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Cinéma noir: la "blaxploitation"
  Contraction de "Black" et "Exploitation", la "blaxploitation" a permis l'émergence, sur quelques années, d'un cinéma noir aux Etats-Unis. Grioo.com vous plonge dans les origines de ce mouvement
Par Yasmina Yacou
 
 
Sydney Poitier dans « Devine qui vient dîner ce soir »
 

Au début des années 70, la condition sociale des Noirs aux Etats-Unis n’a guère évolué depuis les victoires symboliques de la lutte pour leurs droits civiques. Ils restent victimes de leur statut de descendants d’esclaves et de la couleur de leur peau. En effet, la discrimination raciale a volontiers pris la place de la ségrégation qui sévissait dans les années 60.
De plus, de nouveaux fléaux apparaissent. La drogue envahit peu à peu les quartiers, ainsi que la criminalité et le chômage.
La communauté noire se sent exclue de la société américaine. Elle essaie de s’imposer et de se faire entendre par tous les moyens mis à sa disposition.

A cette époque, le seul acteur noir célèbre est Sidney Poitiers. Il apparaît dès 1965 dans un thriller de Sidney Pollack The Slender Thread puis devient une star grâce aux films Devine qui vient dîner et Dans la chaleur de la nuit. Ces fictions montraient au public un Poitiers bien sous tous rapports, présentable, issu de la classe moyenne mais davantage toléré qu’accepté par la société blanche dans laquelle il évolue.
Les films dans lesquels apparaissait Sidney Poitiers laissaient entendre qu’il était possible pour les Noirs d’être acceptés dans la société américaine. La réalité était pourtant était extrêmement différente pour beaucoup. Après les émeutes raciales qui avaient secoué les Etats-Unis, le parti des Black Panthers incita ses nombreux partisans issus des quartiers défavorisés à passer à l’action militante. Il semblait clair que les films de Poitiers, même s’ils avaient une influence positive sur la société, ne reflétaient pas la vie d’une grande majorité d’Afro-américains de cette époque.
Ceux-ci ne souhaitaient plus voir les acteurs noirs cantonnés à des rôles de serviteurs. Ils commençaient à exiger un cinéma plus proche de leur réalité, qui leur ressemblait. Un cinéma fait pour eux, fait par eux.

 
 

Dans la musique, justement, de nombreux artistes Afro-américains tels The Impressions, Funkadelic et James Brown, notamment, le plus célèbre de l’époque, offraient une musique qui comportait des messages forts que comprenait la communauté. Tous les hits-parades de l’époque prouvèrent que la demande d’une musique avec un message était considérable. II en était de même pour le cinéma.

La première réponse à cette attente de la communauté noire fut « Sweet Sweetback’s Baadasssss Song » de Melvin Van Peebles en 1971. Ce réalisateur de talent avait été projeté sur le devant de la scène hollywoodienne après le succès de son film « Watermelon Man » en 1970. Toutefois, il caressait l’espoir de réaliser un film conçu et pensé par le public noir. Il dût mener à bien son projet à bien sans le support et l’aide financière des grands studios. Le public noir ne représentait pas pour eux une cible rentable, ce qui remit en avant l’exclusion des Noirs du cinéma populaire.

Auteur, réalisateur, producteur et acteur de son propre film, Melvin Van Peebles incarne Sweetback, antihéros noir qui assiste au passage à tabac du leader d’un groupe de manifestants par deux policiers blancs. Prenant alors la défense du militant, il finit par assommer les deux policiers et devient la cible de toute la police de Los Angeles. Commence alors une fuite soutenue par la population noire qui le mènera au Mexique.

 
Melvin Van Peebles
 

A sa sortie, ce film fut classé X. Il débutait ainsi : « This film is dedicated to all the Brothers and Sisters who had enough of the Man ». Il s’agit de l’une des oeuvres les plus politiquement engagée dans la défense du Noir contre le Blanc. Bien que peu de cinémas acceptèrent de le projeter, le film connut un engouement populaire et critique considérable. Van Peebles déclara qu’il voulait « faire un film victorieux. Un film dont les Noirs pourraient sortir la tête haute au lieu de s’éviter du regard. »
Il venait de créer la Blaxploitation, contraction des mots « black » et « exploitation ». Un genre où les héros évoluent dans un univers fait de violence, de trafics, de justice privée et de sexe bien sûr.
Un genre spécifiquement destiné au public Afro-américain et où la musique noire va tenir un rôle primordial et complémentaire aux films.
Ce genre cinématographique va permettre à certains compositeurs de créer une musique avant-gardiste mélangeant le jazz, la soul, le funk, et ainsi sonner naissance à des bandes- originales remarquables. Van Peebles composa lui-même la bande –originale de son film.

 
« Shaft, les nuits rouges de Harlem »
 

Après le succès phénoménal de « Sweet Sweetback’s Baadasssss Song », la blaxploitation, ce nouveau cinéma de genre intéressa de plus en plus Hollywood. Le cinéma Noir était porteur et vendeur, les grands studios décidèrent donc de profiter de cet engouement. En effet, la même année sortit sur les écrans « Shaft, les nuits rouges de Harlem » de Gordon Parks, pur produit formaté, mais destiné au public Noir.
C’est Richard Roundtree qui y tenait le rôle principal, celui de John Shaft, un détective privé. Il était engagé par un truand notable afin de retrouver sa fille qui avait été kidnappée par la mafia. Shaft était énormément surveillé par la police qui observait de loin les agissements du détective.
Elle faisait d'ailleurs appel à ses services elle aussi quand une affaire nécessitait des moyens « spéciaux ».
Finalement, l’enquête prendra un tour inattendu et Shaft se retrouvera pris dans les bas fonds new-yorkais où la violence est parfois la seule façon de s’en sortir. Il devint le premier héros Noir de l’Histoire du cinéma.

Ce film fera de Richard Roundtree une star et le symbole d’une population noire jusque là oubliée. Le public se rendit en masse pour voir ce film qui reflétait si bien son quotidien. Ce nouveau héros issus de leur milieu, musclé, bel homme leur ressemblait.
Shaft fut aussi largement apprécié pour sa bande originale composée par Isaac Hayes, qui devint par la suite une référence en matière de musique de films. Elle fut même récompensée par un Oscar et reste encore dans les mémoires. Shaft eut deux suites Shaft’s Big Score en 1972 et Shaft in Africa en 1973 qui n’eurent pas le même succès.

 
Black Caesar
 

En 1973, on vît apparaître le premier parrain Noir du cinéma. Un nouveau personnage détestable et cruel. Black Caesar de Larry Cohen raconte l’histoire de Tommy Gibbs, jeune cireur de chaussures chargé par la pègre locale de récolter l’argent de flics corrompus de la ville. L’un d’eux le tabasse ce qui provoquera chez Tommy une soif de vengeance et une volonté implacable de diriger un jour la mafia de Harlem.
Bon et généreux au départ, le pouvoir et l’argent feront de Tommy un parrain craint par tous. Ce film connut également un grand succès populaire, notamment grâce à une bande originale signée James Brown.

La même année, une femme est à l’honneur. Pam Grier devient l’autre grande star du genre en tenant le rôle principal dans Coffy de Jack Hill. Ce film allait la révéler au monde. Coffy, jeune infirmière, décide de faire justice elle-même après avoir découvert qu’un dealer fournissait de la drogue à sa jeune sœur. Elle infiltre alors ce milieu pourri et se fait passer pour une prostituée. Elle devient peu à peu une justicière et ne recule devant rien pour obtenir ce qu’elle veut.
Le film devint rapidement culte et Pam Grier une idole. Elle continuera sur sa lancée en tournant l’année suivante Foxy Brown avec le même réalisateur.
On reprocha beaucoup à ce film d’être une copie de la précédente fiction de Hill. Là encore, elle y incarne une femme qui entreprend de se venger après l’assassinat de son petit ami. A nouveau une intrusion dans le milieu de la drogue et de la prostitution et de nombreuses scènes de violence.

 
Blacula
 

Petit clin d’œil, dans ce film, on retrouve Antonio Fargas, l’acteur qui interpréta le rôle inoubliable d’Huggy les Bons Tuyaux dans la série Starsky et Hutch. On la retrouvera également à l’affiche de Shaeba Baby en 1975.

Pam Grier restera une icône du genre Black. Mais elle ne fut pas la seule à interpréter des rôles de femmes fortes, vengeresses le plus souvent, et extrêmement sexy. Dans Cleopatra Jones en 1973, on retrouve Tamara Dobson. Ici, il ne s’agissait pas d’une vendetta destinée à assouvir une vengeance personnelle car Cleopatra était une espionne au service du gouvernement américain.

Si la plupart des films issus de la blaxploitation étaient des polars, tous les genres possibles furent transposés pour les faire interpréter par des acteurs noirs : comédies romantiques, péplums, films de karaté, comédies musicales et même des films d’horreur.
En 1973, Robert Kelljan met en scène le personnage de Blacula pour la seconde fois (la première en 1971). Dans Scream, Blacula, Scream, Blacula, prince africain faisait appel à Dracula afin de se débarrasser des marchands d’esclaves qui sèment la terreur en Afrique. Il devint lui-même un esclave.
Le rôle principal était tenu par William Marchall, premier acteur Noir à avoir interprété Othello, grand héros shakespearien.

 
Blackenstein
 

On verra par la suite de nombreuses adaptations de grandes figures de la littérature telles Blackenstein ou encore Dr Jekyll and Mr Black.
On reconnaissait que si un acteur Noir pouvait jouer un policier, un détective privé ou un parrain de la mafia, il pouvait également incarner d’autres personnages classiques du cinéma.

La Blaxploitation restera au sommet pendant un peu plus de quatre ans. En effet, en quelques années seulement, ce cinéma n’attire plus les foules. Les réalisateurs n’arrivent plus à renouveler le genre et, à force de l’exploiter à tort et à travers, ils finiront par le faire sombrer dans le ridicule.
Les films sont des copies conformes, les scénarios sont limités ainsi que les moyens. Le cinéma Noir finit par lasser.

En 1977, la folie du début autour de ces films fait place à l’indifférence.

La Blaxploitation et les bandes sons qui accompagnaient ses films ont inspiré par la suite de nombreux réalisateurs de tous horizons comme Quentin Tarantino qui le clame avec fierté et reconnaissance. Il demandera même à une ancienne star de la Blaxploitation, Pam Grier, d’interpréter le rôle principal dans Jacky Brown.

 
Neg’Marrons
© Mars Distribution
 

Les plus grands musiciens Noirs ont participé aux bandes originales des films : Billy Paul, James Brown, Marvin Gaye, Sly Stone, Earth Wind and Fire, Curtis Mayfield, Isaac Hayes, Aaron Neville ou Bobby Womack.

Aujourd’hui, les clins d’œil à la Blaxploitation sont monnaie courante dans le milieu du hip-hop américain. De nombreux rappeurs s’habillent à la manière de ces héros Noirs. De longs manteaux, des chaînes en or, des chapeaux en tous genres ; Snoop Dogg peut être considéré comme un instigateur de cette mode. De plus, beaucoup d’entre eux glorifient les proxénètes. Le rappeur Fifty Cent qui se définit comme tel leur a même consacré une chanson, P.I.M.P.
Il semblerait que les héros de la blaxploitation continuent à marquer les esprits.

Des années après les Etats-Unis, il semblerait que les français et les africains se mettent peu à peu à vouloir mettre sur le devant de la scène des héros Noirs. En Janvier 2005, le public français a pu découvrir le premier long métrage de Jean-Claude Flamand-Barny, Neg’ Marron qui mettait en scène un jeune guadeloupéen qui se retrouve embarqué malgré lui dans une sordide affaire de meurtre et qui finira par prendre la fuite.
Un autre long-métrage, passé presqu’inaperçu, produit par une maison de production antillaise, le film Biguine a offert un agréable retour vers les Antilles d’autrefois.
En Afrique, le réalisateur Mamady Sidibé a créé une série policière Inspecteur Sori dont l’action se déroule au Gabon. Le rappeur Passi y a même fait une apparition.

La Blaxploitation aura permis aux Afro-américains de se faire une place dans le cinéma et dans la société américaine par la même occasion. Aujourd’hui, de nombreux acteurs noirs tiennent le haut de l’affiche dans des rôles valorisants et incarnent de moins en moins les rôles de dealers, de macs, et de gangsters.

Vidéo : scène d'ouverture de ''Shaft'' avec Richard Roundtree



Vidéo : bande annonce de Black Caesar



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Cinéma noir: la "blaxploitation"

Nombre de messages
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  Bravo mais ... la même injustice
Kodjo ( 26/04/2005 12:47  à Paris / France )

Bravo et merci Yasmina pour ton article.

Mais une fois de plus la même injustice, le même oublie, sans doute l'ignorance.

A force de la mode récente de la Blax et de surmédiatisation de « Sweet Sweetback’s Baadasssss Song » de Melvin Van Peebles, surtout en France, puisque Melvin connaît bien la France et qu'un certain milieu intello de gauche parisien sympathisant de Melvin l'a canonisé comme le fondateur de la Blax, finallement nous avons fini par croire que Sweet Back avait lancé le genre en 1971.

C'est une terrible injustice puisque que "Cotton Comes to Harlem" a été réalisé en 1970 par l'immense Ossie Davis. Adaptation ciné de l'oeuvre de Chester Himes, "Cotton comes to Harlem" est une oeuvre majeure reconnue de la Blax, est antérieure à Sweet Back et Shaft.

Fallait-il encore le savoir ?

le film: http://www.imdb.com/title/tt0065579/
Ossie Davis : http://www.imdb.com/name/nm0001115/

Ossie Davis, immense acteur, vu et revu entre autres dans plusieurs films de Spike Lee. Ossie Davis nous a quitté il y a seulement 2 moins.

Malgré ton oublie, je salue ton travail.
k
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  SweeeeeeeeeeetSweetBack BadAssSong
CIIMAN ( 26/04/2005 17:46  à Woking / United Kingdom )

Bravo ppour cet article.
Il me rappelle une soiree thematique passee sur ARTE il y a 5 ou 6 ans.
Cette soiree comprenait un reportage presente par Melvin Van Peeble sur la place du noir dans le cinema Americain depuis le debut du 20e siecle, jusqu'a Spike Lee..etc., la projection de SweetsweetBack BadAssSong, et un reportage sur la vie de Melvin VanPeeble lui meme.

Melvin VanPeeble avais cependant un avis assez different de cet article.
Il expliquait que la blaxploitation etait nee suite au succes de son film aupres de la communaute noire americaine,
mais qu'elle etait cependant une (nouvelle) manipulation d'Hollywood afin de recuperer le public noir, en lui proposant certe, des films avec des acteurs (principaux) noirs, mais des film totalement vides de messages politique, et de toute moralite, les noirs y evoluant dans tous les cas dans des univers de violence, drogue..etc (voir superfly, shaft, dolemite...)

Il explique que ces films loin de promouvoir un cinema noir, etaient realises tjrs par des realisateurs blancs,pour des raison mercantiles, et non artistiques, ceci expliquant la pauvre qualite de pas mal de ces films, et le fait que le genre se soit essouffle assez vite.
D'ailleurs la pluspart des stars de ces films, ont disparu avec le genre, et n'ont pu faire valoir leur competences dans le reste du cinema Hollywoodien.
(pas meme Pam Grier, ou Antonio Vargas cantonnes a des petit roles de serie B)

Pour la petite histoire SweetSweetBack a ete finance par des fonds recoltes en France (etonnant n'est ce pas!?), et a ete classe X automatiquement, parceque Melvin VanPeeble a refuse de le faire passer devant une commision composee uniquement de blancs,

C'est l'un des films les plus surprenant qui m'ai ete donne de voir, je vous le recommande a tous.

Ce film a neanmoins remporte un vif succes comme cela est souligne dans l'article, presentant une esthetique totalement inedite et parlante pour la communaute noire, et un message politique tres clair , au point de devenir un film de reference pour le Black Panther Party.
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  Yasmina..
( 26/04/2005 21:00  à Ottawa / Canada )

Tu as oublié Racine /ROOTS'..
ca été toute une révelations ce grand film du roman écrit par d'Alex Haley ..tu l'as oublié.. ce fut toute une découverte tu sais pour nous en Amérique..ce film a suscité une prise de conscience profonde chez les blancs face à l'esclavage..il ne fallait pas l'oubliéer..
Neanmoins bon travail Yasmina..
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  ne mettez pas la charrue avant les boeufs
( 26/04/2005 21:18  à / France )

le role des noirs americains dans leur cinema est a l image du rang qu il tiennent dans leur pays aujourd hui
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  vous n avez aucun respect...vous voulez etre respecté commencer par respecter vos idoles
( 26/04/2005 21:31  à / France )

comment osez vous comparé le cinema de la blaxploitation avec les pseudofilms africains ou antillais dont vous citez
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Kodjo ( 27/04/2005 02:15  à Paris / France )

Roots n'a rien à voir avec la Blax, même si on peut trouver en commun la même aspiration à définir sa propre image.

Roots est un énorme projet achevé en 1977, un travail de recherche de 12 ans par Alex Haley commencé juste après l'assasinat de son ami Malcolm X en 1965. Roots, livre comme la série, est une révolution, une oeuvre centrale. On est bien loin de 1971et de l'esprit Blax.

Sweet Back est une oeuvre est une oeuvre à contre courant, qui casse les clichés, 1ere fois qu'un noir détronche la gueule d'un flic blanc, 1ere fois qu'un noir baise une blanche parce qu'il veut la niquer point, c'est sans concession, bref qui marque par son esthétique non hollywoodien, la B.O co-produite avec Earth Wind & Fire et son militantisme. Dédié à tous les brothers and sisters who had enough of the Man, le Black Panther Party l'adopte comme référence pour ses membres au même titre que Les Damnés de la Terre de Fanon, et du livre rouge de Mao.

Néanmoins, la mode Blax lancée par Tarantino avec Jackie Brown puis par le remake de Shaft de John Singleton, la surmédiatisatiion, le bizness qui a suivi et parce qu'il faut se rendre compte à l'évidence qu'en France particulierement les milieux cinéphiles intello de gauche à 2 balles sensibles au genre ont décrété Melvin comme le pionner de ce genre, nous avons fini par croire que Sweet Back a lancé le genre.

C'est faux.

Melvin lui même se défend d'ailleurs d'être l'initiateur d'une Blax qui se conforte dans les mêmes clichés, Blax dans laquelle il ne se reconnaît pas.

Il s'en défend lui même et s'en explique dans la Soirée thématique Arte : Carte blanche à un cinéaste noir Melvin Van Peebles, diffusé en 1997 (avec les docs "L'homme qui court" et "Classified X" superbe documentaire sur l'image du noir dans le cinéma hollywoodien commenté par Melvin et réalisé par Mark Daniels)

Ici, à Grioo.com on aime respecter l'Histoire, alors respectons l'histoire du cinéma afro-américain. Non pas tel que les cinéphiles intello de la rive gauche de médeu ou européen, sur Arte ou ailleurs, veulent vous la montrer mais par votre propre recherche.

Oui, Shaft(1971) de Gordon Parks, photographe et ami de Malcolm X, mais aussi Sweet back de Melvin (1971) ont lancé le genre, mais avant il y avait:

Cotton Comes To Harlem (1970), véritable flm de Blaxploitation.

Plus d'infos sur le site de référence Blaxploitation.com :

http://blaxploitation.com/m_33.html

k
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Don Diego de Matoumona ( 27/04/2005 11:04  à Saint-denis / France )

Bon, concernant le thème du racisme ou celui de la " bête noire traquée, le fim de Melvin Van Peebles tient la route . Cepdt, concernant les scènes d'action ou de baston, bof !!!
D'ailleurs, pr tout vous dire, la scène que j'ai vraiment apprécié dans ce film, c'est la 1ère ... Ouais, voir Mario Van Peebles *
( Sweetback à l'âge pré-pubère ) , faire l'amour avec une femme noire
d'âge mûr donc qui pourrait être sa
mère, ça restera pr moi un moment
inoubliable ...

* Fils de Melvin Van Peebles, partenaire de Christophe Lambert ds Highlander 3 & réalisateur du cultissime New Jack City starring Ice-T & Wesley Snipes .
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  GRIOO SVP revisez vos classiques
JFKENNEDY ( 28/04/2005 07:35  à Toronto / Canada )

La blaxploitation etait un genre fait par le blancs pour le blanc, le noir n'etait qu'un pretexte pour gagner plus d'argent
SWeet badass n'avait rien a voir avec ce genre puisque fait par un noir pour les noirs
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  ...
Dpn Diego de Matoumona ( 28/04/2005 08:05  à Saint-denis / France )

Mais si que ça a tt à voir avec le truc... Bon , c'est sûr qu'après les WASP, les Red Necks ont récupéré
l'affaire ...
L'occasion fait le larron , dit-on .
Mais bon, tjrs est-il qu'au départ, ce mvt(blax-
ploitation) n'est-il pas né de la volonté des Afro-Américains de créer un genre cinématographique qui leur RESSEMBLE ???
Je demeure sûr & certain que Spike Lee ne me contredirait pas . John Singleton ( réalisateur de 'Boyz'n'daHood' & de la nouvelle version de
' Shaft ' starring Samuel L. Jackson ) encore moins .
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  bolo!!!!!!!!
( 28/04/2005 14:26  à Aulnay-sous-bois / France )

mario van peeble le fils de melvin l un de mes meilleur acteur noir le deuxieme apres DENZEL
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je suis d'accord ( 30/04/2005 00:39  à Paris / France )

v.peebles lui meme refuse d'etre affilié à ce genre qui a dénaturé sa démarche et exploité le noir.
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  Contact
Amahoro ( 03/05/2005 09:43  à Paris / France )

Cela peut sembler curieux mais j'aimerai rencontrer Spike Lee, Denzel, Wesley, ... ou leur parler ou correspondre par mail ou courrier. Pouvez-vous me dire comment faire? Ont-ils été interviewé par GRIOO.com? Cela pourrai constituer une suite de la'rticle...
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  Devine qui vient diner ce soir
Jean-Jacques ( 18/10/2005 16:38  à Montreuil / France )

Bonjour à toutes et tous,

Je voudrais savoir pourquoi q'on a jamais passé ce film.

Merci de nous faire plaisir.
Sincères salutation
Jean-Jacques Osnais
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  cinema cinema
nana invisible ( 27/10/2005 22:52  à Soisy-sous-montmorency / France )

si cela tombe dans l'oublie, c'est parceque les salles ne sont pas aux noirs et les maisons de productions aussi, il faudrait en avoir déjà et ainsi nous auront les moyens de faire vivre et revivre des films d'auteurs noirs!
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dora ( 28/10/2005 11:17  à Paris / France )

Dommage que vous ne citiez pas la littérature inspirée de ce mouvement incarnée par ex par Iceberg Slim
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  Pour repomdre a Nana invisible
bintuz ( 29/10/2005 02:05  à Alma / United States )

Lorsque je vais voir un film au cinema "Black" image d'ailleurs, il y a une majorite ecrasante de blancs dans la salle, j en ai presque honte. C est a nous tout d abord de

"c'est parce que les salles ne sont pas aux noirs".
Quand tu dis cela et que tu reflechis au nombre de Noirs desoeuvres qui pourraient monter un tel projet, tu te reds compte qu avoir nos propres salles c tres possible, il faut le faire c tout, c a nous de nous secouer pour valoriser le patrimoine culturel noir
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  Ossie Davis
maryjane ( 01/11/2005 09:14  à Orléans / France )

Je ne savais pas pour son décès ; paix à son âme ; c'était un plaisir de le voir dans les films de Spike Lee.

Grand personnage ; grande perte.
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  affiches posters de films blaxploitation
jessica ( 23/10/2008 21:02  à Moissy-cramayel / France )

A tous,
Je suis à la recherche d'affiches cinéma de ce genre de films
si vous savez où je peux en trouver dans paris n'hésitez pas à me prévenir par mail jkluvie@yahoo.fr
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  une bonne synthèse
johnson ( 25/02/2009 15:07  à Levallois-perret / France )

Un bon article synthétique qui fait du bien malgré des petits oublis comme le remake de Shaft en 2000 par John Singleton, avec un Samuel Jackson au sommet. Sur le sujet des livres de Régis Dubois ou un livre de Moussa Djigo (sur Spike Lee) qui nous éclaire sur des pans de la blaxploitation et de son influence sur la génération de Spike Lee, Mario Van Peebles and so on.
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  WHERE IS THE QUEEN,?
wildcat ( 26/02/2009 03:31  à Vitry-sur-seine / France )

FOXY BROWN, COFFEE, SHEEBA

PAM GRIER: bon je vous pardonne pour cette fois-ci!

http://www.fanpix.net/gallery/pam-grier-pictures.htm
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