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Sandrah Montieux Pelage, organisatrice du premier Congrès de la Femme Noire Leader
  En marge de la première édition du congrès qui s'est tenue à Paris, Sandrah s'est prêtée au jeu des questions pour la rubrique "Parcours"
Par Hervé Mbouguen
 
 
Sandrah Montieux Pelage
© ovibes.net
 

Pouvez-vous vous présenter à nos internautes?

Je crois que l'expression qui me caractérise le mieux est que je pense être un "agent de changement social", et quelques soient les activités dans lesquelles je me trouve, qu'elles soient caritatives ou professionnelles, il semble que le plus important pour moi est que la société s'en trouve changée après.

Vous êtes d'origine antillaise, avez fait vos études en France, mais votre carrière professionnelle commence dans le marketing en Angleterre. Pourquoi partir de ce pays où vous avez fait vos études?

A l'époque, en 1991, je ne voyais pas du tout où je pouvais me situer professionnellement, je ne voyais pas de personne de mon origine dans les métiers du marketing, je ne savais pas où trouver les accès. J'étais une étudiante qui avait fait l'université, j'avais une maîtrise d'économie international à la Sorbonne, et un DESS de Commerce International franco-britannique à l'Université de Lille, je ne sortais donc pas d'HEC, et je ne voyais pas où me diriger en France.
Je suis allée en Grande-Bretagne pendant le week-end du bicentenaire de la révolution française à Londres, et je me suis rendue compte que dans les magasins il y avait plusieurs noirs qui vendaient du Christian Dior, ce qui était inimaginable à l'époque en France, je me suis rendue compte qu'il y avait des noirs comme Trevor Mc Donald (grioo lui a consacré un article au 20heures, je me suis dit qu'il fallait que je change de pays pour ne pas être coincée dans un style de métier qui ne me correspondait pas: j'ai fait mes valises et je suis partie.

 
Sandrah Montieux Pelage et Christiane Taubira
© ovibes.net
 

Vous commencez votre carrière par le marketing de produits cosmétiques en Grande-Bretagne, pouvez-vous décrire la société dans laquelle vous avez commencé, les missions qui étaient les votres et les résultats auxquels vous êtes arrivée?

J'ai commencé en faisant partie d'une équipe marketing pour une marque américaine, DDC Limited, qui faisait des produits cosmétiques pour femme noire, Floy Roberts. J'étais impliquée dans le développement des ventes et j'ai appris à promouvoir cette marque avec le peu de moyens qui étaient les siens. J'ai également eu à me rendre en Afrique du Sud pour y développer la présence de la marque, ce qui m'a permis de découvrir l'Afrique du Sud entre le moment où Nelson Mandela a été libéré et celui où il est devenu président, en 1993.
J'ai eu des résultats assez époustouflants qui m'ont permis de voir que j'avais un talent dans le marketing qui est une activité à la fois scientifique et intuitive, qui m'allait comme un gant, et j'ai aussi découvert le monde de la femme noire dans toute sa difficulté, c'est-à-dire des consommatrices et des employées très fracturées par leur position économique à l'époque, car il faut bien préciser que ça se passe en 1991, et qu'à cette époque la femme noire de Grande-Bretagne n'est pas exactement ce qu'elle est aujourd'hui, en 2004.

Par conséquent, il a été un choc pour moi de découvrir un désespoir assez grand, de cette femme noire, venant d'Afrique ou des Antilles, qui avait le sentiment qu'elle n'y arriverait pas, qu'elle était un être humain d'une classe inférieure puisque les salaires auxquels elle pouvait prétendre étaient plus liés à sa couleur de peau qu'à sa compétence parce que le racisme des grands magasins vis-à-vis des marques noires était assez clair, mais aussi parce qu'à métier égal, pas seulement pour une marque noire mais même pour une marque de renom, les femmes noires ne pouvaient pas prétendre aux mêmes salaires que les autres.

Ce désespoir lié à la limitation de leur potentiel est plus ce que j'ai trouvé dans le monde du marketing en Grande-Bretagne que le plaisir de faire du marketing.

 
Fashion Fair
© fashionfair.com
 

Vous êtes cependant restée dans le monde du marketing puisqu'après cette première expérience vous devenez responsable des ventes pour Fashion Fair. Même question: quelles étaient vos missions, quels résultats avez-vous obtenus, et surtout, comment cette clientèle "éthnique" était vue par votre hiérarchie?

Contrairement à la société précédente dirigée par des blancs et des juifs, Fashion Fair appartient à une société noire-américaine. Les enjeux étaient que j'avais plus d'expérience, j'étais directrice commerciale et j'avais 70 personnes sous ma responsabilité, et la détresse était sensiblement la même que ce j'avais vu dans mon emploi précédent, sauf que c'était encore pire parce que les marges pratiquées par les grands magasins à Fashion Fair, c'est-à-dire une marque noire appartenant à des noirs, et non plus une marque noire appartenant à des juifs, étaient assez atroces: il y avait facilement une différence de 10 à 12% dans les marges pratiquées, ce qui était très pénalisant pour Fashion Fair.
Ma mission était d'augmenter les ventes de façon drastique, ce qui a été fait, et ce qui a permis un changement historique des marques de Fashion Fair en Grande-Bretagne bien que les dirigeants de l'entreprise avaient essayé quelques années auparavant de renégocier les marges sans succès, et le résultat de ces ventes dans ma vision a contraint les acheteurs des grands magasins à changer de marge.
Le racisme économique vis-à-vis des sociétés noires est réel, et ma seconde expérience m'a permis d'approfondir ma connaissance de ce racisme, et n'a fait que me conforter dans l'idée que le monde était loin d'être juste, et le monde économique encore moins, et mon engagement est né de cette série d'expériences.

 
Simone Schwarz-Bart
© http://www.lehman.cuny.edu
 

En parlant de cet engagement, en 1998, vous devenez éditrice sur des sujets a priori peu vendeurs, puisqu'un certain nombre d'entre eux sont liés au monde noir, qu'est-ce qui vous a poussée à faire cette transition qui était commercialement un peu risquée?

J'ai pensé qu'il était important que le monde anglophone puisse avoir accès aux livres de la collection "Hommage à la femme noire" de Simone Schwarz-Bart, qu'il en avait plus besoin que les francophones parce qu'il y a un grand accès aux questions noires et africaines en France, beaucoup moins aux Etats-Unis, et j'ai décidé de me rendre aux Etats-Unis où le marché était plus large, bien que je sois un éditeur thématique, ce n'est donc pas une maison d'édition qui publie des dizaines d'ouvrages, je coédite avec The University of Wisconsin Press, et les livres sont vendus dans la grande distribution américaine et dans des événements bien particuliers.

Une chose est claire, il fallait être aux Etats-Unis pour rendre cette activité rentable.
Il y a un énorme marché, d'une population noire-américaine qui est très attachée à l'histoire, et qui a une relation avec les livres très liés à son estime personnelle, c'était important d'y émigrer, en Décembre 1998, pour mettre à bien les négociations nécessaires pour aboutir à la publication de cette collection qui a été relookée en quatre volumes dont trois seulement ont été publiés aux Etats-Unis, et dont le reste est à venir.


 
Un livre édité par Modus Vivendi
© inpraiseofblackwomen.com
 

Cette activité connait un succès commercial?

L'investissement d'impression est couvert, et nous allons rentrer dans une phase de retour sur nos profits dans un avenir assez proche, même si nous avons été impactés par la guerre en Irak et les attentats du 11 Septembre, qui ont entraîné beaucoup de retours de livres des grands magasins, et ont nui au marché de l'édition.

A côté de ces activités, comme nous l'avons vu dans l'interview parue il y a quelques semaines, vous êtes l'organisatrice du Congrès de la Femme Noire Leader. Que représente cet engagement de votre point de vue?

Ecoutez, c'est un an et demi de préparations, de stratégie, de négociations, sept mois à temps plein de façon totalement bénévole. Une transformation personnelle et j'espère une transformation pour l'équipe bénévole qui a travaillé sur ce projet, et surtout un succès qui permet d'envisager et de stratégiser l'avenir.

Comment arrivez-vous à concilier cet engagement que l'on imagine très prenant avec le Congrès, vos activités au sein de Modus Vivendi, et vos activités associatives?

J'essaie de m'organiser mes activités professionnelles et caritatives de façon à créer des synergies, pour que je puisse continuer mon engagement tout en continuant ma vie professionnelle, mais de façon souple et flexible, pour que l'une et l'autre de ses deux parties de ma vie qui me sont fondamentales ne soient pas en porte-à-faux.

 
Sandrah Montieux Pelage et Anne Hidalgo une des principales adjointes au maire de Paris
© ovibes.net
 

Vous avez donc beaucoup d'activités comme vous le reconnaissez, êtes en permanence entre deux continents, comment arrivez-vous à concilier tout cela?

Je travaille de chez moi déjà, donc quand je suis aux Etats-Unis je passe beaucoup de temps avec ma famille, ce qui est positif.
Deuxièmement j'ai la chance d'avoir un mari aussi engagé que moi, même s'il n'a pas le rôle de front, et qui aime ses enfants. Il m'aide beaucoup
J'ai aussi la chance d'avoir des amis à Houston qui se sentent concernés par ma mission, ça facilite ce que je fais.

Et en toute honnêteté, j'ai beaucoup voyagé avec mon premier enfant, et je continue à faire beaucoup de voyages où j'emmène mes enfants.
Je pense être une personne d'une grande flexibilité, ce qui permet que tout cela se fasse.

 
Sandrah Montieux Pelage et Benedita Da Silva, ex-gouverneur et légende vivante au Brésil
© ovibes.net
 

Pour finir une question "rituelle", surtout que vous avez vu beaucoup de femmes dans le cadre de l'organisation du congrès, si une jeune afro-antillaise vous demandait un conseil pour réussir dans votre domaine, quel serait-il?

Je pense qu'il faut faire les choses avec conviction. Si on n'est pas convaincu de ce qu'on fait, on ne peut pas réussir. Je crois qu'il faut également être patient et tenace, je ne pense pas qu'on puisse avoir de résultats dans le court terme, il faut toujours envisager d'insister pour avoir les résultats. C'est ce que m'a enseigné l'expérience de ma vie, j'ai 36 ans, il faut beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup travailler et insister, surtout pas d'inconsistance, mais beaucoup de consistance pour arriver à tracer son sillon.

Comment vous contacter ?

Par e-mail gcbwl@earthlink.net

Nous vous remercions

C'est moi qui vous remercie et souhaite une longue vie, de plus en plus riche, à Grioo.com

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Sandrah Montieux Pelage, organisatrice du premier Congrès de la Femme Noire Leader

Nombre de messages
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  Mieux comprendre pour mieux agir !
Stan ( 07/09/2004 10:32  à Paris / France )

Un petit rappel pour les détracteurs de Audrey Pulvar : Elle aussi Antillaise au teint caramel tout comme Sandra Pelage.
Il ne suffit pas d'avoir forcément le teint foncé pour être conscientisé et comprendre qu'avoir une peau plus claire que les autres noirs n'est pas synonyme de traitement favorable et ne fait pas de nous un être blanc. Sandra a eu simplement l'intelligence de constater pendant qu'il était encore temps qu'il y avait réellement une invisibilité des challengers noir(e)s en France, voire même une décapitation systématique des leaders noir(e)s dans ce pays. C'est vrai que pour mon business il m'arrive de voyager et de séjouner en Angleterre, j'ai constaté moi-même cette énorme différence visuelle. Ici en ne voit le sujet noir que dans la rue. Pour ceux qui travaillent, ils sont souvent en arrière boutique ou à l'ombre de la réussite professionnelle. Pourtant je suis convaincu et j'ai pu le vérifier d'ailleurs, qu'en France, il y a autant de Noirs talentueux qu'en Angleterre : (pas seulement dans le domaine musical ou du sport). La France est un pays qui divise et il est triste de constaté que le fénomen de Nation noire n'arrive pas à percer malgré l'exclusion de ces gens dans le monde des affaires. Bien au contraire, les Noirs entre-eux préfèrent se chamailler plutôt que d'essayer de se renforcer. Ils participent en cela à leur propre destruction. Domage ! J'ai eu l'occasion d'observer sur ce site à des batailles rangées entre Africains et non Africains tous noirs à des degrés différents, mais plus certainement nègres. Je constate malgré-tout et malheureusement encore dans ce pays, que tous ceux qui se distinguent et prennent des risques sont plus souvent des Noirs au teint chocolat ou caramel, voire même les métis. D'où vient ce problème en dehors des excentricités habituelles tentant de nous faire avaler qu'en France les Noirs clairs auraient plus de chance que les Noirs plus foncés : franchement débile ! Un nègre reste un nègre quel que soit son teint. Au fait permettez-moi de préciser que nègre en mon sens, ce n'est pas péjoratif. Bien au contraire ! Puisque être nègre c'est faire partie d'une communauté culturelle tandis que noir est simplement une couleur. En effet on peut très bien être noir très clair ou albinos et avoir des frères et soeurs des parents des cousins etc., très foncés de peau. Que dirions-nous en parlant d'eux ? Eux sont noirs nous non ? Et cela pourrait se vérifier bien évidemment si on parlait uniquement de couleur ou de nuance. Chose indissociable dans la culture de la négritude : essence de la culture de l'appartenance. Bravo surtout à nos femme noire du business et du management. Un sacré challenge pour l'avenir de ces femmes pas toujours bien considérées à l'intérieur-même de leur communauté :double mérites donc. Congratulation !
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  Faisons gaffe aux generalisations
Commentaires et reaction ( 07/09/2004 13:14  à Lausanne / Switzerland )

Oups !!! Stan, votre commentaire ci dessous risque de creer pas mal d'amalgames:
"Je constate malgré-tout et malheureusement encore dans ce pays, que tous ceux qui se distinguent et prennent des risques sont plus souvent des Noirs au teint chocolat ou caramel, voire même les métis. ".... Je ne vois pas ou vous voulez en venir... Quelle est la difference entre les noirs couleurs caramels et les metis? Vous devez etre Antillais pour faire de telles distinctions...

Si votre propos etait de montrer que les Noir metisses reussissent plus que les Noirs non metisses, je suis desole de desapprouver votre propos... et je ne vois pas sur quelles donnees concretes sont basees vos conclusions... parce que les deux journalistes noires les plus en vues sont metissees?
Essayons de ne pas faire d'amalgames. J'ai rencontre pendant ma vie professionelle des noirs talentueux et brillants en France, et Jamais je n'ai eu le sentiment que ceux au teint clair ou couleur caramel etaient mieux predisposes a reussir..
Je ne souhaite pas pousser davantage ce point. Je reste neamoins d'accord sur le reste de votre analyse. Les Noirs Francais ont interet a passer quelques temps dans les pays anglo-saxons pour mesurer l'impact de la societe francaise sur leur ambitions et leur estime personelle... C'est simplement incroyable !! Faites un test et demandez a des amis Francais blanc s'ils vous voyent a des postes de Pouvoir en France(aussi brillant que vous soyez), et vous serez surpris de la reponse..

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  Black is Black - stand up for your right !
Stan ( 07/09/2004 23:20  à Paris / France )

Je n'ai fais que reprendre certaines théories évoquées ici-même sur ce site et le renvoyer à ceux qui se font les ardents défenseurs de la Noirceur : teint Afrique (une sorte de pureté de la race noire) et qui prétendent ouvertement que les autres ne sont pas des nègres. C'est un argument qui me met un peu hors de moi, je l'avoue. C'était le moment pour moi de démontrer que cette femme "noire" dont la couleur est plus proche de celle d'Audrey Pulvar que celle d'Ariet Tubman (digne afro-américaine) travaille pour la reconnaissance de toutes les femmes noires leaders dans le monde quelle que soit la nuance de leur teint. Croyez-moi il y en a bien d'autres. Aussi, pour répondre à ta supposition : Non je ne suis pas Antillais, malgré que se ne soit certainement pas une tare sur le plan de l'humain : d'ailleurs parmi les Antillais ils sont certainement quelques un à me ressembler un peu : surtout pour ceux qui n'ont pas renier leur négritude, leur lointaine origine Africaine : (aussi lointaine qu'elle soit), ceux qui n'ont pas oublié de garder en mémoire la souffrance de leurs aïeux esclaves, ceux qui ne pensent pas qu'être clair c'est une chance ou couleur charbon est une malchance, et enfin ceux qui sont prêt à se battre pour la renaissance de l'homme noir. Pour être plus explicite, en ce qui me concerne, je pense que tous les nègres du monde se ressemblent, mais pas les noirs (la couleur)- C'est mon avis !
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  peut être que...
frantim ( 07/09/2004 23:37  à Clermont-ferrand / France )

Si le contenu des livres d'histoires osait ou avait osé nous révéler toute la vérité et rien que la vérité dés le collège sur ce que constitue l'histoire de france dans son ensemble même sur les sujets qui dérangent ou bien qui fâchent ( par exemple mettre l'accent sur la contribution des gens des differentes colonies pendant la 2eme guerre au prix de leur vie ou encore les exactions commise en d'autres temps pour la conservation de certains territoires d'ex colonies)de mon humble avis les enfants français de souche même ceux vivant dans les campagnes les plus eculées qui sont les " grand" adultes d'aujourd'hui aurait eu ou aurait une attitude majoritairement plus tolerantes a tout point de vue envers les gens qu'ils concidèrent a tort comme different d'eux ou n'appartenant pas tout a fait a un autoctone tel qu'il semble le définir alors la transition avec leur enfant en aurait été que mieux pour le plus grand bien de tous.
me trompe je peux être
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  la generalisation est le reflet la réalité
diallo ( 09/09/2004 11:40  à Boulogne-billancourt / France )

je suis d'accord avec toi STAN . bravo à toutes les femmes africaines concientes de leur capacité à aller au-delà de leur couleur. En FRANCE QU'ON LE VEUILLE OU NON , LA FLAGRANTE DISTINCTION EXISTE.Des preuves,nous avons et je suis capable de le prouver. depuis 2 ans,je me bats contre la justice française parce que j'ai osé leur dire NON et leur rapport est là avec un gros manque de reconnaissance. je n'aime pas parler de ma vie mais ils me poussent à le faire pour que mes consoeurs noirse ne souffrent pas comme et inutilement parce qu'on est NOIR. Alors qu'il t a 3 ans , un SLOGGAN disait dans les rues de paris "NOUS SOMMES TOUS DES ENFANTS D'IMMIGRES".J'aimais les français mais là j'ai la gorge AMERE.L'injustice existe encore dans ce pays qui se dit PACIFIQUE à tout non respect des droits humains. quand cela les arrangent OUI. j4AI PEUR POUR NOS ENFANTS DEMAIN ?quelle place se dessine pour eux? . sinon passer par là où nous sommes toujours non reconnus!!!! Pourquoi les français installés en AFRIQUE noir n'ont pas ce probléme que nous africains noirs rencontront en FRANCE. QUI respecte qui?
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  D'accord avec Mme Montrieux P
( 09/09/2004 17:07  à Paris / France )

Effectivement, il y a un énorme marché noir amerloque au States, et notamment en matière de livres.
Un seul exemple édifiant : Bill Clinton, lors de la récente dédicace de sa biographie à la librairie Hue-Man book store à Harlem, a vendu un nombre très important de livres qui a stupéfait le libraire lui-même...
Pourquoi ? parce que, comme le dit bien Mme Montrieux P., la population noire amerloque a une relation avec les livres (mais pas uniquement...) très liée à son histoire personnelle. Bill Clinton étant très apprécié par une majorité de blacks, son bouquin fait un tabac au sein de cette communauté

Nous avons besoin de davantage de femmes comme Mme Montrieux P...

Dès lors, la question de savoir si elle est brown, noire, café, chocolat au lait, ect..., est " irrelevant " !
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  Les Blacks américains ne sont pas plus cons !
Stan ( 10/09/2004 01:00  à Paris / France )

Pourquoi allez chercher des problèmes aussi loin alors qu'il y en a suffisamment à votre porte. Vous ne vivez pas en Amérique à ce que je sache ? Laissez les Américains s'occuper de leurs problèmes ! De plus près on voit mieux les choses ! occupez-vous des votres. Croyez-moi ici nous vivons le passé de l'Amérique. Malgré tout ce qu'on peut bien nous raconter tout n'est pas si mauvais que ça là bas, d'ailleurs tout ce que vous portez en France vient d'Amérique. Il se peut même que vous portez des "NIKE" aux pieds et que vous mangez régulièrement des hamburgers, peut-être même que votre discothèque est chargée de tubes (disques) américains, va savoir ? Vous savez, je côtoie énormément de Noirs et de maghrébins en France qui se comportent comme des Américains. C'est normal ! Tous les modèles Blacks viennent des States. Les Blacks french eux ont bien du mal à trouver des modèles de réussites, pourtant les frenchys vous poussent à diaboliser l'Amérique. Mais que font-ils pour vous ? La réponse est rien !!! La plupart des films que vous regardez et qui mettent des Noirs à l'honneur vient d'Amérique, la plupart des modes que vous portez vient d'Amérique, La plupart des musiques que vous jouez et que vous dansez vient d'Amérique. Vous savez, le pays cité parmi les plus grands colonisateurs du monde (la France) n'a rien à nous apprendre. Si l'Amérique n'était pas aussi puissante, je vous parie que la France tenterait encore de vous coloniser. Mais ils savent bien que les meilleurs parts se patageraient d'abord entre les plus forts et ça, ça les dérange beaucoup, alors ils préfèrent laisser croire que l'Amérique n'a qu'un seul but c'est de coloniser la planète. En fait, c'est simple plutôt que de risquer d'avoir les miettes, la France préfère jouer les avocats des "colonies" qu'ils ne peuvent conquerir par la force, alors elle essaie de jouer la carte de l'amitié ou du bon conseillé. Méfiez-vous ! This read to hell is paved with good intentions !!! Cela dit tout en Amérique n'est pas or non plus. Il reste beaucoup de chose à faire. Mais les noirs américains y travaillent, croyez-moi ! Nous avons fait évoluer pas mal de choses et nous continueront à le faire. A vous aussi de vous battre pour les droits de tous les Noirs dans le monde, aussi pour l'Afrique. Ne vous occupez pas des droits des autres ils savent déjà se battre pour les défendre et en plus ils ne défendent pas les vôtres. C'est une vérité constatée !
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  black american or black french
diallo ( 13/09/2004 11:47  à Neuilly-sur-seine / France )

laissons les noirs americains fairev leur travail et de notre cote , nous NOIRS EUROPEENS , assurons.
Ainsi, lorsque nos chemins se rencontreront, tous les peuples en bénéfieront. Evitons de nous lancer des fléches , cherchons plutot le comment mettre toutes nos idées à notre communauté. J'y crois encore. Pour moi, l'immigration est un phénoméne de déplacement propre définition de l'être humain. Utilisons un parler simple où toute la communauté étrangére s'y retrouvera. On n' est pas tous adepte de la lecture et ce n'est pas la premiére fois que des personnes distinguées se penchent sur le FLEAU des inégalités. Nous , communauté concernée ; devions arriver à en tirer de l'avantage ce qui malheureusement n'est encore le cas.
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  Au sujet du premier congrès de la femme noire leader
( 21/09/2004 12:07  à Rueil-malmaison / France )

C'est avec beaucoup de fierté que j'ai pris part les 1er et 2 juillet derniers au premier congrès de la femme noire. Beaucoup de choses ont été dites au cours de ces deux journées on ne peut plus riches en témoignages. Il ne me reste plus à souhaiter qu'un système de militantisme solidaire entre femmes noires de France se mettent en place. Car comme chacun le sait, c'est loin d'être facile en France d'être Femme, Noire, Diplômée et un tant soit peu ambitieuse.
Avis aux amateurs, j'ai un Dess en action sociale et développement local plus une Maîtrise en sciences humaines et sociales et je suis demandeure d'emploi depuis plusieurs années.
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  Christine KELLY femme noire leader
( 30/04/2005 14:32  à Paris / France )

C'est Christine KELLY de LCI qui a présenté le 1er congrès mondial de la femme noire leader c'était a l'UNESCO a paris. elle a assuré comme d'habitude ! Sandra a une bonne idée de rassembler les femmes noires. l'avenir du monde ...
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