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| Les femmes en esclavage: Partie II dans le monde des esclaves
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Le premier volet de cette série vous avait montré le traitement réservé aux femmes esclaves par les maîtres, ce second vous montre leur condition dans le monde des esclaves |
| Par Belinda Tshibwabwa Mwa Bay |
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Esclave africaine dite de nation " Mina ". Origine supposée le Ghana ou le Bénin. Rio de Janeiro. 1864 - 1866
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L’esclave prostituée et la prostituée esclave. Selon la logique patriarcale qui régissait l’ensemble des sociétés esclavagistes d’Amérique, être une femme revenait à être doublement esclave. Esclave par le genre et esclave par la condition. L’exploitation sexuelle à laquelle étaient soumises les femmes esclaves en est la meilleure illustration. Bien que certains documents d’archives récemment mis à jour, notamment au Brésil, attestent d’abus sexuels perpétrés par des maîtres blancs sur des petits garçons et des jeunes esclaves de sexe masculin, la violence sexuelle reste une spécificité de l’esclavage féminin. Une spécificité institutionnalisée et banalisée au point d’être transparente. Il n’y a guère que les récits des abolitionnistes et des voyageurs étrangers, décrivant le spectacle de petites filles dévêtues, outrageusement maquillées et couvertes de bijoux, " placées à la fenêtre pour attirer les clients", il n’y a guère que leurs textes pour témoigner des viols domestiques et de la prostitution imposés aux femmes esclaves.
La prostitution des esclaves par leurs maîtres et maîtresses était une autre pratique très répandue, tout particulièrement en milieu urbain où la concentration de la population masculine était la plus importante. A Rio de Janeiro durant le 19ième siècle, de nombreux procès-verbaux d’incarcération concernaient des femmes esclaves arrêtées pour "vagabondage" ou pour s’être promenées " en dehors des heures autorisées ". Ce qui signifiait en réalité qu’elles avaient été prises en flagrant délit de prostitution. Pour contourner la loi, leurs maîtres leur donnaient une autorisation écrite prétendant qu’elle allait chercher un médecin ou faire une course. Après avoir travailler toute la journée, elles devaient se prostituer toute la nuit afin de rapporter des revenus complémentaires à leurs maîtres ou dans le but d’acheter leur carte de liberté. |
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Esclave africaine dite de nation " Mina ". Origine supposée le Ghana ou le Bénin. Rio de Janeiro. 1864 - 1866
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La perversité du système esclavagiste était telle, qu’elle poussait très souvent les femmes esclaves à accepter cette violence, soit comme un phénomène qu’elles même avaient provoqué, soit comme un moyen de marchander et d’acheter toutes sortes de petites libertés, voir " la" liberté. Le premier discours consistait à dédouaner la gente masculine blanche et chrétienne, en accusant la femme noire d’une trop grande " sensualité ", qui " provoquait" le désir de son maître. Elle était donc accusée d’engendrer la violence dont elle était la victime. Ce témoignage du voyageur allemand C. SCHLICHTHORST, résume la perception générale selon laquelle la femme noire était une " tentatrice", une "victime – coupable" :
« 12 ans est la fleur de l’âge des Africaines, vers elles il y a de temps en temps, une attirance si grande que l’on en oublie la couleur (…) les lèvres rouges sombres et les dents blanches invitent au baiser. Des yeux se dégage un feu si particulier et le sein provoque un désir si anxieux qu’il est difficile de résister à de telles séductions »
La deuxième pratique consistait à pousser la femme esclave à monnayer ses faveurs contre un peu plus de confort, un peu plus de nourriture, mais surtout contre une promesse d’affranchissement pour elle-même ou son enfant. Dans de telles conditions de nombreuses esclaves ont instrumentalisé la violence sexuelle afin d’en tirer bénéfice. Ce phénomène a été décrit par le sociologue Gilberto Freyre comme de la " prostitution domestique", et beaucoup de femmes esclaves y on eu recours, parfois de manière occasionnelle, pour obtenir leur liberté, celle de leur enfant ou celle d’un proche. |
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Esclave africaine dite de nation " Monjola ". Origine supposée, le Cameroun. Rio de Janeiro. 1835
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Mais l’histoire des femmes en esclavage nous montre que bien qu’elles aient occupé la dernière place de l’échelle humaine, derrière leurs compagnons de servitude, elles ont mis en place davantage de stratégies de d’adaptation et de survie. Elles ont su, dans la plupart des cas, se montrer pragmatiques face au système esclavagiste et ont appris à le contourner, voir à s’en affranchir avec ingéniosité, sans user de la violence ni avoir recours à la prostitution. La femme était une esclave sociale dans le monde des maîtres mais également dans celui des esclaves.
"Négocier" sa liberté. C’est dans le milieu urbain que les femmes esclaves ont trouvé de véritables opportunités d’affranchissement, d’initiatives individuelles ou communautaires. Dans les plantations, soumises à des cycles de production immuables, leurs fonctions et leurs tâches, entièrement tournées vers le travail des champs, étaient rigides. Elles disposaient de peu d’exutoires et de lieux d’expression. En milieu urbain en revanche, la rue était l’opium des esclaves, un espace de travail qui tenait également lieu d’espace de rencontres, d’échanges et de "commerce" dans tous les sens du terme. L’omniprésence des femmes esclaves dans les rues, sur les places publiques, les quais, les plages, les marais, les rivières et les cours d’eau, où était lavé, blanchi et séché tout le linge de la ville, est attestée et illustrée par tous les voyageurs ayant visité Rio de Janeiro durant le 19ième siècle. Les esclaves de sexe féminin occupaient autant l’espace intérieur que l’espace extérieur de la société. Leur rôle social ne s’arrêtait pas à la porte des foyers, mais s’exerçait également dans l’espace public. Vendeuses de rue, commerçantes ambulantes, elles étaient chargées de "nourrir" toute cette frange de la société composée d’esclaves, de marins, de soldats, de petits commerçants, de coursiers, de clercs, de petits employés et de familles pauvres. Elles tenaient donc toutes sortes de petits commerces : fruits, légumes, sucreries, boissons et plats confectionnés par leurs soins. |
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Esclaves commerçantes sur un marché de Rio de Janeiro, Brazil, 1819-1820
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Elles reversaient généralement leurs gains à leurs maîtres, mais en gardaient une partie pour racheter leur liberté. Le montant de la carte de liberté était préalablement négocié avec le maître, et ces femmes multipliaient les activités et pouvaient travailler plusieurs années avant de réunir la somme nécessaire. Mais quelques fois elles pouvaient racheter leur liberté très rapidement, grâce à un système d’entraide dont la description fait penser sans la moindre hésitation à la "tontine" africaine. En effet, ces commerçantes se regroupaient pour structurer et développer leurs activités. Elles faisaient à ce point tourner l’économie urbaine qu’elles étaient respectées en affaire par la population blanche. Elles mettaient au point des systèmes de prêts, basés sur des collectes d’argent, qui permettaient à chaque bénéficiaire de racheter la liberté de chacun de ses proches après avoir obtenu la sienne. Les femmes esclaves, contrairement aux hommes de leur condition, ont vite acquis une grande indépendance financière et une grande aisance sociale une fois leur liberté acquise. L’étude des actes notariaux d’affranchissement montrent que sur la ville de Rio de Janeiro, entre 1850 et 1855, les femmes ont obtenu en moyenne deux fois plus de cartes de liberté que les hommes. Mais cet avantage se vérifie sur l’ensemble du 19ième. |
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Esclaves cuisinières et vendeuses d’angu, une mixture composée de divers morceaux de viande, généralement des abats, de saindoux, d’huile de palme, de différents légumes et de feuilles, de piment vert et jaune Rio de Janeiro,1830
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Les commerces de rue des femmes esclaves ont progressivement évolué vers des structures un peu plus élaborées et encore plus conviviales, connues dans la seconde moitié du 19ième siècle sous le nom de zungú. Il semble en effet que durant cette période, ces commerçantes, esclaves ou ex-esclaves, aient abandonné la rue pour exercer leur commerce dans de petites maisons d’alimentation. Les femmes esclaves ont en tout cas créé, autour de la nourriture, une pratique et un rituel essentiels à la socialisation de la population esclave.
Les femmes : piliers culturels de la "société" des esclaves. Les casas de angú et les zungú étaient d’importants lieux de rencontre et de rassemblement pour les esclaves, car ils servaient à la fois de logements, de maisons de jeux et de maisons de passe. C’était également les seuls lieux, où se célébraient les cultes religieux et dans lesquels les esclaves pouvaient s’adonner à la danse et à la musique. Les femmes, fondatrices, organisatrices et piliers de ces structures, occasionnaient et favorisaient les regroupements d’esclaves tant redoutés par la police et les autorités de la ville. Elles étaient d’ailleurs régulièrement soupçonnées d’être des agents actifs des mouvements de rébellion, car elles assuraient la diffusion parmi les esclaves, des informations relatives à la préparation de révoltes de masse. Mais elles étaient également connues pour encourager les rébellions individuelles, en cachant parmi elles des esclaves fugitives, des vagabonds, des déserteurs ou des objets dérobés par eux. |
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Esclaves vendeuses de patates douces, Charleston, Caroline du Sud, 1861
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Mais à côté du rôle subversif que jouaient les regroupements de femmes, leurs actions contribuaient de la manière la plus efficace, à la diffusion de la culture africaine et esclave à tous les niveaux de la société. Dans le monde des esclaves, leurs activités facilitaient les échanges et les interactions communautaires. Les femmes étaient aux premières loges du fonctionnement de cette société parallèle, par leur capacité à répercuter et à propager, parmi les esclaves, toutes les pratiques, faits et évènements du quotidien. Les esclaves de sexe féminin travaillant dans la rue, favorisaient plus que les hommes de leur condition, l’émergence de nouvelles formes de sociabilités. Leurs activités étaient plus propices à la convivialité et à l’échange. Elles occupaient majoritairement les places publiques et les marchés, c’est-à-dire des emplacements stables, alors que les hommes circulaient en permanence. Ce qui ne signifie pas qu’il n’existait pas entre eux certaines formes de sociabilité. Le phénomène des confréries d’esclaves et d’affranchis, exclusivement masculines, était assez répandu dans les sociétés esclavagistes. Au Brésil, ce type de sociétés secrètes existait depuis l’apparition de l’esclavage. |
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Groupe d’esclaves porteurs de café, Brésil, 1853
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La figure féminine la plus prestigieuse et la plus charismatique de la société esclave, était la féticheuse. Ce personnage, dont la position sociale équivalait à celle d’un guide spirituel et religieux dans les sociétés traditionnelles, devenait au cœur de cette terre d’exil, un repère culturel essentiel pour des millions d’individus déracinés. La féticheuse occupait en effet une place à part dans le monde des esclaves. Elle était à la fois guérisseuse, diseuse de bonne aventure, cartomancienne, magicienne, jeteuse de sort. Elle était perçue par tous comme un vestige de la sacralité et de la spiritualité africaine. La féticheuse a assuré la conservation, l’adaptation et la diffusion à travers la société, de croyances, de rites et de pharmacopées, à la fois profanes et sacrés. |
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Une guérisseuse ou féticheuse africaine, Paramaribo, Surinam, 1839
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Le grand mérite des femmes esclaves comme les cuisinières, les commerçantes et les féticheuses, c’est d’être parvenu à créer des sociabilités autour de pratiques simples de la vie courante, comme se nourrir ou se soigner. En ce sens, leur rôle dans la construction et le maintient d’une société esclave, était bien plus important que celui des hommes. En effet, ces derniers ont surtout opté pour des formes de sociabilités plus ségrégationnistes et plus élitistes, comme c’était le cas avec les confréries. Ils ont également créé des orchestres d’esclaves, des corps de métier, ainsi que des "bandes" aux activités plus subversives, principalement la capoeira au Brésil. Mais toutes ces associations étaient exclusivement masculines et fonctionnaient à petite échelle. L’action des esclaves de sexe féminin s’inscrivait, elle, dans le quotidien et dans le long terme. A travers leur savoir culinaire, mercantile, médicinal et religieux, elles collectivisaient et socialisaient les esclaves au-delà des genres, de l’âge, de l’ethnie et de la couleur. Cette socialisation a certainement permis d’amortir et de limiter le traumatisme du déracinement au sein de la population africaine, en récréant des repères culturels inspirés de la culture d’origine. Ces femmes ont, par la même occasion, préservé et pérennisé de nombreux aspects de la culture africaine, en les adaptant et les intégrant progressivement à la culture du pays esclavagiste. |
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Murriah Flood, 1915. Née esclave dans la plantation de Faunsdale en Alabama, affranchie suite à la guerre de sécession.
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Registre des cartes d’affranchissement et de liberté du deuxième bureau de notaire de Rio de Janeiro. ( Arquivo nacional )
Registres d'incarcération de la Casa da Detenção ( Arquivo publico do estado do Rio de janeiro)
DEBRET, Jean-Baptiste. Voyage pittoresque et historique au Brésil. Continental press, 1965.
AIMARD, Gustave. Le Brésil nouveau. Ed. Dentu, Paris, 1888.
SCHLICHTHORST, C. O Rio de Janeiro como é : 1824-1826. G. Costa, Rio de Janeiro
FREYRE, Gilberto. Maîtres et esclaves. La formation de la société brésilienne. Tel. Gallimard, Paris, 1997. |
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Les femmes en esclavage: Partie II dans le monde des esclaves |
Nombre de messages:
17
Pages:
1
Inêz Oludé da Silva |
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(
28/12/2004 16:20 à Brussels / Belgium ) |
Voilà,c'est attristée que je suis chaque fois que je lis sur l'esclavage.
Votre article est très bien.Merci
Inêz Oludé |
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linda (
28/12/2004 17:11 à Northampton / United Kingdom ) |
Tres bon materiel et excellement presente. Priere de bien vouloir l archiver.Merci. |
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Très instructif ! |
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formalhaut (
28/12/2004 19:59 à Carpentras / France ) |
Très instructif !
Une preuve de plus que l'homme n'est rien sans la femme.
Quand à l'esclavage, j'ai toujours autant envie de tuer quand je vois un article dessus ! |
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Répugnant |
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Eli (
29/12/2004 13:36 à Écully / France ) |
L'esclavage et et restera la chose la plus ignoble inventée par l'homme. Et dire aujourd'hui que ce sont les esclavagistes qui se sont reconvertis en donneur de leçon de moral. Vive la dignité Africaine. |
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Cop Shot (
29/12/2004 18:08 à Courbevoie / France ) |
Et maintenant la prostitution se passe ds les clips tv de certains pseudo-artistes de la variété rap-r'n'b .
A mort les Porcs!!!!! |
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Bravo et surtout merci |
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(
30/12/2004 01:04 à Ottawa / Canada ) |
Tres bien ecrit.. en effet les femmes noires ont ete des esclaves sexuelles contre leur gre.. et encore aujourd'hui certians hommes bancs et hispanophones nous percoivent comme des desirs sexuels pour fins d'experiences.. et c'est tres tristes et malheureux.. et c'est tant mieux que les femmes noires ne les marient pas autant. ils sont toujours aussi dangereux que du tant de l'esclavage et ca. il ne faut pas l'oublier.. les femmes noires ne doivent surtout pas l'oublier... Bravo pour to article. c'est bien fait.
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Top! |
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(
30/12/2004 13:31 à Paris / France ) |
Felicitations pour la qualité de ce travail...Nous comptons sur vous pour avoir régulièrement des recherches et des articles de ce niveau ... Vous interressez-vous également à la position des petites bonnes (esclaves- sexuelles souvent malheureusement ) dans beaucoup de familles plus ,ou moins nanties en Afrique de l'Ouest ? Bref les sujets sur la femme et les nouvelles formes d'esclavage n ne manquent pas !
Autre chose : Si je peux me permettre ; en visager de vous prendre un pseudo plus sérieux et moins romantique car cela parait complétement déplacer par rapport à la teneur de vos recherches...Fleur de Kasaii, c'est très jolie, mais je verrai plus ça pourquelqu'un qui n'aurait pas vos atouts intellectuels mais simplement ses charmes à vendre...Positionnez vous plus clairement !
Et encore félicitations !
Bien à vous
Anne
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(
31/12/2004 00:39 à Centreville / United States ) |
Très bon article!!!!!!!! |
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Que dire d'autre? |
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Kamatari (
01/01/2005 14:39 à Charleroi / Belgium ) |
Parmi les sujets des articles de ce site, la narration et l'information de celui-ci vaut le détour ainsi que les accessits donnés ci-avant.
J'émets, toutefois, une réserve quant à la mention qui dit que la situation décrite provient de la logique patriarcale. Ici, je m'inscris en faux contre cette forme de préjugé, cette fausse interprétation de cette valeur sociale. Car, le matriarcat n'est pas meilleure gestionnaire du patrimoine humain s'il est pris en "otage" par le "mâle".
Il est indéniable que ce facteur, mal assumé et abusé ait pu servir à assoir des injustices tant économiques que sociales.
On oublit souvent que d'autres types d'organisation patriarcale, mieux assumée, ont donné de bien meilleurs résultats que ceux décrits ci-avant. Ces sont celles qui dominent pour le moment avec une recherche de plus de justice et de progrès.
Il faudrait plutôt montrer et fustiger les autres structures, en forme de Crédo, qui ont permis et justifié l'esclavagisme et "l'infériorité" de la femme versus "le mâle", dit "macho", dans la vie sociale.
Ici, le rôle d'une très mauvaise interprétation de la Bible, donc religieuse, est à relever. Ceci est indéniable et clair même si on peut ergoter par la philo etc (!).
Déjà, l'interdiction aux prêtres chrétiens de se marier est un délit et une déviation sociale qui pourrait être associée à cette carrence sociale terrible.
Il y a lieu d'ajouter que la culture gréco-atine est celle qui est à la base de cette situation de l'esclavagisme et de la femme "sous-homme" et qui est néfaste à la société en général et à l'homme en particulier.
Le verdict, le bilan fait que ces sociétés qui se sont adonnées à l'esclavage et aux abus contre la "femme", se montrent incapables de progrès réel et de création humaine salutaire. Il est clair que l'esclavage est un très mauvais usage de ressources humaine; il y a mieux et la guerre de Secession ou la lutte anti Apartheid l'ont compris et assumé. Quant à la prostitution et la réclusion de la femme, c'est aussi un manque à gagner pour la société et pour l'homme et leur progéniture. |
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C'est du Super Grioo!!! |
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Mpeke (
02/01/2005 20:18 à / United Kingdom ) |
Merci de nous avoir offert ces fresques vivantes de la beaute noire (bien que dans la douleur de la captivite). Chapeau a vous et aux artistes photographes et peintres. Merci aussi de nous mettre les sources des docs.
Meilleurs voeux a tous et en avant pour le progress de la mere patrie.
Alph de Londres |
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le code noir le film ! |
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kundy (
05/01/2005 08:55 à / United Kingdom ) |
Grande souscription nationale pour la production du film Le Code Noir
réalisé et produit par Dieudonné d’après un scénario écrit par Dieudonné, Claire Gothon et Louis Sala-Molins
AVEC
Daniel Prévost, Dieudonné, Catherine Mouchez, Jean Dujardin, Claude Rich, Joby Valente, Didier Bénureau, Eric Ebouaney, ...
Mobilisons-nous !!
Le Code Noir sera un film historique d'action qui devrait toucher un large public.
Pour que le premier film français sur la traite des Noirs puisse enfin voir le jour. Dieudonné
L’association Les OGRES Utopistes Concrets, soutenue par Dieudonné, assure le suivi de cette souscription.
Envoyez votre souscription,
d’un montant : libre,
par chèque à l’ordre de : Les Ogres "Le Code Noir",
à l’adresse suivante :
Le Code Noir
Association Les OGRES Utopistes Concrets
Théâtre de la Main d'Or
15, passage de la Main d'Or
75011 PARIS
Nous sommes une association sans but lucratif loi de 1901, déclarée à la Sous-Préfecture de Dreux le 18 octobre 2004 et parue au J.O. du 13/11/2004, dont l’objet est de contribuer à l’ouverture des frontières géographiques, religieuses, ethniques et sociales ; cette ouverture est une utopie concrète, mais aussi une exigence impérieuse de notre devenir. Siège social : Les Ogres, 1, rue des Volaillers, La Haye, 28410 Saint-Lubin-de-la-Haye contact@lesogres.org http://www.lesogres.org
Vous pouvez nous contacter en appelant :
Tél : 06 13 18 64 86 (Général)
ou
Tél : 06 77 35 73 44 (Général et Presse)
ou par télécopie :
Fax : 02 37 82 08 57
ou par email :
lecodenoir@lesogres.org
Merci d’avance !
Les O.G.R.E.S. Utopistes Concrets
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interresant |
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aissat (
11/01/2005 23:24 à Caen / France ) |
cet article est tré interressant enfin une information directe avec des photo pr illustrer merci
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la solution finale!!!!!! |
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know ledge (
06/02/2005 14:20 à Paris / France ) |
tous ces cons de noirs aujourd'hui jouent le jeu des blancs sans âmes, c'est ce qu'on peut voir dans les clips rap et rnb. ceci étant la base de ses courant musicaux étant tout autre, ce sont encore ces putains de blancs qui ont infecté la culture noire!! comment peut-on aujourd'hui voir des femmes noires avec des blancs? Dites moi que je rêve!!!!!!!!!!!! ce sont tout simplement des prosituées. De même que ces couillons d'hommes noirs se pavanant avec des blanches. L'huile et l'eau ne se mélange pas! pardon! |
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La femme en esclavage |
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kwin (
11/02/2005 23:36 à Hyères / France ) |
A cause de ses capacités de gestion, la femme a toujours joué un rôle socio-économique essentiel, qu'elle fut esclave ou libérale.
L'esclavage existait en Afrique, pratiquée par des africains cupides, des patriarches, bien avant l'illustre voyage de Christofo Colombo. Les africains consentaient à la traite déjà existante dans les cours - phénomène qui s'expliquait par l'existence des serviteurs et des servantes dans les cours d'Afrique blanche et d'Afrique noire - les colons auraient profité de cette méthode d'exploitation déjà instaurées dans les sociétés africaines bien structurées.
Il est constaté que l'esclavage fut un phénomène de diverses sociétés - noires comme blanches - éparpillées à travers le monde ; étant donné que les hommes se ressemblent partout, qu'il y a des bons et des médiocres, il est remarqué que dans le monde entier il y a eu de l'esclavage : entre des peuples noirs, entre blancs et noirs, entre blancs et blancs puisque ce fut un moyen économique pour l'exploitation de la main d'oeuvre qui contribuait à l' édification des infrastructures diverses : des forteresses, des monuments, des pyramides, des routes, des chemins de fer, des plantations, etc...Ce fut aussi un moyen de domination politique contre des groupements de petites classes sociales, des moins nantis à qui l'on infligeait des prestations de service forcées.
L'esclavage fut un phénomène historique qui tend à disparaître ; il est clair que de nos jours, il existe l'esclavage moderne qui affiche encore des agissements de maîtres et des serfs dans certaines sociétés et avec des jeux de mots l'on attire l'attention en évoquant "l'application des droits de l'homme"
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ouh lalala! |
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kinderela (black et fière 2 l'ètre! ouh !!) (
07/03/2005 19:49 à Paris / France ) |
mmdrr! know Ledge!
et oui! keske tu veux ! Le monde es en train de vêtir sa plus belle couleur: le métissage , et c ça ki te fai chier! Par contre, voir un pti connard kom toi s'en prendr plein la gueule, jdi c super koi !!
Ben oui !! Ouvr toi o monde... ou tu finira seul ( oh kel tristesse! )!!
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Joyce |
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M (
15/04/2005 10:23 à Gentilly / France ) |
ça me fait mal et je sais que je ne devrais pas lire trop souvent ces horreurs...je suis sensible...et révoltée...joyce |
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Conférence sur l'esclavage et la traite négrière |
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(
21/07/2005 15:05 à Franconville / France ) |
Samedi 23 juillet - la journée de la mémoire
Inscription obligatoire : bga_memoire@yahoo.fr
Lieu : Gymnase Mathis - 11 rue Mathis - Paris 19e - métro Crimée, sortie
rue Mathis
De 13h30 à 21h00
Marraine : Christiane TAUBIRA député de Guyane
RENCONTRES / DEBAT
14h00 : ESCLAVAGE ET TRAITES NÉGRIÈRES
Malédiction de Chams - Philippe LAVODRAMA - politologue
Traite transsaharienne - Chanel DIAGNE - militante associative
Nantes et la traite négrière - Jean BRETEAU - historien
Réparation (morale, culturelle ou financière ?) - Assani FASSASSI -
président du Collectif des fils et filles d¹Africains déportés
Devoir de mémoire - Joby VALENTE - vice présidente du Collectif des fils et
filles d¹Africains déportés + Assani FASSASSI - historien
Diaspora Afro
Cheryl BOLDEN historienne américaine
Hildebrand CERQUEIRA militant associatif brésilien
Gérard AUBOURG - historien haïtien
18h00 : COLONISATION (TRACÉ DES FRONTIÈRES) ET GUERRES
Civilisations africaines (pré et post colonisation) - D. GNAMMANKOU -
historien
Guerres coloniales - E. M¹BOKOLO - directeur d¹études
Rappel historique sur l¹histoire des populations noires en France - Pape
NDIAYE enseignant-chercheur
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