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| Les banques ont-elles abandonné les étrangers ?
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Un consultant financier analyse ce phénomène de marginalisation croissant des étrangers |
| Par Christian Kamayou |
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Cet article est le premier d'une série que grioo.com consacre au sujet trop méconnu des relations qu’ont les particuliers avec les institutions bancaires et financières.
Cinq à six millions de personnes en France sont des exclus bancaires. Des membres de communautés étrangères se passent de comptes bancaires.
Bien que la loi Française reconnaisse à chacun le droit de posséder un compte en banque, le nombre d'oubliés du système financier continue de progresser. En France, la Poste constitue souvent le dernier recours pour cette population fragile, délaissée par des banques en quête de rentabilité. Selon UFC Que choisir, « l’année 2003 a été exceptionnelle avec 18 milliards d’euros de profits pour les banques commerciales ». |
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Jean-Louis Borloo
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interet-general.info |
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Combien sont-ils les laissés-pour-compte étrangers du système bancaire ? Jean-Louis Borloo lui-même, ministre de l'emploi et de la cohésion sociale, s'est interrogé, à la veille de la présentation de son plan de cohésion sociale sur ce point. Ces exclus bancaires sont absents de la statistique officielle, mais les travailleurs sociaux et les associations de lutte contre l'exclusion estiment qu'ils sont de 5 millions à 6 millions.....une récente étude révèle qu';un nombre significatifs d';étrangers sont victimes de ces exclusions.
Théoriquement on n'est pas tenu de posséder un compte en banque mais les relations économiques et sociales l';imposent quasiment. De moins en moins d';opérations peuvent s';effectuer en numéraire. Les échanges entre les acteurs de la vie économique s';appuient sur des moyens de paiement modernes (cartes bancaires, virements, prélèvements) souscrire un abonnement à un opérateur de téléphone ou à un fournisseur d';accès Internet sans opter pour un prélèvement automatique est quasi impossible. |
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Martine Aubry
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transworldeducation.com |
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Si la loi Aubry de 1998 contre les exclusions reconnaît à tout individu le droit de posséder un compte, il existe, en France, une exclusion bancaire de fait. Celle-ci frappe d'abord des personnes en situation de précarité et certains étrangers, qui ont été mises à la porte d'une ou de plusieurs banques et qui, par ignorance ou par gêne, ne font pas valoir leurs droits. 2 millions d'entre elles ne possèdent pas de compte-chèques classique.
A ces laissés-pour-compte s'ajoutent ceux, titulaires d'un compte, qui se voient privés de moyen de paiement, à la suite d'incidents bancaires. Au nombre de 3 millions, ils sont souvent bénéficiaires de minima sociaux et étrangers
Mais l'exclusion financière s'étend bien au-delà, aux personnes qui se voient interdire l'accès au crédit. Ayant un profil trop risqué selon les banques (carte de séjours temporaire ou faibles revenus), ils ne peuvent financer l'acquisition de biens essentiels, comme l'achat d'un réfrigérateur ou d'un cyclomoteur.
Il faut reconnaître à la classe politique des initiatives en faveur de la lutte contre l'exclusion financière, une des formes les plus pernicieuses de l'exclusion sociale. Ces démarches ont abouti à l'instauration, en 1999, d'un service bancaire de base pour les plus démunis, et à la création d'une procédure de faillite civile, offrant une deuxième chance aux ménages surendettés, via la loi Borloo du 1er août 2003. |

ATTITUDE DISCRIMINATOIRE
Mais ces mesures n'ont pas atteint totalement leur but. Ainsi, le service bancaire de base n'a profité qu'à 12 000 personnes en 2003 selon la Banque de France. Il a en outre été conçu a minima, sans carte bancaire ni chéquier. Surtout, aucune véritable politique gouvernementale n'ayant été mise en place, l'exclusion bancaire continue de progresser, à mesure que s'accroît la fracture sociale.
Ce phénomène est accentué par l'attitude discriminatoire des grandes banques commerciales : engagées dans une course à la rentabilité, celles-ci pratiquent une sélection drastique de leur clientèle, selon un rapport, publié en avril, de l'Observatoire national de la pauvreté, rattaché au ministère de l'emploi.
"Les ménages bénéficiaires de minima sociaux et les étrangers se voient plus souvent que l'ensemble de la population refuser l'ouverture d'un compte (8 % contre 2 %) ou clôturer un compte (7 % contre 3 %). Ces refus, pouvant être exprimés de manière brutale et humiliante, peuvent être ressentis comme arbitraires et injustes."
A ces rejets, deux raisons, souligne-t-il : "un niveau de risque moyen plus élevé, de par le niveau et la nature des ressources" de ces clients ; et le fait que ces ménages constituent une clientèle plus coûteuse que les autres "car ils consomment plus de services gratuits, principalement des services de guichet". Or "la pression concurrentielle pousse les banques à limiter les coûts et donc le temps passé avec les clients ayant le moins de potentiel économique".
"Il est choquant d'assister à un véritable matraquage financier des clients en difficulté", déplore Christian Huard, président de Conso-France, qui regroupe six associations de consommateurs. Non seulement cette population est mal reçue quand elle se présente aux guichets - ce qui est pour elle l'unique façon d'obtenir de l'argent liquide - mais, en plus, on lui facture d'importants frais de retrait." |
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La Poste est souvent le seul recours pour certains
©
neteconomie.com |
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LIEN DE PROXIMITÉ
Dans ce contexte, La Poste constitue souvent l'unique recours pour les rejetés du système. "Si les personnes qui ont connu ou connaissent des situations d'exclusion bancaire disposent d'un accès aux services bancaires, c'est grâce au rôle joué par les services financiers de La Poste", confirme l'Observatoire national de la pauvreté. Ainsi, un RMIste sur deux est client de La Poste alors que celle-ci ne possède qu'une part de marché de 9 % dans les services financiers en France. La Poste ne révèle pas de chiffres concernant les communautés étrangères.
"La lutte contre l'exclusion bancaire fait partie des missions de La Poste mais elle n'est inscrite dans aucune loi, précise Patrick Werner, patron des services financiers du groupe public. L'accueil de tous s'inscrit dans nos valeurs. Le dispositif bancaire classique est libre de sélectionner qui il veut." La seule obligation pour La Poste est d'ouvrir un Livret A à qui le demande - contrainte à laquelle les Caisses d'épargne ne sont pas soumises. Du coup, nombre de ces Livrets à La Poste font office de compte bancaire. La moitié d'entre eux ont un solde inférieur à 150 euros.
Pour M. Werner, le rôle pivot du réseau postal dans la lutte contre l'exclusion s'explique aussi par le lien de proximité avec la clientèle : 1 300 bureaux sont installés dans des zones urbaines sensibles (ZUS) ou en bordure. "La clientèle modeste et étrangère éprouve moins de difficultés à entrer dans un bureau de poste plutôt que dans une banque protégée par des sas de sécurité", estime-t-il. Les banques privées conseilleraient aux clients démunis qui se présentent "d'aller plutôt ouvrir un compte à La Poste".
Il n'est pas normal qu'on ne puisse offrir à tout étranger vivant en France les services financiers indispensables à la vie en société. Comment les banques peuvent-elles se résigner à maintenir 10 % de la population hors du marché des services financiers ?
Un grand pas aura été fait lorsque la question de l'accès aux services bancaires et au crédit du plus grand nombre d';étrangers aura été réglée. Peu favorable à la mise en place de "banques des pauvres" ou de « services pour communautés étrangères »
Les mentalités vont évoluer, nous sommes persuadé que les banques commerciales assumeront leur part de la responsabilité.
Pour attirer les nombreux étrangers qui vivent en Europe, les établissements étrangers pourraient leur proposer des produits spécifiques. En Espagne des banques commencent à courtiser des Sud Américains avec de nouveaux produits et services. Au bout de cinq, six ans, les besoins élémentaires satisfaits les étrangers seraient prêts à acheter des produits financiers. Un exemple : alors que des études montrent que la plupart des services se résument aux virements et transferts de fonds, nous avons identifiés d’ autres services à forte valeur ajoutée, comme des programmes pour l’ achat de bien immobilier dans les pays d’ origine. Au titre d’accords passés avec les banques locales, la banque européenne peut minimiser le risque de défaillance en faisant garantir par sa partenaire locale le remboursement final du crédit par une hypothèque sur le bien. Cette offre, comme d’ autres auxquelles nous avons pensé, peut intéresser beaucoup de monde.
Nous vous proposerons régulièrement une sélection d' articles et des conseils sur les thèmes précis de vos relations bancaires et financières notamment :
Les difficultés d' accès aux services bancaires en France et en Afrique.
Les transferts d' argent des travailleurs immigrés vers leur pays d' origine
Christian Kamayou, diplômé d'HEC et consultant en marketing financier,a fondé l'association Mapesa, organisation chargée de promouvoir l'accès aux services bancaires pour tous et notamment aux étrangers.
christian.kamayou@grioo.com |
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Les banques ont-elles abandonné les étrangers ? |
Nombre de messages:
21
Pages:
1 2
et ca continue |
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Jamal (
12/10/2004 13:28 à Paris / France ) |
Grand merci à grioo pour cet article qui ajoute à la perspicacité de ses auteurs. il y a reellement un problème et personnellement, je crois que plus d'informations pour les étrangers qui se perdent très souvent dans l'administration et le fonctionnement des services financiers francais serait un grand bien. |
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Excellent |
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Claude Marcel (
12/10/2004 16:18 à Paris / France ) |
Bravo,
Cet article de très bon cru aborde un thème particulièrement pertinent et devrait ouvrir des voies de reflexion et d'action pour la canalisation des finances de la diaspora autour d'institutions des pays d'origines.
Christian, comment pourrais-je faire pour adhérer à Mapesa ou à tout le moins pour participer au débat d'idées ? |
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Une opportunite??????? |
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tchotcho (
12/10/2004 18:53 à Falls Church / United States ) |
Je vois dans cette situation une opportunite pour nos entrepreneurs de creer des structures, si les lois le permettent, qui pourraient repondre aux besoins des immigres. Ce segment de la population pourrait meme s'averer tres lucratif. Avec un peu de creativite, il serait meme possible de reduire les risques de faillite. |
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A part ça, tout va bien en France !!! |
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o+ (
13/10/2004 00:48 à Rosny-sous-bois / France ) |
Bonjour à vous,
Selon un célèbre adage"l'argent n'a pas d'odeur". C'est bien faux lorsque l'on lit ce SCUD lancé par Grioo.com dans le jardin du pays des droits de l'homme.C'est consternant et honteux, même s'il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Souvenez vous du document vidéo ayant déjà mis en évidence ce phénomène de discrimination dans le secteur bancaire, c'était à la BANQUE CREDIT DU NORD ( jan 2000)
Alors, 4 ans après, les choses n'ont pas évolué positivement, que faire face à ça???
Soit, NOUS pleurnichons pour qu'ILS NOUS respectent.Soit, NOUS faisons comme les autres communautés non Européennes installées en France, c'est à dire MONTER un réseau bancaire, notamment PANAFRICAIN. Ce n'est plus de l'utopie puisque les domaines de la haute finance et des circuits bancaires n'échappent pas à sagacité intellectuelle de nombreux NEGRES vivant sur le sol Français.
C'est le moment ou jamais, surtout avant que l'Europe à 25 ne ruine définitivement les strappontins sur lesquels reposent nos vies ICI.
Il existe de beaux exemples de reussite Afro-Américaines dans ce domaine Outre-Atlantique, pourquoi pas NOUS?
A+ |
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Frères, il est tant d'agir |
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Katusha (
14/10/2004 10:42 à Castelculier / France ) |
Je suis une fois de plus stupéfaite à la lecture de cet article et je remercie Grio.
La diaspora noire devrait penser à faire quelque chose dans ce sens, en créeant par exemple une Banque Africaine. Cela permettrait aux étrangers de faire des transactions avec leurs pays (Wertern Union ...etc)
J'ai entendu parler d'une Banque islamique au Royaume-Uni et selon les mêmes sources, cette banque sera présente dans pas mal de pays européens d'ici 2006.
Frères, réveillons-nous et faisons quelque chose.
J'ai vécu en espagne pendant 2 ans. Il y a des banques pour latino-américains, elles ont mis en place des systèmes permettant à leur famille de retirer par exemple de l'argent des comptes de leurs enfants ou parents vivant en Espagne, et cela à des coûts plus bas que Western Union. Il peuvent aussi acheter une maison dans leur pays.
Frères, faisons quelque chose !
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Oui Soeur |
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Dagobert (
14/10/2004 14:21 à Paris / France ) |
On va faire quelque chose ! A deux ?
Hu hu hu hu ! |
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... |
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(
14/10/2004 15:47 à Paris / France ) |
On parlait d'analyse,j'ai vu un constat (je ne blame pas l'auteur,c'était très bien).
Ce qui empêche l'entrée de certaines couches de la population aux systèmes financiers c'est leur situation financière.
Tirer les banques vers elles (ou vers le bas si vous voulez), ça ne changera pas leur situation,faudra payer en carte bleue et beaucoup n'auront pas assez d'argent sur leur compte (CF ce que dit La Poste).
Le risque de défaut est grand pour ces couches là et c'est un point important pour les banques (surtout quand elles doivent faire leurs provisions).
On ne vous donnera un crédit que si vous pouvez le rembourser, que vous aillez un compte bancaire ou pas.
A moins de créer des banques "humanitaires", l'objectif de toute solution sera toujours de générer des bénéfices. Puisque tout servivce est payant dans ce pays, les pauvres se verront encore prendre le peu qu'ils ont au profit de coûts de fonctionnement , de gestion , de personnel, et tout le blablabla...
Ah oui, sauf si on réveille le bon vieux communisne (ou socialisme, désolé pour la confusion) qui a bien-sûr ses inconvénients aussi
Quand vous ne mangez pas, ce n'est pas parce que Carrefour vous exclut de ses magasins, c'est parce que vous n'avez pas assez d'argent pour y entrer ,selon les règles que Carrefour a défini indépendamment de vous.
Le problème majeur des étrangers n'est pas d'avoir accès aux services financiers, mais d'avoir assez de moyens pour vivre décemment. |
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C'est déjà fait |
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Tchemwe (
14/10/2004 16:13 à Clichy / France ) |
Afriland, Ex CCEI banque à capitaux camerounais, est présente sur le marché français. Allez -y ouvrire un compte. |
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prendre conscience |
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Jean-Paul (
14/10/2004 17:16 à / Benin ) |
C'est un bon article et il faudra le mettre à jour et le diffuser plus largement.
Sinon que l'idée de banque des africains parâit séduisante à première vue. Mais, n'oublions seulement pas que depuis les attentats du 11/09, tous les flux financiers et monétaires mondiaux sont traqués par les services secrets américains. Ce qui insite davantage de personnes à dealer hors du sytème bancaire classique.
De plus, ça m'étonnerait FORTEMENT que les autorités de tutelle bancaire (bque de France et Commission bancaire) accorde l'agréement à une "Banque Africaine", surtout si le motif est la mobilisation de ressources détenues par nos frères. Snifff!
In fine, ce que je regrette le plus c'est le manque de SOLIDARITE POSITIVE et de CONFIANCE entre nous. En tout cas, bon courage à ceux qui vivent dans cette situation...
et n'oublier pas de revenir au pays si c'est trop galère!
Cheers, |
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serge (
16/10/2004 14:21 à Paris / France ) |
Cet article est un bon début de réflexion sur une question importante...
ce que jean-Paul dit à propos de l'agrément bancaire est pertinent , mais son raisonnement se heurte à deux choses :
- la question fondamentale de la rentabilité d'une banque black à Paris, londres ou NY
- le fait que des banques communaitaires existent en France, paraît-il, au sein des communautés maliène ou sénégalaise. Sous réserve de l'étendue de leurs agréments, qu'est-ce qui empêche ces banques d'étendre la gamme de produits et services offerts à leur communauté?
Par ailleurs, rien n'interdit de penser que le business model d'une entreprise comme Télécash (transferts d'argent de Paris vers l'Afrique) pourrait évoluer dans les années qui vienent vers celui d'une petite banque de détail classique....
Reste que les questions du pouvoir d'achat et du compportement bancaire de la clientèle black mériteraient d'être sérieusement analysées dans l'optique de services à offrir à cette communauté. Les africains vivant à Paris ont-ils le même rapport à l'argent et les mêmes besoins que les latinos vivant à Madrid ? sur la base de quel échantillon?
ect...
C'est déjà pas mal d'amorcer la réflexion et nul doute que nous allons y participer
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adhésion à mapesa |
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christian (
16/10/2004 21:11 à Paris / France ) |
Réponse à : ( Claude Marcel Mardi 12 Octobre 2004 16h18 )
pour adherer et m' aider a defendre ces causes www.mapesa.org il suffit de prendre contact avec moi en m' écrivant les raisons de vos motivations, je vous répondrai: christian.kamayou@grioo.com
Cordialement,
Christian.
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Très bel article... |
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Qui tu sais... (
18/10/2004 09:28 à Paris / France ) |
... et analyse percutante. Je n'en attendais pas moins de toi. Bonne continuation. Tu as tout mon soutien. |
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il existe des banques africaines à paris |
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Laure (
25/10/2004 13:39 à Bouguenais / France ) |
La CBIP (compagnie de banques internationales à Paris) est une banque issue du groupe bancaire sénégalais CBAO, et qui a constitué un réseau de banques africaines à Paris. Ces banques concernent le Mali, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Cameroun, et la Mauritanie.
Pour une fois que les africains ont pu s'unir pour faire quelque chose de bien pour la diaspora, il faut le faire savoir... |
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CBIP |
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Pierre-Antoine (
05/01/2005 18:30 à London / United Kingdom ) |
Effectivement, depuis 1999, la CBIP est la seule Banque Africaine à posséder un agrément de la Commission Bancaire pour exercer en France.
De ce fait, en plus de gérer des comptes en propre pour des clients d'origine africaine, elle a également développé un réseau pour traiter à ses guichets des opérations pour les clients d'autres banques africaines, à savoir :
- Pour le Sénégal, la CBAO, sa maison-mère et la BHS
- Pour le Mali, la BHM, la BDM et la BOA Mali
- Pour la Côte d'Ivoire, la BACI et la BHCI
- Pour le Cameroun, Afriland First Bank (déjà citée dans un autre post)
- Pour le Burkina Faso, la BIB
- Pour la Mauritanie, la BMCI
- Pour le Togo, la BTCI
La CBIP entretien un réseau de 7 agences à Paris et dans la banlieue.
Pour en savoir plus, visitez le site :
www.cbip.fr |
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messieurs je tien a savoire si un algerien qui possede une carte de séjour d'une année peut ouvrire un compte bancaire .ansi je tien a vous informer que j'ai vue une banque qui a refesé d'ouvrire un compte pour une perssone malade qui est hospitalier en f |
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(
20/05/2005 16:27 à Bejaïa / Algeria ) |
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21/05/2005 09:20 à Paris / France ) |
Tout titulaire d' une carte de sejour peut ouvrir un compte. Dans la pratique certains établissements bancaires demande un minimum de documents à l' ouverture d' un compte tel qu' un justificatif d' identité et de logement. le banquier est en droit de vous refuser l' ouverture d' un compte ou de vos poser demander verbalement qui vous etes ( situation professionelle justifiant des revenus...) En cas de refus d' ouverture de compte, vous avez un recours en contactant la banque de france qui désignera un établissement bancaire pour vous. |
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babel |
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babel (
16/07/2005 14:30 à Paris / France ) |
j'y ai ''ouvert ''un compte il y a 2 mois .Jusqu'ici je n'ai pas de numero de compte. |
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21/07/2005 08:58 à London / United Kingdom ) |
Réponse à Babel :
Envoie un message à contact@cbip.fr donnant ton nom, ton prénom, ta date de naissance et le moyen de te recontacter. Je vais voir ce que je peux faire |
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Eponon (
25/05/2008 19:45 à Paris / France ) |
bonjours,avant d'affirmer, il faut se poser des questions. Du type:
- ces étrangées sont - ils informées des différentes démarches administratives, ne sont ils pas dirigées vers de fausses informations ?
- ont-ils souvent un travail, pour pouvoir faire ces démarches adminstratives ou financiers. |
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25/05/2008 19:59 à Paris / France ) |
bonsoir? vous aviez le droit d'ouvrir un compte, s'il s 'affére qu'on vous refuse d'ouvrir un coumpte vous aviez le droit de prter plainte. Mais vous me diriez que cela est incenser car la majorité d'individu ne connaisse pas les droit et devoir. Dans se cas vous deviez demandés à la banque un ecrit. Maintenant si vous etes figés banque france aucune banque n'a le droit de vous ouvrir un compte. |
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