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Les femmes en esclavage: Partie I dans le monde des maîtres
  Ce premier volet d'une série de deux articles consacrés aux femmes dans l'esclavage se penche sur le traitement des femmes esclaves par leurs maîtres
Par Belinda Tshibwabwa Mwa Bay
 
 
Femmes esclaves africaines et créoles. Rio de Janeiro. 1830.
 

L’esclave "sociale". Bien que la question des genres ait été très rarement abordée dans les travaux de recherche sur l’esclavage, il existait des différences fondamentales entre hommes et femmes dans leur expérience de la servitude. L’organisation et la mentalité patriarcale de toutes les sociétés coloniales et post-coloniales de l’époque, ont eu des répercussions directes sur les modes d’exploitation de l’esclave féminin et masculin. La femme, d’abord en tant que femme, puis en tant qu’esclave, a eu à souffrir de tous les principes et de toutes les dérives engendrées par une civilisation symboliquement, socialement, économiquement et politiquement dominée par les hommes.

La femme, en tant que femme, a été une esclave "sociale", dont les fonctions étaient essentiellement liées à l’univers domestique et familial de ses maîtres. De l’achat et la préparation des aliments aux tâches ménagères, de la lessive, l’amidonnage et la confection des vêtements au commerce ambulant de fruits et confiseries dans les rues et sur les marchés, les femmes esclaves avaient très souvent en charge le fonctionnement des foyers. Bien sûr, toutes les femmes esclaves n’ont pas fait partie de l’univers domestique, car en milieu rural, la plupart d’entre elles a été affectée, au même titre que les hommes, aux travaux des plantations, même si elles n’occupaient pas toujours les mêmes fonctions dans la chaîne de production. En milieu urbain, elles assuraient quelques fois la survie de familles blanches souvent pauvres, qu’elles devaient littéralement nourrir au jour le jour par leurs petits commerces et leurs activités diverses.

 
Esclaves productrices et vendeuses de lait. Surinam.1839
 

La femme, en tant que femme et esclave, n’avait pas en charge les seules tâches ménagères, mais elle devait également s’occuper des personnes vivant dans le foyer. Elle devait s’occuper des enfants de leur naissance à leur âge adulte, en les accompagnant dans toutes les phases de leurs vies. Les esclaves de sexe féminin étaient les mères de lait, les nourrices, les gouvernantes, les confidentes et quelques fois la seule compagnie des femmes blanches de la famille du maître, très souvent recluses pour obéir aux convenances sociales. Elles vivaient dans une grande proximité et une grande promiscuité avec leurs maîtres et maîtresses, qu’elles devaient laver, habiller et accompagner en toutes circonstances.

La femme, en tant que femme, est l’esclave à laquelle le système esclavagiste a exigé de l’amour, de la dévotion, de la loyauté, de la douceur, en plus de la soumission qu’elle devait à ses maîtres. C’était à elle que les maîtres blancs confiaient leurs enfants, leurs personnes âgées et malades, leur santé, leur alimentation, leur apparence et même leur sommeil. Elles étaient les "mères de cœur " d’après l’Empereur du Brésil Dom Pedro I lui-même. La femme esclave est celle dont l’affect a été systématiquement sollicité en plus de ses bras, ce qui n’a pas été le cas pour l’esclave de sexe masculin. Cette dimension affective apporte une spécificité propre, mais également une dose de cruauté supplémentaire à son expérience de la servitude.

Car contrairement à l’impression de privilège que donne, à première vue, son accès à la privauté de la sphère domestique, et ses relations plus intimes avec ses maîtres, la femme a dû payer très cher le prix de ce statut.

 
Cette photographie prise entre 1859 et 1864 représente une famille de planteurs de la Virginie, dans le Sud des Etats unis. L’esclave tient dans ses bras le bébé du couple blanc, dont elle est la nourrice.
 

La « condition du ventre » ou la malédiction maternelle. Au commencement, il y avait la traite négrière, qui se nourrissait de captifs africains arrachés à leurs terres natales. Ils étaient nés hommes et libres, mais la capture, le convoi, la séquestration, la commercialisation, la déportation, l’exploitation et la servitude avaient fait d’eux des objets et des esclaves. Le processus d’asservissement était alors totalement dépendant de ce réseau commercial et maritime, dont les échanges triangulaires Europe – Afrique - Amérique font aujourd’hui penser à une mondialisation avant l’heure. Puis, il y a eu l’esclavage, l’institution, le système colonial qui a reformulé et codifié le processus d’asservissement. La loi, du Code Noir français au Code Noir espagnol, en passant par la Constitution brésilienne, a remplacé la capture par la naissance, la déportation par la reproduction et l’élevage de captifs. Bien que le trafic négrier et la déportation d’esclaves africains ait perduré presque aussi longtemps que l’esclavage et a contribué à l’alimenter, les sociétés coloniales et leurs métropoles ont tenu à définir et à légiférer formellement l’esclavage comme une institution coloniale, reposant sur un fondement unique, justifiant toutes les formes d’asservissement. La loi a donc fait de l’esclavage une condition « naturelle », héréditaire et perpétuelle. Et au centre de cette nouvelle institution se trouvait la femme esclave.

L’esclavage dans les sociétés du Nouveau Monde, a toujours obéi à un régime matrilinéaire. Ce principe, directement inspiré du partus sequitur ventrem romain, qu’on avait coutume de traduire par la " condition du ventre ", décrétait que l’enfant d’une mère esclave devrait être esclave pour toute sa vie, héritant du status de sa génitrice et appartenant au maître de cette dernière. Bien que pour la législation coloniale l’esclave ait toujours été une entité asexuée, indifférenciée, une " tête de bétail ", sans individualité ni identité, il existait dans les pratiques sociales des différences de traitements et de vécus entre hommes et femmes esclaves. Et la première spécificité de l’esclavage féminin se situait sur ce terrain, à la fois institutionnel et symbolique de la transmission filiale de la condition servile.

 
Femmes esclaves récemment déportées d’Afrique et marquée au fer. 19ième siècle
 

La maternité revêtait pour la femme esclave une dimension d’une rare violence, car hormis le poids de la culpabilité qui pesait sur l’acte même de procréation, qui condamnait d’emblée sa descendance à la servitude, elle était chargée de perpétuer un système dont elle était elle-même la victime. La " condition du ventre " condamnait la femme à être le pilier, la garante, la fondatrice, la "mère " de l’esclavage. Il semble que pour les hommes, l’esclavage ait été davantage une expérience individuelle, alors que les femmes ont eu à assumer, en plus de leur propre captivité, une servitude par "procuration" : Celle des enfants à travers leurs mères et celles des mères à travers leurs enfants. L’esclavage féminin allait bien au-delà des femmes elles-mêmes, car il impliquait plus que les femmes elles-mêmes.

La « condition du ventre » se traduisait dans la réalité par le fait que ces esclaves étaient privées de leurs enfants à un moment ou à un autre de leur existence. Une femme esclave pouvait se voir arracher son enfant dès sa naissance, car son lait maternel revenait en priorité, et très souvent en exclusivité, à un nouveau-né blanc. Cette pratique était particulièrement répandue dans les zones urbaines du Brésil, et à Rio de Janeiro plus qu’ailleurs. Les témoignages les plus nombreux sur ce phénomène viennent des médecins de l’Académie de Médecine de la ville, dont l’un d’entre eux décrit et explique sans détour toute la cruauté :

" Il y a parmi les propriétaires d’esclaves une pratique horrible qui influe extraordinairement sur le moral des esclaves, rendant ainsi leur lait nocif pour les enfants. J’ai observé avec un grand ressentiment ces faits, quand je fus interne dans l’une des maternités de la Cour. Endormie, la pauvre mère, alors qu’elle cherche le repos pour récupérer des forces perdues dans le douloureux travail de l’accouchement, on lui retire son innocent petit enfant et on envoi le déposer à la roda* ; plus tard quand la malheureuse se réveille cherchant anxieusement le fruit de ses entrailles et qu’elle apprend qu’il a été amené à la roda, elle fond en larmes et plonge dans une grande tristesse."

 
Vente aux enchères d’esclaves. L’auteur de cette gravure raconte que l’un des acheteurs voulait acquérir la femme qui se trouve au centre de l’image, mais sans son enfant en bas âge. Comme celle-ci refusait de se séparer de son bébé, le vendeur le lui arracha des bras et elle fut fouettée pour sa désobéissance. Tous les esclaves, dont plusieurs de la même famille, implorèrent le droit de prier ensemble avant d’être séparés, mais leur demande ne fut pas exaucée. Sud des Etats unis. 1840.
 

Les conclusions du jeune médecin sur l’incapacité des esclaves à allaiter d’autres enfants que les leurs, sont nettement contredites par le florissant marché des allaiteuses, pour lequel la demande dépassait largement l’offre existante à Rio de Janeiro au 19ième siècle. Toutefois le désespoir provoqué par la séparation entre mère et enfant après la naissance, était une réalité que bien d’autres observateurs n’ont pas manqué de commenter. Le Français Charles EXPILLY, qui a lui-même eu recours au service d’une ama de leite ( "mère de lait", allaiteuse), s’était rendu dans un établissement tenu par une de ses compatriotes, dont les pensionnaires étaient des esclaves enceintes, confiées à ses soins par leurs propriétaires. Celle-ci était chargée de les faire accoucher, de les séparer de leurs enfants et de les placer en location, travail pour lequel elle était très bien rémunérée. Une esclave qui venait d’enfanter fut donc présentée au voyageur, et la maîtresse des lieux lui expliqua qu’elle devait suivre le visiteur et allaiter son enfant nouveau-né. Lorsque l’esclave avait osé demander ce qui adviendrait de son propre enfant, la dame, en colère, lui avait répondu que son maître viendrait le récupérer et l’enverrai à la campagne, où il serait bien traité. Charles EXPILLY n’étant pas dupe du sort réservé à cet enfant, conclut l’anecdote par cette réflexion :

"La colonne du Jornal do Commercio se remplit chaque jour d’annonces de location de mères de lait ; pour celui qui sait de quoi il s’agit, chaque ligne représente un drame intime, l’histoire du naufrage d’une affection sainte, et indique une cruelle séparation ; chaque annonce signifie larmes, lutte et désespoir ! Malgré cela l’intérêt l’emporte sur ces considérations, puisque chaque ama correspond de 120 à 150 francs par mois. "

 
Famille d’esclave réunissant plusieurs générations. Beaufort. Caroline du sud. 1862
 

Les pratiques voulaient également que l’enfant d’une esclave lui soit arraché durant la petite enfance ou l’adolescence. Il était alors vendu par son maître pour des raisons d’argent ou pour punir la mère d’une faute quelconque. La cruauté morale de cette pratique a souvent poussé un grand nombre de femmes esclaves à vouloir briser le cycle héréditaire de l’esclavage et surtout à épargner à leur descendance les chaînes qu’elles portaient elles-mêmes. Et pour cela, elles ont usé de recours à la hauteur de la barbarie qui leur était infligée. Les infanticides et les avortements ont donc marqué l’expérience filiale de la population esclave. Celle des villes, plus que celle des campagnes, car l’économie et la vie sociale dans ces deux milieux avaient une répercussion considérable sur les pratiques esclavagistes et la pérennité des relations filiales au sein de l’élément servile.

Matrifocalité et famille esclave. Dans le monde rural, toutes les fonctions occupées par les esclaves s’inscrivaient dans la même chaîne de production et s’articulaient autour d’un même produit. La plantation était à la fois lieu de travail et lieu de vie. Une plantation comptait en moyenne une centaine d’esclaves, qu’il fallait canaliser et contrôler de la manière la plus pacifique possible. Le mariage, en tant que source de stabilité affective et morale, était considéré comme un outil de socialisation et d’intégration des esclaves à l’économie et à la vie des plantations. C’est pourquoi la création et la préservation de liens filiaux et générationnels étaient davantage possibles dans le monde rural. Les femmes pouvaient se marier et fonder une famille, mais la séparation et la dispersion de leurs familles par la vente d’un ou plusieurs de ses membres, enfants, maris ou frères, était une épée de Damoclès avec laquelle elles devaient vivre en permanence.

 
Planteur blanc avec une jeune servante. Surinam.1770.
 

Le mariage et les unions stables étaient en revanche perçu comme des éléments perturbateurs, dans l’organisation du travail en milieu urbain. Ils impliquaient d’accorder aux esclaves le droits de vivre sous le même toit, de fonder un foyer et de s’y consacrer. Seules les familles très riches pouvaient accorder ce type de privilèges et de récompenses à leurs esclaves, car elles en possédaient suffisamment pour accorder plus de libertés aux plus méritants. Or pour les familles de classes moyennes et surtout les familles pauvres qui s’agglutinaient dans les grandes villes, l’esclave devait être exploité et rentabilisé au maximum. Une vie de famille était donc une véritable gêne pour le maître d’esclave qu’il voulait louer de maison en maison pour gagner plus d’argent.

L’esclavage par son caractère arbitraire et déshumanisant rassemblait donc toutes les conditions nécessaires à l’apparition de la matrifocalité et à l’éclatement du cadre et des valeurs familiales au sein des populations esclaves. L’existence de l’homme esclave et son droit à s’unir avec une femme de sa condition étaient niés de bien des façons. Les barrières sociales, symboliques et spatiales entre esclaves des deux sexes étaient nombreuses, rendant fragiles, voir inexistants les liens filiaux. L’homme pouvait être vendu et séparé de sa compagne et de son enfant, du jour au lendemain, mais surtout, il était symbolique « castré » par une société esclavagiste qui réservait d’emblée la sexualité de la femme esclave à la satisfaction du maître blanc.

La violence sexuelle.
Le 31 décembre 1882, le Dr Hermogenes Socrates TAVARES DE VASCONCELOS, juge de droit à Olinda, prononça une ordonnance pour violation de l’article 219 du Code Criminel contre Henrique FERREIRAS FONTES, qui quelques mois auparavant, avait défloré une de ses esclaves, du nom de Honorata et dont l’âge —à ce qui paraissait à première vue — ne dépasserait pas tout au plus 12 ans, vu l’absence complète de seins et de poils. Le criminel du reste ne nie pas les faits— qui seraient advenus la nuit du 3 août dans une chambre du "Barreira dos Milagres" où habite un autre de ses esclaves, à mi-chemin de la maison, et ce quelques heures seulement après avoir acheté la victime. Ce qu’il argue tout simplement pour sa défense c’est : 1) La nullité du procès, puisqu’un crime particulier n’incombe pas à une action publique en dehors des hypothèses qui l’autoriseraient et aucun n’apparaît dans ce cas à savoir ; le flagrant délit et le caractère misérable de la victime (notion dont sont exclus les esclaves suivant le texte du décret du 27 avril 1853). 2) Les faits qui lui sont reprochés ne constituent pas une infraction pénale, les crimes contre l’honneur supposant toujours que la victime est une femme libre, jamais une esclave.

 
Portrait d'une esclave noire. Rio de Janeiro. 1822
 

L’exploitation sexuelle des esclaves de sexe féminin, constitue sans aucun doute l’une des pratiques sociales les plus spécifiques et les plus répandues du système esclavagiste. Le simple fait qu’un tel procès ait pu exister est une révolution en soit, tant les abus sexuels sur les femmes esclaves étaient intégrés au système esclavagiste. Le "droit de cuissage " était pour ainsi dire institutionnalisé. D’ailleurs l’accusé remportera sans problème ce procès, et sera acquitté sur les arguments qu’il avait avancés, à savoir que le sacro-saint « droit de propriété » d’un maître sur son esclave est total et inattaquable, et que le viol ne peut être considéré comme un crime que lorsqu’il est commis sur une femme libre.

Ce que ce procès révèle sans détour, c’est que les abus sexuels sur les esclaves de sexe féminin, étaient avant tout commis au sein de la sphère privé, et ce, dès leur plus jeune âge. Toute esclave, mineure ou majeure, était une proie pour n’importe quel membre masculin de la famille du maître. Ce commentaire tiré d’un journal abolitionniste brésilien du début de la seconde moitié du 19ième siècle, en donne une idée assez précise :

 
Flagellation d'une femme esclave. Surinam. 1770.
 

Une esclave est obligée de céder aux désirs libidineux de son maître pour ne pas s’exposer, si elle refuse, à toutes sortes de tortures ; elle ne peut préserver l’honneur de sa fille (si elle en a une) ni la sienne contre les tentatives de son puissant seigneur : un esclave ne peut se plaindre de l’infidélité de sa femme, et se venger sur son séducteur. En général c’est ce qui se passe.

La logique esclavagiste veut que le corps de l’esclave, homme ou femme, ne lui appartienne pas. La logique patriarcale, elle, veut que le corps d’une femme, quelle qu’elle soit, soit sous domination masculine. Lorsqu’elle s’exerce sur des femmes libres et blanches, cette domination est toutefois régie par certaines règles et est encadrée par des valeurs sociales et morales rigides. Dans le domaine sexuel, elle ne doit s’exprimer que dans le cadre du mariage et n’avoir pour finalité que la reproduction. Lorsqu’elle s’exerce sur les femmes esclaves, la domination masculine est affranchie de toutes ces contraintes. L’esclave échappe, en effet, aux préceptes moraux et religieux qui régulent et "fonctionnalisent" la sexualité des femmes blanches. Sa fonction se résume presque toujours à la simple satisfaction des instincts. La femme esclave peut donc être considérée comme un pur objet sexuel et être utilisée à cette fin.


Prochain volet :

Chap II. Dans le monde des esclaves

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Les femmes en esclavage: Partie I dans le monde des maîtres

Nombre de messages
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  une africaine de Bruxelles
( 19/10/2004 08:57 )

Je suis tout à fait d'accord avec ce que la personne vient de dire. Je ne veux pas dire que nous devons oublier l'esclavage mais essayons d'avancer on ne peut pas vivre dans le passé mais nous devons nousservir du passé pour construire l'avenir de l'Afrique. On a fait tant de mal àl'Afrique mais relevons-nous maintenant pour montrer aux blancs que nous sommes forts et on éliminera pas la race noire dans ce monde la preuve voilà les afro aAméricains sont bien vivants continuent toujours à se battre et beaucoup de choses quand même ont changé mais il reste encore beaucoup à faire même pour nous africains vivant en Europe le combat continue.
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  Oublier Bla bla bla
Dagobert ( 19/10/2004 09:21 )

Mes amies,

Vous avez déja vu les blancs laisser tomber une revendication ? Vous savez pendant combien de temps ils ont reclamer le paiement du tribut de Haîti ? Pourqoui vous ne leur demandez pas d'effacer completement la dette pour qu'on aille de l'avant ?

Les occidentaux sont des êtres fourbes et cyniques. Ils ne comprennent que le language de la contrainte. Exigez des reparations ne nous empêchera pas d'évoluer, mais nous préservera une "tool" de pression à exercer sur ces gens.

Très chère étudiante, attends la fin de tes études, tu verras mieux comment ces sont sournois et tricheurs !

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  au contraire!
Ma-Lembe ( 19/10/2004 09:41 )

Je trouve cette article formidable parce qu'il traite l'esclavage du côté des femmes et c'est important que nous ayons tous en tête cet important côté de notre histoire. Beaucoup de jeunes africains, nés ici ou primo-arrivants ne savent pas du tout ce qu'est l'esclavage et ses conséquences terribles. Ma fille va avoir 8 ans et je sais qu'elle me posera des questions: je veux être à même de lui répondre.
Cela fait parti de notre passé, notre histoire, notre culture, ces esclaves étaient nos ancètres et afin de mieux appréhender l'avenir de l'Afrique,il faut avoir des connaissances précises sur son passé.
"Un homme qui n'a pas la connaissance de son passé est comme un arbre sans racines"
Bien à vous.
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  blanche
( 19/10/2004 09:45 )

desolé dagobert, mais il y a aussi des africains fourbes et sournois.
y'en a assez de ta hargne
L'esclavage est honteux..HONTEUX.
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  Vraiment
Dagobert ( 19/10/2004 09:59 )

Toi même tu dis que c'est honteux !

Et la colonisation, le neocolonialisme etc. hein

D'abord, tu es ....
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  A blanche
( 19/10/2004 12:30 )

Désolée, mais Dagobert a raison.
Apprenez votre histoire et l'histoire véritable (non falsifiée ) des relations de votre peuple avec les autres peuples et principalement avec le peuple noir; et vous verrez que les blancs sont les pires humains qui existent dans ce monde. Les blancs sont cyniques, pervers, sournois, fourbes, hypocrites, et j'en passe des meilleurs.
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( 19/10/2004 13:09 )

je suis doublement révoltée par l'article que je viens de lire: en tant qu'être humain et en tant que femme.
Mais je le suis également par la violence des propos de Dagobert.

Dîtes-nous sincèrement où vous habitez Dagobert.....Pour ma part, je pense que vous vivez au milieu de de ces blancs sur lesquels vous crachez si violemment. Dans ce cas dites-nous quelle est votre méthode pour adapter votre discours à votre vie au quotidien..
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  Proportionnellement à Ben Laden diabolique, de quel adjectif devrait t’on qualifier les blancs, s’il en existe ?
( 19/10/2004 14:14 )

Ma chère et tendre…
Selon vous pourquoi Dagobert crache t’il sur ces blancs ?
Et surtout pourquoi vit il encore parmi eux ?
Dites moi pourquoi le monde occidental diabolise t il
autant Ben Laden pour avoir tué 3 000 personnes! Et pas n’importe lesquels certes, ceux qui ont le privilège et l’honneur d’avoir la peau des cochons roses… sans doute pour éviter qu’ils continuent de polluer, détruire et s’approprier de tout !!!
Selon vous combien de massacres pendant l’esclavage, la colonisation, le néocolonialisme?
Proportionnellement à Ben Laden diabolique, de quel adjectif devrait t’on qualifier les blancs, s’il en existe ?
(Tu veux te suicider en bouffant de la terre pour échapper à la souffrance et on t’en empêche avec un masque en fer)!
Je préfère infiniment être victime, de Ben Laden, d’Hitler… que de la traite négrier pratiqué par les blancs pour pouvoir bouffer à leur faim !!!…
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  Image de la femme noire aujourd'hui...
shamazulu ( 19/10/2004 14:17 )

Un grand bravo à Fleur du Kasai pour la qualité de l'article.
Regarder en arrière n'empeche pas forcément d'avancer.Les reflexions de cet article sur la condition des femmes noires esclaves, me conduisent à m'interroger sur l'image de la femme noire d'aujourd'hui, celle, bien connue, de la pub et des clips de rap/rnb made in usa ...Noirs comme Blancs , continuons à perpétuer cette image (qu'on pourrait croire valorisante) de femme noire objet sexuel, tantôt à croquer (allusion au chocolat) ou toujours prete à ...
Il est plus que nécessaire de ne plus s'emprisonner "mentalement" dans le miroir tendu par la société occidentale.
Aujourd'hui ,plus que jamais nous pouvons faire nos propres choix dans nos vies, commençons donc par porter un regard neuf sur nous mêmes...

Je serais heureuse de trouver reflexions et articles autour de ce sujet ...Merci d'avance !
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  Il ne faut pas oublier
KEM ( 19/10/2004 14:28 )

On ne peut qu'être révolté et indigné par tant de barbaries pratiquées par les blancs sur les femmes noires.
Ces crimes sont imprescriptibles.
Il ne faut pas oublier, car sinon cela pourrait recommencer.
Pensez vous que les juifs oublient les génocides contre les juifs commis par les allemands pendant la guerre?
Non car la seule manière de se reconstruire, c'est de se servir de son passé pour en faire une force et une unité du peuple noir contre ceux qui ont commis ces actes ignobles.
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  L'avenir ???!!!
( 19/10/2004 17:53 )

Parlons -en, l'esclavage est passé certe, mais as-tu remarqué que le blanc ne veut pas toujours voir un noir au dessus de lui...? Il veut toujours au 21è siecle montrer voir démontrer qu'il doit commander et que sa couleur "blafarde" est une couleur normale, noubli pas que c'est le blanc qui a décidé que le noir devait etre 1 esclave. Aujourd'hui dans la tète du blanc, on est inférieur et laid. La beauté n'est pas noire, mais blanche. Dans les magazines 99 % des modèls sont blancs pourquoi?
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  Honteux pour qui???
( 19/10/2004 19:20 )

Comment peut-on être honteux de quelque chose que nous n'avons pas provoque. Nous pouvons avoir honte de ceux qui nous l'ont imposé, mais nous ne pouvons pas avoire honte de cette partite nde notre histoire. Nous devons être fière de nous car grâce à ces épreuves terribles que l'homme Blanc nous a imposé. Nous nous sommes relevés fort afin de briser les chaines de l'esclavage. Nos femmes sont fortes et fieres. C'est partite de l'hisoitoire doit être révélé. Peut-importe ce que bien d'entre vous disent. Le Passé ne s'oublie pas..Au contraire, tres vite il nous rejoint.
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  Deux trois conseils pour Monsieur Dagobert
caroline du sud ( 19/10/2004 21:48 )

L'article de Fleur est très bien fait et Grioo s'améliore en le passant .
Ceci dit, je suis d'accord avec Blanche sur le fait qyu'il ne faut pas diaboliser les Blancs qui nous entourent. Par ailleurs, au lieu de dégainer et de stigmatiser spontanément tout ce qui n'est pas noir, nous devrions être malins, et nous unir au lieu de jalouser les quelques uns qui s'intègrent, plus heureux que nous.
Quand tu voyages dans le train ou le métro Dagobert, tu regardes ton voisin blanc en te disant : sale esclavagiste ? sale fourbe ? Sale pourri ?
Si c'est le cas, tu es grave...
Si tu vois venir à toi le Blanc et que tu l'observes, si tu te méfies et es agréablement surpris, tu es en progrès.
Si tu as un ami blanc, c'est que tu n'es plus dangereux pour tes frères noirs.
Le jour où tu aimeras une fille blanche, qui t'aimera tout autant, tu n'oublieras pas l'esclavage, mais tu comprendras que tu es acteur de l'avenir des tiens...tu seras plutôt bien dans tes baskets.
Bonne chance à toi
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  Caroline de l'Est
Dagobert ( 19/10/2004 22:25 )

Mais qui a dit que l'article de Fleur du Kasaï était mal fait ? Hein ?

Je dégaine quoi spontanéement ?N'oublie pas que ce sont les blancs qui attaquent à chaque fois : esclavage, colonisation, neocolonialisme, recyclage des pétrodollars, Sida (si si) etc. Voici encore Chirac qui vient de feliciter P. Biya avant même la fin du scrutin. On appelle ca comment ? Hein Madame grand conseil ?

Est ce que tu sais ce qu'ils ont fait à tous les dirigeants africains qui ont voulu s'affirmer depuis les indépendances (Sekou etc.) ?

Alors que nous mourrons de faim au pays et de galère en mbeng, ils protègent les despotes qui les aident à nous piller. Si ton chaud est white dis vite on va te comprendre, l'hiver approche !!!

Je pourrais te citer un millier d'exemples comptemporains comme ceux la. Comprend bien Caro Si nous sombrons dans une illusion de facilité nous ne serons jamais rien ici bas.

Continue de manger ton pain tranquillement et oublie tous les petits camer qui meurent de famine à Douala et Yaoundé à cause des dirigeants vendus au service des occidentaux. Mais si c'est seulement l'hiver qui te fais peur, laisse je vais arranger çà ! C'est bien comme tu as mis ton mail ! On va régler çà ! Les méconnents n'auront qu'à bruler le lac !



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  esclavage
( 19/10/2004 23:30 )

On ne doit jamais oublier mais il faut arriver à vivre ensemble et "ne pas laisser le passé empoisonner l'avenir "comme le dit un proverbe chinois
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  réponse à esclavage
KEM ( 20/10/2004 00:41 )

Il ne faut pas rêver,le proverbe chinois ce n'est qu'une pure imagination.
Notre passé lorsqu'il est négatif empoisonne toujours notre avenir ,car en tant que noir, on vit le racisme et les préjugés tous les jours.
Il n'y a aucune considération pour les noirs dans ce pays.
On ne peut pas évoluer sans son passé.
Celui qui n'a pas analyser sur son passé, ne pourras jamais se projeter dans un avenir radieux voila un autre proverbe:
Un homme sans passé est un homme sans avenir.
Les juifs n'ont jamais oublié leur passé, aussi triste qu'il fût.
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  Merci à Fleur de Kasaï
Kamit Rasta ( 20/10/2004 03:36 )

Hotep,
Nous sommes quelques uns à souvent nous exprimer en disant que, lorsque nous parlons de notre histoire, nous sommes souvent en dessous de la réalité.
L'excellent article de Fleur de Kasaï illustre ce fait.
Ce que cela m'inspire:
-Jamais Oublier
-Jamais pardonner
-Demander réparations
-Revendiquer avec force notre africanité
-Revenir à nos valeurs humaines et adhérer à une cosmologie africaine
-Ne pas se laisser berner par le soit disant "Universalisme" européen
-Etc..
Mais surtout, et contrairement à certains esprits fragiles, ne pas croire que c'est le passé. Et ce n'est pas parce que le Blanc fabrique des complices à l'interieur des sociétés négro-africaines, qu'il faut croire qu'il en a fini avec l'exploitation de notre peuple.
Le tourisme sexuel, les nouvelles destinations homos, ne sont pas des inventions.

Et, d'une manière générale, il ne faut pas oublier, parce que la connaissance peut nous guider vers une véritable réconciliation entre homme et femme noirs que l'esclavage et la colonisation ont mis dos à dos.
Comment comprendre alors que dès que l'on s'élève dans la hiérarchie sociale, femme noire = Homme blanc et inversement ?
Nous nous comprenons plus, nos femmes nous trouvent irresponsables et peu ambitieux et nous trouvons nos femmes frivoles.
Les conséquences d'un système qui nous oppose.
Malheureusement, pour beaucoup d'entre nous, le Blanc reste la valeur étalon à partir de laquelle on évalue notre propre humanité et évolution.
Pour finir, cet article met davantage en lumière la bêtise de nos frères de la créolité qui n'hésitent pas à se revendiquer fils de bourreau et de victime et, qui se croient autoriser à effacer l'Afrique de leur patrimoine culturel.
L'histoire de l'esclavage et notamment le focus mis en exergue pare Fleur de Kasaï démontre avec pertinenece et force, tout l'escroquerie de la créolité.
Non, chers antillais franhçais, notre metissage est le fruit du viol et non de quelque amour. Notre metrissage ne nous a jamais poréserver des plus vils et basses attaques contre notre humainté.
Nos fmères et nos soeurs ont subi l'horreur car le système du viol était machiavélique, réfléchi, organisé et programmé.
Comment peut-on avoir la peau noire, être caribéen et proclamer avec ostentation son metissage?
Mais pour conclure et même si cela peut heurter et vexer certains, l'esclavage a été aussi l'espace de tous les délires sexuels des Maîtres blancs. Orgies, scatologie, pédophilie, pédérastie, homosexualité; quelles tortures et humiliations nous a été épargnées ?
Aucune !
Alors à celles et ceux qui disent : "c'est le passé", il faut avancer", permettez-moi de leur dire qu'ils n'ont vraiment rien compris à leur histoire ainsi qu' au monde passé présent et futur.
L'esclavage des nègres revêt aujourd'hui toutes les formes ......Et, l'absence de contrôle et de maîtrise de nous-mêmes, de nos sociétés, puise son origine dans400 ans de captivité, esclavage et colonisation.
Alors arrêtons de rêver et allons vers la connaissance pour se réveiller et advenir..
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  Certains sont trop c....
Bookman ( 20/10/2004 03:55 )

Salut,

Mais qu'a-t-on à toujours craindre que l'on nous traite de raciste ?
Qu'est ce qu'on en a à foutre du regard et du jugement du blanc ?
Moi, cela m'agace de lire tous ces soeurs et frères qui tombent dans le piège judéochrétien. "Faut pas s'en prendre à tous les blancs, il y a aussi des noirs méchants"..Bande de gamins idiots ! Mais certains blancs dénocent dans des ouvrages scientifiques l'esclavage et la traite négrière . Et leurs mots ne sont pas tendres avec les leurs.. Alors arrêtons de délirer et analysons notre histoire avec lucidité et sans complaisance pour quiconque.
De grâce, Fleur de Kasaï, donnez nous une bibliographie, cela permettrait peut-être à certains de ne pas tomber dans une approche affective de leur propre trajectoire historique....
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  Bibliographie
Fleur du Kasaï ( 20/10/2004 09:54 )


Bonjour à tous,

Pour répondre à votre demande Bookman, voici la bibliographie que j'ai donné dans mes articles précédents. Pour information, l'historiographie française a produit très peu d'ouvrages sur la question de l'esclavage, qui reste un véritable tabou dans le monde scientifique français. J'ai pu en faire moi même l'expérience lorsque j'ai voulu faire une thèse sur ce sujet.

L'esclavage est un épisode de l'histoire de l'humanité totalement occulté même par les maisons d'éditions françaises qui ont traduit à peine une dizaine d'ouvrages de la pourtant très riche bibliographie américaine, anglaise et brésilienne sur la question de l'esclavage et de la traite négrière. En faisant une simple recherche sur google, vous n'aurez que l'embarras du choix devant la myriade de titres en histoire, en sociologie et en anthropologie, mais ils seront dans leur grande majorité en langue anglaise. Les Etats unis tout particulièrement , ont commencé à s'intéresser à l'esclavage depuis au moins 50 ans.

Je vous donne donc la liste des titres que l'on peut trouver ( sur commande) chez certains libraires français :

- Louis Sala-Molins. Le Code Noir ou le calvaire de Canaan. PUF, Paris, 1987.
- Roger BASTIDE, Les Amériques noires, L’Harmattan, Paris, 3e éd, 1996.
-Gilberto FREYRE, Maîtres et esclaves , Tel Gallimard, Paris, 3e éd., 1997.
-Jean MEYER, Esclaves et Négriers, Découvertes Gallimard, Paris, 1997.

La plupart des données que contiennent mes articles, j'ai été les chercher à la source, c'est-à-dire dans des archives. J'ai surtout travaillé sur les archives brésiliennes de la ville de Rio de Janeiro ( archives judiciaires, carcérales, notariales, commerciales, archives des hopitaux, des églises, des orphelinats, des journaux). Ces archives ne sont donc pas accessibles en librairie, ni même sur Internet.

Voici toutefois une petite liste de récits de voyage, que vous pourrez peut-être trouver dans des bibliothèques spécialisées ( je pourrais vous en indiquer quelques unes sur Paris). Les récits de voyage constituent l'une des sources historiques les plus riches, car ils fournissent de nombreux témoignages écrits et iconographiques sur l'époque esclavagiste.

-The Story of the Sea , Arthur Thomas Quiller-Couch ed., London, 1895-96.
-La France Maritime , Amédée Gréhan ed , Paris, 1837.
-John Mawe, Travels in the Interior of Brazil, London, 1812.
-Henry Chamberlain, Views and costumes of the city and neighborhood of Rio de Janeiro...during the years 1819 and 1820, London, 1822.
-Marcus Rainsford. An historical account of the black empire of Hayti . London,1805.
-Thomas Branagan. The Penitential Tyrant; or, slave trader reformed. New York, 1807.
-Richard Bridgens. West India Scenery...from sketches taken during a voyage to, and residence of seven years in ... Trinidad . London, 1836

J'essaierai de compléter cette liste au mieux.

Cordialement.




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Malone ( 20/10/2004 10:34 )

A lire les propos de complaisance de certains j’en ai mal au cœur, quelle insulte à la mémoire de nos ancêtres ! Sous prétexte de s’être vendu à une ou un blanc vous salissez la mémoire de vos ancêtres mais quelle honte. A en voire votre indifférence je ne voie pas en quoi vous avez à pardonner ! Seul ceux qui honore leurs mémoires dignement sont apte à en parler et là encore ce n’est pas à eux de pardonner d’ailleurs peut t’on pardonner cette tragédie qui à fait plus de 100 millions de victimes ?
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