21  à Asfi / Morocco )


Vous savez , le passé semble

bien souvent léger, comme une

brume qui a ternit le monde pour un instant.

On l'oublie presque souvent ou

l'on se dit :" chacun ses

problemes, a chaque epoque son deuil."

Mais ca fait mal.Ca dechire de

voir comme l'on peut etre barbare et pretentieux tout de meme.

Pretentieux pour toujours vouloir s'affirmer par la souffrance des

autres.Et dire que nous sommes des genies.

Ce systeme esclavagiste et ses

materiaux de torture demeurent

jusqu'a present autour de nous,

dans nos vies, dans nos esprits.

Faut juste voir avec quel entrain

on médit sur son voisin.Puis on

lui tire dessus.

Ensuite c'est au tour de celui qui ne voudra pas "diviser pour etre accepté " que l'on s'en prend, que l'on deteste.

L'Homme est bien d'une betise insondable mes potes.

Il croit toujours etre celui qui pourra gouverner le monde

entier, et laisser son nom dans l'Histoire.

Notez que : tous ces proprietaires de "meubles", ont bien péri ,n'est ce pas?

Mais leur "meubles" sont

demeurés a travers les siecles.Surement mal

entretenus, car ils ne

connaissaient pas leur valeur.

Mais au fond la qualite de ces

meubles, leur ame n'a pas

changé.
Malgré ce mauvais entretien , malgré la jalousie de leur maitre.

Car dans le fond, ils ont toujours su combien l'esclave, le prisonnier , le sequestré pouvait etre grand.

Juste par la flamme qui anime continuellement ces Hommes en detresse: la Foi.

Cette FOi qui nous pousse a toujours esperer qu'un jour le fouet- fusil -couteau se changera en Caramel (smile).

Je ne sais pas si le MOnde pourra se passer de la souffrance d'autrui.

Mais qq chose me fait penser

que l'on doit etre toujours plus
fort.
Et ne jamais penser que nos difficultés sont l'apocalyse du mois.

Il y a eu bien pire...

Hasta Peace and love

Never forget who we are...Above all where we come from.

Shira
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  LAISSEZ AUX HISTORIEN::::::
serge ( 12/08/2004 22:21  à Karlsruhe / Germany )

bonjour a l'equipe de se site de bien laisser l'histoire aux historiens de la communuate black de bien traite cette page si douleureuse.la maniere donc vous parlez de cette page est comme une actualite.au contraire donnez des references des bouquins qu'il faut lire et pour se construire.
bon vent a tous et toutes.
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  Restons corrects, justes et avisés
Kamatari ( 13/08/2004 10:39  à Brussels / Belgium )

Il est très important de faire l'analyse des faits en tenant compte des éléments réellement en cause.
Bcp de réactions parlent des Blancs et des Noirs en termes antagonistes en oubliant qu'il s'agit dans le cas présent de certains systèmes qui sont en cause et non du coloriage naturel des êtres humains.
Ceci n'exclut pas ni n'absout certaines réactions de solidarité sur base de ce colori que certains groupes culturels tentent d'extrapoler et d'en faire une couverture.
Ceci est la réaction courante que la France et certains autres pays brandissent pour avoir l'aval et l'acquiessement de "leurs supposés" frères de race.
Alors, on parle des Européens, des Occidentaux ou de la communauté internationale et j'en passe ...
Soyons justes: il ya des monstres de Noirs (ou autres couleurs) qui sont inhumains et des Blancs (ou d'autres couleurs) qui comptent parmi ce que la terre a de meilleur. Ëtre Blanc ou Noir ne correspond à aucun système et encore moins à un type d'homme.
Les malheurs que les Noirs ont subi, des Blancs en ont aussi souffert. Il suffit de penser et sans aller plus loin, aux deux dernières guerres "mondiales" et des massacres affreux qui y ont eu cours entre "Blancs" ou "Jaunes".
Pour rappel, toutes proportions gardées, un Français blanc peut être plus proche d'un Hottentot ne fusse que pour son groupe sanguin.

Pour ce qui est de la philosophie et de la pensée sociale, il n'est pas toujours possible de concilier les vues du Français, du Danois ou du Russe et encore moins de l'Irakien ou de L'Egyptien, tous supposés être Blancs.
C'est en termes d'obédiences qu'il faudrait analyser et se faire une idée de ce que sont les sociétés que les gens fabriquent et vivent.
C'est cela qu'il faut fustiger et combattre.
Certaines sympathies entre membres de cultures "différentes" se font en fonction de critères parfois subtiles.
C'est le cas d'un Polonais, pourtant cousin du Russe ou de l'Ukrainien, qui fraie mieux avec le Français ou le belge. Leur background ont en commun la forme de leurs clochers...
Peut-on établir une correlation entre la pratique de l'esclavage et le fond culturel? C'est plus qu'une probabilité quand on superpose les deux extentions en Europe, en Asie et surtout dans les Amériques.
Il existe même un clivage profond et remarquable.
D'autres facteurs historiques sont aussi indéniables mêmes reviennent à ce fond culturel induite par la propagation des pratiques économiques sous tendues par les religions.
Lisez la Bible ou le Coran et surtout les interprétentions (et les prétentions) qui en sont faites.
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  histoire
massadimi ( 13/08/2004 11:39  à Courbevoie / France )

Très ému à la lecture de ces lignes sur la condition humaine et également très déçu de savoir que l'enseignement n'insiste pas assez sur cette partie de 'histoire.
Devrions nous nous contenter de réagir passivement face à notre écran de PC?
Nous changerons en mieux les choses en participant comme vous le faites à la vulgarisation de ces connaissances ,au recul des ignorances et à l'élé vation de notre niveau de conscience et de responsabilité.
Certains parlent de reconnaissance de crime ;d'autres de dette ou pire encore de compromis.
Le crime est là présent ,incontestable.Devrions nous pour autant reclamer réparation et quelle réparation?Je suis de l'avis de ceux qui croient que toutes les fautes ne sont pas excusables ;nous avons à comprendre seulement que le mal est fait et les conséquences aussi ignobles soient elles ne doivent pas nous amener à demander quelque ridicule réparation en guise de reconnaissance de faits atroces et inhumains commis par des êtres humains sur leurs homologues.Pour ce qui concerne quelques une qui reclament un compromis j'avoue ne pas comprendre leur attitude ;et ce d'autant que je l'assimile à une sorte de révision de l'histoire .Il n'y a pas de compromis encore moins de revision à admettre en ce qui concerne la traite des esclaves .
Notre soucis doit être celui de l'enseignement et de la vulgarisation de ces connaissances afin que comme on le dit toujours PLUS JAMAIS CELA
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  Pauvres africains
Yala ( 13/08/2004 11:43  à / Satellite Provider )

Vous avez parfaitement raison mon(ma)frère(soeur).
On ne peut pas construire un continent sur les jouissances. Or nous constatons que c'est cela qui prime chez nous.
Mêmes ceux des africains qui sont nés et/ou vivent dans ces mondes dits d'"opportunités" n'en voient que dans la musique, le loisir en fait. Comment voulez vous qu'on s'en sortent?
Vous pouvez beau parler de diamant, or, cacao, bois, mais tant que vous ne saurez les transformer, tout cela ne servira à rien. L'autre continuera à vous dominer. C'est cela le noeud du problème.
L'africain (le noir- car le magrébin se considère autrement) n'a pas encore pris conscience qu'il doit être solidaire avec son frère et s'adonner à une intense activité intellectuelle-seul moyen de s'émanciper véritablement.

Merci grio pour cet article qui nous permet de nous connaitre afin d'agir en conséquence.

Quelle erreur j'allais commettre de l'effacer sans l'avoir lu!
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  Kamatari
anti-compromis compromettant ( 13/08/2004 12:18  à Paris / France )


A vous lire on a parfois l'impression que la victime doit pardonner à son bourreau alors que celui-ci ne s'est même pas excusé. vous passer votre temps à chercher milles excuses érudits aux Européens qui ne semblent pas se donner autant de mal pour se justifier. Vous voulez les absoudre de concepts qu'eux-mêmes ont inventé et dont ils ont usé et abusé sans complexe. On ne peut juger un être humain à sa couleur dites-vous ? Certes. Mais je remarque que ça fait bien 5 ou 6 siècles que les Noirs sont jugés sur cet unique critère, et tout le monde ne trouve rien à y redire. En revanche dès que l'homme Blanc est attaqué les anti-racistes de tous bords, les Noirs les premiers, sortent du bois.

C'est une attitude bien trop courante chez les Africains, cette espèce de soumission conciliante faite de mièvres et bons sentiments. Vous semblez encore prisonnier de cet infantilisme qui caractérise le "bon sauvage", incapable de commettre le sacrilège de voir l'homme blanc pour ce qu'il est.

Que ce soit une question de gène, de couleur ou de culture, appelez cela comme vous voulez, moi je retiens que la civilisation occidentale et ses membres (Blancs, quel hasard !!!) a rasé, exterminé, effacé de la surface de la terre plus de peuples qu'aucune autre civilisation connue à ce jour.

Il n'y a pas que l'art, il y a aussi la manière. Je ne connais aucune autre civilisation, même parmi celles que l'on dit "cannibales", qui se soit rendue capable d'une telle barbarie, que ce soit envers elle-même ou envers les autres.

Mais je suppose que pour les gens comme vous, ma vision des choses n'est que pure racisme, car "j'ose" penser et dire que l'homme blanc, en tant qu'être culturel, est bien un monstre.
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