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Bob Marley (1945-1981)
  Né en 1945 en Jamaïque, Robert Nesta Marley porta le reggae à des hauteurs inégalées devenant ainsi une des premières superstars planétaires issue d'un pays du tiers monde
Par Paul Yange
 
 
Bob Marley
 

Robert Nesta Marley dit Bob Marley (1945-1981)

Bob Marley mourut le 11 mai 1981 des suites d’une tumeur au cerveau dans un hôpital américain à Miami. Ainsi s’éteignit celui qui avait été surnommé le prophète rasta, et qui était aussi une des premières superstars originaire du tiers monde. Ses funérailles qui se déroulèrent quelques jours plus tard à Kingston en Jamaïque (le 21 mai) furent dignes de celle d’un chef d’Etat. Des centaines de milliers de personnes y assistèrent, y compris le premier ministre jamaïcain d’alors.

Au cours de sa brève existence, Bob Marley porta le reggae à des sommets inégalés jusque là. Marley n’était pas seulement un musicien en Jamaïque, mais une légende vivante. Bob Marley naquit le 6 février 1945, fils d’un soldat blanc britannique, Norval Marley et d’une jamaïcaine de 18 ans, Cedella Booker. Le père de Marley, marié à Cedella et bien que fournissant une assistance financière, fut peu présent dans leur vie. Bob Marley arriva à Kingston, (qui faisait figure d’eldorado pour les jamaïcains vivant à la campagne) accompagnant sa mère qui y cherchait du travail. Il fut élevé à Trenchtown, un ghetto urbain pauvre où la vie était difficile. Ses amis étaient des enfants des rues et il se lia d’amitié avec l’un d’eux, Nevile O’riley Livingstone, plus connu sous le surnom de Bunny. C’est avec lui que Bob fit ses premiers pas dans le monde de la musique.



 
 

Bob et Bunny étaient fascinés par la musique noire américaine qu’ils écoutaient à la radio et passaient tout leur temps libre à répéter et chanter. Joe Higgs, un habitant de Trenchtown donnait des cours informels aux aspirants musiciens et c’est au cours d’une de ces sessions que Bob et Bunny rencontrèrent Peter Mc Intosh, un jeune qui avait également de grandes ambitions musicales.

En 62, Marley passa une audition chez un producteur local, Leslie Kong, qui fut impréssionné et l'emmena en studio. Il produisit le 1er disque de Marley intitulé "judge not". D’autres chansons furent enregistrées, mais passèrent inaperçues. Bob Marley était néanmoins de plus en plus persuadé que la musique était sa voie. Il décida donc d’aller de l’avant et créa en 1963 en compagnie de Peter et de Bunny un groupe, les "Wailing Wailers".

Le nouveau mentor du groupe, un certain Alvin Patterson, leur présenta un producteur de Kingston, Clement Dood, qui satisfait des résultats des auditions décida de produire le groupe. Les Wailers sortirent leur premier disque "Simmer Down", sur le label Coxsone dans les dernières semaines de 1963. La chanson fut numéro un en janvier dans les charts jamaicains et le resta deux mois. Le groupe, composé alors de Bob, Bunny, Peter et Junior Braithwaite ainsi que deux chanteuses Beverly Kelso et Cherry Smith fit la une de l’actualité locale.



 
 

Malgré sa popularité, le groupe se divisa (Junior Braithwaite, Beverly Kelso et Cherry Smith s’en allèrent). Marley rencontra par la suite une jeune femme du nom de Rita Anderson qu’il épousa. Il passa quelques mois aux Etats-Unis où sa mère s’était installée, puis revint en Jamaique où l’empereur Hailé Sélassié avait effectué une visite officielle.Le mouvement Rastafari avait gagné une nouvelle audience, et Marley s’en rapprocha. En compagnie de Bunny et de Peter, il reforma un groupe qui s’appelait maintenant simplement les "Wailers". Au début des années 70, deux nouveaux membres firent leur apparition dans le groupe dont la réputation dans les Caraïbes, n’était plus à faire. Mais au niveau international, il démeurait inconnu.

Au cours de l'été 71, Marley s’envole pour l’Angleterre, où il est bientôt rejoint par le reste des Wailers, et le groupe signe avec Chris Blackwell, qui dirige Island Records. Blackwell qui connaît bien la musique jamaïcaine et qui sent le potentiel des Wailers leur avance 4000 £ pour faire l’album. Pour la 1ère fois, un groupe jamaicain a accès au meilleur matériel d’enregistrement et est traité sur un pied d’égalité avec des groupes rock contemporains. L’album "Catch a fire", le 1er des Wailers, sort suivi d’une tournée en Angleterre et aux Etats-Unis. Bunny, qui supporte mal la vie en tournée est remplacé par Joe Higgs. A la fin de l’année 73, les wailers sortent leur second album "burnin’" qui comprend des hits comme "I shot the sherif" et "get up stand up". La reprise de "I shot the sherif" par Eric Clapton se classera en première position des charts américains et renforcera la popularité de Bob Marley et des wailers.

Dans ses albums et en dehors de la scène, Marley prend position, ses textes et son discours sont engagés. Il souligne que la condition des noirs reste à améliorer et déclare que "les noirs souffrent partout de part le monde et qu’ils doivent en conséquence s’unir".



 
Bob Marley en concert
 

En 1975, l’album "Natty Dread" paraît avec le tube "No Woman No cry". En 1976, la reggae mania avait envahi les Etats-Unis et Bob Marley était également devenu très populaire en Angleterre où il avait enregistré la version live de "No woman, no cry" au cours de ce qui fut peut-être le meilleur concert qu’il ait livré de sa carrière, au Lyceum Ballroom de Londres au cours de l’année 1975. L’album "Rastaman Vibration" paru en 1976 se classa parmi les meilleures ventes aux Etats-Unis. En décembre 1976, 2 jours avant un concert qu’il devait livrer le 5 décembre, Bob Marley fut victime d’une étrange tentative d’assassinat. Un homme armé s’introduisit dans sa sa maison de Kingston et tira plusieurs coups de feu. Personne ne fut tué et Bob Marley pu effectuer le concert qu’il devait livrer.

Les Wailers repartirent à Londres où ils enregistrèrent l’album "Exodus" solidifiant ainsi leur carrière internationale. Exodus se classa numéro un des ventes dans de nombreux pays et resta notamment 56 semaines consécutives dans les Charts britanniques. Les 3 singles extraits ("Exodus", "Waiting in vain", "Jammin") se vendirent massivement. En 78, l’album "Kaya" sorti et se classa directement en 4è position des ventes au Royaume-Uni une semaine après sa sortie. L’album avait une tonalité différente, plus de chansons d’amour et des hommages au pouvoir du "ganja". Deux tubes, "satisfy my soul" et "Is this love" furent extraits de l’album.

Au cours d’une tournée qui suivit la sortie de l’album, Bob Marley apprit qu’il était atteint d’un cancer et la tournée fut annulée. Ce dernier refusa cependant d’arrêter d’enregistrer en studio. Le 15 février 1978 il reçut des Nations unies la médaille de la paix pour le tiers monde et se rendit en Afrique quelques mois plus tard pour la première fois de sa vie au Kenya, puis en Ethiopie. Au cours de l’année 78, le groupe se produisit en Australie, au Japon, en Nouvelle-Zelande.



 
Bob Marley au Zimbabwé
© bobmarley.sk
 

A l’été 79, Survival, le 9è album des Wailers pour Island Records sort avec des titres comme "Zimbabwe", "So much trouble in the world", "Africa Unite". Survival marquait la solidarité de Marley avec l’Afrique et encourageait au panafricanisme. En 1980, le gouvernement du Zimbabawé l’invita à se produire au cours de la cérémonie marquant l’accession à l’indépendance de l’ex Rhodésie. Bob Marley considérait cette invitation comme le plus grand honneur qui lui avait été fait de son existence.

La tournée européenne de Bob Marley & les Wailers effectuée dans la foulée rassemble plus d'1 million de personnes en 6 semaines. Toujours en 1980, la santé de Bob Marley continuait à se détériorer. Il voulu néanmoins faire la tournée prévue aux Etats-Unis. Au cours d’un jogging à Central Park, Marley s’effondra et fut transporté à l’hôpital où les médecins lui annoncèrent qu’il lui restait un mois à vivre du fait d’une tumeur au cerveau. Marley décida qu'il devait quand même se produire aux Etats-Unis, mais fut incapable de continuer après le concert de Pittsburgh et le reste de la tournée fut annulé. Il essaya de se faire soigner contre le cancer en Allemagne, mais le traitement controversé se révéla inefficace et Marley mourut à Miami, alors qu’il essayait de rentrer mourir en Jamaïque. Il n’était âgé que de 36 ans, mais moins de 10 ans lui avaient suffi pour entrer au panthéon de l’histoire musicale .

Son corps fut rapatrié de Miami jusqu’en Jamaïque où il reçut à titre posthume l’ordre du mérite jamaïcain.

Lire aussi sur grioo.com : Décès de Cedella Booker, mère de Bob Marley, le 8 avril 2008




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Bob Marley (1945-1981)

Nombre de messages
:  40
Pages:  1  2 

  un grand homme
anisa ( 27/06/2003 14:27 )

il n'existe de qualificatif assez fort pour dire à quel point cet homme a été bon et talentueux!
Ce qu'il faut se dire selon moi c'est qu'en chacun de nous il existe une part de lui.
plus qu'une musique il a tenté de nous délivrer un message.
homme de coeur et d'esprit, je ne crois pas qu'il soit mort; en tout cas pour moi il est toujours parmi nous.
Il est pour moi un symbole, une lumière, on pourrait penser même plus de lui mais les mots nous manquent....
c'est un philosophe...
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  BIG BOB
mouyabi ( 27/06/2003 14:59 )

Je tiens à remercier le frère Yangue pour le travail qu'il abat.
J'irais plus loin en disant que si beaucoup d'Africains agissaient de la sorte, l'Afrique serait loin. Continuez donc!
Par ailleurs pour en revenir à Bob Marley j'avoue pendant longtemps avoir eu une certaine révulsion pour les personnes aux cheuveux hirsutes et leur musique. Sans nul doute que le travail de lobotomisation a fait qu'on recherche le génie derrière le diplôme. Mais quand on fait une remise en cause des dogmes de sa vie d'illusions, on découvre alors que Bob Marley était plus qu'un génie. La profondeur de ses textes devrait inspirer tous les petits magouilleurs qui disent faire de la politique. ébouriffé
J'ai découvert un grand homme. Une lumière dans mon inspiration et une source de courage pour mener un combat juste à mon niveau.
Je souhaiterai que ceux qui ne connaissent pas l'Homme écoute ses lexèmes et apprécient s'ils le peuvent ses mélodies au moins une fois.
Le fait que ce Noir, loin de la terre de ses ancêtres n'a pas ménagé sa peine ni eu peur de ses détracteurs pour réclamer le droit d'être un nègre et un Africain avant tout est un signe d'engagement qui dépasse le simple cadre d'un humain de bas étage.
Combien parmi les responsables de nos pays pensent à oeuvrer pour le retour de ces frères esclaves?
Bob voulait l'unité de l'Afrique, il avait compris les ruses des sionistes, il avait compris que l'Afrique ne peut s'en sortir qu'en étant unie. Il avait compris que la guerre est une stupidité.
Il n'y a pas de mots pour traduire la vie des monuments.
Tu es grand et tu le resteras. J'espère mon cher Bob là où tu es que Jah t'a pardonné de n'être pas rentré.
Un jour qui sait, les tiens reviendront chez eux avec l'aide de Dieu.


Mouyabi
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de vernon ( 27/06/2003 18:37 )

falala et rasta , toute une histoire à réapprendre .......
et peut etre quelqu'un peut dire si les uns sont plus africains que les autres ?
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erreur ( 27/06/2003 21:23 )

vérifiez la date de Mort du King Merci.
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( 27/06/2003 22:57 )

la mort d'un paumé ne change rien
au destin des rastas ni au destin des falachas curieusement oubliés
ils ont pourtant une culture fort antique
- au moins pour ceux qui savent l'entendre -
hors prejugés -
et s'abriter sur une " gloire " sur mediatisée etassez artificielle
"made in USA "
n'apporte rien au problème qui des falachas ou des rastas sont des deschamitiques et /ou des semitiques
hors le fait qu'on constate actuellement en Ethiopieque
la zone des rastas est largement irriguée et que les falachas - d'où qu'il soient -comme les affars /issas
sont politiquemenrt sociologiquement et j'ajoute
sciemment negligés
et je doute qu'un peu de musique plaqué comme la gomina sur un hispanisant
(cf f Bebey qui lui au moin savait)
apporte quelque chose à l'intolerance d'une minorité fort priviligée
en ethiopie et ailleurs :
le racisme est une des racines les plus ancrées de l'Afrique
il a il est vrai de profondes raisons -
mais ce non -dit
est un des arguments les plus forts et réels pour s'eloigner de ce continent
qui merite beaucoup mieux

alors on va voir ailleurs

et on est pas deçu
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  Date exacte de la mort de Marley
Redaction grioo ( 27/06/2003 23:49 )

La date exacte de la mort de Bob Marley n'est pas précisée dans l'article, il est décédé le 11 mai 1981 après avoir combattu son cancer pendant 8 mois après que la maladie se soit déclaré dans sa forme la plus virulente au cours de l'année 1980
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  date de la mort de Bob Marley
Redaction ( 28/06/2003 00:04 )

Bob Marley est mort le 11 mai 1981 et non le 10 comme mentionné à l'origine dans l'article. L'erreur a été corrigée.
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  "Big Business" autour d'une idole
Paul Yange ( 28/06/2003 00:08 )

Article interessant sur la bataille autour de l'héritage laissé par Bob Marley.

"Bob Marley : big business autour d'une idole"


A sa mort, Bob Marley laissa en héritage une œuvre musicale exceptionnelle… et un patrimoine de 30 millions de dollars. Le partage de ce "gâteau" fut féroce. Aujourd’hui encore, le culte de Marley, sincère ou savamment entretenu, génère un commerce lucratif. Reste l’artiste et son message.

article du 11 mai 2001 TF1.fr

"Son corps n’était pas encore froid dans sa tombe que les charognards se disputaient déjà ses possessions terrestres". Ces propos cinglants et désabusés furent prononcés par Cedella Booker, la mère de Bob Marley (1), après la mort de son fils. Agonisant, ce dernier avait refusé de rédiger un testament. Sans document juridique valable, la lutte pour le contrôle des 30 millions de dollars laissés par le chanteur fut longue et féroce.

Dix ans de bataille juridique

Rita Marley, l’épouse de Bob, prit en main le règlement de la succession. Douze bénéficiaires légaux furent désignés : Rita, les neuf enfants naturels de Bob et ses deux enfants adoptés mais pas sa mère, Cedella… Les proches de Bob, ses musiciens, ses employés de maison furent systématiquement écartés ou s’en allèrent, sans le sou, dégoûtés.

Les proches
de Bob,
ses musiciens,
ses employés
de maison furent
systématiquement
écartés ou
s’en allèrent,
sans le sou,
dégoûtés

La gestion douteuse de Rita (imitation de la signature de Bob, dissimulation de 14 millions de dollars…) entraîna une vague de procès et décida la Cour suprême de Jamaïque à lui enlever la gérance des biens de son mari en 1987. Quatre ans plus tard, la société Island Logic, détenue par Chris Blackwell, l’ancien producteur de Bob Marley, acquit pour 12,5 millions de dollars, avec l’accord de tous les héritiers, "les droits du catalogue Bob Marley, les royalties des enregistrements, les droits de distribution et les propriétés en Jamaïque" (1). Un patrimoine que Blackwell revendit par la suite à Polygram (Universal Music). Une fondation Bob Marley fut également créée : dirigée pendant dix ans par Blackwell, elle devint la propriété de la veuve de Marley et de six de ses enfants –les cinq autres ayant préféré un paiement forfaitaire d’un million de dollars chacun.

Dévotion planétaire

Aujourd’hui, Rita Marley règne sans partage sur "l’empire Marley". La maison du chanteur à Kingston et son mausolée à Nine Miles ont été transformés en musées payants, sans âme. La popularité de Bob Marley, plus forte aujourd’hui que de son vivant, génère des revenus considérables. Sans parler des produits dérivés, les ventes officielles de ses disques, parmi les plus La compilation
Legend
s'est vendue
à plus de
dix millions
d'exemplaires


importantes au monde -la compilation Legend s’est vendue à plus de 10 millions d’exemplaires (2)- ajoutées aux enregistrements pirates en font certainement l’un des artistes les plus écoutés au monde.

Ce succès considérable traduit l’engouement du public pour celui qui est toujours perçu par des millions de personnes comme un prophète ou un messager. En Australie, certaines communautés aborigènes l’ont élevé au rang de divinité. Peu après sa mort, Cedella Booker et Tyrone Downie, ex-Wailers, "furent invités à se rendre dans le Grand Canyon de l’Arizona, où des membres de la tribu Havasupai vénèrent Bob, et vivent au son de sa musique" (3). Le chanteur Manu Chao a su expliquer ce phénomène rare : "Marley est le meilleur passeport qui existe. Avec un badge ou un T-shirt Bob Marley, tu peux faire le tour du monde, pénétrer sans crainte dans les quartiers les plus mal famés. (…) Il est le seul à posséder cette dimension planétaire, à incarner à la fois la rébellion et la non-violence"(2).

(1) cf. Maureen Sheridan : L’intégrale Bob Marley, Hors Collection (2000)
(2) cf. Francis Dordor : Bob Marley, Librio musique (1999)
(3) cf. Stephen Davis : Bob Marley , Point Virgule (1994)

Par Matthieu DURAND
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  A LIGHT
African Sister ( 01/07/2003 19:26 )

CERTAINEMENT QUE BOB MARLEY ETAIT UNE LUMIERE POUR NOTRE UNIVERS.
SES TEXTES ENGAGES NOUS DEMONTRENT SON AMOUR POUR SON PEUPLE. IL LE DIT SI BIEN C'EST EN ETANT UNI QUE NOUS ARRIVERONS A NOUS BATIR.
CREER CETTE VRAIE NATIONS-UNIS REMPLI D'AMOUR, DE PAIX, DE JOIE, DE PROSPERITE. OU NOUS AVONS TOUS UNE ATTITUDE POSITIVE ENVERS NOUS-MEMES ET LES AUTRES.
PEACE AND LOVE..
MAY GOD BLESS YOU ALL
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  KTT
( 02/07/2003 21:19 )

Salut

Bob tu était génial, tout le monde le sait. Le prince du reaggae est mort, (mais il me semblait qu'il soit mort d'un cancer du mélanome).
En tout cas savoir que rastaman vibration c'est bien vendu aux USA, m'a surpris (Rat Race insulte la CIA, de façon certe justifié).
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  pour que le rastaman n'oublie pas,...
rasta_gone hamad ( 13/07/2003 11:48 )

Ironie d’un monde où la lueur frise la gourmandise des hommes cruels pour qui la tolérance n’est qu’un oubli de la conscience, je martèle ces simples mots, j’accuse le festin de certains rapaces qui, profitant de l’aubaine de l’élu, trafiquent et mijotent des plans si simples mais ô combien nauséabondes pour le maintien d’une stabilité ultime au bien-être de l’humanité. Ils se prennent pour des dieux alors qu’ils n’habitent pas les cieux, au fond des abysses, à travers les mers, ils se partagent les airs. L’égoïsme prime sur le général, s’en convaincre n’est que mutisme face aux réalités qui se dessinent ici bas. Pour les cris de ceux qui n'ont pas la voix, je hausse le ton du verbe cristallin et opaque, j'écrase une larme ciblée vers l'inconnue. Optempérér aux désirs de l'au-delà,la peur porte seule sa gloire car partout, l'offense devient la tolérance. J'écume cette rage d'un état transitoire, où est donc le respect de la liberté?? Liberer, c'est opprimer, et opprimer, c'est offenser.........
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  les rêves du rasta...
rasta_gone hamad ( 13/07/2003 11:54 )

le rasta ouvre les yeux sur ce monde apparement si sien,mais réellement où sévit le mal ou le bien. Tel un lot de malheur, Babylone entre dans la scène, dans cette ville obscène, la vie ici n'a de vrai que le décor. Et la paix ne brille jamais de sa lueur d'or. Le rasta imagine alors,...
Tous les temps, qq souffle le vent qui glace le sang, les lamentations frisent le silence, le hasard redouble de vigilance. Qu'importe, la transformation a eu lieu, devant ses yeux, le peuple rêve d'une vision materielle, mais il demeure avec sa souffrance éternelle. Partout, des cris déchirent la nuit, que ce soit elle ou lui, Babylone s'en fout, mais leur agonie ennuit, et puis,...
Morale ou pas , le peuple n'a pas de père, et on lui fait la guerre. Promesse d'un meilleur destin, mais qu'il est long ce triste chemin qui mène vers la victoire du désespoir. Babylone accentue la pression et le malheur, désorganise le bonheur. Zion accoste et respire, tente la riposte, mais garde toutefois son poste. Dignité, Babylone s'en fiche, elle est lâche et triche. Dans Ganjatown, le rasta joue sa vie à face ou pile. Et la mort, en plein dans le mille!!! Le venin du cobra se propage dans les veines des fils de Jah, qui dealent, pillent, volent et commettent des vices!!
Connaitra-il un jour la lumière, tentera-t-il de faire sa prière??? Zion a pardonné mais n'a rien oublié. Et le temps a sonné ou Babylone doit payer. Redemption oblige, le temps se fige, les visage se crispent. Le rasta broit du noir et pige. Enfin la révoluition s'installe, fracticide pour s'éloigner du génocide, elle prouve la réalité d'une vision. Où le rastaman ferme les yeux... Ce n'était qu'une trève qui commence avec la fin du rêve...
Le rasta a peur d'égarer l'odeur de Jah le Très Haut.
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  on ne l'oublira jamais
carine f ( 20/08/2003 02:11 )

pour moi bob etait une grande inspiration pour ds l'avenir il m'a apporter la joie de vivre ses music on fait un succes et ca continue car on ne l'oubliras jamais il es ds notre coeur
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  Le prophète Noir
( 21/08/2003 15:43 )

Quand ceux qui savent à peine écrire leur nom mais sont prompt à une critique stérile auront fini, qu'ils lisent les paroles d'un maitre penseur Noir.


Comme surgis d'un album de Corto Maltese, les mystérieux Rastafariens et leurs nattes hirsutes se répandent un peu plus chaque jour dans les rues du monde entier. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Cette histoire de Rastafari, ça raconte quoi exactement ?
Bob Marley répond:
"Ma direction, mon but ultime, c'est l'unité de l'Afrique. Quand ce sera arrivé, les gens regarderont en arrière et ils se diront qu'il y avait quelque chose dans tout ce truc. Je suis avant tout un Rasta, et c'est une chose qui vient d'Afrique. Je suis arrivé en Jamaïque à la suite de l'esclavage mais ma place au fond est en Afrique. La Jamaïque appartient aux indiens Arawak, qui ont été tués jusqu'au dernier par Christophe Colomb et ses guerriers. Mon but est d'apporter quelque chose aux gens. Le reste je m'en fous. Si je réussis, c'est parce que je me bats pour la vérité. Je ne me laisse pas intimider. Je ne mourrai pas comme ça. Une fois j'ai été durement touché par des balles dans un attentat. Quelques jours avant cette attaque qui a failli me coûter la vie, j'ai fait un rêve prémonitoire, puisque j'étais pris sous le feu d'une embuscade. Ma mère prenait une balle dans la tête. Une voix me disait de ne pas fuir, et de tenir tête aux assaillants. Alors bien sûr, quand on m'a vraiment attaqué trois jours après, cette vision m'est venue à l'esprit immédiatement ! Je me souviens juste qu'il ne fallait pas que je me mette à courir.
" Pour comprendre un minimum le reggae, qui diffuse très souvent des messages rastas, il faut carrément remonter aux Hébreux, aux pyramides d'Égypte."Et même avant.
Car en Jamaïque, presque tout fait référence à la Bible. Le mouvement rastafarien est profondément révolutionnaire, car il refuse fondamentalement toute l'organisation de la société "païenne" de Babylone en commençant par réviser l'interprétation établie de la Bible. En faisant rimer "révélation" avec "révolution", Bob Marley chantait "il faut une révolution pour faire une solution" dans son manifeste Revolution de 1974 et "Rasta ne travaille pas pour la CIA" dans Rat Race la même année. Les Rastas puisent leur culture dans l'histoire d'Afrique, à commencer par celle, fascinante, de l'Éthiopie. Héritiers des Griots d'Afrique de l'ouest, les Jamaïcains chantent leurs réflexions sur la vie de tous les jours, mais aussi sur l'Histoire, qu'ils transmettent oralement. Spontanément, ils improvisent ou écrivent au premier degré des commentaires sociaux sur l'actualité, la société, l'histoire. Tel est le contenu du reggae. Ainsi les Rastas remettent en question l'interprétation occidentale, "coloniale" de la Bible. Ce qui est pour le moins subversif dans une société jamaïcaine où la religion chrétienne est partout. Marley le martèle tout au long de son œuvre, qui reste mal comprise tellement la revendication rasta est radicale :
"Prêtre ne me dis pas
Que le paradis est sous la terre
Je sais que tu ne sais pas
Ce que la vie vaut vraiment
Tout ce qui brille n'est pas or
La moitié de l'histoire n'a jamais été racontée
Et maintenant tu vois la lumière
/Hey ! Tu te lèves pour obtenir ce à quoi tu as droit"
(Get Up Stand Up, 1973)
À travers leur obsession pour la Bible, point central de la culture jamaïcaine, les Rastafariens veulent faire connaître l'histoire d'Afrique, incroyablement méconnue aujourd'hui encore. Ils révisent ainsi des millénaires d'histoire, et comptent bien que leur vision afrocentriste de la culture judéo-chrétienne toute entière soit entendue de tous. Une histoire fabuleuse.
Des affluents culturels similaires ont alimenté le reggae et le Rastafarisme,
avec une répartition différente. La musique traditionnelle
y a sa part, bien qu’elle soit plus faible dans le reggae où la basse
électrique a remplacé les tambours afro-jamaicains. Une recherche
d’identité et un esprit contestataire animent intensément ces deux
mouvements venus “ d’en bas” pour reprendre le terme de l’anthropologue
cubain Fernando Ortiz . Cette culture “d’en bas” a connu une ascension
qui l’a amenée des couches marginales de la population à un échelon national.
Reggae et Rastafarisme croissent sur le même terreau social, celui des bidonvilles où aboutissent
les paysans sans terre, descendants d’anciens esclaves.
La même aventure a été vécue dans les pays du Nouveau Monde qui ont un fort pourcentage de Noirs.
Au Brésil, Samba et Macumba (Candomblé) sont devenus nationaux; le Son et la Santeria à cuba également. Le Vaudou haïtien qui a
inspiré la révolte des esclaves de 1791 a gagné dans l’histoire
un double prestige de résistance culturelle et d’affirmation de valeurs.
Le Rastafarisme est antérieur au reggae qu’il précède d’une trentaine d’années.

Il constitue un mouvement religieux indépendant de ce courant musical.
On peut être rasta et ne pas aimer le reggae. On peut apprécier le reggae
sans être un adepte du rastafarisme. Ce que cette religion apporte au reggae à partir des années 60, c’est tout un approvisionnement en thèmes,
en image, en symboles et une dimension spirituelle.
Les chants à la gloire de Jah,
l’éthiopisme qui fleurit à travers maints rappels symboliques tels les lions, les couleurs vert jaune rouge, les termes comme “Ras”... Les thèmes sont nombreux: le pacifisme militant, mais aussi la lutte contre Babylone (War ina
Babilone de Max Roméo, par exemple),
le retour à l’Afrique (Bob Marley, Peter Tosh dans African, Mama Africa), la récupération de l’histoire (Bunny Wailers). Les chanteurs s’inspirent souvent de passage de la bible. L’un des succès de Jimmy Cliff, Rivers of Babylon est une adaptation du psaume 137;
Peter Tosh adapte lui aussi le psaume 23 pour son Jah Guide. La ganja dont P. Tosh demande la légalisation et les tresses (locks) qui caractérisent les chanteurs de reggae, ainsi que le bonnet, ressortissent à la symbologie rasta.

Le Reggae s’affirme vers la fin des années 60 comme une résultante
heureuse d’influences musicales caraïbéennes (Mento, Calypso), nord- americaines (Soul, Rythm and Blues) sur fond jamaïcain. Musique de ghetto initialement, il est le miroir sonore de ce ghetto avec ses mauvais garçons (les rudy boys), sa dénonciation des injustices, une vraie “rebel music”. Denis Constant, dans “ Aux sources du reggae ” divise les paroliers en “culturalistes”, plus marqués par l’inspiration rastafarienne et “propagandiste”, plus préoccupés par le message socio-politique. Dans l’évolution récente du reggae, il faut signaler la Dub poetry,
une forme où l’expression orale est plus travaillée (aspect poétique, poetry),
la dimension récitative est developpée et la recherche d’effets sonores est plus travaillée. La Dub poetry s’est manifestée avec vigueur en Angleterre, elle a déjà ses célébrités avec LKJ (Linton kwesi Johnson), Oku Onuora, Mutabaruka. Le reggae comme le rastafarianisme (qui évolue en une multiplicité de chapelles à tendances différentes) bouillonnent de vitalité et créativité. Plus que des phénomènes de mode, ils sont le résultat de lentes
maturations de composantes socio-historiques et culturelles enracinées dans la civilisation afro-caraïbéenne de la Jamaïque.


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  Rastafarisme
mouyabi ( 25/09/2003 15:03 )

Rastafari - mode de vie, philosophie et culte mystique, millénariste, messianique, afrocentriste et syncrétique né en Jamaïque et adopté par un nombre grandissant d’hommes et de femmes de toutes origines depuis les années 30.

Premier Rasta célèbre, Bob Marley a consacré sa vie à la diffusion de la foi et de la culture rastafarienne. La religion chrétienne est extrêmement présente en Jamaïque (plus de 80% de la population), notamment avec les églises anglicanes, méthodistes, baptistes, romaines catholiques, l'église de Dieu et, depuis les années 70, l'église orthodoxe éthiopienne.

L'évangile (gospel) est chanté avec ferveur le dimanche dans toute l'île. Face à l'émancipation de la mentalité esclavagiste, puis du colonialisme, se sont crées, au début du XXe siècle, différents mouvements "éthiopianistes" où l'interprétation occidentale de la Bible est parfois remise en cause.

Les traditions des cultes africains interdits par les maîtres ayant survécu sous forme d'obeah (sorte de vaudou local illégal et redouté), du kumina, et mélangées à la Bible, de la Pocomania ou Pukumina.
Lorsque le Jamaïcain Marcus Garvey émigre à Harlem, où il devient un des premiers meneurs importants de la cause noire, il fait souvent allusion à l'Ethiopie dans ses discours. Il écrit ainsi dans son principal ouvrage Philosophy & Opinions: “Laissons le Dieu d'Isaac et leDieu de Jacob exister pour la race qui croit au Dieu d'Isaac et de Jacob. Nous, les Nègres, croyons au Dieu d'Ethiopie, le Dieu éternel, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, le Dieu de tous les âges.

C'est le Dieu auquel nous croyons, et nous l'adorerons à travers les lunettes de l'Ethiopie”.
En 1924, le révérend James Morris Webb prononce un discours cité par le quotidien conservateur Daily Gleaner : “Regardez vers l'Afrique, où un roi noir sera couronné, qui mènera le peuple noir à sa délivrance”.


La presse coloniale dénonce alors cette doctrine éthiopianiste "vulgaire" qu'ils attribuent à Garvey. Mais le 2 novembre 1930, en Ethiopie, Tafari Makonnen, le Ras Tafari, est coiffé de la couronné sacrée du Négusa Negast (roi des rois) sous le nom de Haïlé Sélassié Ier (“Puissance de la Trinité”). Il est le chef de la première nation officiellement chrétienne de l'histoire, l'Abyssinie. Selon le livre sacré Gloire Des Rois (Kebra Nagast), retraçant l'histoire de son antique dynastie, Sélassié est le descendant direct du Roi Salomon et de la Reine Makeda de Saba.


Des représentants prestigieux des pays occidentaux assistent au sacre très médiatisé de Sélassié, qui est perçu par une communauté d'agriculteurs éthiopianistes de Sligoville (Jamaïque), le Pinacle, dirigé par Leonard Percival Howell (véritable fondateur du mouvement Rastafari), comme étant l'accomplissement de la prophétie attribuée à Garvey.

En effet, le "Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs" (1 Timothée 6:15) de la Bible ressemble beaucoup aux titres traditionnels millénaires de Sa Majesté Impériale Haïlé Sélassié Ier : "Empereur d'Ethiopie, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda, élu de Dieu, Lumière de l'Univers". Puisant à la fois dans le marxisme, le christianisme, la culture africaine et plus tard l'hindouisme, Howell considère Sélassié (ou "Jah", de Jahovah) comme le messie et propose dès lors une interprétation afrocentriste de la Bible.


Cultivant le chanvre, considéré comme un sacrement (fumé dans les calices) et le diffusant dans l'île, il est arrêté pour sédition en 1933, puis il est interné à l'asile à plusieurs reprises, alors que le Pinacle est détruit maintes fois par la police.
Différents mouvements éthiopianistes de libération, parfois menés par des farfelus comme Prince Emmanuel, se développent parallèlement en Jamaïque. Ils prennent pourtant peu à peu un nom générique, Rastafari, et visent, en partie, à restituer à l'homme noir le rôle important qu'il a joué dans la civilisation, à commencer par la Bible, où les ancêtres Juifs de Sélassié seraient naturellement, comme lui, Noirs : Moïse, Jésus, etc.


Progressivement, et selon le voeu de Jésus et des Nazaréens (Nombres 6-5), beaucoup de Rastafariens ne se coupent ni la barbe ni les cheveux, (lien) une coiffure souvent comparée à la crinière du Lion de Juda sacré. Des "locks" (tresses) ou "dread (épouvante) locks" se forment ensuite naturellement dans leurs cheveux crépus (tous les "dreads" jamaïcains ne sont pas pour autant rastas, et inversement certains, les "bald heads", à la tête rasée diront : "Rasta est dans le cœur").


Ce signe de reconnaissance deviendra une mode internationale à partir de 1976. Proches de la terre, généralement les Rastas ne boivent pas d'alcool, le vin étant proscrit (Nombres 6-3), ne touchent pas aux morts (beaucoup de Rastas ne font même jamais allusion à la mort, mais au contraire "chantent la vie"), sauf ceux de leur proche famille (Lévitique 21-1), et le corps humain est considéré comme l'église (Corinthiens 3-16, 17), rejetant ainsi le principe même des temples ou des églises.

Désireux de se maintenir en bonne santé, ils sont en principe végétariens* (Génèse 1:29), mais mangent des poissons à l'occasion (un mets très cher en Jamaïque) et refusent toute nourriture non biologique.


Quant à leur nom, il devient celui, divin, de Sélassié : le Ras (tête, correspond étymologiquement et protocolairement à son titre de duc) Tafari (son prénom chrétien). Leurs couleurs sont celles de l'Ethiopie impériale (rouge, or et vert, couleurs de l'Afrique frappées du Lion de Juda).


Dès lors, les Rastafariens, incompris, blasphématoires, fumeurs de chanvre (la ganja, "l'herbe de la sagesse" qui aurait poussé sur la tombe de Salomon) deviennent des parias maltraités. En 1954, le Pinacle est rasé, et ils s'installent à Kingston, à Back-o-Wall.


Haïlé Sélassié fait une visite officielle en Jamaïque en avril 1966.



Des milliers de Rastas l'accueillent à sa surprise, et le mouvement prend plus d'ampleur encore bien que Sélassié, bienveillant avec les Rastas, n'admette jamais sa propre divinité.
Back-o-Wall est rasé le 12 juillet 1966 avec violence. De plus en plus de musiciens de rock steady puis de reggae, jusque-là généralement proches de la soul américaine et des églises, transmettent le message rebelle rasta avec leurs chansons.


Le style des trois tambours "nyabinghi" joué lors des cérémonies rastas (grounations) se répand (Bob Marley en tirera une chanson, "Selassie Is The Chapel"). A partir de 1970, un courant rasta majoritaire traverse le reggae. Bob Marley* fait avec insolence découvrir au monde cette culture qui met en valeur l'histoire d'Afrique, méconnue malgré son extraordinaire richesse. Les Rastas commencent alors à obtenir le respect dans leur pays malgré une répression utilisant la prohibition de la détention de chanvre, punie de bagne malgré une pratique répandue dans toute la population de l'île.


Et si les Rastas perdent de l'influence chez les jeunes Jamaïcains après la disparition de Marley en 1981, ils restent très présents et font un retour massif, unanime, dans le reggae à partir de 1994 avec Garnett Silk, Buju Banton, Tony Rebel, Mutabaruka, Sizzla, etc. De nombreuses et différentes tendances rastas cohabitent en Jamaïque et sont parfois contradictoires. Les Bobo Ashanti, les Emmanuelites, les Ites, notamment, ainsi que des courants chrétiens plus traditionnels.


Les positions des individus se réclamant rastas vont du racisme le plus primaire issu de la lutte contre l'esclavage et le colonialisme, ou d'un ethnocentrisme noiriste militant, garveyite à outrance, parfois teinté de racisme, jusqu'à une philosophie universaliste profonde, où la recherche de sa propre identité, de son acceptation, de la tolérance et de la nature humaine rejoint les philosophies et ascèses orientales.


L'organisation des Douze Tribus d'Israël tente de fédérer les Rastafariens, mais sans réel succès. En 1997, un parti d'obédience Rasta cherche même à se présenter aux élections.

Pacifiques mais fiers, affichant généralement une arrogance propre à beaucoup de Jamaïcains, les Rastas dénoncent la société païenne (les non-rastas, chrétiens compris), Babylone, et répandent leur culture dans le monde entier.


La foi rasta permet avant tout à beaucoup de Jamaïcains pauvres de donner une dignité et un sens à leur vie difficile, en restant détachés de l'identité coloniale et ancrés dans leurs racines africaines. L'idée universelle de base étant "d'être soi-même" et de "se connaître".


La culture et les préceptes Rastafariens tendent à se cristalliser en une nouvelle religion organisée, qui serait ainsi la plus importante née au vingtième siècle. Pour de nombreux Rastas, cette tendance est une dérive.


Bruno Blum

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  clin d'oeil à un roi
nanou ( 02/03/2004 16:59 )

je n'ai que 12 ans et je regrette de ne pas avoir eu le temps de le connaître .Mais mon père est un grand fanatique et sans le savoir il m'a rendu presque aussi fan que lui si ce n'est plus . tous ça pour vous dire qu'il être mort pour certains mais pour d'autre il a été un roi ,il est un roi ,et, il sera toujours un roi.Moi personellement je suis ravie que l'on reprenne ses chansons ,mais à mes yeux c'est le meilleur interprète de ses chansons,même si il y en a qui font du bon travail !big fos pur lui qui est en haut!
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  ONE LOVE
ISMAEL (LE FILS DE JAH) ( 10/05/2004 19:44 )

SALUTATIONS A TOUS AU NOM DU PROPHETE DE JAH
IL M'ENVOIE VOUS DIRE DE NE PAS VOUS ATTRISTER CAR IL EST LA DANS VOS COEUR CHAQUE FOIS QUE VOUS PENSEZ POSITIF OPTIMISTE ET QUE VOUS MENEZ DE TOUTES VOS FORCES LE COMBAT DE L'AMOUR ET DE LA VERITE.
WE'LL BE FOREVER LOVE IN JAH .
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  big regret
jahbacool ( 03/08/2004 16:42 )

iries ites brethren!!!

big up à bob marley qui est pour moi un frère, un père, un mari, un ami, la lumière, la force d'esprit, le courage et les mots me manquent car malgré ces adjectifs il n'a de qualificatifs plus intenses à notre possession pour glorifier ce man!!!
c 'est dommage qu'il ne soit plus physiquement parmi nous mais je sais qu'il est en nous spirituellement à chaque instant .
jah bless ya bredda!!!!
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  friendship
khqlid Ben Brahim Babana ( 06/08/2004 12:00 )

in the name of Allah
peace be on you all
iam Moroccan Muslim a black from
the south of Morocco and i love Bob
Marley and his reggea music ever so much and ifind him really the singer of every time that will never die.ihope to visit his tombe.
and this is my mail address for friends and the lovers of bob marley.
khalid ben brahim.
hay ennahda3 bis- n 187 group echourouk 10000 Rabat .Morcco
telephon 068543096
please my friends would you send me Articls about the Rastafarianism
thanks






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  Respectons Bob
sebastien ( 31/08/2004 09:14 )

Je suis un inconditionnel de bob car j'adore sa musique et je trouve énorme tout ce qu'il a apporté au peuple jamaicaicains mais il y a une chose que je ne supporte pas, c'est le non respect de sa musique, notamment la reprise version techno de sun is shining. Quand on connait le contenu de ses chansons, je trouve ça irrespectueux car pour moi bob c'est le meilleur et jusqu'à aujourd'hui personne n'est arrivé à sa hauteur.
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