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Imane Ayissi: danseur, mannequin, styliste... et journaliste!
  Rencontre cette semaine avec l'un des stylistes africains les plus talentueux du moment, qui revient sur ses débuts de carrière comme danseur puis mannequin, styliste et journaliste à temps partiel, qui n'hésite pas à tancer ses frères afro-antillais quand il le faut
Par Hervé Mbouguen
 
 
L'affiche de la dernière collection d'Imane Ayissi
 

Pouvez-vous présenter aux internautes ?

Bonjour, je suis Imane Ayissi, d’origine camerounaise, je suis mannequin, créateur de mode comme on dit ici, et danseur.

Vous venez de citer les trois activités que vous menez. Est ce qu’il y a une des trois qui vous plaît plus que les autres, sont-elles complémentaires, et comment faites vous pour exceller dans trois domaines aussi différents ?

Je ne dirais pas qu’il y existe un domaine me plaisant plus qu’un autre. J’ai une manière de voir les choses. Quand on est artiste, et qu’on a la facilité de faire certaines choses, ou de la créativité, faut foncer. En ce qui me concerne, qu’il faille se mettre devant les appareils photos, devant les caméras, ou sur un podium pour défiler pour un couturier, ou sur une scène de danse, ou même pour créer des vêtements de collection pour les présenter, ça m’est égal. J’aime tout.

 
 

Commençons par vos débuts dans la danse au Cameroun. Qu’est ce qui vous a poussé vers cette activité là qui vous a permis de travailler avec Yannick Noah, ou pour l’opéra : comment faites-vous pour briller dans des disciplines de la danse très différentes ?

(Rires). Déjà, je n’ai jamais appris à danser. Bien sûr, je me suis entraîné, j’ai appris certaines choses, mais je n’ai jamais été dans une école de danse. Je crois que c’est quelque chose que j’ai hérité de ma famille, parce que mon grand père était danseur traditionnel à son époque, ma mère qui a fait de la danse, était la toute première Miss Cameroun, elle a fait du mannequinât, j’ai eu un des mes frères Ayissi Le Duc, ainsi que ma sœur Chantal Ayissi, qui sont dans le domaine, et même un autre frère danseur à l’opéra de Paris. Je crois que ça vient de là.

 
 

J’ai intervenu au Cameroun dans le groupe de mon frère « Les Frères Ayissi ». J’ai été dans le ballet national camerounais, j’ai dansé avec différents artistes camerounais, et même des étrangers. Avec Yannick Noah, c’est une autre histoire, parce que nos parents se connaissent. Il nous a proposé de venir en France pour faire la promotion de son tube « Saga Africa », en même temps le tournoi…

Yannick Noah a en effet fait célébrer la victoire de la France en Coupe Davis au son de « Saga Africa »

Oui exactement, et après je suis resté en France. Et j’ai décidé de poursuivre un peu ce que j’avais l’idée de faire, à savoir la danse, et le mannequinât que j’avais un peu commencé au Cameroun…

 
 

Au Cameroun ou avec Yannick Noah, vous travailliez plutôt dans la danse camerounaise ou africaine, et quand vous êtes arrivés ici vous avez élargi votre répertoire, puisque vous faisiez du ballet, de l’opéra, comment s’est opéré le changement?

Je tiens à préciser que je ne suis pas un danseur classique, et je pense que quand on veut vivre chez les gens, on doit faire certains efforts d’adaptation et d’intégration. Si on va à l’étranger pour vivre comme on vit chez soi, ça ne vaut pas la peine. Donc pour moi, au niveau de la danse et au niveau de mes créations par exemple, il faut que je crée des choses qui puissent plaire à toutes les femmes. Si je veux qu’on me voie qu’on puisse m’intégrer dans certains ballets ou certains plateaux, il faut que je sache faire certaines choses. Donc j’ai fait un peu de danse contemporaine, j’ai fait un peu de barres, parce que je suis trop vieux pour le classique qui doit être commencé très tôt. C’est ce que fait mon grand frère qui travaille à l’opéra de Paris : il a commencé tout petit.

 
Modèle de la dernière collection d'Imane Ayissi
© Alain Snaoui
 

Donc, je l’ai fait comme ça, c’est ma manière de voir les choses et je sais qu’il y a des gens qui m’appellent parce qu’ils trouvent que je corresponds à ce qu’ils recherchent. Au mois de septembre par exemple, j’ai intégré le nouvel opéra de Noé écrit par Georges Bizet, c’est le dernier opéra qu’il ait écrit. Ils m’ont appelé pour apparaître au troisième acte, qui s’appelle « La ville maudite ». J’ai donc été invité comme premier danseur mis en avant. Ils voulaient ma personnalité, ce que je suis.
De temps en temps, j’intégrais le ballet pour faire les mêmes mouvements que les autres, mais j’avais aussi la liberté de faire ce que je veux à certains moments du show.

A côte de cette carrière de danseur, vous avez comme vous l’avez dit, commencé une carrière de mannequin, qui vous a vu défiler pour de grands couturiers ou faire des publicités pour des grandes marques, comment êtes vous entré dans cette activité ?

J’avais déjà commencé au Cameroun où beaucoup de gens m’avaient, mais c’était en amateur. Et quand je suis arrivé en France pour travailler avec Yannick Noah, je voulais faire du mannequinât en même temps. A l’époque, je connaissais une fille qui était avec ( ????), qui était un très grand mannequin, et qui trouvait que j’avais tout pour réussir dans ce domaine. Elle m'a conseillé, j’ai donc tout fait pour avoir un book, puis j’ai fait le tour des agences parisiennes, mais personne ne voulait de moi. Ils trouvaient peut-être que je n’avais pas d’image ou que je ne correspondais pas à celle qu'ils voulaient, mais je savais que c’était à Paris que je devais commencer si je devais faire du mannequinât.

 
Modèle de la dernière collection d'Imane Ayissi
© Alain Snaoui
 

J’ai donc insisté, et ce n’est qu’après trois ans que j’ai commencé à recevoir des appels, mais aucune agence ne voulait de moi: je travaillait en freelance, grâce au bouche à oreille ayant beaucoup d’amis mannequins.
Je suis donc entré dans des agences, bien après, une fois que j’ai commencé à réussir. Et ce sont les mêmes qui me fermaient la porte au nez qui me rappelaient ensuite, parce qu’ils perdaient des campagnes de pub avec leurs modèles, campagnes que je gagnais.

Vous continuez à défiler aujourd'hui?

Je défile encore de temps en temps, mais je ne cours plus après comme il y a quelques années… Je fais encore quelques photos, mais je ne cours plus après, je ne fais pas de castings, j’ai besoin de passer à autre chose.

 
Modèle de la dernière collection d'Imane Ayissi
© Alain Snaoui
 

Après avoir porté les créations des autres, vous décidez de devenir un styliste, créeant uniquement pour les femmes. Comment s'est opérée la transition entre les deux carrières?

Je pense que quand on a des choses à créer, des choses à montrer, des idées, il faut le faire, il faut montrer ce qu’on sait faire. J’ai fait un peu de couture avant. Beaucoup de gens l'ignorent, mais je n’ai pas commencé à Paris, j’avais commencé au Cameroun. Mon premier défilé à Paris remonte à 1994. Ma dernière collection présentée à Paris en Novembre était la dixième.
Je faisais déjà de la couture sans trop la montrer. J'ai fait la plupart des robes de ma mère, et j'ai travaillé chez Black Dezign au Cameroun, qui habillait toutes les vedettes de la télé camerounaise: c’est moi qui créais toutes leurs collections.

 
© Alain Snaoui  

Qu’est ce qui fait d’après vous, la touche Imane Ayissi dans les vêtements ?

Je pense c’est la manière dont je conçois certaines choses, les coupes. Parce qu’on reconnaît toujours un styliste à la manière dont il associe certaines choses. Chez moi je pense que ce sont les drapées, la coupe, et les mélanges...

Dans vos documents, on dit chic, distinction et impertinence, comment doit-on interpréter ?

(Sourires). On l’interprète comme on veut, je pense qu’on a le chic en soi, il suffit de savoir se tenir.
On peut être très beau, avoir tout l’argent du monde, être couvert de diamant, mais si on ne sait pas se tenir, c’est laborieux.
On peut être moins beau, avoir peu de choses sur soi, mais si on sait se tenir, si on porte bien, et qu’on a l’élégance qu’il faut, c’est cadré.
C’est pour ça aussi que dans mes créations, il y a un coté toujours très fluide, très sobre. Je n’ai pas besoin de surcharger, je peux le faire, je l’ai déjà fait, mes je préfère les choses très épurées et sobres.

 
Modèle de la dernière collection d'Imane Ayissi
© Alain Snaoui
 

Vous conseillez également des femmes dans le choix de tenues les mettant en valeur, est-ce une activité importante pour vous ?

Je pense que c’est un bon challenge d’aider des gens qui ne savent pas comment se mettre en valeur, comment se tenir, bien qu'on en fasse des stars aujourd’hui. Parfois on découvre des gens qui ont quelque chose et qu'ils ignorent eux-mêmes. C’est important pour moi par exemple de conseiller une femme sur la manière de se coiffer, de changer un chapeau, de mettre un style de robe qui lui irait ... J’adore le faire.

Vous n’avez pas hésité à rappeler vos origines camerounaises dans cette interview, mais votre succès va bien au delà de votre pays: vous étiez aux Antilles pour présenter une collection, la presse africaine est très enthousiaste sur votre travail. Comment accueillez-vous cette reconnaissance, et au delà du mannequinât, du stylisme, où est ce que vous vous arrêterez ?

Je crois qu’il n’y a pas d’arrêt dans tout çà, tant que j’aurai la force de continuer, et en ce qui me concerne, j’ai toujours tiré chapeau à la presse africaine, pas les africains en eux-mêmes parce que j’ai pas encore « bouffé » leur argent.

 
Modèle de la dernière collection d'Imane Ayissi
© Alain Snaoui
 

Vous n'avez pas d’africains dans votre clientèle ?

Très peu, et c’est quelque chose que je revendique de toutes mes forces. Pas forcément qu’ils m’achètent, peu m'importe, mais qu’ils achètent ce que font les créateurs africains. Parce que la mode, beaucoup de gens l’ignorent, est une machine économique. Ils achètent Dior, etc..., est ce qu’ils savent qui sont derrière ces machines ? Parfois ce sont des africains. Mais ils achètent parce que ça porte de gros noms et que c’est de la marque. N’importe quel styliste d’Afrique peut faire la même chose, mais il faut leur faire confiance, c’est quelque chose que je revendique vraiment.
Même en ce qui concerne les chanteuses, un domaine que je connais bien, lorsque quelqu’un sort un produit, il faut l’acheter. C’est pareil avec la presse. Par exemple votre portail, il faut que les gens aillent le visiter. C’est comme ça que ça marche.
Si on attend que quelqu’un achète un magazine pour aller le lire au lieu de l’acheter, on ne pourra jamais y arriver.

N'importe quel styliste d'Afrique peut faire aussi bien que Dior ou autre, mais il faut que les africains leur fassent confiance
Imane Ayissi


La preuve ici en France, quand on voit la réalité des noirs, nous n’avons presque rien et nous sommes toujours derrière les autres, contrairement à la communauté juive qui elle est à la hauteur. Pourquoi ? Parce qu’ils ont compris. Ils sont toujours ensemble, et la communauté asiatique fait pareil. Il est primordial que les africains se mettent ensemble pour faire les choses comme il faut. Si on n’arrive pas à le faire, à faire les choses bien, à s’entraider, on va toujours traîner en route.

 
Modèle de la dernière collection d'Imane Ayissi
© Alain Snaoui
 

Vous citiez la presse, domaine que vous pratiquez de façon très accessible pour les gens, puisque vous écrivez dans quelques journaux même si vous ne le revendiquez pas, c’est important pour vous de garder ce contact avec des lecteurs afro-antillais ?
Oui, c’est important parce qu’il y a des gens qui n’ont pas de pouvoir de parole. Le pouvoir c’est quoi ? C’est quand on est un homme public ou quand on a de l’argent. A partir du moment ou on n’a ni l’un ni l’autre, on se sent nu. Surtout chez nous, ici encore c’est autre chose parce qu’il y a des codes.
Chez nous, si tu n’as pas d’argent ou que tu n’es pas connu, tu n’existes pas. Il est important pour moi de me mettre dans la peau des autres de temps en temps. Je ne le fais pas trop, mais quand je le fais, c’est pour préciser certaines choses.
Par exemple, j’ai été choqué par une chose : il y avait une très grande chanteuse sénégalaise, Aminata Fall, elle est décédée. C’est vraiment une grande parmi les grandes, de la même hauteur que Myriam Makeba, mais personne ne la connaissait, parce que personne ne s’en est jamais occupé. Elle a été amputée d’une jambe juste avant, mais personne n’en parle.
Le seul papier qui en a parlé, je l'ai écrit et il a paru dans deux magazines. Quand tu entend ça tu te dis « merde ». L’histoire d’Afrique c’est quoi ? Les choses qui peuvent mettre en valeur l’Afrique, personne ne s’en occupe. Les gens s’occupent des Mercedes, des voitures, c’est ça l’Afrique ? Alors qu’il y a des choses qui nous appartiennent.

Donc quand j’écris, ce sont juste des petites notes. Des petites choses qui reflètent la réalité. C’est comme dans « Cité Black », j’ai une petite rubrique dans laquelle je parle de gens qui ont du talent. On ne sait jamais qui va le lire. Ca parle de coiffeurs, de chanteurs, de mannequins, de danseurs, pas vraiment connus, même si parfois je parle aussi de personnes connues. Mais très souvent, ce sont des inconnus. Par contre, la politique, je n'ai pas envie d'en faire. Mais si on me pose des questions j'y réponds.

 
Modèle de la dernière collection d'Imane Ayissi
© Alain Snaoui
 

Si un jeune afro-antillais venait vous dire aujourd’hui « Bonjour Imane, j’aimerais devenir un grand mannequin ou un grand styliste comme vous », qu’est ce que vous lui répondriez ?

On me pose souvent la question, je suis énormément sollicité, mais je ne peux pas tout faire.
On dit souvent que les noirs n’ont pas d’argent alors que les noirs achètent énormément, même quand ils n’ont pas les moyens là où les européens calculent tout. Il faut que nous ayons des maisons de couture qui marchent comme en Angleterre ou aux Etats-Unis.

Le conseil que je peux donner est d’aller les voir les bonnes personnes, être lucide sur soi-même : avez-vous la bonne taille, les bonnes mensurations. Il faut être fort parce qu’ils parlent souvent d’une façon qui peut déprimer les plus fragiles.
On peut ensuite aller voir un agent pour essayer de faire quelques photos.

Mais il faut voir la personne pour juger, je ne peux pas parler des gens que je n’ai pas vu, même si j’ai aidé quelques personnes récemment dont une qui va travaillez chez Elite.

Il faut être professionnel, allez au rendez-vous quand on en a, même si les choses demeurent difficiles, et que les médias choisissent le type de noir qu’ils veulent mettre en avant dans lesquels les africains ne se reconnaissent pas, même si je suis en porte-à-faux avec eux pour le cas d’Alek Wek que je considère comme étant la plus belle femme du monde alors que les africains la trouvent moche, peut-être parce qu’au contraire d’autres elle n’a pas de faux cheveux et tout le faux attirail.

Même Naomi Campbell a dû travailler pour arriver là où elle est.

Pour en savoir plus
 Le site personnel d'Imane Ayissi
 
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Imane Ayissi: danseur, mannequin, styliste... et journaliste!

Nombre de messages
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  vive les kmers lol
wow ( 21/02/2005 17:06  à Laval / Canada )

Bonjour Imane

J'ai beaucoup d'admiration pour ce que tu fais et je te trouve hyper beau! Je suis certaine que si tu avais été aux USA tu serais encore plus connu! avant d'aller jeter un coup d'eoil à ton site je trouve déjà tes modèles ici très beaux. on reconnait la qualité! je voulais savoir si tu utilisais des matières typiquement africaines dans ton travail. en tout cas bravo et bonne continuation!
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  Bravo!
bintuz ( 21/02/2005 18:26  à Suresnes / France )

Bonjour,

J'aime votre discours et vos vêtements. Je suis d'accord avec ce que vous dites sur la mode africaine. Moi j'ai toujours vécu en France et j'essaie de me procurer des déco, toile, etc...d'origine afro;
Mais il n'est pas facile de trouver des vêtements africains et aussi de pouvoir se les payer ; tous les noirs ne s'habillent pas chez Dior..
Pourquoi ne pas créer des vêtements d'inspiration africaine mais en prêt à porter, c est à dire que ce soit accesible pour des gens qui ont un pouvoir d'achat qui se limite à s'habiler chez H&M...
Merci
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  Bravo Imane!
Sanfrine ( 21/02/2005 22:34  à Gagny / France )

Je suis une grande admiratrice car je suis sûre que pour en arriver là tu as dû faire beaucoup d'éfforts . Tu es un bon exemple pour la communauté et en particulier pour des gens comme moi ayant des vocations dans le domaine artistique.
Je trouve moi aussi qu'il est très dommage que les africains en général , même ayant des moyens limités, choisissent toujours d' acheter de grosses marques européennes. Moi je n'ai jamais eu cette manie .Les Africins ne semblent toujours ps comprendre qu'en agissant ainsi il ne font qu' enrichir ces blancs...
Je rêve de créer des prêts à porter exclusivement africains avec la collaboration de grands stylistes africains. Je fais ce rêve depuis plusieurs années déjà. Je me battrai pour qu'il se réalise.
Encore bravo à Imane que j'espère bien rencontrer un jour!
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  Petite précision
Rédaction Grioo.com ( 22/02/2005 02:12  à Rouen / France )

Nous tenons à rappeler que les réactions aux "parcours" doivent s'appliquer aux parcours professionnels des personnes mises en avant.

Les remarques sur leur vie privée ne seront pas tolérées.

Merci pour votre confiance.

Cordialement.
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  C'est très bien Imane
( 22/02/2005 11:58  à London / United Kingdom )

Bonjour Imane,

Je voudrais simplement te dire que je trouve ce que tu fais et dit très bien. Cette façon de revendiquer la camerounité et surtout l'afrivanité de tes origines, de tes débuts. Cela nous prouve qu'il existe de grands noms qui n'ont pas peur ou qui n'ont pas honte de leur souches. Franchement je te souhaite une carrière brillante mais il faudra de temps en temps organiser des défilés au Cameroun tu sais? j'ai parfois assisté à des défilé de Pathéo, et autres stylistes de l'Afrique de l'Ouest au Cameroun, Pathéo a meme une boutique àDouala et toi? enfin peux tu faire dans du pret à porter pour les gens à la petite bourses comme nous autres?
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  pertinent
nn ( 22/02/2005 13:27  à Blaise / France )

ses dires sont pertinents, amis peut-être que tu devais créer pour le haut de gamme et pour le bas de gammes pour les gens comme nous
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( 23/02/2005 07:16  à Montreal / Canada )

je suis peut être fatigué mais je trouve que le mannequin de l'avant derniere photo a une bosse bizarre en bas...
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oliver ( 23/02/2005 18:04  à Aubervilliers / France )

bonne analyse de imane. Mais encore faudrait t'il que les produits africains soit plus médiatisé, pour que les gens içi et surtout au blaide ar^rète de jurer pour Gucci et consor. Laissons faire le temps, l'Europe est en retard par a rapport au state, sur la représentation de nos communauté,mais si on s'organise, on peut faire bousculer les choses, y compri les mentalités au blaide.
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  Afrique positive
Krol ( 23/02/2005 19:47  à Hamburg / Germany )

Félicitations à ce talentueux artiste pour l'impressionant travail.Je suis honorée de voir un africain faire valoir ses attributs à l'échelle internationale.Cependant il est à noter que ce genre de collections n'est pas à la portée de nous Africains du point de vue financier.Ces "Dior et co." ont la particularité d'etre disponibles en imitation comparativement à celles d'Alphadi,Pathéo et autres stylistes africains.Sur les rares sites référencés de certains il n'est pas possible d'avoir une idée du prix des tenues.Imane propose une vente sur rendez-vous!
Je suggère à ces stylistes donc de penser à mettre sur pied du pret-à-porter en ligne surtout pour la diaspora africaine intéressée,bien que la demande ne soit pas exhaustive ,de meme que de les actualiser.
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  tres classss
idy ( 24/02/2005 12:39  à Paris / France )

imane bravo c est tres bien un soublimmm mannequin un couturier de talent un danseur d afrik c etonnent
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  impressionant
pierre ( 25/02/2005 18:42  à Paris / France )

sa c est une valeur une star et tres simple connus comme mannequin qui travaille a l echelle internationale le reste je decouvre et je suis fan
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  c majique
may ( 25/02/2005 23:19  à Paris / France )

imane ayissi l homme aux doigts de fee et vive l afrique
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  bravo
( 25/02/2005 23:23  à Paris / France )

que dire c est du soublimmm
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  le cameroun en haut
sisy ( 25/02/2005 23:39  à Paris / France )

je pense que l afrique et ses africains devrais regarde leurs ambassadeurs artistique avec un autre oiel mes salutations a imane ayissi c cool
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  il a du gout le imane ayissi
soulania ( 26/02/2005 01:22  à Paris / France )

imane ayissi chantal ayissi ayissi leduc +le pere et mere que des stars cette famille cest historique au cameroun leurs vies leurs bautes leurs arts vraiment tres touchant imane merci et bravo
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  styliste
zamon cellie géraldine ( 03/03/2005 15:10  à Ducos / Martinique )

je veut devenir styliste mais je ne sais pas crois faire.et je ne sais pas si il y a des concours ou non.
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( 04/03/2005 20:33  à Paris / France )

une carriere evolitif et brillante , bonne route imane.
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  il es chic
( 04/03/2005 20:50  à Paris / France )

chic chic chic d imane ayissi , du bo de l allure de l ellegance de la vie. il faut reconnaitre que cet homme es unique.
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  bravo ma belle
imane ( 19/05/2005 11:15  à Fez / Morocco )

je suis vraiment heureuse de votre travail .tu as bien fais de travailler en afrique car on a besoin de vos colléctions qui est la plus belle et qui réstera la plus merveilleuse de tout le monde arabe
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  TOUT SAUF JOURNALISTE
( 02/06/2005 03:02  à La Courneuve / France )

il est beeeaaauuuu... Le stylisme ça va, la danse je ne l'ai jamais vu danser, le mannequinat ç'est bien mais pour le journalisme pitié pitié, il est tout mais sauf journaliste...J'ai lu sa rubrique (c'est franchement la rubrique des chiens écrasés) et il n'a rien mais vraiment rien de journalistique, c'est comme si les chargé de programme tv dans télépoche se permettaient de dire qu'ils sont journaliste. Dans tout les autres domaines il est bon, mais il n'a aucun style journalistik et il n'a pas la formation pour (science po, école de journalisme...j'en sais kelkechose puike je suis étudiante en journalisme et j'écris au journal le monde.
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